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vendredi 11 octobre 2019

La V.O. du vendredi n°134 : Magneto tome 4 - Last days (Marvel - Novembre 2015)


Dernier tome de la série.

Cette fois-ci nous y sommes. La fin du monde, la fin de tout. La dernière incursion d'une réalité parallèle frappant la nôtre de plein fouet, deux planètes entrant en colision et vouées à une mutuelle destruction sans merci. A moins que les êtres les plus puissants de l'une ou l'autre ne s'opposent à cet état de fait... car, qu'il soit bien clair que Magneto n'a aucune intention de rendre les armes sans combattre l'extinction, de toutes les forces qu'il lui reste encore ! Et des forces, il en a à revendre désormais, grâce aux cocktails d'hormones mutantes de croissance boostées avec divers produits et accumulateurs d'énergie pour pousser au-delà du maximum ses pouvoirs récemment diminués. Avec cette toute nouvelle puissance, une force que rien ne peut arrêter et qu'il n'a, de son propre aveu, jamais connu auparavant, Magneto entend bien mettre fin à l'incursion fatale. Déployant toute son énergie, tous ses pouvoirs et toute sa force, le Maître du Magnétisme s'engage à sauver de l'anéantissement non pas uniquement les mutants comme autrefois, mais bien l'ensemble de l'humanité, en mémoire de Charles Xavier et de son rêve. Épaulé par sa propre fille Lorna, alias Polaris, Magneto subit en quelques instants ce que des planètes entières mettent des siècles à accumuler comme énergie, tentant le tout pour le tout afin de repousser cet autre monde qui lui envoie alors ses propres Sentinelles pour l'arrêter. Bien sûr face à une telle puissance elles ne font pas le poids et sont rapidement détruites, mais peut-être qu'il s'agissait de l'effort de trop car à présent tout bascule et le gouffre n'a jamais été aussi proche. Au bout de son parcours, Magneto se remémore les meilleures années de sa vie, les pires aussi, ses actes bons comme mauvais. Que restera-t-il du Maître du Magnétisme, une fois arrivé à la fin de tout ?

Dernier tome donc, toujours signé Cullen Bunn mais accompagné cette fois d'un nouveau dessinateur pour mieux illustrer les terribles et ultimes moments de notre anti-héros. Paul Davidson fait un travail remarquable sur les premiers chapitres de cet album, alternant les styles tantôt rétros tantôt résolument modernes à mesure que les actions s'enchaînent et que les souvenirs refont surface. L'occasion pour les plus anciens des lecteurs ou du moins les plus aguerris de redécouvrir certaines scènes clés de la vie de Magneto d'un œil nouveau, avec une certaine forme de sagesse. Le grand final est signé quant à lui bien entendu par Gabriel Hernandez Walta qui tient à mettre le point final sur toute cette histoire, et il en a bien le droit après son travail somme toute assez propre tout au long de cette trop courte série. Ces derniers jours de Magneto sont donc les ultimes moments que le lecteur passera avec la version dite classique du personnage, puisque après les événements de Secret Wars et le retour du multivers c'est sa version House of M qui a survécu, du moins il me semble mais je n'ai pas été spécialement attentif au sort des séries mutantes à cette époque donc je peux me tromper. Adieu donc, grand Maître du Magnétisme, et puisse ta mémoire être honorée comme il se doit par le plus grand nombre !
Ah oui, avant de partir et de refermer les portes derrière vous, profitez de l'insertion à la fin de cet album des deux chapitres originaux de la naissance des pouvoirs de Polaris et de sa relation toute particulière avec celui qui fut, l'espace d'un bref instant, son véritable père. C'est assez ampoulé mais les larmes coulent toutes seules au final.

vendredi 4 octobre 2019

La V.O. du vendredi n°133 : Magneto tome 3 - Shadow games (Marvel - Août 2015)


Crâne Rouge a été vaincu et les choses reviennent peu à peu à la normale sur l'île maudite de Genosha, où les mutants tentent de reprendre le cours de leur vie malgré la précarité et l'insécurité. Magneto n'a pas encore le loisir de penser aux jours d'autrefois, car une dernière tâche l'attend encore. Se constituant prisonnier auprès des agents du S.H.I.E.L.D. qui le traquaient, il infiltre ainsi l'héliporteur de l'agent Haines et parvient, grâce à une aide bien placée en interne, à s'échapper de sa cellule pour accéder aux fichiers de la copie de Cerebro que détient l'organisation para-militaire. Après avoir supprimé toutes les données concernant cette technologie et les mutants qu'elle avait pu repérer, Magneto quitte en force l'héliporteur non sans faire savoir qu'il réclame de nouveau l'île-nation de Genosha comme terre souveraine et qu'il compte bien accueillir tous les mutants désœuvrés du monde qui choisiront de se rallier à ses côtés pour une vie plus paisible loin des tourments du reste de la planète. Plus facile à dire qu'à faire cependant, comme Erik va très vite s'en rendre compte. Entre les factions souhaitant rester indépendantes et un mystérieux tueur qui sévit auprès des plus démunis, Magneto va devoir mener l'enquête et faire preuve de sang froid pour affronter les démons de son passé... et ils sont nombreux.

La véritable fin de la série n'arrivera qu'au tome suivant, pourtant déjà nous sentons que l'auteur en vient à son point final et à coucher sur le papier et en images les derniers vrais instants de paix que connaîtra Magneto avant les événements de Secret Wars un peu plus tard. Confronté ici directement à sa propre terreur et aux fantômes de ses multiples passés, Magneto ne peut fuir celui qui se manifeste désormais sous la forme de l'être qu'il hait et redoute le plus au monde. En affrontant ses peurs et ce véritable démon, c'est tout un parcours de rédemption et d'acceptation de soi que l'ancien Maître du Magnétisme va accomplir, même s'il lui reste encore quelques épreuves à surmonter et de dures décisions à prendre pour maintenir cet état de paix que Genosha connaît pour la première fois depuis des années. Ces considérations marquent donc la vraie fin de la série selon Cullen Bunn, en tout cas ce qu'il avait de plus intéressant à dire et à raconter sur le personnage et ses nouvelles aspirations et motivations. Les dessins sont toujours au même niveau, rien ne change et la qualité assez bonne de la série se maintient jusqu'au terme de ce troisième tome. Dans le prochain, nous assisterons aux dernières heures de Magneto alors que la Terre-616 s'apprête à entrer en collision avec une autre réalité, ce qui aura de funestes conséquences pour tous nos héros favoris. Quelle sera la place de l'auteur dans cette histoire, et parviendra-t-il à écrire une fin satisfaisante pour l'ancien super-vilain ? Rendez-vous la semaine prochaine pour le grand final !

vendredi 13 septembre 2019

La V.O. du vendredi n°132 : Magneto tome 2 - Reversals (Marvel - Février 2015)


Alors qu'il remonte la piste d'une filière de trafic d'hormones de croissance mutantes, Magneto tombe sur une véritable horreur : des mutants sont capturés et contraints de se battre jusqu'à la mort dans des cages et des arènes contre des dévoreurs de mutants, ces Prédateurs-X impitoyables et affamés. Se laissant prendre afin de mettre un terme à tout cela, Magneto laisse libre cours à sa colère et fait tomber le juste châtiment sur ceux qui profitaient de ces lugubres animations. Mais, épuisé par l'effort, le terroriste mutant devenu assassin vengeur bat en retraite juste à temps avant que les agents du S.H.I.E.L.D. sur ses talons ne remontent jusqu'à lui, tout en laissant sa petite signature personnelle sur les lieux du massacre. Un seul rescapé est à compter dans les rangs des trafiquants, un biochimiste ayant perfectionné le sérum à base d'hormones mutantes et que Magneto entend bien obliger à créer un sérum suffisamment puissant pour lui rendre la pleine mesure de ses pouvoirs d'antan, désormais bien loin de ce qu'ils étaient à leur apogée.
Mais ce plan ne verra pas le jour tout de suite, car une nouvelle affaire se présente en urgence pour l'ancien Maître du Magnétisme, une affaire qui le touche tout particulièrement et personnellement comme aucune autre. Crâne Rouge a investi les ruines de Genosha, l'ancienne île servant de sanctuaire aux mutants du monde entier cherchant refuge sous le règne de Magneto, et en a fait un véritable camp de concentration pour mutants et Inhumains à grande échelle, dans lequel toutes ces imperfections génétiques sont entravées et réduites à l'esclavage tandis que le plus grand nombre meurt dans les fours ou sous les bistouris des sadiques en mal de reconnaissance. Évidemment cette situation intolérable rappelle aussitôt son sombre passé à notre anti-héros, qui se jure dès lors de tuer Crâne Rouge et de libérer son peuple quoi qu'il en coûte. Mais ayant sous-estimé la puissance de son ennemi, Magneto est capturé et torturé jusqu'à ce que des renforts ne parviennent à le retrouver in extremis et à le libérer juste à temps. Pour lui, c'est une expérience véritablement terrifiante à subir car il est plongé au cœur de ses traumatismes et de tout le mal qui a pu grandir en lui durant toute son existence, malgré la résistance de son esprit. Crâne Rouge a même dépêché sur place un ancien commandant du camp Nazi d'Auschwitz que connaît très bien Magnus, venu tout spécialement pour torturer son ancienne victime. Mais sitôt libéré de ses entraves, la décision de Magneto de tuer Crâne Rouge libère également le terrible pouvoir du Onslaught Rouge qui déclenche une véritable Guerre Mondiale de la Haine, contre laquelle même les plus grands héros du monde font pâle figure. Magneto a alors une idée de génie : puisque les héros ne font pas le poids et sont ciblés tout particulièrement par leur ennemi et ses nouvelles Sentinelles, il va falloir réunir plusieurs vilains de gros calibres et imprévisibles sur le terrain pour leur prêter main forte et faire ce qui sera nécessaire ! Les événements d'Axis sont en marche, et le monde entier s'apprête à changer, à commencer par Magneto lui-même qui vient d'apprendre une dure leçon de vie...

Le second tome de la série Marvel Now! sur Magneto s'achève donc sur le début du cross-over Axis, qui était il faut bien le reconnaître maintenant vraiment pas terrible... mais qu'importe, le point de vue central de l'histoire est celui de Magneto alors en proie à la tourmente et aux tortures infernales de son ennemi et de ses anciens cauchemars revenus le hanter. Une plongée très intéressante dans le passé du mutant vengeur, qui fait bien sûr écho au magnifique chef-d’œuvre qu'était Magneto – Le testament et qui nous proposait les véritables origines non voilées du Maître du Magnétisme, son enfance dans les camps Nazi tout particulièrement. Ce tome 2 est donc un peu plus personnel que le premier et a la lourde tâche de lancer Axis et d'en mettre les principaux personnages sur les rails, ce qui n'était pas franchement heureux je dois dire mais apparemment nécessaire pour débloquer d'autres situations par la suite.
Bref, Magneto par Cullen Bunn continue sur sa lancée de qualité, le dessin n'est pas excellent mais suffisamment efficace et parlant pour aller droit au but et faire l'essentiel du travail, et le lecteur n'aura pas trop de mal à suivre le périple de son anti-héros tout en espérant qu'un jour prochain il puisse enfin redevenir celui qu'il était auparavant.

vendredi 19 juillet 2019

La V.O. du vendredi n°131 : Magneto tome 1 - Infamous (Marvel - Octobre 2014)


Il était autrefois le pire cauchemar de l'humanité... le mutant ultime, le conquérant, le terroriste. Parfois aussi, le tueur. Mais ce Magneto n'existe plus depuis longtemps. Pendant un temps, il a coopéré avec les X-Men, ainsi qu'avec l'équipe renégate de Cyclope. Mais ce temps-là aussi est passé. Aujourd'hui, il est seul, usé et plus amer que jamais. Mais il a toujours une mission, un but sacré qu'il se fixe et qu'il se force à atteindre, un sens à donner au reste de sa vie. Aujourd'hui, Magneto cherche à libérer l'espèce mutante de tous ceux qui lui font peur, de tous ceux qui lui font mal, qui la terrorisent et l'assassinent dans l'indifférence générale. Ces crimes de haine, racistes, qui rappellent les heures les plus noires de notre Histoire, c'est terminé. A présent, les porteurs de cette haine savent qu'ils ont un ennemi à craindre, qui surgira quand ils s'y attendront le moins pour livrer une justice unique et implacable. Oui, le Magneto des grandes années n'est peut-être plus... mais le nouveau Magneto est peut-être plus redoutable encore, même si affaibli par les années et les épreuves. Il ne s'arrêtera que lorsque sa mission sera terminée... et il est pratiquement certains que ce ne sera jamais le cas, pas tant qu'il restera des raisons de se battre. Le programme Sentinelles, par exemple, qui recrute à présent des sans-abris pour les transformer de force en robots tueurs de mutants sans plus se soucier de leur sort ensuite. Mais aussi des criminels chevronnés comme les Maraudeurs, qui méritent bien plus que d'autres encore de subir un sort pire que la mort. Les Purificateurs sont aussi en bonne place sur le menu, ces extrémistes humains prêts à toutes les bassesses et toutes les horreurs pour tuer ne serait-ce qu'un mutant de plus. Tremblez, vous tous qui avez fait des mutants vos cibles privilégiés... car Magneto vous voit et vous trouvera, où que vous soyez.

Gros coup de cœur pour cette série que je ne lis qu'en VO ! Je ne m'attendais tout simplement pas à ce niveau dans une série secondaire de Marvel, même pas une principale de la gamme X-Men. Cullen Bunn nous offre ici un début en fanfare avec un Magneto totalement réinventé ayant perdu tout sens de la mégalomanie pour faire place à une justice brutale, expéditive et jouissive. Cette violence n'est pas gratuite attention, comme un Punisher mutant Magneto ne vise que ceux qui ont des comptes à rendre envers la communauté des homo-superior. Le texte est très fluide, s'adresse directement à la sensibilité du lecteur, droit dans son esprit, et l'invite à tourner chaque page le plus vite possible pour connaître la fin, s'il doit y en avoir une. Nous verrons vite que ce n'est pas le cas ici et que cette série, complète en quatre tomes à ce jour, réserve encore bien des surprises. Plus habitué aux symbiotes ou surtout à Deadpool, l'auteur nous prouve enfin qu'il est tout à fait capable d'un récit très sérieux et posé, et d'une connaissance pratiquement à toute épreuve d'un des personnages les plus emblématiques de la galerie Marvel. Quant aux dessins, signés par Gabriel Hernandez Walta et Javi Fernandez, c'est assez simple mais ça fait mouche à chaque page, chaque case, avec une efficacité toute éprouvée. Rendez-vous prochainement pour la suite !

vendredi 14 décembre 2018

La V.O. du vendredi n°114 : House of M - Warzones ! (Marvel - Janvier 2016)


Suite à la destruction quasi-complète du multivers, le dieu Fatalis a réussi à recréer une planète Terre alternative à partir de plusieurs versions différentes. Sur ce monde tenant debout tant bien que mal, il existe une parcelle où les événements de House of M se déroulent toujours, n'ayant jamais été arrêtés et connu la Décimation qui a suivi autrefois le Jour M dans la réalité principale. Dans cette nouvelle poche de réalité, Magneto est le souverain tout puissant d'une nation mutante à la pointe de la technologie et en paix malgré les résistances désorganisées de certains héros humains désireux de faire entendre leur voix auprès du monarque, dont on sait qu'il n'apprécie que modérément les homo sapiens d'ordinaire...
Magneto est officiellement en pourparler avec la nation voisine d'Atlantis, dirigée d'une main de fer également par Namor, avec qui il y a déjà eu des affrontements par le passé. C'est le prince Pietro, alias Vif-Argent, qui s'occupe des négociations de paix tandis que son père passe ses journées à tromper l'ennui et à lire ou méditer sur sa vie passée. Une vie qui va bien vite le rattraper quand un nouveau soulèvement menace de gagner la nation, et surtout quand Pietro revient d'Atlantis avec une armée et un Namor plus que jamais déterminé à mettre fin au règne de son rival. Les choses se gâtent même sérieusement quand quelques rebelles humains parviennent à pénétrer au cœur du palais royal et à priver Magneto de ses pouvoirs ! La tentative d'assassinat échoue cependant et est ''reportée'' à plus tard, le temps que Magneto et sa fille Polaris puissent évacuer le palais avec leurs ennemis humains afin d'échapper aux troupes de Namor et de Pietro, qui se désigne déjà comme le nouveau souverain d'une nation qui entend bien étouffer dans la violence les hurlements de désespoir de la communauté humaine. Aidé de ses anciens ennemis et de sa fille, ainsi que de ses petits-enfants portés sur la cause rebelle, Magneto va alors mener une campagne militaire discrète et très rapide, efficacement, afin de regagner le trône et de châtier les révolutionnaires et son traître de fils aîné. S'il reste encore un peu d'espoir pour que le cœur de Magneto puisse entendre les suppliques de ses sujets humains, il reste alors également de l'espoir pour tout le royaume et son avenir immédiat...

C'est ainsi que se déroule et s'achève la série consacrée à House of M dans le méli-mélo des réalités parallèles qu'est Secret Wars, où un Fatalis divin a réussi à préserver ce qu'il a pu des mondes alternatifs avant leur disparition. Dans le monde de Genosha, c'est donc Magneto qui règne en maître sur une population majoritairement mutante et aisée, alors que les humains tentent de se faire entendre et de faire valoir leurs droits, tandis qu'une révolte gronde dans les basfonds et que l'ennemi se masse à la frontière avec une armée et un traître dans les rangs de la Maison M. C'était ma foi fort sympathique de retrouver l'univers de House of M, l'un des meilleurs récits de Marvel dans les années 2000, et de le voir évoluer sous nos yeux dans une sorte de ''what if... ?'' ayant finalement assez peu de conséquences sur le reste du Battleworld de Fatalis. Les artistes auteurs et dessinateurs font de leur mieux pour rendre le tout cohérent mais on sait d'avance que ce n'est clairement pas là que se jouera l'essentiel de Secret Wars. Prenons-le comme un cadeau, un gentil retour aux sources dans un monde qui a sans doute fortement inspiré cet event majeur de ces dernières années. En bonus, vous retrouverez avec plaisir le tout premier chapitre de la série originelle House of M, quand Vengeurs et X-Men doivent statuer sur le sort de la Sorcière Rouge après la catastrophe sans précédent qu'elle a provoqué dans les rangs de ses propres alliés. Une histoire dure et poignante, que je ne vous invite que trop à découvrir ou re-découvrir !

samedi 15 octobre 2016

Deadpool vs. Carnage - Chaîne symbiotique (Panini Comics - Octobre 2016)


Quand le pire meurtrier de masse de l'histoire de l'univers Marvel se retrouve pourchassé par le mercenaire le plus timbré du monde, c'est forcément un duel explosif et haut en couleurs qui se joue ! Deadpool décide de suivre les signes que lui envoie le monde et part sur les traces de Carnage, qui vient de s'évader une nouvelle fois et qui sème des cadavres partout où il passe. A-priori les chances que ces deux personnages emprunts d'une folie gigantesque se croisent sont infimes, et pourtant... comme s'il y avait quelque chose au-dessus d'eux, par delà le simple hasard, qui les pousse et les attire l'un vers l'autre. Carnage, auto-proclamé agent du chaos le plus pur, peut-il se résigner à ce que ses actes lui soient en vérité dictés par une force supérieure ? Et le facteur auto-guérisseur de Deadpool lui suffira-t-il a encaisser les attaques sanglantes et vicieuses du symbiote écarlate ?

Un duel de légendes vivantes de la folie, l'un relativement du ''bon'' côté et l'autre totalement plongé dans l'obscurité du mal à l'état pur. Cullen Bunn, grand expert du personnage de Deadpool, nous livre ici un magnifique hommage à la folie, d'où qu'elle vienne et quel que soit le but qu'elle serve. Ces deux personnages qui selon toutes vraisemblance n'avaient aucune raison de se croiser un jour le font ici pour notre plus grand plaisir sadique, le lecteur appréciera de les voir se massacrer l'un l'autre et assistera à ce jeu sanguinaire du chat et de la souris avec un léger détachement s'il tient à rester sain d'esprit. A ne pas mettre entre toutes les mains, comme tout ce qui est publié généralement dans la collection ''Marvel Dark'', même s'il s'agit d'un récit-clé faisant le pont entre la situation de Carnage après son Complexe de supériorité et ce que l'on voit dans Axis. Pour les fans surtout !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 23 mars 2016

Deadpool - Le retour du Deadpool-vivant (Panini Comics - Mars 2016)


Après avoir réussi à stopper l'invasion de zombies à lui tout seul en se faisant dévorer et en devenant un esprit collectif, Deadpool réapparaît des années plus tard sans aucun souvenir, ou du moins morcelés. Faisant équipe avec Liz, une survivante qui a accepté de le laisser la suivre dans sa mission de sauvetage, le mercenaire apprend alors l'horrible vérité : en devenant un esprit de ruche, il a créé une seconde espèce de zombies, les 'Pool, qui prend l'humanité en tenailles en voulant se reproduire le plus possible à partir des autres zombies. Notre Deadpool, qui semble totalement déconnecté de cette masse dangereuse et proliférante, entreprend alors un long voyage jusqu'à une terre sans 'Pool, un havre de paix précaire pour les humains rescapés, où il découvrira peut-être la solution pour venir à bout de l'armée de ses pairs. Pour le meilleur ou pour le pire, jusqu'au bout, Deadpool restera Deadpool !

Suite improbable de Deadpool – La nuit des morts-vivants, toujours aussi parodique des grandes œuvres du genre zombie et de Walking Dead en tête, ce récit prend place quelques années après le premier, dans un monde partagé en trois et qui a bien changé, ou peut-être pas tant que ça finalement. Cullen Bunn nous montre ici une nouvelle fois sa maîtrise du personnage et de son humour si particulier, en livrant avec Nik Virella une belle histoire d'amitié et de sacrifice, de survivalisme et d'espoir envers et contre tout. Inutile de dire que, comme pour le tome précédent, celui-ci est un passage obligé pour tout fan de Deadpool qui se respecte !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 10 février 2016

Deadpool – Deadpool massacre Deadpool (Panini Comics – Février 2016)


La massacrologie se termine ici avec le dernier arc de la trilogie, Deadpool contre lui-même ! Ou plutôt, celui que l'on appelle désormais Dreadpool contre toutes les autres itérations du personnage à travers le multivers. Le Deadpool de la Terre-616 (notre Terre) est bien vite contacté par les membres survivants du Deadpool Corps, qui ont besoin de son aide pour renverser la vapeur et empêcher Dreadpool et ses nombreux Deadpool partisans de tuer tous les autres. Une question se pose en effet : si Deadpool est à l'origine de ses propres récits et péripéties, le supprimer mettra-t-il fin définitivement au cycle de la continuité ? Ou bien n'est-ce que le début d'une nouvelle histoire à rajouter à la pile ?

Un album hilarant, comme souvent avec ce personnage bien particulier, qui commence fort avec une exécution brillante. Cullen Bunn conclue (normalement) sa trilogie du massacre avec ce dernier arc et nous offre une saisissante vision de Deadpool comme on a peu l'occasion de le lire. Au moment de la sortie de son propre film, en ce jour, cela fait du bien d'avoir ces petites histoires bien dessinées et bien racontées à se mettre sous la dent.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 18 novembre 2015

Deadpool – Deadpool massacre les Classiques (Panini Comics – Novembre 2015)


Après avoir tué la plupart des héros et vilains des multiples univers Marvel, Deadpool prend conscience d'une chose : rien ne sert d'éliminer ces personnages si leurs sources d'inspirations sont toujours quelque part et font travailler les auteurs ! C'est donc avec l'aide d'une technologie de pointe que Deadpool se lance dans une nouvelle croisade : la guerre contre les plus grands Classiques de la littérature, les personnages emblématiques ayant d'une façon ou d'une autre inspiré les héros et vilains Marvel. Dont lui-même, évidemment : s'il vient à disparaître, c'est qu'il aura mené sa mission à bien et qu'enfin les auteurs arrêteront de manipuler les personnages à travers des centaines et centaines d'histoires sans fin. Voici donc l'occasion de rencontrer Don Quichotte, Moby Dick, le capitaine Achab ou le capitaine Némo, Tom Sawyer, mais aussi Sherlock Holmes ou encore Dracula et le Dr. Frankenstein. Avec son lot de blagues liées à la pop-culture comme à son habitude, Deadpool nous entraîne dans une suite de combats paradoxaux mais surtout déjantés, qui décideront du destin de l'ensemble des fictions et de leurs auteurs.

Cullen Bunn au scénario et Matteo Lolli au dessin, une histoire en plusieurs chapitres qui se tient parfaitement et qui nous emporte tour à tour au sein des plus grands récits de fiction classiques, rien à redire la recette prend forcément et le lecteur est hautement satisfait. De l'humour noir et grinçant, des références pop, un Deadpool plus défoncé que jamais, tout va bien dans ce tome ! Second d'une trilogie appelée ''massacrologie'', vivement le troisième dans ces conditions !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !