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lundi 7 janvier 2019

Batman - White Knight (Urban Comics - Octobre 2018)


Batman contre le Joker. C'est une lutte acharnée qui dure depuis des années, sans qu'aucun des deux ne prenne vraiment l'avantage, un équilibre délicat et branlant qui menace à chaque nouvel affrontement de s'effondrer. Ce sera le cas cette fois-ci. Batman ira trop loin, poussé dans ses retranchements et dans sa colère par le Joker, le laissant toutefois en vie. Mais quelque part quelque chose s'est brisé, une donnée essentielle a refait surface. Grâce à un traitement expérimental inconnu, le Joker a disparu pour rendre la place à Jack Napier, sa véritable personnalité ! Pour Jack c'est comme une seconde naissance, et il entend bien faire profiter tout Gotham de son génie et de sa ferveur pour sauver la ville d'elle-même et de son plus grand danger, qui est celui lui Batman. Après avoir monté un petit stratagème de son cru pour s'attirer les faveurs de la population modeste, Jack annonce se présenter comme conseiller municipal et offre gracieusement à la ville de nouveaux services de police ultra-perfectionnés ainsi que des hommes de confiance qui aideront à redorer le blason du GCPD de Gordon, qui n'en revient pas lui-même. Jack Napier, malgré quelques manigances obligatoires, affirme son statu de citoyen et de défenseur de la vraie justice sociale et équitable pour mieux faire prendre conscience aux gens que le danger vient des autorités qui ont trop longtemps couvert les agissements musclés et coûteux de Batman. Napier parvient même à obtenir ce qu'il désirait plus que tout, l'enfermement du Chevalier Noir à Arkham, en exigeant cependant qu'il ne soit pas démasqué par respect pour lui et leurs années de lutte. Mais quand une nouvelle menace vient soudain peser sur la ville et ses habitants, qu'une Harley Quinn désespérée prend le contrôle des super-vilains locaux et provoque un chaos sans précédent, le temps des illusions passe et la réalité s'impose : pour triompher véritablement, Batman et Jack Napier doivent travailler ensemble, main dans la main, et se faire confiance. Mais Jack cache un terrible secret : quelque part tapis au fond de son inconscient, le Joker attend de reprendre le contrôle...

C'est l'histoire d'une lutte sans fin et sans merci, pas celle de Batman et du Joker, mais celle de Jack Napier et du Clown Prince du Crime. L'un ne va pas sans l'autre, l'un est le reflet déformé et vicié de l'autre, mais chacun diffère par ses choix et ses convictions et motivations profondes. Jack Napier est un idéaliste convaincu de pouvoir apporter plus à Gotham que ce que le Joker ne lui a pris durant toutes ces années, y compris en s'en prenant à Batman et en en faisant le cœur de sa bataille pour l'égalité et la justice. Si dans un premier temps le lecteur attentif, tout comme Batman, sera méfiant et cherchera le moindre petit indice permettant de prouver que le Joker est bien là et manipule tout le monde depuis le début, force sera de constater... que Jack Napier est totalement sincère. Personnage tragique, poignant et terriblement juste dans son écriture comme dans ses attitudes et volontés, il est le vrai héros de cette histoire, le Chevalier Blanc dont Gotham n'avait aucune idée de l'existence, quelque part loin sous le masque de la folie. Et, tout comme Batman là encore, le lecteur finit par comprendre que nos deux anciens ennemis doivent collaborer ensemble s'ils veulent vraiment parvenir au plus grand bien pour Gotham, même si ça signifie tirer un trait sur des années de complots, d'attaques vicieuses et de manipulations en tous genres.
Si l'attention est pratiquement tout le temps focalisée sur Jack Napier et sur Batman, c'est cependant des personnages féminins que viendra le vent du changement. En effet, Batgirl incarne la voix de la raison pour Batman comme pour Nightwing et se posera souvent en balance entre les deux, plus facilement consciente des choses essentielles et analytique dans ses réflexions. Mais le vrai personnage fort de cette histoire c'est Harley Quinn, ou plutôt Harleen Quinzel. Car très vite nous nous rendons compte que s'il existe deux personnes distinctes chez le Joker, c'est également et physiquement le cas chez Harley : l'une est fidèle à l'homme qu'elle aime et a toujours appris à respecter et à soutenir, tandis que l'autre ne voit que la passion du chaos et l'excitation de la débauche. Deux versions d'un même personnage, ici incarnées toutes les deux physiquement par deux femmes distinctes et bien différentes l'une de l'autre, une version plus proche de l'originale et une autre plus actuelle et dénuée de retenue. Jack devra faire son choix lui aussi entre ces deux voies qui s'offrent à lui, et comme bien souvent il se montrera capable de faire le bon choix avec l'aide adaptée. Ce n'est pas un mystère ni vraiment un spoiler de le dire ici, c'est pratiquement entièrement grâce au personnage de la vraie Harleen que tout tient debout et que Jack Napier se montre cohérent et efficace. Sean Murphy a rendu justice à bien des gens impliqués dans les différentes phases de création et les apparences de Batman et de son univers. Le fan attentif aura rapidement identifié les éléments du scénario issus des films de Nolan, Tim Burton ET de Joel Schumacher, y compris une bonne partie du tristement célèbre Batman & Robin de 1997. Oui, vous avez bien lu, Murphy parvient ici à réaliser le tour de force de nous faire apprécier ce film maudit et à faire ressortir ses meilleurs aspects et atouts au service d'une histoire plus poignante encore et plus plausible, plus proche de la réalité. A l'image de son Jack Napier qui veut redorer le blason de la police et de la ville qu'il aime, Sean Murphy veut rendre à Batman son lustre d'antant, dans toute sa splendeur, en prenant même en compte le plus ridicule et le moins apprécié.
Batman – White Knight n'est pas seulement un très bon comics et une très bonne histoire indépendante de Batman, c'est aussi l'un des plus beaux hommages que j'ai pu lire à ce personnage et à tout son historique, depuis 1939 jusqu'à nos jours, sans en perdre une miette. En quelques chapitres à peine d'une histoire pleine de sens et de valeurs, l'auteur parvient à nous réapprendre à aimer l'univers de Batman pour tout ce qu'il est, a été et sera encore. C'est l'une de mes lectures coup-de-coeur de l'année 2018, et je suis profondément heureux de voir qu'Urban en a fait une magnifique édition très travaillée avec de nombreux bonus graphiques. Je ne suis pas forcément fan du design général de l’œuvre, mais sa portée en revanche et son scénario me séduisent immédiatement dès les premières pages. J'espère qu'il en sera de même pour vous, car si vous pensiez connaître sur le bout des doigts le Batman vous verrez bien vite qu'il vous reste beaucoup à apprendre et à accepter !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 27 septembre 2017

Rai tome 2 - Second cycle : 4001 A.D. (Bliss Comics - Juillet 2017)


Dernier tome de la série.

Rai a été banni du Néo-Japon par Père après sa trahison. Exilé sur l'enfer que l'on appelle la Terre, il lutte aux côtés du Guerrier Éternel pour trouver le moyen de revenir sur la station orbitale du Néo-Japon afin de vaincre Père une fois pour toutes avant qu'il ne commette l'irréparable. Car pendant ce temps en effet, Père a été infecté par un virus informatique implanté par les rebelles, et pour s'en purger il fait pleuvoir des sections entières du pays-satellite sur Terre, dans un exode massif de sacrifices. Grâce à une technologie issue du passé, Rai parviendra à regagner le Néo-Japon avec ses alliés et il combattra Père pour la sauvegarde de ce qui peut encore l'être... mais Père entend bien garder jusqu'au bout le contrôle du pays, même si cela signifie qu'il doit le détruire pour que personne d'autre ne le possède.
Sur Terre, au sol, plusieurs civilisations s'éveillent alors que le Néo-Japon fend les cieux pour s'écraser un peu partout depuis son orbite lointaine. Des peuples survivants de l'holocauste se redressent enfin et apprennent à espérer à nouveau, en un avenir meilleur grâce à l'union des différentes forces et au retour de la Géomancienne, protégée par le Guerrier Éternel. Le monde est-il prêt à guérir, après tant de siècles de maladie et de misère ? L'occasion de faire un tour du côté des autres grands héros de l'éditeur Valiant et de constater leur situation en cette année 4001 catastrophique. Beaucoup ont changé, beaucoup sont devenus autre chose, de nouvelles incarnations de ce qui était par le passé, mais tous ressentent à nouveau l'appel de l'humanité et le besoin de repartir au front pour lutter pour la survie de tous.

J'ai enfin trouvé le temps de lire ce pavé magistral, et nom d'un positron qu'est-ce que c'était bon ! La fin de la série Rai elle-même se trouve dans les quelques chapitres de la première moitié de cet album magnifique, dessinés par Clayton Crain et Cafu et toujours sur un scénario de première classe écrit par Matt Kindt. 4001 A.D. c'est le retour de Rai au Néo-Japon pour l'affrontement final face à Père, c'est aussi la fin de toute une époque et le début d'une ère nouvelle, qu'on a très envie de suivre après tout ce qu'on vient de lire ! Pour nous en donner un aperçu édifiant, la seconde moitié de l'album est consacrée à d'autres séries de l'éditeur impactée par les événements du Second cycle, comme Bloodshot, X-O Manowar, Shadowman ou encore War Mother. Les dessins sont tous très bons, la cohorte d'artistes mobilisés pour l'occasion fait pâlir d'envie et le résultat crève les yeux, c'est magnifique et magistral du début à la fin. Une excellente fin de série qui annonce un renouveau et, peut-être, la venue d'un nouvel univers, avec de nouveaux héros succédant à ceux du passé. Une des meilleures lectures que j'ai pu suivre ces derniers mois !
Petite précision concernant les bonus : vous trouverez en fin d'album (une grosse fin) toutes les couvertures alternatives de la série et des autres invitées, ainsi que des pages crayonnées de toute beauté. La fameuse couverture spéciale Original Comics est également disponible à l'intérieur, donc vous ne regretterez pas forcément l'achat de la version normale.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 13 août 2014

La Planète des Singes - L'Affrontement (Matt Reeves - 20th Century Fox - 2014)


Suite de l'excellent La Planète des Singes – Les Origines sorti en Août 2011, ce nouveau film est sorti sur nos écrans le mercredi 30 Juillet dernier et se pose en vraie bonne surprise du genre. Réalisé par Matt Reeves, il prend place quelques dix ans après les événements du précédent opus, dans un monde totalement chamboulé.

Dix ans après la révolte des singes menés par César et leur évasion, le virus qui les a muté a également pratiquement décimé l'humanité. Quelques survivants vivent en communautés serrées dans les ruines des grandes villes, sans électricité ni capacité de communication avec le reste du monde, isolés et apeurés. Pendant ce temps, les singes ont établi une société similaire à celle des hommes de la préhistoire mais avec un degré d'intelligence supérieur, vivant en harmonie les uns avec les autres et s'organisant autour de la chasse et de l'éducation, sous l'oeil bienveillant de César, qui prône la paix entre ses frères et soeurs ainsi qu'avec les humains, pour peu qu'il en reste quelque part. Car les singes ne sont pas comme les humains, ils n'ont pas leurs mauvais côtés ni leurs défauts, ils sont capables de créer un monde meilleur et de ne pas reproduire les erreurs de leurs cousins. Du moins est-ce là la vision de César, car dans les faits une poignée de singes reste convaincue que l'homme demeure une menace et qu'il faut prendre les devants et exterminer cette espèce avant qu'il ne soit trop tard. Et justement, lorsqu'un petit groupe d'humains pénètre dans la forêt où vivent les singes, à proximité de San Francisco, les choses dérapent et un singe est grièvement blessé. Utilisant cet accident à son avantage, un singe du nom de Koba, que César considère comme un frère pour l'avoir sauvé parmi les premiers de ses compagnons, entreprend alors de fédérer autour de lui tous ceux qui seraient gagnés par la peur de l'Homme et désireux de l'éliminer, malgré le fait que César soit partisan d'aider les humains à survivre dans leur refuge, à condition que la paix et le statu-quo ne soit jamais bouleversé. Bien vite, c'est l'escalade dans la violence et Koba parvient à réunir assez de fidèles pour mettre en branle son ''coup d'état'', lui permettant de destituer César par la force et de monter les singes contre les humains, menant une véritable expédition génocidaire sur San Francisco, tandis que les Hommes de leur côté se préparent à la guerre et s'équipent d'armes militaires de pointe encore en état. Le destin du monde est entre les mains de Malcolm et de César, l'humain et le singe, les deux partisans de la paix entre leur deux espèces, seuls contre tous, seuls contre la peur collective et la haine viscérale qui dominent les esprits. Quelle que soit l'issue de ce conflit, il changera à jamais la nature des relations entre les humains et les singes, ainsi que l'avenir de toute la planète...

Avec beaucoup d'intelligence et relativement peu d'action gratuite, Matt Reeves nous livre un film exceptionnel qui éclaire d'un nouveau jour cette oeuvre culte qu'est La Planète des Singes. On peut déjà saluer la performance hallucinante d'Andy Serkis dans le rôle de César, qui nous prouve une fois de plus qu'il est fait pour permettre aux êtres de synthèse de prendre vie à l'écran. Mais le reste du casting n'est pas en reste et tous les acteurs jouent vraiment de leur mieux, portant tous une partie de l'histoire sur leurs épaules et nous entraînant parfaitement dans le récit et tous ses enjeux. La musique composée par Michael Giacchino reprend le célèbre thème des singes tout en l'adaptant aux circonstances, la naissance d'une nouvelle ère, la chute ou la survie d'une espèce au détriment d'une autre. Si elle ne reste pas forcément en tête après la séance, elle sait se faire présente jusque ce qu'il faut pour soutenir le film dans sa globalité.

J'ai dis qu'il y avait relativement peu d'action gratuite. Cela ne veut pas dire que le film est ''mou'' mais au contraire que chaque scène d'action qu'il contient est parfaitement réfléchie et maîtrisée, rien n'est inutile ou purement démonstratif. Tout a un sens et une fonction précise et s'emboîte parfaitement dans l'ensemble, ce qui fait que nous ne voyons absolument pas passer les quelques deux heures et dix minutes que dure la séance. A l'image des singes, c'est un blockbuster qui a su devenir et rester intelligent et garder son identité propre, et l'on en ressort avec une foule de questions et d'attentes pour la suite, sans une once de déception en ce qui me concerne. Et même si l'on pourrait objecter que la ''fin'' est déjà courue d'avance, via les films classiques, il se pourrait bien que cette nouvelle saga nous surprenne.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 9 juillet 2014

Transcendance (Wally Pfister - 2014)


 Jusqu'où l'humanité est-elle prête à aller pour dépasser ses limites et maîtriser son environnement ?
C'est l'une des nombreuses questions que se propose de soulever ce film, véritable OVNI du genre science-fiction, réalisé par Wally Pfister et au casting de poids avec un Johnny Depp très en forme, un Morgan Freeman dans un bon rôle de soutient comme on les aime avec lui, et une Rebecca Hall au jeu vibrant d'émotion.


L'histoire en quelques mots : à la veille de la création par une équipe de scientifiques de pointe d'une super-intelligence artificielle capable de reproduire le schéma mental humain, le meneur de ce projet, le Dr. Will Caster, est victime d'une tentative d'assassinat par des activistes, qui ne lui laisse malheureusement que peu de temps à vivre. Sa femme et ses plus proches collègues et amis décident alors de sauvegarder sa conscience et l'ensemble de son identité au sein de leur projet, faisant de Will le tout premier être humain capable de dépasser sa nature et sa condition et de devenir quelque chose d'autre, de supérieur. Mais très vite des questions assez graves se posent : Will est-il toujours l'homme que l'on a connu ou bien le transfert de son être a-t-il fait de lui une intelligence froidement calculatrice, qui ne s'arrêtera devant aucun obstacle pour concrétiser son projet de changer en profondeur le monde tel qu'on le connaît, loin de toute émotion humaine ?

Ce résumé est volontairement simpliste, car en réalité ce film soulève bien plus d'interrogations que cela à mesure que le temps passe. Vous y entrez avec quelques unes, vous en ressortez avec un tas d'autres, d'une portée philosophique assez poussée et aussi plutôt déprimante. C'est un film incroyablement intelligent dans sa narration autant que dans sa mise en scène, qui à aucun moment ne prend véritablement parti pour l'un des camps, ceux qui soutiennent Will et les activistes rebelles qui tentent de le détruire pour sauver l'humanité. Les uns comme les autres peuvent très bien être considérés comme les gentils ou comme les méchants de l'histoire, si tant est que l'on en soit encore à de telles considérations dans un film de cette trempe. Car en effet, tous les codes, les à-priori et les idées bien arrêtées que vous pourriez avoir sur ce genre de thèmes dans la science-fiction, attendez-vous à devoir les ranger bien au fond de votre esprit et à en prendre plein la vue et plein la conscience tout au long de ces quelques 113 minutes. Les acteurs sont très inspirés et donnent le meilleur d'eux-mêmes pour servir ce récit complexe et poignant, à la fois sentimental et philosophique, réflexion sur le transhumanisme dans une société qui n'est peut-être pas encore prête à accueillir cette évolution, et sur les dérives que cela peut entraîner. En outre, l'époque présentée ici est un futur très très proche, auquel nous pouvons fort bien nous identifier, ce qui entraîne un sentiment mêlé de malaise et d'attachement.

Mais Transcendance, ce n'est pas que cela ! C'est aussi en sous-texte une magnifique histoire d'amour qui dépasse les frontières de la vie et de la mort. Vous avez peut-être saisi maintenant : ce film transcende justement toutes les barrières, celles de la science-fiction comme celles de la pensée ou des sentiments. A mon sens il faudra plusieurs séances pour bien comprendre tout ce qui est présenté et tout ce qui est en jeu ici, et je ne m'estime pas assez calé dans toutes ces matières pour avoir tout saisi dans les moindres détails, je ne vous livre ici que ma petite impression personnelle et je vous invite très fortement à aller le voir et à vous poser ensuite pour réfléchir à vos propres ressentis.
Un petit mot sur la musique du film, composée par Mychael Danna, qui se montre très discrète, renforçant si besoin était l'intime impression de malaise devant la portée d'une telle oeuvre, comme si nous n'avions aucun refuge pour échapper aux lourdes problématiques que l'on nous présente.

Attention : si vous êtes d'un naturel facilement dépressif ou si vous avez le moral dans les chaussettes en ce moment, peut-être que vous devriez attendre un peu avant d'aller voir Transcendance au cinéma car je vous garanti que vous ne ressortirez pas en grande forme de la séance. Blindez-vous, prenez votre temps pour sortir et inspirez un grand bol d'air frais pour vous remettre les idées en place avant de discuter de vos impressions avec vos compagnons.
Est-ce que le fait que le producteur délégué soit Christopher Nolan peut expliquer cet effet ? Peut-être que oui, peut-être que non. On sent toutefois la ''patte'' Nolan au sein du film, cela pourrait en déranger certains mais je pense que cet homme est on ne peut plus adapté pour ce qui est de nous faire réfléchir en long en large et en travers.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !