lundi 16 novembre 2020

RAGS tome 2 (Alayone Comics - Novembre 2020)


Regina est toujours dans la mouise jusqu’au cou, et pratiquement nue encore une fois. Aussi quand l’opportunité d’aller inspecter un centre commercial se présente, elle se porte volontaire sans hésiter. La mission est périlleuse, il faut traverser un terrain peuplé de zombies dans tous les coins, mais surtout tenter de retrouver la trace de certains membres disparus du commando de l’armée de terre.

 

Une mission qui ne va pas se passer comme prévue, évidemment ! Sitôt entrés dans le centre commercial rien ne va plus, les alliés fragiles se retournent les uns contre les autres et Regina se retrouve au beau milieu d’un mini-coup d’état au sein du commando, sans rien avoir demandé à personne. C’est plus qu’il n’en faut pour lui faire péter son dernier fusible et la faire passer en mode Rambo, seule contre tous les traîtres et les déserteurs présents dans l’édifice.

 

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Alors là, j’avoue que… je suis un peu déçu. Ça m’ennuie vraiment de le dire, parce que je veux donner sa chance à un titre de chez Alayone qui pour le coup sort vraiment du lot et de ce dont on a l’habitude en France, mais là ce second et dernier tome de cette première saison me laisse froid. Extrêmement vulgaire, tant dans le texte qu’en image. Je sais que c’est le principe et que ces personnages qui craquent tous en situation de danger immédiat ne vont pas simplement prendre le thé ensemble, mais parfois c’est vraiment outrancier et gratuit. Pas vraiment mon style.

 

Je ne sais pas non plus ce qui s’est passé avec les planches, mais à certains moments il y a un effet visuel un peu dérangeant, comme si le fichier numérique n’avait pas été lu correctement… soit ça soit c’est purement graphique et c’est un effet comme un autre pour nous montrer que la situation commence à sérieusement déraper dans la tête de Regina, mais c’est pas évident à saisir. J’ai adoré en revanche le passage bien sanglant sur du Lady Gaga à tout berzingue, ça déchire !

 

Alors au final, que penser de cette petite série de survival zombie ? Premier tome ayant des défauts mais parvenant à saisir le lecteur dans son univers, ce que le second ne réussit pas vraiment quant à lui. C’est même plutôt l’inverse, je suis sorti du récit à plusieurs moments parce que ça devenait vraiment trop n’importe quoi. C’est un délire, je respecte les choix des auteurs et dessinateurs, et ça se tient sans doute avec de bonnes explications à la clé, mais là comme ça c’est non ça ne passe pas vraiment. Dommage parce qu’on sent qu’il y a eu de gros efforts, la couleur est même un peu plus présente qu’avant dans ce monde de grisaille impitoyable.

 

Que dire aussi du temps passé à lire cet album ? Un record, moins d’un quart d’heure pour tout lire et observer comme il se doit. Beaucoup d’action certes et donc moins de dialogues (et ce n’est pas plus mal franchement) mais j’ai comme l’impression de rester sur ma faim. On nous annonce que de futures nouvelles saisons verront le jour, j’espère que les défauts auront été corrigés d’ici-là. Ah oui, et concernant l’adaptation V.F., une relecture ne serait pas du luxe avant de mettre l’album en vente. Coquilles, incohérences… des erreurs évitables qui n’ont pas aidé. J’en attendais peut-être trop tout simplement, après un premier tome inégal mais plus équilibré.

 

Bref, vraiment désolé Alayone Comics, j’aurais vraiment aimé aimer ce second tome mais c’est peut-être simplement un rien trop extrême pour moi. Je me console en me satisfaisant du fait qu’on voit ENFIN Regina dans sa fameuse combinaison-licorne, mais c’est bien maigre. Il y a de bons points cependant, comme le dessin qui est généralement très réussi et réaliste, et une violence verbale et physique assez maîtrisée dans l’ensemble. Un titre indépendant et très underground, à ne pas mettre entre toutes les mains.

 

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

 

samedi 14 novembre 2020

X-Men - L'intégrale 1979 (Panini Comics - Décembre 2019)


La destruction de la base souterraine de Magneto a entraîné la séparation de nos courageux héros mutants en deux groupes. Jean et Hank sont rentrés auprès du Professeur Xavier, persuadés de la mort de leurs compagnons. Le Professeur, dans un élan de mélancolie et de tristesse, accepte alors la proposition de sa bien-aimée la princesse impériale Lilandra et s’envole pour le lointain espace, laissant sur Terre ses affaires et ses doutes.

 

Mais nos héros ne sont pas encore morts, bien au contraire même ! Après avoir lutté en Terre Sauvage, survécu à un ouragan en plein Pacifique, sauvé le Japon de la destruction des mains d’un fou aux pouvoirs sismiques, et enfin après avoir affronté l’escadron Alpha Flight du gouvernement Canadien pour conserver Wolverine dans leurs rangs, les voici enfin de retour à Westchester, découvrant une propriété vide et sans vie.

 

Ni une ni deux, les sessions d’entraînement dans la Salle des Dangers reprennent sous la surveillance de Cyclope, qui entend bien rendre au groupe sa cohésion difficilement obtenue jusque-là. Toutefois, ils seront interrompus plusieurs fois dans leurs efforts, à la fois par les doutes de Colossus concernant sa véritable allégeance et par l’assassin fantasque Arcade, à qui de vieux ennemis ont payé rubis sur l’ongle un contrat sur la tête des X-Men !

 

Cette aventure se solde par un match nul, Arcade ne parvenant pas à tuer les mutants et ceux-ci à le défaire totalement. Il est certain qu’un jour, leurs chemins se croiseront de nouveau, mais pour l’heure ce sont les retrouvailles avec Jean et Hank qui prédominent ! Maintenant que tous les doutes sont dissipés et que tout le monde est rassuré, ils embarquent pour l’île de Muir, au Nord de l’Écosse, pour venir en aide à Moira McTaggert dont l’un des patients mutants vient de s’échapper et cause un véritable cataclysme sur son passage. L’occasion pour le groupe de se ressouder et d’affronter le redoutable Proteus, jusqu’à la mort s’il le faut !

 

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Voilà ce que l’on peut dire de l’année 1979, assez riche en émotions entre les retrouvailles de nos héros préférés et le début de leurs nouvelles aventures sans le Professeur X. Chris Claremont, aidé de John Byrne, parvient à rendre les personnages toujours plus touchants et attachants au travers de leurs souvenirs, de leurs états d’âme et de leur expérience commune de l’adversité.

 

Au dessin on retrouve également un certain George Pérez, qui fait des merveilles en cette veille des années ’80 et qui annonce clairement que la qualité du titre ne fait que progresser de chapitre en chapitre ! C’est bien simple, Uncanny X-Men se révèle être une véritable poule aux œufs d’or et déjà la chouchoute du public, qui en redemande toujours davantage.

 

Nul doute que Marvel a su miser sur le bon cheval, et que les adversaires de tantôt reviendront sous peu sur le devant de la scène. Les artistes sont au top de leur forme et n’ont encore fait que frôler la surface de leur talent, croyez bien qu’ils en gardent encore pas mal sous le coude !

 

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

 

vendredi 13 novembre 2020

La V.O. du vendredi n°160 : Venom tome 1 - Homecoming (Marvel - Juin 2017)


Le symbiote Venom est de retour sur Terre, à New York, mais seul. Séparé de son dernier hôte après leurs aventures dans l’espace, le voici qui erre à la recherche d’un abri et d’un peu de réconfort. Il a peur, sans doute pour la première vraie fois de sa longue vie. Et alors que la créature pense à son triste sort, elle rencontre enfin quelqu’un qui pourrait lui servir de nouvel hôte, quelqu’un qu’elle peut sauver, comme elle en éprouve le besoin désormais. Et cette personne, c’est Lee Price.

 

Ancien ranger dans l’armée américaine, Lee Price est ce que l’on peut appeler un authentique calculateur. Froid, détaché vis à vis de toute émotion, Lee passe son temps à enchaîner les petits boulots et les galères pour survivre dans la Grande Pomme. Alors, quand l’occasion se présente de devenir le nouveau Venom, il l’accepte sans trop hésiter. Mais il faudra faire les choses à sa façon !

 

Terminé le temps des combats entre super-héros et super-vilains, finie la grande aventure cosmique, aujourd’hui c’est un Venom bien plus secret qui apparaît dans la nuit. Lee a bien l’intention de se faire une place dans le milieu du crime organisé, contrôlé en majorité par la Chatte Noire, mais à ses conditions. Primo, personne ne doit jamais être au courant pour le symbiote, c’est capital. Si jamais quelqu’un venait à découvrir ce détail, il faudrait le tuer, et le symbiote refuse de tuer qui que ce soit désormais. Secundo, Lee entend bien prendre le plus vite possible l’ascendant sur la créature et la placer sous son contrôle mental absolu pour éviter toute bavure.

 

Mais quand les incohérences et les détails étranges s’accumulent sur son passage, difficile de ne pas douter de Lee Price et de ne pas tenter de le démasquer. La Chatte Noire accepte de le mettre à l’épreuve, et l’envoie sur une mission sensible accompagné de Mac Gargan, alias le Scorpion. Lui-même ancien hôte sanguinaire du symbiote, Gargan flaire que quelque chose chez Lee ne lui revient pas du tout. L’animosité entre les deux hommes tourne au combat rapproché bien trop vite au goût de Lee, qui doit revoir entièrement ses plans, surtout maintenant que Spider-Man est impliqué ainsi que des agents du F.B.I. enquêtant sur les activités de la Chatte Noire ! Lee révèle alors son vrai visage, celui d’un habile manipulateur ainsi que d’un psychopathe aux abois, pour qui la situation devient vraiment intenable.

 

Quand le F.B.I. décide d’intervenir pour de bon et de s’emparer du symbiote, ils font appel au seul expert en la matière qu’ils ont sous la main depuis peu : Eddie Brock ! Avec l’aide de Spider-Man, ce-dernier parvient à reprendre le contrôle du symbiote et redevient le seul et unique Venom en ville. Que va-t-il faire de ce pouvoir à présent qu’il en a de nouveau le contrôle ? Et que faire de Lee Price maintenant qu’il connaît la vraie nature de la créature ?

 

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Eh bien ce n’était pas vraiment l’aventure la plus fameuse du symbiote noir et blanc mais je dois dire que ça fait vraiment du bien de le retrouver dans des dimensions plus terre-à-terre après tout le trip dans l’espace en tant que Gardien de la Galaxie avec Flash Thompson. Si Flash a laissé une impression mémorable au symbiote, au point qu’il se refuse à tuer, c’est bien entendu la présence d’un nouvel hôte qui nous amène à cette nouvelle série datée de 2016 et signée Mike Costa et Gerardo Sandoval, avec l’aide de Juanan Ramirez et Iban Coello.

 

Bon, bien sûr la couverture vous gâche complètement le retournement de situation à la toute fin de l’album, quand Eddie revient lui aussi et reprend possession du symbiote, ce qui fait qu’au fond on se fiche un peu de la prestation de Lee Price dans ce rôle. Mais nul doute que l’on reverra le personnage et qu’il n’oubliera pas le symbiote et son pouvoir de sitôt (voir l’article sur Venom Inc. pour plus de détails). Venom est donc bel et bien de retour à sa version classique, et c’est comme ça qu’on l’aime après tout !

 

Pour ce qui est des dessins, ils sont assez inspirés d’une vague manga que ne renieraient pas Humberto Ramos ou Francisco Herrera. Énergiques, inspirés mais parfois imprécis dans le feu de l’action, c’est un style qui somme toute convient assez bien à une série sur Venom d’après le canon actuel. Reste à savoir si les auteurs, Mike Costa surtout, sauront nous faire vibrer tout au long des chapitres suivants, car ce serait bien dommage de gâcher le retour en force d’un personnage aussi emblématique qu’Eddie Brock/Venom !

jeudi 12 novembre 2020

Nosferatu tome 1 (Soleil - Octobre 2020)


Il y a une centaine d’années, une grande guerre éclata entre les êtres humains et de redoutables créatures de la nuit, de véritables démons semant la folie et la désolation sur leur passage. Grâce à la grande armée formée par l’Église, ces monstres furent vaincus et petit à petit la paix revint sur les territoires dévastés. Jusqu’à aujourd’hui…

 

Se réveillant seule en pleine forêt et sans aucun souvenir de sa vie ou de son identité, une jeune femme aux cheveux rouges fait la rencontre d’un étrange homme d’église, se disant exorciste et parcourant le pays à la recherche du Mal qu’il doit exterminer. Mais les apparences sont souvent trompeuses et celle qui se nomme désormais Laura, du nom trouvé sur la grande épée qui l’accompagne, en fera vite l’amère expérience. Trompée et manipulée par celui qu’elle pensait son sauveur, elle va devoir fuir une scène de carnage et se réfugier durant de longs mois dans les bois, où elle décide d’en apprendre davantage sur ses étranges capacités.

 

Laura est bien entendu une Nosferatu, une créature des ténèbres, dont la seule présence suffit à rendre fous les humains à proximité, habités soudain par une soif de sang inextinguible. Si dans neuf cas sur dix ceux qui boivent le sang d’un Nosferatu décèdent dans d’atroces souffrances, il arrive au moins une fois que quelqu’un y survive et devienne à son tour un Nosferatu. C’est ainsi que leur espèce s’est propagée il y a un siècle, et même si Laura n’en a évidemment aucun souvenir elle semble liée au terrible conflit qui se déroula à cette époque.

 

Grâce à l’aide de Moroi, un jeune paysan qu’elle recueille afin qu’il échappe à la violence de son oncle, Laura parvient à réunir des informations sur le monde qui l’entoure. Elle décide de se rendre au château du seigneur le plus proche afin de consulter ses archives, mais arrivée sur place elle découvre un lieu de perdition où règne le Mal dans le cœur des hommes et des femmes. Une série de mystérieuses disparitions de servantes, des rituels de magie noire durant la nuit… la jeune héritière du domaine, Elisabeth Bathory, paraît à l’origine de bien des troubles. Laura décide donc d’enquêter et d’en apprendre davantage, mais elle est contrainte à sortir de l’ombre quand des chasseurs de Nosferatu arrivent au château et saccagent tout pour leur propre compte.

 

A l’issue de cette terrible nuit, Laura devra faire face à bien des questions sans réponses, mais surtout à une situation potentiellement dramatique qui risque bien de changer la donne durant son voyage. La quête de vérité et de justice de la jeune Nosferatu ne fait que commencer !

 

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J’ai beaucoup aimé ce premier tome d’une petite série qui en comptera quatre en tout si on se réfère à la parution au Japon. Soleil Manga nous a trouvé là une petite pépite comme on en voit assez peu, qui me rappelle beaucoup Vampire Hunter D que ce soit par le graphisme ou par les thématiques abordées, de façon certes un peu moins subtiles ici. Shinjiro, l’auteur, semble avoir de l’expérience en la matière et surtout de bonnes connaissances !

 

Les connaisseurs du genre vampirique dans la littérature seront ravis de retrouver des références familières à de grands noms célèbres, dont le traitement ne laissera personne indifférent. Si l’action est par moments difficile à suivre correctement en raison d’un dessin très énergique et parfois fouillis, l’histoire est bien racontée et ficelée et accroche tout de suite le lecteur averti ou amateur qui tombera dessus. Du reste, comme la série ne fait que quatre tomes en tout, ce n’est pas un bien grand investissement ni un trop gros risque, je vous encourage donc si vous cherchez une bonne petite série d’horreur à vous jeter dessus sans tarder !

 

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

jeudi 5 novembre 2020

Michael Turner Creations - Unboxing ! (Aspen Comics/Kickstarter)

 

 

Bien le bonjour mes chers lecteurs et lectrices ! Aujourd’hui je vous propose non pas un article ou une review de lecture, mais plutôt une petite introduction à une vidéo d’unboxing que je viens de réaliser. Unboxing du MAGNIFIQUE album grandes pages et couleurs somptueuses qui vient de sortir et de m’arriver, ENFIN, après des semaines d’attentes.

 

Je veux bien sûr parler du projet financé entièrement sur Kickstarter de l’éditeur Américain Aspen Comics, sobrement intitulé Michael Turner Creations ! Reprenant les premières pages et premiers chapitres des trois séries phares de l’artiste trop tôt décédé, cet album géant et épais est le point de départ idéal pour découvrir ses univers et celui de sa maison d’édition.

 

Comme indiqué durant la vidéo je souhaite vous présenter ces séries de toute façon au cours des V.O. du vendredi quand elles reprendront, si ça vous intéresse n’hésitez pas à le faire savoir ! En attendant, je vous laisse avec ces aperçus qui je l’espère vous régalerons. A savoir, l’album est désormais disponible sur les plateformes de vente ‘’normales’’ mais à un prix tout aussi énorme ! Mieux vaut donc, si vous n’avez pas pu participer à la collecte de fonds sur Kickstarter, vous orienter directement sur les séries elles-mêmes qui sont tout à fait disponibles mais en V.O. pour les plus longues et complètes. Il faut s’accrocher certes mais je vous promets que ça sera plaisant !

 

Profitez bien de la vidéo, désolé pour l’éclairage merdique de cette fin de journée je tâcherai d’y remédier pour les prochaines vidéos de ce type, car oui je compte bien vous faire partager d’autres unboxing à l’avenir, pour des grosses commandes et de gros gros plaisirs ! A bon entendeur !