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vendredi 13 septembre 2019

La V.O. du vendredi n°132 : Magneto tome 2 - Reversals (Marvel - Février 2015)


Alors qu'il remonte la piste d'une filière de trafic d'hormones de croissance mutantes, Magneto tombe sur une véritable horreur : des mutants sont capturés et contraints de se battre jusqu'à la mort dans des cages et des arènes contre des dévoreurs de mutants, ces Prédateurs-X impitoyables et affamés. Se laissant prendre afin de mettre un terme à tout cela, Magneto laisse libre cours à sa colère et fait tomber le juste châtiment sur ceux qui profitaient de ces lugubres animations. Mais, épuisé par l'effort, le terroriste mutant devenu assassin vengeur bat en retraite juste à temps avant que les agents du S.H.I.E.L.D. sur ses talons ne remontent jusqu'à lui, tout en laissant sa petite signature personnelle sur les lieux du massacre. Un seul rescapé est à compter dans les rangs des trafiquants, un biochimiste ayant perfectionné le sérum à base d'hormones mutantes et que Magneto entend bien obliger à créer un sérum suffisamment puissant pour lui rendre la pleine mesure de ses pouvoirs d'antan, désormais bien loin de ce qu'ils étaient à leur apogée.
Mais ce plan ne verra pas le jour tout de suite, car une nouvelle affaire se présente en urgence pour l'ancien Maître du Magnétisme, une affaire qui le touche tout particulièrement et personnellement comme aucune autre. Crâne Rouge a investi les ruines de Genosha, l'ancienne île servant de sanctuaire aux mutants du monde entier cherchant refuge sous le règne de Magneto, et en a fait un véritable camp de concentration pour mutants et Inhumains à grande échelle, dans lequel toutes ces imperfections génétiques sont entravées et réduites à l'esclavage tandis que le plus grand nombre meurt dans les fours ou sous les bistouris des sadiques en mal de reconnaissance. Évidemment cette situation intolérable rappelle aussitôt son sombre passé à notre anti-héros, qui se jure dès lors de tuer Crâne Rouge et de libérer son peuple quoi qu'il en coûte. Mais ayant sous-estimé la puissance de son ennemi, Magneto est capturé et torturé jusqu'à ce que des renforts ne parviennent à le retrouver in extremis et à le libérer juste à temps. Pour lui, c'est une expérience véritablement terrifiante à subir car il est plongé au cœur de ses traumatismes et de tout le mal qui a pu grandir en lui durant toute son existence, malgré la résistance de son esprit. Crâne Rouge a même dépêché sur place un ancien commandant du camp Nazi d'Auschwitz que connaît très bien Magnus, venu tout spécialement pour torturer son ancienne victime. Mais sitôt libéré de ses entraves, la décision de Magneto de tuer Crâne Rouge libère également le terrible pouvoir du Onslaught Rouge qui déclenche une véritable Guerre Mondiale de la Haine, contre laquelle même les plus grands héros du monde font pâle figure. Magneto a alors une idée de génie : puisque les héros ne font pas le poids et sont ciblés tout particulièrement par leur ennemi et ses nouvelles Sentinelles, il va falloir réunir plusieurs vilains de gros calibres et imprévisibles sur le terrain pour leur prêter main forte et faire ce qui sera nécessaire ! Les événements d'Axis sont en marche, et le monde entier s'apprête à changer, à commencer par Magneto lui-même qui vient d'apprendre une dure leçon de vie...

Le second tome de la série Marvel Now! sur Magneto s'achève donc sur le début du cross-over Axis, qui était il faut bien le reconnaître maintenant vraiment pas terrible... mais qu'importe, le point de vue central de l'histoire est celui de Magneto alors en proie à la tourmente et aux tortures infernales de son ennemi et de ses anciens cauchemars revenus le hanter. Une plongée très intéressante dans le passé du mutant vengeur, qui fait bien sûr écho au magnifique chef-d’œuvre qu'était Magneto – Le testament et qui nous proposait les véritables origines non voilées du Maître du Magnétisme, son enfance dans les camps Nazi tout particulièrement. Ce tome 2 est donc un peu plus personnel que le premier et a la lourde tâche de lancer Axis et d'en mettre les principaux personnages sur les rails, ce qui n'était pas franchement heureux je dois dire mais apparemment nécessaire pour débloquer d'autres situations par la suite.
Bref, Magneto par Cullen Bunn continue sur sa lancée de qualité, le dessin n'est pas excellent mais suffisamment efficace et parlant pour aller droit au but et faire l'essentiel du travail, et le lecteur n'aura pas trop de mal à suivre le périple de son anti-héros tout en espérant qu'un jour prochain il puisse enfin redevenir celui qu'il était auparavant.

mercredi 3 février 2016

Fear Itself – Deadpool & Compagnie (Panini Comics – Janvier 2016)


Un album, quatre histoires complètes autour du maxi-événement de 2011 chez Marvel, Fear Itself. Ici nous retrouvons les séries Deadpool, Spider-Man, Uncanny X-Force et Wolverine dans quatre histoires courtes en trois chapitres chacune, dans lesquelles nos héros luttent sans relâche ni repos contre la peur qui s'étend sur l'ensemble de la planète. Si certains comme Spider-Man et Wolverine défendent envers et contre tout les innocents et la bonne ville de New York, il en est d'autres qui, à l'instar de Deadpool, voient ici une occasion de s'enrichir en manipulant le plus stupide des super-vilains et en lui faisant mettre à sac une petite ville de campagne avant de tenter de l'arrêter pour toucher une prime mirobolante. Bien sûr, encore faut-il que le plan se déroule sans accroc, car avec un vilain aussi bête que le Morse, rien n'est jamais sûr et il se pourrait très vite que le plan de Wade Wilson se retourne contre lui !

Quatre histoires pas forcément géniales, inégales ça c'est certain, mais qui ont comme intérêt de montrer ce qu'il advient des héros de ''terrain'' durant le conflit contre le Serpent et ses Élus. Des héros plus urbains comme Spider-Man, en passant par des équipes non-officielles comme les membres d'Uncanny X-Force, mais surtout Deadpool bien entendu. Le mercenaire est à l'honneur deux fois dans cet album au final, par sa propre série et par celle de X-Force, dont il est membre. D'ailleurs, pour lui comme pour Wolverine une question se pose : comment peuvent-ils être à deux endroits en même temps durant le même laps de temps et le même événement ? Une question à laquelle les éditeurs ont renoncé à répondre depuis longtemps. Quoi qu'il en soit, c'est bien Deadpool que Panini a souhaité mettre en avant avec cet album, et on se demande bien pourquoi n'est-ce pas ? N'y aurait-il pas un film programmé sur lui ce mois-ci ? Ça n'est pas dérangeant en soi, mais son histoire au moment de Fear Itself est loin d'être la meilleure, on pourrait lui préférer largement celle de Spider-Man ou celle de Wolverine. Centrer et vendre l'album sur ce seul personnage parce que le film arrive et qu'il faut sortir des histoires Deadpool partout, c'est moyen je trouve. Enfin, on est pas déçu du voyage c'est l'essentiel et on rit suffisamment grâce à Wade Wilson et son humour inégalable. Mais la prochaine fois, Panini, essayez de sortir ces petites histoires dans une petite collection chacune, plutôt que toutes dans un Deluxe. Ça permettra au lecteur de choisir ce qui lui plaît et l'intéresse vraiment dans le lot.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !