Affichage des articles dont le libellé est New York. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est New York. Afficher tous les articles

lundi 12 novembre 2018

Stan Lee n'est plus.



J'avais sincèrement espéré que ce blog n'existerait plus pour annoncer cette triste nouvelle. Comme beaucoup je m'y préparais depuis quelques temps, le grand âge du grand homme avançant, mais sa santé de fer et le fort soleil de Californie semblaient l'avoir rendu véritablement immortel. Et pourtant voici aujourd'hui lundi 12 Novembre 2018 que je me retrouve à nouveau devant une page de ce blog pour vous annoncer un décès, et pas n'importe lequel : Stanley Lieber n'est plus. Peut-être que ce nom ne vous dira rien, mais sachez que pour le monde entier c'était tout simplement Stan Lee, l'un des plus grands si ce n'est le plus grand des créateurs de l'industrie des comics. Un touche-à-tout qui a toujours eu un faible pour le soap-opéra et qui a permis à des générations de lecteurs, de la Seconde Guerre Mondiale à nos jours et en passant par divers travaux et diverses étapes créatrices et rédactionnelles, de connaître la joie de ces petits fascicules de papier coloré que nous aimons tant et tant.

Stan Lee, c'est le scénariste imperturbable, l'homme de la situation, Stan the Man comme on l'appelait. Un créatif de génie qui a su profiter de toutes les occasions offertes dans sa vie pour progresser et se hisser jusqu'aux plus hauts sommets de sa profession, avant de se retirer en laissant un véritable empire commercial et des dizaines de licences à exploiter. Un homme capable pendant des années d'écrire plusieurs dizaines de scénarios par ans pour autant de séries différentes, des Fantastic Four aux X-Men en passant par Spider-Man, Avengers, Captain America, Iron Man, Doctor Strange, Thor, et la liste pourrait continuer comme cela durant des heures. C'est bien simple, rien ne suffirait à résumer vraiment la carrière un tel phénomène, et même s'il est reconnu aujourd'hui qu'il a surtout beaucoup su tirer la couverture à lui, évinçant parfois d'autres créatifs à son profit culturel et populaire, c'est tout de même un brillant homme d'affaires et, encore une fois, l'un des cerveaux les plus fertiles de son époque et même de plusieurs générations. Le bonhomme a même fait dans le manga japonais et la bande-dessinée européenne, c'est vous dire à quel point il était actif. On l'a vu sans cesse dans chacun des films de l'univers Marvel Studios depuis la création de cette société de production, et même bien avant dans chacun des films adaptés d'une licence Marvel, des premiers X-Men et Spider-Man de la Fox et Sony jusqu'à Venom plus récemment.

J. Scott Campbell ''White Hot'' artbook

Comme je le disais rien ne saurait rendre vraiment justice au grand homme qui vient de disparaître, rejoignant certainement sa compagne et les siens tout en veillant depuis les profondeurs insondables de l'univers sur ses chères créations et sur la myriade de fans de tous âges qui vivent une passion véritable grâce en grande partie à lui et à son travail acharné et novateur. Souvenons-nous de Stan Lee pour ses personnages, son humour, sa force vive et son application, ses caméos toujours plus déjantés à chaque nouveau film, son omniprésence durant des années. La fierté de notre petite bulle à nous, les fans et lecteurs de comics, quel que soit notre âge et notre degré d'implication, vient de s'éteindre mais il passe désormais dans les rangs des véritables immortels, ceux dont je l'espère avec la plus profonde sincérité on saura se souvenir toujours. Que Marvel, Disney et consorts puissent gérer cette perte de la meilleure des façons possible et que son héritage perdure encore de nombreuses années maintenant qu'il n'est plus là, et je fais le vœu que son imagination et sa carrière inspirent encore de très nombreux fans et futurs auteurs de la profession à tous niveaux.

J. Scott Campbell ''Violent Violet'' artbook

Enfin, un profond merci pour conclure, Monsieur Stan Lee, pour ces longues années de couleurs, ces kilomètres de papier imprimés, ces magnifiques expositions et ces albums parfois extrêmement coûteux qui font et feront toujours la fierté de chaque collectionneur, grand ou petit. Merci, simplement, merci pour tout, et où que vous soyez à présent, continuez à veiller sur notre petit monde de fictions et d'émotions partagées. Radiophogeek et de très nombreux autres n'existeraient même pas sans vous, et à notre façon nous allons respecter une semaine de silence en votre mémoire, pas de publication, simplement votre souvenir et la possibilité à toutes celles et ceux qui le voudront de témoigner par commentaires ou autres. Et à tous les nouveaux, entrez et faites comme chez vous, la porte sera toujours ouverte et la lumière restera toujours allumée !

The Big Bang Theory saison 3 épisode 16, l'un des meilleurs de la série




dimanche 20 juillet 2014

Ekhö, monde miroir, tomes 1 & 2 (Arleston & Barbucci - Soleil - Mars 2013 & Novembre 2013)


Salut les aminches ! Envie de changer d'air, envie d'escapade dans l'inconnu et l'étrange ? Alors Ekhö est faite pour vous ! Cette bande-dessinée éditée chez Soleil depuis Mars 2013 nous entraîne dans les péripéties de la jeune Fourmille Gratule, se rendant à New York à l'occasion du décès de sa tantine, et se retrouvant soudainement projetée dans un autre monde, miroir du nôtre mais avec d'énormes différences. Par exemple, la technologique semble figée à l'ère industrielle des débuts, et le bestiaire fantastique occupe une place de choix dans cette nouvelle société dirigée par des écureuils intelligents et très organisés, où vous pourrez croiser des dragons et toutes sortes de monstres la nuit tombée, et où la pauvre Fourmille se voit possédée régulièrement par les esprits de personnes défuntes récemment, cherchant à rendre justice après leur mort souvent provoquée.
Mais Fourmille n'est pas seule, en effet durant le transfert entre les mondes son voisin de siège dans l'avion qui la menait à New York a lui-aussi été pris dans le passage, et ce pauvre Yuri Podrov n'avait pourtant rien demandé ni rien à voir avec Fourmille et sa tante ! Les voici donc contraints de vivre ensemble sans s'éloigner l'un de l'autre, sous peine de mort, le temps que les écureuils arrangent les choses. A eux deux ils vont vivre d'étranges aventures, dans un New York totalement onirique où les coups bas sont légions et la vie bien dure pour qui ne sait pas tirer son épingle du jeu. Un peu comme la vraie New York, remarquez.

Et ce n'est pas tout ! Dans le second tome, Fourmille et Yuri doivent se rendre à Paris, bien sûr le Paris de cet autre monde, qui ressemble à un délire bonapartiste qui n'en aurait jamais terminé avec notre bonne vieille France. Là, possédée par l'esprit d'un prince décédé brutalement (les fans reconnaîtront un clin d'oeil appuyé à Lady Diana) alors qu'il s'apprêtait à faire à l'empereur Napoléon VIII un rapport sur les agissements illégaux d'un important fournisseur d'armes, Fourmille va devoir non seulement mener les affaires de sa boîte de spectacles érotiques à bien dans cette nouvelle capitale où l'on ne vous fait pas de cadeaux, mais aussi parvenir jusqu'à l'empereur en personne pour lui remettre les informations capitales que son fils voulait lui faire entendre. Et bien sûr, cela n'arrange pas vraiment les affaires des écureuils, qui dirigent le monde dans l'ombre, et qui ne veulent pas de remue-ménage dans leur belle cité parisienne. D'autant que Yuri, l'éternelle anomalie du transfert entre les mondes, risque de plus en plus sa tête à mesure que le temps passe... une seule solution lui permettrait de rester en vie : coucher avec Fourmille pour ''unir leur destinée'' ou un truc comme ça. Plus de 20 ans d'écart entre eux, ça va pas bien la tête ?? Mais bon, c'est vrai qu'elle est bien jolie cette fille... alors pourquoi pas...

Vous l'aurez compris, niveau récit je suis entièrement sous le charme, c'est vraiment magique et plaisant, facile à lire et à suivre, chaque tome nous en donne pour notre argent sans nous laisser sur notre faim et nous attendons calmement la suite. Quant au dessin, il est tout simplement magnifique, plein d'énergie et de peps, une vraie bouffée d'air frais dans la production actuelle. Si les traits peuvent sembler assez cartoonies, il y a une myriade de petits détails dans toutes les cases et dans toutes les situations, l'atmosphère est très soignée et l'ambiance dystopique admirablement retranscrite et maîtrisée. Mention spéciale par ailleurs pour les vêtements, où l'on admire un travail de recherche absolument remarquable avec une pointe d'innovation personnelle. Soleil nous gâte avec ce petit bijou auquel il faut donner sa chance, absolument !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !