vendredi 11 septembre 2020

La V.O. du vendredi n°157 : Jirni tome 2 - New Horizons (Aspen Comics - Avril 2018)


Le voyage d’Ara à la recherche de sa mère se poursuit toujours, cette fois sur les océans nouveaux qu’elle découvre en faisant sa part de travail à bord du navire du capitaine Boro, qui l’a recueillie alors qu’elle était seule et à la dérive. Devenue une véritable force au sein de cet équipage de doux pirates, Ara s’entiche peu à peu du capitaine Boro qui lui raconte alors son histoire, édulcorée cependant. Bien sûr, Ara se garde bien de révéler sa vraie nature même à un individu aussi plaisant et charismatique.

 

Au fil du voyage, elle va apprendre à mieux connaître les gens qui l’entourent désormais et à savoir en qui placer sa confiance, et quelles lois respecter. En mer, beaucoup de choses sont amenées à changer, et la cruauté du commerce auquel se livre Boro n’échappera pas à Ara, qui reste sur ses gardes.

 

Quand ils atteignent enfin la merveilleuse cité de Montessa, fleuron de technologie avancée en ce monde, leurs chemins vont se séparer brusquement lorsque Ara découvre avec horreur la vraie nature des échanges que supervise Boro. Dès lors, et de façon inaltérable, sa confiance est brisée et elle préfère en rester là et reprendre sa route. Mais elle ne peut cependant rester indifférente au sort de celles qui seront embarquées sur le navire comme marchandises, aussi décide-t-elle de s’infiltrer parmi les jeunes esclaves et de faire le voyage avec elles pour en apprendre davantage et guetter la moindre occasion de les libérer.

 

Et c’est au cœur d’une noire citadelle où les pauvres jeunes femmes doivent être offertes en sacrifice à un vil magicien qu’Ara fera montre de tout son courage et de toute sa hargne au combat. Ne reculant devant aucun obstacle elle réussira à vaincre son nouvel ennemi, non sans une fois de plus se retrouver confrontée à la cruauté et à la noirceur de certains choix difficiles.

 

A présent que plus rien ne la retient, Ara reprend son voyage en solitaire, voguant à sa guise au milieu des nuages vers le soleil couchant, à la recherche de sa mère la reine Luna et de son ravisseur le terrible Torinthal. L’aventure se poursuit, vers des destinations inconnues et exotiques où la vérité sera peut-être enfin dévoilée sur la nature d’Ara et de ses pouvoirs, mais aussi de sa lignée. Quoi qu’il arrive, la jeune princesse devenue guerrière est bien décidée à ne jamais reculer face au danger !

 

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Ce second tome est encore un cran plus élevé en termes de qualité que le premier, ce qui n’était pas chose facile à réaliser. Ici Paolo Pantalena cède sa place de dessinateur au très talentueux V. Ken Marion, qui fait véritablement des merveilles avec un style assez proche du défunt maître Michael Turner, fondateur de la maison d’édition Aspen Comics. Je suis resté en admiration totale devant certaines planches et illustrations, comme par exemple la vue de la cité de Montessa ou bien encore la première fois que l’on rencontre les jeunes infortunées, ou encore Ara elle-même sous sa forme humaine. On retrouve vraiment les marques de cette école si particulièrement attachée aux détails et au visuel, sans pour autant laisser l’écriture en berne !

 

Justement, niveau scénario c’est toujours J. T. Krul qui nous raconte cette histoire incroyablement belle et fantastique, flirtant l’espace d’un instant avec les récits de piraterie à l’ancienne que l’on aime tout particulièrement. Tous les genres de la fantasy sont là, abordés et maîtrisés de bout en bout par un auteur sachant parfaitement ce qu’il fait et vers où il se dirige, accompagné par un dessinateur proprement génial à chaque nouvelle étape majeure.

 

Que dire de plus à part que j’adore Jirni, c’est le condensé parfait de tout ce que peut offrir Aspen Comics comme qualité à la fois de dessins et d’écriture, c’est une petite pépite de la scène indépendante du monde des comics et je suis vraiment ravi qu’une édition française arrive bientôt chez Alayone Comics, le label de Thomas Rivière, dont je vous ai déjà parlé dans le précédent article V.O. sur le premier tome. J’espère juste que pour le tome 2, quand viendra le temps de l’éditer lui aussi, le choix des couvertures disponibles sera un peu plus chouette car ce second volume possède des illustrations magnifiques qui feraient vraiment des couvertures admirables et très vendeuses.

jeudi 10 septembre 2020

Sexy Cosplay Doll tome 4 (Kana - Août 2020)


Gojô prépare avec ferveur les tenues de cosplay pour Marine et Juju, qui ont décidé de faire des photos en duo pour mettre en valeur leurs personnages favoris ! Ayant trouvé un studio idéal pour la séance, il ne reste plus que les derniers préparatifs avant le grand jour.

 

Mais les choses vont légèrement se compliquer quand la petite sœur de Juju, qui est également la photographe attitrée de celle-ci, finit par avouer à Gojô qu’elle aussi a toujours rêvé de faire du cosplay sans jamais oser franchir le pas. Notre tailleur vedette n’en attendait pas davantage pour se mettre de nouveau au boulot et confectionner un cosplay parfait pour cette nouvelle cliente passionnée.

 

Le jour-J, c’est donc trois cosplay qui sont finalement réalisés autour de la même œuvre, et la séance se déroule parfaitement bien malgré les réticences de Juju quant à se laisser aller. Au fond, le bonheur de sa sœur lui importe beaucoup et elle accepte ce nouveau partage avec un certain enthousiasme détaché.

 

Quant à Gojô, sitôt les vacances d’Été arrivées il prend enfin du temps pour lui et reprendre son activité première de confectionneur de tenues pour poupées traditionnelles… enfin ça c’était sans compter sur Marine bien entendu qui a déjà une nouvelle idée de cosplay en tête ! Mais quelque chose laisse à penser que cette fois, ce défi risque d’être un rien plus salé pour Gojô car le personnage visé est très dénudée… qu’importe, tout pour le bonheur de Marine et son sourire !

 

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Et voilà déjà le quatrième tome de cette série si détaillée et approfondie sur le monde merveilleux du cosplay. Tout ce que les amateurs et débutants ont besoin de savoir se trouve dans ces quelques pages, illustrées avec précision et passion par Shinichi Fukuda qui donne même de sa personne pour tester les techniques mentionnées. Au final, on apprend vraiment des tas de choses et l’intrigue amoureuse naissante entre Marine et Gojô reste secondaire par rapport à toutes ces informations précieuses et ces conseils avisés. Même si évidemment comme dans toute série tirant un rien sur le shojo, on a envie d’en savoir et surtout d’en voir davantage ! Une chance car la nature de seinen de ce manga nous permettra sans doute de développer de plus en plus cette relation à mesure que les deux principaux personnages passeront du temps ensemble.

 

Que dire de plus à part que cette lecture passe encore une fois trop vite, on en voudrait bien davantage à chaque tome et on a déjà pratiquement rattrapé la production V.O. au Japon, Kana fait un excellent travail dans cette collection ‘’Big Kana’’ qui jusqu’à présent ne m’a réservé que de bonnes surprises. Vivement la suite donc ! Attention cependant car le cosplay que vous découvrez sur cette couverture spoile directement la fin du tome et annonce le suivant assez clairement, ce qui gâte un peu le plaisir je trouve. Enfin, on ne va pas bouder non plus !

 

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 9 septembre 2020

Immortal Hulk tome 3 - Ce monde, notre Enfer (Panini Comics - Janvier 2020)


Hulk et toutes les personnes qui étaient présentes autour de lui au moment de l’ouverture de la mystérieuse Porte Verte se retrouvent désormais au cœur du plus profond des cercles de l’Enfer, un lieu de désolation totale où seul le Chaos le plus pur demeure. Affaibli par son combat face à l’Homme-Absorbant, Hulk tente de comprendre ce qui lui arrive et également d’atteindre la personne responsable de toute cette désastreuse aventure… qui n’est autre que le père damné de Bruce Banner !

 

Les combats font rage et de nombreuses figures du passé vont refaire surface, en visions ou en chair et en os, ou ce qu’il en reste en tout cas. Alors qu’une puissance colossale tente de franchir la Porte Verte dans l’autre sens pour pénétrer dans notre monde, avec l’aide de l’énergie gamma volée à Hulk, c’est finalement à Creel de jouer enfin les héros et de sauver la situation au bon moment.

 

Hulk et Banner sont donc bel et bien de retour dans la réalité primale, la nôtre, et ne font désormais plus qu’un à nouveau. Comme depuis quelques temps, Hulk ne sort que la nuit, tandis que le jour Banner tente tout ce qu’il peut pour se faire pardonner par la seule personne à lui porter encore un tant soit peu d’affection au monde, son ex-femme, Betty Ross. Mais partout où se rend Banner, Hulk et les problèmes le suivent à la trace, et Betty en fera rapidement les frais une fois de plus.

 

Et alors qu’un ancien allié revenu lui aussi d’entre les morts fait son apparition pour aider un Hulk ivre de rage à se calmer et à raisonner, d’autres personnes moins attentionnées s’apprêtent à réveiller quelque chose qui n’aurait jamais dû être exhumé…

 

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Troisième tome de la série Immortal Hulk signée Al Ewing qui confirme toujours son franc succès depuis le début, chapitre après chapitre, avec une sagesse et un savoir toujours plus profonds que le lecteur ne se laisse jamais de découvrir page après page. Des réflexions sur l’état de notre monde, sur la nature du Mal aussi, beaucoup de théologie simplifiée qui permet à chacun d’aborder des concepts nébuleux avec confiance et passion.

 

Au dessin nous retrouvons bien entendu Joe Bennett fidèle au poste pour conclure cet arc sur l’Enfer des rayons gamma, avec également la participation lors du dernier chapitre du dessinateur Kyle Hotz avec un style bluffant de réalisme et portant énormément d’émotion. On créditera également Eric Nguyen, même si très honnêtement Panini n’a pas trop l’air de savoir ce qu’il a pu faire dans cet album, en tout cas personne n’en parle dans l’édito. Dommage.

 

A noter pour les collectionneurs que Panini a changé la charte graphique et donc le visuel extérieur de la collection ‘’100% Marvel’’, on passe du gris moche et terne au blanc et rouge en vigueur actuellement avec les autres séries comme Fantastic Four ou X-Men. Mais rassurez-vous, ils ont bien fait les choses ce coup-ci et fournissent gratuitement avec ce troisième tome les jaquettes repensées pour les deux précédents, afin que votre belle collection ne soit pas dépareillée et fouillis. Un beau geste qu’il convient de saluer, d’autant que le troisième et dernier omnibus de Spider-Man – La saga du clone prévu pour Novembre va aussi nous offrir des jaquettes pour parer les deux premiers et ainsi rendre toute sa gloire à la collection des omnibus nouveau format. Comme quoi, Panini sait écouter ses lecteurs et corriger le tir quand il y en a besoin, et je suis ravi que la série Immortal Hulk qui semble tant vous plaire également soit la pionnière de cette nouvelle ère de communication !

 

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 8 septembre 2020

Marvels (Panini Comics - Janvier 2020)


L’histoire démarre à la fin des années ’30, alors que le monde occidental se remet à peine de la crise financière majeure et que l’Europe s’embrase dans ce qui deviendra la Seconde Guerre Mondiale. A New York on est encore loin de se douter de ce qu’il adviendra seulement quelques années plus tard, et l’insouciance de la jeunesse au travail a tôt fait de réconforter.

 

Phil Sheldon est un jeune photographe avec un œil très adroit et des rêves plein la tête. Il se voit déjà monter au sommet de sa profession, conquérir le cœur de la ville par de magnifiques photos et devenir un grand reporter de guerre, qui sait. Mais le Destin lui réserve une toute autre voie. En effet, Phil va être, par un heureux hasard, le principal témoin de l’apparition du tout premier surhumain : la première Torche Humaine. Un être synthétique capable de s’embraser au contact de l’oxygène, et qui déchaîne les passions sur son passage. Monstre, aberration d’une science profane, ou bien héros ignoré de tous ? La créature fait sensation, mais ce n’est rien encore à côté de ce qui va suivre…

 

Pendant des années, Phil Sheldon va assister avec le reste du monde commun à l’arrivée des super-héros, ces êtres absolument grandioses et hors du commun qui n’hésitent pas un seul instant à sauter dans la brèche pour protéger des vies innocentes, des vies comme la sienne. En tant que photographe freelance, Phil fait tout son possible pour se trouver au bon endroit au bon moment et immortaliser les plus grands instants de ces véritables titans des temps modernes. Des Quatre Fantastiques aux Avengers, personne ne lui échappe et il est véritablement fasciné par ses sujets.

 

Même lorsque le monde découvre avec horreur et effroi l’existence des mutants, ces créatures que l’on nomme déjà avec crainte homo superior et qui seraient destinées à remplacer l’espèce humaine telle qu’on la connaît, l’homme de bien ancré dans la conscience de Phil se refuse à prendre parti et à condamner ces infortunées créatures dont il a malgré tout lui aussi une peur viscérale.

 

Les années s’enchaînent, les héros apparaissent et disparaissent, les vilains se multiplient, le monde devient chaque jour un peu plus fou et ceux qui portaient aux nues les super-héros d’hier se prennent à les clouer au pilori le lendemain pour une raison ou une autre. Dans cette grande ville que plus rien ne semble capable d’étonner, comment résonnera l’annonce de la fin du monde ? Lorsque l’humanité est soudain confrontée à sa possible destruction imminente, à l’arrivée de cette entité cosmique appelée Galactus qui semble avoir déjà scellé le sort de notre planète, comment garder espoir ?

 

Et l’espoir, c’est justement ce que recherche Phil Sheldon au fil de sa carrière et de ses rencontres, de ses enquêtes et reportages. L’espoir qu’il puisse exister quelque part des hommes et des femmes de bien qui consacrent toujours leur vie à défendre les démunis, les simples mortels comme lui. Alors, s’il doit se confronter à la mauvaise réputation de Spider-Man pour tenter de l’innocenter d’un crime que Phil est convaincu qu’il n’a pas commis, qu’à cela ne tienne ! Mais la réalité de ce monde va rapidement se rappeler à notre pauvre reporter-photographe, une réalité bien sombre où l’on découvre que chacun peut tout à coup perdre ce qu’il y a de plus important, en une fraction de seconde, en un simple geste maladroit…

 

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Un scénario aux petits oignons de la part de Kurt Busiek, un vétéran de la continuité de chez Marvel, et surtout des peintures proprement sublimes signées d’un Alex Ross qui commence à se faire un nom, c’est ainsi que naît le projet fou appelé Marvels paru en 1994. Quatre chapitres de près de quarante-cinq pages chacun, plus un chapitre 0 qui fait office de porte d’entrée idéale pour tout nouveau lecteur comme pour les passionnés de toujours, et un épilogue sorti en 2019 qui redonne enfin un sourire et une note d’espoir grandiose à un récit qui, finalement, avait tendance à sombrer dans le pessimisme et l’amertume nés de l’impuissance d’un homme seul face à un monde partant de travers.

 

C’est une œuvre majeure des années ’90 et carrément au-delà de toute époque, qui nous raconte les apparitions des plus grands héros de l’univers Marvel depuis le point de vue très normal d’un homme normal faisant simplement son boulot de son mieux. Les super-héros deviennent alors de véritables titans, des légendes vivantes face à un objectif toujours très vif et précis, et les plus grands événements traversés depuis les années ’40 jusqu’à la fin des années ’70, vus par Phil Sheldon, simple photographe de presse, sont de véritables morceaux de l’Histoire avec un grand H.

 

C’est une lecture très fortement recommandée à tout amateur de récits poignants, sincères et singuliers, cherchant à aborder le thème des super-héros avec un œil neuf et en même temps très proche de n’importe quel lecteur. Marvels est bien davantage qu’un comic-book, c’est un témoignage du passage du Temps et des plus grandes heures de l’âge d’argent. Je conseille vivement à qui voudra, vous ne pourrez de toute façon pas lâcher des yeux le bouquin avant de l’avoir terminé. Et si tout va bien, vous verrez même certains personnages d’un autre œil, tout en complétant peut-être vos connaissances des premiers vrais comics pré-Marvel et Stan Lee.

 

Merci à Panini d’avoir sorti à nouveau ce récit dans un beau format revu pour l’occasion et complété par ce fameux épilogue où l’on se rend compte d’à quel point le style et la puissance graphique d’Alex Ross ne font que s’améliorer avec les années. Prenez-en de la graine et gavez-vous autant que possible !

 

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 7 septembre 2020

Batman Rebirth tome 11 - La chute et les déchus (Urban Comics - Janvier 2020)


Batman vient à peine de s’extirper avec difficultés de l’infernale machinerie qui lui faisait revivre en boucle ses pires cauchemars, et il réalise qu’il est retenu captif au sein de l’asile d’Arkham, contrôlé par Bane ! Pour en sortir, une seule solution : foncer dans le tas et affronter un par un les plus grands ennemis et adversaires que la Chauve-souris a pu rencontrer tout au long de sa carrière. Bane a soigneusement disposé ses pions sur le chemin du Détective, tandis qu’il l’observe en train de lutter pour retrouver sa liberté.

 

Et c’est un Batman affaibli mais libre justement qui regagne finalement Gotham puis la grotte, après avoir lancé un appel d’urgence à tous ses alliés. La famille répond présente mais alors que Batman leur explique la situation dans son ensemble, nul ne semble le croire véritablement. Bane a si bien joué que tout le monde se met à douter de la santé mentale du Chevalier Noir, au point de le rendre furieux de frustration.

 

Et c’est au Manoir Wayne que les choses vont se régler, en solo. Bane attend Batman de pieds fermes autour d’un bon repas, comme s’il était chez lui, et savoure tranquillement sa victoire. Après un combat assez court mais très intense, il laisse la Chauve-souris brisée de nouveau et aux mains de son allié du moment, le Batman de l’univers Flashpoint, qui n’est autre que Thomas Wayne. Bane va désormais se tourner vers le contrôle total de la ville afin de prouver une fois encore, une fois de plus et une fois pour toutes qu’il est bien meilleur en tous points que Batman pour ce rôle.

 

Thomas emmène Bruce dans le désert, sur un autre continent, à la recherche d’un endroit miraculeux qui lui permettrait de ramener sa famille, son foyer, à la vie et entier à nouveau. En chemin il ne manquera pas de dialoguer avec Bruce sur son sort et sur la vie qui l’attend à présent qu’il n’est plus Batman. Pour Thomas cela ne fait plus aucun doute, Bruce est cette fois non seulement brisé physiquement par Bane mais aussi psychologiquement par tous les jeux pervers par lesquels il est passé ces derniers temps. Batman n’est plus, c’est forcé, et il est grand temps à présent pour la famille Wayne de retrouver son unité et sa stabilité.

 

Mais quelque part au fond de lui, Bruce sait qu’il lui reste encore un espoir et une lueur de combativité. Le Batman n’est pas aussi perdu que l’on voudrait lui faire croire, et même si son ennemi a marqué un coup décisif dans la partie qui les oppose, il n’est pas encore totalement à terre et compte bien se relever pour lui faire face une dernière fois avec tout ce qu’il a !

 

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Onzième tome signé Tom King toujours pour cette série sous l’ère DC Rebirth, le scénariste poursuit sur sa lancée et en direction de l’affrontement final dantesque qui se prépare entre Bane et Batman pour le contrôle de Gotham. Mais il reste encore un peu de chemin à faire, aussi dans cet album nous voyons surtout les conséquences directes de la machine à cauchemars du tome précédent et également Thomas Wayne révéler ses véritables intentions à un Bruce qu’il croit brisé et malléable.

 

L’album en lui-même est très bon, j’ai même préféré cette lecture-ci à ce qui avait été présenté dans les deux tomes précédents, et on se prend vraiment au jeu en observant le Chevalier Noir lutter de toutes ses maigres forces face à un adversaire à sa mesure. Les différents artistes pour la partie visuelle se succèdent sans aucun mal et en parfaite coordination, rien à redire c’est beau c’est vivant et très actif pour le coup. En fin de tome vous aurez aussi droit aux différentes petites histoires de complément après chaque grand chapitre, qui vous en apprendront un peu plus au sujet du mental pas toujours d’acier de notre Batman.

 

Au scénario : Tom King, Ram V, Cheryl Lynn Eaton, Jordie Bellaire et Tom Taylor.

Au dessin : Mikel Janin, Jorge Fornes, Elena Casagrande, Jill Thompson et Brad Walker.

 

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !