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samedi 10 janvier 2015

Justice League tome 7 - Le règne du Mal, 2ème partie (Urban Comics - Janvier 2015)


Suite et fin de ce triptyque d'articles sur les récents tomes de la série Justice League chez Urban Comics, avec la sortie hier du septième tome qui contient la seconde et dernière partie de l'event Forever Evil. Votre serviteur s'est donc encore une fois fait violence et s'est démené pour se procurer, lire et analyser cet album afin de vous livrer l'article aujourd'hui et de clôturer, en une semaine de temps, le traitement de ce gigantesque événement de l'univers New52 qui promet de redistribuer durablement les cartes entre les divers protagonistes.

L'heure est grave. Les Ligues de Justice sont vaincues et portées disparues, séquestrées dans la matrice Firestorm prête à exploser d'un jour à l'autre. Le satellite de surveillance de la Ligue principale gît, brisé, sur le littoral de la côte Est. Les criminels sont libres et répandent le chaos dans toutes les grandes villes, à travers les États-Unis comme dans le reste du monde. Nightwing a été démasqué et emprisonné par le Syndicat du Crime à titre d'exemple pour tous ceux qui oseraient leur résister. Et ses membres règnent sans merci sur la planète, réduisant à néant les dernières poches de résistance et transformant le monde à leur image. Le seul espoir restant : Lex Luthor et son équipe de super-vilains rebelles, désireux de reprendre les rennes et de réussir là où les héros ont échoué, en triomphant et en anéantissant ce Mal étranger. Catwoman et Batman, seuls rescapés de leurs équipes respectives, se joignent alors aux ennemis d'hier et entreprennent de pénétrer dans les ruines du satellite pour libérer Nightwing et mener la contre-offensive contre le Syndicat. Mais ces derniers cachent encore quelques secrets douloureux, et tandis que nous découvrons le passé de chacun dans différents flash-back, les révélations sur le sort de leur propre monde ainsi que sur la nature de ce qu'ils ont rapporté avec eux sur le nôtre vont peut-être signer la fin de toutes choses... l'affrontement final est lancé, et le ciel se déchire sous la puissance des coups échangés, tandis qu'au sol se joue une ultime tragédie qui aura de lourdes conséquences sur le futur et bouleversera à jamais les statu-quo établis jusque là. Pour le meilleur ou pour le pire, le monde va changer !

Conclusion de Forever Evil donc avec les derniers chapitres de cette saga, toujours mélangés à ceux de la série Justice League principale, dont les numéros sont à nouveau intercalés et gérés avec brio par l'éditeur français, facilitant amplement la compréhension et le suivi de cette énorme histoire. Des répercussions immenses que nous retrouverons dès le tome suivant, un final spectaculaire et un épilogue plein de promesses alléchantes pour l'avenir, bref du tout bon pour moi qui suis conquis. Mon avis était assez mitigé durant la parution en format kiosque mensuel, mais comme je le disais pour le tome précédent avoir ici les chapitres principaux sous forme d'album améliore énormément le rendu final et le rythme du récit, qui devient extrêmement agréable et fluide. De l'excellent travail de la part de Geoff Johns à l'écriture, et un David Finch déjà plus en forme qu'au début qui illustre magistralement la bataille finale et toute la tension que ressent chaque personnage. Menée sur deux fronts principaux, Forever Evil parvient donc à rassurer et à rattraper les craintes et les doutes émis dès le commencement, et inaugure une situation jamais vue qui promet d'être assez intéressante à observer également, du moins c'est ce que l'on est en droit d'espérer !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 7 janvier 2015

Justice League tome 6 - Le règne du Mal, 1ère partie (Urban Comics - Novembre 2014)


Afin de ne pas trop vous faire attendre, votre serviteur a fait l'impasse sur sa doctrine ''chacun son tour et dans l'ordre de parution'' de ses lectures pour vous livrer dès cette semaine le petit article sur le sixième tome de la série Justice League, suite directe de la fin du cinquième, intitulé Le règne du Mal (Forever Evil en VO). J'espère que vous êtes contents !

Rien ne va plus, après le terrible affrontement qui a opposé les trois Ligues de Justice et qui s'est soldé par l'apparition sur notre Terre d'êtres venus d'une autre réalité, le Syndicat du Crime. Véritable reflet négatif de nos héros, les membres de ce nouveau groupe entreprennent très vite d'asseoir leur domination sur ce nouveau monde, entièrement à leur merci. Partout les états d'alerte pleuvent : la plupart des prisons pour super-criminels sont ouvertes et leurs pensionnaires libérés dans la nature par les membres de la Société Secrète, à la solde du Syndicat depuis toujours. Quant aux héros... ils semblent bien avoir été vaincus, et tous portés disparus. Un espoir subsiste encore malgré cela dans le cœur des derniers défenseurs de la planète, prêts à donner l'assaut malgré leur peu de pouvoir... mais le Syndicat assène alors un ultime coup d'arrêt. Nightwing, Richard Grayson, est vaincu, capturé et enchaîné, démasqué publiquement devant une horde de super-vilains hystériques, et maintenu en détention par ces nouveaux seigneurs du Mal, en guise d'avertissement à tous ceux qui tenteraient de s'en prendre à eux et à leurs agents désormais. Quoi qu'il advienne, il semble bien que le Règne du Mal soit arrivé. Plus de héros, plus de défenseurs de la justice, un monde livré au crime et à la violence, un monde défiguré par cette nouvelle puissance que rien n'arrête. Que faire, dans cette situation ? Peut-être faut-il à présent compter sur le vieil adage ''Combattre le feu par le feu'', et placer le sort de la planète et de toute notre réalité dans les mains de super-vilains tels que Lex Luthor, Black Adam, Captain Cold, qui entendent bien renvoyer le Syndicat d'où il vient, malgré les risques ! En l'absence de héros, c'est à eux que revient le rôle d'ultime ligne de défense, et la résistance s'organise alors très vite autour de ces leaders charismatiques. Né du mal, un nouveau genre de héros va-t-il voir le jour ?

Un sixième tome riche en nouvelles informations et qui redistribue presque complètement les cartes dans l'univers New52, puisque nous ne suivons plus désormais les aventures de nos super-héros habituels mais bien celles de leurs adversaires de toujours, devenus le dernier rempart de ce monde contre un Mal étranger et surpuissant. Plusieurs séries en parallèles permettent de suivre tout cela, mais ici nous nous intéressons plus particulièrement à la série Justice League elle-même et à la principale de cet event, Forever Evil, dont les quatre premiers chapitres sont contenus dans cette première partie VF. Deux scénaristes principaux, Geoff Johns et Sterling Gates, pour une flopée de dessinateurs parmi lesquels, tout de même, David Finch le vétéran (bien qu'un peu faiblard par endroits) et Ivan Reis l'étoile bien en place. Des styles très complémentaires, tant dans l'écriture que dans les dessins, on s'y retrouve totalement et le suivi de ces deux séries en même temps est extrêmement fluide et bien géré par Urban, qui a intercalé les bons chapitres aux bons endroits. Il devient presque inutile de connaître les autres séries annexes, publiées depuis ces sept derniers mois dans la revue spéciale Forever Evil. Le cœur et l'intérêt-même de cette aventure sont contenus sans problème dans ce tome, et le suivant à paraître tout prochainement.
Comme je le disais précédemment, il est malheureux que les événements du tome 5 soient finalement si anecdotiques en comparaison de ce qu'ils introduisent ici, mais le lecteur avisé doublé du fan initié saura rendre à tout cela la place bien méritée dans ses lectures. Toujours est-il que ça y est, nous sommes à présent dans le cœur de l'intrigue, au cœur des choses sérieuses comme on dit. Là où le suivi de ces séries en format kiosque pouvait paraître un peu décousu et ennuyeux, mou, il prend ici tout son sens en album relié centré sur les deux séries principales. Vivement la seconde (et normalement dernière) partie, que l'on sache enfin ce qu'il va advenir de nos super-héros préférés !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 27 août 2014

Aquaman tome 3 – La mort du roi (Urban Comics – Juin 2014)


Et voici ma seconde série coup de coeur du renouveau de DC Comics, Aquaman, de retour avec son troisième tome intitulé La mort du roi, scénarisé par Geoff Johns et dessiné presque entièrement par Paul Pelletier. La qualité est toujours au rendez-vous comme aux débuts, et l'on entre ici dans un récit largement à la hauteur de ce que la Justice League connaît depuis peu avant. J'ai écris la dernière fois que la série Justice League était le coeur des New52, mais dans ce cas la série Aquaman en constitue l'âme (avec deux autres à mon sens). C'est l'incarnation-même de la volonté de changement de l'éditeur pour ses personnages et ses différents univers, et la renaissance d'un héros au passé entaché de moqueries qui revient de loin et nous emporte à chaque nouveau tome dans ce qui semble bien être l'une des toutes meilleures séries de cette nouvelle ère. Petit point donc sur ce troisième opus toujours signé Geoff Johns, le grand architecte spécialiste pour redorer les blasons, et quels blasons !

Juste après les événements de l'arc Le trône d'Atlantide, la situation a grandement changé dans le monde. Les habitants de la surface ont découvert que le peuple des mers existe bel et bien, et a réalisé avec effroi qu'il est loin d'être amical. La tension monte depuis le conflit stoppé in-extremis par la Ligue de Justice et par Aquaman, aujourd'hui nouveau souverain de l'Atlantide, un souverain déchiré entre les deux mondes qu'il aime et auxquels il appartient tout autant. Rejeté par les Atlantes, pour certains encore trop attachés à leur ancien roi Orm aujourd'hui déchu ; craint et même haï par les terrestres de la surface, Arthur aura bien du mal à concilier les intérêts des deux camps et à instaurer une ère de paix pour panser les blessures. D'autant qu'il faudra compter avec des contrebandiers humains ravis de mettre la main sur des armes Atlantes ainsi que des spécimens vivants pour les revendre à prix d'or, ainsi que sur les tensions internes au royaume sous-marin encore en deuil. Tandis qu'un complot se fomente au sein de la garde du roi pour se rendre en surface faire évader celui que l'on appelle désormais Ocean Master, Orm, Arthur devra faire face au retour d'une très ancienne menace pour l'Atlantide, un être issu du fond des âges et déterminé à reconquérir par la force tout ce qui jadis porta sa marque, fut sa création et sa fierté, avant de lui être arraché par des traîtres qui détruisirent son héritage... des traîtres auxquels Arthur, sans le savoir, serait directement lié ! Le Roi Mort s'éveille enfin de son long sommeil au coeur des glaces, et nul ne saurait endiguer sa fureur ni réchapper de son courroux. Le plus grand défi qu'aura jamais eu à relever Aquaman est à présent devant lui, sans aucune échappatoire, et il en va non seulement de l'avenir de l'Atlantide mais également du reste des Sept Mers, royaumes légendaires eux-aussi condamnés à subir la vengeance de celui qui dans les temps les plus anciens fut le Premier et le plus grand Roi de tous les Océans...
Et pour couronner le tout, le monde de la surface est lui-aussi livré au chaos et à la désolation depuis qu'une mystérieuse organisation a fait s'évader la plupart des dangereux criminels surhumains incarcérés dans les prisons de haute sécurité telles que Belle Reve, et que les autres super-héros semblent avoir disparu après une bataille aussi titanesque que secrète, laissant le monde aux mains des forces du mal. L'avenir le plus sombre s'annonce alors, et il faudra un roi éclairé et fort pour unir les ennemis d'autrefois face à une menace bien plus grande encore !

J'ai lu ce tome sans m'arrêter une seule fois, totalement captivé par l'histoire. Aquaman n'est pas le seul personnage a avoir vu sa cote augmenter grâce à cette nouvelle série, puisque l'on peut d'ores et déjà considéré que Orm, son demi-frère, bénéficie lui-aussi d'un immense soutient des fans. Leur relation ainsi que le contexte dans lequel ils évoluent me fait d'ailleurs grandement penser à Thor et à Loki, du côté de la concurrence. Un duo qui a largement su séduire !
Au scénario je l'ai dis, Geoff Johns toujours aussi puissant et inspiré, qui nous revisite toute la mythologie du monde d'Aquaman avec brio et intelligence, on se croirait devant un film magistral à la hauteur de Man of Steel par exemple (d'ailleurs petit espoir personnel, si le futur film Aquaman, si jamais il existe un jour, pouvait chercher son inspiration du côté de ce run et de ces premiers arcs, je pense que ce serait une merveilleuse idée !). Quant au dessin de Paul Pelletier, il parvient à nous faire pratiquement oublier Ivan Reis, c'est une sacrée performance qu'il faut saluer ! Les décors sont magnifiques, chaque planque et presque chaque case est une oeuvre d'art en soi, tant on constate le travail et le soucis du détail, pour nous plonger dans un monde étranger et féerique pourtant pas si éloigné du nôtre, avec tout le génie que j'ai pu décrire pour Le trône d'Atlantide. Aquaman a su prouver depuis trois ans à présent qu'il fallait compter avec elle, et cette série est encore loin de nous avoir dévoilé tout son jeu et toutes les surprises qu'elle nous réserve. Je ne tiens presque pas en attendant le quatrième tome, qui s'annonce aussi grandiose et imposant pour la continuité des New52 que les précédents et particulièrement celui-ci. Un vrai coup de coeur pour ma part, et je le recommande chaudement !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !