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lundi 25 juillet 2016

La question du lundi n°4 : Le 3ème épisode est-il toujours le pire ?


Récemment dans X-Men – Apocalypse, nous avons pu voir Jean Grey, Scott Summers et Kurt Wagner aller au cinéma pour voir le troisième volet de la première trilogie Star Wars dans les années '80. A cette occasion, en sortant de la salle et après un petit débat animé sur les trois films cultes, Jean Grey s'exprime alors de la façon suivante : ''En tout cas on est bien d'accord, c'est toujours le troisième film qui est le pire''. Et bien justement, posons-nous la question et faisons un petit détour par certaines trilogies ou séries de films les plus connues pour savoir si oui ou non, on peut observer que le 3ème opus est généralement le pire. Fausse idée admise communément ou réalité fondée ? Petit détour par ma collection personnelle pour y voir plus clair.


Les mauvaises idées

Commençons avec Shrek. Le troisième volet des aventures de l'ogre vert de Dreamworks a énormément déçu à la fois son public et ses concepteurs. Pas assez de profondeur, une tentative assez navrante de bouleverser les codes de la narration habituelle pour s'adresser à une jeune génération qui s'est sentie gênée plus qu'autre chose, une histoire qui n'avait vraiment rien de bien exceptionnel, exploitation plus que douteuse de la franchise et tirage de corde bien senti... Shrek le Troisième est une grosse déception générale et aurait très bien pu signer la fin de l'exploitation de cet univers de contes de fées revisités à la sauce adulte et parodique, mais heureusement le studio a pu et su produire une dernière suite avec Shrek 4 – Il était une fin, qui a globalement tout fait rentrer dans l'ordre.

Passons à Rush Hour 3. L'épisode de trop, signé Brett Ratner comme les deux précédents, qui a sûrement tué sa saga dans la mémoire de tous les fans qui jusque là l'aimaient plutôt bien. Des gags lourdingues, des dialogues pas franchement éclairés, une mise en scène plutôt bâclée et des acteurs qui en font des tonnes inutilement en tirant sur la corde d'un humour déjà bien fatigué. Brett Ratner peut-il faire pire ?


Les échecs critiques

Et bien oui, il le fait. En parvenant presque à tuer la licence X-Men au cinéma avec la réalisation du troisième épisode, qui marque une période assez sombre que l'on a tous très vite eu envie d'oublier. Coupant radicalement avec l'ambiance et la portée des deux premiers opus réalisés par Bryan Singer, X-Men 3 nous offre une intrigue très moyenne et des personnages qui parviennent à se rendre tous plus inintéressants les uns que les autres, un message vraiment très basique et une portée minimaliste et elle aussi basique. Peut-on cependant trouver encore pire, peut-on creuser plus profond ?

Et bien oui malheureusement on le peut, car Sam Raimi nous offre en 2007 le troisième et dernier épisode de sa trilogie Spider-Man, adaptant l'arc de l'apparition du costume symbiotique et de Venom ainsi que de l'Homme-Sable, massacrant ces derniers et le personnage de Gwen Stacy au passage. Des acteurs très mal dirigés et privant leur rôles de tout ce qu'il y avait de bon dans les précédents volets, des effets spéciaux très décevants et une intrigue banale à souhait que ne parviennent pas à sauver de nombreux gags et tentatives ratées d'humour. Une trahison totale pour bon nombre d'entre nous à l'époque et qui reste encore un souvenir douloureux.


Les mitigés

Le troisième et dernier volet des aventures de Batman au cinéma suivant la vision plus noire et réaliste de Christopher Nolan a beaucoup fait parler de lui en son temps, principalement pour sa noirceur encore plus poussée et son casting un brin défaillant par certains moments. Est-il pour autant le pire de sa trilogie ? Ce n'est pas certain, ce fut une grosse déception pour beaucoup de fans mais il n'y a pas d'avis général négatif sur ce film, qui reste l'un des plus rentables de tous les temps il faut le signaler. Le fait est que Nolan avait vraiment sa propre vision des choses et qu'il était également coincé par le décès de Heath Ledger qui le privait de la suite de son intrigue concernant le Joker. The Dark Knight Rises donne donc peut-être l'impression d'avoir été écrit et réalisé à la va-vite, mais il se base sur un pan de la vie du Chevalier Noir de Gotham qu'il tente d'adapter le plus sincèrement possible, et toujours en sachant rester fidèle au crédo de son réalisateur.

Je ne vais pas me risquer à m'attaquer à la trilogie du Seigneur des Anneaux, par respect et surtout principalement parce que je ne dispose pas encore des versions longues pour juger correctement ces films. Alors à la place je vais vous parler de la seconde trilogie de Peter Jackson, celle basée sur le livre Bilbo le Hobbit de Tolkien. Son troisième opus fut et est encore très décrié, ce malgré la sortie d'une version longue qui a le mérite de rééquilibrer un peu les choses et le montage, qui reste malgré tout principalement basé sur cette fameuse Bataille aux proportions titanesques. Ce nouveau montage change la donne concernant l'évolution des personnages et la balance entre l'action et l'intrigue, mais n'a pas réellement su convaincre les spectateurs qui boudent encore aujourd'hui cet épisode pour de nombreuses raisons, certaines assez bonnes il faut le reconnaître (Legolas qui saute sur des pierres qui tombent, c'est tout simplement non). La faute à pas de chance sûrement, personnellement j'ai aimé ce nouveau montage plus long mais je sais aussi reconnaître les défauts du film qui persistent. Ce qui est clair, c'est que le troisième Hobbit est le moins apprécié et loin d'être le meilleur.

Encore un troisième volet qui a su autant séduire que déplaire : Pirates des Caraïbes 3 – Jusqu'au bout du monde. Nombreux sont ceux qui n'ont pas apprécié l'histoire d'amour toujours plus désespérée entre Elisabeth Swan et William Turner, de même que nombreux sont ceux qui n'ont pas aimé le grand discours d'Elisabeth avant la bataille navale finale. Mais d'un autre côté, beaucoup de fans ont adoré cette conclusion forte et dramatique du premier grand arc de Pirates des Caraïbes (pour rappel nous sommes actuellement dans le second, seconde trilogie oblige). Comment départager clairement ce film et dire qu'il est totalement mauvais, alors qu'il comporte une bonne volonté admirable et des prouesses techniques époustouflantes ?


Que des bonnes choses

Simple, efficace, net et sans bavures : le troisième film de la saga Harry Potter, tout comme le troisième livre sur lequel il est basé, est l'un des préférés des fans du monde entier pour sa noirceur assumée et son côté plus mâture, ainsi que l'ajout de plusieurs personnages devenus immédiatement les chouchous du public (Sirius, Lupin) pour leur histoire et leur personnalité. Réalisation correcte, effets spéciaux à la hauteur des attentes, Le prisonnier d'Askaban rattrape la légère déception que fut le second film (La Chambre des Secrets) et relève nettement le niveau de la saga, qui se prépare à entrer dans son ère la plus sombre avec le quatrième (La Coupe de Feu).

Adaptation en deux parties du troisième et dernier livre de la saga littéraire jeunesse Hunger Games à succès, le film transcende largement les deux premiers volets et offre à la saga toute entière ses lettres de noblesses à la fois littéraires et cinématographiques, une reconnaissance méritée pour une œuvre bien plus profonde et symbolique qu'il n'y paraît, qui aura su se révéler sur la distance et devenir un véritable phénomène de génération. Une histoire sombre, réfléchie, mâture, noire et à la fois oppressante et libératrice, des personnages profonds et une véritable portée historique et philosophique pour qui sait regarder.

Iron Man 3 où le film qui a réussi à prendre son public par surprise et à quasiment égaler le chiffre d'affaire de Avengers premier du nom. L'histoire mélange plusieurs récits cultes autour du personnage de Tony Stark / Iron Man, en offrant au public un mémorable retournement de cerveau et un humour décapant et très efficace grâce à la réalisation de Shane Black et au jeu de Robert Downey Jr. et Guy Pearce. Pas besoin d'en dire davantage, le film parle de lui-même et son succès aussi.

Tout le monde ou presque est d'accord pour dire que le second épisode de la trilogie Retour vers le Futur est le meilleur des trois. Il est vrai que la suite, se passant majoritairement en 1885 à l'époque Western, n'a pas su plaire autant que celui-ci. Mais pour autant, ça reste un des meilleurs films de notre enfance et sûrement de l'histoire du cinéma fantastique, avec ce qui reste sans doute dans nos mémoire comme l'une des plus belles morales de tous les temps, servie par le meilleur personnage de nos jeunes années (Doc forever <3). La magie fonctionne toujours autant dans ce troisième et dernier épisode, qui transporte son public comme peu de films savent le faire de nos jours.
Avec l'arrivée de Sean Connery au casting dans le rôle du père du célèbre aventurier et archéologue, la saga Indiana Jones trouve une fin digne d'elle et de sa portée mondiale avec La Dernière Croisade. Car nous sommes bien d'accord chers amis, il n'y a strictement rien après ce film. Tout est dit et ce point final fonctionne parfaitement bien, sans qu'il soit besoin d'en rajouter. Ce n'est peut-être pas le meilleur des trois, mais assurément celui dont on se souvient le plus !

Heureusement il reste quelques sagas cinématographiques dont les troisièmes épisodes ont largement su relever le niveau voir parfois revenir aux sources des premiers qui ont su faire leur succès. C'est le cas avec Rocky III où le personnage culte du boxer que rien n'arrête revient sur ses pas et reprend tout depuis le début, après une chute dramatique qui précédera sa nouvelle ascension vers la lumière et la gloire. Sans doute l'épisode le plus aimé des fans, il reste aussi dans les mémoires comme l'un des meilleurs films de son temps et un bel exemple d'écriture à l'ancienne, sans chercher à trop en faire, en sachant conserver juste ce qu'il faut et doser correctement chacun de ses éléments pour atteindre un équilibre presque parfait.


La conclusion

On pourrait continuer encore longtemps comme ça, en citant notamment les sagas Star Wars, Jurassic Park ou encore Terminator qui ont toutes connu des troisièmes épisodes allant de la mauvaise surprise à la grosse déception, voir l'échec critique. Mais si les mauvais ''3'' sont marquants à plus d'un titre, il faut néanmoins faire l'effort de se souvenir qu'il a existé et existe encore et existera sûrement à venir des ''3'' de bonne qualité, voir encore meilleurs que les précédents, quand les productions et les auteurs parviennent à s'accorder sur la bonne voie et à trouver le bon équilibre dans l'écriture et la réalisation. Harry Potter, Hunger Games, Indiana Jones, Retour vers le Futur, ont su nous livrer des troisièmes épisodes convaincants et marquants à plus d'un titre, là où d'autres sagas se suicident en allant trop loin. S'il est vrai que dans une trilogie en général on observe que le troisième et dernier épisode n'est pas le meilleur, il est faux d'affirmer qu'il est toujours le plus mauvais.
Donc non, Jean Grey, nous ne sommes pas d'accord : le ''3'' n'est pas toujours le moins bon, loin s'en faut, et il faudrait peut-être apprendre à dépasser les traumatismes que nous ont infligé certains mauvais films pour voir au-delà et savourer ce qui s'est fait de mieux dans le genre. En revanche nous sommes totalement d'accord sur le fait que le troisième de ta saga est le pire, ça oui !

Si cet article vous a plu ou déplu, merci de le faire savoir dans les commentaires et de le partager ! Le débat reste toujours ouvert, et les nouvelles idées sont toujours les bienvenues ! Merci en tout cas de nous avoir suivi jusqu'à la fin, et rendez-vous une prochaine fois pour un autre sujet !

lundi 18 juillet 2016

La question du lundi n°3 : A quoi servent les suites et leurs différentes déclinaisons ?


Que ce soit en littérature, au cinéma, dans les jeux-vidéo, etc… vous avez forcément vu un titre du nom de ''xxx'' suivi d’un nombre plus ou moins élevé selon la longévité de la série (Star Wars VII, Hellraiser IX, Camping 3, etc.).
Les suites faisant parti d’une licence sont monnaie courante et peuvent s’inscrire dans une logique de continuité menant à la conclusion de l’aventure (Le Seigneur des Anneaux, Harry Potter…) et d’autres motivées par un succès commercial conséquent et qui cherchent à tirer profit à fond d’un univers, une ambiance, un système (Assassin’s Creed) ou encore tout simplement à s’appuyer sur un nom mondialement connu pour s’accaparer une forte publicité (la série des Final Fantasy dont le XV doit sortir au mois de Septembre).
Les suites peuvent ainsi diviser : continuer à explorer un univers intéressant mais également prendre le risque de décevoir les fans et de ternir l’image de la saga.
Tel est le dilemme qui peut se poser face au succès de certaines œuvres.


I - Quand y'en a pour un, y'en a pour deux !!

Bon nombre de films ayant connu un succès plus ou moins attendu ont eu le droit à une suite. En réfléchissant bien il est facile de trouver dans les films que l’on a déjà vus de tels exemples. Une suite qui peut parfois radicalement trancher avec le 1er opus, c’est le cas notamment de Battle Royale qui, centré sur ce concept à la base, prend un chemin relativement différent dans sa suite, médiocre et très vite oubliée. Faire une suite qui est à la hauteur du 1er volet est un exercice périlleux et ne donne pas forcément de bons résultats comme je viens de l’illustrer !
La suite peut permettre de conclure la trame en achevant de manière définitive le méchant de l’histoire. Ce schéma est notamment employé dans les films d’action ou d’horreur. Par exemple, dans Halloween, Michael Myers était supposé mourir complètement carbonisé à la fin du 2… avant de revenir d’outre-tombe après l’échec commercial et critique du 3 qui était parti dans un cadre différent avec une histoire de masques maléfiques.
Certaines œuvres ont ainsi juste eu une suite et d’autres ont enchainé les suites avec des résultats variables (Vendredi 13, Leatherface, Rocky…) donnant parfois lieu à des relaunch ou des reboots.
Enfin, il reste un schéma connu et qui a fait ses preuves et est encore employé à l’heure actuelle : la Trilogie. 


II - La trilogie, une recette qui a fait ses preuves
 
Le modèle triptyque est l’un des plus usités et que l’on retrouve dans de nombreux domaines. La trilogie permet de se calquer sur la structure classique d’un récit en 3 temps :
1) Introduction : le décor, l’univers est planté et permet de découvrir différents protagonistes.
2) Développement : l’histoire prend son envol et l’aventure prend de l’ampleur.
3) Conclusion : le conflit est résolu et le récit s’achève.
La trilogie permet ainsi une exploitation efficace d’une œuvre longue en n’étant ni trop court, ni trop long afin de garder l’attention du public et de ne pas le lasser.
A noter que l’on peut distinguer 2 types de trilogie : la trilogie classique dite ''1,2,3'' et la trilogie préquelle, plus récente, de type ''0,1,2''.

*La trilogie préquelle

La trilogie préquelle, pour reprendre les termes employés par les Guignols : « Quand un film a bien marché, on fait la suite et après il y a Les Origines ! »
Ainsi après avoir réalisé les épisodes 1 et 2, on raconte les origines par le biais d’une préquelle qui est l’épisode 0. On peut ainsi citer les Cubes (Cube, Cube 2 : Hypercube et Cube Zero). J’avais également une trilogie de films d’horreur venant des pays nordiques avec d’excellents épisodes 1 et 2 et une préquelle moyenne mais malheureusement impossible de retrouver le nom du film !
On peut citer pour les mangas (à la base provenant de romans), la série des King’s Game avec King’s Game premier du nom suivi de King’s Game Extrem et de la préquelle King’s Game Origins.
Dans les jeux vidéo, on peut citer Bioshock, l’épisode Infinite se situant chronologiquement avant le 1 et le 2.
La préquelle permet ainsi de continuer à exploiter un univers en expliquant les motivations de certains des protagonistes, en faisant la lumière sur leur passé, ou tout simplement parce que comme le méchant est définitivement mort, impossible de faire une suite directe !

*La trilogie classique

Un grand nombre de trilogies sont devenues cultes au fil du temps : ainsi la trilogie du Parrain de Coppola reste une référence du genre. Dans le registre de l’héroïc-fantasy comment ne pas penser au Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau, Les Deux Tours et Le Retour du Roi. N’oublions pas les aventures temporelles de Marty et du Doc dans Retour vers le Futur ou encore la triple trilogie de Star Wars (bon, les épisodes 8 et 9 sont pas encore sortis mais on les compte comme même !).
Les trilogies se retrouvent également dans les jeux-video comme les Mass Effect ou plus récemment la trilogie des ZERO ESCAPE ->999 : Nine Hours, Nine Persons, Nine Doors suivis de Virtue’s Last Reward et se concluant avec Zero Time Dilemma (je ferai d'ailleurs un article concernant la série des Zero Escape, une fois que j’aurai terminé ZTD).
Bon nombre d’œuvres encore à l’heure actuelle suivent ce schéma mais celui-ci semble être mis à mal ces dernières années avec l'apparition de la tétralogie.


III - Tétralogie / Quadrilogie

Si la tétralogie (ou quadrilogie) devient plus présente, c’est principalement pour des raisons mercantiles. Ainsi des films récents ou à venir se retrouvent dotés d’une fin en 2 parties (Harry Potter et les Reliques de la Mort, Hunger Games : La révolte partie 1 et 2) ou encore dans un futur assez proche, la conclusion des Avengers qui se verra couper en 2 parties.
Certaines trilogies se sont également vus attribuer un 4ème opus par le biais d’un reboot ou d’un relaunch (Indiana Jones et le royaume du Crâne de Cristal, Jurassic Park/World…) qui cherche à réveiller la fibre nostalgique chez le spectateur et à continuer d'exploiter le filon d’un univers ayant fait ses preuves avec aux alentours une vaste communauté de fans.
Une tétralogie a également conclu les aventures de Nathan Drake avec Uncharted 4 pour ce qui est des jeux-vidéo.


IV - Les longues -voir très longues- séries

En règle générale, les licences dépassant les 4 épisodes donnent des films n’ayant pas véritablement de connexion entre eux. Il est possible ainsi de retrouver des éléments emblématiques d’une saga (ex : les slimes dans Dragon Quest, les invocations, les chocobos dans Final Fantasy…) ou encore la présence d’un personnage-clé qui revient de manière systématique, c’est le cas notamment dans les sagas de films d’horreur avec  MichaelMyers dans Halloween, Leatherface dans les Texas Chainsaw, Jason, Freddy etc… à noter quelques exceptions où il y a une véritable continuité dans les suites, c’est le cas de l’heptalogie SAW, où les films se suivent de manière continue avec plus ou moins de cohérence, des retournements de situation finaux devenant de plus en plus capillotractés.

Conclusion

Pour conclure cet article : les suites peuvent permettre d’enrichir un univers et procurer un plaisir conséquent pour les passionnés. Cependant, une utilisation abusive des suites peut provoquer critique, lassitude, déception voir même des incohérences scénaristiques en cherchant à trop tirer sur la corde. Il est regrettable à l’heure actuelle que de plus en plus de suites ne soient motivées que par un but purement commercial pouvant ainsi traduire un manque d’originalité et de créativité. Si certains peuvent chercher un second souffle par le biais d’un reboot ou d’un relaunch, d’autres possèdent parfois la lucidité de stopper une série qui devient trop longue. Pour l’anecdote, la saga des SAW devait à la base prendre fin avec son 8ème opus mais les résultats décevants du 6 ont eu pour conséquence de faire fusionner les épisodes 7 et 8 en un seul film (SAW 3D).

Au final, le meilleur juge de la longévité des suites reste le public qui par son approbation ou son désaveu de la suite peut déterminer le destin d’une licence.
Selon mon humble avis, les suites sont une bonne chose à partir du moment où elles permettent de développer un univers et surtout de divertir et de conserver l’intérêt du public. Une exploitation soutenue ne peut malheureusement que nuire à une licence : répétitions, effet de découverte moindre, incohérences, comparaisons avec les épisodes précédents, manque d’originalité, etc.
Le modèle de la trilogie offre la meilleure garantie avec un cadre défini et abouti mais n’est pas synonyme de succès pour autant.
Pour finir, le client est son seul maître. A lui de décider s’il souhaite continuer l’aventure en regardant ce qui suit ou bien y mettre un terme.

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lundi 7 décembre 2015

Emission n°58 : Coups de coeur de novembre

Au programme de ce mois : Flo nous parle cinéma avec le dernier Hunger Games, Etienne vous donne son avis définitif sur le jeu épisodique Life is Strange, Thomas vous fait découvrir l'ovni télévisuelle Au service de la France nouvelle série comique d'Arte et last but not least JB revient sur le dernier volet de Starcraft 2 qui conclu la saga stratégique de Blizzard.
Enjoy folks !