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mercredi 29 juillet 2020

Lady Death - More Naughty ! (Coffin Comics - Mai 2020)


Nouvel article et comme à chaque dizaine franchie nouvel artbook à vous présenter ! Ici il sera donc question du troisième artbook consacré exclusivement au personnage de Lady Death si cher à Brian Pulido et à son propre éditeur, Coffin Comics ! C’est parti !

Comme vous le montre la couverture, il s’agira avant tout d’en prendre plein les yeux dans une série d’illustrations pleine page mettant en scène Lady Death dans des tenues toujours plus sexy, et surtout avec des poses suggestives et très sensuelles pour ne pas dire carrément des invitations à l’érotisme. La belle sorcière blanche des Enfers est ainsi représentée très souvent en dominatrice, semblant attendre de façon magnanime la venue d’un ou d’une partenaire pour des jeux très adultes.

Alors c’est vrai qu’au bout de trois tomes on commence à avoir l’habitude et l’effet commence à passer, du moins au début. Mais les nombreux artistes qui travaillent sur ces belles images regorgent d’imagination et de détails pour nous plonger en pleins tourments fiévreux. Ici et là des tons plutôt chauds, des couleurs vives ou au contraire glaciales qui n’enlèvent pourtant aucunement le sex-appeal de la belle, loin de là même.

A plusieurs reprises vous retrouverez des images opposées, comme des reflets contraires dans quelque miroir magique : par exemple, Lady Death dans une même posture mais tantôt vêtue et entourée de flammes tantôt de glace, tantôt infernale créature ou bien angélique tentatrice, et le tout simplement en lui changeant un élément de décors et de la tenue qu’elle porte.

On aime ou pas, chacun juge, personnellement je trouve qu’il y a à boire et à manger pour tout le monde et pour tous les goûts ou presque dans cet album, qui serait même un peu plus sage que les précédents par moments si je puis me permettre. Le style cartoonie de Dan Mendoza ne me correspond pas du tout, par exemple, tandis que je suis en admiration devant les œuvres réalisées par Sun Khamunaki, Sabine Rich ou encore Richard Ortiz et Ceci de la Cruz. Bien souvent ce sont les femmes artistes qui trouvent le meilleur moyen d’accrocher le regard des hommes, comme si elles savaient lire nos pensées les plus intimes pour nous livrer les fantasmes les mieux représentés. Par opposition, certains dessinateurs en font trop pour satisfaire une lubie ou un fantasme justement et on sort tout de suite de l’érotisme libertin pour tomber dans le vulgaire digne d’un pseudo-hentai.

Comme de juste, vous retrouverez sur le site de l’éditeur plusieurs de ces illustrations en print de format 11x17 pouces, la norme, parfaits pour des encadrements impeccables. Et je vous invite même à y aller franchement, sur ce site (Coffin Comics Shop ou Lady Death Universe pour les infos utiles), car vous y trouverez également des illustrations d’autres personnages du nouvel univers de Lady Death mais aussi et surtout des versions parfois plus soft de certaines images, ce qui fait tout de suite meilleur genre en société.

Enfin, ne perdons pas de vue que le travail de tous ces artistes et l’existence de ces artbooks, celui-ci n’étant que le dernier en date, ont pour vocation de ramener des sous dans la poche de l’éditeur afin de continuer à produire les aventures de Lady Death en comics puis en albums reliés, en plus des financements participatifs qui cartonnent vraiment autour du personnage et de son créateur. Il est très simple d’y contribuer et de se procurer ce que l’on veut pour un prix modique comparé à d’autres éditeurs qui y mettent pourtant parfois moins de moyens.

Lady Death en surfeuse des Enfers, par Elias Chatzoudis

Alors, Lady Death, plutôt sage ou plus friponne que jamais dans ce troisième effeuillage ? A vous de voir !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 20 décembre 2019

La V.O. du vendredi n°142 : Lady Death - Rules ! tome 2 (Coffin Comics - Novembre 2019)


Nous retrouvons Lady Death alors qu'elle est la proie d'un sortilège de contrôle mental et qu'elle a été réduite à l'esclavage le plus infâme par ses ennemis. Ayant perdu son plus proche allié, son fidèle destrier Vassago, la sorcière blanche n'est plus que l'ombre d'elle-même, perdue au sein de son propre esprit tandis que les plus viles créatures des Enfers tentent de profiter d'elle avant sa mise à mort programmée. Mais évidemment, les choses ne vont pas en rester là et il faudra bien plus qu'un sortilège infernal pour maintenir Lady Death dans cet état ! La terrible maîtresse de la Mort va finir par s'éveiller grâce au soutien d'autres alliés infiltrés dans la cité, et elle va entreprendre de détruire tout ce qui l'a un jour mise à genoux !

Pendant ce temps, sur Terre, la situation est des plus catastrophiques. Une série de catastrophes naturelles frappe durement la planète, causant d'innombrables morts et de très importants dégâts un peu partout à la surface du globe, faisant ainsi penser à certains que la fin du monde est proche. Pour un petit nombre de personnes douées de magie, une seule solution semble envisageable : s'infiltrer en Enfer afin d'en ramener Lady Death, la seule créature assez puissante pour combattre les entités dissimulées derrière ce cataclysme ! Un groupe d'élite se forme alors, rassemblant des personnalités magiques du monde entier, dans le seul but d'ouvrir un portail vers l'au-delà et d'y pénétrer à la recherche de la sorcière blanche. Mais malgré cette alliance improbable, des tensions subsistent toujours et la tâche paraît compromise alors même que rien n'a encore été tenté.

Aux Enfers justement, Lady Death s'investit d'une nouvelle mission : sauver le jeune Jake, l'un des derniers vrais innocents, alors qu'il vient d'être capturé par un nouvel et redoutable ennemi : Herr Reich, le terrible despote qui règne sans partage sur Iron Dominion. Le tyran n'a qu'une idée en tête, utiliser la magie qui coule dans les veines de Jake pour créer une nouvelle race de démons supérieurs afin d'éradiquer la population infernale et de conquérir tous les territoires, et peut-être même se hisser jusqu'à la surface de la Terre si son plan est un succès. Pour l'heure, Reich doit surtout affronter les assauts répétés de Lady Death et de ses alliés Haxan et Hellrider sur ses usines démoniaques, assauts qui mettent en péril l'exécution de sa grande œuvre et retardent l'invasion prévue. Lady Death finit d'ailleurs par mettre un terme à cette folie en parvenant à sauver Jake, désormais infecté par des nanites, et en lui permettant de désactiver les hybrides un peu partout. Reich doit alors faire face à une armée d'innombrables démons, menés par Hellwitch qui est devenue entretemps la dernière membre des Aînées, ces femmes terrifiantes qui dirigent les Enfers.

La horde de Hellwitch n'a désormais qu'un seul objectif : atteindre et détruire Lady Death, et tous ceux qui la soutiennent. Alors que nos héros sont poursuivis par l'armée noire, la sorcière blanche décide de se séparer d'eux et de reprendre sa propre quête solitaire : sauver l'âme de sa mère, dans les griffes des plus abjects assassins que l'on puisse trouver. Ce sauvetage sera bien entendu semé d'embuches et constituera même un véritable piège mortel, mais Lady Death parviendra malgré tout à surmonter chaque affrontement et à libérer Marion, juste à temps pour être rejointe par ses alliés de toujours qui continuent de croire en elle et de se battre pour elle. Il est grand temps à présent de quitter les Enfers, car durant les combats face aux hordes démoniaques Marion a été gravement blessée et infectée. Seule la magie céleste du Paradis pourrait désormais la sauver, à condition que tombe le sombre Obélisque de la Perdition, un puissant artefact contrôlé par les Aînées et qui empêche toute téléportation hors des Enfers.

La grande bataille est donc lancée, les alliés de Lady Death se retrouvent retranchés dans la cité de Dis assiégée par les démons, bien trop nombreux pour tous être combattus. Le bouclier qui protège la cité tombe d'ailleurs bien vite et nos héros, rejoints par le commando venu de la surface, luttent sans relâche contre la horde. Bien des sacrifices seront nécessaires pour parvenir jusqu'à l'Obélisque, et Lady Death perdra encore plusieurs de ses compagnons d'armes avant de pouvoir sauver sa mère en la confiant à War Angel. Marion et l'ange guerrière partagent d'ailleurs un secret, qu'il est temps de révéler à la sorcière blanche que l'on appelait jadis Hope. Un secret qui pourrait bien bouleverser totalement le destin de la maîtresse de la Mort ! L'affrontement final face aux Aînées et face à Hellwitch tourne au désavantage de Lady Death, tiraillée par ses sentiments et incapable de risquer la vie de sa mère pour sauver les autres... quel sera le prix à payer afin de quitter les Enfers ? Quoi qu'il arrive désormais, les choses ont irrémédiablement changé pour la sorcière blanche, qui se retrouve de nouveau isolée et avec sur ses épaules le poids d'un monde à sauver. Sera-t-elle de taille ?

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Il était très attendu, voici le second tome relié des aventures de Lady Death dans le nouvel univers hérité de Chaos! Comics, dirigé par le créateur du personnage lui-même, Brian Pulido, avec des artistes accomplis à ses côtés pour faire revivre la légende ! Les dessins sont vraiment tous magnifiques, rien à redire chaque dessinateur a son propre style mais tous se succèdent en parfaites osmose et harmonie, le style global est très bon et le récit est porté graphiquement par une qualité indéniable.

Vous retrouverez à l'intérieur de ce second tome les chapitres 4 à 7 des nouvelles aventures de Lady Death, c'est-à-dire les mini-séries parues précédemment en singles sous les titres de :
  • Oblivion Kiss (chapitre 4)
  • Merciless Onslaught (chapitre 5)
  • Unholy Ruin (chapitre 6)
  • Apocalyptic Abyss (chapitre 7)

Si certains vous paraissent familiers, c'est normal je les ai déjà chroniqué sur le blog durant les V.O. du vendredi, sans savoir qu'un tome les réunirait au final. Je pense désormais que je vais me contenter d'attendre la parution des tomes reliés de la série et ne plus acheter les chapitres séparés, la lecture en est bien plus agréable et passionnante ainsi. Toutefois, il est à noter que Coffin Comics ne nous rassemble pas les différentes couvertures des chapitres en guise de bonus en fin d'album, ce qui est il faut bien le dire assez dommage. Du reste, la qualité de l'album en lui-même est très bonne, le papier haut de gamme et les couleurs et reliures plutôt bien rendues et travaillées. Merci à toute l'équipe de ce petit éditeur de se donner tant de mal pour notre seul plaisir !

mercredi 27 novembre 2019

Lady Death Masterpieces - The Art of Lady Death tome 1 (Coffin Comics - Août 2019)


Alors là attention mes amis, nous sommes en présence d'un véritable trésor du genre, le premier tome de ce que j'espère de tout cœur être une collection durable sur le personnage de Lady Death et de son univers si riche créé par le génial Brian Pulido !

Ici, vous allez retrouver les plus belles, majestueuses et travaillées de toutes les illustrations de couvertures ou d'artwork représentant toujours Lady Death elle-même. Certaines sont très connues, d'autres plus confidentielles, aucune n'est ouvertement provocatrice comme ce que l'on a pu voir dans les artbooks précédents Naughty et Naughtier, toutes sont absolument magnifiques et mériteraient chacune d'être encadrée ! Tantôt sensuelle, sexy en diable ou aveuglante de détails et de beauté, Lady Death est sans doute la première ravie de ce traitement de faveur à nul autre pareil !

Tous les plus grands noms de la scène indépendante s'y collent et livrent leur version de la belle et mortelle dame blanche dans un vibrant hommage à sa carrière et à toute l'imagerie Metal qu'elle véhicule depuis sa création. Vous retrouverez ainsi des illustrations de :
  • Jay Anacleto
  • Mirka Andolfo
  • Artgerm
  • Jim Balent
  • Eric Basaldua
  • Joe Benitez
  • Jenevieve Broomall
  • Brom
  • Ryan Brown
  • J. Scott Campbell
  • Greg Capullo
  • Elias Chatzoudis
  • Frank Cho
  • Ceci de la Cruz
  • Mike DeBalfo
  • David Finch
  • Bryan Fyffe
  • Ale Garza
  • Paul Green
  • David Harrigan
  • Greg Horn
  • Terry Huddleston
  • Adam Hughes
  • Steven Hughes
  • Sun Khamunaki
  • Mike Krome
  • Bill McKay
  • Dawn McTeigue
  • Dan Mendoza
  • Monte Moore
  • Ulas Mos
  • Marat Mychaels
  • David Nakayama
  • Sanju R. Nivangune
  • Richard Ortiz
  • Paolo Pantalena
  • George Pérez
  • Ivan Reis
  • Sabine Rich
  • Budd Root
  • Nei Ruffino
  • Marc Silvestri
  • Sorah Suhng
  • Billy Tucci
  • Collette Turner
  • Jamie Tyndall
  • Jesse Wichmann
  • Ashley Witter

Et encore beaucoup d'autres noms, pour certains que je ne connaissais même pas de loin mais que j'ai découvert avec un immense plaisir ! Petit regret personnel : pas d'illustration signée Michael Turner... mais il y a laaargement de quoi compenser dans ce magnifique et épais volume de plus de 200 pages, imprimées sur du papier glacé noir de la plus belle qualité et du meilleur effet ! Niveau fabrication on se trouve ici face à ce qui peut se faire de mieux, ce qui peut se rêver de mieux même dans le domaine très exigeant des artbooks, c'est bien simple tout est de bonne facture et même le livre sent bon quand on le sort de son blister !

Cet imposant volume est livré dans une boîte en carton parfaitement à la taille, adaptée et illustrée aux couleurs du personnage vedette, et vous pourrez en extraire le livre depuis un fourreau cartonné glacé proprement splendide qui reprend la couverture choisie. Un bien bel écrin pour une perle de haut rang !

Pour environ 80€ cette merveille limitée à seulement 2 500 exemplaires dans le monde entier peut être à vous, collectionneur dans l'âme et amateur de bad-girls des années '90 ! Je ne possède pas la version ultra collector, mais la version classique me convient et me comble déjà énormément ! La couverture est signée Mike Krome avec des couleurs de Ceci de la Cruz, et la conception graphique globale du volume est l'oeuvre de Mike Flippin, qui je l'espère vivement nous livrera dans les années à venir un autre trésor de ce genre et de cette qualité !

Je termine en vous laissant avec mon illustration préférée, personnellement celle que je trouve la plus aboutie et inspirante, signée bien évidemment par nul autre qu'Artgerm en personne ! C'est bien simple, l'image me plaît tellement que je me la suis même procuré en print grand format à encadrer et à afficher, du plus bel effet !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une excellente lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 24 mai 2019

La V.O. du vendredi n°126 : Hellwitch - Hellbourne (Coffin Comics - Janvier 2019)


L'action se situe juste après les événements de Apocalyptic Abyss. Hellwitch, ayant failli à sa mission qui était d'empêcher par tous les moyens Lady Death de franchir le portail vers les mondes supérieurs, git dans une mare de son propre sang et perd peu à peu conscience. Récupérée in-extremis par ses partisans et adeptes infernaux, le rituel qui restaurera ses pouvoirs et surtout sa vie est sur le point de commencer. Sombrant dans l'inconscience, celle que l'on nomme avec crainte Hellwitch se remémore un temps où tout était différent pour elle comme pour ceux de son espèce...
Un temps où, simple esclave des basses castes des Enfers, elle a gravi un à un les échelons pour devenir une puissante sorcière démoniaque et rivaliser avec les meilleurs démons et Hauts-Nés. Une ascension fulgurante qu'elle doit presque entièrement à son audace, elle qui osa braver l'interdit et se baigner dans le sang sacré réservé à sa reine pour en obtenir d'immenses pouvoirs. Mais la punition en retour ne se fit pas attendre, et bien vite la jeune esclave devint l'objet de nombreuses et perverses convoitises, en tant que gladiatrice dans les arènes populaires. Se faisant alors un nom qu'elle impose comme une redoutable vengeance que ses nombreux partisans scandent à l'unisson : Hellwitch était née. Le récit de sa vie se poursuit jusqu'au jour où, chassée du royaume et une nouvelle fois trahie après avoir connu l'amour véritable, elle brave à nouveau le sort qui s'acharne contre elle et se hisse de ses seules forces hors du puits maudit et fétide où on l'avait jeté, pour prendre la route qui mène tout droit à sa revanche. Massacrant ses ennemis à tour de bras sans faillir, usant de sa magie comme d'une arme véritable autant que de son corps, Hellwitch parvient à détruire celles qui avaient juré sa perte. Devenue un véritable symbole pour tous les Natifs Infernaux, ployant sous le joug des démons et des Hauts-Nés, Hellwitch est alors une force avec laquelle il faut compter, sous peine de le payer très cher.
Et, tandis que dans le présent son corps est enterré loin de tout, au sein d'une tombe anonyme comme toutes les victimes de l'Oubli Éternel, son esprit lui revient soudain et elle s'élève à nouveau hors du gouffre, déterminée à se venger de Lady Death et à ne plus jamais courber l'échine devant qui que ce soit !

Cet épisode se passe donc juste après Apocalyptic Abyss et nous présente les conséquences directes de cet arc au sein des Enfers, privés de dirigeants. Hellwitch devient ici un véritable symbole de la résistance face aux démons et aux terribles Hauts-Nés qui usent et abusent de leur puissance sur le peuple Natif. Elle qui jusque là n'était qu'une nouvelle ennemie dans la liste décidément bien longue de celles de Lady Death connaît enfin sa propre heure de gloire, dans le récit de son sombre et triste passé. Magnifiquement dessiné par Diego Bernard et mis en couleurs par Ceci de la Cruz, sur un scénario bien évidemment signé Brian Pulido (et Mike MacLean) qui renoue avec la grande époque de Chaos! Comics et qui trouve ici une magnifique remplaçante à Purgatori, jusque là la seule capable de tenir tête à la sorcière blanche. Encore une fois c'est une histoire d'esclavage et de rébellion, un véritable cri du cœur pour un personnage que l'on connaissait finalement assez peu et qui reprend sa juste place dans les premiers rangs de son éditeur. Son retour suite à ce récit est d'ores et déjà annoncé à la fin, pour 2020 avec une nouvelle mini-série qui lui sera consacrée, si tout va bien jusque là pour Coffin Comics bien entendu. En attendant, vous pouvez vous régaler de la sublime couverture régulière signée Elias Chatzoudis, ou bien craquer pour une des nombreuses variantes un peu plus osées... le choix vous appartient. Pour ma part, après avoir revu mon jugement sur elle, j'ai décidé d'encourager le succès de Hellwitch et je patiente sagement dans l'attente de son retour...

vendredi 19 avril 2019

La V.O. du vendredi n°125 : Lady Death - Oblivion kiss (Coffin Comics - Avril 2017)


L'impensable s'est produit : Lady Death a été vaincue et ses alliés dispersés à travers les Enfers et le monde des mortels. La sorcière blanche est maintenue dans une transe hypnotique dont elle ne parvient pas à s'affranchir, au cœur de la cité infernale de Siduri où la luxure n'est pas qu'un péché, mais surtout un style de vie. Mais alors que ses nombreux ennemis se disputent déjà le droit de la mettre à mort pour de bon, elle finit par échapper au mirage qu'on lui fait suffire et se réveille pour en découdre avec quiconque aura le malheur de croiser son chemin ! Elle découvre ainsi que son fidèle destrier, Vassago, est décédé après d'ignobles jours de torture et que le garçon qu'elle devait protéger a été envoyé en cadeau à un seigneur Nazi voulant exploiter son pouvoir alchimique à des fins guerrières. Laissant libre court à sa rage et à sa magie, Lady Death décime les hordes de démons envoyés contre elle par ses deux geôliers et parvient jusqu'à eux pour leur faire cracher la vérité et les condamner à l'oubli éternel, non sans les avoir secoué un peu au passage. Désormais rejointe par deux de ses éternels compagnons d'aventure, elle reprend la route au cœur des Enfers jusqu'au domaine de Herr Reich afin de lui soutirer le jeune Jake avant qu'il ne soit trop tard...

… Mais ça c'est une autre histoire, car Oblivion kiss s'arrête ici pour l'instant ! Une histoire plus épaisse que les chapitres ordinaires, plus chère aussi du coup mais c'est bien normal si on en veut toujours davantage. Le format souple est assez classique mais bien exécuté, la reliure ne souffre aucun défaut majeur et les dessins de Dheeraj Verma alliés aux belles couleurs de Sabine Rich font vraiment merveille sur ce scénario original de Brian Pulido bien sûr associé à Mike Maclean. Je suis assez content d'avoir pu trouver ce récit même en version régulière, sachez qu'il existe là encore des tas de couvertures variantes et donc de prix différents et de possibilités pour un collectionneur averti, en tout cas vous en avez clairement pour votre argent ici aussi !
Enfin, sachez que l'histoire se poursuit logiquement dans l'arc intitulé Merciless Onslaught dont je ne dispose pas à l'heure actuelle mais qui doit lui aussi être aisément trouvable sur les sites spécialisés comme celui de Coffin Comics directement ou bien Original Comics qui nous abreuve toujours de belles éditions de qualité. Rendez-vous prochainement pour encore plus de revival Chaos! et de belle bad-girls !

vendredi 12 avril 2019

La V.O. du vendredi n°124 : Lady Death - Apocalyptic Abyss (Coffin Comics - Février/Avril 2019)


Lady Death est finalement parvenue à récupérer et à sauver sa mère, Marion, des griffes de l'infernale Hellwitch et des Anciens de l'Enfer. Mais ces dernières n'entendent pas en rester là et permettre à leur ennemie de toujours de fuir jusque sur Terre. Réfugiés derrière les murs de la cité de Dis, Lady Death et ses alliés résistent autant qu'ils le peuvent à chaque vague de démons lancés par Hellwitch contre eux, inlassablement, comme s'ils étaient d'infinies légions. Tôt ou tard, malgré le bouclier protecteur de la cité, les démons parviendront à franchir le seuil de Dis et à pénétrer au cœur de la ville. Il faut donc trouver au plus vite une solution de repli, d'autant que Marion a été blessée par une lame maudite durant les affrontements. Sauvée par War Angel, Marion révèle à Lady Death qu'elle n'est pas sa véritable mère ! La quête de la sorcière blanche n'est donc toujours pas terminée, mais pour l'heure elle doit tourner toute sa rage et tout son pouvoir destructeur contre les Anciens, qui possèdent le seul artefact permettant de bloquer les voyages entre les mondes. Il faut alors pénétrer dans la forteresse des Anciens et briser le pilier magique qui leur confère ce pouvoir immense, alors même que Hellwitch s'apprête à renverser les dernières défenses qu'on lui oppose ! L'affrontement final entre la sorcière blanche et Hellwitch est déclaré, et une seule pourra en sortir victorieuse et surtout en vie, si on peut appeler cela une vie au cœur des Enfers. Grâce à ses alliés, Lady Death parvient finalement à l'emporter malgré une ruse vicieuse de son ennemie, et les Anciens sont eux aussi défaits tandis que le pilier s'effondre et que nos Chevaliers Infernaux se rendent tous sur Terre à travers le passage désormais ouvert. Marion est quant à elle emportée par War Angel jusqu'aux Cieux, le seul endroit où on pourra la sauver de sa blessure. Mais en chemin, quelque chose d'horrible se déclenche et il semblerait qu'un nouvel et formidable ennemi se dresse sur la route de nos héros, de retour des plus profondes et infernales abysses...

C'est le premier récit que je vous chronique sous format de single issues, comprenez chapitres individuels et non un album complet et relié/broché. J'ai choisi de vous en parler car c'est d'actualité, puisque cette histoire très récente vient à peine de se terminer avec son second et dernier chapitre, chez l'éditeur désormais officiel des aventures de Lady Death, Coffin Comics de Brian Pulido son créateur et auteur de toujours. Le dessin à l'intérieur de ces chapitres est signé Dheeraj Verma, dans un style assez précis et très coloré, mettant surtout en valeur nos personnages principaux, dont évidemment les femmes fatales que nous sommes venus admirer durant leurs combats. Lady Death s'est forgée une nouvelle ennemie mortelle en la personne de Hellwitch, que je ne connaissais pas du tout je dois l'avouer avant cette lecture mais qui semble être la recréation par Pulido du personnage de Purgatori, autrefois chez Chaos! et maintenant chez Dynamite. Cette sorcière cornue à la peau tirant sur le rouge pâle fait donc figure de nouvelle B.F.F. (Best Foe Forever – Meilleure Ennemie pour Toujours) à la place de ma chère déesse-vampire écarlate Purgatori, mais bon c'est normal il est à mon avis délicat de réadapter les personnages d'autrefois sans en avoir les droits officiels, or Brian Pulido n'a pu sauver que sa création principale en fondant sa nouvelle maison d'édition indépendante. Peut-être qu'un jour l'univers de Chaos! sera appelé à revivre, pour l'heure il va falloir nous contenter de ce que l'on nous sert avec brio et maîtrise, même si le scénario en lui-même tend parfois à tirer dans des directions pas très claires. Heureusement l'essentiel dans ce cas de figure c'est bien sûr le dessin, et là on en prend plein les yeux c'est clair ! Merci à Original Comics de faire venir jusqu'à nous ces chapitres, nous serons au rendez-vous pour la prochaine mini-série qui devrait s'annoncer elle aussi assez épique dans son genre !

mercredi 27 mars 2019

Lady Death - Naughtier ! (Coffin Comics - Mai 2018)

Couverture A signée Dawn McTeigue

Voici aujourd'hui le moment de vous présenter un nouvel artbook, un petit cette fois puisque contenant moins d'une cinquantaine de pages, mais en grand format cartonné très luxueux il faut le dire !

Coffin Comics est le nouvel éditeur des aventures de Lady Death, la création de Brian Pulido qui fait partie de la génération des Bad Girls des années '90. Les droits du personnages se sont longtemps perdus entre plusieurs petits éditeurs depuis la fin de l'ère Chaos! Comics, mais son créateur est enfin en mesure de nous présenter de nouveau des illustrations exclusives et des histoires nouvelles sur son personnage fétiche au sein de son propre label, ce qui est une assez belle réussite et une très bonne renaissance !

Ici nous avons donc un album grand format je le disais plus haut, assez fin mais contenant des illustrations de nombreux dessinateurs talentueux de l'industrie indépendante des comics, toutes ayant pour thème la généreuse Lady Death dans des tenues ou des attitudes toujours plus affriolantes. On ne va pas se mentir, ici le but est de se faire plaisir visuellement, et Lady Death a toujours plus ou moins eu cette vocation de bombe sexuelle donc c'est un genre de retour aux sources si on peut dire. Naughtier ! c'est surtout l'occasion de pousser le principe un peu plus loin que dans le précédent artbook, sobrement intitulé Naughty. Mais attention pas de pornographie, pas d'images osées ou ouvertement sexuelles, ici vous ne trouverez que des poses, des attitudes et des tenues et décors créés dans l'unique but de mettre en valeur la belle dame, et retraçant aussi pour les plus curieux une bonne partie de sa carrière en comics. Je ne peux pas vous montrer ces images car il s'agit d'un matériel exclusif et surtout soumis aux droits d'auteur, mais la couverture sublime de Dawn McTeigue pour cette édition (la A, car il existe un second tirage, B, avec une couverture d'Eric Basaldua) vous donne déjà un bon aperçu de ce que vous y trouverez. Limité à seulement 1 000 exemplaires, cet album est un vrai bel hommage au personnage de Lady Death et tout fan se doit de l'avoir dans sa collection !

En vrac vous trouverez donc des dessins des artistes suivants : Dawn McTeigue, Eric Basaldua, Nei Ruffino, Sabine Rich, Marc Silvestri, Mike DeBalfo, David Harrigan, Monte Moore, Richard Ortiz, et d'autres encore, tous issus d'éditeurs indépendants spécialistes du genre et de ce type de travail. Vous avez ainsi pu en voir certains chez Zenescope ou même Rothic, et ils ont tous un style bien particulier qui sera aisément reconnaissable à l’œil d'un expert.

Voilà, j'espère vous avoir donné envie de vous plonger à corps perdu dans cet artbook, si vous ne le possédez pas vous pouvez toujours tenter de chercher des images sur Google avec le nom des artistes et vous ne devriez pas être déçus !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 7 juillet 2017

La V.O. du vendredi n°79 : Lady Death rules ! tome 1 (Coffin Comics - Juin 2017)


La légende est de retour... Lady Death revient enfin à la vie, ou ce que l'on peut appeler une vie au cœur des Enfers. Après 20 ans de longue absence, la voici finalement de retour dans la dimension infernale, dotée d'une nouvelle arme capable d'apporter la mort à toute créature malfaisante qui rencontre son chemin. Pendant 20 ans, elle a dormi d'un profond sommeil... pendant 20 ans, elle a vécu des aventures qui n'étaient qu'illusions, des rêves maudits... et aujourd'hui, elle réclame vengeance pour toutes ces années de sa vie dont on l'a privé ! Vengeance contre ceux qui ont jadis orchestré sa chute, vengeance contre ceux qui de nos jours se complaisent dans un bain de sang d'innocents qui n'en finit pas, vengeance contre les démons qui ont voulu la faire disparaître et la plonger dans une vie illusoire. Lady Death est bel et bien de retour, et elle compte faire chèrement payer à ses ennemis l'erreur de l'avoir laissé en vie ! Pour commencer elle va monter deux camps opposés l'un contre l'autre pour provoquer une guerre fratricide entre démons et natifs de l'Enfer, ce afin de faire sortir de son repaire le véritable coupable, le maléfique sorcier Séance, dont on dit que les pouvoirs rivalisent avec ceux de la sorcière blanche elle-même. Une occasion en or pour elle de tester cette réputation et sa nouvelle arme ! Puis, allant au secours d'une âme innocente avant qu'elle ne soit dévorée par l'Enfer, Lady Death va tenter de s'échapper par le Portail d'Hadès, afin de regagner la Terre. Mais il s'agit en réalité d'un nouveau piège et elle y perdra un allié précieux, tout en se faisant une nouvelle ennemie acharnée qui ne risque pas de l'oublier de sitôt. Et pendant ce temps sur Terre justement, les esprits et loa s'inquiètent du retour d'une ancienne trinité de puissances magiques aux pouvoirs démesurés, qui risque de plonger le monde dans le chaos absolu. Lady Death pourrait peut-être y mettre un terme... ou bien les forces supérieures devront-elles faire appel à une nouvelle combattante ?

Qu'on se le dise, Lady Death est bien enfin de retour telle que la voulait son créateur, Brian Pulido, sous son tout nouveau label Coffin Comics. Ce premier album relié rassemble les premiers chapitres de la nouvelle série Lady Death ainsi qu'un mot de l'auteur pour faire le point sur la carrière de son personnage fétiche et sur le financement participatif sans lequel tout cela n'aurait pu voir le jour. Disponible soit en reliure souple soit en cartonnée dure, ce premier tome rappelle le bon vieux temps des jours de Chaos! Comics, et la seule chose que l'on peut regretter c'est de ne pas pouvoir retrouver l'ensemble des personnages de l'époque, puisqu'ils sont dispersés entre plusieurs éditeurs de nos jours. Mais au moins nous avons la chance de pouvoir lire à nouveau les aventures de Lady Death, comme si ces 20 dernières années d'errances éditoriales n'avaient été qu'un mauvais rêve, dont le personnage se relève enfin et s'apprête à faire table rase, pour notre plus grand plaisir. Une série à suivre donc et à surveiller attentivement, car il faudra peut-être de nouveau l'aide du lectorat fidèle de la sorcière blanche pour la maintenir à ce niveau de qualité d'édition, très respectable d'ailleurs.

vendredi 28 octobre 2016

La V.O. du vendredi n°43 : Lady Demon 1 à 3 (Chaos! Comics - 2000)


Émanation de Lady Death, concubine de Lucifer lui-même... celle que l'on appelle avec crainte Lady Demon cherche par tous les moyens à échapper à l'Enfer et à trouver une façon de pénétrer dans notre monde pour profiter d'une liberté absolue loin de son seigneur. Et justement, il apparaît qu'une jeune femme du nom de Cheryl Montessori correspond plutôt à ses attentes. Prenant possession de la pauvre femme, Lady Demon s'attendait à pouvoir mener une vie de luxure et de complète liberté... jusqu'à ce qu'elle découvre que Cheryl a un passé assez trouble et qu'elle est poursuivie par les forces spéciales d'une organisation para-gouvernementale ainsi que par plusieurs gangs de malfrats qui veulent sa mort. Autre surprise de taille, malgré tous ses pouvoirs et toutes ses capacités surnaturelles, Lady Demon demeure mortelle dans notre monde. Un handicap qui risque fort de l'incommoder et de contrarier ses projets, surtout quand Cheryl se met à combattre cette possession avec toute la force de sa volonté, loin d'être anodine. Piégée et sans aucun allié de confiance, Lady Demon va devoir faire face et les sortir toutes les deux de ce pétrin si elle veut survivre et mener son plan jusqu'au bout, car la liberté s'acquiert avec beaucoup d'efforts et de souffrances !

Une toute petite série, seulement trois numéros, qui a l'avantage d'entrer directement dans le vif du sujet et qui nous expose et explique plutôt bien les capacités et pouvoirs de ce personnage méconnu de beaucoup. Lady Demon est un fragment de la personnalité démoniaque de Lady Death, et elle mène sa propre existence avec comme but principal de goûter à la liberté la plus totale. Avec son lot de sexe et de cadavres, bien entendu. Un personnage que l'on retrouvera sous peu chez Dynamite elle aussi, à l'instar de Purgatori et des autres personnages majeurs de chez Chaos! Comics, Lady Death à part. Ces quelques trois épisodes sont encore assez facilement trouvables sous différentes versions, pas forcément que les collectors. Les couvertures que vous voyez ici sont celles des versions que j'ai réussi à retrouver pour ma part, mais il en existe plusieurs autres moins rares ou moins coûteuses surtout !

samedi 28 février 2015

Lady Death tome 1 (French Eyes - Août 2013)


Petite pause dans les sorties cette semaine, je n'ai rien d'actuel à me mettre sous la dent, du coup ai-je décidé de piocher dans mes réserves inépuisables de lecture en retard. Et j'ai eu envie de vous parler des bad-girls. Phénomène de mode, de société ou de génération, appelez ça comme vous voulez, l'idée germe et se développe durant les années '90, notre enfance bénie, terreau on ne peut plus fertile de l'imaginaire débridé qui casse tout. Dans le monde de l'industrie des comics, de nouveaux courants de pensée voient le jour, de nouveaux éditeurs apparaissent pour grignoter le marché entre les deux géants, et le succès sourit aux personnages qui sortent du lot, qui sont classés comme atypiques et brisant un peu tous les genres et les codes de l'époque, qui n'obéissent qu'à leur propre loi et mènent leur vie selon leur credo bien à eux, loin des motivations héroïques et morales classiques. Chez DC, cette vague underground va donner le Mec-Plus-Ultra, l'inégalable Lobo. Chez Marvel, nous allons voir les mutants exploser les scores de popularité sous le crayon de Jim Lee, qui ensuite rejoindra McFarlane et consort pour fonder Image Comics et plus particulièrement le label Wildstorm en ce qui le concerne, avec des séries comme WildC.A.T.S. au style très reconnaissable.
Globalement l'idée de base de cette décennie c'est l'indépendance, s'affranchir de tout ce qui se faisait auparavant et des dogmes en vigueur, mener sa barque comme bon le semble et ne rester fidèle qu'à soi-même. Et quelle partie de la société a bien besoin de gagner son indépendance et de la défendre farouchement, dans la vie comme dans les comics ? Les femmes, les héroïnes, toujours dans l'ombre de ces messieurs si musclés et si intelligents. Les années '90 voient les femmes conquérir les premières places dans les classements de popularité, parfois même se tailler la part du lion en ce qui concerne les ventes chaque mois (le succès de Darkchylde de Randy Queen, parvenant dès ses premiers numéros à dépasser les ventes de Batman ou Spider-Man, fait office de référence). Le public réclame des héroïnes fortes et volontaires, libres, indépendantes, en remontrant aux hommes, dans des histoires mouvementées et palpitantes et bien sûr sensuelles. Finie la gentille fille restant dans son coin, finie la super-héroïne servant le plus souvent de renfort ou de soutien, maintenant les filles plongent au cœur de l'action et ne se laissent plus détrôner. Le public veut des bad-girls !

Et l'industrie en perpétuelle évolution qu'est l'édition de comics va lui en fournir une chiée, de ces bad-girls. En veux-tu en voilà, partout chez tout le monde, des plus gros éditeurs aux plus petits, et même surtout chez les plus petits, bien placés puisque classés Indépendants dans le milieu. Héroïnes de lumière comme de l'ombre, méchantes charismatiques et sexy, amoureuses passionnées ou intellectuelles de génie.

Lady Death se charge d'essuyer les plâtres en la matière, dès sa création en 1991 pour Eternity Comics, qui la cédera très vite à Chaos ! Comics dès 1993 qui couvrira le plus gros de sa carrière et de son succès. Héroïne autant que méchante, personnage au passé tragique ayant repris sa vie en mains après sa mort et menant le monde souterrain d'une poigne de fer, terrassant ses ennemis sans pitié, asseyant son pouvoir sur le trône infernal, usant de magie noire autant que de charmes féminins, toujours pour défendre sa cause et parvenir à retrouver l'objet de sa quête, sa mère brutalement arrachée à son affection. Inutile de chercher à résumer ou présenter davantage le passé du personnage, sachez en substance qu'il s'agit d'une humaine prénommée Hope de sa Suède médiévale, flouée lors d'un pacte démoniaque pour sauver l'âme de sa mère condamnée pour sorcellerie, devenue une déesse de la mort et nouvelle souveraine du Monde Souterrain, les Enfers, après en avoir arraché le trône à Lucifer en personne au terme d'une guerre impitoyable, et condamnée par la malédiction de ce dernier à ne plus jamais pouvoir retrouver le monde des mortels.
Le quotidien de Lady Death est fait de rage, de sang, de passion et de magie noire. Elle fait partie de ces personnages que l'on classe sous le qualificatif de ''borderline'', comprenez en cela qu'elle est toujours sur le fil du rasoir moral et qu'elle peut basculer d'un côté ou de l'autre sans prévenir, par ses actions autant que par ses réflexions. Elle n'appartient ni au Bien ni au Mal, elle est un peu des deux à la fois et s'affranchit de ces schémas classiques de forces en opposition. Il n'y a pour elle que deux camps distincts : le sien, et les autres. Quoi qu'elle fasse, elle le fait toujours en accord avec elle-même et ses propres valeurs et désirs, et toujours dans le but de parvenir à retrouver sa mère un beau jour.
Évidemment, elle a quand même des ennemis, des opposants qui voudraient lui ravir le trône des Enfers, donc une certaine idée de la dichotomie existe bel et bien. Lady Demon, Purgatori, la Reine Death... autant d'adversaires que de buts personnels à atteindre et d'histoires différentes.

Si je prends le temps de vous parler de tout cela, c'est qu'il est nécessaire de bien comprendre le personnage avant d'aborder sa parution en France, assez chaotique (blague inside). En V.O. on compte pas moins de quatre éditeurs s'étant refilés le bébé : Eternity Comics (1991-1993), Chaos ! Comics (1993-2002), CrossGen Comics (2003-2004) et enfin Avatar Press jusqu'à nos jours. Beaucoup des meilleures histoires du personnage sont celles des années '90 de Chaos !, et Avatar se content de publier du nouveau matériel et de nouvelles séries maintenant l'intérêt dans le cœur des fans de l'époque mais ne parvenant pas réellement à accrocher un nouveau public. Les séries vivotent dans leur coin, tranquillement, suivies fidèlement par une minorité.
En France, deux parutions notables : Medieval Lady Death, un unique tome chez Milady (Bragelonne) en 2010 et reprenant le début d'une série datant de 2005 en V.O. chez Avatar. Le succès n'est pas au rendez-vous et Milady s'arrêtera là, les tomes suivants ne paraîtront donc jamais. Les droits de publication passent alors entre les mains de French Eyes, filiale de Summer Média (Dr. Who, Hellraiser, True Blood, River Dream, Zombies Tales, Dracula la comparnie des monstres) qui sort en Août 2013 un premier tome couvrant le début de la nouvelle série datée de 2010 toujours chez Avatar, offrant un nouvel âge pour l'héroïne et son univers, une ère de renouveau où tous les codes sont chamboulés. Nous sommes en 2015 et il n'est toujours pas question apparemment d'une sortie d'un éventuel ''tome 2'', donc je crois qu'on peut se dire qu'on l'a dans l'os à nouveau et qu'il faudra attendre un autre éditeur courageux. Il est vrai que Lady Death est, à l'instar de beaucoup de ses sœurs, ce que l'on appelle une série de niche, s'adressant à un public très restreint de lecteurs et n'arrivant pratiquement jamais à sortir de son cadre pour en toucher de nouveaux. En France la niche n'est visiblement pas assez importante pour faire durer une parution en librairie sur le long terme, donc si vous êtes intéressés il vous faudra vous tourner vers la V.O. … car il y avait jusqu'à récemment encore une initiative de l'éditeur Lyonnais Lugdunum Presse sur Mymajorcompany de créer un magazine en kiosque pour publier régulièrement du Lady Death en V.F.. Malheureusement, le projet lancé le 26 Janvier dernier a capoté et a été annulé le 16 Février, n'ayant pas du tout atteint l'objectif escompté et n'ayant trouvé que très peu de contributeurs, justement sans doute en raison de cette niche très étroite de lecteurs en France.

Pour en finir et revenir à ce tome précis chez French Eyes, qui est mon sujet principal mine de rien : Lady Death a été vaincue et détrônée par celle qui se fait appeler Queen Death, et fut bannie dans le monde mortel privée de ses souvenirs, de ses pouvoirs et de son identité. Tandis qu'au sein des Enfers la révolte gronde contre le nouveau régime teinté de folie aveugle, celle que l'on nomme désormais Illadra la voleuse va entreprendre un péril tout autour du monde afin de retrouver les morceaux épars de sa conscience et de son passé, pour redevenir celle qu'elle était et peut-être réussir à reprendre les rênes de son royaume infernal avant qu'il ne soit trop tard et que l'ensemble des mondes ne connaisse une Apocalypse prématurée.

Un peu Tsubasa RESERVoir CHRoNiCLE sur les bords me direz-vous, et vous auriez diablement raison car les parallèles sont assez nombreux et flagrants tant les concepts des deux univers se ressemblent. Cependant là ce n'est ni mignon ni gentillet, c'est sanglant et corrosif, pas tout à fait pour lecteurs avertis mais plutôt pour lecteurs initiés, dirons-nous. Vu que de toute manière il n'y a qu'eux qui achètent...
Un premier tome peut-être mal rythmé par moments, pas chapitré (pas bien !) mais plutôt bien dessiné et raconté, et surtout très bien édité par French Eyes, on est loin du papier de mauvaise qualité (et mauvaise odeur) de Dracula la compagnie des monstres dont je vous ai déjà parlé il y a quelque mois. La traduction est bonne, souffrant cependant de deux ou trois coquilles malvenues ou erreurs de mise en page, mais rien de grave ni de fondamentalement dérangeant pour la lecture. On en retrouve aussi chez Urban, alors bon. L'histoire se lit vite, se suit bien, le dessin est bon, les couleurs sont belles, le plaisir et le confort de lecture sont au rendez-vous, bref donnez sa chance à ce tome 1 qui, peut-être dans un avenir pas trop lointain espérons-le, pourrait avoir des petits frères qui nous offriraient enfin la fin de cette série en 29 numéros (et donc 6 ou 7 en V.F. dans ce tome). Ayez pitié, French Eyes, la fin de ce premier tome nous laisse vraiment sur une action décisive et sur notre faim !

La prochaine fois nous parlerons d'une autre bad-girl avec une très longue carrière derrière elle et une parution tout aussi spéciale en France, alors préparez-vous à être frustrés. C'est comme ça quand on veut suivre ces dames par chez nous !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !