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lundi 6 février 2017

La question du lundi n°30 : Quels sont les mangas comptant le plus grand nombre de volumes ?


Bonjour à tous !

Nous resterons dans le registre littéraire en posant une question très simple :
Quels sont les mangas, finis ou encore en activité, comptant le plus de volumes ?
Voici une petite liste non exhaustive de certains titres emblématiques répondant à ces critères.

Kochikame : La plus grande série de manga en terme de tomes puisqu'elle en comptabilise 200 !
C'est un manga humoristique ayant pour héros un policier du nom de Kankichi Ryotsu surnommé Ryo san.
La série a été publiée de 1976 à fin 2016 ! Vu le nombre conséquent de tomes, une publication en France semble quasi impossible.


Dokaben : Série inédite traitant du base-ball, comptant 196 tomes à l'heure actuelle et toujours en cours de publication depuis 1972.
La série, comme d'autres mangas dont je vais vous parler après, est composée de plusieurs parties ce qui justifie ce nombre énorme de volumes.


Golgo 13 : Un autre titre emblématique du manga avec une longévité et un nombre de tomes impressionnant !
Le protagoniste principal, également surnommé Duke Togo, est un tueur à gages hors pair dont les origines sont des plus mystérieuses.
On suit ainsi celui-ci sur les différents contrats qu'il effectue et d'autres histoires.
A l'heure actuelle, le manga est toujours en cours, comptabilise 183 tomes et est publié depuis 1968 !
En France, 2 tomes ont été publiés chez Glénat compilant les meilleures histoires, l'un choisi par les auteurs et l'autre par les lecteurs.
Ces 2 tomes faisant tout de même 1000 pages chacun.


Baki : 136 tomes, toujours en cours de publication, débutée en 1991.
La série en est a sa 4ème partie.
Il s'agit d'un manga de baston, dont le héros s'entraîne afin de dépasser un jour son père considéré comme étant la créature la plus forte sur Terre !
On découvrira de nombreux combattants fort et charismatiques au cours de l'aventure. Il n'est pas rare que le héros soit relégué au second plan afin de mettre en avant certains de ces combattants, expliquant en partie cette longévité.
La 1ère partie, inédite sous sa forme papier en France, a été commercialisée sous la forme de 2 coffrets DVD couvrant l'essentiel des événements de cette partie.
La 2ème partie a été publiée chez Delcourt en 31 tomes.
Pas de projet pour le moment pour une adaptation des autres parties.


Jojo's bizarre adventure : 118 tomes à l'heure actuelle, la 8ème partie est toujours en cours de publication.
A chaque nouvelle partie, le lecteur suit les péripéties d'un nouveau héros, lié à la famille des Joestar.
Je ne m'attarderai pas trop sur cette série qui dans les mois qui viennent fera l'objet d'un dossier de notre part faisant le point sur cette excellente œuvre culte à l'occasion des 30 ans de la série cette année.
La série est publiée en France chez Tonkam, 106 tomes disponibles.


Hajime no Ippo : 116 tomes, encore en publication, publiée depuis 1989.
Publiée en France par Kurokawa.
On suit la découverte et la plongée dans le monde de la boxe du jeune Ippo Makunouchi ainsi que l'évolution de sa carrière.
Comme pour Baki, l'auteur suit en parallèle d'autres combattants ayant été adversaires du héros ou bien faisant parti de son club.
Ironiquement, la série n'est pas décomposée en parties au Japon mais l'a été en France, compréhensible vu le nombre de tomes étant déjà parus lorsque la série a commencé à être commercialisée en France (88 tomes à l'heure actuelle).


Captain Tsubasa : 94 tomes au Japon, toujours en cours, commencée en 1981.
Série également connue sous le nom d'Olive et Tom.
Série culte de sport où l'on suit les aventures du jeune Ozora Tsubasa dans le monde du football.
La série initiale comptabilise 37 tomes et a eu de nombreuses suites.
La série a été publiée en France par J'ai Lu puis actuellement par Glenat.


Detective Conan : 91 tomes au Japon, encore en cours, débutée en 1994.
La série est publiée chez Kana avec 88 tomes disponibles.
Le lecteur suit les enquêtes d'un jeune lycéen détective, Shinichi Kudo, qui après avoir été attaqué par de mystérieux hommes en noir dont il espionnait les activités ingérera un médicament qui aura pour effet de le faire rajeunir, lui rendant son aspect d'enfant.
Afin de tromper l'organisation des hommes en noir qui le croit mort, il porte une fausse paire de lunettes et prendra le pseudonyme de Conan Edogawa.
La série nous emmène ainsi sur diverses enquêtes de crimes (vol, meurtre, kidnapping, etc.) avec en trame de fond l'intrigue concernant l'organisation des hommes en noir.


One Piece : 84 tomes, toujours en cours (1997).
Série culte sur l'univers des pirates que l'on ne présente plus et qui devrait sans doute franchir le cap des 100 volumes avant sa fin.
La série est publiée en France chez Glénat avec 81 tomes disponibles.


Voila un bref aperçu sur la très longue vie de certains titres de manga.
Bonnes lectures et à bientôt !

lundi 28 novembre 2016

La question du lundi n°21 : Quelles sont les différentes fins ?


Au cours de cette année 2016, de nombreux mangas, plus ou moins emblématiques, se sont achevés au Japon : Nisekoi, Bleach, Kochikame, Toriko…
Plutôt que de juger la fin de ces œuvres, il est intéressant de regarder les différents types de fins que l’on peut trouver dans la littérature, cinéma, etc.

Quelles sont les différentes fins existantes et leurs caractéristiques ?

Le Happy End/Fin heureuse : Le mal est vaincu, le héros et l’héroïne se marient, ils vécurent heureux et eurent de nombreux enfants. Fin. C’est l’une des fins les plus utilisées dans les contes de fées et probablement la fin la plus employée tous médias confondus. Il n’y a plus de problème et tout va pour le monde ainsi que pour les différents héros. Cependant, cette fin à tendance à être de moins en moins employée, trop propre, trop lisse et qui renvoie pour certains à cette image idéalisée issue de notre enfance. Il n’est ainsi pas rare de trouver de plus en plus de fins dite douce-amère ou bien voir même déprimante.

La Bittersweet ending/Fin douce-amère : Le héros a triomphé du mal mais cela ne s’est pas fait sans mal (haha). Il y a eu de la casse, des compagnons du héros ont succombé à leurs blessures, même si le conflit est résolu, la situation est loin d’être idyllique, avec même parfois des signes annonciateurs d’une nouvelle menace. Cette fin est plus réaliste que le happy end, où la présence d’éléments négatifs est plus soulignée. Plutôt que d’avoir un tableau tout blanc ou tout noir, la fin douce amère est plus contrastée, en faisant l’une de ses forces.

La Fin déprimante/mauvaise : Le méchant triomphe et le mal règne en maître sur la Terre et toutes les personnes susceptibles d’y mettre un terme sont mortes ou bien vaincues. C’est la fin opposée au happy end. On peut y trouver de manière récurrente des morts, des situations désespérées, de la tristesse, un univers délabré, etc.

La Fin WTF (what the fuck) : Ce terme regroupe les fins non conventionnelles et où l’enchaînement des événements se retrouve quelque peu en décalage avec la conclusion laissant le spectateur, le lecteur dubitatif. Il est possible de citer la fin des films de Monty Pythons, Sacré Graal ou bien la vie de Brian. L’un des exemples les plus célèbres est la fin de la série animée Neon Genesis Evangelion dont les 2 derniers épisodes, 25 et 26, sont en décalage avec le reste de la série.
La Fin XZY : Ce n’est pas une fin à proprement parler mais dont la structure narrative est intéressante à souligner. Il s’agit de fins dont la conclusion ne suit pas un modèle temporel classique. Parmi les films célèbres, il peut être cité Pulp Fiction (la fin du film n’est pas la fin chronologique de l’histoire).

La Fin ouverte : Pareillement n’est pas une fin à proprement parler. La fin ouverte laisse au spectateur/lecteur, la possibilité d’imaginer une suite à l’intrigue par le biais de multiples indices sur lesquels s’appuyer. Il peut également laisser le choix d’interprétation au spectateur par rapport à la situation finale, c’est le cas notamment des films fantastiques qui laissent le choix entre une explication surnaturelle ou rationnelle.

La Fin différente de l’original : Sont regroupées les œuvres ayant été adaptées dans plusieurs formats (film, livre, jeu vidéo, etc.) et dont les fins sont différentes du modèle de base. Plusieurs raisons peuvent expliquées cela : L’œuvre originale n’étant pas achevée, il a fallu donc inventer une fin nouvelle. Autrement, il est possible que la fin originale ne convenait pas au public visé et donc à dû être remaniée en conséquence. On peut citer comme exemple la fin de la première série Full Metal Alchemist, le manga était encore loin de sa conclusion à l’époque.

La Fin sans fin : Parce qu’une fin sans fin est une fin en soi. Plusieurs raisons peuvent expliquer cela. Par exemple, la série n’a pas véritablement d’intrigue principale et peut donc être achevé sans nuire pour autant à l’ensemble de l’œuvre. Autre explication, par manque d’audience, la série peut être annulée purement et simplement ne laissant ainsi pas le temps de donner une fin à l’œuvre. Dernier cas de figure, l’auteur de l’œuvre décède avant d’avoir pu achever celle-ci.

La Fin harem : Dans certaines œuvres, le protagoniste principal peut avoir plusieurs personnes ayant des sentiments pour celui-ci et au terme de l’histoire, ceux-ci finissent tous ensemble ! C’est beau la fiction ! On peut citer comme œuvre s’achevant ainsi Sayonara zetsubo sensei (au revoir professeur désespoir) et probablement bien qu’encore en publication To Love Darkness semble s’acheminer vers cette conclusion.

La Fin en rêve/efface tout : L’un des protagonistes doté de pouvoirs, ou bien un artefact déclenche un phénomène qui va avoir pour conséquence d’annuler tous les événements ayant eu lieu et de recommencer à zéro. Cela peut être également réalisé par le biais d’un personnage qui a rêvé ce qui s’est passé et dont le réveil provoque cette annulation ou bien sert de prédiction pour éviter que le malheur frappe. La fin du premier Wishmaster peut être comptée dans cette catégorie de fin.

La Fin boucle temporelle : L’action conduit un ou plusieurs protagonistes à être enfermé dans une sorte de boucle répétitive, où les événements se répètent inlassablement. C’est le synopsis de départ notamment du film Le jour de la marmotte.

La Fin qui revient au départ : La scène de fin fait écho à une scène ayant été vue au début de l’aventure. Elle peut permettre de montrer une évolution de la situation, être un clin d’œil ou encore servir de fin ouverte ouvrant la porte à un développement ultérieur.

En espérant que cela vous ait permis de vous donner quelques informations, ceci est le mot de la fin !