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vendredi 5 avril 2019

La V.O. du vendredi n°123 : Tomb Raider tome 1 - Season of the Witch (Dark Horse - Novembre 2014)


Après avoir échappé de peu aux manigances des Solarii, les adeptes de la reine-déesse solaire Himiko et de sa malédiction, Lara Croft tente d'oublier cette mésaventure en compagnie de ses plus proches contacts, presque des amis pour certains. Quand l'un d'eux lui demande de venir à son secours, elle n'hésite pas un instant mais se retrouve alors embarquée dans une folle traque à travers plusieurs pays, durant laquelle elle découvrira que les Solarii n'en ont pas encore fini avec elle, et qu'il lui faudra bientôt retourner là où elle se refuse toujours à aller : sur l'île maudite de Yamatai... cette fois, il s'agit d'en finir une fois pour toutes avec le culte et d'empêcher la résurrection de Mathias, leur soi-disant prophète, le seul à connaître le moyen de ramener Himiko à la vie également. Lara est face à un choix difficile, mais une fois de plus sans qu'elle le réalise dans un premier temps le sort du monde repose entre ses mains et dépendra de ses décisions dans un avenir très proche.

Action, aventure... Lara Croft. Tomb Raider. J'étais séduit rien que par le titre de la série, la nouvelle fournée de chez Dark Horse en VO, qui se voulait être la digne suite du jeu-vidéo de 2013 revenant sur les origines déjà controversées de la belle aventurière. Malheureusement, l'idée était meilleure en théorie que dans son application, et ce début de série ne vaut clairement pas le détour selon moi. Le seul vrai intérêt que j'y ai trouvé ce sont les couvertures des différents chapitres, qui sont toutes très belles il est vrai et pourraient totalement être issues d'artworks du jeu. Mais niveau dessin intérieur, rien à signaler à part un style très simpliste et ma foi pas très dynamique, ce qui est bien un comble pour une série sur Tomb Raider. Le scénario de Gail Simone est à peine mieux, se contentant du minimum syndical et de reposer trop souvent sur des rappels des événements du jeu-vidéo pour mettre en scène certaines péripéties pas si importantes au final. Je suis bien déçu, je voulais pourtant de toute ma bonne volonté aimer cette série qui m'avait intéressé de prime abord, mais force est de constater qu'il n'y a pas ce qu'il faut où il faut. Je me contenterai de vous orienter vers les gros volumes Tomb Raider Archives qui regroupent l'intégralité de la série des années '90 et 2000, et que je vous chroniquerai un de ces jours soyez-en sûrs. Si vous cherchez de la vraie action, du dynamisme et des intrigues qui font mouche et qui vous rappelleront sans doute tout ce que vous aimez dans les franchises Lara Croft, c'est par-là qu'il faut chercher. Je vais quand même tenter de continuer la nouvelle série en priant pour que les tomes suivants, libérés du poids du jeu, soient un peu meilleurs même ne serait-ce que graphiquement.

mercredi 7 juin 2017

The Big Guy and Rusty the boy robot (Glénat Comics - Mai 2017)


Dans un monde futuriste où la technologie a pris le dessus sur le bon sens, une équipe de scientifiques Japonais parviennent à recréer les conditions de la ''soupe primitive'' en laboratoire et s'apprêtent à découvrir devant eux le secret de la vie, l'apparition de la matière vivante... sauf qu'évidemment, tout ne se passe pas comme prévu et ils réveillent accidentellement un très ancien fléau du monde qui entreprend dès lors de reconquérir la planète et de consommer puis transformer l'humanité en une nouvelle génération de dinosaures-mutants. Le Japon, impuissant contre cette nouvelle menace qui ferait pâlir de jalousie Godzilla lui-même, n'a plus qu'une solution : faire appel aux Américains et surtout au programme Big Guy, le défenseur absolu, le gladiateur d'acier qui fend les cieux et délivre son message de supériorité et de justice ! Il sera épaulé par le petit garçon-robot Rusty, fleuron de la technologie japonaise d'armement et de communication, qui aura bien du mal à suivre le pas de son flamboyant mentor mais se fera un devoir de lui faire honneur malgré tout ! Big Guy et Rusty seront-ils suffisants pour défaire l'invasion de dinos-mutants qui menace le Japon, mais aussi le reste de la planète ?
En bonus un autre combat au sein des USA cette fois, durant lequel Rusty fera montre de ses compétences pour sauver une foule qui n'en a rien à faire et Big Guy fera tout le spectacle !

L'une des créations de Frank Miller lui-même, en collaboration avec Geof Darrow, sur des dessins de Geof Darrowv qui font beaucoup penser au style de Juan José Ryp par exemple. Que dire que dire sur cette lecture à part que... c'est génial, c'est l'impitoyable lutte de la technologie et de l'armement humain contre toute menace issue de la science débridée, avec un zeste d'humour et de racisme comme au bon vieux temps des années '80. Non je rigole, ce n'est pas un bilan aussi malsain, mais il faut comprendre que lire cet album c'est lire une sorte de morceau d'histoire, quelque chose de complet en soi mais qui pourrait très bien s'imbriquer dans autre chose de plus grand, de plus développé... on sent les ramifications, on les voit presque, mais elles ne servent à rien et l'histoire en reste à cet embryon sympathique mais laissant sur notre faim. C'est tout de même du bon Frank Miller tout craché, avec les thèmes qui lui sont chers sur les dérives de l'humanité.

Petite note, si vous faites partie de ma génération vous avez du voir à la télé, durant votre jeunesse, un petit dessin-animé sans prétentions, une série passée quasi-inaperçue. Et pourtant, qu'est-ce que c'était bien ! La série-animée partait dans une direction très intéressante et avait le mérite de vraiment développer le personnage de Rusty et ses relations avec les autres protagonistes. C'est sans doute encore trouvable quelque part sur Internet, je vous laisse le soin de chercher.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 2 avril 2016

Ghost tome 2 - Le boucher dans la ville blanche (Glénat Comics - Mars 2016)


Elisa est toujours à la recherche des éléments composant son passé, de ses souvenirs perdus qui semblent liés au terrible complot qui se trame dans les recoins les plus sombres de Chicago. Et tandis qu'un mystérieux tueur en série sévit sans être arrêté, la femme-fantôme continue de protéger les innocents des démons avec lesquels elle peut se battre dans sa quête de vérité. Et c'est justement avec l'un d'eux, Beleth, qu'elle parviendra à conclure un pacte pour en apprendre davantage sur sa vie précédente. Mais ces informations auront un goût amer, et les souvenirs qui ressurgiront ne seront pas forcément tous agréables...

Suite de cette petite série qui sait toujours autant plaire, avec des rebondissements intéressants et un dessin général de bon niveau, que viennent compléter des couvertures par Terry et Rachel Dodson et Ariel Olivetti, que demander de mieux ! Série à suivre, avec plaisir et un intérêt certain !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 5 février 2016

La V.O. du vendredi n°6 : Archie versus Predator


Après l’improbable crossover dans les années 90 entre l’univers d’Archie et du Punisher, voici un nouveau mélange des plus improbables où Archie et sa bande se retrouvent face à un Prédator. Une rencontre qui ne sera pas amicale.
L’histoire débute après que Jughead ait gagné un voyage dans un jeu, la joyeuse troupe se retrouve pour des vacances dans les Caraïbes. Malheureusement pour eux, le vaisseau d’un Prédator se pose dans le secteur et suivra ceux-ci jusqu’à Riverdale pour un affrontement mémorable.
Contrairement à Afterlife with Archie, le présent ouvrage à opter pour conserver le style graphique d’Archie, permettant de garder une atmosphère moins oppressante et plus propice à l’humour qui sera présent tout au long du récit. Le lecteur a ainsi l’impression de lire une aventure classique d’Archie qui est mis à mal par l’arrivée du Predator qui fera place à une succession de morts violentes.
Le récit se décompose en 4 chapitres d’une vingtaine de pages pour chaque. Le reste de l’ouvrage propose de très courts crossovers avec d’autre série ainsi que des couvertures alternatives des différents chapitres et des concepts arts.
On regrettera que l’histoire ne soit pas plus longue.
Espérons que dans un futur proche, nous aurons droit à d’autres crossovers aussi déjanté que celui-ci.

mercredi 28 octobre 2015

Ghost tome 1 – De bruit et de fumée (Glénat Comics – Septembre 2015)


Lorsque deux enquêteurs amateurs du paranormal se lancent sur les traces d'une mystérieuse femme-fantôme qui hanterait les abords du cimetière Résurrection, à Chicago, ils sont loin de se douter qu'ils risquent fort de trouver bien plus que ce qu'ils étaient venus chercher. Au moyen d'un artefact scientifique de pointe, ils parviennent à révéler la présence d'une femme vêtue de blanc, et à communiquer avec elle. Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Comment est-elle morte ? Que de questions apparemment sans réponses étant donné que celle que l'on nomme déjà Ghost est amnésique et ne se souvient de rien concernant sa vie passée. La seule chose qui paraît certaine, c'est que la ville de Chicago est gangrenée par le mal et les démons de toutes sortes, qui prennent possession de plus en plus d'habitants à mesure que les années passent. Il semble que le maire de la ville ne soit pas étranger à cette histoire... commence alors une enquête fantastique qui amènera les trois compagnons d'infortune à dévoiler le démoniaque complot qui se trame depuis tant d'années, et qui peut-être leur donnera quelques clés pour mieux comprendre le passé de Ghost et les circonstances de son assassinat.

Ghost, c'est une héroïne et une série remises toutes deux au goût du jour par l'éditeur Dark Horse récemment. Pour plus de détails sur cette histoire je vous renvoie à la superbe postface très bien documentée qui vous expliquera tout l'historique du personnage, un formidable travail de la part de Glénat. Vous y trouverez aussi d'ailleurs les secrets de fabrication de notre couverture française exclusive par Adam Hughes, rien que ça 
Concernant l'album en lui-même... je pensais qu'il me ferait plus d'effet que ça, au final. La lecture en est très simple, on suit paisiblement l'histoire qui se met en place et trouve déjà une certaine conclusion à la fin de ce premier tome, mais tout paraît justement un peu trop simple, trop rapide. Les événements s'enchaînent sans une certaine fluidité qui serait justement la bienvenue, et les dessins de Phil Noto n'aident en rien car vous vous prendrez plusieurs fois à confondre certains personnages entre eux au fil du récit. Ça reste néanmoins une excellente trouvaille qui fait mouche en cette période de préparation d'Halloween, une série à suivre avec intérêt et l'on espère que les prochains arcs seront encore plus développés et aboutis !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 13 juin 2015

Furious (Glénat Comics - Juin 2015)


Glénat est revenu en force dans la sphère des éditeurs de comics en France avec sa nouvelle gamme, nouvelle collection toute refaite à neuf et immaculée, pour le plus grand plaisir des fans tant de comics que de bds. Cette nouvelle direction de collection s'engage sur des chemins moins mainstream, allant chercher des récits chez les éditeurs Indépendants US autant que chez les auteurs français en devenir. Lazarus, Drifter, Sex Criminals, autant de succès d'estime et de réussites potentielles. C'est le cas encore une fois ce mois-ci avec la sortie de plusieurs autres titres du même genre, dont celui qui nous intéresse ici, le one-shot Furious (star déchue) de Bryan J. L. Glass au scénario et Victor Santos (cocorico) au dessin !

Cadence Lark est une ex-enfant star, ayant flingué sa carrière par ses caprices et ses frasques, la drogue, les problèmes judiciaires, etc. Après de dramatiques événements qui l'amènent à faire un point sur sa vie, et une mystérieuse cure, la voici revenue sous un nouveau visage et, surtout, avec des super-pouvoirs ! Capable de voler et dotée d'une force démesurée, Cadence se jure de racheter sa vie passée et les conséquences tragiques qu'elle a pu infliger à son père, en opérant désormais sous le costume de La Vigie, super-héroïne veillant sur les citoyens innocents et punissant très sévèrement les criminels qu'elle rencontre. Chaque nouvelle intervention de l'héroïne est suivie de près par les médias et les forces de l'ordre, et c'est à chaque fois l'occasion d'un nouveau pugilat sanglant dans lequel Cadence se jette corps et âme, au bord de la crise de rage pure. Ce déchaînement de violence n'aide pas à faire accepter son existence aux gens normaux et surtout aux policiers chargés de l'interpeller, mais Cadence ne voit pas comment s'y prendre autrement, car le secret de ses pouvoirs semble bien résider dans sa fureur grondante... celle que l'on surnomme très vite La Furie va donc devoir apprendre à gérer sa colère autant que sa force, mais surtout à prendre garde à son passé car tous les souvenirs ne sont pas portés disparus, certains veulent d'ailleurs se rappeler très vivement à elle, à ses risques et périls.

Furious, c'est un comics de super-héros unique en son genre ! Certes reposant sur des codes vus et revus aujourd'hui, seulement pour introduire et lancer le récit sur de bonnes bases. Mais très vite on se retrouve au sein d'une quête d'identité aussi violente que douloureuse, à l'image des interventions musclées de La Furie qui ne parvient pas toujours à se contrôler parfaitement. Comment faire, quand on a des super-pouvoirs, pour montrer l'exemple tout en tâchant de tenir la bride à la violence infernale qui coule dans ses veines, en tâchant de contrôler sa force pour ne blesser personne et ne pas se trahir, en tâchant de rendre la justice en marge de la loi tout en essayant de la respecter au mieux ? Cadence est une héroïne brisée, reforgée et toujours fragile malgré sa puissance et ses pouvoirs, un être en permanence sur le fil du rasoir moral et à qui rien n'est épargné. Pour 15€ à peine Glénat nous offre une histoire comme on en voit peu, poignante et impeccable, qui nous entraîne dans l'horreur autant que dans l'espoir, à l'image de son héroïne, sans jamais savoir de quel côté la balance va finir par basculer. Du comics de super-héros comme on en voit peu disais-je, et il convient d'insister là-dessus, c'est un format parfait entre la bd et le comics, dans une belle édition encore une fois très soignée de la part de Glénat nouvelle mouture (même si quelques coquilles auraient pu disparaître lors d'une relecture, mais bon).
Petit point d'interprétation : comme vous pouvez le constater sur la couverture, il semble que ce soit le tome 1 d'une série. Or, Glénat affirme sur son site qu'il s'agit d'un one-shot, et effectivement sur le produit réel une fois en mains on constate que le petit ''1'' a disparu du titre. Je pense que c'est juste une erreur au départ et que c'est vraiment une série finie en un seul tome, donc pas un gros investissement non plus et ça donne l'avantage au récit de ne pas se perdre et traîner en longueur inutilement, tout ce qu'il y a à dire est dit, montré et assimilé. Au lecteur ensuite de ''choisir'' son interprétation du final et de l'avenir de Cadence !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !