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vendredi 22 septembre 2017

La V.O. du vendredi n°90 : Queen Sonja tome 6 - Heavy sits the crown (Dynamite - Avril 2014)


Dernier tome de la série.

Sonja est à présent l'impératrice d'Emora, après sa victoire écrasante face à l'empereur dément. Elle délègue ainsi la couronne de Sogorie à l'une des deux princesses qui l'accompagnent depuis le début de cette longue aventure, Suvara, tandis que sa sœur Melea est faite générale des armées d'Emora. Sa première mission consistera à s'introduire au sein du culte fanatique du sorcier Koliostri, avec l'aide de son compagnon Xander, fils de Zartur. A eux deux ils pénètrent au plus profond du temple où se cachent le sorcier et ses zélotes, et découvrent enfin l'horrible plan qu'il prépare pour asservir Emora par la peur et la violence. Pendant ce temps, Sonja elle-même est victime d'une tentative d'assassinat manquée de peu, et si elle parvient à s'en tirer sans mal ce n'est pas le cas de ses proches ou de l'assassin lui-même. Déterminée à mettre fin à ce cycle d'attentats meurtriers, Sonja fait mine d'abdiquer pour attirer Koliostri hors de sa tanière. Le sorcier se place sur le trône d'Emora et impose son culte sanglant à toute la population... mais bien vite il se rend compte que Sonja n'a pas abandonné la partie et qu'elle reviendra plus forte que jamais avec assez d'hommes fidèles pour vaincre l'armée de fanatiques. Défait et gravement blessé, Koliostri se retire donc et Sonja récupère son trône d'impératrice. Mais sitôt ce danger écarté, voici qu'un autre problème se pose : les nobles réclament d'elle qu'elle prenne un époux et donne un héritier à la couronne, pour asseoir sa lignée et la sécurité de l'empire. Alors qu'elle a fait le vœu de ne jamais se donner à aucun homme à moins d'être vaincue au combat, Sonja se prend à aspirer à une vie plus tranquille, surtout quand elle constate le bonheur rayonnant de Melea et de Suvara avec leur compagnons. Aussi l'impératrice organise-t-elle un grand tournoi pour lequel elle invite tous les princes des royaumes voisins à venir s'affronter dans l'arène pour obtenir la chance de se battre contre elle et, si possible, de la vaincre afin d'en faire son épouse. Mais ce qui était au départ une compétition chevaleresque tourne rapidement au drame quand certains princes sont retrouvés assassinés, par les armes ou le poison. Les royaumes en deuil déclarent aussitôt la guerre à l'empire d'Emora, qui se retrouve assiégé de tous côtés. Si l'on découvre rapidement le traître au sein des convives, cela n'arrête pas pour autant la guerre imminente aux portes de la capitale, surtout quand un nouveau joueur entre dans la partie : le roi autoproclamé de toute l'Hyrkanie, Sartor, se dirige droit sur la ville en rasant et détruisant tout sur son passage. Son armée sanguinaire ne fait montre d'aucune pitié, et les carnages sont légions. Acculée, Sonja abandonne bien vite son tournoi et cède la couronne impériale à Zartur, son plus fidèle conseiller, tandis qu'elle reprend la route en tant qu'aventurière à cheval après avoir souffert une nouvelle mort tragique. Sartor pensait affronter une reine, une impératrice en guerre, mais il va désormais devoir faire face à une rébellion au sein du peuple d'Hyrkanie qui rejette son régime autoritaire à la faveur de la liberté que leur offre Red Sonja, l'objet de toutes les légendes du pays. Par une habile manœuvre Sonja parvient à renverser l'équilibre des forces et à prendre le commandement d'une armée de citoyens en colère déterminés à s'émanciper du régime en place. Sartor est rapidement mis au bord du gouffre et la bataille finale a lieu devant les portes de la capitale d'Emora, défendue courageusement par Zartur et Suvara. Le couple royal remporte la victoire et célèbre en même temps la naissance d'un héritier au trône d'Emora, alliant les peuples de l'empire et de la Sogorie après des années de guerre. Sonja, quant à elle, renonce définitivement au trône et à toutes les responsabilités qu'il représente, et repart sur les routes en tant que simple aventurière, éprise elle aussi de liberté et prête à la défendre chèrement.

Ainsi se termine la chronique de la Reine Ecarlate, Red Sonja faite reine puis impératrice, pour finalement redevenir la légende que l'on connaît. Luke Lieberman termine avec brio cette série commencée quelques années plus tôt et en fait l'une des meilleures aventures de Sonja que j'ai pu lire jusque là, avec un dessin pas toujours égal ou à la hauteur mais qui, dans ce tome-ci en tout cas, reste cohérent et de bonne qualité grâce aux artistes Milton Estevam et Gledson Barreto qui lui succède pour le dernier chapitre. Un tome final plus épais que les autres de la série, le double environ, car il contient non pas un mais deux arcs majeurs, soit dix chapitres de plaisir et de batailles épiques. Comme d'habitude l'album contient les différentes couvertures de Lucio Parrillo et de certains de ses collègues, ainsi que la liste des différentes aventures de Red Sonja que vous pouvez retrouver dans le commerce et dans lesquelles piocher à votre guise. La série se termine en annonçant celle scénarisée par Gail Simone, que je vous chroniquerai également un de ces jours prochains. Merci de nous avoir suivi durant ces six dernières semaines pour cette belle aventure, ce gros chapitre de la vie de Red Sonja la diablesse à l'épée, et à très bientôt pour une nouvelle série !

vendredi 16 décembre 2016

La V.O. du vendredi n°50 : Vampirella tome 5 - Mothers, sons, and a holy ghost (Dynamite - Avril 2014)


Dans ce tome, une nouvelle histoire démarre ! Après sa victoire sur les troupes de Dracula et le bannissement de ce dernier, Vampirella est pourchassée par une escouade de tueurs à têtes d'animaux à la solde d'un mystérieux individu, quand elle est soudain sauvée in-extremis par Lilith en personne ! Celle-ci lui apprend alors qu'un nouveau danger menace, et qu'elle doit la suivre jusqu'au cœur de l'Enfer pour rencontrer un nouveau venu qui semble en connaître beaucoup sur l'avenir incertain qui s'annonce, et pour cause puisqu'il s'agit du propre fils de Vampirella, Lukas Van Helsing, venu d'il y a cent ans dans le futur pour prévenir une grave catastrophe au cœur de laquelle se trouvent ses parents. Et pendant ce temps l'autre camp forme ses troupes et s'apprête à frapper dans le présent pour modifier l'avenir, tandis que Vampirella et un nouvel allié se retrouvent dans le futur pour constater les graves conséquences des récents événements. La réunion de famille tourne court et chacun devra jouer son rôle dans cette grande comédie, quitte à ce qu'il y ait quelques sacrifices !

Un avant-dernier tome un peu particulier avec une histoire en one-shot, qui se tient en elle-même et qui nous propose un petit saut temporel permettant des retrouvailles émouvantes avec certains personnages perdus de vue depuis un moment. La guerre entre l'Ordre et le Chaos est toujours au cœur de l'actualité mais avec un troisième camp qui tente de changer les choses à son avantage. Pas franchement excellente comme aventure de Vampirella, mais au moins elle se lit facilement et rapidement, et elle est plutôt bien mise en images. Voyons maintenant ce que le prochain et dernier tome de la série nous réserve...

mercredi 5 novembre 2014

Joyland (Stephen King - Albin Michel - Mai 2014)



Le Roi de l'Horreur n'en finit plus d'écrire sur ses vieux jours et le moins que l'on puisse dire c'est que son nouveau style lui va admirablement bien, ainsi qu'à son lectorat (moi) ! Voici son dernier-né en date, Joyland, paru chez Albin Michel en Mai dernier pour notre plus grand bonheur.

L'histoire se passe durant l'été 1973, dans un petit parc d'attractions aux allures de fête foraine. Nous suivrons le jeune Devin Jones, 21 ans, tandis qu'il obtient un petit boulot pour l'été et se faire un peu d'argent en vue de reprendre ses études à la rentrée prochaine, comme bon nombre d'étudiants dans son cas. Engagé comme travailleur saisonnier, comme ''bleu'', à Joyland, Devin va apprendre à se familiariser avec le milieu forain : sa vie, son atmosphère, son langage, ses codes, sa philosophie si particulière et si riche. Durant cet été de dur labeur, il connaîtra le chagrin, la perte du grand amour, le doute, la dépression, de nouvelles amitiés, l'ambition, la reconnaissance, le sentiment d'avoir trouvé une nouvelle famille, l'amour à nouveau peut-être... mais aussi la peur, bien entendu. Car Joyland a un secret, voyez-vous. Au sein de sa Maison Hantée, se trouve un fantôme qui n'est pas artificiel. Une jeune fille assassinée voici quelques années de cela, dont le corps fut laissé à l'abandon dans l'attraction et dont le meurtrier serait toujours en liberté, anonyme. Devin va entreprendre de lever le voile sur ce mystère et de faire partie des rares personnes à avoir vu ce fantôme de ses propres yeux. Pour lui, c'est bien plus qu'une simple histoire, une légende que se racontent les forains et les locaux pour effrayer les bleus et les touristes. Pour lui, c'est une seconde chance, l'occasion de faire enfin quelque chose de sa vie, de se prouver sa valeur. De rendre justice. Mais, en compagnie de ses camarades saisonniers, Devin va aussi se rendre compte petit à petit que le plus grand danger, à Joyland, n'est pas forcément de rencontrer les morts... et que la confiance est une chose rare.

Comme j'avais déjà pu l'observer dans ses dernières œuvres, Stephen King semble résolument se tourner vers une dimension plus humaine de ses récits, où la place du surnaturel est de plus en plus réduite, jusqu'à n'être plus ici qu'un simple prétexte à l'enquête du personnage principal et surtout à son évolution durant cet été fondamental de sa vie, celui où il passera à l'âge d'homme et où il connaîtra différentes expériences qui le forgeront et feront de lui un être plus sûr de lui et plus solide. Il y a tout de même toujours certains éléments typiquement ''Kingesques'', même à cette période très éclairée et contemplative de sa vie, comme par exemple cette prescience de certains personnages, souvent de très jeunes ou d'assez vieux. Énigmes du destin, messages de l'au-delà ; quelques éléments surnaturels qui ne sont ici que soutiens discrets d'une histoire très humaine, très réelle. Celle d'un jeune homme qui apprend à grandir avec les souffrances de son âge, à accepter le changement et les pertes, la découverte, l'évolution, et à trouver son utilité dans ce monde. A l'image du roman lui-même, l'histoire est somme toute assez courte et simple à suivre, et ce n'est en rien une déception. Cela correspond simplement aux nouvelles préoccupations de Stephen King, l'envie de sortir de ce carcan de l'horreur dans lequel il s'est enfermé depuis le début de sa carrière pour, à l'âge de retraite, parvenir enfin à traiter des sujets bien humains et concrets, à délivrer des messages sincères et d'une portée bienveillante, avec toujours ce zeste de critique un brin cynique (mais plus aussi désabusée) de la société et de ses travers. Un King sur ses vieux jours, désireux d'explorer de nouvelles pistes et, comme l'on pouvait le noter dès la lecture de Docteur Sleep, de simplement porter son regard et celui de ses lecteurs sur des sujets moins horribles, moins surnaturels et irréels qu'à son habitude, et nous offrir plutôt une sorte de réflexion sur nos propres expériences, passées et à venir. Certains cracheront un peu dans la soupe en faisant remarquer qu'il s'agit de plus en plus de romans assez courts et très faciles à lire (police plus grosse, pages avec davantage d'espace, etc.), mais je leur ferai remarquer quant à moi que le Vieil Homme a une carrière très bien remplie derrière lui, et qu'à son âge et à son niveau il peut se permettre de se lâcher un peu la bride et de faire partager ce qui lui plaît. Pour ma part j'apprécie tout autant de pouvoir lire ce genre de format que ceux de ses premiers gros romans, type Ça, où tout était assez petit et serré pour un volume très imposant. Le rapport d'adaptation depuis qu'Albin Michel édite Stephen King (2009-2010 il me semble mais je peux me tromper) est très satisfaisant. Et surtout, fidèle à l'esprit de chaque roman, Joyland en étant le dernier et meilleur exemple en date.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

dimanche 22 juin 2014

The Amazing Spider-man 2 (Marc Webb - 2014)


Eh oui ça y est, vous n'avez pas pu l'éviter, depuis des mois on en parle et on en bouffe de partout grâce à la publicité agressive de Sony : après deux ans d'attente, le second volet de la saga The Amazing Spider-man est sorti en Avril dernier sur nos écrans. L'occasion de retrouver Andrew Garfield et Emma Stone dans les rôles de Peter Parker et Gwen Stacy, plongés dans la tourmente avec l'apparition de nouveaux ennemis pour le Tisseur qui ne lui laisseront pas une seconde de répit !

Ca va m'être difficile de vous parler du film sans vous dévoiler les passages et éléments clés de l'intrigue, aussi je me contenterai simplement de vous dire que vous n'allez pas voir passer les deux heures et vingt minutes grâce à un concentré explosif d'action et de drama. Vous découvrirez un Peter Parker comme vous ne l'avez encore jamais vu au cinéma, et le traitement de ses nouveaux ennemis (Electro et le Bouffon Vert en priorité) devrait grandement satisfaire les fans de cette nouvelle génération, ainsi que les plus vieux dont je fais partie et qui ont énormément aimé ce film et les choix risqués qu'il a osé faire dans sa narration. Un peu comme pour Iron Man 3, très critiqué à cause des quelques lourds changements qu'il a apporté à l'univers de Tony Stark, dans The Amazing Spider-man 2 – Le destin d'un héros va faire grincer quelques dents et a déjà déclenché une vague de protestations, à mon sens pas toutes bien nécessaires ou solides. Mon conseil éternel : faites-vous toujours votre propre avis, ne vous fiez pas aveuglement à la critique et aux informations ''pros'' que vous trouverez partout. Même ici, ne vous fiez pas uniquement à ce que j'écris, prenez le risque d'aller le voir et d'être déçus ou au contraire d'adorer, mais il faut que ce soit toujours votre démarche personnelle, non dictée par d'autres.

Bref je m'égare, revenons sur le contenu du film en lui-même. Je l'ai dis, action, drama, héroïsme, effets spéciaux à couper le souffle, tout cela vous y êtes déjà plus ou moins habitués si vous fréquentez les cinémas lorsque sortent les films adaptés de comics. Mais ici vous trouverez encore plus de sentimentalisme et de tristesse que partout ailleurs, car l'équipe a osé adapter à l'écran ce qui était jusque là réputé totalement inadaptable : la mort d'un personnage majeur de l'univers de Peter. Un arc fondateur à plus d'un titre de ce qu'est Spider-man encore aujourd'hui, et qui se voit enfin transposé sur grand écran avec un brio tout simplement magistral, certains détails ont été modifiés pour les besoins de la réalisation mais ça ne choque absolument pas et l'ambiance reste, elle, intacte. De même que les conséquences dramatiques et l'essence de la tragédie qui se déroule sous nos yeux en un éclair. Rien que pour voir ça, ça vaut la peine de prendre un billet et de s'installer dans la salle.
Mais le point le plus novateur de ce film ne réside pas dans le traitement de ses personnages et de son histoire, dont je ne peux pas réellement vous parler en détails pour des raisons évidentes. Non, tout le génie créatif est concentré dans sa musique ! Hans Zimmer remplace James Horner et nous livre une B.O. à tomber par-terre, dans laquelle il manie à la perfection son style si épique aux nouvelles technologies musicales que sont la dubstep et l'électro, avec même un soupçon de deathmetal pour les amateurs du genre. Vos oreilles risquent de se sentir agressées à certains moments, mais pas de panique le vieux Zimmer est toujours bien présent sous ses nouveaux atours modernes et vous aurez aussi droit à des thèmes bien de chez lui, qui vous transporteront comme par magie dans la pure tradition héroïque et épique qu'on lui connaît si bien.

En résumé, un film grandiose à voir absolument pour tous les fans de Spider-man, quelle que soit la génération d'où vous venez et l'incarnation avec laquelle vous avez grandi. Je vous le conseille chaudement, et encore une fois je me répète mais faites-vous votre propre avis, ne passez pas à côté de cette expérience juste à cause de ''on dit que'' assez souvent mal informés.
Sur ce, je vous laisse donc plonger au coeur de la vie du Tisseur préféré de New York et j'espère vous retrouver prochainement pour un nouvel article, d'ici-là portez-vous bien !