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samedi 21 janvier 2017

Moonraker (Lewis Gilbert - EON Productions - 1979)


Après avoir vaincu le milliardaire Stromberg et déjoué son complot pour détruire la civilisation telle qu'on la connaît, James Bond va avoir affaire à toute aussi forte partie en la personne du mania des technologies spatiales Hugo Drax, dont les visées génocidaires et eugénistes n'ont rien à envier à l'apocalypse nucléaire de Stromberg, bien au contraire. Drax entreprend de construire une immense station spatiale capable d'abriter sa sélection parfaite d'humanité, puis d'envoyer des capsules de poison sur l'ensemble du globe pour tuer les êtres humains massivement en laissant la faune et la flore intacts. C'est par le vol mystérieux d'une navette Moonraker que devait livrer la Grande-Bretagne que l'agent 007 est mis sur l'affaire, et va vite découvrir les véritables intentions de Drax et de ses associés, après avoir risqué sa vie à de multiples reprises en échappant aux pièges retords de Requin, toujours vivant et travaillant maintenant pour le nouvel ennemi de Bond.

On retrouve totalement la logique un peu loufoque et comique à outrance du film précédent dans celui-ci, Lewis Gilbert utilise la même recette et change pratiquement toute l'adaptation du livre de base de Ian Fleming, qui n'aura au final plus qu'une seul scène de commune avec le film. L'élément comique est porté par Requin et ses pièges tordus et multiples tentatives pour tuer Bond sans en avoir la plus petite chance. Mais le sujet principal du film se veut aussi sérieux et inquiétant que pour L'espion qui m'aimait et le plan de Stromberg. Ici le méchant milliardaire eugéniste est donc Hugo Drax, la formulation change quelque peu mais la recette reste la même et ça fonctionne. On pourrait presque dire que ces deux films, L'espion qui m'aimait et Moonraker, sont issus d'une même volonté et forment un diptyque assez intéressant dans l'art de la répétition. Et puis on ne va pas se mentir, assister à une bataille spatiale dans un James Bond, c'est du grand spectacle ! Heureusement les choses redeviendront un peu plus sérieuses par la suite, mais Roger Moore restera l'interprète le plus ''comique'' de l'espion Britannique, son charme légendaire aidant grandement à faire passer la pilule quand le scénario montre ses plus grosses ficelles et faiblesses.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 3 août 2016

Les diamants sont éternels (Guy Hamilton - EON Productions - 1971)


L'ultime face à face entre James Bond et le N°1 du SPECTRE a enfin lieu au terme d'une traque sans merci à travers le monde, et l'agent 007 en sort apparemment victorieux, enfin vengé. De retour dans le service actif au sein du MI-6, Bond doit maintenant enquêter sur une étrange affaire de détournement de diamants, en se faisant passer pour un contrebandier pour en apprendre davantage. Mais très vite, en rencontrant l'affolante Tiffany Case, il se rend compte que cette affaire prend une dimension toute autre et qu'elle est bien plus sérieuse qu'on ne le croit. Après plusieurs péripéties Bond découvre enfin la vérité : Blofeld est bel et bien vivant et mène son dernier plan au sein du SPECTRE, à savoir construire et utiliser un satellite-laser fonctionnant à base de diamants pour menacer tous les silos nucléaires du monde, contre rançon bien évidemment. C'est alors une course contre la montre qui s'engage pour James Bond, qui doit à tout prix récupérer la bande magnétique qui commande le satellite avant que Blofeld n'en fasse usage, et ce malgré les multiples trahisons de Tiffany dans chacun des camps. L'heure de régler les comptes est enfin arrivée, et cette fois-ci un seul des deux adversaires en sortira indemne, le sort du monde se jouant également par ce duel.

Le dernier film de la saga où Sean Connery jouera le rôle emblématique de James Bond (du moins si on excepte le controversé Jamais plus jamais sorti en 1983). C'est aussi le dernier film de la saga où l'on entendra parler du SPECTRE, l'organisation disparaissant après le duel final entre Bond et Blofeld, laissant la place à quantité d'autres menaces pour la sécurité mondiale durant cette longue période de Guerre Froide. Un film au rythme intense et soutenu, pas toujours d'un excellent niveau mais cependant assez correct dans l'ensemble et qui marque de toute façon un réel tournant dans la carrière du personnage et de son interprète. A voir absolument !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 6 janvier 2016

Goldfinger (Guy Hamilton - EON Productions - 1964)


Cette fois Bond change d'adversaire et d'ambiance avec l'arrivée d'un nouveau méchant, Auric Goldfinger, magnat mondial de l'or et qui a mis sur pieds un plan diabolique pour réduire l'économie américaine à néant et en profiter ensuite pour accroître la valeur de son propre stock d'or, au détriment des réserves mondiales. Goldfinger est un titre différent à plusieurs niveaux, déjà de par son réalisateur qui change des deux premiers films de la saga James Bond, mais aussi et surtout en vertu de son méchant, qui ne laisse pratiquement rien au hasard et déteste perdre, et qui ne se contente pas de jouer avec son adversaire mais préfère plutôt une mise à mort sûre et efficace. Légèrement plus court que les précédents films, Goldfinger est aussi le premier dans lequel on n'entrevoit pas la silhouette menaçante du SPECTRE, au profit d'un méchant servant ses propres intérêts industriels et économiques. Un film à part donc, mais pas ô combien pas négligeable dans la filmographie James Bond, qui aura marqué de part la mort spectaculaire de la première victime de Goldfinger (recouverte de peinture d'or) et par son homme de main trapu au chapeau d'acier tranchant !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !