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samedi 19 août 2017

Wonder Woman (Warner Bros. Animation - 2009)


Arès, le dieu dément de la Guerre, de la Haine et du Chaos, est en passe de réaliser sa destinée et de devenir l'être le plus puissant qui soit... mais il doit faire face à l'armée des courageuses Amazones qui luttent sans relâche contre les hordes monstrueuses qui déferlent sans cesse. Alors que les combats font rage et que les victimes se comptent par centaines, Hippolyta, reine des Amazones, parvient à vaincre Arès et à tuer le fils qu'il ont eu ensemble, devenu un véritable monstre assoiffé de sang. En punition pour ses crimes, Arès se voit retirer son pouvoir corrupteur et est scellé sur l'île de Themyscira, nouveau domaine des fières Amazones qui maintiennent la paix depuis plusieurs siècles. En proie à la culpabilité pour avoir donné naissance à une telle horreur, Hippolyta implore les dieux de lui donner un autre enfant, qui soit animé par la bonté, la pureté et l'honnêteté. C'est ainsi que de la glaise façonnée de ses mains naît Diana, princesse des Amazones, celle qui deviendra bien vite leur plus grande guerrière, leur plus grande force et aussi leur trésor le plus précieux. Quand, de nos jours, l'avion du pilote de chasse Steve Trevor s'échoue sur l'île perdue, Diana est désignée au terme d'un tournoi implacable pour ramener l'homme dans son monde et également traquer et détruire Arès une bonne fois pour toutes, car le dieu-fou est parvenu à s'échapper de Themiscyra et rassemble déjà ses légions pour provoquer rien moins que la fin du monde et de toute vie. Diana va devoir apprendre à mettre ses peurs et ses préjugés de côté, à faire confiance à l'homme et à vaincre ses propres démons si elle veut mener sa mission à bien. Celle que le monde nomme bientôt Wonder Woman sauvera-t-elle l'humanité, ou bien sera-t-elle corrompue par sa laideur morale ?

Le film date de 2009, mais déjà une chose à dire en premier lieu : je n'ai pas vraiment aimé le design global des personnages. Trop simpliste, trop peu inspiré, c'est vraiment très en dessous de ce que les studios d'animation Warner peuvent livrer comme gage de qualité. Mais passons, et parlons de l'histoire elle-même. Elle souffre du même défaut, elle est un rien simpliste et neuneu, parcourue de raccourcis parfois gênants et maladroits, tandis que la personnalité de certains est tout juste survolée. Certes il faut tenir 74 minutes seulement donc le récit se retrouve très condensé, presque un résumé vidéo d'un vrai film, mais quand même on aurait pu s'attendre à mieux. La sortie en DVD toute récente de 2017 coïncide bien sûr avec la sortie tout bientôt du film Wonder Woman de cette même année, on surfe sur la vague et on propose du contenu adapté et lié à l'événement. Mais peut-être que ce film d'animation aurait mérité un travail plus approfondi, à l'image du film live, beaucoup plus équilibré et mieux servi à tous niveaux. Enfin, ce dessin-animé reste un bon film Warner malgré tout, pas le meilleur certes mais loin d'être le plus mauvais à ce jour, il a au moins le mérite d'avoir travaillé le casting et un scénario signé Gail Simone, une scénariste de comics passionnée par ce qu'elle fait et ça se sent.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 26 septembre 2015

Bernard et Bianca – Au pays des Kangourous (Walt Disney Pictures – 1990)


Quoi de mieux pour inaugurer la décennie des années '90 que le second volet des aventures de Bernard et Bianca, se déroulant sur le charmant continent Australien ?

Cody, un jeune garçon à l'âme d'aventurier, s'est lié d'amitié avec un grand aigle royal Australien avec lequel il explore le territoire désertique et vole au plus haut des cieux. Malheureusement, l'aigle intéresse fortement un sinistre braconnier aux toutes autres motivations...
Lorsque Cody est kidnappé par McLeach et torturé afin de révéler l'emplacement du nid de son amie, c'est à S.O.S. Société que l'on fait appel pour aller le sauver ! Et bien entendu, une telle mission ne pouvait être confiée qu'au meilleur couple d'agents possible, Bernard et Bianca ! A travers le désert et au péril de leur vie, les deux souris vont entreprendre un long périple pour délivrer Cody et empêcher que les œufs de l'aigle royal ne tombent entre les mains de McLeach et de son varan Johanna. Il faudra beaucoup de courage, mais la liberté est au bout du chemin pour tous les enfants défendus par S.O.S. Société et ses agents à travers le monde.

Chose assez exceptionnelle pour être citée, ce Disney-ci ne comporte aucune chanson au sein de sa B.O., alors que le précédent volet en comptait quelques unes très remarquables. Mais ça ne nuit aucunement à cet épisode-là qui parvient à nous transporter au cœur de l'aventure avec une aisance proprement géniale ! L'on se plaît à suivre les nouvelles péripéties de Bernard et de Bianca, leurs nouveaux alliés ainsi que le jeune Cody au cœur d'or, péripéties portées par une animation bluffante (à mettre en avant ici car ce n'est pas vraiment le cas des suites Disney en général) et par une musique saisissante qui nous entraîne au sein de l'histoire mieux que ne l'auraient fait des chansons. Parfois, il n'est pas besoin de paroles, il suffit de contempler et de savourer : tout y est magnifique et grandiose ! Un excellent Disney, fort de tous les grands thèmes des studios et digne héritier du premier opus, absolument à ne pas manquer !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 9 septembre 2015

La Petite Sirène (Walt Disney Pictures – 1989)


Ariel est une jeune sirène à l'âme rêveuse, pour son malheur. La vie sous l'océan ne lui apporte aucune satisfaction, et sa curiosité l'amène à observer le monde de la surface. C'est au cours d'une de ses escapades, interdites par son père le roi Triton, qu'Ariel va tomber amoureuse du prince Eric, qu'elle sauvera du naufrage de son navire et ramènera inconscient sur les plages de son royaume. Eric n'a qu'un seul souvenir de cet accident : la voix envoûtante d'Ariel chantant pour lui. Lorsque le roi Triton apprend ce qui s'est passé, Ariel s'enfuit et n'a plus d'autre choix pour revoir son prince que de passer un pacte avec l'infernale sorcière des mers, Ursula, qui lui donnera la capacité de vivre à la surface... en échange de sa voix. Dès lors, Ariel a trois jours pour séduire Eric et échanger un baiser d'amour véritable avec lui, sans quoi au troisième coucher du soleil Ursula reviendra prendre son dû. La sorcière entend bien ne pas laisser les choses se faire et va s'employer à rendre plus difficile l'épreuve d'Ariel, quitte à tricher ! L'amour est-il possible sans voix et sans souvenirs ?

Tiré d'un conte d'Andersen (le même Andersen que pour La Reine des Neiges, eh oui), sorti en 1989, ce long-métrage d'animation des studios Disney signe le début de leur renaissance moderne, après un Oliver & Cie encore un peu vieillot dans sa technique. Ici, rien que de l'excellente animation, rien à redire et le film paraît toujours aussi bon à notre époque, de la bonne animation classique associée à un savoir-faire impressionnant qui transcende encore celui de nos jours. Le tout premier Disney de cette ère de renouveau entre en fanfare à la place de favori de bons nombres de spectateurs, pas tous enfants ! La preuve, ce fut le premier à recevoir un Oscar depuis 1971.

A noter, il existe pour nous en France deux versions de ce film : la version de 1989, doublage d'origine avec la voix de Henri Salvador dans le rôle de Sébastien le crabe-chaperon. Puis la version la moins aimée en générale, celle de 1998 avec plusieurs voix de changées pas forcément pour le mieux. Le DVD a été réédité avec le doublage d'origine en 2006, pour le plus grand bonheur des fans, et apparemment c'est encore le cas pour la version de 2013. Saisissez votre chance !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article.

mercredi 26 août 2015

Turbo (David Soren - Dreamworks - 2013)


Et si un simple escargot de jardin pouvait participer à l'une des plus grandes courses de F1 de la planète ? Et si jamais il la remportait ?
C'est de cette idée que naît Turbo dans les esprits des animateurs de chez Dreamworks, pour notre plus grand bonheur ! Théo est un jeune escargot passionné par la vitesse, de façon quasi-obsessionnelle, jusqu'à se mettre parfois en grand danger. Pas du tout intéressé par la vie calme, morne et tranquille que son grand frère ainsi que tous ses congénères acceptent sans sourciller, Théo va voir son rêve se réaliser lorsque, après un accident avec des voitures de course, il se retrouve avec le pouvoir de filer aussi vite que les plus puissants engins ! Dès cet instant, et après avoir croisé la route d'un autre grand rêveur, celui que l'on appelle désormais Turbo va s'engager dans la plus prestigieuse des compétitions de F1 pour réaliser son rêve : courir aux côtés de son idole, le grand Guy La Gagne, et peut-être même l'emporter ! Mais attention, car même si ''aucun rêve n'est trop grand, et aucun rêveur n'est trop petit'', certaines fois le rêve peut tourner à la désillusion la plus cruelle.

C'est un magnifique film d'animation que nous pond Dreamworks, un de leurs meilleurs selon moi, avec des thèmes simples et forts, une qualité visuelle optimale et toujours cet immense soucis du détail chez les animateurs. Et puis avouons-le, quoi de plus curieux comme scénario qu'un escargot battant une Formule 1 ?? Si ça ne vous titille pas un peu, au moins regardez-le par plaisir et pour passer un bon moment à rire, et même rêver un peu soi-même. Du grand art comme ces studios savent si bien nous en montrer, une vraie leçon à prendre et une histoire très sympathique à savourer !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

dimanche 23 août 2015

Hercule (Walt Disney Pictures – 1997)


Y'a-t-il héros mythologique plus connu que le grand Hercule ? Du moins d'aussi célèbre que lui ? Peu de chance d'en trouver, et pour cause le demi-dieu se taille la part du lion au sein des récits antiques relatant ses incroyables exploits. Une véritable légende ! Aucun étonnement à ce qu'à leur tour les studios Disney s'emparent en 1997 du personnage pour en livrer une version plus douce, plus humaine mais terriblement iconique malgré tout, au sein d'un de leurs meilleurs longs-métrages de la décennie '90.

En des temps très anciens... sur le Mont Olympe, demeure des dieux tout-puissants, l'esprit est à la fête. L'on célèbre la naissance du fils de Zeus lui-même et de sa compagne Héra, le petit Hercule à la force déjà colossale pour son âge. Cependant, dans l'ombre, le terrible Hadès, seigneur des Enfers et de la mort, ronge son frein avec une certaine amertume. L'arrivée de ce neveu imprévu vient bousculer ses plans de conquête et de domination du monde à la place de son cher dieu des dieux de frère. La prophétie des Moires est formelle : pour qu'Hadès puisse régner, Hercule doit disparaître. Soit, ainsi en sera-t-il et Hadès fait kidnapper par ses démons le bébé avant de tenter de le rendre totalement mortel. Mais heureusement, la transformation ne sera pas complète faute de temps et le nourrisson conservera toute sa force à défaut de sa divinité. Recueilli par des paysans à nobles et humbles intentions, Hercule va devoir affronter une vie difficile, se sentant toujours à l'écart des autres, pas comme eux, différent. Lorsqu'il apprendra le secret de ses origines, Hercule décidera de partir s'entraîner pour devenir un véritable héros et reprendre sa place au sein du panthéon de l'Olympe. Mais sur son chemin, il rencontrera plusieurs obstacles, dont le moindre n'est pas l'amour naissant pour la belle Megara. Hadès tentera également de mettre des bâtons dans les roues de son neveu à de multiples reprises, alors que le seuil de la grande prophétie se rapproche dangereusement et que les forces du mal se préparent à frapper...

Hercule c'est simplement la recette gagnante de Disney à tous les coups : une histoire de base venant de temps reculés, du sentiment, de grandes valeurs et beaucoup d'humour, quitte à paraître déjanté. Avec un savoir-faire de qualité et une animation grandiose, les studios nous livrent en 1997 ce petit bijou qui reste depuis un de leurs plus grands classiques, pour le bonheur de toutes les générations. Rien à dire ni à redire, si ce n'est que si vous ne l'avez jamais vu, foncez ! Et si vous le connaissez par cœur, foncez aussi ! Ça ne fait jamais de mal de le revoir, au contraire.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 19 août 2015

Dinosaure (Walt Disney Pictures – 2000)


Bientôt 15 ans après sa sortie, je me suis dis que c'était le moment où jamais de parler de ce film d'animation Disney, réalisé par Ralph Zondag et Eric Leighton, sorti en l'an 2000 comme le gros événement de l'année pour les studios.

Il y a soixante-cinq millions d'années, la Terre était peuplée de ces majestueuses créatures qu'étaient les dinosaures. Lorsqu'ils foulaient encore le sol de la planète, un petit œuf d'Iguanodon se retrouve séparé du reste de sa couvée et finit par atterrir sur une île isolée et peuplées de lémuriens, ces petits mammifères semblables à des singes. Aladar éclot et grandit entouré de ces amis à fourrure, jusqu'au jour où une météorite transperce les cieux et vient s'écraser sur Terre, déclenchant un énorme cataclysme qui balaie totalement l'île ainsi que le reste du paysage. Survivant de justesse, Aladar n'a plus d'autre choix désormais que de partir au loin en quête d'une nouvelle terre d'adoption, accompagné par les trois survivants de la catastrophe, sa famille adoptive. Ensemble, ils vont rejoindre une horde de dinosaures en partance pour un paradis lointain qui pourrait tous les accueillir et les nourrir, s'il existe encore. Mais ces herbivores tenaces ne sont pas les seuls exilés à se déplacer... derrière eux, au loin, deux redoutables prédateurs attendent leur prochain repas avec impatience. Aladar devra aussi apprendre à vivre avec ses semblables, et particulièrement la belle Neera, femelle Iguanodon, et sœur du brutal Kron, meneur impitoyable de la horde.

Ce film constitue le premier long métrage d'animation à mélanger des images de synthèse (les personnages) à des décors en prises de vue réelles ! Une véritable prouesse à l'époque, pionnière d'un tas de nouvelles idées et techniques de réalisation qui fleuriront au cours de la décennie. Rien que pour ça, il mérite une place de choix dans votre collection, même s'il n'est pas forcément très original.
En effet, l'histoire rappelle étrangement un film d'animation de Dreamworks sorti moins de 10 ans auparavant... mais si, vous savez, ''Petit Pied''... eh oui, le scénario de Dinosaure reprend presque parfaitement celui du Petit Dinosaure si cher au cœur de ceux de cette génération. Qui l'aurait pensé ?

En quelques mots donc pour résumer : film peu original dans son histoire mais terriblement novateur dans sa technique... ça ne vous rappelle pas un film sorti à la toute fin des années 2000, lui aussi véritable explosion de savoir-faire technique mais très peu original ? Avatar, de James Cameron, qui viendra révolutionner totalement la 3-D au cinéma et la synthèse, mais semblable à une chiée d'autres récits cinématographiques (notamment un certain Disney sur les Amérindiens). Comme quoi, y'a pas de hasard !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 30 mars 2015

Emission n°31 : Archer

L'équipe vous parle cette semaine de la délirante série d'animation Archer, à écouter avec un Gin Martini cela va de soi.

mercredi 25 mars 2015

Bob l'éponge, le film : un héros sort de l'eau ! (Paul Tibbit - Nickelodeon Movies - Février 2015)


Je sais ce que vous pensez en cet instant : ça y est, ils ont pété les plombs chez Radiophogeek, il fallait bien que ça arrive un jour, après avoir présenté des œuvres littéraires pointues et tout et tout, etc. etc.
Mais attendez, attendez ! Avant de venir m'enfiler la blouse blanche, laissez-moi vous parler de cette étrange anomalie qu'est le nouveau film de Bob l'éponge, la célèbre création de Stephen Hillenburg (décompression oblige après les thèmes sérieux des derniers articles littéraires... décompression, plongée, profondeur... non ?). Quelques onze ans après le premier opus, mélangeant prises de vues réelles et animation 2-D, celui de 2015 reprend la même recette en y incorporant des passages en 3-D du plus bel effet que ne renierait pas le département d'animation de Disney. Réalisé par Paul Tibbit et bien évidemment produit par Nickelodeon et United Plankton Pictures, ce film surprend énormément, au-delà de sa promotion un rien mauvaise (l'affiche du film vous spoile bien salement les dernières minutes) et nous fait passer un agréable moment. On ne voit pas l'heure et demie passer, on a d'ailleurs l'impression qu'il dure plus longtemps que cela tellement le rythme est soutenu et intense tout du long et tellement il y a d'informations et de rebondissements à prendre en compte. Vraie petite surprise, vrai petit OVNI culturel, c'est ce film que j'ai choisi cette semaine de vous chroniquer ! C'est parti, tous à l'eau !

Le film démarre sur une scène très inhabituelle en prise de vue réelle : un vaillant pirate fait voile vers la petite île bien connue des fans du dessin-animé, pour se frayer un chemin à travers la jungle luxuriante et s'emparer d'un mystérieux grimoire aux pouvoirs phénoménaux pour qui sait les manier correctement...
Pendant ce temps, à Bikini Bottom, une scène là très habituelle est en train de se jouer. Plankton revient une énième fois à la charge pour s'emparer de la recette secrète des pâtés de crabe si appétissant du Capitaine Krabs, et Bob et Patrick défendent le restaurant de toutes leurs forces contre les assauts du vilain. Mais ce qui jusqu'ici n'était qu'un doux rêve de méchant finit par se produire : Plankton parvient à mettre la main sur la fameuse recette... qui disparaît aussitôt dans une myriade d'étranges lumières. Accusé à tort de l'avoir subtilisé, Plankton est sur le point d'être torturé pour révéler sa cachette quand Bob l'éponge, seul témoin de l'événement, prend sa défense et s'enfuit avec lui pour rétablir la vérité et retrouver la recette secrète. Au plus vite, car la paisible harmonie de la société de Bikini Bottom n'est rendue possible que par l'existence et la consommation des pâtés de crabe par sa population, qui s'en retrouvant soudainement privée devient dès lors ultra-violente. La ville est réduite à un chaos post-apocalyptique où la loi du plus fort s'applique, dans un décors et une atmosphère à la Mad Max ou Ken le survivant. Bob et Plankton devront apprendre à faire équipe pour découvrir la clé du mystère, retrouver la recette et sauver la ville et tous leurs amis, avant que l'irréparable ne se produise. Même si pour cela, ils devront défier les lois du temps et de l'espace, ou encore pénétrer dans le monde de la surface où un terrible complot de pirate pourrait bien être à l'origine de toute cette catastrophe...

D'emblée on a l'impression d'aller voir un film pour gosses, avec un zeste d'humour adulte (comme la série et comme le premier film il y a 11 ans, déjà très second degré), mais en réalité une fois devant on se rend compte qu'il n'en est rien ! Le film est peut-être destiné à un public enfantin, mais il s'adresse surtout aux adultes ayant grandis avec le dessin-animé et la culture des super-héros, des mangas et des films d'action/science-fiction. Nous quoi !
Tout y passe ou presque : le post-apo, le steampunk, le film de guerre, le film d'action, le film de super-héros, le film métaphysique, la science-fiction, le buddy-movie... et encore ce n'est qu'un survol ! Cette histoire nous fait un gros clin d'oeil en direction des films Marvel Studios dont nous sommes régulièrement abreuvés depuis des années, hommage ou parodie chacun choisit mais l'effet est des plus réussis ! La bande-originale est assez discrète mais porte très bien l'action à l'écran, on aura même la joie d'assister à une petite rap-battle pour suivre la mode en cours, et les concepts de voyage temporel, réalité alternative, univers imbriqués, altération de la trame du réel et des lois physiques seront tous abordés et illustrés de belle manière, avec beaucoup d'humour, un humour justement couvrant les champs du burlesque comme du second degré et de l'ironie, voir l'auto-dérision. Je ne vais pas vous en dire plus pour ne pas trop vous spoiler (pas plus que l'affiche en tout cas), simplement si vous avez des enfants ou bien toujours votre âme d'enfant à vous, allez voir ce film tant qu'il est encore projeté dans les salles, vous ressortirez peut-être un peu interloqués mais en ayant passé un bon moment ! Un film pour la génération de maintenant autant que pour celles des années '90-2000 (avec la présence en V.F. de ''stars'' d'Internet comme Cyprien, Squeezie et Natoo, et même de l'acteur Antonio Banderas himself dans le rôle du terrible Steak Barbare), à apprécier sans conséquences mais toujours avec plaisir. Ça aurait pu être mon coup de cœur du mois tellement j'ai aimé !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 18 mars 2015

La Belle au Bois Dormant (Clyde Geronimi - Walt Disney Pictures - 1959)


Eh oui il n'y a pas que les comics ou les mangas ou les bds ou les jeux-vidéos ou... enfin il n'y a pas que des loisirs étiquetés ''100% Geek'' dans la vie. La vie c'est aussi parfois se replonger avec plaisir et nostalgie dans les histoires de notre enfance, dans les contes d'autrefois, et qui dit contes dit presque forcément version Disney de ces contes.

Sorti en 1959, le 20ème long-métrage d'animation des studios Walt Disney Pictures a bercé de très nombreuses enfances, jusqu'à nos jours sous de nouvelles versions, transcendant les générations et demeurant un véritable chef-d’œuvre intemporel. Je ne vous ferai pas l'affront de vous résumer l'histoire, tout le monde la connaît en théorie et le réalisateur Clyde Geronimi, s'il n'est pas resté dans la postérité par son nom, a au moins le mérite d'avoir livré une solide performance avec son équipe et d'avoir su s'approprier tout le merveilleux du conte d'origine de Charles Perrault (1697) ou de la version des Frères Grimm par la suite (1812).

Mais alors de quoi parler, si ce n'est de l'histoire ? Eh bien de tout le reste !

La Belle au Bois Dormant, c'est un Disney dans la plus pure tradition. Une princesse en détresse, menacée par les forces du Mal, un prince courageux et valeureux destiné à la sauver et à l'épouser à la fin et où tout finit bien. Si aujourd'hui beaucoup ont à cœur de critiquer ce modèle, il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'une très belle histoire, et par comparaison avec les autres du même genre...
Prenons un exemple : le prince.

  • Dans Blanche Neige : Charmant n'a qu'un rôle anecdotique, arrivant à la fin pour embrasser sa belle, se contentant de la faire rêver de lui tout le reste du temps et ne participant aucunement à l'action de sauvetage.
  • Dans Cendrillon : Le prince Anonyme Ier n'a aucune part à l'action lui non plus, certes il désire ardemment retrouver la belle demoiselle dont il est tombé éperdument amoureux et fait vivement rechercher dans tout le royaume. Mais ne se déplace pas, il préfère envoyer son Duc suer sang et eau à sa place pour lui ramener la belle.
  • Dans La Petite Sirène : Par quel monstrueux coup de chance Eric parvient-il à sauver Ariel, ça on ne se saura probablement jamais. Complètement à côté de la plaque, hypnotisé par la méchante et prêt à l'épouser, sauvé par sa belle soupirante, atterrit avec un coup de bol de tous les diables sur une épave au hasard de la tempête et parvient à prendre par surprise Ursula pour la vaincre. Sans vraiment risquer sa vie finalement. Toutefois à la différence des deux précédents, il parvient bel et bien à sauver Ariel et il tue à lui tout seul les deux familiers de la méchante sorcière des mers. Un mouleux mais avec un zeste de talent.

Bref, finalement les princes vaillants et forts ne sont pas toujours au rendez-vous quand on y réfléchit bien. Et alors là on a Philippe, le prince de La Belle au Bois Dormant. Tombé amoureux de la belle paysanne au premier regard, il n'hésite pas à envoyer bouler le protocole et les projets royaux de son père pour rompre son engagement avec une princesse qu'il n'a jamais vu et partir épouser la beauté de la forêt. Quand il découvre que Rose et Aurore ne font qu'une, séquestré par Maléfique, il s'évade avec l'aide des trois bonnes fées et chevauche jusqu'au château pour réveiller la princesse de son terrible envoûtement, affrontant tous les périls lancés sur sa route par la sorcière. Il va même jusqu'à risquer sa vie sans reculer ni faillir face à un dragon et à son feu infernal, il en triomphe et se précipite aussitôt pour sauver sa princesse promise. Un prince qui prend vraiment des risques et met sa vie en jeu pour celle qu'il aime. Philippe EST le prince qui fait rêver !

La musique maintenant. L'ensemble du film est rythmé par la bande-originale très inspirée du ballet homonyme de l'immortel Tchaïkovski (a-t-il seulement manqué un seul chef-d’œuvre dans sa vie ?), et les thèmes magnifiques nous emportent au cœur des tourments comme des joies des personnages, chaque scène devient un véritable petit morceau de tragédie théâtrale que l'on savoure autant avec les yeux qu'avec les oreilles. La musique porte véritablement le film, et l'on a parfois la sensation que c'est l'animation qui s'adapte à la musique et non l'inverse. Les chansons, fait assez unique chez Disney, ne sont pas très nombreuses : on en compte surtout deux principales, celle du début (et de la fin) et bien entendu le duo entre Aurore et Philippe dans la forêt, ''J'en ai rêvé''. Et pourtant elles restent longtemps en mémoire, temps forts du film autant que passages poétiques.

Je terminerai, non sur les personnages (je me permets simplement d'indiquer qu'Aurore est ma princesse préférée entre toutes, vibrante incarnation du romantisme à l'ancienne et de la pureté si magique), mais plutôt sur l'animation elle-même. Un travail de titan a encore une fois été fourni à l'époque par les studios Disney, dessinateurs comme animateurs se sont creusés la cervelle pour livrer un vrai joyaux de perfection. Les décors sont magnifiques, féeriques, parfois même étonnamment réalistes, ombrés et nuancés à la perfection, tandis que les personnages s'animent et vivent par-dessus autant qu'à l'intérieur. C'est une vraie merveille, un classique comme malheureusement on en fait plus aujourd'hui, et qui maintient encore de nos jours la barre très haute, référence du genre autant qu'aboutissement. Je crèverais d'envie d'avoir la chance d'observer un cahier des charges du film, des croquis, quelque chose de sa fabrication et conception... en attendant on peut se permettre de voir, revoir et re-revoir (comme disait la pub) ce grand classique immortel et trans-générationnel, de le faire découvrir aux plus jeunes et de le maintenir vivant dans nos cœurs et dans nos mémoires. Sa ressortie récente en DVD et Blu-ray aide certainement !

Il s'agit de mon Disney préféré ex-æquo, et il me tarde de vous parler de l'autre ! Mais en attendant : magic is on !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 23 août 2014

Les Supers Nanas, le film ! (Craig McCracken - Warner Bros. & Cartoon Network - 2002)


Du sucre, des épices, et des tas de bonnes choses... tels étaient au départ les ingrédients choisis pour créer une série-animée parfaite. Mais fort heureusement, sa popularité dépassa très largement les espérances et nous pûmes tous connaître ce dessin-animé merveilleusement drôle, irrévérencieux et aussi mignon que violent que fut Les Supers Nanas ! Mais si, vous vous en souvenez certainement, cette série avec trois adorables petites filles de maternelle dotées de super-pouvoirs à faire pâlir les héros de comics, combattant les forces du mal dans la ville de Townsville de jour comme de nuit mais sans pour autant oublier d'aller à l'école et de se comporter en gentilles petites filles avec leur cher père et créateur, le Professeur Utonium. Belle, Bulle et Rebelle nous ont offert, jusqu'en 2005, de très nombreuses heures de bonheur et de rires devant nos téléviseurs, sur Cartoon Network comme sur France 3, acquérant un statut d'oeuvre culte pour toute une génération en compagnie d'autres séries du même genre telles que Le Laboratoire de Dexter par exemple. Et c'est tout presque tout naturellement qu'en 2002, le monde du cinéma est lui aussi atteint d'adoration pour ces trois petites chipies, avec un film d'animation d'un peu plus d'une heure retraçant les origines et la toute première aventure des Supers Nanas, confrontées à la découverte d'un monde qui les craint et qu'elles ne comprennent pas totalement.

Le récit des origines en lui-même est archi-connu, on l'a tous entendu et récité en boucle via le générique inoubliable de la série. Un épisode nous apprenait même que derrière le fameux accident de laboratoire se trouvait le facétieux singe Mojo Jojo, alors simple animal de compagnie du Professeur, ayant chahuté une fois de trop durant l'expérience fatidique et provoqué le mélange de l'agent chimique X avec la mixture de filles. D'une certaine façon, la Némésis des filles est aussi leur créateur ! Ce fut un choc pour le vilain autant que pour le public, une sacrée révélation ! Eh bien le film va plus loin, non seulement en nous présentant le fameux accident et l'implication directe du futur Mojo Jojo dedans, mais aussi en nous racontant les tous premiers jours d'existence des filles et la découverte de leurs pouvoirs, ainsi que de leurs responsabilités peu à peu. Craintes, redoutées, rejetées par la population apeurée, les filles sont alors approchées par Mojo Jojo, devenu un singe d'une immense intelligence et dévoré par le désir de revanche sur ce monde qui l'a lui aussi rejeté. Utilisant les pouvoirs et la naïveté des filles, Mojo Jojo développe une machine infernale (qui deviendra sa fameuse base d'opérations sur le volcan au centre de la ville, dans la série) qui lui assurera la domination complète de Townsville, et bientôt du monde entier. Rongées par la culpabilité d'avoir participé à une telle horreur, les filles quittent la Terre et abandonnent ses habitants à leur triste sort, jusqu'à ce qu'une étincelle d'espoir vienne ranimer la flamme et fasse d'elles les héroïnes que tout le monde attendait.

Un récit qui, à l'image de la série, mêle habilement thèmes de l'enfance et humour adulte, situations et personnages adorables avec violence gratuite (voir ultra-violence), le tout servi par une animation presque entièrement revisitée pour l'occasion et d'une fluidité assez impressionnante pour l'époque, quand on voit d'où c'est tiré. Les musiques ne sont pas en reste et l'ambiance sera résolument girly et rock, prévoyez la montée d'adrénaline ! Un bon petit film très sympathique qui peu être vu et re-vu et re-re-vu encore et encore sans faiblir, par découverte ou pure nostalgie, seul ou entre amis ou encore en couple.

Mon petit regret personnel ? C'est trop court, on en veut davantage !! Et j'aurais beaucoup apprécié un petit clin d'oeil à Lui, autre terrible élément de la galerie de vilains des filles, le Mal personnifié dans tout ce qu'il y a de plus malsain et dément. Mais bon, récit d'origines, donc la part belle est faite à Mojo Jojo le premier et le plus grand des adversaires des Super Nanas, à jamais.
Si vous désirez le voir ou le revoir, le film existe bien entendu sur support DVD et est encore trouvable sans chercher trop loin, mais vous pouvez aussi essayer de le trouver en ligne au format purement numérique. Dans tous les cas, ne vous privez pas d'une petite piqûre de rappel de votre enfance, je vous assure que revoir les Supers Nanas avec un oeil et un esprit adulte vous ouvre une toute nouvelle dimension qui n'en est pas moins fun, loin de là ! Il y a aussi tout un tas de références, visuelles ou directes, à de grands films de genre que l'on serait bien incapable de reconnaître enfant mais une fois adulte qui sautent au yeux. Parmi elles, citons King Kong, La Planète des Singes, Superman, Frankenstein, Pygmalion, James Bond, etc.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !