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vendredi 15 mai 2020

La V.O. du vendredi n°152 : Venom - Tooth and claw (Marvel - Septembre 2018)


Nous débutons ce volume par une histoire mettant en scène notre symbiote préféré, Venom, associé à Wolverine dans la traque d’un dangereux mutant capable de changer d’apparence ! Le mutant en question ayant grandement énervé nos deux affreux, il a peu de chances de s’en tirer, encore faut-il que Venom comme Wolverine soient capables de modérer leur mauvais caractère pour faire équipe suffisamment longtemps et survivre à une chasse à travers le tissu extra-dimensionnel.

Juste après, Eddie Brock et son autre auront affaire à toute une unité d’élite du SWAT qui le traque jusque dans les égouts pour le mettre en état d’arrestation. Venom n’étant à ce moment pas au mieux de sa forme, il finit par être capturé et trainé en justice pour le meurtre supposé d’un policier durant ses premiers temps, ainsi que tout un tas d’autres charges. N’ayant pas les moyens de s’offrir un avocat, Eddie risque la peine capitale… mais Matt Murdock, alias Daredevil, compte bien s’interposer ! Le procès est intense, avec l’intervention pour la partie civile de Carnage lui-même comme témoin. Le psychotique a bien vite fait d’inventer une histoire sordide à propos de son ancien colocataire de cellule, mais Murdock flaire aussitôt le mensonge et le prouve dans la foulée. Carnage s’énerve alors suffisamment pour que le bêtabloquant dans son organisme ne puisse plus faire effet et son symbiote s’invite lui aussi à la partie ! Venom intervient à son tour, et c’est une massive et musclée interruption du procès qui a lieu, avec l’arrivée du SWAT à nouveau et deux super-héros en plus, puisque Spider-Man est lui-même venu témoigner en faveur de la défense ! Sitôt le combat achevé et Carnage replacé en détention d’où il n’aurait jamais dû sortir, la Cour se voit notifier par le Gouvernement la suspension définitive des poursuites contre Venom, s’il accepte de redevenir Eddie Brock devant tout le monde et s’il accepte surtout de suivre un mystérieux agent de l’État qui semble avoir une belle proposition à lui faire…

C’est désormais chose faite et actée : Venom devient un agent secret au service des États-Unis ! Ses premières missions sont, évidemment, des bains de sang monstrueux et cela donne matière à réfléchir au commandement, qui décide de lui implanter une bombe dans la poitrine pour le tenir en respect. La prochaine mission est en effet des plus délicates… il faut qu’Eddie Brock aille livrer personnellement une rançon faramineuse à un savant-fou de l’ex-Union Soviétique qui menace de répandre une toxine mortelle dans l’atmosphère. Eddie parvient à s’introduire dans la base ennemie sans grande difficulté mais sa couverture doit sauter très rapidement car le Dr. Yes confirme les pires craintes des généraux. Le seul moyen de le vaincre est d’envoyer une tête nucléaire droit sur sa base ! Venom a donc le droit de se lâcher comme jamais et de se frayer un chemin vers la liberté juste avant l’explosion, mais il vient de se créer un redoutable ennemi qui ne manquera pas le prochain rendez-vous…

Dans un petit interlude nous suivons un Eddie Brock d’un autre temps, un jeune journaliste idéaliste qui désire plus que tout montrer la Vérité à ses lecteurs, dans un monde où celle-ci n’a que peu de valeur. Lorsqu’il tombe sur une entité extraterrestre semant la désolation sur son passage, Eddie n’attend pas un seul instant et fonce au-devant du scoop, mais ce sera une douche bien froide qui le réveillera. L’humanité n’aime pas ce qui la dérange, ce qui la choque, encore moins sur sa propre planète. Le scoop d’Eddie est enterré, ainsi que son sens moral.

Nous retrouvons ensuite notre cher Venom pour une nouvelle mission des plus délicates, confiée par les huiles du Gouvernement. Il doit rester incognito et protéger de son mieux un dictateur Sud-Américain venu à New York pour dévoiler au monde entier sa profession de foi et sa vertu. En effet, l’homme clame avoir changé et être conscient des crimes qu’il a pu commettre, et surtout qu’il a la volonté de changer tout cela. Bien vite cependant son passé le rattrape et une bande de terroristes s’en prend à la foule rassemblée dans l’église où se déroule son discours. Venom doit intervenir pour le sauver avant que ça ne tourne mal… mais quand le Ghost Rider en personne s’en mêle, il va forcément y avoir de la casse ! On découvre alors que les apparences sont très souvent trompeuses et qu’il faut bien faire attention à la personne en qui on place sa confiance…

Puis, une nouvelle mission est fixée à celui que l’on peut appeler l’agent top-secret Venom : faire en sorte que Jonah Jameson ne sorte pas un article très défavorable dans son journal, le Daily Bugle. Mais il est possible que Venom ait mal interprété le jargon du monde de l’espionnage, car sa solution est radicale : il va tuer Jameson ! Heureusement, Spider-Man se trouvait au bon endroit et au bon moment… mais pas en grande forme. Peter se remet tout juste d’une maladie, affaibli, et il doit non seulement sauver la peau de Jameson mais aussi combattre Venom de toutes les forces qu’il lui reste s’il veut empêcher un assassinat pur et simple. Devenant lui-même la cible de Venom, Spidey pourrait bien ne jamais s’en sortir… jusqu’à l’intervention de Mary-Jane qui détourne l’attention de Venom juste le temps qu’il fallait pour que son mari reprenne des forces et ne se lance à fond dans la bataille ! Pendant ce temps l’agent Smith, le superviseur de Venom, prend Jameson en main et le met en sécurité. Venom sort de l’affrontement avec difficulté, ayant bien failli y rester pour de bon face à un Spider-Man déchaîné. Apparemment, le Gouvernement aurait tout intérêt à revoir le contrat passé avec Eddie...

Enfin, dans les trois derniers chapitres de cette compilation, nous assistons à l’affrontement final entre Venom et Spider-Man ! Alors que Venom allait être exécuté par ses anciens commanditaires, après le fiasco de l’affaire Jameson, il parvient à s’échapper et remonte à la surface, juste à temps pour tomber sur une parade dont il prend la tête pour dévoiler au monde entier les secrets du Gouvernement en direct-live. Spider-Man arrive quant à lui juste après l’armée et les forces spéciales, mais personne ne semble en mesure d’arrêter Venom, ivre de rage comme jamais. Spidey se jette alors dans la bataille, mano a mano, un face à face terrifiant avec l’un de ses pires ennemis, qui ne pourra se solder que par la disparition totale de l’un d’eux. Peter sait que c’est peut-être un aller simple, mais il n’a pas le choix et il met toutes ses forces en jeu… pour réussir enfin à mettre Venom K.O. pour le compte. Grâce à lui, le symbiote est totalement détruit et Eddie Brock emmené en détention pour être jugé, cette fois, jusqu’au bout. Ainsi en a-t-on fini avec le terrible Venom…

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Ou pas. En effet, même si le petit mot à la fin de l’album nous laisse penser que c’était bien le chapitre final de l’épopée de Venom chez Marvel, il y a toujours une petite note d’espoir pour les fans du personnage. Le symbiote a déjà été déclaré mort par le passé et est pourtant toujours revenu vers Eddie. Tant que celui-ci est en vie, quelque part, il existe un risque que Venom ressurgisse. Et si ce n’est pas forcément aux commandes de sa propre série comme auparavant, ce sera en tant qu’ennemi redoutable pour le Tisseur !

Cette dernière compilation des aventures de Venom dans les années ’90 (1997 pour être précis) nous entraîne donc dans différentes directions. Au début je dois l’avouer j’ai encore eu beaucoup de mal avec le style bien trop caricatural de Joe St. Pierre, que je trouve très laid et inharmonieux. Mais ensuite, les dessinateurs font des progrès pour rendre le scrip de Larry Hama plus agréable à l’œil, ce qui n’est pas peu dire. Ma partie préférée commence avec l’affaire Jameson, mais évidemment le plus beau morceau revient sans aucun doute à l’affrontement final avec Spider-Man dans les rues de New York scandalisées et effrayées. C’est vraiment l’un des meilleurs styles de dessin que l’on peut trouver à cette période chez Marvel comme chez les indépendants, ça frise le niveau de l’époque de Michael Turner. Grand merci à Mark Pajarillo pour ces efforts qui rehaussent considérablement le niveau.

J’ai vraiment apprécié cette dernière partie, et même si évidemment on connaît tous la suite des événements (évidemment que Venom n’allait pas disparaître comme ça voyons…) c’est un bon point final à ses aventures en solo. La période choisie est aussi très importante : en 1997, la plupart des super-héros sont portés disparus, pour ne pas dire considérés comme morts, après le désastre mondial de Onslaught. Les mutants ne sont pas vraiment portés dans le cœur des gens normaux à ce moment-là, donc il reste peu de vrais héros encore en fonction. C’est justement le bon moment pour un vilain comme Venom pour passer du bon côté de la loi, ou du moins essayer avec un peu de casse au passage. Heureusement, on finit par voir clair dans cette histoire et le vrai héros apparaît pour mettre fin à cette mascarade.

Mascarade qui, pourtant, était purement visionnaire déjà à l’époque. Rendez-vous compte, en 1997 nous avons déjà eu un Agent Venom, bien avant que Flash Thompson ne récupère le symbiote et ne serve les États-Unis à son tour comme élément paramilitaire. Au final, rien de ce que nous avons pu lire ces dernières années n’aurait été rendu possible sans cette petite aventure de quelques chapitres l’espace d’une seule et même année fatidique. Comme quoi, les auteurs même de nos jours trouvent toujours de l’inspiration dans le passé !

Rassurez-vous, nous retrouverons donc Venom très bientôt pour son entrée en fanfare dans les années 2000, mais avant cela petite récréation chez DC ! A la prochaine !

vendredi 8 mai 2020

La V.O. du vendredi n°151 : Venom - Along came a spider... (Marvel - Septembre 2018)


Eddie Brock a décidé de rester à New York pour garder un œil protecteur sur son ex-femme, Ann, mais celle-ci est surveillée étroitement par la police qui veut à tout prix mettre la main sur Venom avant qu’il ne fasse à nouveau parler de lui. Une situation qui finit immanquablement par dégénérer quand le symbiote s’en mêle et provoque l’intervention du nouveau Spider-Man ! Prise entre deux feux, Ann se retrouve soudain en plein milieu d’une intervention musclée de la brigade anti-drogue ce qui oblige nos deux combattants à faire une pause pour la sauver de justesse d’une terrible explosion. Le symbiote aura cependant eu le temps de goûter à un nouvel hôte puisque Ann est devenue l’espace d’un moment She-Venom, une version féminine mais toujours aussi sanguinaire et violente de son ex-mari. A l’issue de cette aventure, Ann refuse catégoriquement de revoir Eddie, qui décide de se recentrer sur son combat sans fin contre le crime pour décharger toute sa frustration et sa colère.

Dans une seconde histoire assez touchante, nous suivons le destin de quatre symbiotes rescapés des événements de La planète des symbiotes dans l’album précédent. Ces créatures sont détenues sur Terre, dans une prison souterraine dernier-cri et subissent des expériences inhumaines de la part de leurs geôliers. Scott Washington, l’un des gardes de ce laboratoire-prison, décide de les laisser s’échapper après avoir été témoin de trop d’horreurs similaires. Pour cela, il est viré aussitôt et doit reprendre sa vie à zéro en retournant chez sa mère et son petit-frère et en tâchant de les aider et de les protéger de son mieux des gangs qui infestent leur quartier difficile. Mais un soir, la protection du grand frère sera insuffisante et Scott ainsi que son petit frère Derek seront victimes d’une agression armée. Derek n’y survivra pas, tandis que Scott en restera paralysé. C’est le moment que choisissent les symbiotes pour fusionner avec lui et devenir une toute nouvelle entité, Hybrid, résolue à se venger des membres de ce gang et à pacifier de force le quartier. Mais comme il le découvrira bien vite, la violence n’entraîne en général que plus de violence encore, et le meilleur moyen pour changer les mentalités reste de montrer l’exemple et de faire acte de foi. Hybrid, désormais justicier membre des New Warriors, va devoir prouver à tous que le drame et la violence ne sont pas les seules alternatives.

Nous retrouvons ensuite Venom pour un petit conte de Noël. Eddie et son symbiote sont témoins d’une agression dans les rues à quelques jours de la grande fête, et leur sang ne fait qu’un tour. Mais alors qu’ils s’apprêtent à tuer les voyous, une bonne voix se fait entendre pour défendre leur vie et les envoyer simplement en prison. Venom se laisse finalement attendrir et livre les voyous à la justice… mais uniquement parce que c’est Noël !

Dans l’histoire suivante, Venom est officiellement déclaré ennemi public numéro un après que la police ait retrouvé plusieurs cadavres déchiquetés avec la cervelle en moins. Une signature qu’ils attribuent aussitôt au symbiote, et toutes les forces spéciales se déchaînent à sa poursuite. Bien sûr, Eddie est innocent et même totalement inconscient de ce qui se trame, mais les ordres sont de tirer à vue et personne ne lui fera de cadeau ! En réalité, Venom est lui-même la proie d’un mangeur de symbiote venu du fin fond de la galaxie pour le dévorer ainsi que tous les autres symbiotes qu’il pourra trouver. Et sur notre pauvre planète bleue, il y en a déjà pas mal ! Mais grâce à l’aide involontaire de la police et de jeunes skaters des rues, Eddie va réussir à retourner la faim de son prédateur contre lui et lui tendre un piège mortel. Désormais libre à nouveau, Venom s’échappe mais reste une cible prioritaire pour les forces de l’ordre…

Dans un nouvel interlude, nous retrouvons Scott Washington qui s’efforce de faire régner la justice dans son quartier grâce aux symbiotes ayant fusionné avec lui pour devenir Hybrid. Malheureusement ses agissements ne sont pas passés inaperçus et le Jury se rend sur place pour le capturer et le faire comparaître dans un procès où le verdict ne fait aucun doute… parce qu’il est lié à quatre symbiotes plus profondément qu’aucun autre être humain, Scott risque de mourir pour eux s’ils sont séparés ! Heureusement, les New Warriors menés par Justice arrivent à temps pour empêcher cela et libèrent leur ami. Tout va bien et désormais chacun a appris une grande leçon sur la nature du Mal et sur ce qu’il est parfois nécessaire d’oublier pour faire le Bien. Hybrid reste en vie, et il a du pain sur la planche !

Enfin, dans la dernière aventure proposée dans cet album déjà bien dense, Eddie et son symbiote se séparent ! Suite à une crise de folie meurtrière le symbiote décide d’abandonner son hôte préféré et de se mettre à chasser en solo, faisant beaucoup de victimes sur son passage. Pendant ce temps c’est un Eddie Brock complètement perdu et en manque qui est interné de force dans un sanatorium où un psychiatre dément va pratiquer sur lui d’horribles expériences pour tester le lien qui l’unit encore au symbiote, quelque part là dehors. Mais à toute chose malheur est bon : Eddie découvre que son symbiote souffre ‘’simplement’’ d’un manque hormonal car, refusant de dévorer son hôte comme le reste de son espèce le fait habituellement, il ne se nourrit pas comme il le devrait. Après s’être évadé et avoir retrouvé son autre après un combat très musclé dans les égouts, Eddie fait la paix avec sa moitié et redevient enfin Venom… et il a encore beaucoup de justice à rendre sur son chemin !

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Voilà qui termine cet album, pas plus massif que les précédents de cette collection mais qui contient vraiment beaucoup de développement pour les personnages principaux. Qu’il s’agisse d’Eddie ou de Scott Washington (meilleur personnage secondaire ever) tout est vraiment très détaillé et l’accent est mis un maximum sur l’historique et le vécu de chacun pour que le lecteur n’en perde aucune miette.

Concernant le dessin c’est malheureusement très inégal : le premier récit notamment est franchement moche il faut bien le dire, c’est le syndrome classique de surcompensation que l’on a pu connaître durant les années ’90 et qui nous offrait des designs déformés par les muscles ou au contraire la finesse de tel ou tel personnage, même de simples humains. Il en fallait toujours plus, toujours plus gros, énormes et secs dirions-nous aujourd’hui. Heureusement, cette période est passée assez rapidement. Quoi que…

Le reste de l’album est de bonne qualité cependant et on ne regrette pas cette lecture et cette plongée de plus en plus profonde dans les angoisses et la psychologie brisée et vacillante d’Eddie Brock. On découvre ainsi, si on ne le savait pas encore, que son attachement à son symbiote est vraiment bien plus fort qu’on ne le pensait, il s’agit véritablement d’une relation entre deux êtres, l’un ayant besoin de l’autre et vice versa. C’est assez beau, même si ça reste très sanglant et dérangé.

Bref, un album pas vraiment équilibré dans tous les sens du terme, avec un dessin qui laisse à désirer pour la première histoire mais les artistes suivants s’améliorent nettement ce qui donne le courage de poursuivre la lecture jusqu’au bout. Bientôt nous ferons notre entrée dans les années 2000, mais avant cela il reste encore une dernière petite compilation à se mettre sous la dent. Vous en reprendrez bien un peu n’est-ce pas ? A la prochaine !

mercredi 17 avril 2019

Superman Rebirth tome 4 - Aube noire (Urban Comics - Septembre 2018)


Les temps calmes ne durent jamais... Superman et Jon son fils vont l'apprendre à leurs dépends, quand un ennemi revenu d'où l'on ne revient normalement pas fait son grand retour et met la vie de nos héros en péril ! Batman et Robin, venus enquêter sur les pouvoirs de Jon et les difficultés qu'il éprouve à les contrôler, se retrouvent pris dans la tourmente et sont capturés par les ennemis, qui ne reculent devant rien pour imposer leur façon de concevoir la justice, une façon qui tient de l'absolu plus que de la raison et de la compassion qui motivent d'ordinaire Superman. Tentant de briser le lien si fort qui unit Jon à sa famille, afin de le modeler ensuite à loisir suivant ses idéaux dévoyés, le méchant commet pourtant une erreur de taille qui précipitera sa chute. Mais, alors que tout semble revenu à la normale, nos héros se demandent si tout ceci n'était pas plutôt le prélude d'une catastrophe de plus grande envergure, encore à venir...
Dans un dernier récit très touchant en fin d'album, Clark et Jon vont apprendre à mieux se connaître et à mieux travailler à deux, en véritable équipe, au cœur de l'action. L'occasion pour le père et le fils de se comprendre, de s'écouter et surtout de partager. Jon semble entre de bonnes mains !

Voilà, je ne révèle pas l'identité du méchant du récit principal à dessein car il mérite d'être découvert ou re-découvert à loisir par les lecteurs expérimentés ou novices. Sachez qu'il vient d'une petite histoire assez méconnue mais très importante dans la carrière de l'Homme d'Acier, et qu'il est sûrement une menace à prendre au sérieux en tous temps !
Le dessin est bon, les artistes collaborent bien ensemble et les auteurs aussi, le scénario est touchant et sans longueurs inutiles, même si l'on se demande toujours comment Batman trouve le temps de se rendre à la campagne avec son emploi du temps si chargé à Gotham. Mais voir Jon progresser et apprendre de ses premières erreurs, ça n'a pas prix !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 16 avril 2019

Batman Rebirth tome 5 - En amour comme à la guerre (Urban Comics - Septembre 2018)


Batman a déclaré sa flamme à Catwoman après des années passées à jouer au jeu du chat et de la souris. Celle-ci a finalement accepté, après que le Chevalier Noir se soit confié à elle sur son plus grand échec selon lui. A présent que les choses sont claires et bien entamées, nos deux fiancés doivent avant tout se faire accepter des autres justiciers, à commencer par Superman, qui ne porte pas forcément la belle voleuse dans son cœur. Mais ils apprendront à se connaître, sous l'impulsion de Loïs qui veut absolument rencontrer la femme qui a su ravir le cœur du Batman. Ce sera chose faite durant une petite fête foraine où chacun viendra costumé en l'autre, occasion de mettre les masques de côté ainsi que les à-priori et de se lâcher pour une fois sans conséquences.
Avant cela toutefois, Batman doit retrouver la femme qui a fait accuser sa fiancée des crimes commis précédemment et qui lui collent toujours à la peau, ce dans le but de l'innocenter une bonne fois pour toutes. Mais ce témoin essentiel est protégé par nulle autre que Talia al Ghul, qui n'a pas gardé un très bon souvenir de sa relation tendue avec le Chevalier Noir de Gotham. Heureusement, Catwoman insiste pour accompagner notre taciturne héros et relever le défi de Talia et l'affronter à l'épée dans un duel passionné qui sera aussi et surtout l'occasion de faire table rase du passé et de s'affirmer.
Enfin, Batman enquête sur une sombre affaire de meurtres dans une riche famille de la ville, dont il ne reste plus que l'enfant, seul héritier, et son majordome. Une situation difficile qui lui rappelle grandement ses propres traumatismes, mais malgré tout le détective garde les idées claires et poursuit ses investigations jusqu'à remonter au vrai coupable, qui n'est pas celui que l'on croit et qui, contre toute attente, semble avoir compris mieux que personne l'essence même de Batman et de son lien avec Bruce Wayne...

Un cinquième tome assez inégal, qui ne me laisse qu'une impression assez mitigée au final. Tout d'abord je n'aime pas vraiment la couverture, pourtant l’œuvre du très bon Olivier Coipel mais qui là à mon avis ne s'est pas beaucoup impliqué, même si ça reste très correct. Ensuite, les trois histoires contenues à l'intérieur sont loin de faire jeu égal entre elles. La première est très bien dessinée, Talia est magnifique d'ailleurs comme peu de fois auparavant, mais le scénario est très simpliste et sent bon le remplissage à plein nez. Même problème d'ailleurs pour la seconde, à la fête foraine, qui elle aussi sert surtout à remplir des pages pour boucler le nombre de chapitres prévus avant la noce tant attendue, qui n'arrivera que dans quelques tomes encore. Ces deux histoires sont sympathiques c'est vrai, assez fraîches même, mais c'est pour la plupart du temps du déjà-vu ou au mieux de la redite de ce qui était déjà le statu-quo de Batman et Catwoman au milieu des années 2000 après la saga Silence. Les scènes d'échanges de la vie quotidienne entre couples sont... mièvres, au mieux, et finissent par devenir lassantes tant elle paraissent ordinaires et plates. Je sais que l'intention est de montrer que même un couple de supers comme Batman et Catwoman peut avoir une vie normale et tranquille de temps en temps, mais est-ce vraiment utile d'insister autant là-dessus ? Je ne suis pas certain que cela intéresse tant que ça les lecteurs au bout du compte, moi le premier.
En revanche, arrivé à la troisième et dernière histoire, là je suis sous le charme c'est bien le Batman que j'ai envie de lire et de suivre, dans une enquête douloureuse dont il ne résoudra l'énigme qu'en allant au plus profond de ses propres traumas d'enfance. Catwoman passe complètement au second plan c'est vrai mais tant pis car le récit vaut vraiment le coup cette fois. Pas forcément la mieux dessinée de l'album, je pense que ce titre revient à la première avec Talia, mais ça reste intéressant et prenant. Finalement j'aurais préféré que le tome soit titré d'après ce dernier récit, mais bon il faut faire monter la sauce d'ici le mariage...

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 22 février 2019

La V.O. du vendredi n°119 : Sugar tome 1 (Image/Top Cow - Septembre 2018)


Julia Capello est une jeune femme de 23 ans, étudiante et très travailleuse. Elle cumule en effet près de trois petits boulots pour subvenir aux besoin de sa famille et financer ses études, elle n'a pratiquement pas de temps pour elle et le peu qu'elle arrive à dégager de son planning est consacré à la mélancolie, car elle a été larguée par son petit-ami sans vraie raison. Se sentant trahie et mal dans sa peau, Julia désespère de trouver quelqu'un qui pourrait la faire se sentir bien pour la première véritable fois dans sa vie d'adulte...
John Markham quant à lui est un homme dans la trentaine, travail stable et très rentable, en pleine procédure de divorce d'avec une femme n'ayant jamais reculé devant les opportunités de le tromper à de nombreuses reprises. John est lui aussi désespéré et croit toujours aimer celle qui lui a fait tant de mal, il est même prêt à tout lui céder dans ce divorce simplement pour qu'elle ne garde pas de ressentiment vis à vis de lui. Depuis un an, John s'oublie totalement et se noie dans le travail pour ne pas faire face au grand vide qu'est devenue sa vie.
Un jour, Richard le collègue et ami de John lui parle d'un système de relation qu'il ne connaissait pas jusque là : les sugar baby. Le principe : un homme mûr sort avec une femme plus jeune, généralement dans la vingtaine, et subvient à tous ses besoins financièrement comme personnellement. C'est une sorte d'accord à deux pour vivre une histoire sans vrai engagement et passer du bon temps ensemble, un deal gagnant-gagnant comme le dit si bien Richard, ce que John a beaucoup de mal à envisager.
Mais lorsque John rencontre Julia au détour d'une nouvelle soirée déprime, c'est pratiquement le coup de foudre et, après l'avoir défendue devant son employeur machiste, ils partent tous les deux et entament une liaison passionnée et intense. Julia se refuse dans un premier temps à profiter de la générosité de son amant, mais devant les factures et impayés qui se cumulent devant elle pour sa famille comme pour la suite de ses études, la jeune femme n'a rapidement plus qu'une solution : accepter le deal et devenir une sugar baby. Réticente au premier abord, Julia va très vite apprendre à apprécier cette nouvelle vie et à y trouver son bonheur, partageant les meilleurs instants de sa vie avec John, et de même pour ce dernier vis à vis d'elle. Un sincère et touchant attachement commence à naître entre les deux, quand soudain l'ex-femme de John débarque de nouveau dans sa vie pour tout foutre en l'air et briser son bonheur à peine retrouvé... comment John, qui pense toujours l'aimer, parviendra-t-il à se rendre compte de la fourberie de son ex ? Et Julia pourra-t-elle accepter de brimer ses sentiments pour John afin que ce dernier puisse retrouver l'amour de sa vie ?

C'est là un comics que j'ai longtemps hésité à acheter, étant vendu par son éditeur (Image) comme faisant partie en droite ligne de l'univers d'autres séries érotiques comme Sunstone par exemple, dont vous aurez plusieurs références à travers l'album. Mais vous savez quoi ? Je me suis laissé séduire et j'ai franchi le pas, et grand bien m'en a pris car ce n'est absolument pas le genre d'histoire purement sexuelle voir porno à laquelle je m'attendais ! Ici tout est magnifique, des dessins aux sentiments et relations entre les personnages... ce n'est pas non plus la vie rêvée mais tout est si criant de sincérité, de vérité... c'est proprement magnifique oui en effet ! C'est rare de voir une si belle histoire, si touchante, mise à ce point en valeur dans un contexte des plus difficiles à adapter et à faire accepter au lectorat moyen. Rien que pour ces efforts et cette volonté qui transparaissent tant à travers cette série, j'en fais sans problème mon coup de cœur du mois et je vous invite franchement à la lire dès que possible ! Le second tome est annoncé pour l'Été 2019 !

lundi 18 février 2019

X-Men - Espèce en danger (Panini Comics - Septembre 2018)


Réunis autour d'un cercueil... les X-Men dans leur ensemble, représentant 10% à eux seuls de tous les mutants restant de part le monde depuis le Jour M. Rassemblés dans une église pour les funérailles de l'un des leurs, un mutant, un jeune homme, décédé dans la fleur de l'âge en sachant qu'il était membre d'une espèce aujourd'hui en grand danger. Pour certains, c'est l'occasion de faire la paix et de repenser aux meilleurs moments vécus, pour d'autres la trêve n'est que temporaire et les choses sérieuses reprendront bien assez vite. Enfin, pour Hank McCoy, le Fauve, ce nouveau décès réduit un peu plus les chances des mutants de survivre au prochain siècle. Alors, tandis que chacun vit son deuil à sa façon, Hank décide de faire appel à toutes les sommités qu'il connaît dans le monde scientifique, héros comme vilains, en leur lançant un appel au secours déchirant que tous entendront mais auquel aucun ne pourra répondre. Après des mois de travail acharné, Hank McCoy se voit aux portes de l'échec, incapable de comprendre la façon dont autant de mutants ont pu disparaître en l'espace d'une seule journée funeste. Accablé par le chagrin et par les doutes, le Fauve en est réduit à se rendre dans les terribles Monts Wundagore à la recherche de la citadelle du Maître de l'Évolution, le seul ayant daigné lui répondre par énigme et lui proposer un nouveau point de vue. Peine perdue cependant, les voies du seigneur de la génétique restent impénétrables, mais un nouvel espoir se fait cependant connaître : le Fauve Noir ! Ce généticien de génie doublé d'un psychopathe redoutable, rescapé de l’Ère d'Apocalypse, enquête lui aussi sur la disparition du gène X à travers le monde et propose d'unir ses forces et ses connaissances à celles de son double intègre. Une aide commune entre les deux faces d'une même personnalité arrivera peut-être à défaire ce que d'autres ont tenté de comprendre sans succès ? Bien vite cependant notre Hank McCoy réalise sur quelle voie dangereuse il vient de s'embarquer, et quel sera le prix de ses prochaines découvertes... sera-t-il à même de le payer ? Jusqu'où acceptera-t-il de plonger pour tenter de sauver une espèce entière de l'extinction ? La vérité se dévoilera à lui après un long chemin parcouru, semé d'embuches et de désillusions. Une vérité atroce mais qu'il lui faudra accepter, car elle est tout ce qu'il possède désormais...

Voici un album de la collection Marvel Deluxe de taille assez réduite par rapport à d'habitude, il se lit assez vite et ne coûte pas 32€, ce qui est déjà un sacré avantage en soi. Les dessins sont tous excellents, le scénario est d'une cruauté toute clinique, froide et nue, et la conclusion inévitable. Ce récit fait suite aux événements de House of M bien sûr, et se place dans la droite lignée du run de Mike Carey sur les X-Men au milieu des années 2000. Pour le lire dans les conditions idéales, il faut le situer juste après X-Men – Les extrémistes et bien avant L'ère X, chroniquées ici il n'y a pas si longtemps. C'est tout le désespoir d'un homme, un savant brisé, seul face à ses convictions dépassées et à l'échec de ses recherches les plus acharnées, un homme prêt à tout désormais pour sauver ceux qu'il aime et protège depuis tant d'années. Lisez cette histoire d'une traite, et partagez le deuil et les errances d'un héros aux abois face à la dure réalité d'un monde condamné. Scénario excellent, dessins excellents, album excellent. Que demander de plus ? C'est sans doute l'un des récits les plus poignants et les plus déchirants sur les X-Men qu'il m'ait été donné de lire ces dernières années, et pourtant il est assez récent puisqu'il n'a qu'une décennie à peine ! Que peut donc bien nous réserver la suite ? Vous le saurez très prochainement...

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

jeudi 14 février 2019

Alice in Murderland tome 9 (Pika - Septembre 2018)


Joyeuse Saint-Valentin à toutes et à tous !

Stella et Miser sont au pied du mur et doivent maintenant s'affronter en duel à mort pour que l'une des deux puisse ensuite sauver leur petit frère Melm des griffes de leur mère et de ses plans tordus ! Alors qu'elles envisagent le combat sans issue qui les attend, Miser a soudain une idée et réclame de voir son amoureux avant d'affronter Stella, condition sur laquelle elle ne reviendra pas. Olga accepte et fait chercher Io depuis la base de la secte ennemie des Kuonji. Ce sera l'occasion pour le lecteur d'en apprendre davantage sur l'étrange meneur de cette secte et sur la malédiction qui est la sienne par la faute d'Olga Kuonji depuis de trop nombreuses années maintenant.
Mais malgré leur plan préparé avec minutie, les deux sœurs sont contraintes de se battre sans merci car leur mère a percé à jour leurs agissements et orchestré un duel fatal dont elle a le secret, surtout après avoir scellé les émotions de Miser profondément en elle afin de libérer l'esprit malfaisant qu'elle abrite. Le combat contre Stella/Alice risque bien d'être très sanglant, et Olga ne voudrait manquer ça pour rien au monde ! A moins que cela ne soit également une partie du plan de Stella et Miser pour s'échapper ? Quoi qu'il en soit, il faudra nécessairement un sacrifice afin d'apaiser la soif de sang d'Olga Kuonji, et celle qui restera devra de toute façon affronter Melm en dernier recours... qui pourra sortir victorieuse de ce combat déchirant ?

Encore un duel sensible qui nous permet d'en apprendre un peu plus sur la famille Kuonji, sur ses liens avec la secte de Johannes et sa propre malédiction qu'il partage avec son amante Regina par la faute d'Olga... les intrigues secondaires sont en retrait cette fois-ci pour que le lecteur puisse se concentrer presque exclusivement sur le combat à venir entre Stella et Miser, entre Bloody Alice et le Rossignol de l'Enfer. Un combat tendu mais également assez rapide, qui verra de toute façon la situation évoluer vers un nouveau statu quo pour l'un de nos personnages principaux. Rien n'est laissé au hasard et la fin de la série approche à grands pas, plus que deux tomes désormais... soyez au rendez-vous !
Sinon, petit point extrêmement positif à nouveau sur le niveau de dessin de Kaori Yuki qui ne cesse de faire des merveilles sur chaque série sur laquelle elle travaille depuis déjà bien des années. Même si le style est globalement plus léger qu'à l'époque de grands mangas comme Angel Sanctuary, on reconnaît toujours avec plaisir la patte si précieuse et détaillée de notre reine du shojo gothique adorée ! Continuez comme ça Kaori Yuki, ici on est archi-fan de vous !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 12 février 2019

Ekhö, monde miroir tome 8 - La Sirène de Manhattan (Soleil - Septembre 2018)


Fourmille et Yuri sont de retour à New York, sur le monde-miroir d'Ekhö. Alors qu'ils se préparaient à savourer un bon dîner et une charmante soirée dans un restaurant très huppé de la ville, un nouvel esprit vient se frayer un chemin dans la tête de Fourmille et pousse nos héros à interrompre leur soirée pour enquêter sur le meurtre tout récent d'un sommelier en chef dans la cave du restaurant en question. Pistant le mystérieux tueur jusque dans les égouts, nos amis vont vite se rendre compte qu'ils sont tombés sur une affaire plus importante qu'il n'y paraît, et qui risque bien de mettre en péril l'ensemble de la ville !

Complots, plans machiavéliques, grands méchants, assassinats, enquête, humour et tenues magnifiques comme les décors... pas de doute nous revoici bien dans l'univers d'Ekhö pour une huitième aventure qui cette fois-ci se situe dans le New York si charmant de ce monde-miroir. Un retour en force dans cette belle cité pour nos deux héros qui y ont débarqué il y a déjà huit tomes, eh oui... Le duo auteur/dessinateur fonctionne toujours aussi bien, la série est toujours aussi fraîche et agréable d'un tome à l'autre et on découvre toujours de petits éléments nouveaux de l'histoire via l'intrigue du jour. Séduisante parodie de notre propre monde et de ses vices et secrets, cette série sait toujours aussi bien se placer dans sa catégorie et c'est à mon sens un vrai petit trésor que possède Soleil Éditions avec cette magnifique bande-dessinée. Que dire à part que l'on attend encore la suite avec impatience ? J'ai hâte !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 1 janvier 2019

Spider-Man - Mysterioso (Panini Comics - Septembre 2018)


La vie n'est décidément pas tendre ces derniers temps avec notre pauvre Tisseur... alors que les combats entre les mafieux et les hordes de Mister Negative continuent de ravager les quartiers populaires de New York, il faut en plus faire avec le retour d'anciens ennemis qui semblent tous s'être donné le mot pour faire de la vie de Spider-Man un cauchemar. Le Rhino tout d'abord, enfin une nouvelle version du personnage, doté d'une armure high-tech destructrice et qui désire plus que tout prendre le dessus sur Alexei, le Rhino d'origine, qui de son côté mène une vie bien tranquille et rangée depuis qu'il s'est rendu durant Civil War. Ce sera une épreuve très dure pour Spidey car il sera en partie responsable d'une nouvelle tragédie et qu'il assistera impuissant à la foudroyante marche des événements jusqu'à un acte final poignant qu'on aurait jamais soupçonné. Pas de repos cependant car c'est également le grand retour de Mystério, devenu technicien-conseil pour la maggia et préparant un plan comme lui seul en a le secret pour s'emparer d'une véritable fortune et disparaître aussi rapidement qu'il est réapparu. Spider-Man voit heureusement toujours clair dans son jeu et si Quentin Beck est bel et bien de retour, ses vieilles ruses éventées ne lui laisseront que les yeux pour pleurer face à un adversaire remonté comme jamais ! Enfin, alors que Peter tente de renouer avec le succès et l'honnêteté en défendant Jameson quand celui-ci est soudain pris pour cible par le nouveau Vautour, il est crucifié sur la place publique par Jameson lui-même et jeté en pâture à la presse à scandale de toute la ville ! Alors si, un bref instant, Peter pensait pouvoir trouver la paix rien que quelques heures... mais c'est encore trop demander, il faut encore arrêter les voyous qui se réunissent sous les ordres de Hood, le nouveau caïd de la pègre, et affronter une foule en colère ainsi que les foudres désabusées de sa colocataire. Mais dans tout ce bazar, il se pourrait bien qu'un beau geste soit enfin perçu comme une sorte de récompense ou du moins de retour à l'équilibre...

Autant le dire tout de suite il y a du bon et du vraiment moins bon dans cet album. Pour commencer, oubliez Mystério : si c'est bien lui qui donne son nom au volume, son histoire reste imparfaite et quasiment anecdotique si on la compare à celle du Vautour deuxième du nom, mais surtout à celle du Rhino, qui est selon moi la vraie perle rare à sortir de tout ce bourbier. Cette histoire-là est poignante et puissante au-delà de ce que l'on pourrait imaginer pour un tel personnage, j'en avais entendu parler à l'époque de sa parution et j'espérais bien la lire un jour en VF et quoi de mieux pour cela que la collection Marvel Deluxe de Panini, qui lui rend tout à fait justice ! Le fait qu'un personnage secondaire voir de simple circonstance comme le Rhino devienne aussi touchant, aussi dramatique et tragique, c'est bien simple ce récit vous arrachera une larme ou deux au début comme à la toute fin. Le dessin est vif, perpétuellement dans le feu de l'action, et on se prend à espérer que Peter ne soit pas la seule personne à s'en sortir dans cette vie pourrie qui est celle des gens costumés de son espèce. A ce prix-là, je veux bien lire tout ce que vous voulez sur le retour de Mystério ou bien sur Mister Negative même si je ne supporte pas ce dernier, je veux bien même passer l'éponge sur le scandaleux revirement de caractère de Tante May, alors s'il vous plaît oui oui oui donnez-nous encore des histoires de la qualité de celle du Rhino c'est tout ce qu'on attend et ce qu'on demande !! J'ai cru comprendre que la tragédie se poursuivra dans la nouvelle saga des Clones, Conspiracy, et je suis d'ores et déjà impatient qu'elle paraisse en album relié VF. J'espère que les quelques accroches supplémentaires auxquelles nous avons droit concernant certains personnages seront bien exploitées par la suite et que la ribambelle d'auteurs saura s'en sortir correctement sans se marcher dessus les uns les autres. Panini, j'attends la suite !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article ! Soyez les bienvenus en 2019 sur Radiophogeek !

mercredi 31 octobre 2018

Venom - Mortelle protection (Panini Comics - Septembre 2018)


Après avoir conclu une trêve avec son ennemi juré, Venom accepte de laisser Spider-Man en paix et s'en va chercher ailleurs le sens de sa vie nouvelle. Arrivé à San Francisco, Eddie Brock se rend compte que la population défavorisée de certains quartiers est aux abois et pressée de toutes part par les hommes de main d'un magnat de l'immobilier qui veut à tout prix s'emparer du terrain sur lequel les pauvres gens résident tant bien que mal. Devant cette poignante injustice, Eddie et le symbiote décident qu'ils établiront désormais leur base à Frisco pour protéger la plèbe et les innocents rejetés par le système et harcelés par les grandes corporations. Venom devient ainsi le protecteur zélée d'une communauté cachée qui risque bien de disparaître totalement dans l'oubli si personne ne les sauve des assauts de Roland Treece et de ses hommes lourdement armés. Malgré les difficultés et le refu des autres de l'intégrer à leur monde, Venom s'engage à les protéger coûte que coûte quitte à aller jusqu'à tuer Treece pour cela. Et tandis que la bataille fait rage dans les souterrains de San Francisco, à New York Peter Parker entend parler de la nouvelle croisade de Venom et décide de se rendre lui aussi sur la Côte Ouest pour neutraliser le vilain avant qu'il ne fasse trop de victimes. Mais Spider-Man sera rapidement dépassé par une situation qu'il ne soupçonnait pas, et il se verra bien vite contraint d'aider son ennemi face à un danger bien plus grand encore : en effet, Treece a engagé la Fondation Life pour s'emparer du symbiote et le répliquer en cinq terribles rejetons dignes de Carnage lui-même... nos deux héros du jour pourront-ils faire équipe assez longtemps pour survivre ? Venom trouvera-t-il la rédemption qu'il cherche désespérément en sauvant ces gens qui le rejettent ? Nous verrons bien vite que les apparences sont souvent trompeuses et que rien n'a l'air d'être ce qu'il est...
Dans un second temps, le Punisher arrive lui aussi à San Francisco pour faire étape dans sa guerre acharnée contre le crime, et plus particulièrement il est très intéressé par l'explosion de violence au sein des gangs des quartiers populaires de la ville. Alors que Castle opère une nouvelle bataille dans sa croisade sans fin, laissant des morts par dizaines dans son sillage, Venom se retrouve investit d'une mission de sauvetage qui pourrait basculer au suicide à n'importe quel moment quand on le supplie de sauver un jeune journaliste piégé dans l'un des gangs visés par le Punisher... deux idéologies se confrontent alors, assez similaires en principe mais très différentes une fois passées aux actes. Et tandis que Venom et le Punisher s'entretuent, la pauvre victime devient bien malgré elle un bourreau supplémentaire qu'il faudra combattre. Le premier grand échec de la jeune carrière de justicier du Protecteur Léthal ?

Vous n'êtes certainement pas sans savoir qu'un film sur Eddie Brock et son terrifiant symbiote sort sur nos écrans en ce moment, et donc Panini a passé presque tout le mois de Septembre à faire paraître des récits emblématiques sur les différentes phases de vie de Venom, allant de ses origines jusqu'à la refonte de son hôte historique en Anti-Venom. Pour ma part j'ai choisi dans toutes ces possibilités de lectures de me concentrer sur les aventures de Venom en solo telles qu'elles ont été écrites par son créateur, David Michelinie, et illustrées avec brio par le tout jeune Ron Lim à l'époque, pas encore projeté sur la grande scène pour son travail remarquable sur La Trilogie de l'Infini. Ici l'on découvre un Venom plus humain qu'il n'y paraît, assez semblable finalement à notre Tisseur préféré, n'eut été la haine profonde qu'il ressent pour lui. Ayant enfin l'occasion de briller et de faire ses preuves, Venom adopte des méthodes certes radicales et musclées, voir mortelles, mais avec toujours le même objectif précis en tête : sauver les innocents ! Ce paradoxe fait de notre vilain, l'un des préférés du public dans la grande galerie des adversaires de Spider-Man, un anti-héros touchant dont le lecteur parvient à s'enticher au point de peut-être lui laisser sa chance et de se laisser surprendre. Mais comme on dit, chassez le naturel et il revient au galop, il s'en faut de peu pour que Venom ne replonge dans la violence gratuite et incontrôlée... les dessins sont très dynamiques pour l'époque, vraiment en phase avec le récit très noir que l'on nous présente, et si certains détails ont aujourd'hui du mal à passer (la coupe mulet d'Eddie...) d'autres sont encore terriblement modernes et actuels.
Vous vouliez du Venom ? Eh bien soyez tranquilles, vous allez en bouffer ici sur Radiophogeek ! Je vous invite à suivre les parutions d'articles du vendredi, journée consacrée comme toujours à la V.O., car Marvel a fait ressortir de très bonnes et passionnantes histoires dans de beaux volumes très travaillés à l'occasion du film de Sony, et j'ai fait mon petit marché parmi tout cela pour vous proposer le meilleur possible. A mon sens, en V.F. c'était l'occasion ou jamais de profiter de l'engouement pour récupérer un récit tel que Mortelle protection, très prisé par les fans depuis sa parution originale. Mais tout se jouera maintenant en V.O. pour la suite des aventures de notre symbiote préféré. Serez-vous au rendez-vous ?

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !