lundi 31 octobre 2016

La question du lundi n°17 : Que nous réserve le Marvel Cinematic Universe ?



Cela ne vous a sans doute pas échappé : le 26 octobre dernier sortait la dernière itération de l’univers Marvel au cinéma avec une nouvelle tête bien connue des amateurs de comics, le Doctor Strange. Il s’agit du quatorzième film de la licence en l’espace de huit ans et celui-ci marque, avec Captain America : Civil War, le début de la phase 3.
Annoncée de longue date, cette phase a depuis subie quelques subtils mais notables changements que nous vous proposons de passer en revue afin d’y voir plus clair.

Pour se faire, procédons de manière chronologique : l’année prochaine sera cosmique, car non seulement nous aurons le retour des Gardiens de la Galaxie, mais aussi le prochain Thor qui se passera quasi-exclusivement dans l’espace avec un invité de marque en la personne de Hulk.

Pour 2018 nous passons à trois films (!) avec Black Panther (introduit dans Civil War), le prochain Avengers et la suite de Ant-Man. Il est à noter deux gros changements pour cette année : d’une part l’ajout d’Ant-Man & the Wasp au détriment de Captain Marvel qui se voit repoussé. Et le troisième Avengers, réalisé par les frères Russo, prévu à l’origine comme un diptyque (le fameux Infinity war) sera finalement ''seul''. Les intentions de Marvel à ce sujet sont encore floues, mais il semblerait donc qu’il ne faille pas s’attendre à une partie 1 ''à suivre'' dans le quatrième Avengers, mais finalement d’un opus unique se suffisant à lui même. C’est de loin la plus grosse modification de la phase 3 et elle devrait impliquer les nombreux autres films de la licence dans son sillage.

Début 2019 arrivera donc enfin Captain Marvel, première héroïne de l’univers Marvel à disposer de son propre film (Scarlett Johansson qui milite depuis longtemps pour un film Black Widow doit bien grincer des dents). Selon les dernières nouvelles, il s’agira d’une origin story, même si le personnage bénéficiera d’une introduction en bonne et due forme dans Les Gardiens de la Galaxie : Volume 2. S’ensuivra le quatrième Avengers, à un an d’intervalle du troisième environ pour clôturer vraisemblablement cette phase.
Il faut noter la disparition pure et simple d’un film annoncé depuis les prémices de la phase 3 : les Inhumans, lointains cousins cosmiques de X-Men, qui furent eux présentés et au centre de l’intrigue de la saison 2 de Marvel’s Agent of Shield.

Ouf ! Et il y a aussi un petit nouveau dont on ne vous a pas trop parlé : Spider-Man, personnage bien connu de l’écurie Marvel mais propriété au cinéma de Sony Pictures. La récente entente entre les deux studios a permis l’apparition du célèbre tisseur dans le dernier Captain America, avant que le jeune Peter Parker ne revienne dans son propre film l’été prochain. L’intention de Sony étant à priori de sortir un film par an sur le modèle des Harry Potter… si cela se confirme le jeune interprète du personnage va avoir du pain sur la planche ! En attendant son retour dans un film du MCU ?

Comme nous pouvons le voir au regard de ce planning, la petite entreprise Marvel ne connaît vraiment pas la crise. Ceci grâce à une formule parfaitement huilée même si aussi décriée après autant d’opus, une certaine redondance, pour ne pas dire routine, s’installant.
Mais un changement de taille en coulisse a dû modifier la donne pour Kevin Feige, big boss de Marvel Studios : l’un des principaux producteurs lui mettant des bâtons dans les roues, Isaac ''Ike'' Perlmutter, s’est vu écarté des futurs films. Et c’est probablement pour ça que la phase 3 s’annonce passionnante : il y a peu de chance que Marvel change drastiquement une formule qui gagne, mais Feige n’est pas fou, il sent le besoin de renouveau.
Et au vu des affiches des films, nous remarquons beaucoup de nouveaux personnages (Doctor Strange, Black Panther, Captain Marvel) et la suite des seconds couteaux (Les Gardiens, Ant-Man), seul Thor et les Avengers se retrouvent rescapés de la première phase.
Cela s’explique d’un point de vu pragmatique : les acteurs ont un certain nombre de contrats, et la plupart arrivent à terme. Et ceux-ci vieillissent tout simplement. Ce qui implique à terme leur remplacement, chose qui arrive même dans les comics où de nouveaux personnages prennent la relève pour une période plus ou moins longue.
Néanmoins, sans avoir leur propre film, cela n’empêche plus les plus célèbres d’entre eux de participer aux histoires des autres. Ce qui était reproché à Iron-Man 3 (où est le reste des Avengers?) a fini par devenir réalité dans Captain America 3 (oups ! Civil War, il n’y a plus de numéro) et va se répéter dans Thor : Ragnarok, qui se veut à part du reste du MCU comme peuvent l’être les Gardiens de la Galaxie (et qui expliquera d’ailleurs une réplique de Civil War : où est Thor en ce moment ? Puisqu’il partait sur les traces des gemmes de l’infini à la fin de Avengers : Age of Ultron ; il faut suivre j’en conviens !).
La formule du MCU est donc en train d’évoluer bon gré, mal gré, entre volonté créatrice et problème de production le bon génie Feige (et ses équipes) semblent avoir trouvé un bon équilibre pour faire vivre à la fois les plus anciens protagonistes tout en injectant un sang neuf salvateur par le biais de super héros moins conventionnels. Mais le public suivra-t-il vu la profusion de personnages et la nécessité de plus en plus pressante de voir l’ensemble des films sous peine de manquer de clés de compréhension ?

To be continued...

samedi 29 octobre 2016

Justice League tome 10 - La guerre de Darkseid, 2ème partie (Urban Comics - Octobre 2016)


Dernier tome de la série.

Alors que les combats font rage, les différents membres séparés de la Ligue de Justice se voient soudainement dotés d'immenses et redoutables pouvoirs après la mort du tyran d'Apokolips des mains de l'Anti-Monitor. De terribles événements se mettent en branle, et l'univers tout entier risque d'en être bouleversé. Lex Luthor, Superman, Shazam, Batman et Flash sont devenus de nouvelles divinités, un nouveau panthéon, qui fait désormais face à celui que l'on appelle Mobius, autrefois Anti-Monitor, débarrassé de l'équation de l'anti-vie et prêt à détruire la Terre et toute vie dans l'univers. Mais il n'est pas le seul à abattre, le Syndicat du Crime mène également ses propres plans, principalement dans le but de s'emparer de l'incommensurable puissance du bébé à venir de Superwoman, qui pourrait bien faire pencher la balance sa faveur. A moins que la fille de Darkseid, l'Amazone Graal, ne vienne également semer le trouble au beau milieu des affrontements. Quoi qu'il arrive, cette guerre cosmique doit prendre fin, et tout sera enfin révélé. Ou presque.

Un ultime tome pour la série Justice League qui fut du début à la fin le cœur de l'univers des New52, trouvant ici un début de point final. Un tome dont le récit est haletant, sans pauses, de l'action de l'action de l'action encore et encore, un déchaînement de pouvoirs et de révélations. Un récit qui met principalement en scène Wonder Woman, au centre de tout ce conflit, car c'est surtout à travers ses yeux et ses pensées que le lecteur pourra assister aux événements et à cette guerre monstrueuse. Le chapitre final quant à lui répond à de nombreuses questions mais en soulève également de nouvelles, qui n'augurent pour certaines rien de bon pour l'avenir immédiat des personnages (on a d'ailleurs vraiment hâte d'en apprendre davantage et vite !). Fin d'une longue série, avant un énième renouveau plein de promesses qui je l'espère seront tenues.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 28 octobre 2016

La V.O. du vendredi n°43 : Lady Demon 1 à 3 (Chaos! Comics - 2000)


Émanation de Lady Death, concubine de Lucifer lui-même... celle que l'on appelle avec crainte Lady Demon cherche par tous les moyens à échapper à l'Enfer et à trouver une façon de pénétrer dans notre monde pour profiter d'une liberté absolue loin de son seigneur. Et justement, il apparaît qu'une jeune femme du nom de Cheryl Montessori correspond plutôt à ses attentes. Prenant possession de la pauvre femme, Lady Demon s'attendait à pouvoir mener une vie de luxure et de complète liberté... jusqu'à ce qu'elle découvre que Cheryl a un passé assez trouble et qu'elle est poursuivie par les forces spéciales d'une organisation para-gouvernementale ainsi que par plusieurs gangs de malfrats qui veulent sa mort. Autre surprise de taille, malgré tous ses pouvoirs et toutes ses capacités surnaturelles, Lady Demon demeure mortelle dans notre monde. Un handicap qui risque fort de l'incommoder et de contrarier ses projets, surtout quand Cheryl se met à combattre cette possession avec toute la force de sa volonté, loin d'être anodine. Piégée et sans aucun allié de confiance, Lady Demon va devoir faire face et les sortir toutes les deux de ce pétrin si elle veut survivre et mener son plan jusqu'au bout, car la liberté s'acquiert avec beaucoup d'efforts et de souffrances !

Une toute petite série, seulement trois numéros, qui a l'avantage d'entrer directement dans le vif du sujet et qui nous expose et explique plutôt bien les capacités et pouvoirs de ce personnage méconnu de beaucoup. Lady Demon est un fragment de la personnalité démoniaque de Lady Death, et elle mène sa propre existence avec comme but principal de goûter à la liberté la plus totale. Avec son lot de sexe et de cadavres, bien entendu. Un personnage que l'on retrouvera sous peu chez Dynamite elle aussi, à l'instar de Purgatori et des autres personnages majeurs de chez Chaos! Comics, Lady Death à part. Ces quelques trois épisodes sont encore assez facilement trouvables sous différentes versions, pas forcément que les collectors. Les couvertures que vous voyez ici sont celles des versions que j'ai réussi à retrouver pour ma part, mais il en existe plusieurs autres moins rares ou moins coûteuses surtout !

jeudi 27 octobre 2016

Fullmetal Knights Chevalion tome 3 (Akata - Septembre 2016)


Après l'échec de la tentative de retransformation de Retto en humain normal, il se retrouve toujours coincé dans l'armure du Chevalion Red mais avec une force inférieure à celle d'un homme lambda ! Difficile dès lors d'épater la galerie, mais heureusement il ne peut désormais plus provoquer de catastrophe en utilisant ses pouvoirs et son ancienne force. Cependant Retto n'abandonne pas aussi facilement et veut maintenir le niveau de sa réputation, donc il se rend dans une salle de musculation afin de devenir plus fort de façon naturelle. Entre fans de cosplay et vraies vedettes, il aura fort à faire pour se tirer de là sans faire de gaffe ! Ensuite, il va devoir protéger un autre super-héros populaire contre un malfaisant ayant juré de lui nuire à son prochain spectacle... mais le plus important dans ce tome, c'est la mystérieuse apparition d'un cratère au fond duquel se trouve une arme laissée par les Death Universe après leur défaite, une sorte d'immense mécanique qui ne demande qu'à être réveillée... pile au moment où Retto fait une crise de fièvre malencontreuse et se retrouve alité, sous le regard vigilant de Sakura. Que leur réserve cette ultime bataille à venir ?

Un troisième tome de transition, plus léger au départ avec de petites histoires comme on en a l'habitude désormais. Le vrai morceau de l'intrigue viendra à la fin dans le dernier chapitre avec cette histoire de cratère et de robot géant, ainsi qu'avec ce qui arrive à Retto à l'issue de sa crise de fièvre aiguë. Le quatrième et dernier tome est d'ores et déjà annoncé pour Novembre, et je vous invite à être au rendez-vous pour le final de cette adorable petite série !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 26 octobre 2016

Wika et les Fées noires (Glénat - Octobre 2016)


Souvenez-vous, c'était il y a de cela deux ans et à peu près 200 articles voir davantage... je vous parlais de cette merveilleuse bande-dessinée éditée par Glénat, Wika et la Fureur d'Obéron, et bien voici qu'après toute cette longue attente le second tome vient de paraître ce mois-ci ! Voici la suite immédiate de cette histoire d'une beauté exceptionnelle, Wika et les Fées noires !

Recueillie par les Fées noires après sa fuite du royaume d'Obéron et la mort de son amant, Wika se repose et reprend rapidement des forces. Voilà l'heure pour elle d'être formée à la haute et forte magie, que ses trois nouvelles tutrices lui enseignent avec dévotion et application. C'est l'heure également des révélations sur la véritable nature de Wika et sur son lourd héritage familial, qu'elle se doit d'encaisser et d'accepter pour pouvoir aller de l'avant. Réfugiée au sein du Sanctuaire d'Yggdrasil, asile pour les peuples libres, Wika reçoit la visite de deux des fils-loups d'Obéron, porteurs d'une offre étonnante de la part du roi de la duplicité et du mensonge... combien de temps faudra-t-il avant que tout ne s'écroule à nouveau autour de la pauvre fée sans ailes ?
Nous apprenons également par quels moyens Obéron a accédé au trône de Wotan et comment il compte bien le conserver le plus longtemps possible, avec l'aide de sa puissante amante, la terrible Dame Blanche au cœur froid.

Des dessins de toute beauté encore une fois, un véritable ravissement pour les yeux, et une histoire à la fois sérieuse et coquine, jouant sur un humour parfois grivois mais toujours joyeux, un vrai bel hommage à toute la culture des croyances autour des fées et des lutins de toutes sortes. Les auteurs ont vraiment pris le temps de nous livrer un conte formidable et cette seconde partie très attendue hausse encore d'un cran le niveau d'excellence à la fois du texte et du dessin. Que dire de plus à part que Glénat a fait ici encore une magnifique découverte et qu'il serait vraiment bête de passer à côté ! Il ne faut qu'un peu de patience entre chaque tome, certes, mais nous sommes déjà à mi-chemin de ce qui a été annoncé. Espérons que l'engouement suivra pour cette petite série et que la suite arrivera plus rapidement !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 24 octobre 2016

La question du lundi n°16 : Peut-il y avoir une fin à tout ?


Terrible question que celle-ci, qui hante chaque écrivain en herbe et chaque scénariste, chaque auteur, chaque personne ayant développé un jour ou un autre un petit bout d’œuvre littéraire ou artistique dans son coin. Doit-on mettre une fin ? Peut-il y avoir une fin à tout ?

Le concept dit de ''fin ouverte'' permet d'échapper au code d'une fin conclusive habituelle en donnant aux personnages et à l'histoire une nouvelle direction au moment de terminer le récit que l'on suivait. Le lecteur peut ainsi s'imaginer la suite des aventures, la suite de l'histoire, et ce la plupart du temps dans plusieurs directions et schémas de pensée différents. Appelée aussi la fin des flemmards, de ceux qui n'osent pas conclure définitivement ou poser un panneau STOP dans leur récit. Sauf que ce n'est jamais aussi simple que cela, heureusement d'ailleurs.

La fin est une sorte d'achèvement en soit, un but à atteindre pour tout auteur, il FAUT y arriver à un moment donné pour que la naissance de l’œuvre soit achevée. Mais ce n'est pas facile de poser le mot FIN, ça demande énormément de choses, y être prêt, déjà. C'est un passage obligé vers l'imaginaire, c'est souvent aussi ce passage en question qui donne tout son sens à un récit, qui permet de marquer le lecteur et de graver dans sa mémoire ce qu'il vient de lire. Une bonne fin est discrète, efficace et fait appel à l'imagination du lecteur, qu'il s'agisse d'une fin ouverte ou définitive. Une mauvaise fin en revanche peut totalement ruiner la vision que le lecteur va avoir de l’œuvre, son souvenir et son impression globale en ressortant de la séance ou de la lecture. L'auteur reçoit une énorme pression pour sa fin, comme par exemple J. K. Rowling pour celle de Harry Potter ou Eiichiro Oda pour celle de One Piece. D'ailleurs on remarque que pour ces deux exemples, la fin est écrite bien à l'avance, voir même dès le début de la rédaction. La fin peut en effet être le but à atteindre, déjà fixé depuis longtemps, et le reste de l'écriture ne servira alors qu'à arriver à cette fin de la façon la plus intéressante possible. Il existe aussi des auteurs chez qui la fin n'a aucune espèce d'importance, dans le sens où elle interviendra quand elle interviendra, et voilà. Le fameux proverbe selon lequel le voyage compte davantage que la destination (ce qu'on peut imaginer pour One Piece d'ailleurs, pour celles et ceux qui s'amusent à tenter de deviner cette fameuse fin).

Parfois la fin n'est pas forcément ouverte mais pas totalement définitive non plus, l'auteur peut se permettre de revenir dessus et d'en faire une simple transition vers un futur récit. Terry Goodkind est familier de cela pour la fantasy, lui qui avait terminé sa saga littéraire de L’Épée de Vérité en un nombre précis de volumes et qui a apparemment décidé d'y revenir pour un nouveau cycle. D'autres comme Raymond Elias Feist se spécialisent dans les fins à retardement, des fins qui n'en sont pas vraiment et qui permettent surtout de différencier plusieurs cycles au sein d'une même saga littéraire, sur plusieurs générations de personnages. Pratique pour ne pas avoir à mettre le fameux point final et surtout pour continuer à développer son imaginaire ! J. K. Rowling fait de même en faisant équipe avec d'autres auteurs pour ramener à la vie son univers autour de Harry Potter et écrire de nouvelles aventures, sous différentes formes. On remarque la même mécanique chez nous pour le succès que fut et qu'est toujours la série Le Visiteur du Futur, qui se termine à la saison 4 en format web-série mais qui se poursuit malgré ça en chapitres en ligne sur Internet et aussi en livres imprimés. Dans tous ces cas, la fin est seulement une autre forme de transition.

Dans les comics, le principe d'une série est de durer le plus longtemps possible. Bien sûr comme partout il y a des séries qui s'étalent sur un nombre bien précis et défini à l'avance de chapitres et de mois de parution, certaines s'éteignent avant d'arriver à leur chute, et d'autres chez DC et Marvel qui durent depuis 60 à 80 ans maintenant. Un auteur à retenir, J. M. Straczynski, très prolifique et dans plein de domaines différents. Ici on parle du monde des comics, mais on remarque partout dans la carrière de ce monsieur une certaine difficulté à finir, à poser le point final. Il a souvent tenté de mettre un terme à la série d'un héros chez l'un ou l'autre des deux grands, qu'il s'agisse de Superman, Wonder Woman ou Spider-Man, Straczynski a soit écrit leurs dernières aventures avant un renouveau éditorial, soit voulu mettre fin à ces aventures durant un certain temps, dans le cas de Spider-Man, ce qui a valu un sacré désaccord avec l'éditeur de l'époque. Straczynski est donc devenu aux yeux des fans et des lecteurs un auteur incapable de donner une fin correcte à ses runs, ou du moins malchanceux en ce qui concerne le fait d'écrire et de valider ces fins, et dont a laissé plus d'une fois une impression d'inachevé dans ses écrits et séries.

Qu'on rédige un livre, une nouvelle, un roman, une lettre, un scénario, une pièce de théâtre, ou même un simple édito dans la presse ou sur un blog, comme pour répondre à une question par exemple, on est toujours confronté à un moment ou à un autre à cette étape fondamentale de la fin. Certains alors usent d'artifices pour retarder ce moment le plus possible et même parfois ne terminent pas du tout ce qu'ils étaient en train de faire, car la fin les bloque, les angoisse même. Devoir mettre un point final, devoir faire une conclusion, c'est assez difficile finalement, assez stressant quand la deadline approche et qu

samedi 22 octobre 2016

Harry Potter et l'enfant maudit (Gallimard - Octobre 2016)


Après une longue attente pour les fans francophones la voici enfin, la version française du texte de la pièce de théâtre tirée de l'univers de Harry Potter, à partir d'une histoire originale de J. K. Rowling elle-même adaptée par John Tiffany et Jack Thorne.

Déjà, un premier point à aborder avant toute chose, il s'agit du texte de la pièce de théâtre tel quel, et non de la pièce en version romancée comme on aurait pu s'y attendre (du moins comme je m'y attendais personnellement sans savoir jeté un œil à la version anglaise, disponible plus tôt). C'est donc vraiment une pièce de théâtre que l'on aborde ici, et d'emblée cela représente une première barrière pour la lecture : fan de la saga littéraire, forte de sept romans, c'est assez difficile de se représenter un retour dans le giron de Harry Potter sous forme de pièce de théâtre. C'est davantage une histoire de préférences personnelles que de réelle mise en forme problématique, mais je sais que je ne suis pas le seul à avoir eu cette étrange impression de décalage en lisant le début du livre. Mais passons au résumé maintenant, il est fort simple :

L'histoire reprend où l'on en était resté à la fin du septième tome, le fameux épilogue écrit depuis de nombreuses années à l'avance. Harry accompagne son second fils, Albus Severus Potter, pour sa première année à Poudlard et son premier voyage à bord du train magique, le Poudlard Express. Il s'avère bien vite cependant que le jeune Albus connaît quelques difficultés à se hisser au niveau de son illustre paternel : en effet, il se retrouve à Serpentard et a comme meilleur et seul ami le fils de Drago Malefoy, Scorpius, dont la rumeur prétend qu'il pourrait être le fils de Voldemort ne personne. Mais alors que tout est sensé les opposer, les deux amis vont poursuivre ensemble leur scolarité jusqu'à un certain point de rupture avec leurs parents, surtout concernant Albus. Devenu distant à l'égard de Harry, ne parvenant pas à supporter un héritage aussi lourd, le jeune homme alors entré dans sa quatrième année envisage, par une suite d'événements bien déterminés, de voler un Retourneur de Temps au Ministère de la Magie et de l'utiliser pour revenir dans le passé, à l'époque du Tournoi des Trois Sorciers, afin de ramener Cédric Diggory à la vie dans leur présent en l'empêchant d'être tué par Voldemort. Albus et Scorpius vont dès lors se retrouver embarqués dans une suite d'aventures à travers le temps, tâchant tantôt de corriger le passé et tantôt de réparer leurs erreurs, tandis que dans le présent les adultes se lancent à leur poursuite pour les empêcher de commettre l'irréparable. Car, comme on le sait bien, modifier un seul petit détail dans le passé peut avoir d'énormes conséquences dans le présent et l'avenir. Une leçon que les deux jeunes garçons devront apprendre à la dure, avant qu'il ne soit trop tard.

Si le plaisir de retrouver l'univers de Harry Potter est toujours bien vif et présent, il n'est pas tout à fait intact. Certes ce huitième volume est officiel et il sert de suite à la saga elle-même (qui n'en avait pas forcément besoin mais passons), mais l'histoire fait davantage l'effet d'une fan-fiction assez aboutie plutôt que d'une vraie histoire officielle. La faute en premier lieu à une assez mauvaise présentation du temps écoulé, des pans entiers de l'histoire sont zappés pour nous amener le plus rapidement possible à la quatrième année d'Albus et de Scorpius et aux événements liés au Retourneur de Temps. Qu'on se comprenne bien, je ne juge pas la qualité du travail accompli autour de cette pièce de théâtre et de tous les efforts des metteurs en scène ainsi que de l'auteur originelle, mais à la lire comme ça on a surtout l'impression de passer à côté de quelque chose d'important par moments. En fait, l'expérience doit être bien plus vibrante, passionnante et surtout vivante quand elle est faite au théâtre, devant la scène, avec les acteurs et toute la mise en scène, les décors, les ''effets spéciaux'', que l'on ne retrouve ici qu'en didascalies assez appauvries qui ne parviennent pas à nous faire saisir toute l'ampleur du projet et toute son énergie.
Un autre mauvais point concernant les personnages, qu'il s'agisse des anciens comme des nouveaux. Tous ont plutôt l'air creux et assez différents du souvenir ému que l'on en a gardé à la sortie du dernier tome, dont on retrouve l'épilogue en ouverture de cette pièce. Harry, Ron, Hermione, Ginny et Drago tombent un peu à côté de la plaque par moments, certes ils sont devenus adultes et ont désormais de nouvelles préoccupations et responsabilités, mais certains passages nous font dire qu'ils n'ont pas été développés autant qu'il l'aurait fallu ou du moins qu'on l'aurait voulu. Passons tout de suite sur le personnage d'Albus Severus Potter, qui ne suscite malheureusement pas un grand engouement de sympathie (la faute à pas de chance) pour nous pencher sur le cas de Scorpius Malefoy, LA vraie réussite de cette œuvre. Ce personnage-ci est travaillé, profond, on ressent de la sympathie voir une forte empathie pour lui, c'est véritablement lui qui transporte le lecteur au cœur des aventures vécues dans cette histoire par les deux amis, et d'ailleurs les auteurs ne s'y sont pas trompés puisqu'ils ont pris le soin de le mettre toujours en avant. Qu'il s'agisse ou non du véritable ''enfant maudit'' du titre, c'est en tout cas celui auquel on s'attache le plus et qui nous pousse à continuer la lecture pour en savoir davantage.

Qu'on se comprenne bien, mon avis général sur cette pièce de théâtre est bon, voir plutôt bon. Le plaisir de retrouver Harry et ses amis et compagnons, de voir les familles évoluer et se développer, de retrouver tout l'univers des sorciers de J. K. Rowling, bref tout cela c'est du bon, c'est même pour le mieux quand on songe à certains personnages comme Scorpius qui nous accrochent immédiatement et nous entraînent derrière eux comme leurs parents l'ont fait en leur temps. Mais les thématiques ont changé, les intrigues sont plus complexes, sombres et adultes, c'est le mot juste. Il ne s'agit pas tant du retour potentiel de Cedric à la vie que de la relation compliquée et conflictuelle qui unit Harry et son fils, pareillement pour Drago et Scorpius. Le thème principal est bien la difficulté à être l'enfant d'un sorcier aussi connu et reconnu historiquement, le poids des rumeurs et de l'héritage, bref la rupture entre deux générations si on veut. Générations qui vont apprendre petit à petit à se rapprocher et à faire des concessions, à communiquer et à échanger, à établir une certaine complicité. Ce n'est pas tant Harry Potter et l'enfant maudit que Harry Potter et l'apprentissage d'être père, de nouer des liens forts avec son fils malgré le lourd héritage familial et surmonter les épreuves de la vie ensemble, l'un pour l'autre.

Beaucoup d'idées à traiter, à assimiler, beaucoup d'éléments à suivre et à découvrir. Beaucoup de nouveaux personnages, une histoire originale et une intrigue à plusieurs branches et dimensions, bref tout ce qu'il faut pour faire une bonne histoire sur le papier. Mais ça ne suffit pas forcément pour faire un bon Harry Potter, il y a également une certaine magie à mettre en œuvre qui se retrouve ici au travers des descriptions de ce qui se passe dans le théâtre durant le déroulement de la pièce, mais que nous lecteurs ne pouvons pas vivre pleinement et ça en devient assez frustrant.

Je ne déconseille pas cette lecture, elle ravira certainement de très nombreux fans de la saga et nouveaux lecteurs bienvenus, mais il faut s'attendre à une petite pointe de déception malgré tout, à cette légère imperfection qui en fait une histoire à part, à la fois plus adulte et construite et pourtant terriblement simpliste par endroits, voir naïve. A lire de toute façon, c'est rapide et efficace et ça ne demande pas beaucoup d'efforts !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 21 octobre 2016

La V.O. du vendredi n°42 : Purgatori (1998) Collected Edition tome 4 (Chaos! Comics - Août 2000)


La bataille finale va se jouer sous peu, tandis que Purgatori remonte la trace de Dracula jusqu'aux tréfonds du Vatican et met à jour son sinistre complot pour prendre possession du monde des mortels. La déesse-vampire ne laissera personne lui ravir ce qu'elle estime lui revenir de droit, la domination de toute chose, même s'il s'agit du seigneur des vampires en personne ! Leur duel fera résonner le tonnerre dans les cieux et mettra même les dieux à genoux, tandis que Satrina paie le prix de sa trahison...
Et en guise de grand final de cette série nous avons un magnifique roman graphique nous relatant la première rencontre entre Purgatori et Dracula, ce jeu d'ombres sur plusieurs années qui déboucha sur une entrevue passionnée et acharnée, sensuelle et violente, belle mais mortelle, à l'image des deux protagonistes. Une rencontre qui changera la façon dont Purgatori perçoit le monde et sans doute l'influencera pour les années à venir quant à la façon de le conquérir.

Deux derniers chapitres, du grand Al Rio encore et du Brain Leblanc mythique en guise de final, toujours sous la plume de David Quinn. Un bon terme à une série courte mais pleine de sensations, malheureusement toujours très difficilement trouvable en version Collected Edition reliée mais toujours disponible en chapitres seuls, ''single issues'', huit au total. Un vrai plaisir pour tout collectionneur de la période ! C'est beau, c'est puissant, c'est métal ! N'ayez crainte, nous retrouverons bientôt Purgatori dans des récits plus récents, ainsi que la quasi-totalité de l'écurie Chaos! Comics, chez Dynamite cette fois.

jeudi 20 octobre 2016

Saint Seiya Episode G : Assassin tome 4 (Panini Manga - Septembre 2016)


Shiryu parvient à défaire son adversaire devant Shura, exauçant ainsi son vœu de l'impressionner et de lui prouver que l'épée sacrée Excalibur est entre de bonnes mains avec lui comme héritier. Après un petit détour, c'est Hyoga qui croise le chemin de Shura, au cours de son enquête sur un réseau criminel appelé les Sans-Visage. Alors qu'ils s'apprêtent à affronter l'un de ses membres sous l'apparence d'une jeune fille dissimulant une terrible puissance, Shura est pris à parti par un nouvel arrivant : Lancelot, venu le défier en duel d'épées sacrées. Tandis que Hyoga affronte la meurtrière aqueuse, Shura devra faire face à un nouveau défi et tenter de s'en relever, dans cette époque étrange qui n'est pas la sienne...

Encore un tome où il ne se passe pas grand chose à vrai dire, les phases d'actions prennent beaucoup de pages et ne sont pas clairement discernables en mode lecture simple, il faut vraiment analyser l'image à travers le torrent de nuances et de couleurs pour arriver à voir quelque chose de compréhensible. On retrouve tous les travers de la série Saint Seiya Episode G avec en plus une intrigue mêlée à l'univers honni de Saint Seiya Omega. Et moi je suis désolé mais quand je vois une série se vendre sous le titre Episode G j'ai envie de suivre surtout les aventures d'un des chevaliers d'or classiques, pas des nouveaux qui n'ont d'ailleurs aucun sens puisque la série d'origine était écrite sur le mode d'une tragédie grecque dans le plus pur style. C'est un autre débat que celui de savoir si oui ou non on doit légitimer une série attrape-nigauds comme Omega, mais pour ma part j'apprécierai de pouvoir retourner à l'époque des chevaliers d'or de notre enfance, et non d'en voir un pris au hasard voyager dans ce futur que je déteste déjà. Kurumada sait bien se vendre et vendre ses créations, ça c'est sûr, mais au détriment de tout ce qui en faisait le charme autrefois. Je ne sais même pas pourquoi je m'oblige à continuer de lire cette série, à part pour le vain espoir d'assister à autre chose qu'à une entourloupe scénaristique pour me vendre ce que je ne veux pas acheter. Mais bon, je suis dur mais je conçois à côté parfaitement qu'il puisse y avoir des fans de cette nouvelle ère et période, j'en connais même certains que ça ne dérange aucunement, chacun y trouvera donc son compte au final. Moi je poursuis ma lecture en espérant être séduit par un élément surprise agréablement amené.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 19 octobre 2016

Voyage au pays de la peur (Glénat Comics - Octobre 2016)


Seconde incursion de ma part au sein du label ''Flesh & Bones'' de Glénat Comics, pour vous en rapporter cette fois le dernier-né en date, Voyage au pays de la peur, par Rodolphe et Jean-Jacques Dzialowski, deux auteurs une fois encore bien de chez nous !

Grogan Masson est un jeune botaniste qui a participé dans le temps à une expédition scientifique vers le Pôle Sud, à bord du Sphinx des Neiges, navire mis à disposition de la communauté de chercheurs. Embarqué comme simple aide-cuistot, Grogan va vivre la plus terrifiante et délirante aventure de sa jeune vie. Des années plus tard, après un long internement en hôpital psychiatrique pour amnésie et délires, Grogan rencontre les membres du club privé de Lovecraft et Howard, entre autres, collaborateurs au magazine Weird Tales notamment. Là, par une soirée agitée et pluvieuse, dans l'intimité de ce cercle d'auteurs de fantastique et d'horreur, Grogan racontera son périple à bord du Sphinx des Neiges. Étranges disparitions, anomalie climatique, sabotage, accidents, décès, et même des monstres rôdant autour du navire et en-dessous... sans parler de la présence mystérieuse d'une femme à bord, Eva, qui semble en savoir bien davantage qu'eux sur leur étrange destination...

Cette histoire à la fois fantastique et horrifique est écrite dans la droite lignée des récits pulp's des années 1920-1930, période bénie de la revue Weird Tales et autres similaires, auxquelles participaient les auteurs de renom que sont Lovecraft et Robert E. Howard par exemple. Ici d'ailleurs tout nous est raconté par l'entremise du souvenir de Lovecraft lui-même de cette étrange soirée à écouter ce Grogan Masson leur raconter son aventure polaire. Souvenir, ou plutôt cauchemar récurrent qui le hante depuis lors. Les auteurs nous livrent ici une véritable petite pépite du genre, digne héritage des maîtres de l'époque, exploitant les mêmes ficelles narratives et jusqu'à la construction-même du récit, tout est fait pour nous plonger dans l'ambiance de ces années où l'imaginaire était roi. C'est également une franche invitation à lire ou à relire les écrits de Lovecraft sur les Grands Anciens, sur les mythes d'une civilisation pré-humaine désireuse d'échapper aux regards des curieux. Également très graphique, Voyage au pays de la peur est davantage une nouvelle héritée des grands maîtres du genre qu'un comics ou même qu'une bande-dessinée. Il ne faut pas beaucoup d'effort pour l'imaginer publiée aux côtés des écrits de Howard et Lovecraft dans les magazines qui ont forgé ces légendes. Une bonne petite lecture, rapide et efficace, encore une belle trouvaille de la part de ce label de Glénat !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 17 octobre 2016

La question du lundi n°15 : Quels sont les principaux types de manga ?


Il est inutile de parler de ce que sont les mangas. Cependant, ceux-ci peuvent se découper en plusieurs types (shonen, shojo, etc.). Il est ainsi possible de se poser les questions : quels sont ces différents genres ? Quelles sont leurs caractéristiques ? C’est ce à quoi nous allons nous intéresser.

Le Shonen
Probablement l’un des plus connus si ce n’est pas le plus emblématique. Sous cette appellation sont regroupés les mangas d’action, de sport, d’aventures. Les exemples foisonnent : One Piece, Naruto, Dragon Ball, Kuroko’s basket, Fairy Tail... Les exemples ne manquent pas.
Le genre se caractérise en règle générale vers l’achèvement d’un but dont les objectifs les plus fréquents sont de sauver le monde, devenir le meilleur dans un domaine précis, etc. De même, la liste des buts à atteindre se révèle être longue et variée.
Les cibles principales de ce type de manga sont les garçons, dont la tranche d’âge se situe au niveau du collège et du lycée, nombre de personnages ont en effet cet âge dans l’histoire qui y est dépeinte, permettant ainsi au lecteur de se transposer plus facilement dans cet univers et de s’identifier au personnage.
Ce manga est régi par plusieurs codes dont les valeurs prédominantes sont le courage, l’amitié, la persévérance, le dépassement de soi, etc. Il est très fréquent d’y retrouver des phases d’entraînement permettant aux personnages de progresser et de bénéficier d’un gain de niveau/power up et éventuellement d’acquérir de nouvelles techniques. Un aspect scénaristique fréquent du genre est l’organisation d’un tournoi pouvant s’établir dans un cadre sportif (ex : Kuroko’s basket avec le tournoi interlycée et la winter cup) ou de baston (ex : Flame of Recca, Yuyu Hakusho, etc.). Ce type d’événement permet d’avoir beaucoup d’action et donne un cadre permettant aux protagonistes d’évoluer ou de montrer leurs progrès.

Le Shojo
Celui-ci regroupe les intrigues amoureuses dont la tranche démographique-cible est les jeunes filles collégiennes et lycéennes. Les titres emblématiques sont nombreux, il est ainsi possible de citer : Fruits Basket, Vampire Knight,etc.
L’intrigue tourne ainsi autour des relations amoureuses, le personnage principal étant généralement une fille, l’histoire suit ainsi l’évolution de la vie amoureuse de celle-ci.
Le shojo s’appuie beaucoup plus sur les sentiments de ses personnages : doute, hésitation par rapport à ceux-ci. L’émotion y est plus accentuée. Tout comme le shonen, de nombreuses situations sont récurrentes dans ce genre. Ainsi, il est possible d’y trouver la présence d’une rivale qui aime le même garçon, quiproquo, dispute, etc.

Le Seinen
Celui-ci est plutôt orienté vers un public adulte. L’atmosphère y est plus lourde, l’action y est plus réaliste et violente. Il est possible de citer parmi les œuvres célèbres Berserk notamment.
Les personnages y sont plus complexes et moins lisses que dans les autres genres. Les concepts du shonen y sont également repris mais avec un traitement et une narration plus poussée et une psychologie plus fouillée des protagonistes. On peut également citer le Josei, le pendant féminin du seinen.

Le Yaoi/Yuri
Si le shojo traite de relation entre garçon et fille, cette catégorie traite de relation du même sexe. Ainsi, le yaoi, également appelé boy’s love, traite de relation entre hommes. Tandis que le yuri parle de relation entre femmes. Selon l’œuvre, les relations peuvent être décrites de manière platonique ou plus crue.

Ecchi/hentaï
L’ecchi se caractérise par l’utilisation de situations propices au fan-service, où le personnage masculin trouve dans son champ de vision ou encore se trouve directement au contact des parties stratégiques des protagonistes féminins telles que les seins, culottes, fesses, etc. Le représentant le plus emblématique à l’heure actuelle est To Love et sa suite To Love Darkness.
Le hentaï se distingue du ecchi par le fait de franchir la barrière et de proposer des scènes à caractère pornographique et tout ce qui s’ensuit.

Voilà qui conclut notre tour d’horizon du genre. En espérant que cela a pu vous apporter quelques éclaircissements et vous donner quelques idées de lecture.

samedi 15 octobre 2016

Deadpool vs. Carnage - Chaîne symbiotique (Panini Comics - Octobre 2016)


Quand le pire meurtrier de masse de l'histoire de l'univers Marvel se retrouve pourchassé par le mercenaire le plus timbré du monde, c'est forcément un duel explosif et haut en couleurs qui se joue ! Deadpool décide de suivre les signes que lui envoie le monde et part sur les traces de Carnage, qui vient de s'évader une nouvelle fois et qui sème des cadavres partout où il passe. A-priori les chances que ces deux personnages emprunts d'une folie gigantesque se croisent sont infimes, et pourtant... comme s'il y avait quelque chose au-dessus d'eux, par delà le simple hasard, qui les pousse et les attire l'un vers l'autre. Carnage, auto-proclamé agent du chaos le plus pur, peut-il se résigner à ce que ses actes lui soient en vérité dictés par une force supérieure ? Et le facteur auto-guérisseur de Deadpool lui suffira-t-il a encaisser les attaques sanglantes et vicieuses du symbiote écarlate ?

Un duel de légendes vivantes de la folie, l'un relativement du ''bon'' côté et l'autre totalement plongé dans l'obscurité du mal à l'état pur. Cullen Bunn, grand expert du personnage de Deadpool, nous livre ici un magnifique hommage à la folie, d'où qu'elle vienne et quel que soit le but qu'elle serve. Ces deux personnages qui selon toutes vraisemblance n'avaient aucune raison de se croiser un jour le font ici pour notre plus grand plaisir sadique, le lecteur appréciera de les voir se massacrer l'un l'autre et assistera à ce jeu sanguinaire du chat et de la souris avec un léger détachement s'il tient à rester sain d'esprit. A ne pas mettre entre toutes les mains, comme tout ce qui est publié généralement dans la collection ''Marvel Dark'', même s'il s'agit d'un récit-clé faisant le pont entre la situation de Carnage après son Complexe de supériorité et ce que l'on voit dans Axis. Pour les fans surtout !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !