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samedi 5 août 2017

Secret Wars - La fin des temps (Panini Comics - Juillet 2017)


Les dés sont jetés. La dernière collision cosmique doit enfin avoir lieu, entre la Terre-616 et la Terre-1610, l'univers classique et l'univers ultimate. Tandis que les forces armées et les plus grands héros de ces deux univers se préparent au combat final pour la survie, Reed Richards et son équipe achèvent la construction d'un vaisseau de la dernière chance, capable de survivre à la fin des temps et d'emporter un petit nombre d'individus loin de la catastrophe. Mais soudain, tout éclate et il ne reste plus rien, rien que le vide intersidéral sans aucune vie... ou presque.
Fatalis s'éveille en possession d'un nouveau pouvoir, du pouvoir ultime, celui de Dieu lui-même. Désormais Créateur et Père de toutes choses, Fatalis conçoit un nouveau monde à partir des bribes restantes des précédentes Terres, le Battleworld, sur lequel il règne en maître absolu avec à ses côtés le Docteur Strange comme second et voix de la raison. Si tout semble se dérouler à la perfection, ce nouveau monde n'est pourtant pas exempt de conflits et de trahisons. Beaucoup s'imaginent à la place du nouveau dieu, qui dissimule à tous le secret de la création de son monde ainsi que des origines effacées de chacun. S'étant emparé de Sue Storm et en ayant fait sa compagne, ayant effacé le moindre souvenir de Richards des consciences et des mémoires, Fatalis s'est assuré non seulement un trône éternel mais également une famille, notion qui lui est précieuse. Seulement, lorsque le vaisseau de survie est soudain récupéré à l'autre bout du monde et que Reed Richards en émerge, accompagné de quelques alliés, c'est le début de la fin. La résistance s'organise, une rébellion ouverte grossit contre le dieu tout puissant du Battleworld, et ses propres Barons et sujets commencent à se détourner de lui. Les secrets sont dévoilés, plus rien n'est dissimulé et Fatalis doit alors affronter seul les conséquences de ses décisions et actions divines. Quoi qu'il arrive, quel que soit le vainqueur de ce conflit titanesque, plus rien ne sera jamais plus comme avant. Quand tout s'achève, il ne reste que Secret Wars !

Voilà enfin l'édition en album relié de cette immense fin de partie jouée par Jonathan Hickman depuis ses débuts sur les titres Avengers et New Avengers, voir même bien avant durant l'ère Ultimate et Les Quatre Fantastiques. Voilà enfin Secret Wars, cet énorme morceau de la continuité Marvel qui modifiera à jamais tout ce que l'on pensait savoir et comprendre de tous ces différents mondes. Et qu'est-ce que c'était bien ! La lecture est plus aisée que les runs de Hickman habituels, sans doute parce qu'il est enfin arrivé là où il le voulait, et les dessins d'Esad Ribic et Paul Renaud sont un bien beau support à cette grande histoire cataclysmique. Clairement c'est un événement majeur de l'éditeur Marvel, un point à partir duquel tout rebâtir et qui changera la donne pour plusieurs années. Surtout à ne pas rater, c'est une lecture indispensable ! D'autant que les runs de Hickman y sont clairement résumés au début et durant le récit, afin qu'il y ait le moins d'incompréhension possible de la part de nouveaux venus. Petite note de déception personnelle, j'aurais aimé voir cette saga dans la collection ''Marvel Deluxe'' comme toutes les grandes histoires, pas dans la collection ''Marvel Now!'' ouverte depuis Avengers vs. X-Men. Cependant je reconnais que même pour une collection un rien inférieure, Panini a sorti le grand jeu et nous livre une édition complète et très bien étudiée, soignée, bref de qualité. Et ça aussi, ça fait du bien.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 4 mars 2015

Vampirella tome 1 - Couronne de Vers (Panini Comics - Juin 2012)


Comme promis voici une seconde et dernière héroïne ''bad-girl'' à ajouter à votre catalogue si vous ne la connaissez pas déjà, au moins de nom si ce n'est de réputation. Je vous ai déjà parlé durant le mois d'Octobre passé de ce personnage, au travers de l'histoire conçue par Grant Morrison et Mark Millar pour elle dans la collection Masters Series.

Vampirella est, comme son nom ne le suggère pas, une vampire. Une vampire diablement sexy, véritable icône de la culture rock underground depuis sa création en 1969 par Forrest J. Ackerman et Frank Frazetta pour l'éditeur Warren Publishing. Rock, sexy, puissante, provocante, envoûtante et intelligente autant que déterminée, Vampirella n'est pas une super-héroïne. C'est une créature tragique, issue de la planète lointaine Drakulon où les océans, mers et pluies sont de sang et où chaque habitant peut se changer en chauve-souris et vivre en paix grâce à ce précieux liquide de vie. Tout change lorsque la planète disparaît, suite à un effroyable cataclysme, et que Vampirella se retrouve embarquée dans une sonde d'exploration venue de la Terre et rentrant chez elle. Découvrant notre monde, où le sang se trouve dans les veines et où la nuit est peuplée de bien d'autres monstres qu'elle, Vampirella apprend bien vite à se faire sa place au milieu des horreurs qui hantent notre imaginaire. Tour à tour chasseuse, proie, recluse, elle ne cessera durant plusieurs décennies de réinventer son existence au travers des nombreuses histoires parues chez Warren (1969-1983), Harris Publications (1988-2008) et Dynamite Entertainment (2010 à nos jours). En France, on peut noter la parution de deux revues durant les années '70 et '80, et en albums signalons les deux parus dans les années '90 chez Soleil, un anecdotique chez Semic puis enfin les trois albums de Panini à partir des années 2010.

C'est justement l'un de ces trois albums qui nous intéresse aujourd'hui, le premier paru chronologiquement en Juin 2012, reprenant les sept premiers chapitres de la nouvelle série de l'époque chez Dynamite à partir de 2011. Ces sept numéros forment un récit complet, premier arc bouclé de la série, que l'on retrouve donc chez nous sous le titre Couronne de Vers. Il est de notoriété désormais que Vampirella soit en réalité une vampire originaire de la Terre, et non du monde oublié de Drakulon, qui n'aurait été qu'une implantation illusoire dans son esprit pour couvrir ses véritables origines. Sauvée de la mort par Lilith et investie de la mission sacrée d'éradiquer tous les vampires du monde des mortels, Vampirella arpente désormais son territoire en chasseresse impitoyable, tuant et torturant ses ennemis afin de leur arracher l'information qu'elle recherche à tout prix : la localisation de son plus grand ennemi, le terrible Vlad Dracula en personne. Si elle parvient à le vaincre, il se pourrait bien que la fin de la race vampirique soit à portée de main. Mais Dracula est loin d'être un vampire ordinaire, et il sème sur son passage la mort et la désolation au cœur des populations humaines, régnant sans partage sur ses domaines et ses légions de nouveaux vampires avides de sang et de massacres. Pourtant, ces temps-ci le grand maître est préoccupé par autre chose que la belle tueuse aux dents longues. Quelqu'un ou quelque chose sape son contrôle sur sa progéniture, s'empare peu à peu de nombreux esprits et instille une horrible pourriture dans les corps et les âmes tourmentés des autres vampires. Quelque chose gronde, un mal ancien se réveille peu à peu et dévore à pleines dents le monde de la nuit. Dracula se sait menacé par cette rébellion qui couve, et décide alors de contracter une alliance contre-nature avec Vampirella pour vaincre l'être quasi-divin qui menace l'ensemble des créatures vivantes, l'ensemble de la vie elle-même. Vampirella et sa nouvelle alliée humaine devront se méfier de chaque nouvelle rencontre et de chacune des paroles du prince noir, si elles veulent survivre aux terribles épreuves qui les attendent. Pour la première fois, il se pourrait bien que les vampires aient trouvé leur prédateur naturel. Pour la première fois, il se pourrait qu'il n'y ait aucun salut à l'immortalité.

Une histoire très bien dessinée de bout en bout, agrémentée par Panini des couvertures originales des nombreux artistes ayant travaillé sur le personnage de Vampirella pour Dynamite (Paul Renaud, Alex Ross, Joe Madureira, et bien d'autres), et scénarisée par Eric Trautmann (qui si j'en crois Wikipedia a du faire ses armes sur l'univers étendu des jeux Halo), qui livre une bonne petite performance tranquillement lisible et compréhensible même sans connaître aucune série antérieure sur le personnage, avec une dimension mystique assez fouillée que ne renieraient pas des fans de Lovecraft. Tout le passif essentiel est d'ailleurs admirablement bien résumé et présenté par Panini au début de l'album, donc aucun moyen de se retrouver perdu ! Seul petit défaut encore, l'album n'est pas chapitré et donc chaque nouveau numéro s'enchaîne directement derrière le précédent, l'accroche de fin de chapitre n'est pas respectée. Mais au final là ça ne dérange pas tellement, et le reste de l'édition est un travail remarquable.

Il existe un second tome, que je vous présenterai une autre fois, mais je pense que ça n'ira pas plus loin quand bien même la série en V.O. fait plus d'une grosse vingtaine de numéros. En effet, le second tome chez Panini date de début 2013, et depuis il n'y a plus eu aucune annonce concernant le personnage et ses aventures. Tout comme pour les Masters Series dont nous n'aurons sans doute jamais que le premier tome à nous mettre sous la dent, sur 9. De quoi frustrer, et de quoi prouver encore une fois que s'il s'agit d'icônes extrêmement emblématiques et populaires dans leur pays d'origine, les bad-girls sont plutôt boudées en France et ne sont suivies que par une petite minorité silencieuse et avide, dont j'aimerais pouvoir faire partie si j'avais accès à plus de lectures de ce genre. Peut-être un jour, avec de l'espoir...

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !