vendredi 2 octobre 2026

La V.O. du vendredi n°404 : Purgatori - Goddess Rising #1 of 4 (Chaos! Comics - Juillet 1999)


Après avoir défait Dracula et dévoré son cœur encore sanguinolent, Purgatori se lance aux trousses de ceux qui l'ont trahi une fois de trop, les prêtres du Vatican qui tentent tant bien que mal de se protéger dans leur forteresse et derrière leur divinité. Malheureusement pour ces hommes cupides et mal avisés, ils ont affaire à une autre sorte de déité cette fois-ci et il y a fort à parier qu'ils sont allés bien trop loin dans leur volonté d'accumuler pouvoirs et richesses.


Trahis eux-mêmes par Satrina, une jeune femme versée dans les arts mystiques et qui devait leur assurer le salut, les prêtres sont massacrés les uns après les autres par la furie de Purgatori, s'abreuvant de leur sang autant que de leur âme. Quand enfin les deux femmes se retrouvent, elles sourient du même air ravi, car leur plan se déroule à la perfection.


En effet, Purgatori et Satrina sont de mèche dans cette affaire et recherchent le meilleur moyen d'atteindre un potentiel divin illimité qui échappe encore pour le moment à la vampire de l'Ancienne Égypte. Après une nuit de plaisir, Purgatori prend le large pour se pencher davantage sur les éléments de son passé qui pourraient receler selon elle des informations capitales pour atteindre le but qu'elle s'est fixée.


Dans le même temps, Satrina entreprend de doubler sa partenaire en réalisant elle-même l'invocation d'une puissance mystique supérieure qui devrait lui accorder tout ce qu'elle désire ! Mais l'infâme entité ainsi invoquée en ce monde n'attendait que cela en réalité, et Satrina se révèle bien incapable de la maîtriser ou de la commander.


Au retour de Purgatori, qui a senti le déchaînement de puissance, Satrina se fait proprement massacrer par la déesse-vampire en rage, qui n'a que le temps de savourer le sang de sa victime avant d'être elle aussi confrontée à la créature impie précédemment invoquée. Mais contre toute attente... cet être abominable semble être lié à Purgatori d'une façon ou d'une autre, l'appelant même ''Mère'' !


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Alors là je ne peux que vous dire que j'ai positivement a-do-ré chaque page, chaque case de ce comics vintage des années '90, du pur jus de ce que produisait le petit éditeur indépendant de Brian Pulido à l'époque, Chaos! Comics, avec ses personnages entrés dans la légende depuis comme Evil Ernie ou encore la très célèbre et appréciée ici Lady Death !


Mais revenons à nos agneaux sacrificiels. Nous avons déjà eu l'occasion sur le blog de chroniquer certaines aventures de Purgatori, et même de visiter ses origines secrètes du temps de l'Égypte Antique, mais ce coup-ci je vous entraîne à ma suite dans les meilleures heures du personnage, alors qu'elle est sur le point de connaître l'apothéose de sa carrière éditoriale et surtout le summum de son pouvoir, toujours affamée. J'espère que ça vous plaira autant qu'à moi !


Le scénario est de Marc Andreyko quand les dessins eux sont assurés intégralement par Mike Deodato Jr, une véritable super-star que j'idolâtre presque autant que Michael Turner, c'est vous dire à quel point je l'estime hautement. Comme je le disais, chaque page, chaque case de sa main est un véritable délice horrifique et esthétique, dans une époque charnière entre deux décennies que l'on oppose bien souvent de nos jours. L'artiste a parfaitement su adapter son style et saisir le meilleur des deux mondes, le tout pour une œuvre indépendante !


C'est sanglant mais pas gore non plus, pas volontairement écœurant, c'est plus sexy que horrifique, tout en conservant l'ADN de ce qui fait de Purgatori une pure création de ce génie du mal qu'est Brian Pulido. Et nous n'en sommes qu'au début croyez-moi !


Ah, avant de refermer ce chapitre j'allais oublier : il y a actuellement une campagne sur Kickstarter dont je devais absolument vous parler, même si elle est très bientôt terminée. Il s'agit rien de moins que l'union de Dynamite et de Coffin Comics pour vous présenter l'intégralité de l'époque Chaos!, ici plus particulièrement les histoires concernant Purgatori d'un côté et Chastity de l'autre, deux personnages vampiriques, deux visions troubles d'un monde sombre et angoissant... mais terriblement séduisant aussi 

 

Suivez ce lien pour en apprendre davantage !! 

 

Trois omnibus, en trois éditions différentes au choix, et des tas de bonus au passage... régalez-vous si vous en avez les moyens, toute contribution sera très appréciée ! Et nous on se retrouve dans quelques semaines pour la suite de cette ténébreuse aventure...

La V.O. du vendredi n°403 : Supernatural #1 (Dynamite - Octobre 2025)


Sur la route pour tenter de retrouver la trace de leur père disparu, chasseur de démons les ayant entraîné et formé dans le but de venger la mort de leur mère, les deux frères Dean et Sam Winchester s'arrêtent dans un bourg où une étrange série de morts suspectes attire leur attention.


Au détour d'une conversation dans un bar, les frangins apprennent que des combustions humaines spontanées ont une forte tendance à se produire ces derniers temps, et ils sont aussitôt mis sur les rails de cette nouvelle affaire quand ils en viennent à suspecter une des victimes d'être en réalité à l'origine de cette malédiction.


Alors qu'ils identifient rapidement la créature surnaturelle à laquelle ils ont affaire, et qu'ils tentent tout leur possible pour la sceller à nouveau au prix de l'âme de l'un des deux, les frères Winchester sont soudain doublés par la fille qu'ils croyaient aider à échapper à tout ceci, qui était en réalité le cerveau derrière l'apparition de ladite créature enflammée.


Prête sans sourciller à sacrifier son âme au passage, la demoiselle repart avec le démon scellé et apte à exaucer ses désirs, laissant Sam et Dean avec davantage de questions qu'à leur arrivée, notamment en ce qui concerne la bassesse de la nature humaine parfois.


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C'était trop bien !


Lire un comic-book sur une série que j'adore et de l'envergure de Supernatural (que je ne vous ferai pas l'affront de vous présenter, surtout en sachant que vous en aviez une belle émission entièrement consacrée aux tous débuts du blog), ça fait un bien fou, même si c'est chez Dynamite et que le dessin ne brille pas particulièrement.


Du reste on s'en fiche un peu car l'essentiel est de se retrouver au cœur de l'action en compagnie des Winchester, et le vétéran Greg Pak nous offre une histoire courte comme on les aime avec juste ce qu'il faut d'enquête et d'action bien dosées pour atteindre un équilibre semblable à celui des premiers épisodes de la série elle-même.


Ah oui petite précision toutefois, ce comic-book se déroule apparemment entre les saisons 1 et 2 de la série télévisée, donc ne soyez pas étonnés de découvrir un duo de frères encore débutant et cherchant à bien fonctionner, avec un air rajeuni et une bonne dose de candeur par moments. Disons que le pire ne leur était pas encore arrivé à cet instant de leur vie...


Notez je vous prie la magnifique couverture de Clayton Crain pour ce premier chapitre, Clayton Crain qui est en feu avec une série de ce genre et qui nous fournira vous le verrez par la suite d'autres couvertures de cet acabit avec brio et grand plaisir !

La V.O. du vendredi n°402 : Sonja Reborn #3 - The Dark Book chapter three, ''Fear Itself'' (Dynamite - Octobre 2025)


Bon ce coup-ci comme pour les deux précédents chapitres je ne vous fais pas le résumé puis une analyse, on va entrer dans le vif tout de suite si vous le voulez bien parce que la lecture de ce titre est toujours aussi désagréable pour moi et que je ne me l'inflige qu'en raison des magnifiques couvertures de Stjepan Sejic et pour bien vous faire comprendre à quel point les mauvaises histoires sur Red Sonja nuisent profondément à la renommée du titre et du personnage.


Nous avons donc toujours à suivre en parallèle les souvenirs de la secrétaire Maggie à partir du moment où toute sa vie est partie en sucette suite à un crime commis sous la responsabilité de son supérieur hiérarchique dont elle était amoureuse mais qui s'est bien moqué d'elle pour ensuite aller voir une autre. Ces souvenirs sont en parallèle disais-je, de l'aventure que semble vivre Sonja de son côté dans le lointain passé, ou plutôt l'esprit de Maggie dans le corps de Sonja, ne parvenant toujours pas à accepter cette situation comme étant réelle et faisant tout son possible pour tenter de se réveiller de ce cauchemar dans lequel elle semble bien coincée.


C'est aussi la première fois enfin qu'intervient la force positive de la Lumière pour essayer tant bien que mal de guider son héroïne dans cette histoire abracadabrante, même s'il faudra bien davantage que de la bonne volonté pour arriver à faire comprendre à Maggie cette situation. S'en suivent des combats inégaux et inintéressants au possible, l'auteur étirant toujours davantage son intrigue pour dissimuler le fait qu'il ne sait pas comment remplir efficacement ses six chapitres alloués.


Globalement c'est vraiment pas bon, c'est surtout ça que je voudrais que vous compreniez. Ce n'est vraiment, vraiment pas une histoire de qualité, les dessins ne sont pas exceptionnels, le scénario est confus et oscille entre la bêtise pure et la suspension d'incrédulité supposée -ou espérée- du lectorat pour faire passer les détails les plus gênants ou dérangeants.


Bref, toujours pas trouvé l'étincelle de génie qui justifiera enfin le tout à mes yeux, mais rassurez-vous une fois que l'on aura traité les six chapitres de cette mini-série je pourrais enfin passer à d'autres récits de bien meilleure qualité sur le personnage de Red Sonja et vous les présenter ensuite avec grand plaisir !


D'ici-là faites comme moi et prenez votre mal en patience, dites-vous que ça aide à remplir une case du planning des V.O. du vendredi sur le blog et que ça ne pourra sans doute pas être pire par la suite !

La V.O. du vendredi n°401 : Runaways #5 - Think of the Children, part five (Marvel - Octobre 2025)


Dernier chapitre de la série.


Après bien des tentatives pour le fuir, le combat final contre l'escadron des Fatalibots est enfin arrivé sur le perron des Fugitifs qui, à peine réunis, doivent déjà affronter l'ennemi en sachant qu'ils sont moins nombreux et moins puissants. L'occasion de faire quelques dernières confessions au groupe ou de s'ouvrir un peu plus aux amis...


Et en parlant d'amis, Fatalibot lui-même est en route vers son destin, pense-t-il. Prêt à se rendre à son maître l'Empereur Fatalis, le robot conscient s'arrête en chemin pour obtenir des renseignements sur l'actualité, quand soudain son attention est retenue par un flash d'information qui présente les méfaits de Fatalis au monde entier tels que découverts par les héros en Latvérie.


Comprenant soudain que sa programmation de base, protéger le peuple latvérien, entre désormais en conflit direct avec les agissements de son créateur, Fatalibot renie l'influence de ce-dernier et devient enfin véritablement indépendant. Suivant le chemin inverse pour revenir près de son équipe de jeunes Fugitifs en difficulté, le robot n'a que peu de temps car ses semblables, eux, exécuteront la volonté de Fatalis jusqu'au bout sans se poser de question !


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Et c'est au terme d'une bataille courte mais épique où chacun aura donné du sien que finalement tout s'arrange, sur les carcasses encore fumantes des Fatalibots loyaux. Vous l'aurez bien compris c'est Fatalis encore une fois qui aura provoqué sa chute à lui seul, par ses actes, que même l'une de ses créations robotiques est désormais capable de juger et de comprendre dans toute leur terrible portée.


C'était une petite série assez sympathique au final, même si j'ai toujours un peu de mal avec la temporalité de ce récit par rapport à l'event principal One World Under Doom. J'ai eu l'impression au cours de ces cinq chapitres que les événements arrivaient les uns après les autres assez rapidement, quand l'intrigue principale de Ryan North elle s'étale sur plusieurs mois !


Peut-être qu'il faut simplement arrêter de se poser trop de questions, comme Fatalibot, et accepter que parfois les choses nous échappent un peu ou que l'on ne peut pas tout comprendre d'un coup. L'essentiel est de se souvenir de tous ces petits moments pour ensuite réarranger tout cela dans notre esprit comme il nous plaira ! Merci à Rainbow Rowell pour cette fin de série et d'arc narratif, je ne suis pas du tout partant pour lire la suite mais en attendant elle m'a fait découvrir des personnages que je ne connaissais que très peu et de loin, donc là aussi merci à l'autrice et aux artistes du titre.