mercredi 31 mai 2017

Superman - Requiem (Urban Comics - Mai 2017)


Superman, le plus grand et le plus fort de tous les héros, est mourant. Conscient de son état irréversible, il s'octroie le temps de prévenir ses différents proches, à commencer par sa cousine Kara, Lana Lang ainsi que Loïs Lane puis Batman et Wonder Woman. Mais malgré son état, il reste encore plusieurs épreuves à surmonter pour l'Homme d'Acier, en particulier depuis qu'un individu a fait irruption en clamant être le seul véritable Superman et en émettant une énergie solaire bien particulière. Se rendant au siège de l'A.R.G.U.S. pour tenter d'en apprendre davantage, Wonder Woman et Superman assistent impuissants à l'évasion de l'étranger qui va dès lors essayer de se faire reconnaître comme le seul et unique Superman, même s'il lui faudra tuer pour cela. De la Chine aux plaines de Californie, c'est une course contre la montre qui commence entre trois êtres divisés qui pensent chacun être Superman, et un seul d'entre eux détient la clé de ce mystère. Car en effet un troisième homme apparaît, semblable en tous points à Kal-El mais plus âgé, plus expérimenté également. Quoi qu'il en soit, Superman se meurt et tient à partager ses derniers instants avec les personnes qui lui sont le plus proches, et à faire ses adieux avec les honneurs. Qu'adviendra-t-il du monde sans lui ? La relève est-elle assurée ?

Un ultime album pour clore la grande saga des aventures du Superman de l'ère des New52, qui tire ici sa révérence après en avoir vécu de dures et avoir affronté bien des périls. Les auteurs de toutes les séries liées au héros nous entraînent dans un chant du cygne magnifique et émouvant, certes un peu trop bavard ou longuet par moments, mais très efficace. Le lecteur ne pourra qu'être ému de perdre ainsi une icône pareille, mais également intrigué devant la présence d'autres Supermen qui pourraient prendre ou non la relève. Peut-être pas la fin parfaite, mais une fin efficace néanmoins.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 29 mai 2017

La question du lundi n°38 : Quels sont les studios japonais qui cartonnent ?


Avec ce début d’année d’anthologie pour le jeu vidéo japonais, il nous est apparu intéressant de faire un état des lieux des principaux studios japonais qui sont synonymes de succès.

Celui qui est sorti de l’ombre : From Software.
S’il y a bien un studio japonais sorti de l’ombre sur cette dernière décennie, c’est bel et bien From Software grâce à l’arrivée providentiel d’un homme, Hidetaka Miyazaki, le papa de la série des Souls. D’abord joli succès de niche avec l’exclusivité Demon’s Souls, le studio va crever l’écran et s’imposer durablement sur la scène internationale avec les Dark Souls. Une trilogie et une variation victorienne plus tard du nom de Bloodborne, From Software est un studio respecté et adulé dont les prochains projets sont attendus avec impatience par une cohorte de fans avides de challenge et de difficulté.

L’ancêtre qui fait de la résistance : Nintendo.
On pensait Nintendo moribond avec la période de la Wii U, pourtant ses licences ont continué à bien se vendre. Mario Kart ou Smash Bros en tête, un petit nouveau s’est invité dans la danse et s’est imposé comme un véritable phénomène : Splatoon.
Avec la vénérable 3DS en soutient et sa percée dans l’univers modbile, Nintendo semble avoir renoué avec le succès grâce à la Switch. Entre le nouveau Zelda qui fut un vrai carton critique et commerciale, les rééditions de jeux Wii U , Big N peut s’appuyer sur une nouvelle licence du nom de Arms, la suite de Splatoon et surtout le nouveau Mario 3D prévu pour la fin de l’année. Qu’on se le dise : Nintendo a su rebondir et retrouver le sourire.

Le géant à la force tranquille : Square Enix.
Certes Square Enix n’est plus que l’ombre de ce qu’il était, entre ses nombreuses licences mises au frigo depuis des années et les errements de nombre de développements fleuves, l’image du géant est écornée. Mais l’on sent une vraie volonté de l’éditeur de se recentrer sur ses séries japonaises (SE possède aussi des studios occidentaux), entre la sortie de l’arlésienne Final Fantasy XV qui fut un succès commercial à défaut de critique, la vraie bonne surprise vint de la suite inattendue d’un jeu de niche : Nier Automata.
Quant à l’avenir, il s’annonce riche de projet attendus : c’est le retour de Dragon Quest dans un épisode solo sur console de salon, ainsi que celle de Kingdom Hearts après des années de remix et de spin off sur console portable. Et cerise sur le gâteau, Square Enix s’est lancé dans le remake tant désiré des fans de l’épisode le plus culte de la saga Final Fantasy, le numéro 7 !

Sous le masque de Sega : Atlus.
Atlus n’est probablement pas le plus connu des studios japonais auprès du grand publique, mais il est très apprécié chez les connaisseurs. Sauvé par Sega il y a de cela quelques années, le studio enchaîne les titres chaque année principalement sur portable. Auteur vénérable des séries Shin Megami Tensei, Persona ou encore Etrian Odyssey, c’est principalement sur console de salon qu’ils ont connu leurs plus grands succès. Outre Persona 3 et 4 sur PS2, c’est l’ovni Catherine qui s’est imposé comme un petit phénomène de l’ère PS3-360. Et tout récemment c’est la dernière itération de la série Persona qui a marqué les esprits, redéfinissant le genre du j-rpg au nez et à la barbe d’un certain Final Fantasy XV...

samedi 27 mai 2017

Ekhö, monde miroir tome 6 - Deep south (Arleston & Barbucci - Soleil - Avril 2017)


Sitôt rentrés d'Europe, les affaires vont bon train pour Fourmille et son agence de stars, puisqu'elle produit la désormais célèbre bomba latina Soledad qui fait un véritable carton partout où elle passe. Malheureusement, ses paroles en faveur de la liberté des femmes et du choix de l'avortement font également réagir les pires extrémistes religieux, qui n'hésitent pas à tenter des actions violentes lors de ses concerts. Alors qu'une tournée est prévue dans le sud du pays, des questions se posent quant aux véritables motivations du leader des fanatiques, le révérend Fox, qui semble lié d'une façon ou d'une autre à Soledad. Fourmille, que Yuri a abandonné pour poursuivre ses propres expériences de son côté, va alors se rapprocher de la jeune chanteuse et développer une nouvelle amitié, bien décidée à la défendre et à lui permettre de révéler un jour son lourd secret. Et bien évidemment, elle se retrouvera à nouveau possédée par l'esprit d'un mort récent qui risque de tout faire capoter... à moins que cette fois il ne s'agisse d'un allié providentiel. Tout se règlera à la Nouvelle-Orléans et quoi qu'il arrive, les choses risquent bien de changer pour de bon !

Un sixième album d'une très grande fraîcheur, vraiment bienvenu après le cinquième qui plaçait la barre assez haut niveau tension. Ici les choses sont un peu plus légères mais comme toujours les questions de société abordées sont le reflet parfait de celles qui agitent notre monde, si différent mais en même temps si semblable à Ekhö. L'avortement et le libre arbitre des femmes seront au cœur du récit comme thématiques fortes, et si les auteurs prennent plus ou moins position au travers de leurs personnages et de l'intrigue le lecteur est comme toujours libre de se faire sa propre opinion. Les dessins sont toujours magnifiques, on dirait même qu'ils gagnent en netteté et en charme grâce aux couleurs toujours sublimes de Nolwenn Lebreton, et l'écriture d'Arleston est de qualité comme de juste. Absolument à lire !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 26 mai 2017

La V.O. du vendredi n°73 : Vampirella - Hollywood horror (Dynamite - Janvier 2017)


Vampirella a décidé de se construire une nouvelle vie, après en avoir terminé avec les querelles des Nosferatu et la chasse aux monstres en Europe. Avec son compagnon Tristan, elle s'envole pour Los Angeles, terre de prédilection de tous ceux qui veulent du changement. Et du changement, il y en aura au programme car à peine arrivée la voilà déjà attaquée par des créatures à la solde d'une mystérieuse Slade, dont on dit qu'elle se cache derrière chaque grand film d'horreur depuis les années '20. Y'aurait-il une part de réalité dans ces atroces tueries ? Tandis que Vee va enquêter et au passage forger sa propre carrière comme vampire de cinéma, des gens disparaissent de façon étrange après avoir été contactés par une agence de recrutement d'acteurs pour films d'horreur. La terrible Slade semble bien se dissimuler derrière ces disparitions et tous ces meurtres, et il faudra à Vampirella toute sa force et sa tenacité pour espérer en venir à bout, car cette ancienne monstruosité ne semble pas décidée à s'arrêter en si bon chemin.

Ce tome rassemble les six premiers chapitres de la nouvelle série Vampirella chez Dynamite, la troisième. D'après les avis et le résumé sur la quatrième de couverture, il est possible de faire de ce premier recueil un point d'entrée idéal pour les nouveaux lecteurs. Je ne suis pas entièrement d'accord avec cette affirmation, car la présence de personnages comme Tristan aux côtés de Vampirella ne peut s'explique et se comprendre qu'en ayant lu la série précédente. Mais bon, on ne va pas chipoter et on va dire que c'est relativement facile d'accès tout de même. Très bien dessinée et scénarisée, cette série démarre plutôt bien et plutôt fort, en espérant que la suite s'il y en a sera du même tonneau et saura surprendre tout autant !

jeudi 25 mai 2017

Stravaganza - La Reine au casque de fer tome 5 (Casterman - Mai 2017)


La reine Viviane, sous l'identité de Claria, parvient à regagner le territoire de Mitera et à rentrer au château, où tout le monde l'accueille avec entrain malgré les tristes nouvelles qu'elle apporte. Forte de ce qu'elle sait désormais sur l'envahisseur grâce à ce qu'elle a affronté avec les Kenwas, Viviane ordonne une réunion de crise de tous les souverains d'Auroria, qu'elle compte bien faire s'unir autour d'une cause commune : la défense de tous les territoires face à l'invasion des Orghs et de leur maudit poison. Ce ne sera pas chose facile, car il s'agit de peuples qui pour la plupart vivent isolés des autres, comme les Gnomes ou les Loups-Garous, mais la situation catastrophique présentée par Viviane va finalement parvenir à toucher chacun des souverains et les pousser à engager leurs armées aux côtés du bataillon de Mitera. La grande bataille aura lieu à la frontière du territoire des géants, et tandis que tout le monde se prépare et révise son rôle, l'on apprend que les Kenwas ont tragiquement été vaincus par l'adversaire, et les survivants réduits en esclavage. Cette folie pourra-t-elle cesser sous l'impulsion de la grande alliance voulue par Viviane ? Ou bien n'est-ce là aussi qu'une nouvelle tragédie à venir ?

Ce cinquième tome contient pas mal de révélations sur les adversaires des peuples d'Auroria, que certains ont déjà combattu par le passé avant d'abandonner. Tous les espoirs et les regards se portent à présent sur les agissements de la reine Viviane et de ses alliés, et la bataille ne fait que commencer. On découvre les autres civilisations d'Auroria, dont certaines font vraiment penser à de la fantasy très classique pour notre plus grand bonheur. On sent que l'auteur a étudié le genre et a été baigné de saines et cultes lectures pour parvenir à rendre son monde plus tangible, plus réel, malgré la magie et le rêve que l'on y perçoit. Quoi qu'il en soit, la stratégie de Viviane sera exposée dans le prochain tome, avec certainement le reste de cette grande bataille, restez branchés et continuez de lire !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 24 mai 2017

Dark Wolverine - Le prince (Panini Comics - Avril 2017)


Daken. Le fils de Wolverine, doté du même facteur auto-guérisseur et des griffes d'os de son père. Mais également pourvu d'un esprit fourbe et sanguinaire, une sorte de miroir inversé de son illustre géniteur. Daken ne vit que pour faire couler le sang et provoquer des catastrophes, son pouvoir mutant lui permet de contrôler les faits et gestes d'autrui, les pensées, les émotions... et il ne s'en sert que pour lui-même. Alors, quand Norman Osborn décide de faire de lui le nouveau Wolverine au sein de son équipe de Dark Avengers, Daken saisit l'occasion au vol pour faire mentir les rumeurs et prouver au monde qu'il est meilleur que son père, qu'il lui est supérieur. Mais hors de question de se laisser manipuler par un homme avide de pouvoir comme Osborn. Non, si Daken accepte, ce sera à ses propres conditions et il se réserve le droit de choisir qui vivra et qui mourra. Qu'importe qu'Osborn tente d'embellir son image, écornée par son comportement ultra-violent, qu'importe qu'il cherche à le faire ressembler le plus possible au Wolverine original... Daken est et sera toujours lui-même, et ne cédera devant personne. Coups-montés, manipulations, mensonges, tromperies, affrontements titanesques avec des dieux lors du siège d'Asgard... Daken a traversé tout cela. Daken a orchestré tout cela. Daken est tout cela. Et peut-être même davantage.

Un album très sombre, qui présente les différents chapitres de la saga dite du Prince sur le fils de Wolverine alors qu'il usurpe l'identité de son père pour les Dark Avengers de Norman Osborn. Une plongée terrifiante dans la psychologie de celui qui n'existe que pour tuer ou être tué, un aperçu de sa propre folie mêlée à celles de ses compagnons d'armes et de la façon dont il joue avec eux, pour son propre plaisir. Les auteurs nous entraînent dans quatre histoires autour du personnage de Daken, de son fonctionnement et de ses pensées et manipulations perverses. Héros comme vilains peuvent s'attendre au pire lorsqu'il s'agit de travailler avec ou contre lui, et le lecteur sera amené plusieurs fois à tenter de discerner la réalité du faux, du mensonge. Petite note, l'album comporte la mention ''Vol. 1'', il est donc possible que nous ayons droit à une suite un de ces jours. En tout cas espérons-le, car il y a beaucoup à dire sur Daken et son combat moral contre l'image de son père.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 23 mai 2017

Roger Moore n'est plus.


L'annonce est tombée aujourd'hui, l'acteur et gentleman Britannique Roger Moore est décédé ce 23 Mai 2017 à l'âge respectable de 89 ans. Celui que l'on retiendra surtout pour ses contributions télévisuelles et cinématographiques de légende (Le Saint, Amicalement Vôtre, James Bond 007) était sans aucun doute un grand homme, et pas seulement par la taille. Son engagement auprès de l'Unicef pour lutter contre la maladie et la pauvreté, ses multiples récompenses venant des plus grandes élites de ce monde, et surtout sa discrétion et son flegme à nul autre pareil, seront autant de qualités et de souvenirs à retenir de lui. Adieu donc Monsieur Roger Moore, Sir, et merci pour ces décennies de rires, de larmes et de prouesses techniques ainsi que d'élégance et de savoir-vivre. Nous ne vous oublierons jamais, et vous étiez sans conteste le meilleur James Bond qui puisse être.

lundi 22 mai 2017

La question du lundi n°37 : Est-il encore possible d'innover dans les domaines créatifs ?


L'innovation est l'un des moteurs de la science.
Nous cherchons en permanence de nouveaux procédés afin d'améliorer la qualité des produits (nouvelles technologies, mise au point de nouveaux médicaments,etc.)
Concernant les domaines plus littéraires comme la lecture, les jeux-video et le cinéma, la question que l'on peut se poser est : Est il possible d'innover encore à l'heure actuelle dans ces registres ?

Cette question peut sembler ridicule en apparence puisque tous les mois, de nouvelles séries, de nouveaux films déboulent sur le marché, chacun nous racontant son histoire et son univers.
Toutefois, il est possible de noter que nombre d'entre eux sont des remake :
La trame principale est reprise et l'ensemble de l'oeuvre suit un même cheminement.
Par exemple, le film Intouchables avec Omar Sy et François Cluzet aura droit à son remake américain Untouchable avec Bryan Cranston et Kevin Hart et a déjà eu 2 remakes, l'un indien et l'autre argentin.

Ou peuvent être des reboot : on prend les mêmes et on recommence pour de nouvelles aventures.
On peut citer actuellement la diffusion de la série télévisée l'Arme Fatale, qui reprend les personnages des films du même nom avec Mel Gibson et Danny Glover.

Dans ces 2 cas, les bases de l'univers sont déjà posées et finalement il n'y pas de réelle originalité et pour ce qui est des péripéties, il est possible de trouver des histoires similaires dans d'autres séries.

Car au final, le but de ces oeuvres comme la lecture, le cinéma voir même les jeux-vidéo est de raconter une histoire qui devra captiver le public et c'est bien là la clé du problème et sur laquelle il faut se pencher afin de répondre à la question précédemment posée.
Il est possible de créer un univers, des personnages, des créatures, etc., mais ceux-ci finiront par être définis par des éléments déjà prééxistant.
Afin d'illustrer de manière plus concrète cela, prenez un personnage quelconque, il sera défini par des critères physiques (sa taille, son apparence, etc.) ainsi que par sa psychologie (amical, orgueilleux, fou, etc.). Les éléments utilisés pour la description existent déjà et il en va de même pour créer des aliens ou une nouvelle espèce (10 bras, pas de bouche, etc.), la description ou la visualisation de ceux-ci se fera toujours par rapport à des données prééxistantes nous servant de
référence, qui nous permettront de juger, de se faire un avis.

En réalité, toutes les données permettant de créer n'importe quelle histoire existent déjà et sont en nombres finis et déterminés.
Grâce à ces différentes pièces, il est possible de les mélanger et de créer ainsi une infinité d'oeuvres mais qui disposeront d'éléments récurrents dans chacune d'elles.
Tout le challenge des créateurs est d'arriver à trouver la bonne alchimie afin de pouvoir arriver à séduire l'audience.

A l'heure actuelle, il est possible de constater que de nombreuses séries possèdent chacune un emballage propre mais dont les contenus se révèlent souvent similaires.

Pour conclure, il est possible de créer une infinité d'histoires, plus ou moins originales, mais il n'est plus possible (n'hésitez pas à réagir si vous pensez le contraire) de créer une histoire qui arriverait à créer quelque chose de totalement nouveau. Toutes les histoires ont déjà été racontés, en fin de compte, ce qui varie c'est la sélection et la mise en scène de ces différents éléments propres à la narration (lieu, temps, psychologie des personnages, péripéties et dénouement).

Je vous conseille de jeter un oeil, si le sujet vous a intéressé, au site internet Tvtrope qui regroupe les différents éléments utilisés pour la création d'une histoire, que ce soit
pour les traits de caractère des personnages, les différents rebonds scénaristiques et autres, tout y est ! Cependant, le site est en anglais (désolé pour les non anglophones).

Bonne continuation et à bientôt.

samedi 20 mai 2017

Injustice tome 8 - Année 4, 2ème partie (Urban Comics - Avril 2017)


La nouvelle tombe comme un coup de tonnerre : Superman accepte de se rendre face aux forces divines de Zeus, père de tout. Le règne du tyran s'achève peut-être en apparences, mais dans les faits ses partisans comptent bien regagner le pouvoir dès qu'ils auront trouver un moyen de défier les dieux, qui pendant ce temps sous la coupe de Zeus envahissent le reste du monde et imposent de force leur religion à toutes et à tous, depuis l'île de Themyscira qui leur sert à présent de nouvelle Olympe. Forcée d'obéir à son père, Wonder Woman tâche cependant de trouver une issue à cette situation impossible, alors que Superman trouve un allié de poids en la personne de Poséidon lui-même, dieu des océans. Commence alors une lutte acharnée entre les surhommes et les dieux, avec pour enjeu la liberté de l'humanité ou la soumission totale. Et dans l'ombre le dieu de la Guerre Arès complote avec un être démoniaque qui manipule les forces en présence depuis un certain temps, dans l'unique but de voir l'Homme d'Acier chuter. Batman, qui a découvert la vérité, devra mettre de côté ses différends avec Superman pour lui permettre de sauver la planète d'une nouvelle invasion, tandis que lui-même traitera avec les Néo-Dieux pour mettre fin au conflit avant qu'il ne soit trop tard. Peut-être finalement existe-t-il pire situation que la domination de Superman sur le monde ?
En bonus l'annual de la série avec l'intervention musclée et hilarante de Plastic Man dans le conflit pour sauver la vie de son fils, détenu comme terroriste dans la super-prison sous-marine de la Tranchée, avec les pires criminels qui soient. Une intervention pour des motifs personnels mais qui aura de lourdes répercussions sur la suite des événements. Voici comment s'achève cette 4ème année de règne.

Injustice poursuit sur sa lancée et prouve une fois de plus qu'il s'agit d'une série avec laquelle il faut compter, quand bien même elle se déroule dans un univers totalement différent du régulier de DC. Jamais un jeu-vidéo n'avait fait autant de bien à l'univers des comics qu'avec cette histoire toujours très bien racontée et dessinée, au top quoi qu'il arrive. Si l'on regrette l'absence de certains personnages depuis quelques temps, on peut se consoler avec les évolutions et retournements de situation qui se succèdent à un rythme effréné pour notre plus grand plaisir. Vivement la cinquième et normalement dernière année du récit, avant les événements du jeu-vidéo lui-même.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 19 mai 2017

La V.O. du vendredi n°72 : Vampirella tome 2 - God save the queen (Dynamite - Décembre 2015)


Dans ce second volume de la série que nous pourrions appeler New Vampirella, notre héroïne sera aux prises avec un mystérieux fléau qui se répand dangereusement et qui transforme chaque être humain en une impitoyable machine à tuer son prochain. Cette zombification massive ne semble pas pouvoir être arrêtée, car sitôt un foyer de l'épidémie sous contrôle un autre apparaît à l'autre bout du monde. La situation est désespérée, et Vampirella est alors arrachée à ses fonctions de reine des Nosferatu pour prêter main forte à un ordre séculaire l'ayant contacté, la Kabale, assemblée constituée de plusieurs représentants des diverses espèces monstrueuses du monde unis sous la bannière du mystère et du secret. La Kabale soupçonne un homme en particulier d'être à l'origine de l'épidémie, le Dr. Faustus, dont la triste histoire est bien connue. Vampirella et son nouvel acolyte lycanthrope vont donc partir à la recherche de Faustus, qui n'opposera qu'une faible résistance et s'avèrera n'être en réalité qu'un maillon d'une chaîne bien plus conséquente... le fardeau de l'immortalité est au centre de cette histoire, la volonté d'échapper au sort funeste de ceux qui doivent vivre pour l'éternité et voir le monde changer et tourner sans eux. Plus qu'une nouvelle Plaie, ce fléau visant à détruire l'humanité est pour ces êtres immortels le seul espoir d'en finir avec leur malédiction et de parvenir à gagner leur salut, en mettant fin au monde tel qu'on le connaît. Vampirella fera bien évidemment tout pour contrer cette sombre machination qui menace l'ensemble des créatures sur Terre, vivantes ou non. En chemin, elle soulèvera le voile qui recouvre plusieurs questions quant à ses propres origines, et elle découvrira enfin le terrible secret de l'identité de son père, jusque là ignorée de tous sauf de sa mère, Lilith. Cela suffira-t-il à endiguer le mal et à faire cesser l'horreur ? Il se pourrait bien qu'un nouveau combat attende la belle vampire, un combat dur et peut-être insurmontable contre sa propre famille, contre sa propre nature...

En guise d'au-revoir les dernières chapitres de la série sont consacrés à la fonction de reine des Nosferatu dont Vampirella a hérité en tuant le précédent souverain, Drago, lors d'un combat loyal. Une charge qu'elle aurait bien aimé éviter de porter, mais malheureusement il n'y a qu'un seul moyen pour elle de rendre le trône : mourir à son tour. Et cela, évidemment, n'est pas envisageable. Alors que plusieurs membres de la cour mécontents fomentent une rébellion ouverte face à celle qu'ils ne considèrent pas comme leur égale et qui refusent de voir leur mode de vie changer, un vieil ennemi de Vampirella fait sa réapparition, bien déterminé à venger l'atroce blessure reçue durant leur dernier affrontement tandis que le Vatican l'avait déclarée comme cible à tous ses chasseurs. Quel sera le sort de Vampirella au terme de cet affrontement sur plusieurs fronts ? Qu'adviendra-t-il d'elle et de ses rares alliés, aux prises avec tant de haine et d'ennemis déclarés ? Réponses en toute fin de chapitre.

Cette série servant de nouveau point d'entrée dans l'histoire de Vampirella remplie parfaitement son rôle et offre à tout nouveau lecteur un accès à la fois facilité aux nouvelles aventures de la belle vampire mais également à son historique plus chargé, dont nous avons plusieurs fois un bref résumé explicatif pour situer le contexte de telle ou telle révélation ou retournement de situation. Nancy A. Collins clôt cette petite série avec génie et offre un nouvel avenir au personnage, dans un second et dernier tome plus épais que le précédent et bien fourni lui aussi en bonus, qu'il s'agisse des pages de script avec encrage des dessins ou bien de la galerie des couvertures alternatives, dont celles signées par Mike Mayhew sont vraiment splendides.

jeudi 18 mai 2017

Kasane - La voleuse de visage tome 2 (Ki-Oon - Mars 2016)


Un pacte est finalement passé entre Nina et Kasane, qui jouera dans la représentation de la pièce de Tchekhov La mouette, du metteur en scène Reita Ugo. Jouissant d'une certaine renommée, le jeune metteur en scène cherche son actrice vedette pour incarner l'héroïne de la pièce classique, et il semble que le jeu de Kasane soit exactement ce qu'il espérait. Mais pour qu'elle puisse jouer, Kasane va devoir emprunter l'apparence de Nina plus longtemps qu'il n'était prévu, et une rivalité jalousive va s'installer entre les deux jeunes femmes lorsque Nina comprendra qu'un début de romance se noue entre Kasane et Reita, qu'elle aime passionnément mais en secret depuis des années. Tout s'effondre pour Kasane lorsque Nina menace de briser leur pacte et de reprendre ce qu'elle lui a si généreusement offert, sa beauté et son charme... mais soudain, Nina se retrouve victime de sa maladie d'enfance qui la plonge dans un profond sommeil durant plusieurs semaines. A son réveil, tout semble avoir changé. Kasane est devenue, sous son apprence, une grande actrice acclamée pour son rôle dans la pièce de Reita, et pour ce qu'en sait Nina, leur relation s'est peut-être également développée durant cette absence...

Dans ce second volume les choses s'accélèrent pour Kasane qui se retrouve propulsée à un tout autre niveau d'acting et d'exigences, elle comprend qu'elle ne va plus devoir se contenter de posséder le visage d'une autre pour réussir mais également de copier sa gestuelle et tout ce qui fait son identité propre, au grand désarroi de Nina qui voit peu à peu la situation qu'elle maîtrisait jusque là lui échapper. La jalousie s'invite dans l'histoire et la main change régulièrement de camp, nous assistons à plusieurs retournements de situation et également à l'éveil de Kasane en tant que femme et actrice, au détriment d'une autre qui cherchera certainement à se venger d'elle. Un excellent volume donc, riche et bien mené, et qui donne vraiment envie de connaître la suite rapidement !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 17 mai 2017

Spider-Man - Maximum Carnage tome 2 (Panini Comics - Avril 2017)


Suite et fin de la saga.

Alors que la folie fait rage à New York depuis que le criminel dément Carnage a assemblé sa petite famille psychotique, Spider-Man s'allie à Venom pour neutraliser la menace du symbiote rouge et noir. Ils recevront également l'aide de la Chatte Noire, de la Cape ainsi que de Firestar, qui permettront au premier abord de porter un coup fatal à l'association de vilains en mettant en évidence les faiblesses de Carnage et en semant les graines de la dissension au sein de son groupe. Mais pour vaincre un mal aussi pur et abject, il faut parfois faire soi-même le mal, une notion que certains héros ne sont pas prêts à accepter, à commencer par le Tisseur. Venom va alors tenter de faire cavalier seul pour retrouver et tuer son descendant, mais il ne réussira qu'à se faire capturer et torturer par Carnage, dont la folie ne cesse d'augmenter. Et tandis que les autres héros se ressaisissent et parviennent peu à peu à juguler la démence ambiante qui fait ployer le cœur de chaque citoyen de la ville, Spider-Man et Venom s'apprêtent à mettre fin définitivement au règne de terreur de Carnage, en remontant dans sa folie aussi loin que possible. Toute l'aide du monde est bienvenue pour cette lourde tâche, à commencer par celle de Captain America puis d'Iron Fist et du reste des Avengers. Mais alors que le combat fait rage et que les victimes se comptent par centaines, une idée angoissante étreint notre héros préféré : est-ce l'heure de son ultime combat ? Le Bien se dresse quoi qu'il en soit contre le Mal et le Tisseur se relèvera toujours, qu'importe le prix à payer. Et c'est bien cela qui compte, en définitive, plus que de savoir si l'on est prêt à faire le nécessaire pour stopper le Mal à l'état pur, c'est surtout de savoir si l'on est de taille à y résister soi-même...

Une saga vraiment mémorable et orchestrée de bout en bout avec brio par tous les auteurs et dessinateurs évoluant à l'époque autour des séries de Spider-Man. Maximum Carnage c'est une plongée sans concessions dans la folie de l'un des ennemis les plus terrifants du Tisseur, et surtout une œuvre dont la portée morale et philosophique devrait être reconnue à sa juste valeur. Car il s'agit surtout d'une magnifique et épique fresque relatant le plus vieux des combats, celui du Bien contre le Mal, celui de la bonté et de l'amour face à la cruauté et la folie furieuse. Peut-être l'un des plus beaux combats jamais mené par Spider-Man, en tout cas une épopée incroyable qui fera date pendant longtemps en permettant de réunir la plupart des héros de New York, plutôt solitaires, au sein d'une équipe de choc qui en jette un max ! Absolument à lire et à posséder dans sa collection.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !