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vendredi 28 octobre 2016

La V.O. du vendredi n°43 : Lady Demon 1 à 3 (Chaos! Comics - 2000)


Émanation de Lady Death, concubine de Lucifer lui-même... celle que l'on appelle avec crainte Lady Demon cherche par tous les moyens à échapper à l'Enfer et à trouver une façon de pénétrer dans notre monde pour profiter d'une liberté absolue loin de son seigneur. Et justement, il apparaît qu'une jeune femme du nom de Cheryl Montessori correspond plutôt à ses attentes. Prenant possession de la pauvre femme, Lady Demon s'attendait à pouvoir mener une vie de luxure et de complète liberté... jusqu'à ce qu'elle découvre que Cheryl a un passé assez trouble et qu'elle est poursuivie par les forces spéciales d'une organisation para-gouvernementale ainsi que par plusieurs gangs de malfrats qui veulent sa mort. Autre surprise de taille, malgré tous ses pouvoirs et toutes ses capacités surnaturelles, Lady Demon demeure mortelle dans notre monde. Un handicap qui risque fort de l'incommoder et de contrarier ses projets, surtout quand Cheryl se met à combattre cette possession avec toute la force de sa volonté, loin d'être anodine. Piégée et sans aucun allié de confiance, Lady Demon va devoir faire face et les sortir toutes les deux de ce pétrin si elle veut survivre et mener son plan jusqu'au bout, car la liberté s'acquiert avec beaucoup d'efforts et de souffrances !

Une toute petite série, seulement trois numéros, qui a l'avantage d'entrer directement dans le vif du sujet et qui nous expose et explique plutôt bien les capacités et pouvoirs de ce personnage méconnu de beaucoup. Lady Demon est un fragment de la personnalité démoniaque de Lady Death, et elle mène sa propre existence avec comme but principal de goûter à la liberté la plus totale. Avec son lot de sexe et de cadavres, bien entendu. Un personnage que l'on retrouvera sous peu chez Dynamite elle aussi, à l'instar de Purgatori et des autres personnages majeurs de chez Chaos! Comics, Lady Death à part. Ces quelques trois épisodes sont encore assez facilement trouvables sous différentes versions, pas forcément que les collectors. Les couvertures que vous voyez ici sont celles des versions que j'ai réussi à retrouver pour ma part, mais il en existe plusieurs autres moins rares ou moins coûteuses surtout !

samedi 12 décembre 2015

Kuzco, l'empereur mégalo (Mark Dindal – Walt Disney Pictures - 2000)


L'anomalie du début du millénaire pour certain, un coup de génie pour d'autres, une énorme tranche de rigolade pour tous. C'est ce Disney nouveau genre qui fête ses 15 ans et qui a décoché un grand coup de pied dans la fourmilière artistique de l'époque avec son humour décapant et son animation soignée.

Quand Kuzco, jeune empereur insupportablement imbu de lui-même et auto-satisfait, se retrouve transformé en lama suite à une manigance d'Yzma, sa grande conseillère, c'est l'occasion pour lui d'apprendre ce que sont l'humilité, la confiance et la gentillesse désintéressée au cours d'un long et dangereux voyage pour reconquérir son trône perdu. Avec l'aide de Pacha, un humble éleveur de lamas que Kuzco a condamné à la ruine par un caprice, il devra se montrer plus malin qu'Yzma et son bras droit Kronk et déjouer leur complot avant qu'il ne soit trop tard et que tout ne monde ne l'ai oublié. Mais il faudra bien plus de courage et d'abnégation pour changer sa personnalité que pour changer son apparence !

Un humour absurde, qui brise avec plaisir le quatrième mur et les codes du genre narratif, ainsi que des personnages hauts en couleurs et en personnalités, et vous obtenez ce Disney loufoque et pas désagréable du tout, qui déclenchera l'hilarité générale quoi qu'il arrive et vous surprendra toujours autant après plusieurs visionnages ! Alors, pour les fêtes, que vous soyez petits ou grands, que vous l'ayez déjà vu ou non, l'Alpha et l'Omega des Incas vous attend !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 19 août 2015

Dinosaure (Walt Disney Pictures – 2000)


Bientôt 15 ans après sa sortie, je me suis dis que c'était le moment où jamais de parler de ce film d'animation Disney, réalisé par Ralph Zondag et Eric Leighton, sorti en l'an 2000 comme le gros événement de l'année pour les studios.

Il y a soixante-cinq millions d'années, la Terre était peuplée de ces majestueuses créatures qu'étaient les dinosaures. Lorsqu'ils foulaient encore le sol de la planète, un petit œuf d'Iguanodon se retrouve séparé du reste de sa couvée et finit par atterrir sur une île isolée et peuplées de lémuriens, ces petits mammifères semblables à des singes. Aladar éclot et grandit entouré de ces amis à fourrure, jusqu'au jour où une météorite transperce les cieux et vient s'écraser sur Terre, déclenchant un énorme cataclysme qui balaie totalement l'île ainsi que le reste du paysage. Survivant de justesse, Aladar n'a plus d'autre choix désormais que de partir au loin en quête d'une nouvelle terre d'adoption, accompagné par les trois survivants de la catastrophe, sa famille adoptive. Ensemble, ils vont rejoindre une horde de dinosaures en partance pour un paradis lointain qui pourrait tous les accueillir et les nourrir, s'il existe encore. Mais ces herbivores tenaces ne sont pas les seuls exilés à se déplacer... derrière eux, au loin, deux redoutables prédateurs attendent leur prochain repas avec impatience. Aladar devra aussi apprendre à vivre avec ses semblables, et particulièrement la belle Neera, femelle Iguanodon, et sœur du brutal Kron, meneur impitoyable de la horde.

Ce film constitue le premier long métrage d'animation à mélanger des images de synthèse (les personnages) à des décors en prises de vue réelles ! Une véritable prouesse à l'époque, pionnière d'un tas de nouvelles idées et techniques de réalisation qui fleuriront au cours de la décennie. Rien que pour ça, il mérite une place de choix dans votre collection, même s'il n'est pas forcément très original.
En effet, l'histoire rappelle étrangement un film d'animation de Dreamworks sorti moins de 10 ans auparavant... mais si, vous savez, ''Petit Pied''... eh oui, le scénario de Dinosaure reprend presque parfaitement celui du Petit Dinosaure si cher au cœur de ceux de cette génération. Qui l'aurait pensé ?

En quelques mots donc pour résumer : film peu original dans son histoire mais terriblement novateur dans sa technique... ça ne vous rappelle pas un film sorti à la toute fin des années 2000, lui aussi véritable explosion de savoir-faire technique mais très peu original ? Avatar, de James Cameron, qui viendra révolutionner totalement la 3-D au cinéma et la synthèse, mais semblable à une chiée d'autres récits cinématographiques (notamment un certain Disney sur les Amérindiens). Comme quoi, y'a pas de hasard !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 1 octobre 2014

Vampire Hunter D - Bloodlust (Yoshiaki Kawajiri - Mad House - 2000)



Pour démarrer cette spéciale Halloween sur le thème des vampires, je vous propose d'ouvrir avec un film d'animation américano-japonais des studios Mad House, assez reconnus dans leur domaine, sorti en 2000 et adapté des aventures du célèbre chasseur de vampires, D.
Dans un monde post-apocalyptique, sur lequel ont jadis régné les vampires en maîtres absolus de l'humanité, au sein d'immenses forteresses et de complexes spatiaux aujourd'hui désaffectés, les choses ont fortement changé depuis le grand cataclysme. Les hommes vivent de nouveau comme à l'âge du Far West, les restes de technologies sont considérés comme des reliques plus ou moins sacrées et surtout les vampires et autres monstres sont pourchassés sans relâche par des Hunters, des experts de la traque et de la destruction de créatures surnaturelles, faisant payer leurs services un maximum. D est considéré comme le meilleur de tous les chasseurs de vampires existants, et pour cause car c'est un hybride humain/vampire, un enfant interdit, un Dhampire, fruit de l'union du légendaire Roi des Vampires avec une simple mortelle. Traversant le monde à la recherche de son passé, de son identité et du secret de ses origines, combattant un ennemi restant perpétuellement dans l'ombre, D se trouve parfois en mesure d'aider les populations à vaincre les monstres qui les oppressent encore.
C'est dans ce contexte que notre histoire commence, lorsqu'une jeune femme du nom de Charlotte Elbourne est enlevée de nuit par un vampire des plus puissants encore en vie, Meier Link, dont on dit qu'il déteste profondément l'humanité. D est chargé par la famille de Charlotte de la retrouver coûte que coûte et de la ramener vivante auprès de son père, sauf si Meier l'a mordu : dans ce cas, D devra la tuer et rapporter une preuve du succès de sa mission. Pour encourager l'efficacité des recherches, la famille Elbourne mandate également les célèbres Markus Brothers, une bande de chasseurs brutaux mais aux résultats excellents, qui entendent bien être les premiers à sauter sur le pactole et à massacrer du vampire. A travers tout le pays et la lande désolée la traque commence, il faut parvenir à récupérer Charlotte à temps avant que Meier ne décide de la tuer ou pire, de la transformer à son image. Pourtant, le cruel vampire semble bien attentionné et sensible avec la jeune femme, comme s'ils partageaient tous deux un lourd secret, un passé inavouable. Aidés dans leur fuite par une mystérieuse bienfaitrice qui les accueille dans son château, Charlotte et Meier vont vite s'apercevoir qu'ils sont eux aussi les pions d'une machination bien plus complexe qu'il n'y paraît, et que leur amour interdit risque de causer leur perte et celle de toute l'humanité en provoquant le retour d'une créature infernale, jadis bannie par le Roi des Vampires en personne pour ses méfaits. Une personne qui semble aussi connaître une partie du passé de D, ou du moins en savoir assez pour redouter que le Dhampire n'apprenne un jour la vérité sur sa propre nature. Le combat sera rude et intense, des sacrifices seront nécessaires, et par-dessus tout la vengeance sera de mise, la vengeance pour la mort d'un amour sincère, pour une société qui refuse cette union, pour un monde qui ne se comprend pas lui-même.

C'est un film vraiment magnifique, aux animations extrêmement détaillées et fluides, une vraie merveille du genre. Quand on voit certaines productions actuelles, on se demande ce qui a bien pu se passer pour en arriver à un rendu si pauvre alors qu'il y a presque 15 ans Mad House pouvait pondre un chef-d'oeuvre absolu de technique. Les textures sont merveilleusement retranscrites à l'image, les couleurs également, les décors sont tous plus somptueux les uns que les autres, témoins d'un passé d'une richesse phénoménale et d'un monde superbement développé. La musique, signée Marco D'Ambrosio, vous transportera dans un océan de sensations et de sentiments, allant de la colère à la tristesse, du bonheur à la peine et à la douleur, et même vous fera aimer les personnages, quels qu'ils soient. ''Sublime'' serait le mot idéal pour décrire ce film, mais en vérité il faut bien plus d'un seul mot pour arriver à lui rendre justice. Le meilleur conseil que je puisse vous donner c'est de tout faire pour réussir à le voir, rien qu'une fois, si vous aimez les belles histoires d'amour tragiques et les mythes vampiriques victoriens. En France le film est disponible grâce à TF1 Vidéo il me semble, mais pour ma part je préfère largement la version américaine car les voix sont juste magnifiques à entendre, les mots harmonieux et les dialogues si poignants et maîtrisés ! Si vous le pouvez, regardez-le en VOSTFR (version américaine toujours), ça vaut franchement le coup. Et vous verserez peut-être comme moi plus d'une larme à la fin, d'une poésie magistrale qui achèvera même les plus durs d'entre vous. Une beauté, une perle.

Un petit mot pour finir sur le manga, car oui Vampire Hunter D c'est aussi et surtout un manga, scénarisé par Hideyuki Kikuchi et dessiné par Saiko Takaki, disponible chez Kazé par chez nous si vous êtes curieux de découvrir d'autres aventures de D, poursuivant sa quête d'identité. Le tome 3 du manga correspond au film Bloodlust justement (tandis que le tome 1 correspond au tout premier film-animé daté de 1985, que je ne vous conseille pas du tout en VF), mais avec une histoire légèrement différente bien que toute aussi triste. A vous de voir !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !