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dimanche 7 avril 2019

Simetierre (Paramount Pictures - 2019)


Lorsque Louis Creed décide de faire déménager sa petite famille de Boston jusqu'à Ludlow, petite bourgade du Maine, il pensait avoir choisi l'endroit idéal où vivre paisiblement et voir grandir ses enfants. Mais bien vite, d'étranges phénomènes se produisent autour de la maison et Church, le chat d'Ellie, la petite fille, se fait écraser par un camion roulant à toute allure sur une route très dangereuse. Le vieux voisin, Jud Crandall, propose alors son aide au père de famille désemparé qui ignore comment annoncer à sa fille de presque neuf ans que son chat vient de mourir. A eux deux, ils vont pénétrer dans la forêt qui entoure la propriété et remonter vers un très ancien chemin indigène, menant à une terre maudite où ce que l'on y enterre revient à la vie... un secret presque aussi vieux que la petite ville et ses habitants, un secret qu'il aurait mieux valu garder sous clé, car Church va effectivement revenir, mais changé. Quelque chose ne va plus, son comportement est violent, mauvais... ce n'est plus l'adorable chat d'Ellie, mais autre chose de bien plus terrifiant. Refusant de croire aux vieilles légendes Amérindiennes, Louis n'hésite pratiquement pas un instant quand Ellie se fait à son tour renverser par un camion en suivant Church sur la route, et après avoir envoyé sa famille à Boston pour quelques jours il décide de déterrer le corps d'Ellie et d'aller l'ensevelir dans le cimetière maudit de la forêt, là où sa chère fille pourra revenir d'entre les morts et reprendre sa vie... du moins c'est ce qu'il espérait, dans un coup de folie ne venant pas entièrement de lui. Ellie revient bel et bien, mais elle aussi a changé, son caractère est plus froid, plus inquiétant... et elle ne tarde pas à répandre autour d'elle la terrible malédiction qui entoure la petite ville de Ludlow depuis des siècles, préservée par les anciens mais à présent lâchée sur la famille Creed dans son ensemble. Louis aura-t-il le courage de faire ce qu'il faut pour enrayer cette horreur avant qu'il ne soit trop tard, ou bien y succombera-t-il lui aussi ? Si vous passez par Ludlow, visitez le petit cimetière des animaux, au bout d'un chemin de forêt, si vous l'osez. Mais n'allez surtout pas au-delà, près des marécages et des collines lointaines, là où résonnent les cris des engoulevents... car les morts y marchent, et ils sont affamés...

Voici donc le tant attendu remake du premier film Simetierre, toujours une adaptation du roman de Stephen King. Remake ? Au final pas vraiment, c'est plutôt une nouvelle interprétation dans un contexte plus moderne mais aussi encore plus glaçant par moment, une plongée froide dans la folie d'un père ayant perdu son enfant et prêt à tout pour la retrouver, même à braver les pires interdits et à précipiter la chute de toute sa famille dans un geste de pur désespoir. Ce film réalisé à quatre mains ne m'intéressait pas au départ, je voulais rester fidèle à la première version que je trouvais personnellement bien suffisante, mais j'ai craqué et j'ai moi aussi cédé à l'appel du vieux cimetière indigène... et j'ai adoré. L'essence du film se retrouve dans le duo du père et de sa fille, Louis et Ellie, jouée d'ailleurs par une jeune mais talentueuse petite actrice du nom de Jeté Laurence et à qui on promet un bel avenir ! Le drame intime est bien présent, horrible du début à la fin, et cette nouvelle version elle aussi assez fidèle dans les grandes lignes au livre du Maître de l'Horreur saura à mon avis séduire son public, qu'il soit jeune ou plus expérimenté. La musique, efficace et discrète, est signée Christopher Young et nous transporte au cœur de la tragédie humaine et de l’œuvre surnaturelle qui se joue devant nos yeux captivés. Il y a certes quelques longueurs à certains moments, mais rien de vraiment dérangeant et le film se laisse suivre de bout en bout sans problème. Un bel hommage donc, que je vous conseille et qu'il me tarde de revoir !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 13 août 2014

La Planète des Singes - L'Affrontement (Matt Reeves - 20th Century Fox - 2014)


Suite de l'excellent La Planète des Singes – Les Origines sorti en Août 2011, ce nouveau film est sorti sur nos écrans le mercredi 30 Juillet dernier et se pose en vraie bonne surprise du genre. Réalisé par Matt Reeves, il prend place quelques dix ans après les événements du précédent opus, dans un monde totalement chamboulé.

Dix ans après la révolte des singes menés par César et leur évasion, le virus qui les a muté a également pratiquement décimé l'humanité. Quelques survivants vivent en communautés serrées dans les ruines des grandes villes, sans électricité ni capacité de communication avec le reste du monde, isolés et apeurés. Pendant ce temps, les singes ont établi une société similaire à celle des hommes de la préhistoire mais avec un degré d'intelligence supérieur, vivant en harmonie les uns avec les autres et s'organisant autour de la chasse et de l'éducation, sous l'oeil bienveillant de César, qui prône la paix entre ses frères et soeurs ainsi qu'avec les humains, pour peu qu'il en reste quelque part. Car les singes ne sont pas comme les humains, ils n'ont pas leurs mauvais côtés ni leurs défauts, ils sont capables de créer un monde meilleur et de ne pas reproduire les erreurs de leurs cousins. Du moins est-ce là la vision de César, car dans les faits une poignée de singes reste convaincue que l'homme demeure une menace et qu'il faut prendre les devants et exterminer cette espèce avant qu'il ne soit trop tard. Et justement, lorsqu'un petit groupe d'humains pénètre dans la forêt où vivent les singes, à proximité de San Francisco, les choses dérapent et un singe est grièvement blessé. Utilisant cet accident à son avantage, un singe du nom de Koba, que César considère comme un frère pour l'avoir sauvé parmi les premiers de ses compagnons, entreprend alors de fédérer autour de lui tous ceux qui seraient gagnés par la peur de l'Homme et désireux de l'éliminer, malgré le fait que César soit partisan d'aider les humains à survivre dans leur refuge, à condition que la paix et le statu-quo ne soit jamais bouleversé. Bien vite, c'est l'escalade dans la violence et Koba parvient à réunir assez de fidèles pour mettre en branle son ''coup d'état'', lui permettant de destituer César par la force et de monter les singes contre les humains, menant une véritable expédition génocidaire sur San Francisco, tandis que les Hommes de leur côté se préparent à la guerre et s'équipent d'armes militaires de pointe encore en état. Le destin du monde est entre les mains de Malcolm et de César, l'humain et le singe, les deux partisans de la paix entre leur deux espèces, seuls contre tous, seuls contre la peur collective et la haine viscérale qui dominent les esprits. Quelle que soit l'issue de ce conflit, il changera à jamais la nature des relations entre les humains et les singes, ainsi que l'avenir de toute la planète...

Avec beaucoup d'intelligence et relativement peu d'action gratuite, Matt Reeves nous livre un film exceptionnel qui éclaire d'un nouveau jour cette oeuvre culte qu'est La Planète des Singes. On peut déjà saluer la performance hallucinante d'Andy Serkis dans le rôle de César, qui nous prouve une fois de plus qu'il est fait pour permettre aux êtres de synthèse de prendre vie à l'écran. Mais le reste du casting n'est pas en reste et tous les acteurs jouent vraiment de leur mieux, portant tous une partie de l'histoire sur leurs épaules et nous entraînant parfaitement dans le récit et tous ses enjeux. La musique composée par Michael Giacchino reprend le célèbre thème des singes tout en l'adaptant aux circonstances, la naissance d'une nouvelle ère, la chute ou la survie d'une espèce au détriment d'une autre. Si elle ne reste pas forcément en tête après la séance, elle sait se faire présente jusque ce qu'il faut pour soutenir le film dans sa globalité.

J'ai dis qu'il y avait relativement peu d'action gratuite. Cela ne veut pas dire que le film est ''mou'' mais au contraire que chaque scène d'action qu'il contient est parfaitement réfléchie et maîtrisée, rien n'est inutile ou purement démonstratif. Tout a un sens et une fonction précise et s'emboîte parfaitement dans l'ensemble, ce qui fait que nous ne voyons absolument pas passer les quelques deux heures et dix minutes que dure la séance. A l'image des singes, c'est un blockbuster qui a su devenir et rester intelligent et garder son identité propre, et l'on en ressort avec une foule de questions et d'attentes pour la suite, sans une once de déception en ce qui me concerne. Et même si l'on pourrait objecter que la ''fin'' est déjà courue d'avance, via les films classiques, il se pourrait bien que cette nouvelle saga nous surprenne.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !