Affichage des articles dont le libellé est super-vilains. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est super-vilains. Afficher tous les articles

lundi 13 juillet 2020

X-Men : Black - Les vilains mutants (Panini Comics - Octobre 2019)


C’est un album un peu particulier que celui-ci, qui mérite donc une présentation toute particulière elle aussi. Pas de résumé cette fois, simplement une introduction pour tenter de vous faire comprendre le principe. C’est parti !

En 2018, Marvel demande à certains de ses meilleurs artistes de revisiter quelques personnages emblématiques de la gamme des mutants, et en effet qui peut se targuer d’avoir offert autant de personnages iconiques depuis près de 60 ans ? Spider-Man ? Certes.

C’est ainsi que, pour en revenir à nos mutants, les scénaristes et dessinateurs engagés pour cette œuvre ont décidé d’écrire tout bonnement non pas sur les héros que tout le monde connaît, mais plutôt sur leurs vilains, les méchants, les ennemis ! Ainsi, à travers cinq petites histoires consacrées chacune à un vilain différent, nous allons nous balader et tenter de mieux cerner les esprits parfois dérangés parfois tiraillés de ces véritables cadors de la mutanité.

On commence avec Magneto, qui de mieux pour nous plonger d’office dans le grand bain et nous offrir du grand spectacle avec des valeurs sûres ? Puis c’est au tour du moins connu mais non moins terrible Mojo de faire son grand retour sur scène en essayant de tuer ses adversaires de toujours et de faire grimper l’audimat tout en cherchant… l’amour. Ensuite, une virée dans le quotidien d’un assassin de haut vol avec Mystique, en mission spéciale pour sauver une jeune mutante mais surtout pour retrouver des données très sensibles qu’elle a hâte d’exploiter pour semer le chaos. Petit détour par la case conscience interne du Fléau qui tâche de redevenir lui-même, et on termine par la soif de conquête d’Emma Frost en guerre ouverte contre le Club des Damnés, avec l’aide des X-Men de Malicia !

Oh, mais attendez… ce n’est pas fini ! Eh non, à la fin de l’album vous trouverez cinq chapitres plus petits qui ensemble forment un récit plus grand sur le redoutable tyran Apocalypse en personne, confronté à son pire cauchemar : une chute le long de l’échelle de l’évolution ! Rien que pour cette surprise très agréable et inattendue, merci à Panini de nous avoir fourni un album aussi complet et aussi bien édité dans la gamme pourtant moyenne des ‘’100% Marvel’’.

Beaucoup d’auteurs pour des récits pas toujours très bien inspirés ou passionnants, mais qui sont tous à leur façon instructifs et nous permettent de mieux comprendre ces personnages que l’on a appris pendant des années à craindre et à carrément détester pour certains (Emma…). Les meilleurs morceaux sont évidemment ceux réservés à Magneto et à Apocalypse, même si ce-dernier doit se contenter de la place de bonus de fin. Enfin, pas évident de faire un vrai classement car tout est fort sympathique à suivre et les dessins sont bons voir très bons, rien à redire ou plutôt à reprocher, beaux efforts de la part de toute l’équipe.

L’équipe justement, voici les scénaristes : Chris Claremont (excusez du peu), Scott Auckerman, Seanan McGuire, Robbie Thompson, Leah Williams, Zac Thompson, Lonnie Nadler.

Les dessinateurs, quant à eux : Dalibor Talajic, Nick Bradshaw, André Lima Araujo, Marco Failla, Shawn Crystal, Chris Bachalo, Geraldo Borges.

Vous l’aurez compris, c’est un ensemble de récits un peu en dehors de toute continuité, bien que se situant idéalement tous vers les histoires que vous avez pu lire entre 2017 et 2019. Mais même s’il y a quelques références précises à des intrigues des séries principales, vous pouvez sans mal lire cet album et ces dix chapitres, sans vous inquiétez de leur juste place au milieu de toute la production mutante. Un bon road-trip chez les vilains, que je conseille à tout le monde, connaisseurs comme amateurs !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 18 mai 2020

Joker - L'homme qui rit (Urban Comics - Septembre 2019)


Gotham City, une ville sombre où un justicier encore plus sombre fait régner la loi et l’ordre conjointement avec les forces de police. Celles qui ne sont pas corrompues, du moins. Cette cité a déjà vu son lot d’horreurs par le passé… mais le pire reste encore à venir.

La découverte d’un véritable charnier dans un entrepôt abandonné met la police à rude épreuve. Chaque corps est atrocement défiguré en une sinistre parodie de sourire, la beau blanchie. Selon le Batman, quelqu’un se serait entraîné à maîtriser une sorte de poison pour tuer tous ces gens, mais dans quel but ? La question ne restera pas longtemps en suspend car l’assassin se fait soudain connaître de tous via la télévision. Celui que la presse surnomme bien vite le Joker, à cause de sa peau blanche et de son sourire figé, annonce à tous les citoyens de Gotham une série de meurtres à venir parmi les plus riches dignitaires de la ville, dont Bruce Wayne entre autres.

Très vite c’est la panique qui prend le dessus et Batman et la police sont au coude à coude pour résoudre cette affaire avant que les cadavres souriant ne s’accumulent. Pour le plus grand détective du monde, il y a forcément une logique derrière toute cette débauche de folie, une raison qui pousse le Joker à tuer de cette façon. En remontant le fil, Batman s’apprête à faire la rencontre de son pire ennemi et à sauver la ville d’un horrible meurtre de masse.

Dans la seconde partie de l’album, nous retrouvons la police de Gotham aux prises avec un sniper qui envoie un compte à rebours avant chacune de ses victimes. Très vite le tireur se révèle être le Joker, qui terrorise la ville entière en piratant les systèmes informatiques pour délivrer son sinistre message. L’enquête piétine et les quelques interventions publiques du Batman n’aident pas vraiment les inspecteurs à cerner le criminel. Le règne de terreur du Joker, à quelques jours de Noël, va chambouler toutes les sphères de Gotham et plonger la cité dans le chaos si rien n’est fait pour le contrer…

---

Cet album compile deux histoires, la première étant une réécriture de la première apparition du Joker à Gotham et de son crime le plus célèbre à l’époque. Les auteurs y ajoutent des éléments plus modernes afin que le récit soit, en quelques sortes, intemporel et puisse être lu et compris par tout le monde, ce qui est une plutôt bonne idée. Le dessin va à l’essentiel, on sent l’hommage au Batman – Année Un de Frank Miller par exemple et c’est vraiment bienvenu, comme une sorte de suite.

L’autre récit est tiré des albums de la série Gotham Central des années 2000 qui se focalisait sur les actions de la police de la ville en parallèle de certaines enquêtes de la Chauve-Souris. Cet extrait traite lui aussi du Joker et de son rapport à la ville et à ses grandes têtes, et l’on constate bien vite tout comme les personnages principaux que la police n’est là que pour servir de spectateurs au combat acharné que se livrent le Joker et Batman avec Gotham comme terrain de jeu. On ressent vraiment le désespoir de ces inspecteurs qui sont dépassés par ce qui arrive et qui en viennent, parfois, à douter et à franchir certaines lignes pour trouver des réponses. C’est plutôt brillant mais la façon de raconter, la narration, est vraiment différente des histoires habituelles de Batman, ce qui peut dérouter.

L’homme qui rit est un récit emblématique et fondateur du mythe du Joker, et Urban a eu une riche idée en le publiant l’an-dernier dans ce volume. Quant à Gotham Central, si vous aimez le ton et l’ambiance très sombres de cette série sachez qu’elle est disponible chez Urban également en trois tomes il me semble et que vous y verrez passer certains des plus grands méchants de l’univers du Chevalier Noir, du point de vue des forces de police toujours.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 15 mai 2020

La V.O. du vendredi n°152 : Venom - Tooth and claw (Marvel - Septembre 2018)


Nous débutons ce volume par une histoire mettant en scène notre symbiote préféré, Venom, associé à Wolverine dans la traque d’un dangereux mutant capable de changer d’apparence ! Le mutant en question ayant grandement énervé nos deux affreux, il a peu de chances de s’en tirer, encore faut-il que Venom comme Wolverine soient capables de modérer leur mauvais caractère pour faire équipe suffisamment longtemps et survivre à une chasse à travers le tissu extra-dimensionnel.

Juste après, Eddie Brock et son autre auront affaire à toute une unité d’élite du SWAT qui le traque jusque dans les égouts pour le mettre en état d’arrestation. Venom n’étant à ce moment pas au mieux de sa forme, il finit par être capturé et trainé en justice pour le meurtre supposé d’un policier durant ses premiers temps, ainsi que tout un tas d’autres charges. N’ayant pas les moyens de s’offrir un avocat, Eddie risque la peine capitale… mais Matt Murdock, alias Daredevil, compte bien s’interposer ! Le procès est intense, avec l’intervention pour la partie civile de Carnage lui-même comme témoin. Le psychotique a bien vite fait d’inventer une histoire sordide à propos de son ancien colocataire de cellule, mais Murdock flaire aussitôt le mensonge et le prouve dans la foulée. Carnage s’énerve alors suffisamment pour que le bêtabloquant dans son organisme ne puisse plus faire effet et son symbiote s’invite lui aussi à la partie ! Venom intervient à son tour, et c’est une massive et musclée interruption du procès qui a lieu, avec l’arrivée du SWAT à nouveau et deux super-héros en plus, puisque Spider-Man est lui-même venu témoigner en faveur de la défense ! Sitôt le combat achevé et Carnage replacé en détention d’où il n’aurait jamais dû sortir, la Cour se voit notifier par le Gouvernement la suspension définitive des poursuites contre Venom, s’il accepte de redevenir Eddie Brock devant tout le monde et s’il accepte surtout de suivre un mystérieux agent de l’État qui semble avoir une belle proposition à lui faire…

C’est désormais chose faite et actée : Venom devient un agent secret au service des États-Unis ! Ses premières missions sont, évidemment, des bains de sang monstrueux et cela donne matière à réfléchir au commandement, qui décide de lui implanter une bombe dans la poitrine pour le tenir en respect. La prochaine mission est en effet des plus délicates… il faut qu’Eddie Brock aille livrer personnellement une rançon faramineuse à un savant-fou de l’ex-Union Soviétique qui menace de répandre une toxine mortelle dans l’atmosphère. Eddie parvient à s’introduire dans la base ennemie sans grande difficulté mais sa couverture doit sauter très rapidement car le Dr. Yes confirme les pires craintes des généraux. Le seul moyen de le vaincre est d’envoyer une tête nucléaire droit sur sa base ! Venom a donc le droit de se lâcher comme jamais et de se frayer un chemin vers la liberté juste avant l’explosion, mais il vient de se créer un redoutable ennemi qui ne manquera pas le prochain rendez-vous…

Dans un petit interlude nous suivons un Eddie Brock d’un autre temps, un jeune journaliste idéaliste qui désire plus que tout montrer la Vérité à ses lecteurs, dans un monde où celle-ci n’a que peu de valeur. Lorsqu’il tombe sur une entité extraterrestre semant la désolation sur son passage, Eddie n’attend pas un seul instant et fonce au-devant du scoop, mais ce sera une douche bien froide qui le réveillera. L’humanité n’aime pas ce qui la dérange, ce qui la choque, encore moins sur sa propre planète. Le scoop d’Eddie est enterré, ainsi que son sens moral.

Nous retrouvons ensuite notre cher Venom pour une nouvelle mission des plus délicates, confiée par les huiles du Gouvernement. Il doit rester incognito et protéger de son mieux un dictateur Sud-Américain venu à New York pour dévoiler au monde entier sa profession de foi et sa vertu. En effet, l’homme clame avoir changé et être conscient des crimes qu’il a pu commettre, et surtout qu’il a la volonté de changer tout cela. Bien vite cependant son passé le rattrape et une bande de terroristes s’en prend à la foule rassemblée dans l’église où se déroule son discours. Venom doit intervenir pour le sauver avant que ça ne tourne mal… mais quand le Ghost Rider en personne s’en mêle, il va forcément y avoir de la casse ! On découvre alors que les apparences sont très souvent trompeuses et qu’il faut bien faire attention à la personne en qui on place sa confiance…

Puis, une nouvelle mission est fixée à celui que l’on peut appeler l’agent top-secret Venom : faire en sorte que Jonah Jameson ne sorte pas un article très défavorable dans son journal, le Daily Bugle. Mais il est possible que Venom ait mal interprété le jargon du monde de l’espionnage, car sa solution est radicale : il va tuer Jameson ! Heureusement, Spider-Man se trouvait au bon endroit et au bon moment… mais pas en grande forme. Peter se remet tout juste d’une maladie, affaibli, et il doit non seulement sauver la peau de Jameson mais aussi combattre Venom de toutes les forces qu’il lui reste s’il veut empêcher un assassinat pur et simple. Devenant lui-même la cible de Venom, Spidey pourrait bien ne jamais s’en sortir… jusqu’à l’intervention de Mary-Jane qui détourne l’attention de Venom juste le temps qu’il fallait pour que son mari reprenne des forces et ne se lance à fond dans la bataille ! Pendant ce temps l’agent Smith, le superviseur de Venom, prend Jameson en main et le met en sécurité. Venom sort de l’affrontement avec difficulté, ayant bien failli y rester pour de bon face à un Spider-Man déchaîné. Apparemment, le Gouvernement aurait tout intérêt à revoir le contrat passé avec Eddie...

Enfin, dans les trois derniers chapitres de cette compilation, nous assistons à l’affrontement final entre Venom et Spider-Man ! Alors que Venom allait être exécuté par ses anciens commanditaires, après le fiasco de l’affaire Jameson, il parvient à s’échapper et remonte à la surface, juste à temps pour tomber sur une parade dont il prend la tête pour dévoiler au monde entier les secrets du Gouvernement en direct-live. Spider-Man arrive quant à lui juste après l’armée et les forces spéciales, mais personne ne semble en mesure d’arrêter Venom, ivre de rage comme jamais. Spidey se jette alors dans la bataille, mano a mano, un face à face terrifiant avec l’un de ses pires ennemis, qui ne pourra se solder que par la disparition totale de l’un d’eux. Peter sait que c’est peut-être un aller simple, mais il n’a pas le choix et il met toutes ses forces en jeu… pour réussir enfin à mettre Venom K.O. pour le compte. Grâce à lui, le symbiote est totalement détruit et Eddie Brock emmené en détention pour être jugé, cette fois, jusqu’au bout. Ainsi en a-t-on fini avec le terrible Venom…

---

Ou pas. En effet, même si le petit mot à la fin de l’album nous laisse penser que c’était bien le chapitre final de l’épopée de Venom chez Marvel, il y a toujours une petite note d’espoir pour les fans du personnage. Le symbiote a déjà été déclaré mort par le passé et est pourtant toujours revenu vers Eddie. Tant que celui-ci est en vie, quelque part, il existe un risque que Venom ressurgisse. Et si ce n’est pas forcément aux commandes de sa propre série comme auparavant, ce sera en tant qu’ennemi redoutable pour le Tisseur !

Cette dernière compilation des aventures de Venom dans les années ’90 (1997 pour être précis) nous entraîne donc dans différentes directions. Au début je dois l’avouer j’ai encore eu beaucoup de mal avec le style bien trop caricatural de Joe St. Pierre, que je trouve très laid et inharmonieux. Mais ensuite, les dessinateurs font des progrès pour rendre le scrip de Larry Hama plus agréable à l’œil, ce qui n’est pas peu dire. Ma partie préférée commence avec l’affaire Jameson, mais évidemment le plus beau morceau revient sans aucun doute à l’affrontement final avec Spider-Man dans les rues de New York scandalisées et effrayées. C’est vraiment l’un des meilleurs styles de dessin que l’on peut trouver à cette période chez Marvel comme chez les indépendants, ça frise le niveau de l’époque de Michael Turner. Grand merci à Mark Pajarillo pour ces efforts qui rehaussent considérablement le niveau.

J’ai vraiment apprécié cette dernière partie, et même si évidemment on connaît tous la suite des événements (évidemment que Venom n’allait pas disparaître comme ça voyons…) c’est un bon point final à ses aventures en solo. La période choisie est aussi très importante : en 1997, la plupart des super-héros sont portés disparus, pour ne pas dire considérés comme morts, après le désastre mondial de Onslaught. Les mutants ne sont pas vraiment portés dans le cœur des gens normaux à ce moment-là, donc il reste peu de vrais héros encore en fonction. C’est justement le bon moment pour un vilain comme Venom pour passer du bon côté de la loi, ou du moins essayer avec un peu de casse au passage. Heureusement, on finit par voir clair dans cette histoire et le vrai héros apparaît pour mettre fin à cette mascarade.

Mascarade qui, pourtant, était purement visionnaire déjà à l’époque. Rendez-vous compte, en 1997 nous avons déjà eu un Agent Venom, bien avant que Flash Thompson ne récupère le symbiote et ne serve les États-Unis à son tour comme élément paramilitaire. Au final, rien de ce que nous avons pu lire ces dernières années n’aurait été rendu possible sans cette petite aventure de quelques chapitres l’espace d’une seule et même année fatidique. Comme quoi, les auteurs même de nos jours trouvent toujours de l’inspiration dans le passé !

Rassurez-vous, nous retrouverons donc Venom très bientôt pour son entrée en fanfare dans les années 2000, mais avant cela petite récréation chez DC ! A la prochaine !

lundi 11 mai 2020

Spider-Man/Venom - Venom Inc. (Panini Comics - Septembre 2019)


Les temps sont durs pour les super-héros de New York ! Spider-Man a peut-être retrouvé une vie plus ou moins normale après toute la folie de Parker Industries, mais c’est loin d’être de tout repos. Surtout avec l’arrivée d’un nouveau Venom encore plus dangereux que tous les autres réunis…

En effet, Lee Price, l’un des derniers détenteurs en date du symbiote noir, est de retour et il compte bien mettre la main sur l’ensemble de l’empire criminel de la ville, voir du pays ! Pour cela, il a prévu de se doter à nouveau d’un symbiote, pour devenir Maniac, capable désormais de contaminer à volonté tous ceux qui se présentent face à lui et en faire une armée de symbiotes/hôtes à sa botte. Le but est de recruter suffisamment de vilains et d’hommes de main pour noyer littéralement le milieu du crime organisé avec sa propre influence, et d’en devenir le seul et unique patron.

Pour cela il devra d’abord court-circuiter la Chatte Noire, qui n’entend pas se laisser piquer son territoire et voir ruiner ses efforts de ces dernières années pour se bâtir une réputation solide de caïd de la pègre ! Avec l’aide du véritable Venom, alias Eddie Brock, et de Flash Thompson devenu le nouvel Anti-Venom suite à un accident de laboratoire, la voleuse va renouer pour un temps avec l’héroïsme quand Spider-Man les mène au combat frontal face à Maniac ! Une alliance parfois désespérée peut se révéler être un précieux atout dans une bataille où tout semblait réglé d’avance, comme Price risque fort de s’en rendre compte trop tard.

---

Bon… c’est une histoire ‘’obligée’’ si on veut bien comprendre l’évolution du personnage de Venom ces derniers temps et sous l’ère Marvel Legacy, mais c’était pas franchement foufou pour tout vous dire. Les seuls points positifs sont que la Chatte Noire revient plus ou moins dans le bon camp après un bon moment d’errance, et que Venom et Anti-Venom sont de retour dans leurs meilleures personnalités. C’est assez bien dans l’ensemble, mais on ne s’attache pas vraiment à certains personnages-clés comme Lee Price qui apparaît simplement et délicieusement être un connard de base à qui il faut fermer le clapet. Pas de grosse ambition donc, d’où une légère déception de ma part après lecture.

Il ne fallait pas non plus s’attendre à un nouveau Venomverse (histoire qui vous sera chroniquée dans les articles de la V.O. du vendredi J), et j’ai aussi un peu l’impression que les éditeurs ont tendance ces derniers temps à beaucoup utiliser la ficelle de la surmultiplication d’exemplaires d’un même personnage ou de variantes. Comme le voyage dans le Temps à une époque, ça en devient trop prévisible et trop facile. Heureusement, c’est un simple one-shot en un tome donc pas un gros investissement ni un trop mauvais moment à passer. Préférez quand même les séries Venom en solo si vous pouvez !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !