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mercredi 11 janvier 2017

L'espion qui m'aimait (Lewis Gilbert - EON Productions - 1977)


James Bond doit cette fois-ci à tout prix empêcher un milliardaire misanthrope de provoquer un génocide à l'échelle planétaire en déclenchant une Troisième Guerre Mondiale entre les États-Unis et l'URSS, afin de créer une nouvelle civilisation sous la surface des océans. Pour arrêter ce plan redoutable, l'agent 007 devra faire équipe avec le meilleur élément des services secrets soviétique, la belle et impitoyable Triple-X, dont il a auparavant assassiné l'amant qui projetait de le tuer. Éprise de vengeance, Triple-X laissera l'enquête se poursuivre à une seule condition : à la fin de cette affaire, elle tuera 007. Le compte-à-rebours est donc lancé pour sauver le monde et tenter par tous les moyens de sauver sa propre vie, menacée à chaque instant par le terrifiant Requin, tueur à gages sanguinaire aux dents de métal et semblant littéralement increvable.

Le film est adapté d'un roman de Ian Fleming, Motel 007 (The Spy Who Loved Me) mais n'en reprend cependant que très peu d'éléments. Lewis Gilbert offre à l'agent Britannique un nouvel ennemi mégalomane et charismatique en la personne de Karl Stromberg, joué par Curd Jürgens, et bien sûr l'iconique Requin joué par Richard Kiel, devenu très vite un véritable phénomène de par sa taille et son jeu, malgré l'absence de la moindre ligne de dialogue. Stromberg reprend les grandes ficelles que tirait autrefois le S.P.E.C.T.R.E., à savoir la manipulation des nations à l'échelle mondiale, sauf qu'ici il ne s'agit pas d'en retirer un quelconque revenu ou une rançon mais bien de provoquer la destruction de la civilisation à grande échelle. Cette nouvelle forme de folie sera difficile à appréhender pour James Bond, mais il ne reculera devant rien pour sauver le monde une fois de plus, même risquer sa propre vie.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 9 septembre 2015

La Petite Sirène (Walt Disney Pictures – 1989)


Ariel est une jeune sirène à l'âme rêveuse, pour son malheur. La vie sous l'océan ne lui apporte aucune satisfaction, et sa curiosité l'amène à observer le monde de la surface. C'est au cours d'une de ses escapades, interdites par son père le roi Triton, qu'Ariel va tomber amoureuse du prince Eric, qu'elle sauvera du naufrage de son navire et ramènera inconscient sur les plages de son royaume. Eric n'a qu'un seul souvenir de cet accident : la voix envoûtante d'Ariel chantant pour lui. Lorsque le roi Triton apprend ce qui s'est passé, Ariel s'enfuit et n'a plus d'autre choix pour revoir son prince que de passer un pacte avec l'infernale sorcière des mers, Ursula, qui lui donnera la capacité de vivre à la surface... en échange de sa voix. Dès lors, Ariel a trois jours pour séduire Eric et échanger un baiser d'amour véritable avec lui, sans quoi au troisième coucher du soleil Ursula reviendra prendre son dû. La sorcière entend bien ne pas laisser les choses se faire et va s'employer à rendre plus difficile l'épreuve d'Ariel, quitte à tricher ! L'amour est-il possible sans voix et sans souvenirs ?

Tiré d'un conte d'Andersen (le même Andersen que pour La Reine des Neiges, eh oui), sorti en 1989, ce long-métrage d'animation des studios Disney signe le début de leur renaissance moderne, après un Oliver & Cie encore un peu vieillot dans sa technique. Ici, rien que de l'excellente animation, rien à redire et le film paraît toujours aussi bon à notre époque, de la bonne animation classique associée à un savoir-faire impressionnant qui transcende encore celui de nos jours. Le tout premier Disney de cette ère de renouveau entre en fanfare à la place de favori de bons nombres de spectateurs, pas tous enfants ! La preuve, ce fut le premier à recevoir un Oscar depuis 1971.

A noter, il existe pour nous en France deux versions de ce film : la version de 1989, doublage d'origine avec la voix de Henri Salvador dans le rôle de Sébastien le crabe-chaperon. Puis la version la moins aimée en générale, celle de 1998 avec plusieurs voix de changées pas forcément pour le mieux. Le DVD a été réédité avec le doublage d'origine en 2006, pour le plus grand bonheur des fans, et apparemment c'est encore le cas pour la version de 2013. Saisissez votre chance !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article.

mercredi 18 mars 2015

La Belle au Bois Dormant (Clyde Geronimi - Walt Disney Pictures - 1959)


Eh oui il n'y a pas que les comics ou les mangas ou les bds ou les jeux-vidéos ou... enfin il n'y a pas que des loisirs étiquetés ''100% Geek'' dans la vie. La vie c'est aussi parfois se replonger avec plaisir et nostalgie dans les histoires de notre enfance, dans les contes d'autrefois, et qui dit contes dit presque forcément version Disney de ces contes.

Sorti en 1959, le 20ème long-métrage d'animation des studios Walt Disney Pictures a bercé de très nombreuses enfances, jusqu'à nos jours sous de nouvelles versions, transcendant les générations et demeurant un véritable chef-d’œuvre intemporel. Je ne vous ferai pas l'affront de vous résumer l'histoire, tout le monde la connaît en théorie et le réalisateur Clyde Geronimi, s'il n'est pas resté dans la postérité par son nom, a au moins le mérite d'avoir livré une solide performance avec son équipe et d'avoir su s'approprier tout le merveilleux du conte d'origine de Charles Perrault (1697) ou de la version des Frères Grimm par la suite (1812).

Mais alors de quoi parler, si ce n'est de l'histoire ? Eh bien de tout le reste !

La Belle au Bois Dormant, c'est un Disney dans la plus pure tradition. Une princesse en détresse, menacée par les forces du Mal, un prince courageux et valeureux destiné à la sauver et à l'épouser à la fin et où tout finit bien. Si aujourd'hui beaucoup ont à cœur de critiquer ce modèle, il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'une très belle histoire, et par comparaison avec les autres du même genre...
Prenons un exemple : le prince.

  • Dans Blanche Neige : Charmant n'a qu'un rôle anecdotique, arrivant à la fin pour embrasser sa belle, se contentant de la faire rêver de lui tout le reste du temps et ne participant aucunement à l'action de sauvetage.
  • Dans Cendrillon : Le prince Anonyme Ier n'a aucune part à l'action lui non plus, certes il désire ardemment retrouver la belle demoiselle dont il est tombé éperdument amoureux et fait vivement rechercher dans tout le royaume. Mais ne se déplace pas, il préfère envoyer son Duc suer sang et eau à sa place pour lui ramener la belle.
  • Dans La Petite Sirène : Par quel monstrueux coup de chance Eric parvient-il à sauver Ariel, ça on ne se saura probablement jamais. Complètement à côté de la plaque, hypnotisé par la méchante et prêt à l'épouser, sauvé par sa belle soupirante, atterrit avec un coup de bol de tous les diables sur une épave au hasard de la tempête et parvient à prendre par surprise Ursula pour la vaincre. Sans vraiment risquer sa vie finalement. Toutefois à la différence des deux précédents, il parvient bel et bien à sauver Ariel et il tue à lui tout seul les deux familiers de la méchante sorcière des mers. Un mouleux mais avec un zeste de talent.

Bref, finalement les princes vaillants et forts ne sont pas toujours au rendez-vous quand on y réfléchit bien. Et alors là on a Philippe, le prince de La Belle au Bois Dormant. Tombé amoureux de la belle paysanne au premier regard, il n'hésite pas à envoyer bouler le protocole et les projets royaux de son père pour rompre son engagement avec une princesse qu'il n'a jamais vu et partir épouser la beauté de la forêt. Quand il découvre que Rose et Aurore ne font qu'une, séquestré par Maléfique, il s'évade avec l'aide des trois bonnes fées et chevauche jusqu'au château pour réveiller la princesse de son terrible envoûtement, affrontant tous les périls lancés sur sa route par la sorcière. Il va même jusqu'à risquer sa vie sans reculer ni faillir face à un dragon et à son feu infernal, il en triomphe et se précipite aussitôt pour sauver sa princesse promise. Un prince qui prend vraiment des risques et met sa vie en jeu pour celle qu'il aime. Philippe EST le prince qui fait rêver !

La musique maintenant. L'ensemble du film est rythmé par la bande-originale très inspirée du ballet homonyme de l'immortel Tchaïkovski (a-t-il seulement manqué un seul chef-d’œuvre dans sa vie ?), et les thèmes magnifiques nous emportent au cœur des tourments comme des joies des personnages, chaque scène devient un véritable petit morceau de tragédie théâtrale que l'on savoure autant avec les yeux qu'avec les oreilles. La musique porte véritablement le film, et l'on a parfois la sensation que c'est l'animation qui s'adapte à la musique et non l'inverse. Les chansons, fait assez unique chez Disney, ne sont pas très nombreuses : on en compte surtout deux principales, celle du début (et de la fin) et bien entendu le duo entre Aurore et Philippe dans la forêt, ''J'en ai rêvé''. Et pourtant elles restent longtemps en mémoire, temps forts du film autant que passages poétiques.

Je terminerai, non sur les personnages (je me permets simplement d'indiquer qu'Aurore est ma princesse préférée entre toutes, vibrante incarnation du romantisme à l'ancienne et de la pureté si magique), mais plutôt sur l'animation elle-même. Un travail de titan a encore une fois été fourni à l'époque par les studios Disney, dessinateurs comme animateurs se sont creusés la cervelle pour livrer un vrai joyaux de perfection. Les décors sont magnifiques, féeriques, parfois même étonnamment réalistes, ombrés et nuancés à la perfection, tandis que les personnages s'animent et vivent par-dessus autant qu'à l'intérieur. C'est une vraie merveille, un classique comme malheureusement on en fait plus aujourd'hui, et qui maintient encore de nos jours la barre très haute, référence du genre autant qu'aboutissement. Je crèverais d'envie d'avoir la chance d'observer un cahier des charges du film, des croquis, quelque chose de sa fabrication et conception... en attendant on peut se permettre de voir, revoir et re-revoir (comme disait la pub) ce grand classique immortel et trans-générationnel, de le faire découvrir aux plus jeunes et de le maintenir vivant dans nos cœurs et dans nos mémoires. Sa ressortie récente en DVD et Blu-ray aide certainement !

Il s'agit de mon Disney préféré ex-æquo, et il me tarde de vous parler de l'autre ! Mais en attendant : magic is on !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !