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lundi 30 octobre 2017

La question du lundi n°59 : Comment un film devient-il culte ?


Depuis la création du cinéma, une myriade de films a été réalisée un peu partout dans le monde. Des films de catégories différentes (humour, horreur, dramatique, comédie, etc.). Chacun de ces films peut aller du très mauvais au très bon en prenant en compte plusieurs critères ainsi que les goûts de chacun.
Toutefois, certains de ces films atteignent le statut de film culte. Des œuvres de référence qui dans la catégorie à laquelle ils appartiennent deviennent des œuvres incontournables. La question du lundi sera donc : sur quels critères peut-on se baser afin de définir un film culte ?

L'originalité d'une œuvre : Cette originalité peut se définir sur de nombreux points. Son scénario qui peut traiter de quelque chose peu banal, à titre d'exemple, on peut citer la trilogie culte des Retour vers le Futur qui traite du voyage dans le temps, un sujet qui n'est pas forcément simple, et qui s'adresse à tous les publics. La façon d'être filmé (en noir et blanc, jeu d'ombres et de lumières, ambiance atypique) peut servir à se distinguer des autres. La manière dont l'histoire peut être racontée comme la narration dans Pulp Fiction qui ne suit pas l'ordre chronologique des évènements. Un film culte peut se caractériser par sa capacité à innover et à renouveler le genre auquel il appartient.

L'influence sur la culture populaire, le fait que les gens parlent du film pendant et après sa sortie. Des répliques, des scènes cultes qui restent gravées dans les mémoires et qui identifient tout de suite le film en question. Cela peut s'exprimer également par le biais de parodie humoristique. Également, un film culte peut influencer par la suite des réalisateurs dans leurs œuvres.

Le contexte de l'époque de la sortie du film peut également permettre de donner à certains une portée plus significative et un impact important sur le public et ainsi contribuer à sa notoriété.

Il est également difficile de dire si des chiffres élevés au box-office reflètent ce statut que peut acquérir un film. Un exemple notamment avec le cas de Blade Runner qui a couté 28 millions de dollars et qui a réalisé une recette de 33,8millions de dollars, ce qui est loin d'être un succès alors que par la suite le film a acquis une réputation indéniable dans l'univers de la SF et a donné lieu
à une suite sur les écrans cette année.

Le fait qu'on prenne plaisir à revoir un même film, que l'on parle encore de celui-ci des années après, c'est ce qui permet aussi aux films cultes de garder ce statut. Il est également plus simple d'identifier un tel statut pour des films anciens alors qu'à l'heure actuelle avec la profusion de films et de blockbuster projetés sur les écrans, il n'est pas forcément aisé de savoir ce qui restera dans les mémoires ou pas. Ainsi si les épisodes 4, 5 et 6 de Star Wars sont des œuvres cultes, en sera-t-il de même pour les épisodes 7, 8 et 9 ? Seul le temps nous le dira.

Bon visionnage, lecture, jeux à tous et à bientôt !

lundi 9 octobre 2017

La question du lundi n°56 : Quelles sont les origines du vendredi 13 ?


En 2017, les mois de Janvier et d'Octobre ont en commun d'être les deux seuls mois à avoir un vendredi 13.
Ce jour bien connu des superstitieux peut être vu comme une période de chance ou de malchance.

La question du lundi se portera sur le sujet suivant : quelles sont les origines et les influences de cette date ?

Les origines la concernant sont multiples et le vendredi 13 résulterait en fait d'un mélange d'éléments.
Dans la Bible, la Cène comprend 12 individus, plus Judas le traître ayant livré Jésus, soit 13 personnes.
Le 12 est souvent associé à l'équilibre (les 12 signes du Zodiaque, les 12 mois de l'année, une journée correspond à 2x12 heures, etc.). Le chiffre 13 devient ainsi l'élément perturbateur, en trop, qui brise cette harmonie, d'où une connotation négative.

Quant au vendredi, le Christ aurait été crucifié un vendredi.

A noter également que Jacques de Molay, maître templier, a été arrêté le vendredi 13 octobre 1307, ce qui aurait conduit à la fin de l'Ordre.

La peur du vendredi 13, également appelée paraskevidekatriaphobie ; lors de cette journée, les superstitieux sont encore plus vigilants aux signes tels que les chats noirs, passer sous une échelle, etc.
Des gris-gris peuvent être utilisés pour conjurer le mauvais sort et s'attirer la chance : trèfle à 4 feuilles, fer à cheval, patte de lapin.

Le vendredi 13 est également une occasion propice pour les joueurs. Il n'est pas rare que pour les vendredis 13, il y ait des cagnottes spéciales mises en jeux notamment au loto afin d'inciter les personnes à tenter leur chance. Les vendeurs de ticket à gratter, loto et compagnie, enregistrent une hausse significative des chiffres lors de telles journées.

Vendredi 13, ou Friday the 13th en VO, est également le nom d'une célèbre série de films d'horreur avec son iconique représentant et tueur nommé Jason Voorhees. On peut dire que pour les malheureuses victimes, vendredi 13 est effectivement synonyme de malchance, ou plutôt de mort. La connexion entre cette date et le célèbre Boogeyman étant que celui est né justement un vendredi 13 Juin.

Le vendredi 13 peut être un jour comme un autre ou non selon nos croyances.
Il pourrait être amusant d'ailleurs de regarder à la fin du mois un film de la serie Vendredi 13 pour Halloween !

Bonne continuation et à bientôt !

samedi 9 avril 2016

Batman - Des cris dans la nuit (Urban Comics - Avril 2016)


Avant tout un grand merci à l'équipe d'Urban Comics de nous avoir proposé cet album, magistral et poignant à plus d'un titre, dont la lecture ne laissera personne indifférent.

James Gordon vient d'accéder au poste de commissaire de la ville de Gotham, et son quotidien est maintenant réglé avec précision par les décisions administratives et les consignes de la mairie. Pourtant, il ne peut s'empêcher de s'impliquer personnellement quand il se retrouve confronté à une série de meurtres violents aussi bien dans les quartiers pauvres que dans les résidences les plus aisées. Un seul témoin, une enfant muette depuis le meurtre de ses parents. Un coupable, un homme en noir qui terrorise la ville chaque nuit. Batman.
Le Chevalier Noir de Gotham opère en parallèle sa propre enquête pour remonter jusqu'à la tête pensante derrière un trafic de drogue qui sévit fortement en ville et qui fait de nombreuses victimes. Bien vite, les deux affaires se rejoignent et un point commun apparaît : la maltraitance des enfants. Une question se pose alors : est-ce vraiment Batman qui assassine des parents violents ? Et pour Jim Gordon, la question prend une autre tournure : est-il lui-même un parent violent et dangereux pour son enfant, en raison de son passé ?

C'est une histoire qui se résume assez mal en détail, il faut vraiment la découvrir par soi-même et aller jusqu'au bout de cette œuvre peinte avec brio et sans concession. Une lecture à conseiller vivement et pas seulement aux habituels amateurs de comics, mais bien au plus large cercle possible. Une lecture qui sensibilise sur des problèmes réels, urgents et gravissimes, que l'on rencontre partout dans le monde.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !