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samedi 16 décembre 2017

Coco (Walt Disney Pictures/Pixar - 2017)


C'est l'histoire d'un jeune garçon dont le rêve est de devenir musicien, comme son idole l'illustre Ernesto de la Cruz. Mais dans sa famille, la musique est proscrite depuis le jour où, du temps de son arrière-arrière-grand-mère, celle-ci fut abandonnée par son mari parti chercher la gloire avec sa guitare pour seule compagne. Désormais dans la famille Rivera, on est cordonnier de génération en génération, avec stricte interdiction de pratiquer la musique sous quelque forme que ce soit. Miguel cependant désire plus que tout montrer son talent au reste du monde et connaître la joie de devenir un vrai musicien, aussi risquera-t-il le tout pour le tout pour participer au concours local qui doit se tenir le jour de la Fête des Morts. Au lieu d'honorer ses ancêtres avec le reste de sa famille dans leur demeure, Miguel se rend dans le cimetière où se trouve le tombeau d'Ernesto de la Cruz, avec l'intention de lui emprunter sa célèbre guitare et d'en jouer devant le public de sa vie. Mais malheureusement les choses ne seront pas si simples, car ayant volé un mort le Jour des Morts, Miguel est alors maudit et doit retrouver les anciens membres de sa famille dans le monde des ancêtres, pour obtenir leur bénédiction et retourner dans le monde des vivants. Il n'a que jusqu'au lever du Soleil pour cela, mais ce serait également l'occasion de rencontrer de la Cruz en personne lors de la fête qu'il organise dans sa luxueuse villa... au risque de se mettre à dos l'ensemble de sa famille pour poursuivre son rêve.

De prime abord on pourrait penser que ce nouveau film Disney/Pixar est assez simpliste et suit la trame habituelle des productions du même type. Mais il n'en est rien. En réalité le film possède plusieurs niveaux de lecture et également une intrigue dotée de nombreux rebondissements, et si les bons sentiments sont bien présents ils sont utilisés au meilleur escient possible, pour faire ressortir ce qu'il y a de plus beau dans cette histoire où se joue un véritable drame familial. Tantôt léger et insouciant, tantôt poignant et tragique, ce film d'animation nous rappelle que les rêves ont un prix et qu'il est bien tentant de suivre le chemin le plus facile. Je n'en dis pas plus car il faut absolument que vous préserviez votre esprit de toute révélation inopportune avant d'aller voir ce film, qui en vaut vraiment la peine. Disney/Pixar s'offre un nouveau souffle, qui parlera autant aux plus jeunes qu'aux plus aguerris, et qui plaira en tout cas à tout le monde. A voir en famille bien sûr !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article ! Et joyeux 400ème article !

samedi 1 avril 2017

La Belle et la Bête (Bill Condon - Walt Disney Pictures - 2017)


Je ne vous raconterai pas l'histoire du film, chacun la connaît et elle diffère assez peu dans l'ensemble de celle du dessin-animé Disney de 1991. Alors à la place, je vais vous donner directement mon avis : ce film est juste MAGNIFIQUE du début à la fin. Les décors sont somptueux, les tenues de même, le cadre général est très soigné et les personnages convaincants. La musique est signée Alan Menken, c'est à dire le compositeur de nombreux Disney de notre enfance, qui fait ici son grand retour pour notre plus grand plaisir. Mais la véritable performance vient bien des acteurs, Emma Watson en tête, qui interprète une Belle criante de vérité et d'humanité, une jeune femme éprise de liberté qu'on ne peut qu'aimer au premier regard. Dan Stevens joue le rôle de la Bête, les effets spéciaux l'y aidant beaucoup. L'autre grand rôle est celui de Gaston, tenu par Luke Evans (Bard dans la trilogie du Hobbit ou encore Vlad dans Dracula Untold), un personnage antagoniste et haut en couleurs, qui gagne ici ses lettres de noblesse aux yeux du public qui adorera le détester. Que dire de plus sur ce film à part qu'il est sublime, que c'est un énorme coup de cœur pour moi en ce début d'année 2017 et qu'il faut absolument aller le voir, que vous connaissiez ou pas la version animée de 1991. Il y a de subtiles différences, certaines chansons ont été remaniées et réécrites, et d'ailleurs vous trouverez chez votre disquaire deux version de la bande originale du film : une version simple, qui contient les chansons en français, et une version collector de deux CDs qui vous offre les chansons en version originale et les différents thèmes signés Menken. Pour ma part j'ai craqué et acheté les deux versions afin de pouvoir savourer pleinement les textes et accords magiques de ce film enchanteur.

En conclusion, allez voir ce film tant qu'il est encore à l'affiche, allez-y plusieurs fois même, faites-le découvrir à vos enfants qui sont trop jeunes pour avoir connu le dessin-animé et redécouvrez-le vous-mêmes dans une ambiance féerique, celle de tout bon cinéma qui se respecte. Alors qu'avec Cendrillon en film-live nous n'avions qu'un bête copié-collé du film d'animation, ici nous pouvons savourer deux versions différentes d'une même histoire, d'une très bonne histoire, d'une histoire éternelle. Merci de tout cœur à Disney de nous offrir cette magie sur grand écran et ces émotions intenses inégalées.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 10 décembre 2016

Vaiana - La Légende du bout du monde (Walt Disney Pictures - Novembre 2016)


Vaiana est la future chef de son village. Depuis toute petite, elle surfe entre les responsabilités dont elle doit hériter de son père et son amour pour l'océan, son désir de découverte et d'exploration. Finalement résignée à devenir chef à son tour et à rester sur son île auprès des siens, c'est lorsqu'une étrange maladie se répand sur l'île qu'elle prend la décision de partir au large pour accomplir une ancienne prophétie, qui raconte que le demi-dieu Maui devra être conduit par un être courageux jusqu'au bout de l'océan et rendre le cœur sacré de la terre et de la vie, qu'il a autrefois dérobé. Vaiana, aidée par l'esprit de l'océan, fait donc la rencontre de Maui et entreprend de le convaincre de l'accompagner durant son périple, ce qui n'est pas chose aisée car le demi-dieu métamorphe est un être espiègle et surtout très imbu de lui-même. Ensemble ils devront apprendre à dépasser leurs différents et à faire équipe pour échanger leurs connaissances et leur savoir, progresser vers leur destination et rendre la vie à la terre sacrée.

C'est donc le Disney de cette fin d'année, qui s'inspire de légendes et de la mythologie polynésienne, réalisé par Ron Clements et John Musker, les mêmes messieurs à qui l'on doit déjà Aladdin, Hercule ou encore La Planète au Trésor, que des grands succès de notre enfance. Ils reviennent donc aux commandes avec Vaiana, une histoire profondément centrée sur le respect de la nature et l'esprit d'aventure, ainsi que sur la quête de soi et de ses propres racines. L'animation est fantastiquement belle et lumineuse, le film fourmille de détails amusants et impressionnants, bref c'est une belle perle que nous pond-là Disney encore une fois, dans la logique de leur nouvelle inclination et leurs nouvelles valeurs. A voir d'urgence et à faire partager autour de soi !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 13 avril 2016

Le Livre de la Jungle (Jon Favreau - Walt Disney Pictures - 2016)


Pas la peine de vous faire un résumé complet de l'histoire, vous la connaissez toutes et tous : Mowgli, jeune garçon vivant parmi les loups dans la jungle depuis sa plus tendre enfance, est soudain menacé par le retour du terrible tigre Shere Khan qui a juré de le tuer parce qu'il est un petit d'homme. Surmontant de redoutables obstacles et parvenant à survivre malgré tout, Mowgli prouvera à tous qu'il est digne de vivre dans la jungle et qu'il n'a pas peur du vieux tigre.

Cette nouvelle version de Disney fait partie des nouvelles adaptations ''live'' des histoires animées d'autrefois. Un travail remarquablement réaliste est effectué par les animateurs et l'équipe de réalisation pour rendre cette jungle et ses habitants aussi vraisemblables que possible. On se prend tout de suite à l'histoire et on se laisse totalement embarquer dans cette aventure à nulle autre pareille, saisissante et terriblement vivante. La version originale comporte la voix de nombreux acteurs de renoms, d'aujourd'hui comme d'hier, tandis que la version française fait le même choix parmi notre beau patrimoine cinématographique. Un grand, un immense merci à Disney de nous permettre de revivre cette histoire de cette façon et avec une telle maîtrise !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 19 décembre 2015

Aladdin (Walt Disney Pictures – 1992)


Aladdin est un jeune homme au grand cœur, vivant pauvre parmi les pauvres dans la grande cité d'Agrabah au cœur du désert. Généreux et altruiste, faisant souvent passer le bien d'autrui avant le sien, il rêve d'une vie meilleure et de richesses méritées.
Jasmine est une princesse vivant dans une prison dorée, le palais d'Agrabah, où son père le Sultan tente désespérément de lui trouver un prétendant qu'elle acceptera pour se marier avant son dix-huitième anniversaire, qui se fait de plus en plus proche. Mais la princesse ne rêve que d'évasion et de liberté, loin des codes de la cour.
Ces deux jeunes gens qu'à-priori tout oppose vont se rencontrer au cours de la plus belle histoire d'amour orientale de Disney, un classique embelli par le rôle magistral de Robin Williams (le Génie de la lampe) et doté de ce qui est sans doute l'ensemble de chansons le plus retenues à travers les générations, et bien sûr d'un méchant très charismatique en la personne du grand Vizir Jafar aux sombres desseins.

Un Disney qu'il est toujours bon de revoir, re-revoir et re-re-revoir encore et encore jusqu'à plus soif, dont il convient de savourer la qualité unique d'animation et du savoir-faire de l'époque, inégalé encore à l'heure actuelle. Je vous invite à privilégier cette adaptation du conte des Mille et Unes Nuits par Disney plutôt que les stupidités du même nom plus récentes dont on nous abreuve au cinéma. Soyez classiques, ça ne fait jamais de mal, et appréciez un humour savamment dosé et surtout maîtrisé !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 12 décembre 2015

Kuzco, l'empereur mégalo (Mark Dindal – Walt Disney Pictures - 2000)


L'anomalie du début du millénaire pour certain, un coup de génie pour d'autres, une énorme tranche de rigolade pour tous. C'est ce Disney nouveau genre qui fête ses 15 ans et qui a décoché un grand coup de pied dans la fourmilière artistique de l'époque avec son humour décapant et son animation soignée.

Quand Kuzco, jeune empereur insupportablement imbu de lui-même et auto-satisfait, se retrouve transformé en lama suite à une manigance d'Yzma, sa grande conseillère, c'est l'occasion pour lui d'apprendre ce que sont l'humilité, la confiance et la gentillesse désintéressée au cours d'un long et dangereux voyage pour reconquérir son trône perdu. Avec l'aide de Pacha, un humble éleveur de lamas que Kuzco a condamné à la ruine par un caprice, il devra se montrer plus malin qu'Yzma et son bras droit Kronk et déjouer leur complot avant qu'il ne soit trop tard et que tout ne monde ne l'ai oublié. Mais il faudra bien plus de courage et d'abnégation pour changer sa personnalité que pour changer son apparence !

Un humour absurde, qui brise avec plaisir le quatrième mur et les codes du genre narratif, ainsi que des personnages hauts en couleurs et en personnalités, et vous obtenez ce Disney loufoque et pas désagréable du tout, qui déclenchera l'hilarité générale quoi qu'il arrive et vous surprendra toujours autant après plusieurs visionnages ! Alors, pour les fêtes, que vous soyez petits ou grands, que vous l'ayez déjà vu ou non, l'Alpha et l'Omega des Incas vous attend !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 9 décembre 2015

Le Voyage d'Arlo Peter Sohn – Walt Disney Pictures / Pixar (Novembre 2015)


Imaginez une planète Terre où les dinosaures n'auraient pas disparu, où le cataclysme qui provoqua leur extinction n'a jamais eu lieu...
C'est dans ce monde que naît Arlo, jeune dinosaure (ressemblant à un brachiosaure ou à un diplodocus, c'est selon), un rien maladroit et craintif, qui suite à la disparition de son père devra faire un très long voyage dans l'inconnu pour retrouver le chemin de sa maison et le reste de sa famille. Un voyage aux accents de quête intérieure également, puisque le jeune Arlo devra aussi trouver en lui-même la force d'affronter différentes épreuves ainsi que de faire confiance à autrui, pour le meilleur ou pour le pire. Accompagné par Spot, un petit humain sauvageon, Arlo vivra les plus belles expériences de sa vie ainsi que les plus dures épreuves, avant de parvenir à se trouver lui-même.

C'est un magnifique Disney/Pixar que nous avons là, un film aux décors juste splendides et saisissant de réalisme, à contrario des personnages qui restent un rien cartoon dans leur apparence. Un film qui s'adresse principalement aux petits mais qui saura également toucher le cœur des plus grands par ses différents niveaux de lecture, tous assez intéressants et intelligents. Le film a un peu souffert du changement de réalisateur et de diverses perturbations d'agenda, ainsi peut-être que d'un manque de véritable enjeu dans l'histoire. Cependant ça reste une très belle histoire, toute simple et accessible à toutes et à tous, un conte qui réinvente légèrement le genre et sait jouer avec certains codes pour surprendre le spectateur. Un vrai bon Disney/Pixar de fin d'année comme on les aime, et comme on vous le recommande !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 26 septembre 2015

Bernard et Bianca – Au pays des Kangourous (Walt Disney Pictures – 1990)


Quoi de mieux pour inaugurer la décennie des années '90 que le second volet des aventures de Bernard et Bianca, se déroulant sur le charmant continent Australien ?

Cody, un jeune garçon à l'âme d'aventurier, s'est lié d'amitié avec un grand aigle royal Australien avec lequel il explore le territoire désertique et vole au plus haut des cieux. Malheureusement, l'aigle intéresse fortement un sinistre braconnier aux toutes autres motivations...
Lorsque Cody est kidnappé par McLeach et torturé afin de révéler l'emplacement du nid de son amie, c'est à S.O.S. Société que l'on fait appel pour aller le sauver ! Et bien entendu, une telle mission ne pouvait être confiée qu'au meilleur couple d'agents possible, Bernard et Bianca ! A travers le désert et au péril de leur vie, les deux souris vont entreprendre un long périple pour délivrer Cody et empêcher que les œufs de l'aigle royal ne tombent entre les mains de McLeach et de son varan Johanna. Il faudra beaucoup de courage, mais la liberté est au bout du chemin pour tous les enfants défendus par S.O.S. Société et ses agents à travers le monde.

Chose assez exceptionnelle pour être citée, ce Disney-ci ne comporte aucune chanson au sein de sa B.O., alors que le précédent volet en comptait quelques unes très remarquables. Mais ça ne nuit aucunement à cet épisode-là qui parvient à nous transporter au cœur de l'aventure avec une aisance proprement géniale ! L'on se plaît à suivre les nouvelles péripéties de Bernard et de Bianca, leurs nouveaux alliés ainsi que le jeune Cody au cœur d'or, péripéties portées par une animation bluffante (à mettre en avant ici car ce n'est pas vraiment le cas des suites Disney en général) et par une musique saisissante qui nous entraîne au sein de l'histoire mieux que ne l'auraient fait des chansons. Parfois, il n'est pas besoin de paroles, il suffit de contempler et de savourer : tout y est magnifique et grandiose ! Un excellent Disney, fort de tous les grands thèmes des studios et digne héritier du premier opus, absolument à ne pas manquer !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 9 septembre 2015

La Petite Sirène (Walt Disney Pictures – 1989)


Ariel est une jeune sirène à l'âme rêveuse, pour son malheur. La vie sous l'océan ne lui apporte aucune satisfaction, et sa curiosité l'amène à observer le monde de la surface. C'est au cours d'une de ses escapades, interdites par son père le roi Triton, qu'Ariel va tomber amoureuse du prince Eric, qu'elle sauvera du naufrage de son navire et ramènera inconscient sur les plages de son royaume. Eric n'a qu'un seul souvenir de cet accident : la voix envoûtante d'Ariel chantant pour lui. Lorsque le roi Triton apprend ce qui s'est passé, Ariel s'enfuit et n'a plus d'autre choix pour revoir son prince que de passer un pacte avec l'infernale sorcière des mers, Ursula, qui lui donnera la capacité de vivre à la surface... en échange de sa voix. Dès lors, Ariel a trois jours pour séduire Eric et échanger un baiser d'amour véritable avec lui, sans quoi au troisième coucher du soleil Ursula reviendra prendre son dû. La sorcière entend bien ne pas laisser les choses se faire et va s'employer à rendre plus difficile l'épreuve d'Ariel, quitte à tricher ! L'amour est-il possible sans voix et sans souvenirs ?

Tiré d'un conte d'Andersen (le même Andersen que pour La Reine des Neiges, eh oui), sorti en 1989, ce long-métrage d'animation des studios Disney signe le début de leur renaissance moderne, après un Oliver & Cie encore un peu vieillot dans sa technique. Ici, rien que de l'excellente animation, rien à redire et le film paraît toujours aussi bon à notre époque, de la bonne animation classique associée à un savoir-faire impressionnant qui transcende encore celui de nos jours. Le tout premier Disney de cette ère de renouveau entre en fanfare à la place de favori de bons nombres de spectateurs, pas tous enfants ! La preuve, ce fut le premier à recevoir un Oscar depuis 1971.

A noter, il existe pour nous en France deux versions de ce film : la version de 1989, doublage d'origine avec la voix de Henri Salvador dans le rôle de Sébastien le crabe-chaperon. Puis la version la moins aimée en générale, celle de 1998 avec plusieurs voix de changées pas forcément pour le mieux. Le DVD a été réédité avec le doublage d'origine en 2006, pour le plus grand bonheur des fans, et apparemment c'est encore le cas pour la version de 2013. Saisissez votre chance !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article.

dimanche 23 août 2015

Hercule (Walt Disney Pictures – 1997)


Y'a-t-il héros mythologique plus connu que le grand Hercule ? Du moins d'aussi célèbre que lui ? Peu de chance d'en trouver, et pour cause le demi-dieu se taille la part du lion au sein des récits antiques relatant ses incroyables exploits. Une véritable légende ! Aucun étonnement à ce qu'à leur tour les studios Disney s'emparent en 1997 du personnage pour en livrer une version plus douce, plus humaine mais terriblement iconique malgré tout, au sein d'un de leurs meilleurs longs-métrages de la décennie '90.

En des temps très anciens... sur le Mont Olympe, demeure des dieux tout-puissants, l'esprit est à la fête. L'on célèbre la naissance du fils de Zeus lui-même et de sa compagne Héra, le petit Hercule à la force déjà colossale pour son âge. Cependant, dans l'ombre, le terrible Hadès, seigneur des Enfers et de la mort, ronge son frein avec une certaine amertume. L'arrivée de ce neveu imprévu vient bousculer ses plans de conquête et de domination du monde à la place de son cher dieu des dieux de frère. La prophétie des Moires est formelle : pour qu'Hadès puisse régner, Hercule doit disparaître. Soit, ainsi en sera-t-il et Hadès fait kidnapper par ses démons le bébé avant de tenter de le rendre totalement mortel. Mais heureusement, la transformation ne sera pas complète faute de temps et le nourrisson conservera toute sa force à défaut de sa divinité. Recueilli par des paysans à nobles et humbles intentions, Hercule va devoir affronter une vie difficile, se sentant toujours à l'écart des autres, pas comme eux, différent. Lorsqu'il apprendra le secret de ses origines, Hercule décidera de partir s'entraîner pour devenir un véritable héros et reprendre sa place au sein du panthéon de l'Olympe. Mais sur son chemin, il rencontrera plusieurs obstacles, dont le moindre n'est pas l'amour naissant pour la belle Megara. Hadès tentera également de mettre des bâtons dans les roues de son neveu à de multiples reprises, alors que le seuil de la grande prophétie se rapproche dangereusement et que les forces du mal se préparent à frapper...

Hercule c'est simplement la recette gagnante de Disney à tous les coups : une histoire de base venant de temps reculés, du sentiment, de grandes valeurs et beaucoup d'humour, quitte à paraître déjanté. Avec un savoir-faire de qualité et une animation grandiose, les studios nous livrent en 1997 ce petit bijou qui reste depuis un de leurs plus grands classiques, pour le bonheur de toutes les générations. Rien à dire ni à redire, si ce n'est que si vous ne l'avez jamais vu, foncez ! Et si vous le connaissez par cœur, foncez aussi ! Ça ne fait jamais de mal de le revoir, au contraire.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 19 août 2015

Dinosaure (Walt Disney Pictures – 2000)


Bientôt 15 ans après sa sortie, je me suis dis que c'était le moment où jamais de parler de ce film d'animation Disney, réalisé par Ralph Zondag et Eric Leighton, sorti en l'an 2000 comme le gros événement de l'année pour les studios.

Il y a soixante-cinq millions d'années, la Terre était peuplée de ces majestueuses créatures qu'étaient les dinosaures. Lorsqu'ils foulaient encore le sol de la planète, un petit œuf d'Iguanodon se retrouve séparé du reste de sa couvée et finit par atterrir sur une île isolée et peuplées de lémuriens, ces petits mammifères semblables à des singes. Aladar éclot et grandit entouré de ces amis à fourrure, jusqu'au jour où une météorite transperce les cieux et vient s'écraser sur Terre, déclenchant un énorme cataclysme qui balaie totalement l'île ainsi que le reste du paysage. Survivant de justesse, Aladar n'a plus d'autre choix désormais que de partir au loin en quête d'une nouvelle terre d'adoption, accompagné par les trois survivants de la catastrophe, sa famille adoptive. Ensemble, ils vont rejoindre une horde de dinosaures en partance pour un paradis lointain qui pourrait tous les accueillir et les nourrir, s'il existe encore. Mais ces herbivores tenaces ne sont pas les seuls exilés à se déplacer... derrière eux, au loin, deux redoutables prédateurs attendent leur prochain repas avec impatience. Aladar devra aussi apprendre à vivre avec ses semblables, et particulièrement la belle Neera, femelle Iguanodon, et sœur du brutal Kron, meneur impitoyable de la horde.

Ce film constitue le premier long métrage d'animation à mélanger des images de synthèse (les personnages) à des décors en prises de vue réelles ! Une véritable prouesse à l'époque, pionnière d'un tas de nouvelles idées et techniques de réalisation qui fleuriront au cours de la décennie. Rien que pour ça, il mérite une place de choix dans votre collection, même s'il n'est pas forcément très original.
En effet, l'histoire rappelle étrangement un film d'animation de Dreamworks sorti moins de 10 ans auparavant... mais si, vous savez, ''Petit Pied''... eh oui, le scénario de Dinosaure reprend presque parfaitement celui du Petit Dinosaure si cher au cœur de ceux de cette génération. Qui l'aurait pensé ?

En quelques mots donc pour résumer : film peu original dans son histoire mais terriblement novateur dans sa technique... ça ne vous rappelle pas un film sorti à la toute fin des années 2000, lui aussi véritable explosion de savoir-faire technique mais très peu original ? Avatar, de James Cameron, qui viendra révolutionner totalement la 3-D au cinéma et la synthèse, mais semblable à une chiée d'autres récits cinématographiques (notamment un certain Disney sur les Amérindiens). Comme quoi, y'a pas de hasard !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 4 juillet 2015

Oliver & Compagnie (George Scribner - Walt Disney Pictures - 1988)


En 1988, Disney poursuit dans la veine des adaptations d’œuvres littéraires du XIXème siècle, et ce sera le célèbre roman Oliver Twist de Mark Twain qui aura l'honneur d'être le 32ème classique du studio !

New York, fin des années '80. Un petit chaton, du nom d'Oliver, se retrouve seul et abandonné dans les rues, sans personne pour s'occuper de lui et le choyer. Livré à lui-même, il fait la rencontre du chien Roublard, qui finit par le prendre sous son aile et l'intégrer à sa bande de chiens voleurs œuvrant à travers la ville pour le compte de leur propriétaire, Fagin, personnage au grand cœur mais sans le sou. Et justement, Fagin est étroitement surveillé et menacé par un individu sans scrupules à qui il a autrefois emprunté de l'argent, le redoutable Mr. Sykes et ses deux dobermans. Oliver fait aussi la rencontre d'une jeune fille esseulée, Jennifer, qui l'adopte immédiatement et un lien d'amitié indestructible unit bien vite la petite fille et son chat. Après un quiproquo, Fagin récupère Oliver et se rend compte du foyer aisé dans lequel il vivait jusque là. Acculé, au bord du gouffre, il envoie à Jennifer une lettre de chantage dans laquelle il exige une forte rétribution avant de lui rendre son chat. Mais quand Fagin découvre l'intensité de l'amour de Jennifer pour Oliver, il fait marche arrière et décide de le lui rendre pour rien. Malheureusement Sykes n'est pas du même avis et s'empare de la fillette dans le but d'exiger une rançon auprès de ses riches parents. La situation est des plus catastrophiques et pourrait très mal tourner, il faudra toute l'ingéniosité et le dévouement des compagnons d'Oliver pour sauver sa jeune maîtresse des griffes du truand !

C'est une des histoires les plus poignantes, les plus émouvantes de tous les Disney qui occupèrent cette période bénie des années '80-'90. N'importe comment, vous ne pouvez pas ressortir froid et stoïque du visionnage de ce dessin-animé, qui accorde une place très importante aux émotions et à la tristesse. Le spectateur se retrouvera lui aussi à endurer le désespoir, le chagrin, mais aussi la joie et l'émerveillement, tout comme le petit Oliver si adorable et touchant. Ce n'est pas de la guimauve, ce n'est pas un film gratuitement plein de bons sentiments, c'est une adaptation très moderne mais en même temps terriblement juste du roman de Mark Twain (même si Disney y appose sa patte édulcorée). Un merveilleux moment à passer, à voir encore et encore, et surtout à ressentir au plus profond de son cœur. Essayez voir, et je vous garanti que vous n'en sortirez pas sans au moins une petite larme intérieure.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 27 juin 2015

Basil, Détective Privé (Walt Disney Pictures - 1986)


Pour son 31ème long-métrage, Disney s'attaque en 1986 à l'adaptation des romans pour enfants Basil of Baker Street, eux-mêmes formidable adaptation jeunesse des aventures du on ne peut plus célèbre Sherlock Holmes de Conan Doyle. Pratiquement 100 ans après la création du plus grand détective du monde, Disney livre avec ce long-métrage d'animation une véritable petite merveille qui demeure encore à ce jour un chef-d’œuvre technique.

Londres, années 1890. Alors que le Royaume se prépare à célébrer le glorieux jubilé de diamant de la reine, dans les rues de la ville embrumée se trame un terrible complot. Monsieur Flaversham, fabricant artisanal de jouets, est enlevé brutalement à son domicile en pleine nuit, laissant seule sa petite Olivia, livrée à elle-même. Dans le même temps, le Dr. David Quentin Dawson revient d'Afghanistan où il était caserné et entreprend de se chercher un logement décent avec ses quelques économies. Rencontrant par hasard Olivia dans une sordide ruelle, il lui propose de l'accompagner jusqu'au domicile d'un certain Basil, détective privé de son état, dont Olivia pense qu'il pourrait retrouver son père. Dawson ne s'en doute pas encore, mais il est sur le point d'être embarqué dans une enquête haletante à travers Londres pour stopper les dangereuses manigances d'un machiavélique génie du crime, le Professeur Ratigan, qui échappe encore et toujours aux efforts de Basil pour l'arrêter. Mais cette fois, les choses pourraient bien changer, et l'intégrité de l'ensemble du Royaume se trouve menacée !

Un Disney véritablement excellent, très travaillé et poussé au niveau technique, des scènes proprement impressionnantes tant dans l'animation que dans le déroulement. Basil, détective privé sort à une période où le studio tente de se relever de ses derniers échecs au cinéma et où l’innovation est le maître-mot. Ce film est l'un des tous premiers à utiliser une technique d'animation par ordinateur, alliée à un savoir-faire inégalé des dessinateurs et animateurs classiques.
Au niveau de l'histoire, c'est un beau récit qui nous est servi, une adaptation fidèle à l'esprit de Sherlock Holmes avec quelques belles surprises et de non moins belles trouvailles, une atmosphère sombre tout en restant enfantine, et surtout des personnages extrêmement attachants. Rien n'est véritablement à jeter dans ce film qui, s'il n'est pas le plus connu de sa période, reste néanmoins une prouesse artistique et technique sans laquelle nous n'aurions probablement jamais connu les grands succès classiques qui suivrons. Il convient donc de voir et de revoir encore et encore cette histoire grandiose et tout autant amusante qu'inquiétante, un Disney comme on les aime, de grande qualité et apte à nous transporter auprès de son héros et à nous faire rêver !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 18 mars 2015

La Belle au Bois Dormant (Clyde Geronimi - Walt Disney Pictures - 1959)


Eh oui il n'y a pas que les comics ou les mangas ou les bds ou les jeux-vidéos ou... enfin il n'y a pas que des loisirs étiquetés ''100% Geek'' dans la vie. La vie c'est aussi parfois se replonger avec plaisir et nostalgie dans les histoires de notre enfance, dans les contes d'autrefois, et qui dit contes dit presque forcément version Disney de ces contes.

Sorti en 1959, le 20ème long-métrage d'animation des studios Walt Disney Pictures a bercé de très nombreuses enfances, jusqu'à nos jours sous de nouvelles versions, transcendant les générations et demeurant un véritable chef-d’œuvre intemporel. Je ne vous ferai pas l'affront de vous résumer l'histoire, tout le monde la connaît en théorie et le réalisateur Clyde Geronimi, s'il n'est pas resté dans la postérité par son nom, a au moins le mérite d'avoir livré une solide performance avec son équipe et d'avoir su s'approprier tout le merveilleux du conte d'origine de Charles Perrault (1697) ou de la version des Frères Grimm par la suite (1812).

Mais alors de quoi parler, si ce n'est de l'histoire ? Eh bien de tout le reste !

La Belle au Bois Dormant, c'est un Disney dans la plus pure tradition. Une princesse en détresse, menacée par les forces du Mal, un prince courageux et valeureux destiné à la sauver et à l'épouser à la fin et où tout finit bien. Si aujourd'hui beaucoup ont à cœur de critiquer ce modèle, il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'une très belle histoire, et par comparaison avec les autres du même genre...
Prenons un exemple : le prince.

  • Dans Blanche Neige : Charmant n'a qu'un rôle anecdotique, arrivant à la fin pour embrasser sa belle, se contentant de la faire rêver de lui tout le reste du temps et ne participant aucunement à l'action de sauvetage.
  • Dans Cendrillon : Le prince Anonyme Ier n'a aucune part à l'action lui non plus, certes il désire ardemment retrouver la belle demoiselle dont il est tombé éperdument amoureux et fait vivement rechercher dans tout le royaume. Mais ne se déplace pas, il préfère envoyer son Duc suer sang et eau à sa place pour lui ramener la belle.
  • Dans La Petite Sirène : Par quel monstrueux coup de chance Eric parvient-il à sauver Ariel, ça on ne se saura probablement jamais. Complètement à côté de la plaque, hypnotisé par la méchante et prêt à l'épouser, sauvé par sa belle soupirante, atterrit avec un coup de bol de tous les diables sur une épave au hasard de la tempête et parvient à prendre par surprise Ursula pour la vaincre. Sans vraiment risquer sa vie finalement. Toutefois à la différence des deux précédents, il parvient bel et bien à sauver Ariel et il tue à lui tout seul les deux familiers de la méchante sorcière des mers. Un mouleux mais avec un zeste de talent.

Bref, finalement les princes vaillants et forts ne sont pas toujours au rendez-vous quand on y réfléchit bien. Et alors là on a Philippe, le prince de La Belle au Bois Dormant. Tombé amoureux de la belle paysanne au premier regard, il n'hésite pas à envoyer bouler le protocole et les projets royaux de son père pour rompre son engagement avec une princesse qu'il n'a jamais vu et partir épouser la beauté de la forêt. Quand il découvre que Rose et Aurore ne font qu'une, séquestré par Maléfique, il s'évade avec l'aide des trois bonnes fées et chevauche jusqu'au château pour réveiller la princesse de son terrible envoûtement, affrontant tous les périls lancés sur sa route par la sorcière. Il va même jusqu'à risquer sa vie sans reculer ni faillir face à un dragon et à son feu infernal, il en triomphe et se précipite aussitôt pour sauver sa princesse promise. Un prince qui prend vraiment des risques et met sa vie en jeu pour celle qu'il aime. Philippe EST le prince qui fait rêver !

La musique maintenant. L'ensemble du film est rythmé par la bande-originale très inspirée du ballet homonyme de l'immortel Tchaïkovski (a-t-il seulement manqué un seul chef-d’œuvre dans sa vie ?), et les thèmes magnifiques nous emportent au cœur des tourments comme des joies des personnages, chaque scène devient un véritable petit morceau de tragédie théâtrale que l'on savoure autant avec les yeux qu'avec les oreilles. La musique porte véritablement le film, et l'on a parfois la sensation que c'est l'animation qui s'adapte à la musique et non l'inverse. Les chansons, fait assez unique chez Disney, ne sont pas très nombreuses : on en compte surtout deux principales, celle du début (et de la fin) et bien entendu le duo entre Aurore et Philippe dans la forêt, ''J'en ai rêvé''. Et pourtant elles restent longtemps en mémoire, temps forts du film autant que passages poétiques.

Je terminerai, non sur les personnages (je me permets simplement d'indiquer qu'Aurore est ma princesse préférée entre toutes, vibrante incarnation du romantisme à l'ancienne et de la pureté si magique), mais plutôt sur l'animation elle-même. Un travail de titan a encore une fois été fourni à l'époque par les studios Disney, dessinateurs comme animateurs se sont creusés la cervelle pour livrer un vrai joyaux de perfection. Les décors sont magnifiques, féeriques, parfois même étonnamment réalistes, ombrés et nuancés à la perfection, tandis que les personnages s'animent et vivent par-dessus autant qu'à l'intérieur. C'est une vraie merveille, un classique comme malheureusement on en fait plus aujourd'hui, et qui maintient encore de nos jours la barre très haute, référence du genre autant qu'aboutissement. Je crèverais d'envie d'avoir la chance d'observer un cahier des charges du film, des croquis, quelque chose de sa fabrication et conception... en attendant on peut se permettre de voir, revoir et re-revoir (comme disait la pub) ce grand classique immortel et trans-générationnel, de le faire découvrir aux plus jeunes et de le maintenir vivant dans nos cœurs et dans nos mémoires. Sa ressortie récente en DVD et Blu-ray aide certainement !

Il s'agit de mon Disney préféré ex-æquo, et il me tarde de vous parler de l'autre ! Mais en attendant : magic is on !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !