jeudi 3 août 2017

Les Mémoires de Vanitas tome 1 (Ki-Oon - Juillet 2017)


Il y a bien longtemps, naquit une légende dans le monde des vampires et des hommes. Un vampire maudit, né d'une nuit de lune bleue, du nom de Vanitas. Selon les récits, il aurait à sa charge d'avoir lancé une terrible malédiction sur ses semblables qui l'ont rejeté, et possède un grimoire mécanique capable d'altérer la personnalité de ses victimes, et bien d'autres choses encore...
En cette fin de XIXème siècle novateur en terme de technologie et d'industrie, la paix fragile entre humains et vampires est maintenue depuis une grande guerre qui opposa les deux espèces. A bord du vaisseau volant ''La baleine'', Noé, un vampire, se rend à Paris suite à une mystérieuse rumeur selon laquelle le grimoire légendaire aurait refait surface. Souhaitant l'étudier pour satisfaire les désirs de son maître, Noé est bien curieux de ce vers quoi il se dirige. Mais à bord, une autre vampire commence à montrer des signes inquiétants de troubles de la personnalité et devient subitement une horreur sanguinaire que rien ne semble pouvoir arrêter... jusqu'à l'arrivée inespérée d'un jeune humain possédant un étrange grimoire mécanique avec lequel il parvient à rendre la raison et son véritable nom à la vampire maladive. Le jeune homme se révèle alors comme étant un humain du nom de Vanitas, héritier du nom du vampire légendaire maudit, et également de son grimoire qui lui confère le pouvoir d'accéder au véritable nom de chaque vampire pour le ramener à la raison lorsqu'il a été altéré par une force mystérieuse et dangereuse. Noé accepte de servir de garde du corps à cet homme, médecin spécialiste des vampires qui dit vouloir tous les sauver, dans un but encore dissimulé de même que ses raisons et motivations. Arrivés à Paris, ils vont devoir négocier avec le comte vampire local pour traquer un tueur en série qui serait en réalité un vampire altéré. Quelqu'un, dans l'ombre, s'ingénie à transformer les vampires en machines à tuer, peut-être dans le but de raviver les flammes de la guerre, ou pire encore...

Jun Mochizuki est de retour avec une nouvelle série cette fois-ci sous le sceau du steampunk et du mythe vampirique, et bon sang qu'est-ce que c'est bon ! L'histoire démarre très bien, sur les chapeaux de roues, et entraîne immédiatement le lecteur dans son univers particulier mais cependant bourré de références à d'autres œuvres et univers majeurs des deux genres. Pas étonnant que la créatrice de Fullmetal Alchimist en soit devenue dingue, comme l'indique le petit autocollant publicitaire sur chaque exemplaire de ce premier tome. La suite arrive courant Septembre, donc il y a relativement peu à patienter. Les décors sont magnifiques, on peut dire que les assistants font un travail véritablement exceptionnel et d'une grande précision, tandis que les actions sont fluides et la narration assez riche tout en restant rapide et aisée à suivre. Un bon conseil de lecture pour vous et vos proches !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 2 août 2017

Secret War (Panini Comics - Juillet 2017)


2004. Après une série d'arrestations et d'interrogatoires de super-vilains de seconde zone équipés de matériel technologique de pointe, le S.H.I.E.L.D. réalise qu'il pourrait exister un lien entre ces différents individus, une personnalité restant dans l'ombre qui leur fournirait leurs équipements en échange de services, de faveurs, ou d'un engagement. Les soupçons se portent bien vite sur le Bricoleur, mais ce-dernier reste subitement introuvable, jusqu'à ce qu'une caméra de sécurité ne le repère au milieu d'un aéroport... en Latvérie. Le pays, devenu depuis peu un allié des USA qui y ont placé le nouveau Premier Ministre Lucia von Bardas, offre en secret l'asile au Bricoleur ainsi qu'à d'autres vilains dans un but encore nébuleux mais qui, clairement, s'annonce comme la préparation d'un gros coup. Nick Fury avertit aussitôt les autorités gouvernementales des USA, qui décident... de ne rien faire, et de maintenir la situation sous simple observation. Trop de capitaux ont été investis en Latvérie depuis la disparition du Docteur Fatalis, le gouvernement ne souhaite pas perdre un allié de fortune aussi rapidement. Devant l'inaction décidée des hauts dignitaires, Fury va alors prendre une décision lourde de conséquences et réunir de son propre chef une équipe de héros d'ordinaires solitaires mais tous liés par sa parole, pour monter un escadron d'urgence et les envoyer en Latvérie afin de renverser le gouvernement local avant que la crise n'éclate sur le sol américain. Spider-Man, Daredevil, Luke Cage, Wolverine, la Veuve Noire, Captain America... la mission est une réussite, Lucia von Bardas est considérée comme décédée suite à l'affrontement et la tension retombe alors, pour quelques temps. Un an, précisément, avant que Luke Cage ne soit soudainement attaqué chez lui par un mystérieux individu clamant vengeance. Son hospitalisation en urgence va alors alerter Fury et Captain America, qui sont les seuls à se souvenir de l'opération spéciale d'il y a un an, les autres ayant eu la mémoire effacée juste après. Il faut prévenir les différents membres de l'équipe d'alors et les réunir au plus vite, leur révéler la dure vérité, et les préparer à affronter les conséquences dramatiques de leur action : la vengeance de Lucia von Bardas et de ses alliés, décidés à commettre une atrocité d'un niveau jamais atteint. L'heure est grave, et toute cette affaire risque bien d'être le chant du cygne de Nick Fury à la tête du S.H.I.E.L.D.

Magnifiquement mis en images peintes par Gabriele Dell'otto, le scénario de Brian M. Bendis nous entraîne au cœur d'un complot au sein de la communauté des super-vilains secondaires, un plan démentiel que seul un super agent tel que Nick Fury puisse stopper avant qu'il ne soit trop tard. Mais cela aura un prix, très lourd, et la crise de confiance qui en résultera expliquera en partie une grande période de doutes et de tensions entre les héros, de Civil War à Secret Invasion voir un peu plus loin encore. L'album, réédité cette fois dans la collection ''Marvel Events'', nous propose l'intégralité de l'histoire puis une tonne de bonus, de fiches secrètes rédigées par Fury sur les différents alliés et ennemis rencontrés au cours du récit, et bien sûr les compte-rendus d'interrogatoires du S.H.I.E.L.D. ainsi que plusieurs pages crayonnées et explications sur la conception des couvertures exclusives de la série, pour beaucoup dans son succès. Cette première guerre secrète nous ramène quelques années dans le passé, à une époque assez difficile où la confiance ne courait pas les rues. Un récit fondateur qu'il faut avoir lu, ne serait-ce que pour comprendre l'évolution du personnage de Nick Fury par la suite pour toute une génération.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 1 août 2017

Kasane - La voleuse de visage tome 6 (Ki-Oon - Novembre 2016)


Alors que Kasane s'apprête à monter sur les planches une nouvelle fois pour la tournée de la pièce La ménagerie de verre, Nogiku parvient de son côté à entrer en contact avec la véritable Nina, alitée depuis plus d'un an désormais et incapable de se mouvoir. Nogiku réussi à établir une sorte de communication entre elles, et ce qu'elle apprend lui confirme les soupçons qu'elle nourrissait sur Kasane et ce qu'elle a appris sur le rouge à lèvre maudit. Sa vengeance commence à mûrir doucement à mesure qu'elle rend visite à Nina en cachette, jusqu'au moment où cette dernière, au bout de ce qui lui reste de volonté, lui demande l'impossible... Nogiku, en larmes, accepte de mettre fin aux souffrances de la pauvre fille qui rêvait d'être actrice et dont la vie lui a été enlevée par un monstre. Cet acte la hantera pour toujours, mais elle est certaine désormais d'avoir privé Kasane de son pouvoir et de son emprise. De son côté Kasane découvre l'affreuse nouvelle et prévient Habuta, son agent, qui met aussitôt en place un scénario de disparition pour l'officielle Nina Tanzawa, comme il admet avoir fait pour aider la mère de Kasane des années plus tôt. Au bord du gouffre, Kasane vit maintenant en solitaire, recluse dans un petit appartement de province loin des feux des projecteurs, avec sa laideur pour seule compagne. Déterminée à remonter sur scène et à vivre une fois encore au travers des personnages qu'elle joue grâce à sa beauté, elle se met en quête d'une nouvelle cible, d'une nouvelle victime idéale... et dans son esprit malade et torturé, l'image de Nogiku lui revient soudain...

Sixième tome et les choses se corsent de façon infernale et déterminante pour Kasane, acculée au pied du mur par son ennemie sans rien savoir de la vérité derrière ces événements tragiques. Maintenant que la véritable Nina a fait ses adieux et a réussi à priver Kasane de son pouvoir, temporairement du moins, le cauchemar recommence et l'histoire devient plus sombre que jamais, entraînant le lecteur dans les tréfonds du désespoir avec le personnage principal. Entre pitié et justice, l'éventail de ce que l'on ressent pour Kasane est large et tout aussi douloureux que le choix qu'a fait Nogiku. Dire qu'il reste encore trois tomes, les choses peuvent-elles devenir plus graves et plus insoutenables ? Réponse prochainement.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 31 juillet 2017

La question du lundi n°46 : Peut-on indéfiniment proposer un reboot à un univers ?


Nous y voilà, on l’a vu, le dernier Spider-Man. Pour la troisième fois, on retrouve Peter dans une nouvelle aventure sans liens avec les autres. Avant cela, les bandes-annonces nous ont vendu le nouveau Jumanji (qui fait extrêmement peur et pas dans le bon sens). Et encore avant est sortie une nouvelle version de La Momie. Le phénomène n’est pas inhabituel à notre époque, on reprend une vieille licence (vieille dans une certaine mesure) et on la remet aux goûts du jour. Le tout sera un peu plus… et un peu moins… enfin mieux quoi ! (En théorie tout du moins). On précise à l’oral que c’est un reboot et voilà le tour est joué. Alors peut-on se permettre de redémarrer indéfiniment une licence pour des raisons de marketing, une remise au goût du jour, ou tout simplement parce qu’un auteur a une autre vision ? Le spectateur ne se lassera-t-il jamais ? Après tout il est fan (ou non), et dans tout les cas payera pour voir le film un moment où l’autre (cinéma, DVD, VOD, ou télévision). L’objet d’étude tiendra sur trois horizons, l’historique, suivi de très près d’un point de vue global de la geekosphere, pour finir par le reboot au cinéma.
Historiquement c’est fréquent. Que se soient les premières histoires orales, racontées au coin du feu à une époque où l’écriture n’existait pas, ou que se soient les premiers ouvrages écrits, chaque histoire tient à la version du conteur. D’autant plus que les littéraires ne s’en cachent pas ; pour trouver l’inspiration, il faut avoir déjà eu la passion de la lecture. En effet, chacun trouve l’inspiration dans ce que d’autres ont déjà fait. Bien que l’on ne puisse pas vraiment parler de reboot pour les romans, les réécritures existent, mais présentent peu d’intérêts. Les prémices du concept peuvent se retrouver ici dans le brouillard de la nuit !
Le théâtre vient ensuite (ou peut-être en même temps, l’écriture date de l’antiquité comme le théâtre). Pour chaque œuvre le texte ne change pas entre les représentations, mais c’est la troupe qui fait varier la tonalité et l’ambiance de la scène. On peut ainsi voir trente fois la même pièce (réalisée par des troupes différentes), dans notre cœur la meilleure version restera celle de notre choix. Si le terme reboot n’existait dans ces temps anciens, le concept était bien présent.
Côté comics (on passe à une époque bien plus moderne), les experts de Radiophogeek sont formels : on peut raconter plusieurs fois la même histoire en changeant quelques éléments. D’ailleurs, dans la Radiophocave, on entend souvent parler du run de tel ou tel auteur par rapport à un autre et ce concernant la même histoire. À chaque fois on peut faire table rase du passé et reprendre la genèse du héros pour une version complète inédite. Cela ne semble pas choquer les amateurs et leur laisse même le choix d’échanger sur la meilleure version (s’ils ont la patience et la passion pour tout lire).
Les jeux-vidéo ne font pas exception à la loi du reboot, l’exemple d’excellence est Tomb Raider, avec son troisième reboot en 2013 (on pourrait presque dire quatrième en comptant L’ange des ténèbres). À la première génération, on retrouve cinq épisodes qui se suivent plus ou moins. Puis vient L’ange des ténèbres (oups boulette le public n’aime pas, on oublie) ! En génération deux, on retrouve trois épisodes (Tomb Raider legend, Anniversary et Underworld). Enfin en troisième génération, pour le moment deux épisodes (Tomb Raider 2013 et Rise of Tomb Raider, sans compter les deux épisodes intitulés Lara Croft). Ici la deuxième génération change surtout le gameplay et les graphismes quand dans la dernière les changements sont plus larges (gameplay, scénario, etc.). Si on trouve un couac entre la génération un et deux, cela ne pose pas de vrais problèmes dans le sens où l’épisode est à part et complet en lui-même (scénaristiquement).
Devant tant de réécritures dans tous les domaines le cinéma ne pouvait que nous proposer le reboot de films ou séries cinématographiques à succès. Les spectateurs se lasseront-ils ? C’est fort possible, il n’y a qu’à voir Star Wars VII (c’est un reboot ça ? On dirait un peu quand même non ? Bon OK pas celui là !), le futur Jumanji ou encore La Momie, qui au final ne rend pas aussi bien que la première trilogie. Il est là difficile de faire de bons reboots sans tomber dans l’excès. Bien sûr comme toujours, il reste le spectateur et son vécu, peut-être que les générations actuelles considéreront La Momie 2017 comme référence. Aïe, non ! On ne peut pas nous enlever la version de 1999. Mais si, dit l’ancien, celle de 99 nous a bien enlevé celle de 1932 ! (WHAOU y’a même une version en noir et blanc, muet de 1913, là c’est plus un reboot c’est un dépoussiérage total).
Pourtant il peut y avoir du bon, les trois premiers Spider-Man (2002-2007) n’étaient pas si bien (or la prouesse de mettre ce héros sur grand écran). Alors que les Amazing (2012-2014) c’était du sérieux, si seulement tout n’avait pas été question d’argent on aurait eu la suite des aventures de cet Amazing Spider-Man. Mais non, on repart pour une nouvelle version. Déçu ? Oui car peu d’années (3 ans) séparent les versions, et que la précédente n’est pas terminée (Amazing 2 se termine sur l’annonce d’une suite évidente).
Au final on en vient toujours à la même conclusion, des reboots pourquoi pas ? Oui, si assez de temps sépare les versions et surtout si chaque génération a une fin qui la rend complète et suffisante. Le modèle est donné par la trilogie du The Dark Knigth, on pourra critiquer le dernier film, mais il y a un début, un milieu et une fin. C’est l’indispensable condition.
Partagez vos avis dans les commentaires !
Piste de réflexion : Ce Reboot qui m’a déçu. Ce reboot qui fait du bien.

samedi 29 juillet 2017

X-Men - La chute de l'empire Shi'ar (Panini Comics - Juin 2017)


Juste après les événements et révélations de Genèse mortelle, Vulcan, le troisième frère Summers, est parti dans l'espace avec comme intention de démanteler l'empire Shi'ar, cette civilisation extraterrestre très avancée dont l'empereur D'ken est responsable de la mort de sa mère et de ses premières années d'esclavage. Détruisant toute résistance sur son chemin, ainsi que les stargates menant au cœur de l'empire, Vulcan sait qu'il ne tardera pas à être poursuivi par les X-Men et que Charles Xavier ne le laissera pas détruire et tuer impunément. Montant une équipe de choc avec Havok, Diablo, Warpath, Darwin, Polaris et Rachel Grey, héritière de la force Phénix en partie, Xavier lance la chasse tandis que Vulcan de son côté parvient à s'emparer d'un vaisseau qui le conduira jusqu'au cœur de l'empire pour exercer son implacable vengeance... mais sans qu'il le sache, d'autres forces sont à l’œuvre et il ne fait que pénétrer dans un bien plus vaste complot que sa propre revanche personnelle. En effet, depuis que D'ken est plongé dans le coma, c'est Lilandra qui règne. Ou du moins qui régnait jusqu'à ce qu'un coup d'état ne la prive soudainement du pouvoir au moment de l'arrivée de Vulcan, qui se retrouve embarqué dans cette intrigue sans pouvoir s'en échapper. Fait prisonnier après un rapide affrontement contre Gladiator, champion de l'empire, il est enfermé dans une cellule recluse, jusqu'à ce qu'il parvienne à s'échapper en compagnie de la sœur de Lilandra, Deathbird la traîtresse, elle aussi incarcérée loin de tout. A eux deux, ils vont vivre une idylle meurtrière dans l'espace jusqu'à ce qu'ils rejoignent le chevet de D'ken, que Vulcan accepte de réveiller grâce à ses pouvoirs énergétiques. Alors que l'empereur fou se relève et rétabli son autorité sur le peuple Shi'ar, Lilandra et les pirates de l'espace menés par Corsaire forment la résistance et tentent de rallier le plus de soldats possible autour d'eux afin de saper les forces de D'ken. Grâce aux X-Men présents dans son équipe, Lilandra a bon espoir de pouvoir retrouver le trône mais elle sait qu'il y aura des sacrifices, surtout quand elle découvre que Charles Xavier, son ancien époux, est aux mains de ses ennemis et s'apprête à être exécuté comme cadeau de mariage entre Vulcan et Deathbird. Après une ultime trahison, Vulcan obtient enfin sa vengeance et épouse sa compagne avant de précipiter Xavier vers sa fin, tandis que les combats font rage et que l'équilibre des forces est en train de basculer. Prenant la fuite, le couple impérial laisse les héros panser leurs plaies et célébrer leur victoire, amère malgré le sauvetage de justesse de Xavier par Darwin et le fait que le Professeur ait retrouvé l'usage de ses pouvoirs en ayant frôlé la mort. Corsaire n'est plus, et Havok devient donc le nouveau capitaine des Starjammers, à qui il confie une nouvelle mission : traquer Vulcan et ses partisans et lui offrir le sort qu'il mérite. Une scission s'opère alors parmi les X-Men, entre ceux qui désirent accompagner Havok et ceux qui préfèrent se détourner de la voie de la vengeance.

Moi qui d'ordinaire n'affectionne pas trop les récits qui se passent dans l'espace, du moins au sein de l'univers Marvel que je trouve un rien trop fouillis, j'ai vraiment pris mon pied en lisant cette histoire de vengeance et d'empire déchu, de complots et de coups d'état, avec des personnages attachants et des enjeux considérables. Pas trop cosmique mais juste ce qu'il faut pour que l'émerveillement se fasse devant les magnifiques dessins de Billy Tan et Clayton Henry. Le scénario d'Ed Brubaker est fort et poignant, riche et intéressant par bien des aspects. De quoi savourer pleinement cette aventure comme une sorte de retour aux belles années des X-Men dans l'espace et les sagas démentielles de l'époque.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 28 juillet 2017

La V.O. du vendredi n°82 : Grimm Fairy Tales - Arcane Acre tome 3 (Zenescope - Octobre 2016)


Arcane Acre s'apprête à rouvrir ses portes pour une seconde année, après les tragiques événements du semestre précédent et les pertes subies dans chaque camp. De nouveaux élèves sont accueillis par les professeurs et protecteurs des lieux, tandis que les plus anciens retournent à leurs cours et tâchent, à leur manière, d'apporter leur aide aux adultes dans la lutte contre l'entité infernale appelée Bloody Bones que Violet a relâché l'an-dernier. Pour Ali, c'est une quête désespérée qui le conduira à chercher un rituel ou un sort pour ramener Hailey à la vie, elle qui n'existe plus que sous forme d'esprit qu'il est le seul à voir et avec qui communiquer. Parmi les nouveaux élèves, on note la présence de Mary, une jeune adolescente dont les pouvoirs se sont manifestés récemment et font d'elle une prêtresse vaudou terrifiante, maîtresse de la mort et des revenants. Avec l'aide de Sela elle parvient à se libérer de celui qui voulait utiliser ses pouvoirs pour son propre profit, et après l'avoir châtié comme il se doit elle se met en route pour Arcane Acre, afin d'apprendre à maîtriser ses pouvoirs et à ne pas répéter ce genre d'incident. Un autre nouvel élève, Lance du Lac, fait beaucoup parler de lui en réussissant à s'emparer d'une épée magique, sœur de la légendaire Excalibur, qui fusionne avec son nouvel hôte et lui offre de nouvelles compétences qu'il tente bien vite d'exploiter, à ses risques et périls. Heureusement ses autres camarades pourront l'arrêter à temps et découvrir par là-même la nature de ses pouvoirs, lui qui est en réalité une sorte d'homme-plante capable de se régénérer à volonté. Enfin, Belinda de son côté tâche de vivre son deuil en visitant la tombe de Malec, le Ténébreux, qui était la seule personne à savoir où se trouvait son fils et s'il vivait encore. Se lançant dans une quête désespérée pour le retrouver, elle ne s'attendait pas à ce qui allait suivre... car Bloody Bones revient à Arcane Acre, aidé par le pouvoir dévastateur du Guerrier d'Oz, et avec le concours de Maka, la démoniaque sœur de Druanna, il entreprend de terrasser chacun des élèves et des professeurs dans leurs rêves, avant qu'ils ne puissent découvrir la vérité à son sujet. Cependant, grâce à Kiera et à Wulf qui parviennent à sortir de la transe nocturne, l'attaque est éventée à temps et Belinda se sacrifie pour emporter le Guerrier d'Oz dans le royaume de Myst, où elle cherche à se rendre pour en apprendre davantage sur Bloody Bones. Mais ce qu'elle va découvrir risque de la plonger dans le désespoir le plus total, malgré l'aide de Sela et tout son soutien. Quelle est la vraie nature de leur ennemi ? Pourquoi en a-t-il après les élèves d'Arcane Acre ? Et quel est le destin de chacun de nos héros, alors que les heures les plus sombres sont encore à venir ?

Troisième tome et déjà les choses se corsent, avec le retour de Bloody Bones et l'arrivée de nouveaux étudiants aux pouvoirs divers et difficiles à maîtriser. Entre leurs propres expériences pour tenter de mieux comprendre leurs capacités et les véritables dangers qui viennent de l'extérieur comme de l'intérieur de la faculté, cette seconde année ne sera pas de tout repos pour les élèves comme pour les professeurs. On s'attache immédiatement aux petits nouveaux comme Mary, dont le pouvoir fait un peu penser aux contraintes de Malicia des X-Men, ce qui la rend sympathique et donne envie d'en savoir davantage sur elle, comme pour Lance ou même Phil le sorcier qui arrive plus tardivement. Toutes les réponses ne seront peut-être pas dévoilées dans le prochain tome, le dernier paru à ce jour, mais on espère que les choses s'amélioreront et que nos héros découvriront un moyen de lutter contre leur terrible ennemi. Rendez-vous dans une semaine !

jeudi 27 juillet 2017

Fire Force tome 2 (Kana - Juillet 2017)


Shinra affronte le mystérieux individu qui s'est glissé dans le bâtiment d'entraînement des nouvelles recrues lors de l'examen, et qui semble en savoir beaucoup sur le phénomène des torches humaines et sur la manipulation du feu grâce aux pouvoirs de deuxième et troisième générations. Rapidement rejoint par Arthur et les autres recrues de la 8ème Brigade, Shinra sera obligé de battre en retraite et de laisser s'échapper celui qui se fait appeler ''Joker''. Ce dernier repartira avec de précieuses informations sur ses jeunes adversaires, et il n'est pas impossible de se dire qu'ils le reverront très bientôt. En attendant, une nouvelle torche humaine est signalée lors du procès d'un ancien pompier accusé d'avoir tué plusieurs personnes en état de démence. L'assassin est soudain victime de combustion mais semble toutefois avoir conservé ses souvenirs et sa personnalité, ce qui lui permet de muter et d'utiliser les pouvoirs de son nouvel état pour faire des dégâts ravageurs. La 8ème Brigade se mobilise aussitôt pour tenter de l'arrêter, mais malgré leurs efforts c'est aux membres de la 5ème Brigade que reviendra le privilège de capturer cette nouvelle torche, afin que leur capitaine puisse se livrer à diverses expériences dessus. Shinra découvre à cette occasion le véritable but de la création toute récente de la 8ème Brigade, à savoir enquêter sur les autres Brigades afin de démasquer celles et ceux qui retiennent des informations sur le phénomène de combustion et sur les mutations qu'il engendre. C'est donc tout naturellement que leurs soupçons se portent désormais sur la 5ème Brigade, et alors qu'ils se préparaient à intervenir la sœur Iris est soudain retenue prisonnière dans le QG de la 5ème Brigade, ce qui pousse tous les membres de la 8ème Brigade à attaquer. Les combats qu'ils se livrent seront l'occasion de dévoiler de nouveaux pouvoirs et de nouvelles techniques, et tandis que Shinra se lance à la recherche d'Iris et tombe sur la capitaine ennemie, Arthur découvre que les scientifiques de la 5ème Brigade ont réussi à manipuler le cerveau de la torche humaine assassine et en ont fait un nouveau membre de leur unité. L'affrontement qui s'annonce risque d'être vraiment difficile...

A la lecture de ce second tome plein d'actions et de révélations, on finit par se dire que Fire Force c'est un peu comme si le meilleur de Bleach rencontrait le meilleur de D.Gray-man le tout avec l'ambiance un rien débraillée de Soul Eater. Autant dire, une fusion très intéressante de styles et d'atmosphères ! Le troisième tome s'annonce bourré d'action lui aussi avec des duels épiques et de grosses révélations à nouveau, dans la continuité de celui-ci. La série avance bien, à son rythme effréné qui laisse peu de temps au lecteur pour souffler et assimiler les nouvelles informations. Le dessin est d'un niveau général plutôt bon et les actions sont aisées à suivre, ce qui n'est pas toujours le cas dans les shonen à succès. Une bonne série donc qui commence très bien et qu'il convient de suivre avec attention.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 26 juillet 2017

Spider-Gwen tome 4 - Une arme de choix (Panini Comics - Juin 2017)


Gwen Stacy a bien du soucis à se faire. Traquée de façon impitoyable par l'inspecteur Frank Castle et ses méthodes plus que douteuses et extrêmes, elle doit faire face sur tous les fronts pour protéger son identité secrète, ses proches ainsi que retrouver l'usage de ses pouvoirs, perdus lors de la confrontation du tome précédent. Avec l'aide de l'agent Jesse Drew elle bénéficie désormais de recharges radioactives qui lui permettent de retrouver ses pouvoirs durant quelques temps, mais le stock s'amenuise et n'est pas toujours utilisé dans les meilleures conditions... alors, quand Castle s'allie avec un fondu de la chasse comme Kraven pour faire sortir l'araignée de son trou, c'est plus qu'il n'en fallait pour perdre pied. Menacée de toutes parts, Gwen n'a d'autre choix que de mettre son père en sécurité contre son gré et d'affronter Castle à visage découvert, lors d'un duel sur les toits d'une folle intensité. Mais c'est bien grâce à l'aide de son père que Gwen s'en sortira cette fois-ci, lorsque le vieil inspecteur de police se place de lui-même en état d'arrestation pour couvrir les agissements de sa fille et calmer une fois pour toutes la fureur de Frank Castle, qui entretemps est allé négocier des informations auprès d'une personne d'influence, non moins que le père de Harry Osborn, Norman Osborn lui-même. Aura-t-il bientôt un rôle à jouer dans la vie de Spider-Woman ? En tout cas, obligée de vivre de ses propres moyens elle trouve un emploi dans un fast-food et fait profil bas, faisant tout son possible afin de ne pas éveiller les soupçons sur elle alors même que ses propres amies commencent à se douter de quelque chose. Une occasion se présente alors de blanchir son père et de sauver ce qui reste de sa pauvre vie, un pacte à signer avec le diable pourrait-on dire, car il s'agit d'accepter une proposition de Matt Murdock, le Caïd...
Enfin, un dernier chapitre plus léger sur la légende de Mysterio et de sa maison hantée abandonnée, attraction autrefois à succès mais aujourd'hui totalement dépassée. Les filles décident d'y faire un tour et vont vivre une nuit d'Halloween pas comme les autres, confrontées chacune à leurs peurs les plus refoulées, l'occasion pour Gwen de revoir Peter Parker, celui par la mort de qui tout a commencé...

Un quatrième tome sans grand intérêt une fois encore, qui ne parvient pas à rejoindre la barre placée assez haut par le tome précédent et ses rencontres avec les autres Spider-Women. Cette Gwen Stacy de la Terre-65 reste attachante à sa manière, mais ses aventures sont avouons-le plutôt plates et sans panache... le personnage peine à sortir de la vague qui l'a vu apparaître et à se faire son propre trou, quand bien même la série serait un succès en V.O.. Ici malheureusement je trouve qu'elle fait un peu tâche dans le décor des séries sur le Spiderverse, elle n'est clairement pas à la hauteur comme super-héroïne et comme personnage principal d'une série qui s'essouffle à mon sens de plus en plus et peine à garder son intérêt premier. L'histoire tourne en rond et ne décolle jamais vraiment, il serait peut-être temps d'envisager soit un revirement drastique, ce qui semble être le cas avec le pacte conclu à la fin de ce tome, soit une fin de vie en douceur pour la série. Sans ça je doute qu'elle m'intéresse encore bien longtemps, et je ne pense pas être le seul que ce style fatigue un peu.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 25 juillet 2017

Kasane - La voleuse de visage tome 5 (Ki-Oon - Septembre 2016)


La relation étroite et complice qu'entretiennent Nogiku et Kasane est sur le point de se briser... car l'amant de Nogiku remonte peu à peu, à sa demande, les traces de Kasane depuis son passage en école primaire jusqu'à sa soudaine disparition au service de Nina Tanzawa, cette actrice qui a connu une ascension fulgurante sous les feux des projecteurs. Y'aurait-il un lien ? C'est ce que cherche à découvrir Nogiku, qui doit cependant prendre garde aux ombres de sa propre vie qui la rattrapent soudain quand un de ses anciens amants et clients revient la harceler. C'est chez ''Nina'' qu'elle trouvera finalement refuge... et qu'elle découvrira cette fille hideuse alitée dans une pièce fermée, celle que selon sa petite enquête on appelle ''Kasane''. Mais Nogiku fait immédiatement le rapprochement avec le cas de sa propre mère, qu'elle a trop souvent contemplé dans la même situation, alitée et affaiblie par le chagrin et le désespoir après qu'une autre se soit emparée de son visage. Coupant provisoirement les ponts avec la fausse Nina, Nogiku mène sa propre enquête et décide de contacter la mère de la véritable Nina Tanzawa afin d'avoir le cœur net de tout soupçon. Et lorsqu'elle voit enfin cette jeune fille pleine de vie mais si fragile jouer sur scène dans de vieilles vidéos, le doute n'est plus permis. La Nina Tanzawa qu'elle connaît n'est pas la véritable Nina. Il s'agit donc d'une nouvelle imposture, et celle qu'elle prenait pour son amie sincère n'est autre que Kasane Fuchi, la fille de celle qui volait le visage de sa propre mère autrefois. La vérité enfin dévoilée, Nogiku prend sur elle de retourner dans la maison de son père, qu'elle a assassiné pour s’enfuir, afin de rechercher tout élément ou indice capable de prouver ce qu'elle n'appréhende qu'avec horreur et colère. Là, elle découvrira enfin le terrible secret derrière le rouge à lèvres de Kasane et de sa mère... la vengeance de Nogiku commence à mûrir dans son esprit, tandis que Kasane ne se doute de rien et la prend toujours pour son amie un rien distante ces derniers temps. Le pire est désormais à venir... d'autant que, alors que rien ne le laissait présager, la véritable Nina semble petit à petit émerger du coma dans lequel sa maladie et sa tentative de suicide l'ont plongée...

Un cinquième tome vraiment bouleversant à plus d'un titre, avec des passages très tendus entre Nogiku et Kasane ''Nina'', un véritable jeu de poker où chacune étudie l'autre et évalue ses propres chances de s'en tirer à bon compte, ou de prendre sa revanche. On entre dans la partie la plus sombre du manga jusque là, Kasane est sans le savoir au bord du gouffre et il suffirait d'un rien pour que Nogiku ne l'y pousse... tous les éléments se rassemblent peu à peu pour une révélation majeure et détonante, qui risque bien de totalement chambouler la vie de nos tragiques héroïnes. Le manga ne cesse de surprendre et de gagner en intensité, c'est vraiment l'un des meilleurs seinen qu'il m'ait été donné de lire ces derniers temps et j'attends la suite avec impatience comme toujours !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 24 juillet 2017

La question du lundi n°45 : Quelle est la recette pour créer une oeuvre à succès ?


Harry Potter, Indiana Jones, Star Wars, One Piece, et bien d'autres...
Voici le nom de quelques œuvres dont la renommée et le succès ne sont plus à démontrer.
Si ces œuvres ont maintenant un certain nombre d'années au compteur, elles sont arrivées à se créer
un statut d’œuvre culte qui a su perdurer et séduire un grand nombre de lecteurs, de spectateurs.

Ayant chacun des univers et tons différents, ceux-ci ont réussi à conquérir un vaste public.
Malgré ces différences, il est possible de se poser la question suivante : qu'est-ce qui permet de créer une œuvre à succès ?
Une question que tout écrivain ou réalisateur peut se poser afin de chercher à produire un best-seller.

Nous allons nous pencher sur certains critères afin d'étudier cela de manière théorique.

L'univers : Probablement la base de l'histoire même si selon le type de film ou de récit, son importance peut s'avérer moindre.
Science fiction, monde de piraterie, de ninja, de sorciers, etc., l'univers permet déjà d'avoir un premier aperçu et d'accrocher, ou d'éloigner, une partie du public grâce à cela.
La découverte d'un univers riche et varié permet de conserver l'intérêt du public pour les œuvres de longue durée notamment.

Le scénario : L'histoire en elle-même qui est un élément essentiel puisque c'est elle qui va attirer l'attention par le biais d'un résumé, trailer et autres. L'importance du scénario dépend aussi du type d’œuvre produite, exemple : un film d'horreur ne brillera pas, en règle générale, par son histoire qui se résume essentiellement à un tueur, des victimes potentielles, du sang...

Le casting : La personnalité et le comportement des personnages jouent également beaucoup. Il est important de créer un lien empathique entre les personnages principaux et le public. Un personnage dont on suit les péripéties et pour lequel on éprouve 0 affinité s'avère ainsi un frein pour l'immersion. Par ailleurs, dans le cas des films, la présence de tel/le acteur/actrice peut attirer des personnes étant fans de ceux ci.

Le budget : Cela vaut surtout pour les films mais il a un impact non négligeable car il touche un nombre conséquent d'éléments : le salaire des acteurs, les décors, les costumes, les effets spéciaux, le matériel, publicité, etc. Un petit budget impose nécessairement des limites mais sera plus facilement rentable et inversement.

Le temps/la mode : Les phénomènes de mode qui vont conditionner l'apparition d'un grand nombre d’œuvres autour d'un sujet récurrent comme par exemple les zombies.
Cela peut permettre d'avoir un meilleur impact que d'accoutumée mais cela présente également le risque de se retrouver saturé et d'entrainer une certaine lassitude chez le public.

La critique : De nombreuses personnes avant d'aller voir un film ou d'acheter un jeu-vidéo se réfèrent à des avis trouvés sur Internet ou dans des magazines spécialisés. La critique permet de jauger de l'attrait d'une œuvre. Cela peut influer de manière non négligeable sur la rentabilité d'une œuvre, exemple : on aura plus de réticence à aller voir un film ayant de mauvaises critiques.
C'est un critère que l'on ne peut pas réellement contrôler (à moins de verser des pots de vin) mais qui joue également un rôle.

Voila dans la théorie quelques uns des grands axes de réflexion sur lesquels s'appuyer.

Dans la réalité, c'est une autre histoire...
Car en fait, des films à petit budget ont pu avoir de très bons résultats (exemple : Blair Witch) et de gros budgets subir des échecs cuisants (exemple : Howard the Duck).
Des films ayant gagné un statut culte au cours du temps et d'autres qui malgré des scores honorables à leur sortie tombent dans l'oubli.
Des jeux-vidéos/films encensés par la critique et qui feront un bide auprès du public et inversement. Comme le dit la citation : "aucun plan de bataille ne survit au contact de l'ennemi" ; il en va de même pour une œuvre face au public.
Même des œuvres que l'on pouvait prendre comme bas de gamme (faible budget, effets spéciaux médiocres) peuvent atteindre un statut culte malgré un scénario improbable : c'est le cas de Sharknado dont le scénario, une tornade avec des requins dedans (ou quand Twister rencontre Les dents de la mer) a su se construire une réputation et comptera un 5ème opus à partir du mois d'Août !

En résumé, il y a un monde entre théorie et pratique, des échecs et des succès peuvent apparaître de manière surprenante sans avoir d'éléments annonciateurs. Les réalisateurs, créateurs et écrivains doivent ainsi faire de leur mieux afin de produire quelque chose de qualité avec les moyens à disposition afin de n'avoir aucun regret.
Il n'y a pas de véritable règle régissant le succès d'une œuvre, c'est le fruit d'une certaine alchimie entre différents éléments, parfois surprenants ; et également parfois d'un peu de chance.

En vous souhaitant bonne continuation, et à bientôt !

samedi 22 juillet 2017

Ninjak tome 3 - Opération : Au-delà (Bliss Comics - Juin 2017)


Colin King n'est pas encore au bout de ses surprises, malgré tout ce qu'il a déjà affronté et vu dans sa vie trépidante. Voilà que le MI-6 décide de l'envoyer... dans le monde des morts, rien que ça, pour secourir une équipe d'agents fait prisonniers par un mage noir, et surtout pour y récupérer Fakir, l'une des Sept Ombres, qui a été enlevé au sein même de sa cellule spéciale. Pour pénétrer dans le monde des morts, Ninjak aura besoin d'une alliée de poids : Punk Mambo en personne, la prêtresse vaudou adepte du mouvement punk britannique. A eux deux, ils formeront l'escouade d'intervention et de récupération d'urgence, affrontant tous les dangers de l'Au-delà grâce à leur expérience et à leur savoir-faire, tant magique que technologique. Mais la mission ne sera pas de tout repos, car le temps ne semble pas s'écouler de la même façon ni au même rythme dans le monde mortel et dans celui des âmes perdues... de plus, ils devront affronter un ennemi de taille en la personne du Shadowman, devenu esclave du pire des mages noirs et appelé désormais la Pie, en raison de son obsession pour les artefacts magiques disséminés partout dans le monde des morts, qu'il est obligé de récupérer pour son maître même si ce dernier a disparu. Punk Mambo et son loa, Ninjak et son armure high-tech... sauront-ils faire face à cet adversaire redoutable et s'en tirer sans aucune perte ni aucun sacrifice ? Le vent tourne, et très bientôt il sera temps pour Ninjak d'affronter l'ultime épreuve...

Une aventure contenue seule dans ce troisième volume, avec en bonus des chapitres complémentaires sur le tragique destin de la Pie et sa quête inachevée de liberté autant que de magie. En fin d'album on retrouve également les crayonnés de quelques pages très bien dessinées et mises en valeur par Bliss dans son édition, ainsi que certaines couvertures et un dernier chapitre consacré entièrement à Punk Mambo et à ses origines, enfin racontées au grand public. Ce tome de belle qualité tant narrative et visuelle qu'éditoriale se termine avec une annonce pour le prochain, le quatrième, qui donne vraiment envie rien que dans ce petit teaser ! A paraître en Novembre, donc patience. En attendant, rien ne vous empêche de relire les aventures de Ninjak en solo ou bien en équipe lors de ses apparitions dans les autres séries Valiant chez Bliss.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 21 juillet 2017

La V.O. du vendredi n°81 : Grimm Fairy Tales - Arcane Acre tome 2 (Zenescope - Novembre 2015)


Rien ne va plus dans l'école secrète d'Arcane Acre. Après la défection de Wulf, parti étudier dans le royaume de Oz, les élèves restant se serrent les coudes et nouent des relations amicales, voir intimes pour certains. En effet, le rapprochement de Hailey et d'Ali ne passe pas inaperçu et Skye, qui avait des sentiments pour le jeune homme, reste en retrait dans l'ombre comme le veut son caractère. Malgré tout, ça ne les empêche pas de continuer à se voir et à pratiquer l'exercice de la magie, en particulier les invocations d'esprits, qu'Ali souhaiterait maîtriser car c'est la base sur laquelle reposent ses pouvoirs. Mais malheureusement, on ne choisit pas toujours le type d'esprit que l'on invoque d'un monde à l'autre, et c'est en toute ignorance que les jeunes gens font venir celui du Chapelier Fou, fléau de Wonderland, entre les murs de l'école, précisément là où étudie sa descendante, Violet, qui avait été tenue loin de lui jusque là. Prenant aussitôt possession d'un nouveau corps, le Chapelier entreprend de commettre un véritable carnage au sein des employés de l'école avant de s'en prendre directement aux élèves, mais il est rapidement défait et s'en va chercher un nouveau réceptacle, Violet elle-même. Pendant ce temps, Sela retrouve enfin la trace de Kiera, le Phénix, et l'emporte avec elle jusqu'à Arcane Acre pour qu'elle puisse se reposer et retrouver l'usage de ses forces ainsi que de ses souvenirs. Au même, moment, Wulf combat une nouvelle menace qui pèse soudain sur les élèves de son école, à Oz, et s'il parvient à vaincre la créature cette dernière rejoint malgré tout sa génitrice et lui confie un talisman volé à Natalie, une autre élève dont Wulf s'est épris. Le combat suivant aura lieu au cœur d'Arcane Acre, au sein du portail qui relie tous les mondes entre eux, et l'esprit du Chapelier en profite pour manipuler Skye en lui faisant faire apparaître une source de magie pure, un pouvoir immense qui ne manque pas d'attirer aussitôt la Horde Noire menée par le Ténébreux et ses assassins. Cherchant de l'aide auprès de Druanna, Sela tombe dans un piège orchestré depuis le début par le Ténébreux et par celle qui se faisait passer pour la déesse, et qui a manipulé les événements jusque là pour que Arcane Acre soit créée afin de relâcher dans le monde une terrible créature, scellée jusqu'à présent, et qui disparaît avec ses alliés non sans avoir privé le Ténébreux lui-même de ses pouvoirs, une occasion trop belle pour Belinda qui s'en saisit aussitôt pour se débarrasser enfin de celui qui l'a privé de son passé. Et alors que chaque camp compte ses morts et lèche ses blessures, la prophétie à l'origine d'Arcane Acre risque fort de se réaliser comme la pire hypothèse qui puisse être.

Un second tome aux récits pluriels et entremêlés, à savoir les relations qu'entretiennent les jeunes entre eux à Arcane Acre et les aventures de Wulf à Oz avec ses nouveaux camarades, tandis que des forces obscures complotent pour réaliser un plan dément. Chaque chapitre a des incidences sur le suivant, quand bien même chaque histoire est différente des autres, elles sont cependant toutes liées par les mêmes éléments et personnages centraux. Ici c'est surtout le Chapelier Fou qui est à l'honneur, ainsi que le Ténébreux, du moins pour un temps seulement. La venue de l'esprit malade de Wonderland aura de terribles répercussions sur le reste de l'univers, avec l'apparition par sa faute d'une toute nouvelle menace qui semble inarrêtable. Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite !