mercredi 21 juin 2017

Superior Spider-Man - Prélude (Panini Comics - Juin 2017)


Le Docteur Octopus est mourant, son corps à l'agonie le lâche de part en part... et du fond de sa cellule médicalisée du Raft, il appelle une seule personne à son chevet : Peter Parker, Spider-Man. Mais soudain, l'on réalise que le véritable Octopus est dans le corps de Peter, et que Peter lui-même se trouve dans le corps de son vieil ennemi irrémédiablement condamné. Comment est-ce possible ? Peter réalise soudain l'horrible vérité et comprend qu'il ne lui reste plus que quelques heures à vivre pour tenter de corriger cette tragédie avant qu'il ne soit trop tard et qu'Otto Octavius ne remporte la dernière victoire, l'ultime affrontement. Incapable de retourner le plan d'Otto contre son créateur, Peter va faire tout son possible pour tenter de lui ouvrir les yeux sur ce qui se passe réellement entre eux et surtout sur ce qui fait réellement Spider-Man, ce que ça fait d'être lui, et l'immense poids des responsabilités qui lui incombent. L'heure de son ultime triomphe enfin venue, le vilain pourrait-il se changer soudain en héros ? Voir devenir encore meilleur que le héros déchu ?

Réponse dans la série Superior Spider-Man disponible en six tomes dans la même collection que ce prélude, et qui n'est plus à présenter je pense tant elle a fait parler d'elle en son temps. Panini nous fait paraître ici les derniers chapitres de la série régulière sur Spider-Man avant qu'elle ne devienne Superior Spider-Man, le dernier combat entre Peter Parker et Otto Octavius, un combat à mort qui changera bien des choses par la suite. Trois numéros dont le #700 qui mérite d'être lu rien que pour ses couvertures alternatives (présentes en fin d'album ici). Dan Slott inaugure véritablement son ère de renouveau pour le Tisseur, on peut simplement noter que trois numéros c'est un peu court, personnellement j'aurais préféré un album plus gros contenant la tentative d'Octopus de détruire le monde à laquelle il est fait référence plusieurs fois dans ce tome prélude. Enfin, au moins nous avons l'essentiel de ce qu'il fallait lire pour comprendre et appréhender correctement le Spider-Man Supérieur. Plus qu'à attendre la suite de L'étrangère aux cheveux roux désormais !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 19 juin 2017

La question du lundi n°41 : Quelle est la nouvelle vision de Warner pour le DCEU ?


Profitons de la sortie récente de Wonder Woman pour reparler un peu du futur de DC Comics au cinéma, car depuis notre article du 6 Mars, les choses ont bien bougé en coulisses.

Nous nous étions montrés pessimistes à l’époque au vu des annonces et de la direction chaotique des projets. Alors certes tout est loin d’être rose mais une tendance semble se dessiner : Warner Bros. multiplie le nombre de projets pour se libérer du carcan de son planning annoncé trop tôt.

La genèse et la gestation du DCEU est en effet complexe : lorsque Man of Steel sort en 2013 il n’a clairement pas vocation à faire partie d’un univers partagé mais d’être un film unique, voir une trilogie à l’instar de celle de Christopher Nolan sur Batman.
Néanmoins l’influence de Nolan est telle pour Warner que la patte du réalisateur est imposée à Zack Snyder sur Man of Steel et puis… The Avengers et Iron Man 3 chez Marvel cartonnent en 2012 et 2013 dépassant chacun allégrement le milliard de dollars.
Changement total de programme pour le studio, plutôt qu’une suite à Man of Steel et le lancement d’un nouveau Batman (voir d’autre personnages de l’écurie DC), il est décidé de créer un film réunissant les deux, servant de genèse à l’univers cinématographique de DC ! L’idée, audacieuse sur le papier, s’est avérée bien mal retranscrite car trop précipitée. Et c’est un mal qui pèse encore sur les productions récentes ou à venir de Warner : Suicide Squad fut massacré sur l’autel du cool et du pop sous prétexte que ce qui n’a pas marché pour Batman v Superman est son côté trop sombre et réaliste, trop « Nolanien » (un comble quand on sait que le ton fût décidé par le studio !), Wonder Woman sauve quant à elle les meubles et nous apparaît comme bon au vu des autres films cités, mais au final, et même si celui-ci a d’énormes qualités, il reste somme toute classique en tant qu’origin story et stand-alone.

Et pour le futur me direz vous ? Justice League nous donne encore des sueurs froides. Le projet à récemment été repris par Joss ''The Avengers'' Whedon suite à une tragédie dans la famille de Zack Snyder. Le compositeur Junkie XL déjà sur Batman v Superman s’est vu remplacer par Dany Elfman. En soi ces annonces peuvent s’avérer rassurantes, mais il faut souhaiter qu’encore une fois Warner Bros. n’accouchera pas d’un film difforme et bancal par manque de temps, tout cela dans le but de respecter un calendrier d’annonces surchargé copiant ce qui se fait chez la concurrence de Marvel Studios.

C’est peut être dans cette optique que de nouveaux films furent annoncés, déjà un film The Batman non prévu sur le planning, mais aussi un film se focalisant sur le personnage de Harley Queen nommé Gotham City Sirens et réalisé par David ''Suicid Squad'' Ayer. Notons aussi un spin off sur Deadshot, mais aussi et surtout les films Batgirl et Nightwing !
En dehors du BatVerse l’arlésienne Justice League Dark est toujours en gestation , ainsi que Shazam et son ennemi Black Adam ou encore Booster Gold.
Ce dernier à l’intérêt d’être en dehors du DCEU, du moins pour le moment.

Ainsi, après avoir voulu recopier la formule Marvel, Warner Bros. semble décidé à ne pas tout vouloir rattacher à un univers DC global. Tous comme dans les comics nous pourrions avoir des pans entiers indépendants (Batman, Green Lantern, Justice League Dark), voir des films stand-alone (se suffisant à eux mêmes), ainsi que des grands films événements réunissant nos super-héros favoris. Cela permettrait en soi plus de latitude et de liberté créatrice pour les réalisateurs de l’écurie DC/Warner. Prions que ce soit la direction empruntée pour le futur de DC au cinéma, Warner pourrait renouer alors avec ce qui faisait la force de ses précédentes adaptations cinématographiques : faire confiance à la vision d’un réalisateur et créer une vraie œuvre de cinéma dans la grande tradition des sagas.

samedi 17 juin 2017

Greg Rucka présente Wonder Woman tome 2 - Les yeux de la Gorgone (Urban Comics - Mai 2017)


Dans ce second volume d'une série de trois, les choses changent et l'intrigue s'accélère autour de Diana des Amazones. En effet, la sorcière Circé entreprend de ramener à la vie la terrible Méduse, afin qu'elle puisse rejoindre la coalition des ennemies de Wonder Woman pour lui porter un coup fatal. Si Méduse ne cherche que revanche pour son propre meurtre des mains d'un ancien champion d'Athéna, Circé poursuit ses propres buts et intrigue en secret avec le Dr. Veronica Cale, une farouche opposante à l'Amazone qui n'a pas hésité à utiliser le Docteur Psycho pour manipuler d'innocente victimes afin de détériorer l'image de Diana en tant qu'ambassadrice de Themyscira et femme de bonne volonté. Le duel entre Wonder Woman et Méduse approche, alors que la tension internationale est à son comble depuis que l'Île du Paradis est apparue près des eaux américaines. Alors que les deux nations discutent d'une paix illusoire, deux femmes s'apprêtent à s'affronter dans un combat à mort dont une seule pourra sortir victorieuse. Et sur l'Olympe, Athéna elle-même fomente un coup d'état contre son propre père et seigneur, Zeus, qui n'a que trop longtemps gouverné les dieux et les mortels. Forte de ses alliances avec d'autres divinités et de son plan mûrement réfléchi, la déesse de la sagesse et de la guerre va utiliser sa championne dans un affrontement titanesque qui changera à jamais la face du monde. Pour Diana, le prix à payer sera double, car elle perdra non seulement un peu d'elle-même au cours de cette bataille sanglante, mais également un proche qu'elle avait juré de protéger...

Deuxième tome sur trois donc de la série telle que scénarisée par Greg Rucka en 2003, avec de magnifiques couvertures signées J.G Jones pour accompagner chaque chapitre. Beaucoup de révélations et de changements dans ce second tome comme je le disais, beaucoup de cruelles épreuves qui attendent l'ambassadrice des Amazones et les siens. Je vous laisse le soin de les découvrir en lisant cet album, très bien rythmé au passage par les différents dessinateurs travaillant avec Greg Rucka dans une concertation plutôt bien menée. Attendons désormais le troisième et dernier tome pour voir la conclusion de cette histoire déchirante...

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 16 juin 2017

La V.O. du vendredi n°76 : Excalibur tome 2 - Saturday Night Fever (Marvel - Mai 2005)


Les choses commencent à évoluer sur Genosha. Le Professeur Xavier et Magneto font dorénavant équipe pour sauver le plus de survivants possible de l'holocauste déclenché par les Sentinelles. Aidés par leur nouvelle équipe de jeunes volontaires et de combattants aguerris comme Calisto, ils tentent petit à petit de remodeler les ruines de la capitale, Hammer Bay, pour en faire un havre de paix entre les différentes factions qui s'affrontent sur l'île. Après avoir essuyé une attaque de pirates venus capturer de jeunes mutants pour les revendre au marché noir, nos héros découvrent qu'il s'agissait d'une manœuvre du Dr. McCoy de l'univers de L'ère d'Apocalypse, et parviennent à le mettre hors d'état de nuire avant qu'il ne soit trop tard. Mais dans les sous-sols de Hammer Bay, les Magistrats fouillent à la recherche d'armes et de munitions autant que de nourriture pour tenter de reprendre l'avantage sur les mutants qui les ont épargné... avant d'être tous massacrés par deux autres créatures sorties de l'univers d'Apocalypse. Que se passe-t-il réellement sur Genosha ?
Magneto pour sa part doit également affronter ses vieux démons, quand il entend la nouvelle comme le reste du monde : le manoir des Avengers a été détruit par un mystérieux ennemi, et les Avengers eux-mêmes sont décimés. Inquiet pour ses enfants, Magneto parvient à rejoindre New York grâce à ses pouvoirs recouvrés et découvre que le fameux ennemi n'est autre que la Sorcière Rouge, sa propre fille et membre des Avengers, dont les pouvoirs l'ont conduite à la folie. La ramenant de lui-même sur Genosha, Magneto entreprend de la soigner et de lui offrir un lieu où elle pourra se remettre et peut-être retrouver la raison, lorsqu'elle sortira du coma. Pour cela, il a besoin de l'aide de Charles Xavier... et il est désormais prêt à tous les sacrifices pour que survive son enfant.

Second tome de la troisième série Excalibur sur le groupe formé par Xavier et Magneto sur l'île ravagée de Genosha. Beaucoup d'événements se succèdent et beaucoup de révélations également, qui conduiront au final à ce que l'on peut décrire comme étant le meilleur event Marvel jamais créé, House of M, dont le prélude sera à suivre dans le troisième et dernier tome de cette série. On espère également que l'on découvrira bientôt la raison de la présence d’autant de survivants de L'ère d'Apocalypse sur l'île, enfermés ou non. Tout cela trouvera sa conclusion, nous l'espérons, dans le troisième et dernier tome, à venir prochainement.

jeudi 15 juin 2017

Im - Great Priest Imhotep tome 1 (Ki-Oon - Mai 2017)


Il y a plus de 3000 ans, dans l'Ancienne Égypte, vivait un homme qui devint une légende. Le grand prêtre Imhotep, que tous respectaient et adulaient, était un sage doté d'immenses pouvoirs et reconnus comme l'égal d'un dieu. Jusqu'au jour où il fut banni pour un crime mystérieux et suspendu durant des millénaires dans l'entre-vie. De nos jours, les dieux ont décidé de réveiller le grand prêtre et de lui confier la tâche de retrouver et d'éliminer les Magai, des êtres démoniaques se faisant passer pour des dieux afin d'absorber l'énergie vitale et l'âme des mortels. Hinome, une adolescente maudite qui génère des flammes à chaque fois qu'elle parle, rencontre Imhotep et se voit soudainement délivrée du puissant sortilège du Magai qui la hantait depuis tant d'années. Dorénavant, Hinome et son père aideront Imhotep dans sa tâche, en lui fournissant un logis ainsi que de précieuses indications sur les légendes locales, qui pourraient être les sources des Magai. Du moins c'est comme cela que le voit Im, mais dans la réalité sa présence et ses manières un rien lourdingues et hautaines n'aident pas vraiment à son insertion au sein de cette nouvelle amitié. Chacun devra apprendre de l'autre pour que les choses fonctionnent, et il reste une grande part d'ombre sur le passé d'Im, qui doit peut-être restée enfouie profondément...

Un nouveau manga sur l’Égypte de l'Antiquité, décidément très à la mode ces temps-ci. Je m'attendais honnêtement à tomber sur une histoire un rien simpliste et des personnages très caricaturaux, mais j'ai été bien surpris malgré moi d'aimer ce premier tome et le début de cette aventure ! Ce premier tome est très réussi dans le sens où il remplit sa fonction première, à savoir présenter les personnages et l'ambiance générale de la série, mais sans trop en raconter pour ne pas noyer le lecteur sous un flot d'informations à digérer. On suppose que les secrets d'Im seront révélés peu à peu, mais déjà nous sommes attirés par sa personnalité atypique ainsi que par celle de Hinome, qui se retrouve malgré elle embarquée dans cette quête mystique. Le dessin est d'un bon niveau, ni trop cliché ni trop travaillé ou marqué, de sorte que l'on puisse lire très facilement cette série dès son début et voir les personnages et les décors évoluer peu à peu. Rendez-vous bientôt pour la suite !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 14 juin 2017

Saga tome 7 (Urban Comics - Mai 2017)


Le vaisseau-arbre d'Alana et Marko est en perte de carburant, aussi doivent-ils prendre la décision de se poser sur une comète habitée en pleine guerre civile pour se ravitailler en urgence. Mais ce qui devait être une simple pause de quelques heures devient un séjour de plusieurs mois quand ils font la rencontre de petits êtres perdus et affamés qui demandent leur aide et leur protection. En plein territoire désolé, Hazel grandit avec ses nouveaux amis et apprend petit à petit les choses de la vie, comme l'amour, la perte, la peine... alors que de son côté l'ex-Prince Robot IV fait d'étranges rêves qui le hantent de façon récurrente et qui le poussent à s'interroger sur ses véritables penchants et motivations. Trahira-t-il ses alliés d'infortune sous l'emprise de la folie ? Un complot des deux camps en guerre met soudain à mal le microcosme de la comète Phang, et le départ précipité de nos héros ne se fera pas sans heurts ni sans mal, alors que de nouveaux chasseurs de prime se lancent à leurs trousses. Les choses changent et évoluent, et plusieurs sacrifices seront nécessaires pour que tout rentre dans l'ordre... du moins l'espace d'un instant.

Septième tome toujours aussi bon de cette excellente série, vivement à conseiller et à ne surtout pas louper ! Si vous étiez passés à côté de Saga depuis le départ, rattrapez-vous en vitesse et rejoignez les rangs des fans qui font que cette série fonctionne aussi bien chez nous qu'en V.O.. Ce tome-ci mettra particulièrement à mal la petite famille hétéroclite de Hazel, que l'on voit bien grandir à la fois en âge et en maturité et qui devra surmonter de dures épreuves pour parfaire son apprentissage de la vie. Un tome riche, un tome puissant et surtout un tome à ne pas manquer, on arrive à la dernière page avec l'envie d'en avoir davantage à lire !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 12 juin 2017

La question du lundi n°40 : Sommes-nous devenus impatients avec nos divertissements ?

Ce dicton est bien connu et est toujours d'actualité : le temps c'est de l'argent.
Mais on dit également que la patience est une vertu.
Dans un monde en perpétuelle évolution et où l'information circule de plus en plus vite, la question du lundi portera sur : ne sommes nous pas devenus impatients vis à vis de nos objets de divertissements (lecture, série, jeux,etc...)?

Je me souviens quand j'étais plus jeune lorsque certaines séries télé me plaisaient et qu'Internet n'était pas aussi répandu qu'à l'heure actuelle, il fallait prendre son mal en patience pour attendre la saison suivante et guetter dans les pages du programme télé, des indices sur une date future de programmation et qu'il fallait se tourner vers des magazines spécialisés afin d'avoir plus d'informations sur l'univers de la série.

Maintenant ? Une simple recherche sur Google me permet de trouver l'ensemble des informations que je désire et de savoir les dernières actualités concernant la série télé m'intéressant. Il est même possible de pouvoir regarder un épisode sorti aux États-Unis en vostfr quelques jours à peine après sa diffusion.

Le laps de temps qui se comptait en semaines, mois voir même années dans les cas extrêmes entre la diffusion dans le pays d'origine et sa diffusion en France pour une série télé se retrouve énormément raccourci grâce à Internet. Le même constat peut également être fait pour les jeux-vidéo ou les livres : le nombre de sites en ligne à disposition permettant une facilité d'importation qui n'existait pas il n'y a pas encore si longtemps. La possibilité de télécharger en dématérialisé permet de réduire presque à zéro le temps d'attente.

Ce gain de temps non négligeable peut ainsi permettre à une communauté de fans de différents horizons d'échanger en étant sur un pied d'égalité.

Toutefois, cette facilité de téléchargement et d'informations peut avoir des effets pernicieux.
Plus la série est populaire et plus il est difficile d'échapper aux spoilers et donc de risquer de se faire gâcher la surprise lors du visionnage/lecture.
Par ailleurs, le fait de regarder une série en vo et non en version traduite peut conduire de manière indirecte à l'arrêt de la série dans le pays dans lequel elle est traduite.
La personne ayant déjà vu celle-ci, elle ne sera pas intéressée de la voir une fois diffusée sur nos écrans, pouvant ainsi conduire à des baisses d'audience et à sa déprogrammation ou encore dans le cas de comics/manga à l'arrêt pur et simple de la série.

L'achat de la série en vo permet de bénéficier d'un temps d'attente moindre et de s'assurer de voir l’œuvre jusqu'au bout et de manière indirecte de faire baisser le nombre de clients potentiels dans les pays qui sont traduits et un risque plus grand de ne pas arriver au bout du chemin.
Cependant, les éditions traduites peuvent parfois se voir enrichies de contenus annexes que l'on ne trouve pas dans l'édition originale.

Internet a ainsi eu et continue d'avoir un impact indéniable sur la diffusion et l'accès aux informations et par ce biais a impacté notre manière de consommer.
Certaines choses que nous n'aurions pas visionné ou acheté en temps normal le sont désormais.
Dans un contexte où les séries et les moyens de se divertir foisonnent, il est nécessaire de faire des choix et patienter peut alors s'apparenter à une contrainte.

Au final, le fait de patienter ou pas dépend plutôt de l'envie que l'on ressent.
Les 2 ont leurs avantages et inconvénients et comme d'accoutumée, la décision finale nous revient.
Il est à noter que la possibilité de satisfaire nos désirs étant facilités, il est possible pour conclure de se poser une autre question :
En assouvissant plus facilement nos désirs, cela diminue-t-il le plaisir ressenti ? Une attente plus longue peut-elle permettre de ressentir une émotion plus forte grâce à ladite attente ?

C'est sur ces réflexions que je vous souhaite une bonne continuation et à bientôt.

samedi 10 juin 2017

Spider-Man - L'étrangère aux cheveux roux (Panini Comics - Mai 2017)


Le Dr. Octopus est mourant, des suites de graves traumatismes reçus lors de ses nombreux combats face aux héros de New York. Décidé à laisser une trace dans l'Histoire, Octopus invente un système capable de transmettre ses ondes cérébrales à tout mécanisme de la ville, afin que son esprit puisse la contrôler totalement. Pour lui, c'est un cadeau qu'il fait aux habitants de New-York. Pour eux, et pour Spider-Man, c'est un cauchemar qui commence lorsque tout le système menace de sauter. Après une bataille amère, Octopus s'échappe et jure de revenir avec un plan terrible pour se venger de la ville et de son héros.
Peter Parker n'a pas non plus la vie facile de son côté, car il doit faire face à une collocataire un rien lunatique et aux agissements du Caméléon se faisant passer pour lui et chamboulant tous ses repères. Mais le pire est peut-être bien le mariage de Tante May avec le père de Jonah Jameson. L'ancien patron du Daily Bugle est devenu le nouveau maire de la ville et un farouche opposant à Spider-Man et aux héros masqués, au point d'avoir conçu toute une brigade spéciale rien que pour arrêter le Tisseur. Et comme si tout cela ne suffisait pas, une ancienne et très précieuse relation de Peter revient soudain dans sa vie, alors que la Chatte Noire fait également son grand retour à New York pour une enquête commune avec Spider-Man, et le début d'une nouvelle relation entre eux.

Dans cet album plusieurs chapitres importants de la vie du Tisseur se jouent, à commencer bien sûr par ce qui fait le titre de ce volume, la fameuse étrangère aux cheveux roux, Mary-Jane Watson qui revient dans l'entourage proche de Peter, ce qui le perturbe énormément car il ignore sur quelles bases poser sa nouvelle relation avec celle qui fut sa femme, alors que Félicia Hardy de son côté prend les devants et donne les nouvelles règles du jeu à son amant préféré, qui a certainement la tête qui tourne beaucoup ces temps-ci. Des histoires qui auront un impact plus tard disais-je, qu'il s'agisse d'Otto Octavius et de son rêve de vengeance à quelques mois de disparaître, ou bien de la vie sentimentale de Peter qui connaît plusieurs évolutions successives et pas forcément dans le bon sens. La vie de notre Tisseur de toile préféré va bientôt être totalement chamboulée une fois de plus !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 9 juin 2017

La V.O. du vendredi n°75 : Ancient Dreams tome 1 (Rothic Comics - 2012)


En des temps très reculés, les dieux se livraient bataille aux côtés des mortels, le sang inondait le sable et les cités tombaient, déchues. Lors de la guerre de Troie, Athéna parvint à vaincre son adversaire Arès sur le champ de bataille, et une terrible malédiction prit alors forme. Un enfant naîtrait, un jour prochain, doté des pouvoirs du monde souterrain, de l'au-delà. Un enfant qui pourrait remettre en cause tout ce en quoi l'humanité croyait. Le roi Ménélas, malgré les avertissements cryptiques des Moires, décide de recueillir cet enfant et de l'élever, au risque de périr de sa main vingt-et-un an plus tard.
De nos jours, aux États-Unis, la jeune Cara Wynter s'échappe de son triste quotidien à travers la boisson, et les nuits se suivent et se ressemblent toutes à mesure que le même rêve persistant la visite. Un rêve dans lequel un étrange inconnu se présente à elle, un rêve dont elle est consciente mais dont elle ne peut s'échapper, un rêve qui lui apporte à la fois la peur et l'amour. Alors, quand à la suite d'une nouvelle soirée solitaire l'alcool la pousse à faire quelques pas dehors, dans la forêt, elle sera soudain projetée en plein rêve à nouveau, un rêve où elle se trouve offerte à ce bel inconnu, un rêve où tous deux consomment une union trop longtemps désirée... et embrassent leur destin. Dès son réveil, Cara est harcelée de visions fugaces, de fantomatiques apparitions qui l'invitent à les rejoindre, avec ses ancêtres, dans le monde souterrain, au sein d'Hadès. Heureusement, le jeune homme de son rêve est là lui aussi et parvient à la ramener à la réalité, avant de disparaître la laissant saine et sauve et avec un nom, seul souvenir entêtant et obsédant de cette étrange nuit. Draken.

Une lecture très poétique et magnifiquement mise en images que nous offre la jeune et talentueuse scénariste JP Roth, avec les couvertures de l'excellente Dawn McTeigue comme écrin. Cette brillante auteure fondatrice du label indépendant Rothic Comics nous dévoile une histoire tragique, pleine de magie et de mystère, où l'horizon du réel est loin d'être clairement défini et où le rêve, plusieurs fois, l'emporte sur la réalité. Mais qu'est-ce que la réalité, sinon un rêve que l'on forge à dessein ? En suivant les pas de Cara lors de ses rêves et hallucinations, le lecteur en viendra à se perdre peu à peu et à plonger la tête la première dans le tourbillon du Temps, accompagné par les textes et citations poétiques parsemés ci et là entre les sublimes pages illustrées, dessins d'une force et d'une prestance que l'on ne retrouve pas souvent de nos jours. Une très bonne lecture donc, qui joue avec vous autant qu'elle vous émerveille.

Cette histoire de J. P. Roth n'est actuellement plus disponible en album relié, du moins via son site personnel de Rothic Comics, mais Thomas Rivière de Comicsplace et Original Comics s'efforce de faire traduire et paraître ce comics indépendant dans la langue de Molière, chez nous. Soutenez donc sa campagne, visitez son site ainsi que celui de la scénariste, et permettez à un plus grand nombre de partager ces rêves enchanteurs. Pour l'instant il n'est question que du premier chapitre (l'album en compte quatre et la série est toujours en cours) mais il se pourrait bien qu'avec suffisamment de fonds la série entière puisse voir le jour par chez nous. Espérons-le du moins, car ce serait bien mérité !

jeudi 8 juin 2017

Fire Force tome 1 (Kana - Mai 2017)


Dans un monde moderne où l'humanité subit un fléau implacable, celui des combustions humaines... Shinra, un adolescent et apprenti-pompier, va entrer au sein de la Fire Force, 8ème brigade, pour combattre cet étrange phénomène auquel il semble lié par son passé. Partout où une torche humaine se manifeste, les membres de la 8ème brigade répondent présent et se rendent sur place au plus vite pour permettre au défunt enflammé de connaître enfin le repos. Shinra cherche à prouver que malgré ses pouvoirs qui lui permettent d'enflammer ses pieds pour acquérir une super-vitesse, il n'est pas un démon comme tout le monde l'a toujours traité depuis la tragédie de son enfance, quand il perdît sa mère et son frère suite à un immense incendie. D'autres membres des brigades de la Fire Force sont capables de contrôler et de faire apparaître des flammes, pour autant de pouvoirs différents à découvrir. Shinra devra apprendre à faire équipe et à dépasser ses traumatismes, pour parvenir à révéler un jour la vérité sur ce tragique accident. Tandis que les nouvelles recrues s'entraînent dur, dans l'ombre quelqu'un semble déclencher ces combustions et observer les résultats, dans un but encore mystérieux.

Nouveau manga de l'auteur de Soul Eater, on retrouve les traits caractéristiques chez certains personnages et décors avec le plus grand plaisir. Fire Force est un manga sympathique, qui vous prend en main dès le tout premier chapitre et vous livre l'histoire sur un plateau, avec toutes les explications nécessaires pour bien comprendre ce nouveau monde, sans souffrir de lourdeurs à aucun moment. Ce premier tome nous donne assez peu d'action finalement à nous mettre sous la dent mais la phase de présentation est nécessaire, et l'on sait déjà à la fin que le tome suivant sera riche en combats et autres révélations. Beaucoup de promesses donc, espérons qu'elles seront tenues !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 7 juin 2017

The Big Guy and Rusty the boy robot (Glénat Comics - Mai 2017)


Dans un monde futuriste où la technologie a pris le dessus sur le bon sens, une équipe de scientifiques Japonais parviennent à recréer les conditions de la ''soupe primitive'' en laboratoire et s'apprêtent à découvrir devant eux le secret de la vie, l'apparition de la matière vivante... sauf qu'évidemment, tout ne se passe pas comme prévu et ils réveillent accidentellement un très ancien fléau du monde qui entreprend dès lors de reconquérir la planète et de consommer puis transformer l'humanité en une nouvelle génération de dinosaures-mutants. Le Japon, impuissant contre cette nouvelle menace qui ferait pâlir de jalousie Godzilla lui-même, n'a plus qu'une solution : faire appel aux Américains et surtout au programme Big Guy, le défenseur absolu, le gladiateur d'acier qui fend les cieux et délivre son message de supériorité et de justice ! Il sera épaulé par le petit garçon-robot Rusty, fleuron de la technologie japonaise d'armement et de communication, qui aura bien du mal à suivre le pas de son flamboyant mentor mais se fera un devoir de lui faire honneur malgré tout ! Big Guy et Rusty seront-ils suffisants pour défaire l'invasion de dinos-mutants qui menace le Japon, mais aussi le reste de la planète ?
En bonus un autre combat au sein des USA cette fois, durant lequel Rusty fera montre de ses compétences pour sauver une foule qui n'en a rien à faire et Big Guy fera tout le spectacle !

L'une des créations de Frank Miller lui-même, en collaboration avec Geof Darrow, sur des dessins de Geof Darrowv qui font beaucoup penser au style de Juan José Ryp par exemple. Que dire que dire sur cette lecture à part que... c'est génial, c'est l'impitoyable lutte de la technologie et de l'armement humain contre toute menace issue de la science débridée, avec un zeste d'humour et de racisme comme au bon vieux temps des années '80. Non je rigole, ce n'est pas un bilan aussi malsain, mais il faut comprendre que lire cet album c'est lire une sorte de morceau d'histoire, quelque chose de complet en soi mais qui pourrait très bien s'imbriquer dans autre chose de plus grand, de plus développé... on sent les ramifications, on les voit presque, mais elles ne servent à rien et l'histoire en reste à cet embryon sympathique mais laissant sur notre faim. C'est tout de même du bon Frank Miller tout craché, avec les thèmes qui lui sont chers sur les dérives de l'humanité.

Petite note, si vous faites partie de ma génération vous avez du voir à la télé, durant votre jeunesse, un petit dessin-animé sans prétentions, une série passée quasi-inaperçue. Et pourtant, qu'est-ce que c'était bien ! La série-animée partait dans une direction très intéressante et avait le mérite de vraiment développer le personnage de Rusty et ses relations avec les autres protagonistes. C'est sans doute encore trouvable quelque part sur Internet, je vous laisse le soin de chercher.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 5 juin 2017

La question du lundi n°39 : Faut-il s'attendre au pire pour Wonder Woman au cinéma ?


La question est relativement simple et je ne ferai pas de long développement sur ce sujet. Simplement la situation d'un film mettant en avant une super-héroïne est pratiquement inédite aujourd'hui, si l'on excepte deux mauvais exemples par le passé, dont je parlerai
En règle générale, la femme dans les films de super-héros est rangée dans la catégorie des faire-valoirs, des assistantes ou des compagnes éplorées tandis que le mâle s'en va livrer bataille contre super-vilains et démons en tous genres. Les femmes fortes sont bien présentes, comme Loïs Lane bien sûr dont la prestation par Amy Adams la rend attachante et en même temps déterminée à montrer qu'elle peut se situer au premier plan aux côtés des héros, qu'elle accompagne souvent sur le champ de bataille, n'hésitant pas à se mettre en danger quitte à être cataloguée comme têtue et légèrement désaxée à force de risquer sa vie comme ça sans avoir de pouvoirs.
Je le disais en introduction, il y a des précédents aux films de super-héroïnes, mettant les femmes fortes au premier plan et faisant tourner l'histoire autour d'elles et de leurs combats. Nous avons... Supergirl, dans les années '80, qui traitait la jeune cousine de Superman comme une fille un rien nunuche et cucul la praline, dont le seul véritable but dans le film est de sauver l'homme dont elle est tombée amoureuse d'une méchante sorcière le convoitant également. Ce n'est pas la maigre et maladroite insertion de mythologie kryptonienne qui changera la donne, malheureusement, et si le film a assez mal vieilli (à l'image des premiers Superman en couleurs) il faut quand même lui attribuer le mérite d'avoir tenté quelque chose de nouveau à l'époque, un pari qui relevait de l'insensé.
Nous avons ensuite en second exemple, et bien tristement en mémoire, le film Catwoman ultra-sexué et débilitant des années 2000. L'héroïne est réduite à l'état de sex-interest durant tout le film, quand bien même il y aurait un message positif à en retenir comme un combat pour l’essor de la féminité libre, etc. Non vraiment, rien à sauver dans ce film, ni le massacre des personnages ni celui de l'intrigue inspirée vaguement de ce que les comics racontaient à l'époque. Très vaguement, même. Donc rien d'intéressant à retirer de ce film à part des postures aguicheuses tout au long de la pellicule et un scénario d'une platitude exaspérante tant cela confine au nunuche.
Un autre exemple me revient soudain à l'esprit, celui du film Elektra du côté de chez Marvel (pas encore Marvel Studios attention). La femme forte que l'on avait le plaisir de voir combattre (et mourir bravement) aux côtés de Daredevil dans le film homonyme a eu droit à sa résurrection et à son propre film... qui se perd malheureusement très vite dans les méandres de son scénario presque incompréhensible et aussi torturé que son héroïne. Dommage car là il y avait un vrai potentiel qui se rapproche davantage de Wonder Woman telle qu'on voudrait la voir, en guise de combattante expérimentée contre les forces du Mal. Mais fatalement, comme si une terrible malédiction était à l’œuvre, nous n'aurons droit qu'à un film plat, sans succès ni intérêt à part quelques chorégraphies sympathiques pour le profane.

Ce qui nous amène donc au cas de Wonder Woman, telle que l'interprête depuis Batman v Superman l'actrice Gal Gadot. Le film sortira dans deux jours, mercredi 7 Juin 2017, et je me suis bien gardé de voir les bandes-annonces et autres trailers et teasers en tous genres, pour me préserver une expérience sans gâchis ni moments gênants où l'on se dit que le film part exactement dans la direction que l'on prévoyait/craignait. J'espère le maximum pour ce film, car le traitement du personnage de Diana Prince a été sans failles jusque là sous Zack Snyder pour Batman v Superman. Correctement dirigée et mise en scène, l'actrice nous fait découvrir à l'écran une femme forte, qui n'a rien à envier à ses collègues masculins, bien au contraire même elle pourrait leur en remontrer. Personnellement et principalement j'ai peur de deux choses : premièrement, que le film soit une sorte de copié-collé du premier Captain America sorti en 2011 et se déroulant durant la Seconde Guerre Mondiale. Ici on parle de la Première, mais à part ça il peut y avoir beaucoup de similitudes et j'ai un peu peur qu'on ne fasse trop facilement le rapprochement. Encore une fois je n'ai vu que le tout premier trailer, donc si vous avez des éléments de réponse à apporter : abstenez-vous.
Secondement, à la vue des exemples précédents de films de super-héroïnes je redoute un excès de traitement féministe pour contrebalancer cette image neuneue que l'on a déjà que trop vu. Quelques blagues ou quelques pointes ici et là devraient suffire à faire passer le message, du moins je l'espère. J'espère aussi et surtout que le traitement proposé par Zack Snyder sera respecté et continué, avec quelques nuances bien entendu puisqu'il ne s'agira pas d'une suite mais d'une préquelle à l'univers DC au cinéma.
Enfin et avant toute chose, il faut bien se rendre compte que c'est pratiquement un sans-faute que l'on attend de ce film. Le public, les critiques et surtout les gros studios, qui il ne faut pas croire misent tous très gros sur ce film, car il sera le test ou la valeur étalon à laquelle se jaugeront les autres films d'héroïnes prévus (Black Cat/Silver Sable, Captain Marvel) par les concurrents. Wonder Woman/Gal Gadot a donc une sacrée pression sur les épaules, et je croise les doigts pour que son film puisse répondre à toutes les attentes et même réussir à en surprendre plus d'un, moi y compris ! Vous le saurez bientôt de toute manière. Rendez-vous le 7 Juin dans les salles !