mercredi 14 octobre 2020

Jamie Tyndall - Artbook volume 003 (Jamie Tyndall - Bombshell Ink)

 

Bonjour à toutes et à tous, nouvelle dizaine nouvel artbook et on va continuer sur notre lancée avec le troisième volume des recueils d’illustrations de Jamie Tyndall !

 

Dans celui-ci la part belle est faite une fois encore aux filles et belles femmes fatales comme les aime l’artiste, mais pas que ! Vous y trouverez aussi une ou deux images de Deadpool par exemple, qui n’est pas en reste. Mais soyons francs, c’est avant tout pour les filles que l’on admire M. Tyndall, comme cette Liesel Van Helsing en couverture !

 

Le style est connu et familier désormais si vous suivez ces chroniques depuis un moment : des poses sexy et réutilisées d’un modèle à un autre, comme les décors ou les accessoires. Comme pour le précédent, le fétichisme du piercing au nombril est toujours bien présent et même encore plus représenté ici j’ai l’impression. On notera la présence d’héroïnes de films comme Sucker Punch, en bref toujours des femmes fortes, jeunes, et cherchant à briser les codes et à s’émanciper du joug masculin.

 

Un pensionnat très bien fréquenté !

 

Mais nouveauté dans ce troisième tome, certaines illustrations sont maintenant accompagnées de leur version seulement encrée, voir même seulement sous forme de crayonné esquissé ! Ce qui permet de se rendre compte une fois encore de la somme hallucinante de détails qui passent à la trappe une fois la colorisation effectuée, et c’est bien dommage. Rien que cette Psylocke en noir et blanc me suffirait amplement en print !

 

Sa Psylocke est une vraie guerrière !



 

Petit point négatif qui est malheureusement récurrent : aucune mention n’est faite en fin d’album, aucun crédit pour savoir de quel personnage il s’agit à telle page et de quelle série il/elle provient ! Du coup, je me retrouve avec plusieurs interrogations sur les bras pour chercher des illustrations que je trouve particulièrement belles, et je me rabats alors sur celles que je connais le mieux. C’est vraiment dommage car je passe sûrement à côté de séries fort sympathiques et que j’aurais pu vous présenter ensuite ! Mais je me console en retrouvant les travaux de l’artiste pour Zenescope, comme cette Venus en surfeuse fatale sur la vague de l’amour. Il y a aussi une Aspen Matthews pas mal du tout en fin d’album et en tout petit dessin encré.

 

Envie d'aller prendre une vague ?

 

Il y a donc beaucoup d’illustrations magnifiques ici encore une fois, et pour la plupart on sent que le style de Jamie Tyndall continue de se perfectionner et qu’il maîtrise vraiment son sujet dès qu’il s’agit de représenter des héroïnes fortes, sexy et armées avec moult détails. Je vous conseille de chercher aussi du côté des décors, souvent assez simples en apparence mais qui recèlent en vérité des tonnes de détails que j’aime aller dénicher.

 

Comme toujours, un artbook très vite parcouru puisque ne comportant que 60 pages, mais avec à boire et à manger pour presque tout le monde et des crayonnés très bien mis en valeur ce coup-ci, donc encore une belle découverte à ajouter à votre collection pour un prix modique, et des tas d’idées de prints futurs !

 

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 13 octobre 2020

Marvel Comics - 1000 (Panini Comics - Février 2020)


En Août 2019, la maison d’édition Marvel fêtait noblement ses 80 ans d’existence, en trichant un peu car durant cette longue vie elle a eu plusieurs noms qui se sont succédés. Pour l’occasion, l’éditeur a fait paraître un numéro 1000 très spécial qui comportait beaucoup de pages, une par année, avec sur chacune une petite histoire mettant en scène un héros ou un personnage parfois oublié de cette longue carrière.

 

Ainsi, au gré des pages et des apparitions emblématiques, le lecteur suivra une petite intrigue concoctée par Al Ewing avec l’aide de nombreux dessinateurs et scénaristes de la Maison des Idées ! Intrigue qui n’est pas réellement importante et servant davantage de fil conducteur à certaines petites histoires liées entre elles. Peut-être que par la suite une série s’en est inspirée, mais je n’en ai pas connaissance à l’heure actuelle.

 

En tout cas, c’était vraiment une chouette initiative pour un chouette anniversaire, et je salue le travail de Panini pour traduire tout ça et nous le livrer dans une collection ‘’100% Marvel’’ revisitée pour le mieux ! On notera également que cet album contient le chapitre 1001 qui fait directement suite au 1000ème, et qui poursuit les hommages à Marvel, ses personnages et ses auteurs.

 

Bien sûr c’est décousu, parfois désuet, mais toujours charmant et ça m’a même permis de faire des découvertes très intéressantes sur certaines périodes que je connaissais mal ! Comme quoi, parfois ça a du bon de se replonger avec nostalgie dans le passé et de porter un regard neuf sur ce qui a déjà été fait. Et en 80 ans, beaucoup de choses ont été écrites, dessinées et réalisées chez Marvel !

 

Voilà, c’est juste un petit article pour vous présenter cet album qui mérite le coup d’œil rien que par curiosité, mais qui n’est évidemment pas indispensable pour suivre l’actualité de l’univers Marvel et de ses héros hauts en couleurs. Si comme moi vous cherchez juste à passer un bon moment en lisant quelque chose qui ne soit pas trop prise de tête, je vous conseille cet album. Ne serait-ce que pour l’avoir dans votre collection car 80 piges ce n’est pas un anniversaire que l’on fête tous les jours, surtout dans le métier de l’édition ! Bravo Marvel, bravo Panini aussi au passage, et on en reprendra bien pour les 80 prochaines années !

 

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 12 octobre 2020

DCEASED (Urban Comics - Février 2020)


Après une invasion massive de la Terre, les forces de Darkseid furent vaincues et mises en déroute par les plus grands héros de ce monde. Darkseid lui-même fut repoussé, mais malgré les airs de victoire il s’agissait d’une terrible défaite, car le tyran d’Apokolips avait enfin mis la main sur ce qu’il recherchait depuis toujours… l’équation de l’Anti-Vie.

 

Lâchée sur Apokolips, l’équation ne laissa rien de ce véritable enfer cosmique, et même Darkseid succomba. La prochaine cible était logique : la Terre, une planète riche de vie et de sa diversité. Une planète protégée par des centaines de héros aux pouvoirs colossaux, qui allaient bientôt rejoindre les rangs des hordes d’infectés par l’équation. A travers Internet, le virus se propagea à plus de 600 millions de victimes qui furent prises d’un accès soudain de violence que rien, si ce n’est la mort, ne pouvait arrêter.

 

En l’espace de quelques heures, de quelques jours, les plus grandes villes tombèrent, ainsi que les plus grands héros. Les survivants qui parvinrent à s’unir et à mettre au point un ultime plan de repli ne vécurent que pour assister au plus grand drame qui se soit jamais joué : la chute de Superman ! Devenus l’incarnation de cette Anti-Vie, l’Homme d’Acier et Wonder Woman provoquèrent la fin de la civilisation humaine sur Terre. Mais malgré cela, l’espoir subsiste toujours et son étincelle éclaire le chemin des naufragés dans le vide du cosmos…

 

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Joyeux Halloween 2020 en avance mes petits ! DCEASED c’est tout simplement la vision de l’univers DC dans une situation d’apocalypse zombie comme il en pleut depuis des années maintenant. Marvel, Image, les mangas… et maintenant donc, DC aussi. Au départ je ne pensais pas vraiment accrocher à ce récit, un parmi tant d’autres sur le même thème. Mais là où Marvel Zombies m’avait un peu pris la tête et, il faut bien le dire, dégoûté au sens propre, DCEASED fait preuve de bon goût et d’assez de retenue pour que l’histoire soit digeste… sans mauvais jeu de mots.

 

Les dessinateurs sont nombreux, je vais vous les lister ici : Trevor Hairsine, Stefano Gaudiano, James Harren, Laura Braga, Darick Robertson, Richard Friend, Trevor Scott et Neil Edwards. Les couvertures régulières sont signées par Ben Oliver dans un style très sombre qui plairait beaucoup à Tim Burton je pense ! Attaquons par ce que j’ai préféré dans cet album, les bonus, nombreux : toutes les couvertures alternatives thématiques, reprises d’affiches de célèbres films d’horreur, ou encore celles magnifiques du très talentueux Inhyuk Lee qui reprennent des moments-clés de l’histoire de DC. Francesco Mattina, inévitable, est également de la partie et ça en jette !

 

L’histoire ensuite, très logique, est écrite par Tom Taylor que l’on a déjà vu à l’œuvre sur la série Injustice – Gods among us tirée du jeu-vidéo du même nom. Taylor prouve une fois de plus qu’il connaît l’univers DC comme sa poche et qu’il sait merveilleusement exploiter les différents personnages, principaux ou secondaires. Attendez-vous à plusieurs gros chocs quant à l’utilisation de certains d’entre eux d’ailleurs !

 

Enfin, petite touche de V.F. oblige, Urban nous offrait à l’époque le choix entre quatre couvertures, la principale représentant Superman infecté. Venaient ensuite Batman, Wonder Woman, et le Joker, vers qui est allée ma préférence personnelle pour une bête question de jeu des couleurs. D’autres étaient encore disponibles pour Angoulême apparemment mais je n’ai croisé aucun visuel lors de mon achat, et du reste le combo vert/blanc/violet avec le rouge sanguinolent avait déjà emporté mon cœur.

 

Que vous dire de plus à part que sur presque tous les points c’est un essai bel et bien transformé et gagnant sur toute la ligne. Vous y trouverez pratiquement tout le monde avec un rôle si petit soit-il, et surtout une véritable porte ouverte vers une belle franchise. D’ailleurs, sachez qu’à l’heure actuelle la série-dérivée sur les super-vilains, DCEASED – Les infectés est déjà sortie, et que la suite officielle de ce premier tome est en route. Décidément, les zombies ont vraiment le vent en poupe depuis une grosse décennie, mais pour une fois je ne m’en plaindrai pas !

 

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 26 septembre 2020

Marvel - 1602 (Panini Comics - Novembre 2018)


En l’an de Grâce 1602, de terribles bouleversements climatiques agitent les cours du monde connu. Des catastrophes sans précédent se produisent un peu partout et l’on craint à juste titre que ce ne soit tout simplement la fin du monde…

 

La reine d’Angleterre, Elisabeth 1ère, va bientôt s’éteindre. Mais avant son trépas elle charge son plus loyal agent, Nicholas Fury, de résoudre ce mystère qui risque bien de provoquer l’Apocalypse. Accompagné de son fidèle assistant, Fury va mettre les pieds dans un monde dont il ne sait au fond que peu de choses. Dangereuses créatures issues des tréfonds de l’imaginaire délirant, personnages aux étranges pouvoirs, complots et trahisons en série… une chose paraît certaine cependant : l’avenir se jouera sur les rives du Nouveau Monde !

 

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Aussi étrange que cela puisse vous sembler, je n’ai pas grand-chose de plus à ajouter à mon résumé, tout simplement parce que cette histoire est juste parfaite si on la découvre sans spoiler des éléments-clés par inadvertance. Aussi vous me pardonnerez de rester volontairement mystérieux quant aux objectifs du récit et à son déroulement, il faut vraiment que vous puissiez le découvrir par vous-mêmes sans la moindre idée préconçue.

 

Parlons plutôt de l’album en lui-même. C’est le tout premier ‘’Marvel Absolute’’ que je me sois procuré, et vu le prix et surtout la taille c’est aussi certainement l’un des seuls que j’aurai jamais. Mais je suis loin d’être déçu, car cela faisait très longtemps que je voulais lire 1602 et ce format est parfait quoi qu’on en dise pour cette expérience ! On pardonnera à Panini quelques petites erreurs qui auraient pu être évitées avec une relecture méthodique.

 

Un Absolute, pour celles et ceux qui ne connaissent pas, c’est tout simplement une sorte d’énorme intégrale contenant la majorité de ce qu’il faut avoir lu autour d’une histoire, ici Marvel – 1602 de Neil Gaiman en l’occurrence. Il se présente sous la forme d’un album de belle taille et d’épaisseur plus que satisfaisante, avec une jaquette soignée et surtout un fourreau épuré qui met en valeur comme il se doit sans trop en faire. Juste la classe.

 

Quand Marvel, à l’aube des années 2000, débauche le prolifique et talentueux Neil Gaiman pour leur écrire une série exclusive, ils ne s’attendaient sûrement pas à l’ampleur qu’allait prendre cette histoire et à ce qu’elle allait déclencher. Il y a en général autant de fans que de détracteurs, soit on aime soit on déteste, en tout cas d’après l’auteur lui-même. Personnellement vous l’aurez compris, je suis dans le camp des adorateurs convaincus.

 

Avec le savoir-faire d’Andy Kubert aux dessins et un style unique qui marquera durablement le lectorat, Neil Gaiman nous plonge dans un univers que l’on croit bien connaître et qui pourtant nous surprend de page en page. Des personnages familiers de notre culture populaire deviennent ici de véritables merveilles d’inventivité tout en préservant leurs principales caractéristiques pour les rendre reconnaissables presque au premier coup d’œil. Il y a bien sûr quelques surprises ici et là, prévues pour ménager le public et son sens du drama.

 

Cette mini-saga en huit épisodes donnera naissance à tout un univers dont cet Absolute nous présente les séries les plus représentatives, consacrées aux Quatre Fantastiques ou à Spider-Man de cette époque reculée. Mais, aussi étrange que cela puisse paraître, je vous conseille de vous concentrer presque exclusivement sur la série d’origine, la seule écrite par Neil Gaiman et la seule qui, au final, vaille vraiment la peine. Les autres sont des compléments agréables et divertissants, mais n’arrivant honnêtement pas à la cheville du génie contenu dans l’originale.

 

Couverture sélectionnée pour le fourreau

 

Pour moi c’est un véritable coup de cœur sur tous les niveaux, et une merveilleuse découverte d’un auteur que je lis trop peu et d’un format on ne peut plus luxueux qui vaut largement le coût. Marvel – 1602 est un conseil de lecture que je ne saurais trop vous recommander malgré son prix initial, et sachez d’ailleurs qu’il est toujours disponible sur les plateformes d’achats en ligne et probablement dans certaines librairies spécialisées. A bon entendeur…

 

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

 


 

vendredi 25 septembre 2020

La V.O. du vendredi n°159 : Venom by Daniel Way - The complete collection (Marvel - Octobre 2018)


L’horreur s’abat soudain sur une petite base scientifique du cercle polaire Nord. Une créature insaisissable a été relâchée et a massacré tout le personnel présent sur place, avant de s’en prendre à une autre base, militaire celle-ci, et de reproduire le même schéma encore et encore. Il apparaît clairement aux rares survivants que la créature cherche à s’échapper de la zone polaire pour gagner un terrain habité et dense, où elle pourra à la fois se nourrir et se cacher.

 

Poursuivie par une organisation secrète ainsi que par un homme en noir apparemment indestructible, la créature atterrit finalement à New York après bien des péripéties, et se met activement à la recherche d’une personne bien précise, un être très particulier qui lui ressemble presque en tous points : Eddie Brock, alias Venom ! Son but est encore mystérieux mais sa capacité de nuisance est prise très au sérieux par le S.H.I.E.L.D. ainsi que les Quatre Fantastiques et jusqu’à Wolverine et Spider-Man !

 

Tout porte à croire que la créature est liée d’une façon ou d’une autre au symbiote d’Eddie. Toutes les forces en présence et à sa poursuite sont d’accord sur un point : il faut s’en emparer au plus vite pour s’en assurer le contrôle, soit dans le but de la détruire, soit dans le but de l’étudier voir de la protéger jusqu’à ce que son propre objectif soit atteint. Commence alors une véritable chasse au monstre dans les rues et les souterrains de la ville, tandis qu’une menace planétaire pèse sur l’ensemble de l’humanité.

 

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Qu’est-ce que l’on obtient en mélangeant un peu de The Thing de Carpenter, de Stargate SG-1 et de Terminator ou encore La mutante ? Réponse : le run de Daniel Way en 2003 sur la nouvelle série Venom de l’époque, du pur génie qui se laisse dévorer tout au long des 18 chapitres contenus dans cette intégrale. Les connaisseurs du genre science-fiction horrifique s’amuseront à déceler les multiples références plus ou moins bien cachées dans le déroulement de l’intrigue tandis que les amateurs découvriront tout cela avec un œil tantôt amusé tantôt stupéfait par la vigueur et l’énergie présentes dans ces pages grâce aux artistes Francisco Herrera, Sean Galloway, Paco Medina et Skottie Young qui donnent tout ce qu’ils ont dans un style assez cartoon qui rappelle furieusement Humberto Ramos par moments et qui fait vraiment des merveilles sur ce scénario haletant !

 

Personnellement j’ai adoré et je conseille totalement même aux lecteurs qui ne connaîtraient pas bien l’historique du personnage de Venom, pas besoin de toute la continuité tout vous est expliqué et dévoilé durant cette seule histoire, du moins tout ce dont vous avez besoin pour la comprendre. Mon seul regret : la fin. Elle est abrupte et coupe totalement le lecteur dans son élan, on en voudrait davantage mais à l’heure actuelle j’ignore totalement s’il y a eu une suite à ce run et si oui qui était aux commandes. Je chercherai en tout cas car ça m’intéresse vraiment de savoir et, peut-être, de pouvoir en lire un peu plus dans ce style si unique !