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mardi 28 août 2018

DC Univers Rebirth - Le badge (Urban Comics - Avril 2018)


Dix ans.
Batman et Flash ont précédemment découvert un étrange objet tapis au fond de la Batcave, un badge smiley avec une tâche de sang... malgré les nombreuses expériences et analyses de Batman comme de Flash, aucun élément n'a été découvert et ils n'en savent pas plus sur cet étrange objet apparu si soudainement, à part qu'il émet une radiation bien particulière qui, si elle n'est pas dangereuse, n'en reste pas moins mystérieuse et inquiétante. Rapidement, Batman est attaqué chez lui par le Néga-Flash, alias Professeur Zoom, qui s'empare du badge et utilise sa trace radioactive pour remonter le chemin de celui ou celle qui l'a déplacé à travers le temps et l'espace, dans le but de lui voler ses pouvoirs quasi-divins et de détruire à jamais la vie de Flash, qui arrive un rien trop tard sur les lieux après le dur combat mené par Batman pour retarder le vilain. Au pied du mur, Flash décide de ressortir de sa réserve le tapis roulant cosmique lui permettant en canalisant ses pouvoirs et sa vitesse de voyager dans le temps. Depuis Flashpoint, le bolide n'avait pas réutilisé l'engin et l'avait confiné dans une réserve de la Ligue de Justice, mais aujourd'hui il est temps d'affronter ses démons et de tenter le tout pour le tout. Accompagné par Batman Flash parvient à utiliser le tapis pour remonter la trace de Zoom où qu'il soit allé, car ils l'ont tous deux vu réapparaître dans la Batcave et y mourir brutalement après une rencontre hypothétique avec ''Dieu'', selon ses derniers mots. Ils arrivent alors dans l'univers du Flashpoint, où la situation est dramatiquement aggravée depuis le dernier passage de Flash. L'occasion pour Bruce de faire la connaissance de son père en tant que Batman et de recueillir ses dernières volontés avant que son monde ne s'efface à jamais suite aux manœuvres de Zoom. Ayant presque rattrapé le vilain, les deux héros tentent de le mettre en garde mais rien n'y fait et le Néga-Flash rencontre malgré tout son inéluctable destinée.
Dix ans. Après toute cette histoire et les dernières révélations qu'ils ont pu tirer du monde de Flashpoint avant sa disparition, Batman et Flash en sont arrivés à la conclusion que quelqu'un, quelque part dans le vaste univers, a gommé presque dix ans de la vie de tous, comme on efface un dessin ou une ligne dans un livre. Pourquoi ? Qui ? Des questions qui restent encore en suspend mais qui devraient bientôt finir par trouver une réponse, quelle qu'elle soit... et alors que deux univers brisés sont sur le point de se rencontrer, une autre question demeure : nos héros seront-ils de taille face à ce qu'ils auront à affronter prochainement ? L'horloge de l'Apocalypse se met alors à tourner...

Et voilà on avance un peu plus dans le grand mystère de l'ère DC Rebirth avec ici de nouvelles révélations sur la présence du fameux badge du Comédien dans l'univers de nos héros de la Ligue de Justice. Urban fait très bien les choses avec cet album, qui comporte plusieurs notes éditoriales afin d'aider le jeune public à se repérer dans toute cette affaire et d'identifier les pistes possibles ainsi que de suivre l'évolution des personnages principaux. Une enquête en tandem de Batman et Flash qui ne trouve pas encore sa résolution mais qui chemine doucement vers un événement à venir, dont vous découvrirez d'ailleurs les six premières pages à la fin de l'album en avant-première, en noir et blanc et traduites s'il vous plaît. Très bonne lecture donc, simple à suivre, elle ravira autant les connaisseurs que les néophytes qui s'amuseront à théoriser en attendant l'heure de la grande révélation et surtout de la grande confrontation. Les dessins sont très bons et dynamiques, les artistes donnent tout ce qu'ils ont pour satisfaire les auteurs et la portée de leur récit, merci donc à toute l'équipe !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


samedi 3 juin 2017

DC Univers Rebirth (Urban Comics - Mai 2017)


C'est LE grand événement de l'année chez Urban/DC, l'arrivée en France du nouvel univers de l'éditeur après celui des New52 ces cinq dernières années, voici désormais DC Rebirth ! Et pour débuter, rien de tel qu'un énorme album regroupant tous les ''Chapitre 1'' de chaque série, ou du moins les plus importantes. Vous avez le choix, en fait, soit de prendre ces chapitres séparément dans les différentes revues kiosque Rebirth qui sortiront, uniquement celles qui vous intéressent, soit d'acheter cet épais volume qui les regroupe tous. J'ai fait ce choix, et je vais maintenant vous chroniquer (rapidement, pour ne pas gâcher les surprises) chacun de ces N°1.

    • DC Univers Rebirth (Geoff Johns, Ethan Van Sciver, Gary Frank, Ivan Reis, Phil Jimenez) : Après la mort du Superman de l'univers des New52, un nouveau personnage apparaît à différents héros à travers un vortex et leur demande de se souvenir de quelque chose, ou de quelqu'un, qui aurait disparu et dont ils n'auraient pas conscience. Cette personne, c'est le Wally West original, Flash, qui tente de toutes ses forces de regagner la réalité et d'échapper à la prison d'oubli dans laquelle la Force Véloce l'a condamné. C'est grâce à son amitié avec Barry Allen, le Flash des débuts, qu'il va finalement parvenir à regagner la réalité et peu à peu commencer à reconstruire sa vie. Et dans l'ombre, une mystérieuse puissance semble à l'oeuvre et développe de nombreuses intrigues qui risquent de tenir les héros occupés pendant un bon moment. Qui nous protège de celui qui protège ?
    • Flash Rebirth (Josh Williamson, Carmine Di Giandomenico) : Barry Allen est hanté par des visions de son passé, ou bien de son futur... des visions qui concernent l'assassin de sa mère, son plus grand ennemi, mais également son ancien partenaire et successeur Wally West, dont il vient tout juste de se rappeler suite à la réapparition de ce dernier dans cet univers. Désormais, Flash va enquêter aux côtés de Batman sur cette mystérieuse entité qui serait à l'origine du changement de réalité et du retour de Wally, comme de plusieurs tragédies.
    • Nightwing Rebirth (Tim Seeley, Yanick Paquette) : Dick Grayson est de retour dans sa propre peau, après avoir endossé l'identité de l'Agent 37 pour l'organisation Spyral afin de la démenteler. Désormais, il peut redevenir Nightwing, premier disciple de Batman et héros à son tour. Il doit à présent se soustraire aux manipulations de la Cour des Hiboux, qui souhaite toujours le recruter de force au sein de ses implacables tueurs, allant jusqu'à implanter une bombe dans la tête de Damian, le nouveau Robin, pour faire chanter leur cible. Mais Dick a heureusement plus d'un tour dans son sac, et maintenant c'est au tour des Hiboux de redouter son retour...
    • Titans Rebirth (Dan Abnett, Brett Booth) : Wally West est de retour dans la réalité, et il entreprend de retrouver ses anciens compagnons pour les pousser à se rappeler de lui et à briser cette étrange influence qui les empêche de le reconnaître. Un à un, ils vont retrouver d'anciens souvenirs effacés et recouvrer la mémoire. Ensemble, ils formeront à nouveau une équipe et se consacreront désormais à la quête de la vérité, la vérité sur ce qui est arrivé à leur monde et à leurs souvenirs, ainsi que sur cette présence obsédante qui semble les surveiller dans l'ombre.
    • Superman Rebirth (Peter Tomasi, Patrick Gleason, Doug Mahnke) : Le Superman des New52 est mort, après un ultime combat pour sauver le monde. Son décès a également permis à l'ancien Superman, celui de l'univers dit Classique, de révéler sa présence au grand jour, lui qui vivait caché dans l'univers New52 depuis sa création et qui faisait profil bas. Désormais le seul véritable Superman encore en vie, il est de sa responsabilité de reprendre la cape et le combat de son homologue, et il risque de se heurter à la résistance de certains n'acceptant pas la disparition de leur Superman, ou ne souhaitant pas le retour d'un autre.
    • Wonder Woman Rebirth (Greg Rucka, Matthew Clark, Liam Sharp) : Greg Rucka revient sur le personnage de Wonder Woman, dont il a autrefois signé les aventures Classiques. Cette fois-ci, ce sera pour poser au lecteur une simple question : quelle est la véritable origine de cette héroïne ? Est-elle ce que l'on disait d'elle auparavant, une créature de glaise ayant pris vie et pouvoirs divins, ou bien la fille véritable de Zeus et d'Hippolyte comme le laissaient entendre les auteurs de ses aventures New52 ? Quelqu'un s'amuse à la troubler et à semer le doute dans ses souvenirs et son environnement, et Diana compte bien découvrir de qui il s'agit afin de faire éclater la vérité !
    • Justice League #52 (Dan Jurgens, Tom Grummett) : Lex Luthor, nouveau seigneur d'Apokolips, est également depuis peu le nouveau Superman de Metropolis. En tout cas c'est ainsi qu'il aime à se voir, mais les choses ne sont pas si simples car il doit faire avec le souvenir persistant de ce grand héros aujourd'hui disparu. Mais, s'étant depuis peu découvert une conscience et une envie de rétablir la justice autour de lui, par la force si nécessaire, Luthor ne se laissera pas arrêter par un simple souvenir. Déterminé à endosser le rôle du seul et unique Superman restant, il risque de voir d'un mauvais œil la réapparition d'une ancienne version du héros...
    • Hal Jordan & the Green Lantern Corps Rebirth (Robert Venditti, Ethan Van Sciver) : Oa, la planète du centre de l'univers d'où les Gardiens veillaient sur lui et créaient le corps des Green Lantern, n'est plus. A sa place se tient désormais le Warworld, planète belliqueuse alimentée par la peur et la violence, dont Sinestro est le nouveau souverain. Hal Jordan, le plus grand des Green Lantern mais aussi le plus faillible, est introuvable et le corps dans son entièreté semble avoir disparu également. Mais le grand héros n'est pas mort, il regagne peu à peu son identité et sa réalité pour recouvrer ses pouvoirs et redevenir le premier des nouveaux Green Lantern, décidé à reformer le corps avec les plus braves des héros qu'il trouvera sur son chemin.
    • Green Lantern Rebirth (Geoff Johns, Sam Humphries, Ethan Van Sciver, Ed Benes) : Une nouvelle menace pèse sur l'univers, et c'est aux deux derniers Green Lantern de la Terre de la contrer. Hal Jordan va réunir en tandem Simon Baz et Jessica Cruz et, après les avoir testé sur le terrain, leur confier la mission de protéger la planète et son secteur de l'univers tout en assumant les fonctions de Green Lantern à part entière.
    • Justice League Rebirth (Bryan Hitch) : New York est envahie par une titanesque créature extraterrestre qui semble vouloir moissonner l'humanité, et se présente comme l'avant-garde d'une invasion à venir. Les héros de la Ligue de Justice ne seront pas de trop pour lutter contre ce monstre, et ce sera l'occasion pour le véritable Superman de faire son apparition au sein du groupe, ainsi que pour les nouveaux Green Lantern. La menace des Faucheuses semble écartée, du moins pour l'instant, mais d'autres dangers viendront, et les plus grand héros de la Terre devront s'unir malgré leur défiance et inexpérience.
    • Aquaman Rebirth (Dan Abnett, Scot Eaton, Oscar Jiménez) : Aux prises avec une faction belliqueuse de soldats Atlantes, Aquaman entreprend de pacifier les océans et de ramener l'Atlantide dans le droit chemin, même s'il est désavoué par une grande partie de ses citoyens. Souffrant de sa double nature à la fois sur la terre ferme et dans les sept mers, il trouve néanmoins en sa compagne Mera un soutien de poids dont il aura bien besoin pour venir à bout des épreuves qui l'attendent, car un vieil ennemi a juré de le faire disparaître à jamais...
    • Cyborg Rebirth (John Semper Jr., Paul Pelletier) : Victor Stone est devenu le puissant Cyborg par accident, alors que son père tentait le tout pour le tout afin de lui sauver la vie après l'invasion de Darkseid sur Terre. Membre fondateur de la Ligue de Justice aux côtés de Superman, Batman, Wonder Woman, Aquaman, Flash et Green Lantern, il s'occupe à présent de défendre les labos S.T.A.R. de son père contre toute nouvelle menace essayant de dérober les technologies extraterrestres qui y sont entreposées et étudiées. Cela l'amène à se demander quelle est sa vraie nature : est-il encore humain, ou bien est-il une machine prétendant l'être ?
    • Green Arrow Rebirth (Benjamin Percy, Otto Schmidt) : Oliver Queen, Green Arrow, protège la ville de Seattle à la fois en tant que capitaine d'industrie et comme justicier nocturne, à l'instar d'un Batman qui aurait à cœur de défendre la cause des plus démunis. Faisant équipe avec Black Canary, il va s'enfoncer au cœur de la Jungle, immense bidonville où la loi du plus fort règne et où plusieurs sans-abris disparaissent depuis quelques temps. Les deux héros mettront à jour un réseau de vente aux enchères d'humains, orchestré par des individus sans scrupules. Mais c'est surtout le retour de leur tandem et de leur relation que les lecteurs attendaient avec impatience, et les voilà enfin réunis !
    • Suicide Squad Rebirth (Rob Williams, Philip Tan) : Amanda Waller, directrice de la Force Spéciale X au sein du gouvernement américain, va fonder une nouvelle équipe de justiciers sans limites morales pour effectuer des opérations secrètes en terrains sensibles où les USA n'ont, normalement, pas le droit d'intervenir. Ces Black Ops' sous les ordres du très décoré et méritant colonel Rick Flag seront constitués principalement par Deadshot, l'assassin ne manquant jamais sa cible, Harley Quinn, l'ancienne partenaire du Joker, et Captain Boomerang, un voleur sans foi ni loi. Ensemble, ils sauveront le monde des dangers dont il n'a pas à entendre parler... tout en tâchant de se dérober aux conditions de leur incorporation.
    • Deathstroke Rebirth (Christopher Priest, Carlo Pagulayan) : Slade Wilson est un super-vilain. Ou plutôt un mercenaire, comme il préfère se voir. Dotés de capacités augmentées et d'une intelligence aussi acérée que ses talents martiaux, il va s'engager dans une mission suicide en terrain dangereux afin de récupérer une personne chère à ses yeux, quelqu'un dont il a besoin et qui a autrefois travaillé avec et pour lui. Tout cela sur fond de souvenirs d'une vie de famille déséquilibrée dont il se rappelle par moments, comme avec regrets.
    • Hellblazer Rebirth (Simon Oliver, Moritat) : Le retour de John Constantine à Londres ne sera pas de tout repos, car il devra alors négocier avec un redoutable démon collecteur d'âmes qui n'apprécie pas vraiment de le revoir. Constantine serait-il prêt à sacrifier les âmes de chaque habitant de Londres pour pouvoir arracher quelques jours de répit, ou bien a-t-il encore un plan tordu dans sa manche pour s'en sortir ?
    • Batman Rebirth (Scott Snyder, Tom King, Mikel Janin) : Sans doute l'une des séries les plus attendues de ce renouveau, Batman revient à Gotham pour y faire régner l'ordre et la justice ! Accompagné par un nouvel acolyte, il va tenter de déjouer les plans du criminel Almanach qui tente de contaminer la ville avec des spores toxiques qui manipulent les saisons. Mais c'est surtout pour le détective l'occasion de tester son nouvel apprenti et de lui découvrir s'il peut lui faire confiance ou non, tandis que Bruce Wayne de son côté parvient à récupérer sa fortune et ses droits. Tout se met en place pour une nouvelle page à tourner dans les aventures du Chevalier Noir de Gotham !
    • Batman Beyond Rebirth (Dan Jurgens, Ryan Sook) : Terry McGinnis est le Batman du futur, dans la mégalopole qu'est Néo-Gotham. Redevenu depuis peu le héros de la nuit, il doit à présent apprendre à se débrouiller sans le vieux Bruce Wayne qui l'épaulait autrefois, et faire face à une recrudescence du crime via le gang des Jokerz, qui s'emparent peu à peu d'une partie de la vieille ville. Leur but : ramener le véritable Joker à la vie. Est-ce une nouvelle arnaque ou bien un plan complètement fou et dangereux ?
    • Red Hood & the Outlaws Rebirth (Scott Lobdell, Dexter Soy) : Jason Todd revient à Gotham sous le masque du Red Hood, et il tente de se faire accepter des grands réseaux criminels afin de les infiltrer et de les détruire de l'intérieur. Ses méthodes ne sont pas pour plaire à son ancien mentor, Batman, qui le tiendra à l'oeil et veillera à ce qu'il ne franchisse pas la ligne sacrée qui le sépare encore de la racaille avec laquelle il fraie.
    • Batgirl & the Birds of Prey Rebirth (Julie Benson, Shawna Benson, Claire Poe) : Barbara Gordon est de retour elle aussi à Gotham, sous sa nouvelle version du costume de Batgirl. Elle va faire équipe avec une ancienne partenaire et amie, Black Canary, pour tenter de démasquer au grand jour l'imposteur qui se fait appeler Oracle et qui usurpe l'ancienne identité secrète de Barbara quand elle était encore paralysée. Les deux héroïnes vont rencontrer sur leur chemin la nouvelle Huntress, aux méthodes assez expéditives, et elles devront faire avec si elles veulent avoir une chance dans le conflit qui s'annonce.
    • Supergirl Rebirth (Steve Orlando, Emanuela Lupacchino) : Privée de ses pouvoirs par Vandal Savage durant sa tentative de conquérir le monde, Supergirl accepte un partenariat avec l'organisation D.E.U.S. pour subir une expérience qui pourrait lui permettre de regagner ses capacités extraordinaires. Mais tandis qu'elle fait route vers le Soleil pour s'imprégner de ses radiations, sur Terre la Zone Fantôme relâche un dangereux Kryptonien ayant muté et emprisonné par Zor-El, le père de Kara. Parviendra-t-elle à revenir à temps sur sa planète d'adoption pour empêcher Lar-On, le muté, de semer le chaos sur son passage ?
    • Blue Beetle Rebirth (Keith Giffen, Scott Kolins) : Jaime Reyes est le nouveau Blue Beetle, depuis que le scarabée mystique l'a choisi comme hôte. Aidé par le richissime inventeur Ted Kord, il va mener de front ses deux vies, celle d'un simple étudiant d'un côté et celle d'un super-héros aux pouvoirs incontrolables de l'autre. Alors, quand deux criminels dotés de capacités surhumaines exigent de le combattre, Jaime n'a d'autre choix que d'accepter même si l'affrontement tourne au désastre. Pendant ce temps, le Dr. Fate prévient Ted Kord que la nature des pouvoirs de Jaime et de son scarabée ne doit pas être manipulée, car un grand danger pourrait alors arriver...
    • Teen Titans Rebirth (Ben Percy, Jonboy Meyers) : Les Teen Titans d'autrefois sont aujourd'hui séparés et ont bien grandi. Chacun mène ses propres affaires dans son coin, qu'il s'agisse d'une vie mondaine ou bien d'enquêtes criminelles voir d'opérations super-héroïques. Changelin, Starfire, Raven, Kid Flash... dans cet univers, tous ne se connaissent pas encore... mais quelqu'un va malgré tout tenter de les réunir et de reformer l'équipe légendaire, quitte à les traquer et à les capturer en exploitant leurs faiblesses. Un seul individu serait capable d'une telle chose, et c'est...

Voilà pour les séries contenues dans cet album massif. J'ai fait cette petite présentation de chacune afin que vous puissiez connaître l'intrigue dans les grandes lignes et que vous fassiez les choix que vous voudrez, pour poursuivre la lecture ou non. Sachez plusieurs choses, d'abord que l'univers DC Rebirth sera intimement lié à celui de... Watchmen, oui vous avez bien lu, le grand classique de Vertigo d'Alan Moore et Dave Gibbons. Je vous laisse découvrir la raison de ce rapprochement en lisant ces premiers chapitres, particulièrement le premier de la liste qui ouvre la voie à tous les autres. Ensuite, que niveau dessins chacune de ces série présente ce qui se fait de mieux, on est de retour à l'état de grâce pour DC qui gagne son pari avec le lancement de Rebirth en grande pompe. Je passe sous silence un certain nombre d'éléments afin de vous laisser la surprise, comme je le disais plus haut, et de ne pas vous gâcher le suspens. Petit bonus, dans le chapitre de Teen Titans Rebirth les amateurs du genre auront reconnu un petit clin d'oeil au film d'animation Disney Les Indestructibles, geste fort sympathique de la part des auteurs. En bonus de fin d'album, les épreuves et dessins préparatoires des nouveaux looks des héros ainsi que quelques indices sur ce qui nous attend dans ce nouvel univers. Sautez le pas, c'est le moment où jamais de vous mettre à lire du DC si vous ne le faisiez pas déjà !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 11 juillet 2016

La question du lundi n°2 : La ''director's cut'', quézako ?


Suite à la récente sortie aux États-Unis de Batman v Superman Ultimate Edition, comprenant un montage allongé de près de 30 minutes par rapport à la version cinéma, Radiophogeek revient sur cette pratique spécifique du 7ème Art.

Il convient dans un premier temps de définir le terme ou plutôt les différents termes l'illustrant.
Difficile de dater précisément quel film fût le premier à bénéficier d'un tel traitement, car il n'était pas rare que les réalisations du début du XXème siècle sortent en plusieurs versions. Eut égard de la production de l'époque, cette pratique semble donc relativement courante, mais sur ce point difficile de dire s'il s'agissait d'une norme. Il est à noter que dans ces premières années le cinéma est expérimental à plus d'un titre, il va donc falloir un certain temps avant que celui-ci ne se codifie.

Datons globalement ses origines dans les années '20 (Metropolis, Fritz Lang, 1927) où il peut exister plusieurs versions d'un même film (parfois 4 à 5). Ces versions s'avèrent donc plus longues voire courtes que l'originale, si tant est que l'on puisse en désigner une de la sorte. L'on peut donc parler dans ce cadre de remontage, qui se faisant va raccourcir certaines séquences voire même les remplacer par d'autres scènes et donc aboutir dans certains cas à un tout autre film (Alien le 8ème passager de Ridley Scott dispose par exemple d'une director's cut plus courte de quelques minutes tout en comportant plusieurs scènes inédites).

Il faut rajouter à cela que certains films étrangers voyaient leur montage modifié pour l'exportation à l'internationale (Les 7 Samouraïs, Akira Kurosawa, 1954. Ou récemment Les 3 Royaumes de John Woo en 2008, diptyque de 4h40 qui s'est trouvé réduit à un seul film de 2h20 pour l'occident...)
Petit bon dans le temps maintenant pour parler des director's cut (à ne pas confondre avec le final cut) qui se définit comme la vision idéale du réalisateur sur son œuvre. Aux États-Unis ce sont les producteurs qui gardent la prérogative du montage définitif (final cut) du film, et les cas de désaccord entre réalisateurs et producteurs sont légion dans le cinéma américain moderne des années '70-'80. Bien sûr il existe des cas bien plus anciens avérés de director's cut, mais c'est avec l'apparition du blockbuster, de la célébrité croissante des réalisateurs et de l'exploitation vidéo (VHS, Laserdisc puis DVD) que cette pratique va tendre à se banaliser.

Nombreux sont les exemples à partir de cette époque, citons principalement les cas de désaccord profond (Brazil de Terry Gilliam, Blade Runner de Ridley Scott, Dune de David Lynch) qui aboutiront parfois bien plus tard à la rediffusion de ces œuvres soit au cinéma, soit directement en vidéo. Mais aussi les réussites critiques et/ou commerciales qui auront donc le feu vert pour présenter la vraie vision du réalisateur (en cela James Cameron est coutumier du fait avec Aliens, Abyss et Avatar. Ainsi bien sur que George Lucas qui n'aura de cesse de modifier ses films à chacune de leur ressortie, l'exemple le plus flagrant étant l'édition spéciale 20ème anniversaire de la trilogie Star Wars). Cas un peu particulier dans ces réussites qu'il nous faut évoquer : la trilogie du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson qui profita en son temps du support DVD pour proposer des versions longues conséquentes, véritable hommage aux livres de J.R.R. Tolkien.

Il existe aussi des exemples où le remontage du film a transfiguré la version cinéma. Alien 3, qui se voit être la première réalisation d'un certain David Fincher, est un véritable cas d'école d'une production chaotique sur un film appelé à devenir culte. Les nombreuses directions prises par la préproduction firent que le script n'était même pas achevé lors du début du tournage ! La Fox voulant tenir les délais du calendrier et Fincher n'ayant pas les épaules nécessaires pour imposer son point de vu, le film fut charcuté par rapport à ce qu'il aurait dû être. Et pourtant déjà le talent du réalisateur rend la version cinéma tout à fait honnête. Fincher refusa toujours de reprendre le montage et ce furent ses collaborateurs qui proposèrent une version alternative plus proche du script d'origine, long de 30 minutes supplémentaires dans le cadre de la sortie DVD. L'on voit alors un film à la fois radicalement différent sur de nombreux points, mais aussi très proche dans son ossature et le cheminement de l'histoire. On se retrouve ici avec un cas à part qui n'est pas sans rappeler les prémices du cinéma où les films disposaient de nombreuses versions parfois différentes de plusieurs heures.

Venons-en maintenant à un film de Ridley Scott qui porte des similitudes avec Batman v Superman : Kingdom of Heaven (2005). Sa production ne fût peut être pas aussi houleuse mais lors du montage final, les opinions divergèrent : le studio craignit la trop grande complexité du film et l'expurgea grandement de sa substance. Le résultat nous a donné un film moyen, dont les nombreuses ellipses narratives nuisent à la compréhension de l'intrigue (un comble vu l'intention première des producteurs !). Mais Scott monta en parallèle sa propre version pour une sortie DVD : avec près de 50 minutes supplémentaires le film s'en trouve métamorphosé, les personnages gagnent en consistance, les enjeux sont clarifiés. L'on a ici l'exemple parfait du film massacré par les volontés commerciales du studio dont la version longue (ici director's cut) réhabilite entièrement l’œuvre auprès des cinéphiles.
Ce cas de figure fait directement écho au film de Zack Snyder, qui a d'ailleurs par le passé pu fournir pas moins de 3 versions à un comics réputé inadaptable : Watchmen (Version cinéma de 143 minutes, director's cut de 180 minutes et ultimate cut de 215 minutes).

Revenons en maintenant au fait : à la sortie de Batman v Superman, les critiques sont pour le moins controversées. Nombreux sont ceux, fans comme détracteurs, à être d'accord sur le fait que le rythme du film est pour le moins étrange, perclus d'ellipses qui cassent la fluidité de la narration et sa compréhension générale. Clairement il manque quelque chose au film. Il est de notoriété publique que la production de Batman v Superman fût compliquée, la Warner voulant rattraper au plus vite la concurrence dans le genre super-héroïque. Et ce quitte à aller trop vite ? Probablement, tant la version cinéma semble avoir été sacrifiée sur l'autel de la sacro-sainte rentabilité : la durée originelle du film permettant plus de séances dans une journée que sa version étendue. Mauvais calcul de la Warner ? Difficile à dire mais les mauvaises critiques, le bouche à oreille négatif qui s'en est suivi et la relative déception quant au score au box-office pour un film de cette envergure tendent aujourd'hui à l'affirmer. Ce qui est certain c'est que ces mauvaises critiques sont en partie dû au montage cinéma, ce que tente de corriger cette version longue.

En cela la position du studio est pour le moins curieuse puisqu'en pleine promotion du film, il communiquait déjà sur ce nouveau montage ! Aveu de faiblesse ? Tentative d'éteindre l'incendie ? Stratégie marketing pour vendre les Blu-Ray et DVD ? La réponse se trouve ici sûrement directement dans les questions posées. Mais de mémoire de cinéphile, c'est la première fois qu'un film de cette ampleur se voit proposer d'office la version longue avec l'originelle, quand les studios de cinéma ont plutôt tendance à proposer les deux séparément afin de vendre plus.
Et que vaut cette version longue dans les faits ? Indéniablement elle clarifie de nombreux points de l'intrigue et l'évolution psychologique des personnages. Mais, et il s'agit d'un avis personnel encore dépourvu de recul, il rend aussi le film trop plat. Comme beaucoup de blockbusters aujourd'hui cette version longue ne propose pas de respiration, tout est en flux tendu, ce qui empêche d'en apprécier pleinement les moments forts. 

  
Batman v Superman Ultimate Edition est donc le parfait représentant, à la fois de versions longues qui apportent un regard neuf sur l’œuvre mais aussi paradoxalement la desservent. Car s'il est vrai que fréquemment ces versions alternatives peuvent transcender leurs matériaux d'origine, il arrive tout aussi bien que l'ajout de séquences puisse diluer l'intérêt de l'intrigue. C'est là tout l'art du cinéma, fragile équilibre que la durée d'un film, dont le rythme peut vous captiver ou au contraire vous assoupir dans votre fauteuil.

Si cet article vous a plu ou déplu, merci de le faire savoir dans les commentaires et de le partager ! Le débat reste toujours ouvert, et les nouvelles idées sont toujours les bienvenues ! Merci en tout cas de nous avoir suivi jusqu'à la fin, et rendez-vous une prochaine fois pour un autre sujet !