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vendredi 29 septembre 2017

La V.O. du vendredi n°91 : Spider-Man - Return of the Black Cat (Marvel - Juin 2010)


Dans ce volume, trois histoires :

Tout d'abord, Peter Parker doit faire face aux difficultés récentes dans sa vie personnelle, ainsi que dans celle de Spider-Man. Le retour de Felicia Hardy, alias la Chatte Noire, achève de pimenter ce qui lui reste de temps libre car la belle est sur une affaire qui ne présage rien de bon. Redevenue cambrioleuse, ou du moins c'est ce qu'il semble, elle recherche chez Dexter Bennett un journal caché qui recèlerait d'importantes informations sur un trafic ayant eu lieu des années plus tôt lors de la construction d'un bâtiment dans la ville de New York. Spider-Man accepte de l'aider quand Diablo, le terrible alchimiste, se mêle de la partie et récupère le précieux journal pour lui-même. Le duo de héros va alors faire une découverte macabre qui risque bien de changer la donne... tandis que Diablo poursuit ses propres desseins, la Chatte Noire et le Tisseur enquêtent et remontent peu à peu la piste d'une gigantesque arnaque aux assurances immobilières, qui pourrait coûter la vie à de nombreuses personnes. D'une autre manière, le retour de Felicia dans la vie de Peter, ou plutôt de la Chatte Noire dans celle de Spider-Man, signifie que sur le plan des amours les choses s'améliorent un peu, malgré la poisse qui colle aux basques de notre héros. Mais la belle restera-t-elle à ses côtés une fois l'enquête terminée ?
Seconde histoire, celle de Kaine, le premier clone de Peter réalisé par le Chacal. Kaine est emprisonné dans un bastion tenu secret et s'apprête à vivre ses dernières heures, la dégénérescence de ses cellules ne faisant que s’aggraver avec le temps, et de plus en plus rapidement. Au bord du trépas, son esprit se met à halluciner les présences de plusieurs personnes ayant traversé sa courte vie. Ben Reilly tout d'abord, le modèle auquel il aurait du ressembler... puis le Chacal lui-même, son diabolique créateur et manipulateur... puis l'amour de sa vie, qu'il a tué dans une crise de démence... et enfin Peter Parker lui-même, le point de départ de toute l'histoire. Chacune de ses visions va tenter d'attirer Kaine d'un côté ou de l'autre du jeu entre la vie et la mort. Au final, c'est à lui et à lui seul que reviendra la décision ultime : voudra-t-il mourir, échapper à cette vie tourmentée... ou bien se donner une seconde chance ?
Troisième histoire, dans laquelle Spider-Man fait face au Raptor qui le prend pour son clone Ben Reilly et désire détruire sa vie comme la sienne l'a été auparavant, à cause de ses propres expériences génétiques interdites. Kaine sera de la partie lui aussi, déterminé à éliminer Peter comme le reste de ses ''frères'' issus des expérimentations du Chacal. Est-il encore trop tard pour entendre raison et devenir un héros à son tour ?

Je ne m'attarderai pas trop sur les histoires en première et troisième places, elles se trouvent dans les albums de Panini chez nous dans la collection Marvel Deluxe, sous les titres L'étrangère aux cheveux roux et le tout récent Le pouvoir au peuple, déjà chroniqués tous deux sur Radiophogeek en V.F.. Certes l'intérêt principal de ce TPB c'est le retour de la Chatte Noire dans la vie de Spider-Man, mais finalement ce n'est qu'une accroche pour amorcer le reste de l'histoire, tournant davantage autour de Kaine puis de Ben Reilly. Plusieurs présences du passé reviennent empoisonner la nouvelle vie de Peter, pour le meilleur comme pour le pire. A l'époque de la parution les équipes narratives et artistiques se succédaient à un rythme effreiné, je ne m'attarderai donc pas non plus sur les auteurs que vous trouverez sur la couverture et dans les libellés. En tout cas, revoir Felicia a toujours du bon, même si elle n'est pas M-J...

samedi 23 septembre 2017

Spider-Man - Le pouvoir au peuple (Panini Comics - Août 2017)


Dans cet album de l'ère Un jour nouveau, Spider-Man va affronter plusieurs de ses ennemis classiques mais également faire la connaissance de nouveaux venus. D'abord une confrontation ratée avec Screwballs et son site internet à succès, puis une menace planant sur toute sa famille quand Kaine, un de ses clones, refait surface et fait équipe avec Raptor qui croit affronter Ben Reilly (clone de Peter lui aussi, vous suivez ?) qu'il rend responsable de tous ses malheurs. Et comme si ça ne suffisait pas on ajoute en prime un affrontement avec Norman Osborn et son armure d'Iron Patriot alors que Peter tente désespérément de trouver une preuve de la folie de Norman à balancer sur la toile afin que tout le monde puisse en être témoin. Mais que serait la vie du Tisseur sans quelques petites incartades ? Après tout, l'univers semble bien n'avoir jamais vraiment favorisé le héros au grand cœur, alors quand il se retrouve face à face avec Electro dont les pouvoirs deviennent de plus en plus instables, rien n'est joué d'avance. Electro doit absolument se procurer énormément d'argent pour se payer une opération très coûteuse qui pourrait lui rendre le contrôle de ses pouvoirs, et accessoirement lui sauver la vie. Pour cela, il devient le nouveau héros du peuple en incarnant la force du mouvement de contestation qui gronde contre les pontes de Wall Street. Face à un ennemi renforcé et avec une telle influence sur le public, Spidey va devoir prendre des gants et assurer malgré tout, même si cela veut dire qu'il y aura des dommages et victimes collatérales. En plus de tout ça, quelqu'un semble vraiment déterminé à rassembler plusieurs des anciens adversaires de l'Homme-Araignée dans un but encore inconnu mais qui n'augure vraiment rien de bon pour lui. Et comme si ça ne suffisait pas, la dernière histoire met le Tisseur aux prises avec l'Homme-Sable nouvelle mouture, plus puissant et dangereux que jamais lui aussi, mais étrangement doté d'un nouveau sens moral qui l'oblige à prendre soin d'une fillette qu'il considère comme la sienne, au point de supprimer toute personne lui voulant du mal ou désirant les séparer. Spider-Man va avoir le plus grand mal à rester héroïque en arrachant cette petite des mains du criminel tentant de se repentir, mais le sale boulot doit malheureusement être fait pour que la justice soit rendue et éviter qu'une innocente ne perde son travail.

Heureusement que par endroits les auteurs ont prévu de petites pauses reposantes où Peter peut goûter aux joies de faire équipe avec la Chatte Noire ou bien encore du travail bien fait. C'est une période de sa vie très difficile, où tout semble se liguer contre lui et où chaque artiste rivalise d'imagination pour lui pourrir la vie au sens propre. Mais bien entendu, notre héros préféré est toujours de taille à relever n'importe quel défi et il ne s'arrêtera jamais de se relever, quand bien même le monde entier serait contre lui. Vu le nombre d'artistes au menu de cet album il sera difficile de tous les référencer dans les libellés, alors les voici listés ici : au scénario – Dan Slott, Fred Van Lente, Mark Waid, Joe Kelly et Marc Guggenheim ; aux dessins – Adam Kurbert, Javier Pulido, Paul Azaceta, Eric Canete, J. M. Ken Niimura, Luke Ross et Marco Checchetto. Notre pauvre Peter n'est pas encore au bout de ses peines, car l'avenir lui réserve encore de bien dures aventures...

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 30 novembre 2016

Spider-Man - Au nom du fils (Panini Comics - Septembre 2016)


La vie n'est décidément pas rose pour Peter Parker, alias Spider-Man. Non seulement son plus grand détracteur est devenu maire de New York, mais en plus voilà que Norman Osborn obtient quasiment les pleins pouvoirs sur la législation entourant les super-héros et fait régner sa loi avec son équipe de Dark Avengers. Mais le Tisseur n'est pas la seule cible d'Osborn : l'homme a également des plans pour son propre fils, Harry, meilleur ami de Peter... les choses sont donc loin d'être simples, alors que Harry peine à se faire accepter par son père et cherche tous les signes d'appréciation possibles, quitte à sacrifier pour lui plaire sa nouvelle vie. Peter, infiltré dans les rangs des Dark Avengers, va tenter de percer le secret qui entoure le grand projet de Norman pour son fils, à ses risques et périls. La vérité sera peut-être dure à accepter, et il y aura certainement de gros enjeux dans cette histoire de famille qui menace de devenir une tragédie à tout moment.

Ce cinquième tome de la saga Un jour nouveau dans la collection ''Marvel Deluxe'' de Panini nous présente une partie très intéressante de la vie de notre héros préféré, quand il est pourchassé publiquement par les forces de l'ordre et qu'il doit tout tenter pour sauver son meilleur ami de son diabolique paternel et de ses secrets. Une bonne lecture, qui nous rappelle ce qui fait le sel d'une bonne histoire sur Spider-Man et nous présente un affrontement très longtemps attendu, mais pas forcément celui auquel on pense...

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 11 juillet 2015

Avengers tome 3 - Prélude à Infinity (Panini Comics - Mai 2015)


Le run de Jonathan Hickman sur les séries des Avengers, dans le cadre de l'ère ''Marvel Now!'', est l'un des plus complexe qui soit. Ses ramifications sont nombreuses et chaque série expose un point particulier d'une intrigue beaucoup plus étendue qui finira par toucher l'ensemble de l'univers Marvel. En champions de cet univers, forcément, les Avengers sont en première ligne et affrontent ici les prémices d'un événement d'ampleur galactique qui menace chaque monde vivant.

Une antique espèce de créateurs extraterrestres a bombardé la planète Mars pour la terraformer, en vue de créer un nouveau monde abritant la vie. Les Avengers sont bien sûr allés sur place, et après quelques échauffourées ont convenu qu'il n'y avait pas de danger immédiat pour la Terre. Mais la planète bleue se retrouve bientôt elle-aussi bombardée par des organismes aliens chargés de la ''réparer'' et surtout de communiquer les résultats de l'expérience à leurs lointains créateurs, au-delà des limites connues de l'univers. Ces tentatives de réparations provoquent le chaos à l'échelle globale, des catastrophes plus dérangeantes que véritablement destructrices mais qui n'augurent rien de bon. Lorsque l'expérience est déclarée être un échec, un signal est envoyé depuis la Terre jusque dans les profondeurs de l'espace, où il est réceptionné par ce qui s'annonce déjà comme étant la fin de toute vie dans l'univers, le début de la fin du moins. Sentant la menace grandir et se mettre en marche, les Avengers n'ont d'autre solution que de chercher à élever le niveau d'un cran et de recruter de nouveaux membres aux pouvoirs démentiels, dans l'espoir d'être aptes à défendre la Terre, et même au-delà.

L'enjeu colossal de cette longue intrigue développée depuis le premier tome par Hickman commence seulement à nous apparaître, l'événement Infinity s'annonce dans toute sa gloire et perturbe d'ores et déjà les héros et notre planète. La lutte est imminente et paraît déjà perdue d'avance, mais personne ne se rendra sans combattre ! Infinity c'est le Marvel cosmique qui s'aventure dans la totalité de la gamme de l'éditeur, tout le monde est concerné cette fois-ci, et rien que ce prélude géant, qui court depuis déjà trois tomes, nous met l'eau à la bouche et introduit des bouleversements majeurs avec lesquels il faudra très certainement compter à court terme !
Hickman est ici aidé par Nick Spencer au scénario, car il doit aussi gérer la série sœur New Avengers qui elle-aussi va se retrouver concernée. Au dessin on retrouve Stefano Caselli et Mike Deodato Jr., donc un gage de qualité en plus. On peut maintenant espérer que la suite (qui arrive très vite ici) soit à la hauteur de cette introduction, mais quoi qu'il en soit on sait déjà qu'il faut se préparer à voir grand, très grand, et à suivre les personnages sur une échelle démesurée !
Un bon point à donner à Panini, dont l'édition Marvel Now! ne cesse de s'améliorer d'un tome à l'autre, et qui ont enfin adopté le chapitrage pour notre plus grand plaisir ! L'édition est sympathique, agréable, confortable, bref du bon travail et continuez comme ça surtout.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 9 août 2014

Superior Carnage - Complexe de supériorité (Kevin Shinick & Stephen Segovia - Panini Comics - Juillet 2014)


La collection ''Marvel Dark'' de Panini Comics a été initiée il y a maintenant plus d'un an, avec Venom vs. Carnage – Un enfant est né. Depuis, nous avons eu droit à de nombreux récits sur le devenir de ces symbiotes, et tout particulièrement Carnage. Deux tomes dans la collection ''100% Marvel'', une mini-série dans la revue trimestrielle Spider-man Universe. Et à présent, ''Marvel Dark'' revient avec son dernier récit paru en date, à l'ère du Spider-man Supérieur : voici Superior Carnage – Complexe de supériorité.

Après avoir été lobotomisé par Kaine (Scarlet Spider) durant la mini-série Minimum Carnage (à lire dans Spider-man Universe n°7), Cletus Kasady est enfermé dans une prison de très haute sécurité pour super-vilains. Neutralisé et apathique, il ne représente plus une réelle menace pour les autres, mais la crainte qu'il suscite est toujours présente dans les esprits. Notamment dans celui du Sorcier, un adversaire historique des Quatre Fantastiques, qui monte une opération visant à faire s'évader Carnage de sa prison afin de prendre ensuite le contrôle de son esprit et de l'intégrer à la toute nouvelle version de l'équipe des Terrifics, en tant qu'arme secrète. Malheureusement tout ne se passe pas comme prévu et le Sorcier découvre bien vite que l'esprit du symbiote comme celui de son hôte sont totalement imperméable à toute forme de contrôle mental, et uniquement avides de sang et de mort. Alors, pour mener à bien son projet, le Sorcier décide de transférer le symbiote dans le corps d'un autre hôte, un scientifique paralysé des jambes qui offrira un esprit plus facile à manipuler. La fusion réussie, le résultat dépasse les espérances du vilain, qui enclenche alors la vitesse supérieure avec ce Carnage Supérieur. Mission : prendre d'assaut la mairie de New York pour en déloger J. Jonah Jameson et faire main basse sur la ville. Si aucune force de police ne semble en mesure d'arrêter ces nouveaux Terrifics, il faudra toutefois compter sur le Spider-man Supérieur qu'est Otto Octavius, bien déterminé à ne pas laisser sa ville finir entre les mains de fous dangereux. L'affrontement sanglant qui s'en suit sera le théâtre de trahisons, d'espoirs brisés et de retournements de situations des plus dangereux, surtout lorsque Cletus Kasady est amené sur le lieu des combats pour que son symbiote puisse le retrouver. Il faudra toute la ruse d'Otto et le sacrifice d'une noble et profonde amitié pour permettre de remporter la victoire, lourde de conséquences pour l'avenir de certains personnages. Mais la tempête semble bien passée à présent et les choses reprennent leur cour normal... jusqu'au prochain carnage !

Les couvertures magnifiques de Clayton Crain ne sont pas vraiment représentatives du style de dessin à l'intérieur des chapitres, c'est ce que l'on remarque en premier lieu. Mais le dessinateur Stephen Segovia livre tout de même une belle performance, agréable à regarder et facile à suivre, plutôt bien réalisée et dynamique. Si le récit en lui-même n'est pas forcément fondamental ni d'une importance cruciale dans l'univers du Tisseur et des symbiotes, il permet cependant de se placer du côté du vilain pour une fois. Le Sorcier est en effet le vrai personnage principal de l'histoire, lui qui paraît dépassé en raison de son âge et de la folie naissante que sa tumeur au cerveau propage. Reformer pour la énième fois les Terrifics, attaquer la mairie de la ville... tout cela paraît de prime abord l'oeuvre d'un vilain classique et has-been, est en réalité le dernier acte désespéré d'un père pour retrouver l'attention de son fils, qui lui a été enlevé par ses ennemis et qui le méprise. Se sachant inconsciemment condamné par sa maladie, le Sorcier veut simplement laisser une trace mémorable de son passage dans l'Histoire, ne pas disparaître pour rien et que l'on se souvienne de lui, que son propre fils se souvienne de lui et soit fier de lui. Qu'importe si pour cela il faut faire appel au mal personnifié, à ce symbiote dégénéré qui sème la mort et la désolation partout où il passe. Derrière le rideau du comique facile et de la série un brin déjantée, c'est bien une tragédie sentimentale qui se joue sous nos yeux et entre les pages de cet album, le dernier coup d'éclat désespéré d'un homme brisé qui refuse de rendre les armes, aux portes de la mort et de la folie. Voilà qui permet donc aisément à cette mini-série de figurer au sein du catalogue de la collection ''Marvel Dark'', conçue pour abriter des récits d'une profondeur plus intense que les parutions habituelles, plus sombres aussi et surtout plus violents. Des récits qui vous restent en tête, d'une façon ou d'une autre.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !