mercredi 19 octobre 2016

Voyage au pays de la peur (Glénat Comics - Octobre 2016)


Seconde incursion de ma part au sein du label ''Flesh & Bones'' de Glénat Comics, pour vous en rapporter cette fois le dernier-né en date, Voyage au pays de la peur, par Rodolphe et Jean-Jacques Dzialowski, deux auteurs une fois encore bien de chez nous !

Grogan Masson est un jeune botaniste qui a participé dans le temps à une expédition scientifique vers le Pôle Sud, à bord du Sphinx des Neiges, navire mis à disposition de la communauté de chercheurs. Embarqué comme simple aide-cuistot, Grogan va vivre la plus terrifiante et délirante aventure de sa jeune vie. Des années plus tard, après un long internement en hôpital psychiatrique pour amnésie et délires, Grogan rencontre les membres du club privé de Lovecraft et Howard, entre autres, collaborateurs au magazine Weird Tales notamment. Là, par une soirée agitée et pluvieuse, dans l'intimité de ce cercle d'auteurs de fantastique et d'horreur, Grogan racontera son périple à bord du Sphinx des Neiges. Étranges disparitions, anomalie climatique, sabotage, accidents, décès, et même des monstres rôdant autour du navire et en-dessous... sans parler de la présence mystérieuse d'une femme à bord, Eva, qui semble en savoir bien davantage qu'eux sur leur étrange destination...

Cette histoire à la fois fantastique et horrifique est écrite dans la droite lignée des récits pulp's des années 1920-1930, période bénie de la revue Weird Tales et autres similaires, auxquelles participaient les auteurs de renom que sont Lovecraft et Robert E. Howard par exemple. Ici d'ailleurs tout nous est raconté par l'entremise du souvenir de Lovecraft lui-même de cette étrange soirée à écouter ce Grogan Masson leur raconter son aventure polaire. Souvenir, ou plutôt cauchemar récurrent qui le hante depuis lors. Les auteurs nous livrent ici une véritable petite pépite du genre, digne héritage des maîtres de l'époque, exploitant les mêmes ficelles narratives et jusqu'à la construction-même du récit, tout est fait pour nous plonger dans l'ambiance de ces années où l'imaginaire était roi. C'est également une franche invitation à lire ou à relire les écrits de Lovecraft sur les Grands Anciens, sur les mythes d'une civilisation pré-humaine désireuse d'échapper aux regards des curieux. Également très graphique, Voyage au pays de la peur est davantage une nouvelle héritée des grands maîtres du genre qu'un comics ou même qu'une bande-dessinée. Il ne faut pas beaucoup d'effort pour l'imaginer publiée aux côtés des écrits de Howard et Lovecraft dans les magazines qui ont forgé ces légendes. Une bonne petite lecture, rapide et efficace, encore une belle trouvaille de la part de ce label de Glénat !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 17 octobre 2016

La question du lundi n°15 : Quels sont les principaux types de manga ?


Il est inutile de parler de ce que sont les mangas. Cependant, ceux-ci peuvent se découper en plusieurs types (shonen, shojo, etc.). Il est ainsi possible de se poser les questions : quels sont ces différents genres ? Quelles sont leurs caractéristiques ? C’est ce à quoi nous allons nous intéresser.

Le Shonen
Probablement l’un des plus connus si ce n’est pas le plus emblématique. Sous cette appellation sont regroupés les mangas d’action, de sport, d’aventures. Les exemples foisonnent : One Piece, Naruto, Dragon Ball, Kuroko’s basket, Fairy Tail... Les exemples ne manquent pas.
Le genre se caractérise en règle générale vers l’achèvement d’un but dont les objectifs les plus fréquents sont de sauver le monde, devenir le meilleur dans un domaine précis, etc. De même, la liste des buts à atteindre se révèle être longue et variée.
Les cibles principales de ce type de manga sont les garçons, dont la tranche d’âge se situe au niveau du collège et du lycée, nombre de personnages ont en effet cet âge dans l’histoire qui y est dépeinte, permettant ainsi au lecteur de se transposer plus facilement dans cet univers et de s’identifier au personnage.
Ce manga est régi par plusieurs codes dont les valeurs prédominantes sont le courage, l’amitié, la persévérance, le dépassement de soi, etc. Il est très fréquent d’y retrouver des phases d’entraînement permettant aux personnages de progresser et de bénéficier d’un gain de niveau/power up et éventuellement d’acquérir de nouvelles techniques. Un aspect scénaristique fréquent du genre est l’organisation d’un tournoi pouvant s’établir dans un cadre sportif (ex : Kuroko’s basket avec le tournoi interlycée et la winter cup) ou de baston (ex : Flame of Recca, Yuyu Hakusho, etc.). Ce type d’événement permet d’avoir beaucoup d’action et donne un cadre permettant aux protagonistes d’évoluer ou de montrer leurs progrès.

Le Shojo
Celui-ci regroupe les intrigues amoureuses dont la tranche démographique-cible est les jeunes filles collégiennes et lycéennes. Les titres emblématiques sont nombreux, il est ainsi possible de citer : Fruits Basket, Vampire Knight,etc.
L’intrigue tourne ainsi autour des relations amoureuses, le personnage principal étant généralement une fille, l’histoire suit ainsi l’évolution de la vie amoureuse de celle-ci.
Le shojo s’appuie beaucoup plus sur les sentiments de ses personnages : doute, hésitation par rapport à ceux-ci. L’émotion y est plus accentuée. Tout comme le shonen, de nombreuses situations sont récurrentes dans ce genre. Ainsi, il est possible d’y trouver la présence d’une rivale qui aime le même garçon, quiproquo, dispute, etc.

Le Seinen
Celui-ci est plutôt orienté vers un public adulte. L’atmosphère y est plus lourde, l’action y est plus réaliste et violente. Il est possible de citer parmi les œuvres célèbres Berserk notamment.
Les personnages y sont plus complexes et moins lisses que dans les autres genres. Les concepts du shonen y sont également repris mais avec un traitement et une narration plus poussée et une psychologie plus fouillée des protagonistes. On peut également citer le Josei, le pendant féminin du seinen.

Le Yaoi/Yuri
Si le shojo traite de relation entre garçon et fille, cette catégorie traite de relation du même sexe. Ainsi, le yaoi, également appelé boy’s love, traite de relation entre hommes. Tandis que le yuri parle de relation entre femmes. Selon l’œuvre, les relations peuvent être décrites de manière platonique ou plus crue.

Ecchi/hentaï
L’ecchi se caractérise par l’utilisation de situations propices au fan-service, où le personnage masculin trouve dans son champ de vision ou encore se trouve directement au contact des parties stratégiques des protagonistes féminins telles que les seins, culottes, fesses, etc. Le représentant le plus emblématique à l’heure actuelle est To Love et sa suite To Love Darkness.
Le hentaï se distingue du ecchi par le fait de franchir la barrière et de proposer des scènes à caractère pornographique et tout ce qui s’ensuit.

Voilà qui conclut notre tour d’horizon du genre. En espérant que cela a pu vous apporter quelques éclaircissements et vous donner quelques idées de lecture.

samedi 15 octobre 2016

Deadpool vs. Carnage - Chaîne symbiotique (Panini Comics - Octobre 2016)


Quand le pire meurtrier de masse de l'histoire de l'univers Marvel se retrouve pourchassé par le mercenaire le plus timbré du monde, c'est forcément un duel explosif et haut en couleurs qui se joue ! Deadpool décide de suivre les signes que lui envoie le monde et part sur les traces de Carnage, qui vient de s'évader une nouvelle fois et qui sème des cadavres partout où il passe. A-priori les chances que ces deux personnages emprunts d'une folie gigantesque se croisent sont infimes, et pourtant... comme s'il y avait quelque chose au-dessus d'eux, par delà le simple hasard, qui les pousse et les attire l'un vers l'autre. Carnage, auto-proclamé agent du chaos le plus pur, peut-il se résigner à ce que ses actes lui soient en vérité dictés par une force supérieure ? Et le facteur auto-guérisseur de Deadpool lui suffira-t-il a encaisser les attaques sanglantes et vicieuses du symbiote écarlate ?

Un duel de légendes vivantes de la folie, l'un relativement du ''bon'' côté et l'autre totalement plongé dans l'obscurité du mal à l'état pur. Cullen Bunn, grand expert du personnage de Deadpool, nous livre ici un magnifique hommage à la folie, d'où qu'elle vienne et quel que soit le but qu'elle serve. Ces deux personnages qui selon toutes vraisemblance n'avaient aucune raison de se croiser un jour le font ici pour notre plus grand plaisir sadique, le lecteur appréciera de les voir se massacrer l'un l'autre et assistera à ce jeu sanguinaire du chat et de la souris avec un léger détachement s'il tient à rester sain d'esprit. A ne pas mettre entre toutes les mains, comme tout ce qui est publié généralement dans la collection ''Marvel Dark'', même s'il s'agit d'un récit-clé faisant le pont entre la situation de Carnage après son Complexe de supériorité et ce que l'on voit dans Axis. Pour les fans surtout !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 14 octobre 2016

La V.O. du vendredi n°41 : Purgatori (1998) Collected Edition tome 3 (Chaos! Comics - Juillet 2000)


En plein combat contre Karmilla, la tueuse de vampires, Purgatori découvre l'identité de sa commanditaire, et cette nouvelle trahison lui laissera un goût amer qui ne passera qu'en versant le sang de tous les coupables ! Mais d'abord, voici qu'elle est attirée en Asie par un mystérieux appel de Dracula, qui a besoin de son aide pour s'approcher du trésor de Jade, la reine-vampire locale, une vieille connaissance de Purgatori. Elle devra faire équipe avec le sinistre seigneur vampire et se soumettre à son plan, quand bien même elle flaire la duperie non loin. L'enjeu : le calice sacré empli d'un sang éternel qui ne se vide jamais et donne à son détenteur d'immenses et redoutables pouvoirs. Mais Dracula semble poursuivre un autre but quant à lui... quel est son véritable plan ? Et Purgatori parviendra-t-elle à asseoir sa domination sur tous et toute chose, grâce au calice, ou bien deviendra-t-elle désormais la cible à abattre pour les Anciens eux-mêmes ?

Troisième tome comprenant les chapitres 5 et 6 de la série de 1998, un tome riche en action et en combats de vampires ! L'étau se resserre peu à peu et le point final est à venir très bientôt, chacun bouge ses derniers pions en vue du conflit qui se prépare. Mais aura-t-il seulement lieu ?

jeudi 13 octobre 2016

Alice in Murderland tome 2 (Pika - Septembre 2016)


Stella se retrouve confrontée à sa grande sœur Claire, contre laquelle elle n'a pourtant aucune envie de combattre. Mais suite à la révélation des crimes monstrueux commis par la double personnalité de Claire, Stella laisse place à la colère et à Alice, qui l'emporte après un jeu du chat et de la souris meurtrier. Mais alors que Claire survit de justesse à ce combat, une ombre mystérieuse vient l'achever avec un couteau ayant appartenu à Sid, le précédent mort de ces jeux infernaux.
Nous faisons ensuite la rencontre des jumeaux Sol et Maré, dont les caractères sont pour le moins aux antipodes l'un de l'autre malgré leur troublante ressemblance androgyne. Maré semble avoir particulièrement en grippe Stella et s'acharne déjà à mettre sur pied un plan diabolique pour lui faire affronter une autre de leurs sœurs, Miser, qui tente pour sa part de s'enfuir du terrain des jeux avec son petit-ami et la complicité de Stella. Comment tout cela va-t-il se terminer ? La confiance est-elle encore de mise entre celles et ceux qui sont obligés de s'entre-tuer pour survivre ?

Second tome un peu plus rapide que le premier, les personnages nous sont maintenant presque tous présentés et familiers, le jeu poursuit sa macabre existence et Stella sent peu à peu l'étau se resserrer autour d'elle à mesure que ses liens avec ses frères et sœurs se dilatent. Kaori Yuki mène la danse comme toujours avec un réel talent et l'on admire encore une fois les designs de ses tenues et architectures baroques et gothiques. Même s'il s'agit d'un énième manga surfant sur la vague actuelle des ''jeux mortels'', c'est néanmoins bel et bien un Kaori Yuki comme on les aime, et Pika fait un très bon travail d'édition avec cette série. Espérons que cela continuera sur cette lancée !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 12 octobre 2016

Saga tome 6 (Urban Comics - Octobre 2016)


Enfin réunis après bien des péripéties, Alana et Marko joignent leurs forces pour tenter de retrouver leur fille, Hazel, qui a bien grandi sous la surveillance de sa grand-mère. Incarcérées dans une prison Continentale pour femmes, elles se font peu à peu à leur nouveau mode de vie, jusqu'à ce qu'une découverte soudaine vienne tout faire basculer. Pendant ce temps, le Testament est toujours en chasse pour retrouver le Prince Robot IV, qui a assassiné son ancienne amante, et se venger de lui. Sa traque le mènera à croiser le chemin des deux journalistes ayant déjà enquêté sur le couple maudit et ayant décidé de reprendre cette affaire en main, malgré les dangers qui planent. Et celui qui était autrefois un Prince Robot est désormais un allié inattendu d'Alana et de Marko, ayant accepté à contre-coeur de les aider à retrouver leur fille en échange de leur silence sur sa situation actuelle avec son propre fils, qu'il dissimule au reste de la famille royale. L'heure des retrouvailles est proche, et avec elle son lot de révélations en tous genres et de surprises inattendues !

Une des sorties les plus attendues de ce mois d'Octobre 2016, Saga poursuit sa ligne de conduite et nous livre un de ses meilleurs moments avec ce sixième tome, riche en rebondissements et qui voit réapparaître presque tous les personnages que l'on connaît depuis le début de la série. Les auteurs sont toujours en grande forme et réussissent encore à nous surprendre et à nous émerveiller, à nous faire rire également (beaucoup) et une fois la lecture achevée on ne peut qu'attendre avec impatience et impuissance la sortie du prochain, qui s'annonce peut-être encore meilleur !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 10 octobre 2016

La question du lundi n°14 : Où sont les nouvelles licences du jeu-vidéo ?


Voilà maintenant bientôt trois ans (et quatre pour la Wii U) que les consoles dites de 8ème génération sont arrivées dans nos chaumières. Chaque génération est l'occasion pour les studios de jeu-vidéo de proposer de nouveaux concepts qui débouchent parfois sur des nouveaux genres à part entière. Si d'habitude Nintendo n'est pas un grand pourvoyeur de nouvelle licence, préférant se reposer sur ses personnages phares qu'il décline dans des jeux plus ou moins réussis, il n'en est pas de même pour les éditeurs tiers travaillant plutôt sur Playstation 4, Xbox One et PC.
Et là il faut bien dire que c'est le drame : comparativement aux générations précédentes, très peu de nouveauté sont apparues. Comment l'expliquer ?

Les facteurs sont multiples, le premier, assez évident, c'est que l'industrie du jeu-vidéo depuis maintenant une dizaine d'année et la 7ème génération est une vraie industrie de loisir de masse à l'échelle du cinéma. Forcément les coûts de développement et autre budget marketing ont pris une telle ampleur que dorénavant pour les gros éditeurs, il est impossible de se rater sur la sortie d'un gros jeu (dit triple A ou AAA). Ceux-ci sont donc frileux à proposer de nouveaux concepts et préfèrent rester sur des genres qui ont fait leur preuve, et tant qu'à faire, autant rester sur des licences connues et reconnues plutôt que de créer de nouveaux univers et personnages dans ce cas.
Parallèlement à cela, et alors que PS4 et Xbox One se vendent plutôt très bien, la transition avec l'ancienne génération déjà pourtant anormalement longue (il a fallu attendre 8 ans entre les deux Xbox et 7 pour les deux Playstation contre une moyenne de 6 ans auparavant) fut particulièrement compliquée. Pour les licences multi-plateformes annuelles tel Fifa et autre Call of Duty, celle-ci continuent de sortir sur les vénérables Playstation 3 et Xbox 360 qui ont dix ans ! Sur le marché japonais, qui il est vrai est spécifique, les studios commencent à peine à lâcher la Playstation 3 au profit d'un combo Playstation Vita (portable guère plus puissante que la PS3) et Playstation 4. De fait les anciennes licences ne profitent pas pleinement de la puissance des nouvelles machines.
Et chose nouvelle dans le milieu, même les nouvelles licences (comme Destiny et Titanfall) se sont parfois retrouvées portées sur les anciennes générations ! Sacrifiant ainsi l'effet de nouveauté à celui de la profitabilité. Ce qui en soit est une aberration et un non sens : l'attrait de la nouveauté (quelle qu'en soit la qualité) a toujours eu pour but de nous faire craquer pour une nouvelle machine. Si dorénavant les licences se trouvent être portées sur tout les supports pour en rentabiliser le développement, quel intérêt d'acheter les nouvelles générations de console ? Preuve que même Nintendo qui essaye à chaque fois de proposer une nouvelle façon de jouer avec ses produits, n'a pas réitéré le carton de la Wii avec sa petite sœur la Wii U. Pas de vrai Mario 3D, un nouveau Zelda pas encore sorti et déjà annoncé sur la nouvelle Nintendo sortant en début d'année prochaine (tiens, tiens, tiens...), Mario Kart et Smash Bros qui ont mis du temps à sortir. Le petit artisan de Kyoto a eu du mal a prendre le virage des jeux HD. Mais quand il propose de nouvelles choses, celles-ci fonctionnent, preuve que le public est friand de nouveauté : Splatoon s'est très bien vendu au point de tutoyer les ventes de Mario Kart 8, le concept atypique de Mario Maker a rencontré un franc succès, etc.
Autre soucis pour les consoliers : le regain de forme du PC et l'intérêt que leur portent les éditeurs tiers. Plutôt que de s'en distinguer comme par le passé, Sony (et Microsoft dans une moindre mesure) a rapproché l'architecture de sa PS4 des PC traditionnels pour en faciliter les portages. Mais ce n'est pas sans poser des problèmes avec des portages souvent de piètre qualité. Et la comparaison technique entre console et PC lorsque ledit portage est bien fait est rarement à l'avantage des consoliers. Moralité encore : quel intérêt d'acquérir une machine déjà dépassée et sans licence exclusive ?
Sony ne s'y est pas trompé en présentant sa Playstation 4 Pro (version gonflée aux amphétamines du modèle de base) : l'adversaire c'est le PC, vers lequel les utilisateurs les plus exigeants se tournent en ce moment. Et quoi de mieux qu'une nouvelle licence maison tirant profit du surplus de puissance de la PS4 Pro pour en faire la promotion me direz-vous ? Voici Horizon, jeu très prometteur au demeurant, qui devient le fer de lance de la communication du Playstation Meeting !

Nous avons jusque lors fait bien attention de ne pas mentionner un pan entier de l'industrie, moteur de la créativité aujourd'hui : les indépendants. Car si les gros éditeurs préfèrent se concentrer sur les reboot de licences tombées plus ou moins en désuétude et les portages HD de jeux de l'ère PS2-PS3, les éditeurs plus confidentiels et les studios de développement plus modeste ont pris le relais depuis maintenant dix ans. Justement et paradoxalement par le biais du PC et du dématérialisé. Le carton de Steam a permis une mis en avant conséquente de ces créateurs et le principe du financement participatif a permis le retour de vieilles gloires du jeu-vidéo et de nouveaux petits génies de se faire une place au soleil. L'avantage étant que les budgets sont bien plus réduits et donc la rentabilité plus facile, même si la profusion des indépendants n'est pas sans commencer à poser des problèmes évidents de visibilité quant à la promotion des projets, le bouche à oreille ne fonctionnant pas toujours et le manque de publicité se faisant alors cruellement sentir.
Mais il est indéniable que le milieu des indépendants fût une vraie bouffée d'air frais dans une industrie de plus en plus bouffie de son importance financière et médiatique. Une sorte de retour aux sources, chez ces pionniers des années 80-90, dans ce que l'on appelle l'âge d'or du jeu-vidéo. Et si c'était finalement là que devait se trouver l'équilibre des nouvelles licences ? Dans des concepts originaux de petits jeux aux univers gigantesques des gros triple A, l'émulation et l'inspiration de l'ensemble de l'industrie vidéoludique est nécessaire afin de ne pas faire du surplace forcément néfaste à tout le monde. Comme en cette fameuse année 1983 où la profusion de clones et de jeux à la qualité discutable avait fait s'effondrer le marché à l'époque du grand Atari et juste avant qu'un certain Nintendo ne pointe le bout de sa manette avec la NES...

samedi 8 octobre 2016

Superman, l'homme de demain tome 2 - Révélations (Urban Comics - Septembre 2016)


La nouvelle tombe et le monde entier en est soudain choqué : Clark Kent est Superman ! Son identité secrète dévoilée au grand jour, l'Homme d'Acier est poursuivi par ses nombreux ennemis au sein de ses deux vies et doit faire son possible pour protéger ses proches des représailles, alors même que ses pouvoirs sont au plus bas et qu'il ne parvient pas à récupérer ses forces comme avant, depuis un affrontement face à des absorbeurs d'énergie manipulés par un homme capable de se fondre dans les réseaux sociaux et la toile d'Internet et de collecter et d'utiliser n'importe quelle information sur n'importe qui. Désespéré, isolé et sans alliés, Superman va mener son enquête et tenter de remonter la piste de celui qui se fait appeler Hordr_Root et qui tente de l'utiliser à des fins criminelles. C'est au cours de sa cavale que le Dernier Fils de Krypton va se découvrir de nouveaux amis et soutiens, apprendre à vivre différemment et surtout à ne plus compter que sur ses pouvoirs pour l'emporter. Mais peut-être toute cette histoire cache-t-elle en vérité un bien plus sombre dessein...

Un tome un peu en dessous de ce que le précédent nous avait livré, l'histoire est de qualité mais toutefois assez alambiquée et exploitant le thème désormais éculé de la dérive de l'information et des réseaux sociaux. Nous découvrons un Superman plus vulnérable, plus humain que jamais, et qui doit faire face à de nouvelles menaces à la fois pour sa vie et pour celles de ses proches et amis. La sauce ne prend pas entièrement, on ressort de cette lecture pas franchement séduit par ce qui nous a été offert, et l'on espère surtout que la suite, dans les autres séries à venir sur le personnage, tiendra les promesses faites ici. D'un point de vue technique les auteurs sont en forme et nous proposent un travail de qualité, les dessins de John Romita Jr. sont toujours aussi appréciables, la seule faiblesse véritable vient du scénario contenant bien trop de ficelles mais ayant toutefois ses qualités. Petite mention pour le travail éditorial d'Urban en introduction à ce second volume, car l'équipe a fait en sorte de rassembler les différentes séries actuelles sur Superman et de les ordonner pour dégager un fil rouge qui continue à se poursuivre dans les parutions à venir. Pratique si l'on veut s'y retrouver parmi tous ces titres !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 7 octobre 2016

La V.O. du vendredi n°40 : Purgatori (1998) Collected Edition tome 2 (Chaos! Comics - Juin 2000)


Le duel entre Purgatori et Lady Death se poursuit, sans qu'aucune ne parvienne à prendre réellement l'avantage sur l'autre. Au cœur du royaume de la Mort, c'est une bataille décisive pour le contrôle de l’Épée de Cauchemar qui se joue. Mais la malédiction qui accompagne cette lame pourra-t-elle être contrôlée par la déesse-vampire, ou bien finira-t-elle consumée par ce pouvoir ?
De retour dans le monde des mortels, au Caire au sein du siège de sa compagnie internationale, Sakkara prépare petit à petit ses pions pour le grand combat final qui aura comme enjeu la domination de la Terre toute entière. Elle vient de s'emparer avec succès d'un étrange sarcophage au sein du Musée de New York, et elle s'apprête à négocier d'importants accords avec une firme étrangère, quand le retour inopiné de son amante le succube Satrina va bouleverser ses plans. Celle que l'on appelle avec crainte Purgatori peut-être encore comprendre le véritable sens de la nature humaine, de ce que c'est qu'être mortel ? Satrina tentera de lui faire entrevoir cela, mais elle prépare également son propre complot dans le dos de Sakkara...
Et pour finir, la guerre ouverte entre les Nouveaux Vampires et Dracula se solde par le retour de ce dernier aux affaires, et sa revendication de l'ensemble de son ancien empire. Purgatori acceptera-t-elle de partager avec le sinistre seigneur des vampires ce que chacun estime lui revenir de plein droit ?

Un second volume très riche en action, qui contient les chapitres 3 et 4 de la série de 1998. Encore une fois une rareté difficilement trouvable sur le marché, du moins en Collected Edition car sinon les épisodes en single sont toujours disponibles un peu partout si on cherche bien. David Quinn au scénario et Al Rio en grande forme au dessin, pour notre plus grand plaisir ! On ressent toute la force et toute l'essence des années '90 et de l'esprit ''bad-girls'' dans ce titre, plus que jamais au cœur de la vague.

mercredi 5 octobre 2016

Avengers : Time runs out tome 3 - Beyonders (Panini Comics - Septembre 2016)


Le temps est compté pour la Terre et ses différents défenseurs et alliés. Alors que les groupes d'Avengers cessent enfin de se battre en eux pour mettre leurs ressources en commun et trouver une solution au problème de la Cabale de Thanos, qui poursuit sa destruction aveugle de mondes entiers, une terrible nouvelle tombe soudain : il ne reste plus qu'une vingtaine d'univers survivants. La réalité s'effondre encore davantage lorsque Hank Pym revient de son long voyage aux confins du multivers et annonce que les dieux eux-mêmes sont tous morts, détruits par les êtres appelés Rois d'Ivoire mais que l'on connaît aussi sous le nom de Beyonders...
Pendant ce temps, Fatalis et l'Homme-Molécule continuent leur long périple à travers le temps et l'espace pour atteindre la source des incursions et tenter de trouver une solution définitive, quelle qu'elle puisse être. Et au sein de l'univers-616, les différents empires galactiques s'allient à nouveau après la récente guerre d'Infinité pour un nouveau conflit dont personne ne veut mais jugé nécessaire pour sauver ce qui reste : détruire la Terre.

Le temps est donc vraiment compté, tout se jouera dans le quatrième et dernier volume d'ores et déjà très attendu et qui permettra de faire le pont avec la dernière saga de l'univers Marvel tel qu'on le connaît, Secret Wars. Jonathan Hickman poursuit son œuvre de longue haleine, qui touchera bientôt à sa fin on l'espère car le suspens devient de plus en plus insoutenable à mesure que l'intrigue gagne en complexité et en intensité.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 3 octobre 2016

La question du lundi n°13 : La fantasy, par où commencer ?


Vaste question que celle-ci, l'on est en droit de se la poser en effet et elle revient assez fréquemment. Par où commencer la fantasy en littérature ? Cet article aura pour vocation première de vous proposer quelques pistes et auteurs que vous ne connaissez pas forcément, en dehors des méga-succès actuels tels que Le Trône de Fer par exemple. Il ne sera pas non plus question de littérature jeunesse, même s'il existe de bonnes œuvres au sein de cette catégorie de nos jours.

Non, je vais plutôt vous parler de fantasy à l'ancienne. Pour commencer, et pour revenir aux sources du genre, nous avons les maîtres tels que Tolkien bien sûr, mais tout le monde n'a pas le luxe de pouvoir se taper l'ensemble de sa bibliographie et de ses textes inachevés et étendus autour de la Terre du Milieu, de sa formation à ses plus grandes légendes et épopées. Aussi je vous conseillerai plutôt d'aborder le genre par des auteurs un brin plus récents, tels que Raymond Elias Feist par exemple. Le bonhomme est un grand fan et joueur de jeux-de-rôles, Donjons & Dragons en tête de liste. Il a créé son propre univers dérivé des parties joués avec ses amis depuis la fac, appelé Midkémia, et dont vous pouvez suivre l'évolution au sein de ses Chroniques de Krondor, qui couvrent plusieurs générations de personnages et des tonnes d'aventures différentes. Je vous ai déjà parlé de quelques uns des tomes de cette immense saga littéraire, et je continuerai encore donc restez branchés sur Radiophogeek pour en savoir davantage ! Pour démarrer, rien de tel que les débuts, avec le premier cycle La Guerre de la Faille en trois à quatre volumes selon l'éditeur (préférez Bragelonne et le grand format, c'est vraiment la meilleure expérience de lecture malgré le prix élevé).

Parmi les auteurs les plus prolifiques, mes préférés sont sans conteste le couple Eddings, David et Leigh. Mari et femme ont écrit à eux-deux plus d'une trentaine de bouquins sur plusieurs univers différents mais tous reliés par la même ferveur et la même passion de l'écriture à la fois fantaisiste et réaliste. La grande force de leur œuvre : les personnages et leurs interactions, surtout les personnages féminins que l'on doit à Madame Eddings et qui sont toujours si bien pensés et criant de vérité. Pour bien faire, il vous faut commencer par La Belgariade en cinq volumes, tous disponibles au format poche chez Pocket. Si ça vous plaît, poursuivez par La Mallorée, également en cinq volumes et toujours chez le même éditeur, ainsi que l'ensemble des livres écrits par le couple. Mais vous pouvez très bien aborder leur univers par un tout autre bout, par des histoires moins gourmandes en papier comme par exemple les deux tomes de La Rédemptions d'Althalus.

Un autre grand auteur de fantasy, Terry Brooks, que l'on ne présente pas vraiment. Le bonhomme est le créateur de l'univers extrêmement prolifique de Shannara qui sera bientôt adapté sur vos écrans si l'on en croit la rumeur. Mais curieusement, je vous conseillerai plutôt de commencer par quelque chose de moins complexe et de moins coûteux surtout sur le long terme. Pour cela, rien de tel que la fantasy humoristique avec Landover (Bragelonne également) ou que feriez-vous si vous deveniez tout à coup le propriétaire d'un monde fantastique qui n'attend plus que vous pour le diriger à travers les différents périls à venir. Intéressant concept non ?

Nous vous en avons déjà parlé lors de l'annonce de son décès, Terry Pratchett était un maître du genre en ce qui concerne l'humour et l'absurde au sein des codes de la fantasy. Le bonhomme en avait fait toute une saga littéraire qui comporte plus d'une trentaine de livres, sans compter les différents romans à côté ni les collaborations avec d'autres auteurs ou bien les essais qu'il a pu signer ou auxquels il a pu contribuer. Pour bien commencer, lisez les deux premiers tomes des Annales du Disque-Monde, à savoir La Huitième Couleur et Le Huitième Sortilège (disponibles chez Pocket) qui se suivent directement et racontent l'histoire d'un touriste en visite dans ce monde loufoque et déjanté. Vous ne devriez pas être déçus du voyage, et vous risquez même fortement d'en redemander !

Enfin, et contrairement à ce que j'ai spécifié plus haut, je terminerai par une saga ''jeunesse'' même si elle dispose d'un ton assez adulte. Il s'agit des Chroniques de l'Epouvanteur, de Joseph Delaney, qui mettent en scène un jeune garçon doté d'une grande sensibilité envers le surnaturel et qui étudie auprès d'un maître afin de devenir le prochain Epouvanteur, comprenez le prochain protecteur de ce vaste territoire infesté par les sorcières, les fantômes et les gobelins en tous genres. Et s'il n'y avait que cela comme menaces ! Cela fait maintenant une dizaine de tomes que l'on suit les aventures du septième fils d'un septième fils chez Bayard, et l'intérêt ne disparaît pas un seul instant !

Je pourrais continuer des heures à vous parler des différents auteurs de fantasy qu'à mon sens il faut avoir lu ou qu'il faut tenter de découvrir au cours de sa vie, mais je pense que je risquerais de m'égarer. Alors je vous laisse avec ces quelques noms-ci, des valeurs sûres et qui ont l'avantage de pouvoir plaire à tous les goûts et toutes les sensibilités.

samedi 1 octobre 2016

Wonder Woman, déesse de la guerre tome 2 - Coup du sort (Urban Comics - Septembre 2016)


Devenue la nouvelle déesse de la guerre après le sacrifice d'Arès, Wonder Woman a bien des difficultés à surmonter. Sentant peser sur elle le poids de la possible rédemption de Donna Troy, elle estime qu'il est de son devoir de l'aider à connaître le salut. Mais malheureusement, Donna ne veut pas entendre raison et est prête à mourir pour racheter ses fautes, même si cela implique une manipulation de la part d'Eris, et de risquer l'intégrité du Destin lui-même. En parallèle, Diana affronte une nouvelle menace en la personne d'Egée, un jeune homme ambitieux qui projette de la tuer afin de devenir le nouveau dieu de la guerre, et qui semble bénéficier d'une solide protection grâce à une déesse inconnue ayant répondu à son appel et l'ayant doté d'une arme capable de tuer même les dieux. Qui sortira vainqueur de ce combat fratricide, et qui se cache derrière tout cela ?
Enfin, une dernière petite histoire mettra en scène Cheetah alors qu'elle tente de s'emparer de la source de l'immortalité des Amazones, mais évidemment Wonder Woman veille et tâchera de l'empêcher de nuire, même si pour cela il lui faudra risquer le courroux d'autres divinités.

Un album pas franchement aussi intéressant que le précédent, l'histoire est un brin décousue et on a un peu de mal à s'attacher aux différents personnages qui nous sont présentés. Dommage car le dessin de David Finch prouve qu'il est en forme et le nouveau développement de Wonder Woman, assumant ses nouvelles fonctions, est assez intéressant (malgré l'affaire du nouveau costume, que personnellement j'aime assez). Mais le scénario peine à maintenir l'intensité jusqu'au bout et se fait un brin trop bavard par endroit, au détriment de l'action et de sa représentation. Espérons que le troisième tome, annoncé à la fin, apportera une fin de run satisfaisante et corrigera ces quelques défauts qui sans cela ne ternissent pas complètement l'éclat de cette série.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !