vendredi 7 juillet 2017

La V.O. du vendredi n°79 : Lady Death rules ! tome 1 (Coffin Comics - Juin 2017)


La légende est de retour... Lady Death revient enfin à la vie, ou ce que l'on peut appeler une vie au cœur des Enfers. Après 20 ans de longue absence, la voici finalement de retour dans la dimension infernale, dotée d'une nouvelle arme capable d'apporter la mort à toute créature malfaisante qui rencontre son chemin. Pendant 20 ans, elle a dormi d'un profond sommeil... pendant 20 ans, elle a vécu des aventures qui n'étaient qu'illusions, des rêves maudits... et aujourd'hui, elle réclame vengeance pour toutes ces années de sa vie dont on l'a privé ! Vengeance contre ceux qui ont jadis orchestré sa chute, vengeance contre ceux qui de nos jours se complaisent dans un bain de sang d'innocents qui n'en finit pas, vengeance contre les démons qui ont voulu la faire disparaître et la plonger dans une vie illusoire. Lady Death est bel et bien de retour, et elle compte faire chèrement payer à ses ennemis l'erreur de l'avoir laissé en vie ! Pour commencer elle va monter deux camps opposés l'un contre l'autre pour provoquer une guerre fratricide entre démons et natifs de l'Enfer, ce afin de faire sortir de son repaire le véritable coupable, le maléfique sorcier Séance, dont on dit que les pouvoirs rivalisent avec ceux de la sorcière blanche elle-même. Une occasion en or pour elle de tester cette réputation et sa nouvelle arme ! Puis, allant au secours d'une âme innocente avant qu'elle ne soit dévorée par l'Enfer, Lady Death va tenter de s'échapper par le Portail d'Hadès, afin de regagner la Terre. Mais il s'agit en réalité d'un nouveau piège et elle y perdra un allié précieux, tout en se faisant une nouvelle ennemie acharnée qui ne risque pas de l'oublier de sitôt. Et pendant ce temps sur Terre justement, les esprits et loa s'inquiètent du retour d'une ancienne trinité de puissances magiques aux pouvoirs démesurés, qui risque de plonger le monde dans le chaos absolu. Lady Death pourrait peut-être y mettre un terme... ou bien les forces supérieures devront-elles faire appel à une nouvelle combattante ?

Qu'on se le dise, Lady Death est bien enfin de retour telle que la voulait son créateur, Brian Pulido, sous son tout nouveau label Coffin Comics. Ce premier album relié rassemble les premiers chapitres de la nouvelle série Lady Death ainsi qu'un mot de l'auteur pour faire le point sur la carrière de son personnage fétiche et sur le financement participatif sans lequel tout cela n'aurait pu voir le jour. Disponible soit en reliure souple soit en cartonnée dure, ce premier tome rappelle le bon vieux temps des jours de Chaos! Comics, et la seule chose que l'on peut regretter c'est de ne pas pouvoir retrouver l'ensemble des personnages de l'époque, puisqu'ils sont dispersés entre plusieurs éditeurs de nos jours. Mais au moins nous avons la chance de pouvoir lire à nouveau les aventures de Lady Death, comme si ces 20 dernières années d'errances éditoriales n'avaient été qu'un mauvais rêve, dont le personnage se relève enfin et s'apprête à faire table rase, pour notre plus grand plaisir. Une série à suivre donc et à surveiller attentivement, car il faudra peut-être de nouveau l'aide du lectorat fidèle de la sorcière blanche pour la maintenir à ce niveau de qualité d'édition, très respectable d'ailleurs.

jeudi 6 juillet 2017

Im - Great Priest Imhotep tome 2 (Ki-Oon - Mai 2017)


Alors qu'ils enquêtaient sur la présence possible d'un Magai au sein d'un temple shinto, Imhotep et Hinome croisent le chemin d'un autre prêtre d'Amon, le jeune Harugo Misora, qui a autrefois perdu toute sa famille par la faute d'un Magai. On découvre alors à cette occasion que la personne qui a créé les Magai n'est autre qu'Imhotep lui-même. La révélation est dure à encaisser et le combat tourne court, Im parvenant à soliciter le pardon de son adversaire pour un temps seulement. Mais les dieux seuls savent ce qui se passera à leur prochaine rencontre...
Et justement, nous aurons en majorité droit dans ce volume à un flashback revenant 3000 ans plus tôt, dans l'Ancienne Égypte, à l'époque où Im était encore le prêtre le plus aimé et redouté à la fois de son ordre. Nous découvrirons avec horreur les circonstances qui ont permis qu'Im soit scellé jusqu'à notre siècle, et l'horrible trahison dont il fut victime, lui ainsi que le meilleur et seul ami qu'il ait jamais eu en ce monde. Un sort tragique qui commencera à expliquer les véritables raisons du retour d'Im dans le monde mortel et sa vraie mission, en plus d'exorciser les Magai dont il est responsable.

Une plongée saisissante dans le passé d'Im, qui lève d'un coup le voile sur le mystère de son retour et de sa mission divine, ou plutôt punition devrait-on dire. Ce second tome repose presque entièrement sur son flashback qui nous ramène à l'époque de l’Égypte Antique, et l'auteure parvient à nous transporter sans peine dans ce monde qui a bercé la civilisation. On sent une certaine connaissance des us et coutumes de ce temps, ainsi que des positions respectives du clergé et de la maison royale. Tout est fait pour que le lecteur puisse lire une histoire aussi simplifiée que possible sans être pour autant débilitante et surtout rester de qualité. Et effectivement, l'histoire gagne une nouvelle profondeur suite à ce voyage dans le passé, et le retour au présent s'annonce des plus mouvementés pour la suite de la série. Rendez-vous bientôt pour le tome 3 !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 5 juillet 2017

Spider-Man - L'enfant intérieur (Panini Comics - Juin 2017)


L'heure est enfin venue approfondir les personnalités de Vermine et du nouveau Bouffon Vert, Harry Osborn lui-même. Pour Vermine il s'agit d'une traque sans relâche dans les méandres de son passé et de sa mémoire, des traumatismes bouleversants qu'il a subi dans sa jeunesse et des expériences malveillantes qui ont fait de lui cet homme-rat cannibale qui terrorise la ville entière. Spider-Man va devoir mettre de côté ses propres peurs et doutes afin de retrouver Vermine, Edward, avant qu'il ne soit trop tard et qu'il ne commette l'irréparable. Mais Peter Parker va également devoir faire avec ses propres démons et fantôme du passé qui ressurgissent quand le Bouffon Vert s'en prend directement à lui et lui fait inhaler un gaz le plongeant dans une transe hypnotique et réveillant les plus sombres aspects de sa personnalité. Si pour Vermine les chances de rédemptions sont minces, il en est d'autant plus le cas avec Harry, qui sombre totalement dans la folie destructrice qui habitait son père, au point de s'en prendre à sa propre famille sous couvert de vouloir les protéger du monde extérieur. Quel que soit le plan tordu du Bouffon, Spider-Man devra lutter comme jamais pour pénétrer au cœur de la démence de son ancien meilleur ami, et l'aider à surmonter ses propres traumatismes, avant qu'il ne soit trop tard et que Harry ne disparaisse totalement, dévoré par la personnalité du Bouffon.

C'est un gros album que celui-ci, dans la belle collection ''Marvel Vintage'' qui a jusque là su séduire son public avec des récits de qualité. Ici il est donc question d'un trio bien singulier, celui que forment Spider-Man, Vermine et le Bouffon Vert. Trois êtres détruits par leur passé et leurs traumas, trois personnalités au bord du gouffre qui luttent chaque jour pour tenir le coup et échapper aux ombres de leur enfance. Il est surtout question de rédemption, en effet c'est le thème principal que l'on retrouve pour ces trois personnages : Edward (Vermine) peut-il s'amender de ses crimes épouvantables et redevenir un être humain en acceptant l'aide d'autrui ? Peter peut-il surmonter sa culpabilité vis à vis de son oncle Ben ou bien encore, plus profondément enfouie, celle qu'il ressent vis à vis de ses parents ? Et Harry pourra-t-il échapper au cruel souvenir déformé de son père et de la folie qui coule dans ses veines et menace ses proches ? La réponse se trouve en chacun d'eux, quelque part, enterrée sous des années de dures expériences et séquelles dramatiques. Mais une chose est sûre cependant, c'est qu'aucun des trois n'arrivera à s'en relever sans l'aide des autres. Magnifique histoire donc que ce grand arc présenté dans cet album, une histoire touchante à plus d'un titre et terriblement personnelle, à lire pour tous les amateurs du ton plus sérieux et adulte que les séries sur Spider-Man ont pu prendre vers la fin des années '80.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 3 juillet 2017

La question du lundi n°42 : Est-il nécessaire de tuer pour vaincre ?


Si vous suivez assidûment les émissions du blog, vous savez que c'est lors de l'émission numéro 9 sur Wonder Woman que la question est apparue sans prévenir. En parcourant la filmographie des super-héros au cinéma, on est forcé de constater que le genre répond souvent aux mêmes critères. C'est une règle pour ce genre de récit ; le héros a une volonté propre, un objectif à atteindre et pour réussir il doit lutter corps et âme contre une force antagoniste, souvent une idéologie différente de la sienne. Si on fait abstraction du mal ou bien fondé de cette idéologie, on peut alors distinguer deux types de forces antagonistes : Physique ou spirituelle.
Dans le premier cas l’idéologie d’opposition est portée par un personnage physique, un super vilain ! C'est un cas très répandu dans cet univers. Batman a son Joker là où Spider-Man a son Bouffon Vert. Les exemples sont nombreux. On peut même retrouver cette règle dans quasiment tous les films d’action/aventure. Ici le protagoniste principal devra vaincre son adversaire pour arriver à ses fins. Vaincre ne veut pas dire tuer.
Dans le deuxième cas, notre héros lutte contre une idée générale portée par un groupe de personnes, voir l’ensemble de l’humanité. Dans ce cas il ne s'agit plus de vaincre un super vilain mais bien une entité qu’on ne peut atteindre qu’avec des mots et arguments valables. Le combat prend forme de débats (bon souvent au cinéma on veut de la bagarre, d'où les débordements physiques intercalés par des phases d’explication).
C'est ce dernier type de situation que nous traiterons d'abord. Puis nous nous attacherons aux super-vilains, antagonistes physiques de nos héros.

Le Super héros seul face au monde :

Notre vaillant super-héros, se retrouve confronté à un super-vilain intouchable puisque spirituel. Il est nécessaire pourtant de vaincre cette force. Alors il faudra user de ruse et de stratégie, on sort des clous. Vaincre une idée, comment faire ?
On peut évidement penser à éliminer tout les porteurs de cette idée (quand il sont peu nombreux). Une solution simple, qui fait l’objet de beaucoup de films. Mais le mode de pensée existera toujours quelque part, ou pourra tout simplement renaître ailleurs dans une autre époque. Non ! Notre héros ne peut procéder ainsi. De plus c'est un super-héros, il ne peut éliminer bêtement et consciemment autant de monde.
Ce qu’il faut c’est vaincre en faisant évoluer le mode de pensée. Peu de films traitent cet aspect, on peut noter The Dark Knigth qui met en scène un Joker convaincu que les Gothamiens ont un fond cruel et égoïste. Il les met donc à l'épreuve ; deux péniches, l’une avec les pires criminels de Gotham et l’autre avec ses citoyens. Chacun a le pouvoir de détruire le navire de l’autre, ou se verra couler par le fond au bout du temps impartit (cruel ce Joker quand il s’y met). Convaincu que les habitants de Gothan sont tous corrompus, violent et sans scrupules ; le Joker est surprit quand rien ne se passe. Le Batman lui, croit au bon fond des humains et n’intervient que pour capturer son ennemi. Et c’est ce qu’il fait. L'idée antagoniste au héro est tout simplement détruite par les habitants et criminels de Gotham eux mêmes, pas besoin d'éliminer le Joker !
C’est vrai il peut recommencer, ou avoir des idées pires, et le tuer prendrait du sens. Mais là encore les différents récits entre ces deux ennemis de toujours montrent au final que l’un n’a d'intérêt que pour l’autre, Ce qui limite la casse. Le justicier doit rester maître de son choix et en assumer les conséquences.
Wonder Woman reprend un peu ce principe de combat par la pensée, mais c’est bien moins visible. Tout est dans une réplique de Steve Trevor : « peut être qu’ils sont naturellement mauvais » (réplique plus ou moins exacte) ! Il laisse entendre ici l’existence d’une maladie récurrente qui pousse les humains à s’entretuer en masse ! Arès vient par la suite confirmer cette version ! Avant cette réplique, tout semble aller dans le sens de Diana qui pense que Arès corrompt les humains.
Wonder Woman est devant un choix : comment changer ce mode de pensée ? Tuer tous les humains ou leur montrer l’exemple. Ici aussi il n’est pas nécessaire de tuer pour vaincre, Diana a fait son choix. Certes Arès n’est plus (ou pas, qui sait), mais il y a quelques situations extrêmes.
« Tuer pour vaincre », non ce n’est pas nécessaire. Cela dit, le débat reste ouvert !

vendredi 30 juin 2017

La V.O. du vendredi n°78 : Excalibur tome 3 - House of M prelude (Marvel - Septembre 2005)


Magneto a recouvré l'usage de ses pouvoirs et a réussi à ramener sa fille, Wanda, la Sorcière Rouge, sur Genosha afin qu'elle puisse bénéficier de l'aide de Charles Xavier pour maîtriser ses pouvoirs et ses troubles psychologiques. Six mois passent ainsi, alors que dans le reste du monde la nouvelle du retour de Magneto inquiète. Pendant ce temps, Zanzibar est soudain attaquée par une escouade d'Armuriers, des chasseurs de mutants avides de pouvoirs et de richesses, qui visent principalement les défenses et ressources du pays. Paige et Angel, des X-Men, sont heureusement sur place et organisent la résistance en attendant des renforts qui viendront contre toute attente des jeunes recrues de Genosha, désireux de montrer au monde entier que les mutants ne sont pas tous un danger ou une menace. Alors que l'invasion tourne court et que les Armuriers se rendent après leur défaite, de mystérieuses tractations ont lieu dans l'ombre...
Et enfin, de retour sur Genosha, Charles Xavier et le Docteur Strange mettent en commun leurs pouvoirs et leurs connaissances pour venir en aide à Wanda en tentant de comprendre les mécanismes de ses pouvoirs et de sa folie. Mais ce voyage psychique ne sera pas de tout repos et révèlera des pans entiers du passé de Xavier ainsi que ses doutes et pires craintes pour l'avenir. Et si la seule solution était le sacrifice ?

Troisième et dernier tome pour la troisième série mutante Excalibur. Un tome qui se veut être la préquelle de House of M, l'un des meilleurs events Marvel qui soit. Charles Xavier est mis face à ses contradictions et à ses peurs, liées tant à son passé qu'au présent qu'il tente de construire avec l'aide de Magneto. Les trois premiers chapitres présentent une aventure commune de certains X-Men et des recrues de Genosha, histoire de consolider les rapports entre les différentes équipes, tandis que le quatrième et ultime chapitre de ce dernier tome explore les souvenirs de Xavier et, finalement, le place face au choix le plus important de sa vie. Lire House of M pour connaître la suite, c'est une lecture vivement recommandée !

lundi 26 juin 2017

Emission #9 - Wonder Woman, le film (2017)


Salut à tous, aujourd'hui petite conversation entre amis sur le dernier-né de l'écurie DC/Warner au cinéma, le film Wonder Woman de Patty Jenkins avec Gal Gadot dans le rôle-titre !

vendredi 23 juin 2017

La V.O. du vendredi n°77 : Southern Nightgown tome 1 (Rothic Comics - 2012)


Satin Larson est une jeune adolescente de 16 ans qui a perdu sa mère dès la naissance, et qui vient de perdre sa grand-mère. Alors qu'elle se prépare pour la cérémonie et l'enterrement, elle revient l'espace d'un instant sur sa vie et les histoires que Gran pouvait lui raconter, sur d'autres lieux, d'autres mondes enchantés et enchanteurs, des mondes non loin de celui-ci mais aux règles si différentes. Avec ses trois amies Savanna, Clare et Vienna, Satin assiste aux funérailles solitaires sous le regard d'un dieu auquel elle a bien du mal à croire. S'échappant dans le rêve et la mélancolie, elle disparaît peu à peu et s'enfonce dans un univers fait de magie, de créatures fantastiques et de splendeurs insolites. Mais pourra-t-elle seulement regagner le monde mortel à nouveau, ou bien son esprit s'est-il perdu en chemin ? Alors qu'au Lycée tout le monde se prépare à la fête, Satin de son côté se permet de rêver ne serait-ce qu'un peu à un autre univers, un autre monde, en compagnie de Joe Black, un ami de longue date et petit-ami de Clare, avec qui il vient à nouveau de rompre. Une soirée solitaire entre deux amis tourne à la rêverie et chacun s'imagine dans la peau d'un autre, d'un ailleurs bien meilleur qu'ici. Avera, Georgie, est une prison dorée dont rien ne s'échappe jamais, à moins de connaître les ponts vers les autres mondes et d'avoir le courage de les arpenter... jusqu'à se perdre en chemin.

Southern Nightgown c'est avant tout un peu de l'histoire personnelle de JP Roth, l'auteure, telle qu'elle peut nous la raconter au début de ce magnifique petit album. Une jeune femme qui grandit dans un endroit très strict et conservateur, sous une doctrine qui ne lui convient pas, et qui cherche plus que tout à s'en échapper par le rêve et la création personnelle. Elle s'invente trois amies qui l'accompagnent dans tous les temps forts de sa vie, les moments durs comme les rares joies, jusqu'à la libération et l'épanouissement après plusieurs voyages qui forgeront sa personne et sa vie. Bien plus intimiste que Ancient Dreams chroniquée ici précédemment, cette histoire-ci vous prend au cœur et ne vous lâche plus jusqu'à la dernière page, grâce également aux dessins magnifiques de Dawn McTeigue qui signe ici l'un de ses premiers travaux complets. Je ne peux que vous conseiller cette lecture, pleine de poésie et de mélancolie, une lecture émouvante et de qualité dans un monde de super-productions stéréotypées.

Il existe apparemment deux éditions de ce premier (et pour le moment unique) tome de Southern Nightgown, à vous de choisir en fonction de celle sur laquelle vous tomberez en faisant vos recherches. J'ai réussi à me procurer les deux, le contenu est inchangé de l'une à l'autre, il doit certainement s'agir de la première édition puis de la réédition plus récente. Patientons désormais en attendant la suite !

jeudi 22 juin 2017

Alice in Murderland tome 5 (Pika - Mai 2017)


Qui est véritablement l'individu qui se fait passer pour le grand frère Zéno depuis tout ce temps ? La réponse se cache dans les souvenirs de Stella, ainsi que dans ceux de sa grande sœur Ibara, qui enquête elle aussi sur ce mystère obsédant. Alors qu'elle fait face à l'horrible vérité, Stella se change en Alice et décide de tuer l'imposteur, quel qu'en soit le prix. Sur l'autel des trois piliers de la famille Kuonji, l'affrontement décisif éclatera et personne ne sera en mesure de l'arrêter, car cette fois-ci Alice a bien l'intention d'aller jusqu'au bout et ne compte pas être dérangée par les états d'âme de Stella. Libérant tout son pouvoir, elle parvient à les transporter, Zéno et elle, hors de la propriété des Kuonji pour un duel meurtrier au cœur de la ville. Qui sortira vainqueur ? Et surtout, Stella parviendra-t-elle à reprendre le dessus sur une Alice déchaînée ?

Cinquième tome et l'on fait une petite pause sur l'intrigue générale pour se focaliser sur celle concernant Stella et Zéno, qui évolue grandement depuis la révélation faite dans le tome précédent. Kaori Yuki en profite pour nous éblouir avec son style graphique si unique, comme toujours à la pointe de la perfection, et avec un nouveau personnage grâce à l'entrée en scène musclée de la grande sœur Ibara, incarnation-même de ce style très reconnaissable. La véritable nature de Zéno enfin dévoilée, il se pourrait que les choses changent de façon irrémédiable pour le tandem qu'il formait avec Stella, à moins que l'intervention de Tsukito ne parvienne à la ramener de l'endroit où son esprit se trouve tandis qu'Alice poursuit son massacre...

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 21 juin 2017

Superior Spider-Man - Prélude (Panini Comics - Juin 2017)


Le Docteur Octopus est mourant, son corps à l'agonie le lâche de part en part... et du fond de sa cellule médicalisée du Raft, il appelle une seule personne à son chevet : Peter Parker, Spider-Man. Mais soudain, l'on réalise que le véritable Octopus est dans le corps de Peter, et que Peter lui-même se trouve dans le corps de son vieil ennemi irrémédiablement condamné. Comment est-ce possible ? Peter réalise soudain l'horrible vérité et comprend qu'il ne lui reste plus que quelques heures à vivre pour tenter de corriger cette tragédie avant qu'il ne soit trop tard et qu'Otto Octavius ne remporte la dernière victoire, l'ultime affrontement. Incapable de retourner le plan d'Otto contre son créateur, Peter va faire tout son possible pour tenter de lui ouvrir les yeux sur ce qui se passe réellement entre eux et surtout sur ce qui fait réellement Spider-Man, ce que ça fait d'être lui, et l'immense poids des responsabilités qui lui incombent. L'heure de son ultime triomphe enfin venue, le vilain pourrait-il se changer soudain en héros ? Voir devenir encore meilleur que le héros déchu ?

Réponse dans la série Superior Spider-Man disponible en six tomes dans la même collection que ce prélude, et qui n'est plus à présenter je pense tant elle a fait parler d'elle en son temps. Panini nous fait paraître ici les derniers chapitres de la série régulière sur Spider-Man avant qu'elle ne devienne Superior Spider-Man, le dernier combat entre Peter Parker et Otto Octavius, un combat à mort qui changera bien des choses par la suite. Trois numéros dont le #700 qui mérite d'être lu rien que pour ses couvertures alternatives (présentes en fin d'album ici). Dan Slott inaugure véritablement son ère de renouveau pour le Tisseur, on peut simplement noter que trois numéros c'est un peu court, personnellement j'aurais préféré un album plus gros contenant la tentative d'Octopus de détruire le monde à laquelle il est fait référence plusieurs fois dans ce tome prélude. Enfin, au moins nous avons l'essentiel de ce qu'il fallait lire pour comprendre et appréhender correctement le Spider-Man Supérieur. Plus qu'à attendre la suite de L'étrangère aux cheveux roux désormais !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 19 juin 2017

La question du lundi n°41 : Quelle est la nouvelle vision de Warner pour le DCEU ?


Profitons de la sortie récente de Wonder Woman pour reparler un peu du futur de DC Comics au cinéma, car depuis notre article du 6 Mars, les choses ont bien bougé en coulisses.

Nous nous étions montrés pessimistes à l’époque au vu des annonces et de la direction chaotique des projets. Alors certes tout est loin d’être rose mais une tendance semble se dessiner : Warner Bros. multiplie le nombre de projets pour se libérer du carcan de son planning annoncé trop tôt.

La genèse et la gestation du DCEU est en effet complexe : lorsque Man of Steel sort en 2013 il n’a clairement pas vocation à faire partie d’un univers partagé mais d’être un film unique, voir une trilogie à l’instar de celle de Christopher Nolan sur Batman.
Néanmoins l’influence de Nolan est telle pour Warner que la patte du réalisateur est imposée à Zack Snyder sur Man of Steel et puis… The Avengers et Iron Man 3 chez Marvel cartonnent en 2012 et 2013 dépassant chacun allégrement le milliard de dollars.
Changement total de programme pour le studio, plutôt qu’une suite à Man of Steel et le lancement d’un nouveau Batman (voir d’autre personnages de l’écurie DC), il est décidé de créer un film réunissant les deux, servant de genèse à l’univers cinématographique de DC ! L’idée, audacieuse sur le papier, s’est avérée bien mal retranscrite car trop précipitée. Et c’est un mal qui pèse encore sur les productions récentes ou à venir de Warner : Suicide Squad fut massacré sur l’autel du cool et du pop sous prétexte que ce qui n’a pas marché pour Batman v Superman est son côté trop sombre et réaliste, trop « Nolanien » (un comble quand on sait que le ton fût décidé par le studio !), Wonder Woman sauve quant à elle les meubles et nous apparaît comme bon au vu des autres films cités, mais au final, et même si celui-ci a d’énormes qualités, il reste somme toute classique en tant qu’origin story et stand-alone.

Et pour le futur me direz vous ? Justice League nous donne encore des sueurs froides. Le projet à récemment été repris par Joss ''The Avengers'' Whedon suite à une tragédie dans la famille de Zack Snyder. Le compositeur Junkie XL déjà sur Batman v Superman s’est vu remplacer par Dany Elfman. En soi ces annonces peuvent s’avérer rassurantes, mais il faut souhaiter qu’encore une fois Warner Bros. n’accouchera pas d’un film difforme et bancal par manque de temps, tout cela dans le but de respecter un calendrier d’annonces surchargé copiant ce qui se fait chez la concurrence de Marvel Studios.

C’est peut être dans cette optique que de nouveaux films furent annoncés, déjà un film The Batman non prévu sur le planning, mais aussi un film se focalisant sur le personnage de Harley Queen nommé Gotham City Sirens et réalisé par David ''Suicid Squad'' Ayer. Notons aussi un spin off sur Deadshot, mais aussi et surtout les films Batgirl et Nightwing !
En dehors du BatVerse l’arlésienne Justice League Dark est toujours en gestation , ainsi que Shazam et son ennemi Black Adam ou encore Booster Gold.
Ce dernier à l’intérêt d’être en dehors du DCEU, du moins pour le moment.

Ainsi, après avoir voulu recopier la formule Marvel, Warner Bros. semble décidé à ne pas tout vouloir rattacher à un univers DC global. Tous comme dans les comics nous pourrions avoir des pans entiers indépendants (Batman, Green Lantern, Justice League Dark), voir des films stand-alone (se suffisant à eux mêmes), ainsi que des grands films événements réunissant nos super-héros favoris. Cela permettrait en soi plus de latitude et de liberté créatrice pour les réalisateurs de l’écurie DC/Warner. Prions que ce soit la direction empruntée pour le futur de DC au cinéma, Warner pourrait renouer alors avec ce qui faisait la force de ses précédentes adaptations cinématographiques : faire confiance à la vision d’un réalisateur et créer une vraie œuvre de cinéma dans la grande tradition des sagas.

samedi 17 juin 2017

Greg Rucka présente Wonder Woman tome 2 - Les yeux de la Gorgone (Urban Comics - Mai 2017)


Dans ce second volume d'une série de trois, les choses changent et l'intrigue s'accélère autour de Diana des Amazones. En effet, la sorcière Circé entreprend de ramener à la vie la terrible Méduse, afin qu'elle puisse rejoindre la coalition des ennemies de Wonder Woman pour lui porter un coup fatal. Si Méduse ne cherche que revanche pour son propre meurtre des mains d'un ancien champion d'Athéna, Circé poursuit ses propres buts et intrigue en secret avec le Dr. Veronica Cale, une farouche opposante à l'Amazone qui n'a pas hésité à utiliser le Docteur Psycho pour manipuler d'innocente victimes afin de détériorer l'image de Diana en tant qu'ambassadrice de Themyscira et femme de bonne volonté. Le duel entre Wonder Woman et Méduse approche, alors que la tension internationale est à son comble depuis que l'Île du Paradis est apparue près des eaux américaines. Alors que les deux nations discutent d'une paix illusoire, deux femmes s'apprêtent à s'affronter dans un combat à mort dont une seule pourra sortir victorieuse. Et sur l'Olympe, Athéna elle-même fomente un coup d'état contre son propre père et seigneur, Zeus, qui n'a que trop longtemps gouverné les dieux et les mortels. Forte de ses alliances avec d'autres divinités et de son plan mûrement réfléchi, la déesse de la sagesse et de la guerre va utiliser sa championne dans un affrontement titanesque qui changera à jamais la face du monde. Pour Diana, le prix à payer sera double, car elle perdra non seulement un peu d'elle-même au cours de cette bataille sanglante, mais également un proche qu'elle avait juré de protéger...

Deuxième tome sur trois donc de la série telle que scénarisée par Greg Rucka en 2003, avec de magnifiques couvertures signées J.G Jones pour accompagner chaque chapitre. Beaucoup de révélations et de changements dans ce second tome comme je le disais, beaucoup de cruelles épreuves qui attendent l'ambassadrice des Amazones et les siens. Je vous laisse le soin de les découvrir en lisant cet album, très bien rythmé au passage par les différents dessinateurs travaillant avec Greg Rucka dans une concertation plutôt bien menée. Attendons désormais le troisième et dernier tome pour voir la conclusion de cette histoire déchirante...

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 16 juin 2017

La V.O. du vendredi n°76 : Excalibur tome 2 - Saturday Night Fever (Marvel - Mai 2005)


Les choses commencent à évoluer sur Genosha. Le Professeur Xavier et Magneto font dorénavant équipe pour sauver le plus de survivants possible de l'holocauste déclenché par les Sentinelles. Aidés par leur nouvelle équipe de jeunes volontaires et de combattants aguerris comme Calisto, ils tentent petit à petit de remodeler les ruines de la capitale, Hammer Bay, pour en faire un havre de paix entre les différentes factions qui s'affrontent sur l'île. Après avoir essuyé une attaque de pirates venus capturer de jeunes mutants pour les revendre au marché noir, nos héros découvrent qu'il s'agissait d'une manœuvre du Dr. McCoy de l'univers de L'ère d'Apocalypse, et parviennent à le mettre hors d'état de nuire avant qu'il ne soit trop tard. Mais dans les sous-sols de Hammer Bay, les Magistrats fouillent à la recherche d'armes et de munitions autant que de nourriture pour tenter de reprendre l'avantage sur les mutants qui les ont épargné... avant d'être tous massacrés par deux autres créatures sorties de l'univers d'Apocalypse. Que se passe-t-il réellement sur Genosha ?
Magneto pour sa part doit également affronter ses vieux démons, quand il entend la nouvelle comme le reste du monde : le manoir des Avengers a été détruit par un mystérieux ennemi, et les Avengers eux-mêmes sont décimés. Inquiet pour ses enfants, Magneto parvient à rejoindre New York grâce à ses pouvoirs recouvrés et découvre que le fameux ennemi n'est autre que la Sorcière Rouge, sa propre fille et membre des Avengers, dont les pouvoirs l'ont conduite à la folie. La ramenant de lui-même sur Genosha, Magneto entreprend de la soigner et de lui offrir un lieu où elle pourra se remettre et peut-être retrouver la raison, lorsqu'elle sortira du coma. Pour cela, il a besoin de l'aide de Charles Xavier... et il est désormais prêt à tous les sacrifices pour que survive son enfant.

Second tome de la troisième série Excalibur sur le groupe formé par Xavier et Magneto sur l'île ravagée de Genosha. Beaucoup d'événements se succèdent et beaucoup de révélations également, qui conduiront au final à ce que l'on peut décrire comme étant le meilleur event Marvel jamais créé, House of M, dont le prélude sera à suivre dans le troisième et dernier tome de cette série. On espère également que l'on découvrira bientôt la raison de la présence d’autant de survivants de L'ère d'Apocalypse sur l'île, enfermés ou non. Tout cela trouvera sa conclusion, nous l'espérons, dans le troisième et dernier tome, à venir prochainement.