A l'approche de la sortie de Ant-Man, l'équipe revient sur la 2e salve de films estampillés Marvel Studios.
Les 4 mousquetaires font le bilan et abordent en conclusion les 9 prochains titres annoncés qui constitueront la phase 3.
Après un bref récapitulatif, retrouvez dès la 8ème minute le détail de nos avis sur chacun des films avant d'avoir un classement de ceux-ci à partir de la 46ème minute (où deux d'entre eux se détachent largement dans le bas et le haut du tableau).
Si vous êtes intéressés par nos fantasmes les plus inavouables sur le futur de Marvel Studios, vous pouvez zapper de suite à la 53ème minute.
Bonne écoute et à la semaine prochaine !
lundi 29 juin 2015
Emission n°42 : Retour sur la phase 2 du Marvel Cinematic Universe
samedi 27 juin 2015
Basil, Détective Privé (Walt Disney Pictures - 1986)
Pour
son 31ème long-métrage, Disney s'attaque en 1986 à l'adaptation
des romans pour enfants Basil
of Baker Street,
eux-mêmes formidable adaptation jeunesse des aventures du on ne peut
plus célèbre Sherlock Holmes de Conan Doyle. Pratiquement 100 ans
après la création du plus grand détective du monde, Disney livre
avec ce long-métrage d'animation une véritable petite merveille qui
demeure encore à ce jour un chef-d’œuvre technique.
Londres, années 1890. Alors que le Royaume se prépare
à célébrer le glorieux jubilé de diamant de la reine, dans les
rues de la ville embrumée se trame un terrible complot. Monsieur
Flaversham, fabricant artisanal de jouets, est enlevé brutalement à
son domicile en pleine nuit, laissant seule sa petite Olivia, livrée
à elle-même. Dans le même temps, le Dr. David Quentin Dawson
revient d'Afghanistan où il était caserné et entreprend de se
chercher un logement décent avec ses quelques économies.
Rencontrant par hasard Olivia dans une sordide ruelle, il lui propose
de l'accompagner jusqu'au domicile d'un certain Basil, détective
privé de son état, dont Olivia pense qu'il pourrait retrouver son
père. Dawson ne s'en doute pas encore, mais il est sur le point
d'être embarqué dans une enquête haletante à travers Londres pour
stopper les dangereuses manigances d'un machiavélique génie du
crime, le Professeur Ratigan, qui échappe encore et toujours aux
efforts de Basil pour l'arrêter. Mais cette fois, les choses
pourraient bien changer, et l'intégrité de l'ensemble du Royaume se
trouve menacée !
Un
Disney véritablement excellent, très travaillé et poussé au
niveau technique, des scènes proprement impressionnantes tant dans
l'animation que dans le déroulement. Basil,
détective privé sort
à une période où le studio tente de se relever de ses derniers
échecs au cinéma et où l’innovation est le maître-mot. Ce film
est l'un des tous premiers à utiliser une technique d'animation par
ordinateur, alliée à un savoir-faire inégalé des dessinateurs et
animateurs classiques.
Au niveau de l'histoire, c'est un beau récit qui nous
est servi, une adaptation fidèle à l'esprit de Sherlock Holmes avec
quelques belles surprises et de non moins belles trouvailles, une
atmosphère sombre tout en restant enfantine, et surtout des
personnages extrêmement attachants. Rien n'est véritablement à
jeter dans ce film qui, s'il n'est pas le plus connu de sa période,
reste néanmoins une prouesse artistique et technique sans laquelle
nous n'aurions probablement jamais connu les grands succès
classiques qui suivrons. Il convient donc de voir et de revoir encore
et encore cette histoire grandiose et tout autant amusante
qu'inquiétante, un Disney comme on les aime, de grande qualité et
apte à nous transporter auprès de son héros et à nous faire
rêver !
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et
je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver
bientôt pour un nouvel article !
Libellés :
1986,
Basil détective privé,
Burny Mattinson,
Cinéma,
David Michener,
Disney,
film d'animation,
Henry Mancini,
John Musker,
Ron Clements,
Walt Disney Pictures
mercredi 24 juin 2015
Spider-Man - Un jour de plus (Panini Comics - Août 2011)
Conséquence
directe de la situation dans laquelle se retrouve Spider-Man à
l'issue de Civil
War,
et fin du run de Straczynski sur le personnage, cet album rassemble
les derniers chapitres de la période dite du Retour
au noir (à
lire dans la collection Marvel Select depuis peu) et bien entendu la
saga qui a fait polémique dans le monde des lecteurs de Marvel, One
more day
(Un
jour de plus).
Après avoir révélé son identité secrète au monde
entier durant la Guerre Civile, suivant les conseils de Tony Stark,
Peter Parker est désormais connu de tous comme étant Spider-Man.
Ses ennemis s'empressent dès lors d'exploiter cette information,
mais c'est Wilson Fisk, alias le Caïd (ennemi traditionnel de Peter
et de Daredevil) qui infligera la plus terrible blessure au héros,
en mettant un contrat sur sa tête. Mais l'assassin engagé pour le
tuer ratera son coup, et touchera Tante May à la place de Peter. La
vieille dame se retrouve alors clouée dans un lit d'hôpital, entre
la vie et la mort, et Peter au bord du gouffre renouera avec son
costume sombre pour faire régner la terreur dans le cœur des
criminels qui oseraient s'en prendre à lui ou à sa famille, Fisk le
premier.
Après avoir infligé une cruelle humiliation au Caïd,
Peter remue ciel et terre pour trouver un moyen de guérir Tante May,
mais la science semble rester impuissante et il est même envisagé
de la débrancher des appareils qui la maintiennent en vie et que
Peter et Mary-Jane ne pourront pas payer indéfiniment. Au seuil du
désespoir, Peter en appellera à ses amis et anciens collègues, y
compris Tony Stark, mais rien n'y fera et la situation de sa tante
continuera à se dégrader. Désormais, Peter se tourne vers la
magie, le domaine du Dr. Strange, qui accepte d'aider son jeune ami
tout en lui faisant comprendre qu'une vie ne peut pas toujours être
sauvée. Mais même avec l'aide du plus puissant sorcier de la Terre,
c'est un nouvel échec. Cependant, une porte s'ouvre pour Peter là
où toutes les autres viennent de se refermer. Mephisto, seigneur des
ténèbres et maître des pactes infernaux, approche le héros brisé
pour lui proposer un marché : la vie sauve pour Tante May, en
échange d'un événement de la vie de Peter auquel il renoncerait
inéluctablement. L'événement en question : son mariage avec
Mary-Jane, et toute l'existence commune qui en découle. Désespéré,
acculé, Peter n'a que cette ultime chance de sauver sa tante, et
Mephisto lui accorde alors un tout dernier jour à passer en
compagnie de sa femme avant de revenir chercher son dû. Que
feriez-vous, si vous n'aviez plus qu'un seul jour à passer avec la
personne que vous aimez ? Que feriez-vous pour un jour de plus ?
J.
M. Straczynski signe ici une fin véritablement magnifique et
poignante à son run de plusieurs années sur le personnage de
Spider-Man, un point d'orgue absolument parfait et émouvant comme
très peu savent l'être, cruel, dur, mais toujours d'une beauté et
d'une portée splendides. Le problème ? La toute fin,
l'épilogue, qui sert à renouveler la situation dans laquelle nous
laissons Peter à l'issue de cette ultime journée. Straczynski
voulait que la série s'arrête quelques temps après ce dernier
chapitre, cette dernière épreuve traversée par le Tisseur, afin de
marquer le coup. Évidemment, l'éditeur lui a répondu par la
négative et Joe Quesada pondît alors un épilogue afin de relancer
tout de suite la série sous un nouveau jour, ce qui dénature
totalement l'intention de l'auteur et gâche irrémédiablement le
final de son run. Un
jour de plus est
une œuvre maudite, déchirée entre plusieurs volontés artistiques
et éditoriales qui lui retirent un peu de sa superbe. Cependant, il
s'agit-là d'un récit magnifique, bourré d'émotions (tristesse,
chagrin, humour, tragédie), d'une force peu commune et que l'on ne
pouvait trouver qu'au sein de l'univers de l'Araignée. Le lecteur
avisé saura tout à fait faire abstraction de l'épilogue de
Quesada, qui doit tout de même être lu pour comprendre ce qui
viendra ensuite, et apprécier pleinement l'écriture de Straczynski
et la portée véritable de son histoire. Un chapitre de la vie de
Spider-Man à ne pas manquer, à lire absolument ne serait-ce qu'une
fois (c'est bien suffisant pour arracher quelques larmes aux plus
endurcis).
C'est
un ''vieux'' Deluxe désormais, et le récit est pour le moment
introuvable chez nous sous une autre forme. Vous pouvez toujours
acheter ce tome sur une plate-forme en ligne, ou d'occasion si vous
le trouvez dans une bouquinerie, ou bien arpenter vos libraires en
espérant dénicher la bonne affaire. Un
jour de plus n'est
pas encore parfaitement introuvable, mais tout de même assez rare
pour mériter sa propre quête. Et qui sait, pour les plus patients,
peut-être que cette fin de run de Straczynski paraîtra dans un
album de la série des Marvel Icons qui lui sont consacrés, dans les
années futures !
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et
je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver
bientôt pour un nouvel article !
dimanche 21 juin 2015
Emission n°41 : L'E3 autrement, une édition 2015 historique ?
C'était un E3 "historique" à bien des égards et Radiophogeek se devait de revenir dessus : l'Electronic Entertainment Expo 2015 fut un bon cru !
Après une première partie de l'émission où l'équipe analyse les grandes tendances et les déclarations chocs du salon de Los Angeles, retrouvez à partir de la 33ème minute les jeux vidéos qui nous on tapé dans l'oeil (avec un focus sur des titres plus modestes plutôt que sur les blockbusters traités en long en large et en travers sur la plupart des autres sites).
Enjoy the show !
Après une première partie de l'émission où l'équipe analyse les grandes tendances et les déclarations chocs du salon de Los Angeles, retrouvez à partir de la 33ème minute les jeux vidéos qui nous on tapé dans l'oeil (avec un focus sur des titres plus modestes plutôt que sur les blockbusters traités en long en large et en travers sur la plupart des autres sites).
Enjoy the show !
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E3,
Final Fantasy 7 remake,
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Starfox,
The Last Guardian,
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samedi 20 juin 2015
Catwoman tome 4 - La main au collet (Urban Comics - Juin 2015)
Quatrième
tome pour les aventures de la chatte cambrioleuse de Gotham City,
également membre de la Ligue de Justice d'Amérique. L'équipe
d'auteurs change, la qualité aussi malheureusement. Ann Nocenti et
Scott McDaniel nous livrent un tome assez étrange et décevant,
clairement pas à la hauteur des précédents malgré ses bons
graphismes.
La
guerre est déclarée entre Catwoman et le Pingouin, ne supportant
pas que la belle voleuse exerce son activité sans son accord et
surtout sans lui verser un tribut. Au cœur de la bataille, le
quartier des Badlands, zone très pauvre de la banlieue de Gotham
dont le Pingouin souhaite ardemment s'emparer pour y exercer son
contrôle absolu. Une guerre des gangs éclate donc, et Catwoman
devra choisir soigneusement son camp et surveiller de très près ses
ennemis !
Elle
devra aussi faire avec ses obligations en tant que membre de la Ligue
de Justice d'Amérique, et se débrouiller pour être repérée et
recrutée par la Société Secrète que les héros cherchent à
infiltrer (ces événements se déroulent juste avant le tome 5 de
Justice
League).
Et comme si ça ne suffisait pas, à peine sortie d'un conflit la
voleuse se retrouve projetée dans les territoires souterrains de la
ville, zones de non-droit totalement livrées à la vie sauvage et à
trois communautés qui se disputent un équilibre précaire dans une
atmosphère de catastrophe survivaliste qui menace d'exploser à tout
instant. Il ne manque qu'un léger grain de folie pour que tout se
mette à dérailler, et justement, une nouvelle venue va se charger
de l'apporter...
Je le disais en introduction, un tome vraiment moins
bon et moins maîtrisé, décousu, partant dans tous les sens et
gérant assez mal ses différents personnages et les intrigues
développées pour chacun. C'est vraiment brouillon, on a
l'impression qu'il n'y a pas eu de finalité vraiment décidée,
qu'il s'agit simplement d'un tas d'idées balancées les unes après
les autres et mélangées sans réelle coordination. La première
partie est correcte, mais la seconde tombe vraiment dans le
n'importe-quoi. Je ne comprends pas ce tome, et je n'ai pas réussi à
entrer dans cette histoire malgré toute la bonne volonté du monde.
Ça me déçoit d'autant plus que les dessinateurs sont
plutôt bons et réputés, Terry Dodson en premier pour les
couvertures. Ces histoires inutiles, sans réelle profondeur et sans
impact sérieux, m'ont laissé bien froid. La transition entre les
équipes d'auteurs n'a pas du être facile, et ça se ressent
complètement sur le produit ''fini''. Une déception donc, et j'en
suis le premier désolé car j'aimais bien cette série. J'espère
que la suite sera meilleure !
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et
je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver
bientôt pour un nouvel article !
Libellés :
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Ann Nocenti,
Catwoman,
Christian Duce,
Cliff Richards,
DC,
DC Renaissance,
Diogenes Neves,
Juin 2015,
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New52,
Rafa Sandoval,
Scott McDaniel,
Stefano Mortino,
Terry Dodson,
Urban
mercredi 17 juin 2015
New Avengers tome 1 - Possession (Panini Comics - Juin 2015)
Non
il ne s'agit pas d'une erreur ou d'une confusion, c'est bel et bien
encore un tome 1 de New
Avengers
que je vous présente. Plus exactement, le premier tome du second
''volume'' de cette série, démarrant juste après l'event Siège
qui mettait fin au Dark
Reign
survenu après Secret
Invasion.
Vous êtes perdus ? C'est pas grave, imaginez simplement qu'il y
a eu une saison 1 entre Avengers
– Dissassembled et
Siège,
et qu'après il y a eu une saison 2 se déroulant sous l'ère de ce
qu'on appelle l'Heroic
Age.
C'est donc le premier tome de cette seconde saison que je vous
présente ici, sorti début Juin dans la collection Marvel Deluxe
nouveau look. Comme de juste, c'est toujours Brian M. Bendis aux
commandes de son bébé, accompagné au dessin par Stuart Immonen, un
habitué de la série, et par Mike Deodato Jr., loin d'être un
novice lui non plus.
Le Dark Reign est terminé. Norman Osborn est tombé et
va payer pour ses nombreux crimes, son organisation est démantelée
et en déroute, et les anciens héros hors-la-loi après la Guerre
Civile sont enfin pleinement réintégrés parmi leurs collègues.
C'est le début d'un nouvel âge, l'Âge des Héros, une ère de
lumière et de justice retrouvée. Cependant beaucoup de choses
s'apprêtent encore à changer : le Dr. Strange n'est plus le
Sorcier Suprême de la Terre, après avoir lui-même abdiqué et
confié sa charge au Docteur Vaudou, qu'il estime plus digne que lui.
Seulement, le départ de Strange ne fait qu'affaiblir encore
davantage le tissu de la réalité qui était déjà fortement
atteint par tous les bouleversements récents, et une faille finit
par s'ouvrir entre les dimensions magiques, livrant passage à une
horde de spectres infernaux et à une entité autrefois bannie qui
prend possession de plusieurs héros afin de retrouver l'artefact qui
lui rendra tous ses pouvoirs d'autrefois et assurera sa domination
sur toute chose. L'Oeil d'Agamoto est en péril, de même que la
stabilité de tous les royaumes magiques, et il faudra rien moins que
l'union des plus grands héros de la Terre ainsi que le sacrifice de
ses plus grands sorciers pour rétablir la paix et refermer les
failles.
Et comme si tout cela ne suffisait pas, une branche de
l'ancienne organisation d'Osborn semble se reformer lentement mais
sûrement, avec à sa tête une scientifique dotée d'une version
remaniée de la formule du Super Soldat. L'occasion d'évoquer les
souvenirs de Nick Fury, lorsqu'il fonda la toute première équipe
secrète de Vengeurs pour traquer les derniers scientifiques nazis
après la guerre et leur arracher cette formule à tout prix. Une
équipe qui comptait nombre de vilains dans ses rangs, et dont la
tâche n'est pas encore tout à fait terminée...
Le
retour tant attendu de cette série-phare du milieu des années 2000,
créée par Bendis juste après qu'il ait détruit l'équipe
historique des Vengeurs pour mieux les reformer par la suite. New
Avengers a
toujours été l'occasion d'assister de près à de nombreux
bouleversements de l'univers Marvel : les conséquences de la
traque des rebelles dans Civil
War,
de l'invasion Skrull de Secret
Invasion
et des combats titanesques de Siège.
L'occasion aussi d'être témoin de la formation du groupe
ultra-secret des Illuminatis, dont la ''troisième saison'' de la
série racontera les plus durs moments.
Concernant
ce premier tome, il n'y a rien de mal à en dire ! Excellent
redémarrage, nouvelle équipe, ambiance toujours aussi passionnante
entre les différents personnages, des dialogues qui font mouche à
chaque fois, une écriture assez intelligente et des dessins de
qualité, surtout ceux de Mike Deodato Jr. je dois dire. Un vrai
plaisir que de retrouver cette série à l'issue de Siège
et de suivre de nouveau les aventures de ces héros indépendants que
rien n'arrête, pas même une guerre inter-dimensionnelle ! J'ai
grandement apprécié cette lecture et j'attends désormais avec
impatience les tomes suivants. Le nouvel aspect des Marvel Deluxe
rend bien justice à cette nouvelle saison, comme la précédente
avait été très bien éditée sous l'ancienne mouture. On n'y perd
rien, au contraire ! Je conseille vivement cette lecture, et
sachez qu'il n'y a même pas besoin d'avoir lu la saison précédente
pour rentrer dans celle-ci, c'est entièrement ''reader-friendly'' !
L'Âge des Héros est d'ailleurs un excellent point d'entrée dans
l'univers Marvel se relevant tout juste de toutes les guerres
précédentes, je conseille aussi la lecture du premier tome Avengers
– L'Âge des Héros
toujours en Marvel Deluxe, même si je trouve la série New
Avengers plus
accessible que sa grande sœur.
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et
je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver
bientôt pour un nouvel article !
Libellés :
Brian M. Bendis,
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Mike Deodato Jr.,
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Panini,
Possession,
Stuart Immonen,
super-héros
lundi 15 juin 2015
Emission n°40 : Coups de coeur de mai
Après une petite pause de deux semaines, c'est le retour des émissions avec nos coups de coeur de mai ! Au menu : du jeu vidéo, des comics et aucun chien.
samedi 13 juin 2015
Furious (Glénat Comics - Juin 2015)
Glénat
est revenu en force dans la sphère des éditeurs de comics en France
avec sa nouvelle gamme, nouvelle collection toute refaite à neuf et
immaculée, pour le plus grand plaisir des fans tant de comics que de
bds. Cette nouvelle direction de collection s'engage sur des chemins
moins mainstream, allant chercher des récits chez les éditeurs
Indépendants US autant que chez les auteurs français en devenir.
Lazarus,
Drifter,
Sex
Criminals,
autant de succès d'estime et de réussites potentielles. C'est le
cas encore une fois ce mois-ci avec la sortie de plusieurs autres
titres du même genre, dont celui qui nous intéresse ici, le
one-shot Furious
(star déchue) de
Bryan J. L. Glass au scénario et Victor Santos (cocorico) au
dessin !
Cadence Lark est une ex-enfant star, ayant flingué sa
carrière par ses caprices et ses frasques, la drogue, les problèmes
judiciaires, etc. Après de dramatiques événements qui l'amènent à
faire un point sur sa vie, et une mystérieuse cure, la voici revenue
sous un nouveau visage et, surtout, avec des super-pouvoirs !
Capable de voler et dotée d'une force démesurée, Cadence se jure
de racheter sa vie passée et les conséquences tragiques qu'elle a
pu infliger à son père, en opérant désormais sous le costume de
La Vigie, super-héroïne veillant sur les citoyens innocents et
punissant très sévèrement les criminels qu'elle rencontre. Chaque
nouvelle intervention de l'héroïne est suivie de près par les
médias et les forces de l'ordre, et c'est à chaque fois l'occasion
d'un nouveau pugilat sanglant dans lequel Cadence se jette corps et
âme, au bord de la crise de rage pure. Ce déchaînement de violence
n'aide pas à faire accepter son existence aux gens normaux et
surtout aux policiers chargés de l'interpeller, mais Cadence ne voit
pas comment s'y prendre autrement, car le secret de ses pouvoirs
semble bien résider dans sa fureur grondante... celle que l'on
surnomme très vite La Furie va donc devoir apprendre à gérer sa
colère autant que sa force, mais surtout à prendre garde à son
passé car tous les souvenirs ne sont pas portés disparus, certains
veulent d'ailleurs se rappeler très vivement à elle, à ses risques
et périls.
Furious,
c'est un comics de super-héros unique en son genre ! Certes
reposant sur des codes vus et revus aujourd'hui, seulement pour
introduire et lancer le récit sur de bonnes bases. Mais très vite
on se retrouve au sein d'une quête d'identité aussi violente que
douloureuse, à l'image des interventions musclées de La Furie qui
ne parvient pas toujours à se contrôler parfaitement. Comment
faire, quand on a des super-pouvoirs, pour montrer l'exemple tout en
tâchant de tenir la bride à la violence infernale qui coule dans
ses veines, en tâchant de contrôler sa force pour ne blesser
personne et ne pas se trahir, en tâchant de rendre la justice en
marge de la loi tout en essayant de la respecter au mieux ?
Cadence est une héroïne brisée, reforgée et toujours fragile
malgré sa puissance et ses pouvoirs, un être en permanence sur le
fil du rasoir moral et à qui rien n'est épargné. Pour 15€ à
peine Glénat nous offre une histoire comme on en voit peu, poignante
et impeccable, qui nous entraîne dans l'horreur autant que dans
l'espoir, à l'image de son héroïne, sans jamais savoir de quel
côté la balance va finir par basculer. Du comics de super-héros
comme on en voit peu disais-je, et il convient d'insister là-dessus,
c'est un format parfait entre la bd et le comics, dans une belle
édition encore une fois très soignée de la part de Glénat
nouvelle mouture (même si quelques coquilles auraient pu disparaître
lors d'une relecture, mais bon).
Petit point d'interprétation : comme vous pouvez
le constater sur la couverture, il semble que ce soit le tome 1 d'une
série. Or, Glénat affirme sur son site qu'il s'agit d'un one-shot,
et effectivement sur le produit réel une fois en mains on constate
que le petit ''1'' a disparu du titre. Je pense que c'est juste une
erreur au départ et que c'est vraiment une série finie en un seul
tome, donc pas un gros investissement non plus et ça donne
l'avantage au récit de ne pas se perdre et traîner en longueur
inutilement, tout ce qu'il y a à dire est dit, montré et assimilé.
Au lecteur ensuite de ''choisir'' son interprétation du final et de
l'avenir de Cadence !
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et
je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver
bientôt pour un nouvel article !
mercredi 10 juin 2015
Uncanny X-Men tome 1 - Révolution (Panini Comics - Juin 2015)
Faisant
directement suite à l'event Avengers
vs. X-Men
et à sa séquelle Conséquences,
le troisième volume de la série Uncanny
X-Men
démarre en trombe avec ce premier tome réunissant les quatre
premiers numéros, signés Brian M. Bendis au scénario et Chris
Bachalo au dessin, deux grands habitués des Mutants de Marvel. Enfin
sorti chez nous en début de mois, c'est l'occasion de s'offrir un
point de vue différent sur la condition des mutants et cette
nouvelle ère du Marvel Now! où tout est différent et rien n'est
plus pareil, ou presque.
Évadé de prison grâce à Magneto et recherché
principalement pour le meurtre de Charles Xavier, Scott Summers est
devenu la nouvelle idole de la jeune génération de mutants venant
de se révéler au monde. Cyclope a fondé une nouvelle équipe de
X-Men pour défendre les mutants contre toutes les menaces qui pèsent
sur eux et surtout pour trouver et guider les nouveaux mutants lors
de l'apparition soudaine de leurs pouvoirs. Une équipé formée par
Emma Frost, Magie et Magneto lui-même entre autres membres
d'exception. Les Uncanny X-Men ont pour but de perpétuer l'héritage
et la vision de Xavier d'un monde où les mutants n'auraient plus à
craindre les persécutions du reste de l'humanité. Une vision
légèrement remaniée cependant pour correspondre à l'idéal plus
pragmatique de Cyclope, si semblable désormais à ce que l'on a pu
connaître avec Magneto en personne.
Bien sûr, Scott est toujours perçu comme un criminel
en fuite et un danger potentiel, aussi les Avengers sont à ses
trousses et guettent la moindre de ses apparitions pour le capturer
et le neutraliser, lui et ses alliés. Il semble également que
quelqu'un de haut placé ait réactivé le programme Sentinelles, et
les redoutés robots tueurs de mutants reviennent sur le devant de la
scène, entraînant des affrontements et des ravages de plus en plus
violents. Propulsé au rang de leader des générations actuelles,
Cyclope doit assumer son nouveau rôle tout en tâchant de vivre avec
le poids de son crime et de ses conséquences, ainsi qu'avec le
douloureux souvenir de sa rupture avec Emma, toujours à ses côtés.
Mais
en plus de tout ça, l'équipe doit faire face à des problèmes très
inquiétants et urgents : les pouvoirs de Scott, d'Emma et de
Magneto ne sont plus ce qu'ils étaient et sont à la limite de
l'incontrôlable, pour une raison encore mystérieuse mais qui semble
reliée à la Force Phénix lâchée durant Avengers
vs. X-Men.
Et comme si ça ne suffisait pas, il semble qu'il y ait un traître
au sein des Uncanny X-Men, quelqu'un qui renseigne précisément le
S.H.I.E.L.D. et les Avengers sur les déplacements de Cyclope et de
son équipe, dans le but de les faire capturer ou du moins de leur
mettre des bâtons dans les roues...
Une
excellente, vraiment excellente, série de Marvel Now! qui s'offre
des débuts remarqués et salués tant par la critique que par le
lectorat. Il était grand temps que Panini se décide à sortir le
premier tome relié dans sa nouvelle collection et à nous offrir le
plaisir très appréciable de pouvoir la lire sous ce format. C'est
chose faite aujourd'hui et croyez-moi c'est vraiment une série
mutante à ne pas manquer, qui regorge de bonnes idées et de
profondeur, faisant appel à toute l'expérience de Bendis sur ces
personnages depuis plus de dix ans maintenant et changeant
radicalement la donne et l'équilibre des forces en présence. Bien
sûr, Uncanny
X-Men va
de pair avec ses sœurs X-Men
et All-new
X-Men,
mais peut aussi très bien se lire séparément car elle offre une
vision assez unique de l'univers mutant et de son renouveau, tout en
faisant des liens avec les autres séries pour que tout puisse se
recouper pour le lecteur. Il est bien entendu conseillé de lire
surtout All-new
X-Men
pour comprendre certaines choses (comme la présence de certains
personnages du passé ou bien la dégénérescence des pouvoirs) mais
vous n'êtes obligés de rien ! Ça ne revient pas non plus à
choisir son camp entre Wolverine, Cyclope ou Tornade, tout est
complémentaire mais tout fonctionne aussi indépendamment.
Une très bonne lecture, bien rythmée, bien écrite,
dessinée à merveille (malgré quelques petites différences sur le
design et les proportions des personnages par-ci par-là, rien de
gênant toutefois, ça fait partie du style de l'artiste), savamment
dosée et remarquablement éditée par Panini qui fournit un travail
impeccable (chapitrage, édito, couvertures, qualité globale) pour
cette série très attendue ; il convient de saluer la
performance comme il se doit !
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et
je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver
bientôt pour un nouvel article !
samedi 6 juin 2015
Nightwing tome 5 - Dernier envol (Urban Comics - Mai 2015)
Cinquième et dernier tome pour cette série adulée de l'univers Batman. Nightwing s'arrête sur un final émouvant et fort, en lien direct avec les événements à la fois de l'An Zéro et de Forever Evil. La série est menée à sa conclusion par le même scénariste depuis ses débuts, Kyle Higgins, entouré d'artistes que nous avons déjà pu voir à l’œuvre sur ce titre, ce qui assure une certaine cohésion.
Dick Grayson a donc déménagé à Chicago pour
retrouver la trace de l'assassin de ses parents, le mafieux Tony
Zucco. Sa nouvelle ville lui fournit des défis intéressants, mais
l'on ne se débarrasse pas de Gotham aussi facilement. Un vieil
ennemi, le Chapelier Fou, débarque lui aussi à Chicago pour faire
des siennes, et Nightwing devra bien entendu se trouver sur sa route
avant qu'il n'y ait de sérieuses conséquences ! Sans parler de
la vie quotidienne de Dick, rendue assez difficile par la présence
et la surveillance de ses colocataires, pas simple pour dissimuler
efficacement ses activités nocturnes !
Le
point d'orgue de la série et de ce tome est atteint avec le tout
dernier chapitre, la conclusion de 30 numéros passionnants bien
qu'inégaux, où Dick fait face à sa mort, à celle de Nightwing
tout du moins, tué par le Syndicat du Crime et Lex Luthor durant
Forever
Evil.
Batman réserve cependant un tout autre destin au premier de ses
alliés, et convaincre le jeune homme de rester ''mort'' pour toutes
les personnes qui l'ont connu risque de s'avérer délicat. Dick
Grayson est arrivé à la croisée des chemins, à un carrefour de sa
vie où il lui faudra prendre ce qui restera sans doute comme la
décision la plus cruciale de son existence, en tant que Nightwing,
en tant que fils prodigue du plus grand détective du monde. Mourir,
et renaître pour poursuivre une mission ultra-secrète dont seuls
Batman et lui seront informés. Aujourd'hui, Dick n'est plus
Nightwing. Nightwing est mort, là-bas, dans la carcasse en ruine du
satellite de la Ligue de Justice. Aujourd'hui, il ne reste que
l'Agent Grayson.
Un
dernier tome très intéressant, qui se lit facilement et se laisse
tranquillement aller vers sa conclusion. Cependant, c'est avec un
pincement au cœur que l'on referme ce tome une fois la lecture
achevée. De se dire que les aventures de Nightwing sont terminées,
que l'on ne reverra plus le personnage (même si Dick aura sa propre
série sous un autre nom)... ça fait quelque chose, surtout si comme
moi on était vraiment accro au personnage ! Un brin de
déception aussi, en constatant que les intrigues du tome 4 ne sont
absolument pas résolues pour l'immense majorité d'entre elles :
qui est le ''nettoyeur'' de Chicago qui a décimé les rangs des
héros masqués il y a plusieurs années ? Qu'en est-il de la
corruption du maire ? Certes, c'est assez logique finalement
quand on pense au reste de l'univers DC au moment de Forever
Evil :
il est plutôt normal que Dick n'ait pu mener à terme ces affaires
étant donné l'intervention musclée et inopinée du Syndicat dans
sa vie et les conséquences dramatiques que cela aura entraîné.
Mais bon ça reste quand même un peu léger, on reste sur sa faim et
c'est bien dommage car la série avait selon moi le potentiel pour
accrocher son lectorat jusqu'au bout, en évitant de condenser autant
et de faire du remplissage pour tenir le calendrier de l'éditeur.
Une annulation/un arrêt qui laisse un arrière-goût plutôt amer,
mais qui offre aussi une petite note d'espoir avec le passage dans un
tout nouveau genre de récit. Pour celles et ceux qui lisent le
magazine mensuel Batman
Saga
en kiosque, vous avez déjà pu lire les deux premiers chapitres de
la série Grayson.
Intéressante ? Intrigante ? Décevante ? Sans
avenir ? Il faudra encore laisser quelques mois passer avant de
pouvoir fournir une réponse valable, mais en tout cas il est déjà
clair que la série Nightwing
sera regrettée, c'était une sacrée lecture !
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et
je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver
bientôt pour un nouvel article !
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mercredi 3 juin 2015
Wonder Woman tome 5 - Chair de ma chair (Urban Comics - Mai 2015)
Cinquième
tome tant attendu des aventures de Wonder Woman par Brian Azzarello
et Cliff Chiang, qui explorent toujours avec autant de brio les
origines mythologiques de l'héroïne au travers d'une tragédie
familiale d'ampleur divine !
Apollon
a pris le pouvoir sur le Mont Olympe, trônant à la place de son
père disparu et régnant avec une poigne de fer sur les dieux
restants. Dieux dont fait d'ailleurs désormais partie Wonder Woman,
après avoir assisté au sacrifice du dieu de la guerre Arès lui
cédant ainsi sa place au sein du panthéon. Une place que Diana a
bien du mal à accepter...
Mais
ce n'est pas son seul problème : le Premier-Né est aux mains
d'Apollon, qui entend bien le faire ployer devant lui. Seulement, cet
être d'une puissance et d'une résistance colossales s'est juré
d'accomplir sa destinée et de régner un jour seul et sans partage
sur l'Olympe, tuant pour cela tous les dieux qui se dresseraient sur
sa route. La bataille pour le trône de l'Olympe s'apprête à faire
rage et il faudra que Diana choisisse à la fois son camp et son rôle
dans ce conflit qui menace de tout détruire. Est-elle une Amazone ?
Une super-héroïne ? Une déesse ? Et pendant ce temps Éris, la déesse de la discorde, sème la zizanie parmi les alliés
de Wonder Woman afin de venger la mort d'Arès, dont elle tient la
princesse Amazone pour seule responsable. L'heure de l'épreuve
finale sonnera bientôt pour Diana, l'heure de montrer ce dont elle
est capable et de revendiquer la place qui est la sienne au sein de
ce nouveau monde. L'heure aussi de se préparer à de nouveaux
sacrifices...
Ce
cinquième tome est toujours aussi bon et bien écrit par Brian
Azzarello, mit en images avec toujours autant de talent et
d'originalité dans le dessin par Cliff Chiang, aidé par Goran
Sudzuka pour un tronçon du récit. On y rencontre d'autres dieux de
la mythologie grecque, et on plonge encore davantage dans le
quotidien de la princesse des Amazones, nouvelle déesse de la
guerre, partagée entre ses deux natures et ses devoirs. On sent le
dénouement de cette histoire arriver peu à peu, sans doute
trouvera-t-elle sa conclusion dans le prochain tome s'annonçant déjà
comme riche en action et en bouleversements ! Toujours une
excellente série à suivre des New52, qui tient ses promesses et
parvient à faire sa route dans son coin sans se départir de la
qualité et de l'originalité de ses débuts. L'attente du sixième
tome risque d'être longue mais qu'importe ! Ça en vaut
largement la peine ! Histoire dynamique, bien dessinée, bien
racontée, bien construite, que demander de plus à part ça ?
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Libellés :
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