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mercredi 9 septembre 2015

La Petite Sirène (Walt Disney Pictures – 1989)


Ariel est une jeune sirène à l'âme rêveuse, pour son malheur. La vie sous l'océan ne lui apporte aucune satisfaction, et sa curiosité l'amène à observer le monde de la surface. C'est au cours d'une de ses escapades, interdites par son père le roi Triton, qu'Ariel va tomber amoureuse du prince Eric, qu'elle sauvera du naufrage de son navire et ramènera inconscient sur les plages de son royaume. Eric n'a qu'un seul souvenir de cet accident : la voix envoûtante d'Ariel chantant pour lui. Lorsque le roi Triton apprend ce qui s'est passé, Ariel s'enfuit et n'a plus d'autre choix pour revoir son prince que de passer un pacte avec l'infernale sorcière des mers, Ursula, qui lui donnera la capacité de vivre à la surface... en échange de sa voix. Dès lors, Ariel a trois jours pour séduire Eric et échanger un baiser d'amour véritable avec lui, sans quoi au troisième coucher du soleil Ursula reviendra prendre son dû. La sorcière entend bien ne pas laisser les choses se faire et va s'employer à rendre plus difficile l'épreuve d'Ariel, quitte à tricher ! L'amour est-il possible sans voix et sans souvenirs ?

Tiré d'un conte d'Andersen (le même Andersen que pour La Reine des Neiges, eh oui), sorti en 1989, ce long-métrage d'animation des studios Disney signe le début de leur renaissance moderne, après un Oliver & Cie encore un peu vieillot dans sa technique. Ici, rien que de l'excellente animation, rien à redire et le film paraît toujours aussi bon à notre époque, de la bonne animation classique associée à un savoir-faire impressionnant qui transcende encore celui de nos jours. Le tout premier Disney de cette ère de renouveau entre en fanfare à la place de favori de bons nombres de spectateurs, pas tous enfants ! La preuve, ce fut le premier à recevoir un Oscar depuis 1971.

A noter, il existe pour nous en France deux versions de ce film : la version de 1989, doublage d'origine avec la voix de Henri Salvador dans le rôle de Sébastien le crabe-chaperon. Puis la version la moins aimée en générale, celle de 1998 avec plusieurs voix de changées pas forcément pour le mieux. Le DVD a été réédité avec le doublage d'origine en 2006, pour le plus grand bonheur des fans, et apparemment c'est encore le cas pour la version de 2013. Saisissez votre chance !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article.

dimanche 30 novembre 2014

Ludwig Fantasy tome 1 (Tonkam - Novembre 2014)


La reine du shojo gothique est de retour avec la nouvelle et seconde partie d'une de ses séries les plus emblématiques et passionnantes, j'ai nommé Ludwig Fantasy, faisant ainsi suite aux quatre tomes parus lors de la décennie précédente de Ludwig Revolution et dont la fin nous laissait sur une immense ouverture. C'est donc avec un tout aussi immense plaisir que l'on peut désormais retrouver, toujours chez Tonkam dans une magnifique édition, les aventures débridées du prince Ludwig parti à la recherche du grand amour au sein du monde des contes de fées, revus et corrigés par l'auteur à l'humour des plus aiguisés !

Après avoir parcouru de fond en combles le continent de Grimm, dont il est originaire, et sans avoir trouvé le grand amour tant recherché, Ludwig décide de prendre la mer et met le cap sur une destination inconnue, toujours accompagné dans son voyage par son fidèle valet Wilhelm un rien victime de son maître et par la sorcière sado-masochiste Dorothéa, toujours déterminée à endurer les supplices les plus vils de la part du prince. Après une série de naufrages plus ou moins accidentels après avoir eu la bonne idée de confier la barre à Ludwig, les trois compagnons font escale sur le continent d'Andersen, où ils se retrouvent d'emblée impliqué dans une enquête au sein d'un royaume au bord de la mer, où le jeune prince se dit visité par une mystérieuse créature marine chaque nuit, et où une servante muette mais non discrète fait tourner son monde en bourrique. Puis il sera temps de faire route vers un petit archipel isolé de tout, pour rencontrer le roi Mikado et tenter de lui obtenir les faveurs et la main de celle que l'on appelle Princesse Kaguya, et dont la beauté est réputée dans tout le pays, pour le plus grand malheur de ses prétendants.

Un excellent nouveau départ pour les aventures perverses et parfaitement égoïstes de Ludwig, et de très bonnes retrouvailles pour les lecteurs de la première heure qui attendaient depuis des années sans trop y croire une suite à Revolution. Kaori Yuki nous fait le plaisir de nous entraîner de nouveau dans sa vision des contes de fées, si particulière et unique en son genre, rafraîchissante et délicieusement irrévérencieuse mais en même temps assez fidèle aux récits originels mine de rien (pour preuve, la documentation fournie par l'auteur et son éditeur afin de faire connaître ces contes aux lecteurs, hors versions Disney). C'est ainsi que l'on revisite avec humour et intérêt La Petite Sirène ou encore Le Conte du Coupeur de Bambous. Oui certes, nous débutons sur le continent d'Andersen mais force est de constater que nous aurons plutôt un fatras d'histoires toutes origines confondues, ce qui n'est pas pour me déplaire non plus ça change du cadre uniquement occidental pour une fois et nous permet, à nous aussi, de découvrir de nouveaux pans de la culture extrême-orientale.
Le dessin est magnifique, comme d'habitude avec Kaori Yuki, le style gothique des décors ainsi que des personnages (vêtements et attitudes) reste fidèle à ce que l'on connaît déjà venant d'elle, un très grand soucis du détail et de la diversité, les personnages sont caractérisés à merveille et donnent l'impression qu'ils nous ont simplement quitté la veille, alors que nous avons du patienter sans y croire pendant plusieurs années pour les revoir. Une lecture facile et très intéressante, amusante et intrigante, en un mot plaisante. Et une très agréable surprise que ces retrouvailles avec Ludwig et ses compagnons, que l'on espérait plus ! Vivement la suite à présent, sautez dessus n'hésitez pas et pour celles et ceux qui prendraient le train en marche, bienvenus et accrochez-vous bien à vos souvenirs de votre enfance bercée par Disney, vous risquez de vous sentir un peu malmenés !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !