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mercredi 27 mars 2019

Lady Death - Naughtier ! (Coffin Comics - Mai 2018)

Couverture A signée Dawn McTeigue

Voici aujourd'hui le moment de vous présenter un nouvel artbook, un petit cette fois puisque contenant moins d'une cinquantaine de pages, mais en grand format cartonné très luxueux il faut le dire !

Coffin Comics est le nouvel éditeur des aventures de Lady Death, la création de Brian Pulido qui fait partie de la génération des Bad Girls des années '90. Les droits du personnages se sont longtemps perdus entre plusieurs petits éditeurs depuis la fin de l'ère Chaos! Comics, mais son créateur est enfin en mesure de nous présenter de nouveau des illustrations exclusives et des histoires nouvelles sur son personnage fétiche au sein de son propre label, ce qui est une assez belle réussite et une très bonne renaissance !

Ici nous avons donc un album grand format je le disais plus haut, assez fin mais contenant des illustrations de nombreux dessinateurs talentueux de l'industrie indépendante des comics, toutes ayant pour thème la généreuse Lady Death dans des tenues ou des attitudes toujours plus affriolantes. On ne va pas se mentir, ici le but est de se faire plaisir visuellement, et Lady Death a toujours plus ou moins eu cette vocation de bombe sexuelle donc c'est un genre de retour aux sources si on peut dire. Naughtier ! c'est surtout l'occasion de pousser le principe un peu plus loin que dans le précédent artbook, sobrement intitulé Naughty. Mais attention pas de pornographie, pas d'images osées ou ouvertement sexuelles, ici vous ne trouverez que des poses, des attitudes et des tenues et décors créés dans l'unique but de mettre en valeur la belle dame, et retraçant aussi pour les plus curieux une bonne partie de sa carrière en comics. Je ne peux pas vous montrer ces images car il s'agit d'un matériel exclusif et surtout soumis aux droits d'auteur, mais la couverture sublime de Dawn McTeigue pour cette édition (la A, car il existe un second tirage, B, avec une couverture d'Eric Basaldua) vous donne déjà un bon aperçu de ce que vous y trouverez. Limité à seulement 1 000 exemplaires, cet album est un vrai bel hommage au personnage de Lady Death et tout fan se doit de l'avoir dans sa collection !

En vrac vous trouverez donc des dessins des artistes suivants : Dawn McTeigue, Eric Basaldua, Nei Ruffino, Sabine Rich, Marc Silvestri, Mike DeBalfo, David Harrigan, Monte Moore, Richard Ortiz, et d'autres encore, tous issus d'éditeurs indépendants spécialistes du genre et de ce type de travail. Vous avez ainsi pu en voir certains chez Zenescope ou même Rothic, et ils ont tous un style bien particulier qui sera aisément reconnaissable à l’œil d'un expert.

Voilà, j'espère vous avoir donné envie de vous plonger à corps perdu dans cet artbook, si vous ne le possédez pas vous pouvez toujours tenter de chercher des images sur Google avec le nom des artistes et vous ne devriez pas être déçus !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 12 juin 2018

Wonderland tome 1 - Retour au Pays des Merveilles (Graph Zeppelin - Février 2018)

Couverture limitée exclusive Original Comics

Tout le monde connaît l'histoire d'Alice, la petite fille qui s'est un jour perdue dans le monde du Pays des Merveilles. Par deux fois, la jeune fille a su plonger au cœur de la folie et en ressortir. Mais cela n'aura pas été sans séquelles pour elle... de nos jours, Alice est une femme à l'esprit dérangé, presque absente de son propre corps. Mère de deux enfants et épouse d'un mari infidèle, Alice passe ses journées perdue dans sa folie solitaire, avec pour seul compagnon un lapin blanc qui semble lui faire un effet thérapeutique. Tandis que Johnny, le plus jeune des deux enfants d'Alice, vit sa vie avec ses propres problèmes à gérer et ses propres secrets, sa grande sœur Calie est une adolescente Américaine typique, avec un gros problème de personnalité et une perte certaine de ses repères dans la sphère sociale. Disons que Calie a très mal vécu d'assister impuissante au suicide raté de sa mère quand elle avait 13 ans. Depuis, la petite a bien grandi et est devenue une jeune femme qui ne se laisse pas faire et mène sa vie comme elle l'entend, malgré les responsabilités qui sont les siennes à son âge. Quand un jour, en cherchant le lapin blanc de sa mère, Calie tombe dans un trou au fond de leur cave, elle n'y croit d'abord pas. Un autre monde ? N'importe quoi ! Mais les terribles épreuves qu'elle sera forcée d'affronter durant son séjour au Pays autrefois des Merveilles la changeront terriblement, faisant d'elle une victime devenue bourreau que rien ne saurait arrêter ou menacer. Revivez à travers son propre séjour celui d'Alice, et constatez avec épouvante que la folie a laissé place à une horreur sans nom dans cet autre monde. Bienvenus à Wonderland, entrez si vous l'osez...

Et le voilà enfin, ce que tous les fans attendaient, une adaptation V.F. de la série culte de Zenescope en V.O., Wonderland ! Grâce aux efforts de Graph Zeppelin nous disposons à présent d'un magnifique premier tome très soigné, rempli de bonus très intéressants et bien entendu de la première partie d'une histoire qui a su séduire le public sur le long terme depuis son prologue. Raven Gregory, l'un des trois pontes de Zenescope, nous livre une vision très dark et horrifique du Pays des Merveilles d'Alice, qui se rapprocherait davantage des écrits délirants de Lovecraft sur les Anciens par exemple. D'ailleurs les auteurs ne s'en cachent pas et de nombreuses références sont placées ici et là à travers les pages et les cases pour le plus grand plaisir de celles et ceux qui sauront les trouver. Nous suivons donc les aventures non pas d'Alice devenue adulte, mais bien de sa fille aînée Calie, Carrol Ann. Les dessins sont magnifiques, comme tout le travail artistique autour de cette série, c'est un vrai gros plaisir à lire et à parcourir de fond en comble, comme un bon film d'horreur qui viendrait jouer avec les codes de notre enfance et adolescence avec cependant un ton très adulte et sombre. Al Rio, Rick Bonk et Daniel Leister accompagnés de Nei Ruffino livrent un gros travail de qualité sur les dessins pour illustrer au mieux le scénario assez complexe à la longue et la folie ambiante de Wonderland. Et bien entendu l'histoire ne s'arrête pas là, une suite est prévue et la série a continué pendant un bon moment en V.O.. Faisons confiance à Graph Zeppelin qui a su jusque là nous prouver qu'il s'agissait d'un éditeur sérieux, soucieux de la qualité de ses parutions et de la diversité de son catalogue. Rendez-vous on ne sait pas encore quand pour la suite, si vous osez franchir le pas !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 27 avril 2018

La V.O. du vendredi n°100 : REM:8 tome 1 (Rothic Comics - A Rothic Novel)


Pour la 100ème chronique d'une œuvre en Version Originale sur Radiophogeek, j'ai eu beaucoup de mal à vous sélectionner quelque chose d'unique, d'assez original et neuf pour vous intéresser et vous offrir quelque chose d'incroyable en terme d'expérience de lecture. Et je crois avoir trouvé avec ce premier tome d'une œuvre de la désormais assez connue JP Roth, entourée par le meilleur de ce qui se fait dans le monde des comics comme dessinateurs et encreurs.

REM:8, c'est... comment dire, c'est une histoire d'amour assez classique, un amour passionnel et fusionnel entre deux jeunes femmes ayant enduré une douloureuse expérience génétique pour devenir de parfaites exécutrices des fantasmes des hommes assez riches et puissants pour se les payer. Elles possèdent un pouvoir particulier, le REM, qui leur permet d'entrer dans l'esprit de leurs maîtres pour leur faire connaître la meilleure expérience possible suivant leurs désirs et leurs ordres. Véritables poupées sexuelles pour certains, objets d'intérêt pour d'autres, les jeunes femmes et jeunes hommes ayant survécu au processus de transformation en REM sont très demandés. Mais celles qui nous intéressent ici tout particulièrement ont une histoire bien à elles en commun : un amour sincère, une envie de vivre à toute épreuve, qui sera malheureusement le début de leur perte. Un homme, un puissant Senji, se sert de la jeune Beck comme moyen de pression afin d'obtenir de Tae, son amie et amante, qu'elle mette ses pouvoirs à son service pour assassiner un rival. Mais une fois la mission achevée (ou bien abandonnée, nous n'en savons guère plus) le Senji trahit sa parole et tue Beck dans une mise en scène savamment orchestrée et devant les yeux impuissants de Tae, qui dès lors jure de se venger. Son désir le plus cher est désormais de trouver un moyen de ramener Beck dans le monde des vivants, en dehors des rêves qu'elles partagent encore par leur connexion spirituelle, et surtout de faire payer le prix du sang à tous ceux responsables de cette situation et de ce crime abject. Pour cela, Tae va devoir plonger loin dans les profondeurs nocives et cachées de cette société idéalisée, afin de trouver ceux qui comme elle rejettent le système et qui seront peut-être capables de l'aider à exaucer ses deux souhaits. Mais peut-être y aura-t-il un prix à payer, à nouveau, pour obtenir justice...

C'est avant tout une œuvre poétique extrêmement forte et puissante, vibrante dans les cordes sensibles de chaque individu, faisant s'éveiller tantôt la passion tantôt la crainte, en une succession de tableaux vraiment magnifiques mis en images par Dawn McTeigue et Collette Turner, avec une recherche graphique vraiment au top de ce que l'on trouve dans le milieu des comics. C'est une véritable œuvre d'art que nous tenons là entre nos mains, à plus d'un titre, et il faut clairement lui laisser sa chance et partir à fond dans cette aventure spirituelle et émotionnelle très intense. Si le style tant graphique (disposition des cases, agencement des dialogues, poèmes disséminés en pleine histoire) que scénaristique peut en déboussoler plus d'un, c'est malgré tout un pas nécessaire à franchir pour profiter pleinement de cette expérience. JP Roth est une auteur magnifique et de grand talent, accompagnée des meilleurs de la profession, et elle mérite bien qu'on lui consacre cette 100ème chronique V.O. ! Rendez-vous dans quelques semaines pour d'autres histoires si celle-ci vous a intrigué et plu.

vendredi 21 avril 2017

La V.O. du vendredi n°68 : Purgatori - Hell and back (Dynamite - Octobre 2015)


Après les événements relatés dans Chaos – Highway to Hel, nous retrouvons Purgatori alors qu'elle est de retour aux Enfers et enchaînée dans le donjon privé de Lucifer, qui n'a de cesse d'inventer de nouvelles tortures pour lui faire payer sa soif de pouvoir. Avec l'aide de Cremator, Lucifer va réussir à faire ce qu'aucun autre n'a réussi à faire auparavant : briser la déesse-vampire, en l'exilant sur Terre dans un corps mortel et sans le moindre pouvoir, mais assaillie par une soif de sang dévorante qui jamais ne pourra être rassasiée. Pour Purgatori, alias Sakkara d'Alexandrie, c'est un sort pire que la mort ou que n'importe quelle torture. Elle va alors entreprendre de recouvrer ses pouvoirs en se lançant dans la quête du Calice de Sang, une coupe emplie du sang angélique de Lucifer avant sa chute et qui jamais ne se vide. Pour cela, Sakkara devra faire alliance avec Jade, la maîtresse-vampire de l'Extrême-Orient, qui possède contre elle un solide contentieux. Les deux femmes vont devoir unir leurs forces et leurs connaissances afin de triompher des obstacles sur leur chemin et enfin s'emparer du Calice et de ses immenses pouvoirs... à moins qu'une nouvelle trahison ne vienne briser ce pacte. Et pendant ce temps, aux Enfers, le clone de sang de Purgatori intrigue pour déchoir Lucifer en utilisant le savoir-faire de Cremator pour créer une arme capable de le vaincre. Purgatori parviendra-t-elle à renaître et à retrouver ses immenses pouvoirs avant qu'il ne soit trop tard ?

Excellente mini-série contenue en entier dans cet album, cinq chapitres dessinés par Javier Garcia-Miranda et scénarisés Aaron Gillespie et qui replongent le lecteur dans les bonnes années de Chaos! Comics, l'époque des bad-girls et du sang versé. Très fidèle, cette histoire prend ses sources immédiatement après Chaos – Highway to Hel et Evil Ernie, il est donc préférable de la lire après ces dernières. L'univers de Chaos! chez Dynamite gagne encore en cohésion et s'enrichit de nouveaux personnages à mesure que l'on progresse dans les mésaventures de l'ex-déesse-vampire et sa quête désespérée de pouvoir. Ce récit peut tout de même se lire sans rien connaître du personnage auparavant, même si c'est préférable afin de bien apprécier sa portée, mais c'est une très bonne suite à la série de 1998 par exemple, déjà présentée sur Radiophogeek. Gloire à Purgatori !

vendredi 7 avril 2017

La V.O. du vendredi n°66 : Chaos - Highway to Hel (Dynamite - Février 2015)


Quelque part dans les recoins les plus sombres de l'Enfer, la déesse nordique de la Mort s'éveille et lance un appel... un appel au meurtre, un appel de sang versé en son honneur. Hel est de retour, et elle entend bien détrôner tous les seigneurs de l'Enfer pour en devenir la seule maîtresse. Pour cela, il lui faut une armée. Et pour cela, il lui faut un recruteur... nul autre qu'Ernest Fairchild, Evil Ernie, qu'elle parvient à séduire et à détourner de sa croisade contre les pécheurs pour servir ses propres objectifs. Le plan est simple : utiliser l'énergie malfaisante qui anime Ernie pour la répandre sur toute la surface de la planète, provoquant une vague de morts et de suicides sans précédent qui iront gonfler les rangs des hordes de Hel. Mais en chemin, Ernie va se retrouvé pris à partie dans une guerre qui couve entre Purgatori, la terrible déesse-vampire, et une petite bande de monstres adeptes de la rédemption qui cherchent à lui nuire, voir à l'éliminer si cela est possible. Les deux intrigues se croisent lorsque Chastity, l'assassin envoyée par Purgatori pour détruire le groupe de nuisibles menés par Morgan Gallows, rencontre Ernie et décide de faire bande à part pour le conduire jusqu'à la machine qu'il doit alimenter pour Hel, cela afin de se venger de Purgatori qui l'a trop longtemps manipulée. Désormais la cible de tout le monde devient Ernie, qu'il faut arrêter à tout prix avant qu'il ne provoque un véritable génocide. Smiley est également de la partie, écarté par Ernie dont il veut à tout prix se rapprocher pour lui faire entendre raison et le ramener sur le ''droit chemin'' du meurtre. Purgatori elle-même se lance dans la traque, avec une alliance improbable qui voit alors le jour. Mais la déesse-vampire poursuit toujours ses propres objectifs, et il faudra s'en méfier...

Enfin la voilà, la grande entrée de l'univers de Chaos! Comics dans celui de l'éditeur Dynamite. Si le premier tome de Evil Ernie servait à poser les bases, les fondations, l'expansion de cet univers est vraiment abordée à partir de ce petit cross-over qui réunit tous les personnages emblématiques de la firme ressuscitée. Si le dessin n'est pas forcément idéal, parfois même assez simpliste, l'histoire en elle-même est prenante et reprend bien les caractères et motivations de chaque personnage, fidèles à leurs versions passées. Ernie se retrouve à nouveau au centre de l'affaire, et tout le monde gravite plus ou moins autour de lui jusqu'au point final, épique comme il se doit. En bonus de fin d'album vous retrouverez le script du premier épisode ainsi que la galerie des couvertures alternatives, comme de juste. À très bientôt pour le plaisir de vous chroniquer les histoires des différents personnages de Chaos!, qui viendront tous prochainement grossir les rangs de l'éditeur par leurs propres aventures.

vendredi 10 juin 2016

La V.O. du vendredi n°23 : Grimm Fairy Tales - Unleashed tome 1 (Zenescope - Juillet 2013)


Le plus grand de tous les combats va commencer. Après avoir mis hors d'état de nuire les créatures telles que le Ténébreux et Venus, l'entité connue sous le seul nom de l'Être déclenche une série d'événements qui vont aboutir à la libération d'une horde de créatures malfaisantes depuis une dimension de noirceur absolue. Vampires, loups-garous, zombies, démons... désormais tous sont relâchés sur Terre et apportent la mort et la désolation dans leur sillage, sous l’œil attentif de l'Être. Pour le combattre, lui et ces terrifiantes créatures, Sela va devoir faire appel à d'anciens alliés eux-aussi revenus de l'au-delà : Liesel Van Helsing, Masumi, Belinda, Samantha, Roman et Elijah vont s'unir pour tenter de découvrir le moyen de vaincre l'Être à son propre jeu et de renvoyer les monstres dans leur sombre dimension. Mais que peuvent les gardiens du Nexus et de la Terre face à une entité capable de défier et de tuer les dieux eux-mêmes ? Zeus et les siens devront faire un choix dans la bataille qui s'annonce : participer et mourir au combat, alimentant ainsi les forces de l'Être, ou bien fuir dans un autre royaume mystique et abandonner le Nexus à ses seuls gardiens et protecteurs. Nul ne semble de taille à se mesurer à l'Être, nul ne semble capable de l'arrêter ou même de comprendre ses actions... mais nul ne renoncera sans combattre !

Cette première partie de l'événement majeur qu'est Unleashed fait appel à toute une mythologie de l'univers de Grimm Fairy Tales, et présente un enjeu capital à même de réunir tous les royaumes face à une seule et même menace, cet Être presque omnipotent que rien ne semble pouvoir stopper. Le scénario de Pat Shand prend gentiment son envol et nous emporte au cœur de la tourmente et de l'action, tandis que les dessins de ces différents premiers chapitres sont tous d'une très bonne qualité, pour une fois. C'est assez rare que l'intérieur soit aussi beau que les couvertures chez Zenescope d'habitude, mais ici c'est presque le cas et c'est un effort soutenu et bienvenu qui fait très plaisir à voir ! La bataille ne fait que commencer, et je vous invite à continuer de nous suivre pour en savoir davantage, à travers les nombreuses séries reliées à Unleashed.