Intriguée
par le retour de son ancien crush d'entre les morts, Alex n'aura
toutefois pas le temps de l'interroger davantage sur cet état de
fait, puisqu'il disparaît de nouveau. Pendant plusieurs semaines,
Alex va donc chasser les démons à sa façon pour satisfaire la
volonté du Witchblade, dont elle ne parvient toujours pas à cerner
l'objectif.
Mais
elle n'est pas la seule à vouloir comprendre un peu mieux cet
Artefact. Visée par une inconnue avec un revolver doté de balles
bien étranges, Alex ne doit sa survie qu'à la chance ou peu s'en
faut. En cherchant à se renseigner sur son agresseuse, l'ancienne
journaliste va découvrir qu'il existe toute une conspiration visant
à s'emparer du Witchblade pour le compte d'une société
pharmaceutique de pointe dont la présidente désire plus que tout
posséder le pouvoir de l'Artefact pour elle-même.
Après
avoir réussi à capturer la tireuse, Alex et ses compagnons vont
tenter de comprendre jusqu'où remonte cette conspiration et de qui
ils doivent se méfier, et à plus forte raison à qui ils peuvent
faire confiance dans cette affaire. Hélas, à peine le temps pour
eux de définir une stratégie que celle-ci est mise en difficulté
par la capture d'Alex à son tour !
La
porteuse du Witchblade va être détenue dans les laboratoires de son
ennemie pendant deux longues semaines, forcée à combattre des
démons en boucle et exposée à une sinistre magie du sang qui vise
à corrompre son lien avec l'Artefact pour mieux l'en séparer par la
suite. Parvenant par miracle à s'évader en compagnie d'une autre
détenue, Alex finit par découvrir que toutes les femmes pouvant
posséder le Witchblade ont été minutieusement traquées et
éliminées par l'organisation, dans l'idée de former une seule
d'entre elles à devenir l'hôte parfaite suivant les volontés de la
patronne.
Poussée
dans ses retranchements, Alex tombe sous l'emprise du Witchblade
corrompu et pactise avec un démon de haut rang pour tenter de faire
s'évader ses amis des mêmes locaux dont elle a pu s'échapper peu
auparavant. Utilisant la magie du sang contre elle-même, Alex
parvient néanmoins à gagner assez de temps pour que le nouveau lien
avec le Witchblade se renforce et lui permette de faire céder le
sortilège avant que le transfert ne soit complet vers l'hôte
choisie.
Cependant,
il semble que la déflagration d'énergie mystique qui s'en suit les
ait toutes et tous projeté dans le futur, en 2025, où New York est
devenue une zone hautement militarisée sous extrême surveillance !
Et, en 2019, juste après l'explosion, le démon qui avait pactisé
avec Alex essaie maintenant de pactiser de même avec Haley, l'hôte
idéale mais rejetée, qui se fait désormais appeler Shadowblade et
n'a qu'un seul but en tête : redevenir complète en retrouvant
son autre moitié, apparemment toujours entre les mains d'Alex.
---
Au
bout de ce second tome de la seconde série Witchblade
je commence à mieux comprendre pour quelles raisons elle n'a pas
bien fonctionné à son époque, toute fin des années 2010. Par
rapport à l'originale, il y a assez peu d'action, les personnages ne
sont pas vraiment attachants et on a tendance à rapidement en
oublier certains dans le décor, et surtout le dessin n'est pas
franchement au mieux de ce qu'Image pouvait fournir en ce temps
pré-Covid.
Reste
néanmoins que le scénario tient la route, même si là aussi ce
n'est pas vraiment passionnant, et il faut tout de même passer au
moins la moitié de l'album avant de comprendre où tout cela va nous
mener, ou si vous préférez avant que l'intrigue générale ne
devienne redondante et donc prévisible. Dommage car je commençais à
bien aimer cette nouvelle Alex Underwood combattant les démons dans
les rues de New York à la nuit tombée, mais il faut croire que
c'était encore trop proche de la formule d'origine.
A
trop vouloir la changer, cette formule, les auteurs et artistes de
cette seconde version ont peut-être perdu ce qui faisait tout le sel
de la première série, le côté ultra-sexy en moins cela va sans
dire. Il y aura bien quelques références visuelles ici et là mais
c'est tout ce que l'on est en droit d'attendre de ce titre, qui
désire nous entraîner dans quelque chose de plus psychologique et
pernicieux, pas forcément de la meilleure des façons cependant.
Alors
est-ce que le troisième et dernier tome va réussir à nous fournir
une conclusion digne de ce nom ou bien sera-ce la déception jusqu'au
bout ? Réponse dans les prochaines semaines !
Quand
vous vous appelez Peter Parker, et que votre alter-ego n'est autre
que le sympathique Spider-Man, vous vous traînez forcément une
certaine malchance et un bagage émotionnel gros comme une maison.
Mais, à mesure que vous affrontez les épreuves que la vie s'acharne
à placer sur votre chemin, vous en sortez grandi et mieux entouré
que jamais. En principe.
Même
s'il est marié à la superbe Mary Jane, qui connaît le succès
depuis qu'elle joue l'un des rôles principaux dans un soap-opera
télévisé, et que cette dernière le soutiendra toujours coûte que
coûte dans les moments de doute comme dans les joies les plus
infimes, Peter doit tout de même compter avec le retour de pas mal
de ses anciennes connaissances dernièrement. Par exemple, Felicia
Hardy vient de débarquer à nouveau dans sa vie, au bras de Flash
Thompson, qui de son côté ignore totalement que sa nouvelle
petite-amie fabuleuse n'est autre que la Chatte Noire, criminelle
repentie mais extrêmement amoureuse de l'Homme-Araignée.
Le
plan de Felicia est assez simple au fond : Peter lui a brisé le
cœur, alors elle va briser celui de l'un de ses meilleurs amis,
avant de s'acharner à lui prouver qu'il a fait une grosse erreur en
se mariant avec MJ et qu'il aurait mieux fait de la choisir elle !
Sur le papier, aucun problème pour une séductrice et croqueuse
d'hommes comme Felicia, d'autant que Flash reste un grand simplet
incapable d'imaginer sa fourberie. Ce que la Chatte Noire ne pouvait
prévoir, en revanche, c'est que MJ ne céderait aucun pouce de
terrain malgré les menaces à son encontre, et que Flash Thompson se
révélerait bien plus attrayant qu'attendu lorsqu'on lui laisse
l'occasion de démontrer ses talents chevaleresques.
Si
seulement il n'y avait que des intrigues amoureuses autour de Peter,
il en serait sans doute comblé ! Malheureusement, Spider-Man
doit aussi négocier avec le retour, une fois de plus, de
l’infatigable Venom dans les environs, et une énième bataille
sans merci qui s'annonce entre les deux hommes-araignées que tout
oppose. En plus, Mary Jane de son côté est de nouveau la cible du
harcèlement de Jonathan Caesar, tout juste sorti de prison et pas du
tout soigné de son obsession maladive pour elle. Le magnat
immobilier envoie à nouveau ses sbires faire la chasse à toute
personne partageant de près ou de loin la vie de son idole, ce qui
inclus Spider-Man puisqu'il s'ingénie à sauver la belle rousse à
chaque tentative d'enlèvement.
Grâce
à un habile stratagème, le Tisseur parvient à retourner ses
différents ennemis du moments les uns contre les autres et à faire
en sorte qu'ils se neutralisent réciproquement, Eddie Brock
repartant en prison sans son précieux symbiote laissé pour mort.
Quant à MJ, elle ira en personne dire deux mots à Caesar et mettre
les choses au clair une bonne fois pour toutes entre eux, mais elle
ne pouvait pas prévoir l'intervention d'un nouveau joueur dans la
partie, lui aussi fan inconditionnel de la belle rousse et peu
désireux de la laisser lui échapper...
Cela
fait déjà pas mal de problèmes à résoudre, mine de rien, mais il
reste encore de la place sur l'agenda très chargé de Spider-Man,
alors pourquoi ne pas en profiter ? Depuis quelques temps, le
Docteur Octopus prend un malin plaisir à recontacter ses anciennes
relations criminelles pour les pousser à revenir à lui et à
reformer, tous ensemble, les Sinister Six dans le but avoué de
conquérir le monde à l'aide d'une menace de premier plan. Si
Electro, Mysterio, le Vautour et le Super-Bouffon répondent bien
présents avec grand plaisir, ce n'est pas le cas de l'Homme-Sable
qui nécessitera une petite menace supplémentaire pour le faire
rentrer dans le rang. Combien de temps ce chantage atroce
tiendra-t-il, là est toute la question. En attendant, Baker ne peut
que courber l'échine et faire ce que l'on attend de lui, malgré ses
réserves.
A
peine débarrassé du groupe formé par ses plus terribles
adversaires, Spider-Man doit une fois de plus affronter Venom qui
vient de se reconstituer et de s'évader de prison pour le duel
final ! Seuls, isolés sur une île désertée depuis un
accident minier, les deux combattants vont tout donner pour
l'emporter, l'un pour survivre, l'autre pour tuer. Au beau milieu de
la jungle et alors qu'il subit la traque impitoyable de Venom, Peter
a soudain une nouvelle idée de génie et parvient à simuler sa
propre mort aux yeux de son ennemi, qui décide alors le sourire aux
lèvres de profiter pleinement de sa nouvelle vie de tranquillité.
De
retour à New York, c'est cette fois contre le Caméléon et sa
nouvelle petite bande de malfrats que Spider-Man devra se frotter,
mais sans ses pouvoirs à cause d'une machine conçue par le
malfaiteur métamorphe. Aidé de la Chatte Noire sur ce coup, Peter
ne s'en sort que de justesse par là aussi un habile retournement de
situation, tandis que Felicia perd ses propres capacités surhumaines
semble-t-il définitivement ! Les deux alliés de circonstances
décident d'en rester là et de garder le secret l'un sur l'autre
auprès de leurs proches, Felicia voulant finalement tenter sa chance
avec Flash qui n'est pas si mal à ses yeux. La hache de guerre est
donc officiellement enterrée entre les deux amants d'antan, et
chacun va retrouver la précieuse compagnie de son être cher.
Seulement,
Spider-Man commence à devenir une sérieuse épine dans le pied d'un
gros joueur : Justin Hammer, multimilliardaire retors et
fournisseur d'armes et de costumes high-tech à de nombreux
super-vilains. C'en est au point où Hammer décide de faire appel au
Rhino puis à Boomerang pour éliminer Spider-Man et ce nouveau
justicier se faisant appeler Cardiac qui prennent un malin plaisir à
s'attaquer à ses entreprises illégales et fort juteuses. Mais rien
ne semble en mesure d'arrêter les héros sur leur lancée, et Hammer
finit par abandonner ses projets les concernant, du moins pour le
moment, tant que rien ne permet de remonter jusqu'à lui.
Enfin,
cinq des membres des Sinister Six ont très mal digéré la trahison
du Docteur Octopus précédemment, et s'entendent alors pour le
retrouver et lui faire payer le prix de son infamie. Mais ce n'était
qu'une nouvelle ruse pour réunir l'équipe autour de son leader
naturel, dans le but cette fois-ci de s'emparer d'armes
ultra-perfectionnées dans une autre dimension et de revenir à New
York pour y semer le chaos et la désolation. Avec ses tentacules en
adamantium, plus dangereux que jamais, Otto semble bien proche de la
victoire au bout du compte, car même Hulk ne peut rivaliser en face
à face. Il faudra l'aide de Ghost Rider, de Deathlok et du
Somnambule pour enfin arrêter les méchants et mettre Octavius hors
d'état de nuire, peut-être pour de bon cette fois-ci.
Et
pour conclure en beauté, c'est désormais à Alistair Smythe
d'entrer en scène avec toute une armée d'Anti-Araignées conçus
sur mesure pour s'en prendre à la fois à Spider-Man et à Jonah
Jameson, les deux personnes responsables de la mort de son père et
de son obsession maladive pour ses machines. Guéri de son handicap,
Alistair place l'Homme-Araignée face à un grave cas de conscience :
soit il tente de l'arrêter directement au prix d'un combat épique,
soit il parcourt toute la ville à la recherche des Anti-Araignées
envoyés s'en prendre aux proches de Jameson et de Peter. Autant dire
que non seulement la nuit va être longue, mais surtout que
Spider-Man ne rigole plus, et Smythe en sera quitte pour ses frais !
---
Nous
sommes ici en présence du second omnibus consacré au long run de
David Michelinie sur la série principale Amazing Spider-Man,
couvrant cette fois-ci le tout début des années '90, avant le
départ fracassant des dessinateurs-rois de Marvel
pour fonder Image
en directe concurrence. Erik Larsen prend le relais de Todd
MacFarlane dans un style graphiquement très proche du précédent,
reprenant et même améliorant à sa façon les gimmicks inventés
par le futur créateur de Spawn.
Si
vous avez lu cet omnibus, vous savez que j'ai passé sous silence
durant ce long résumé certains chapitres qui étaient pourtant bien
dessinés aussi par Erik Larsen, mais qui figuraient déjà au
sommaire du premier volume, inutile donc d'en reparler. Marvel et
Panini ont
décidé de garder ces épisodes en doublon pour que la continuité
se fasse plus simple à suivre d'un dessinateur à l'autre, et de ce
fait le seul vrai facteur immuable est la présence de David
Michelinie au scénario, et je m'en réjouis totalement.
Je
ne vais pas reprendre point par point tout ce que j'avais déjà pu
développer dans mon article sur le premier omnibus de ce run
d'exception, mais je rappellerai simplement que le travail formidable
de Michelinie pour briser les clichés de son époque, notamment
concernant la position des femmes dans l'entourage des super-héros,
a fait des merveilles et nous a offert des héroïnes du quotidien
fortes et imbattables elles aussi à leur façon, soutiens de
toujours comme rivales acharnées.
Erik
Larsen partira ensuite faire voguer sa propre galère, puis il
reviendra chez Marvel quelques années plus tard pour reprendre la
série Spider-Man lancée
par MacFarlane lui-même en son temps, où il mettra son expérience
des récits d'action pure et dure au service de l'éditeur dans un
style qui lui est propre. La qualité de l'histoire n'est clairement
pas la même, et clairement pas au niveau du scénario développé
par Michelinie, mais ça reste un bon défouloir et c'est agréable à
l’œil la plupart du temps. On sent que le dessinateur vedette est
devenu un conteur à sa façon et qu'il éprouve le besoin de
s'exercer pour perfectionner son nouveau talent, quitte à revenir
chez Marvel à plusieurs reprises par la suite, toujours sur les
aventures de Spider-Man pour quelques numéros par-ci par-là.
Je
terminerai, une fois n'est pas coutume, en vous parlant d'une
expérience personnelle concernant le contenu de cet omnibus. J'avais
dans ma collection depuis un bon bout de temps un vieil exemplaire de
la revue française Strange,
contenant un épisode que j'avais adoré et que j'ai lu et relu
encore et encore tellement j'étais fasciné. Et bien cet épisode se
trouve collecté ici dans cet omnibus par Panini, il s'agit de celui
où le gentleman-cambrioleur vieillissant Black Fox fait son grand
retour à New York pour y dérober un énorme diamant, se mettant à
dos non seulement le Tisseur mais surtout le terrible Docteur
Fatalis, à qui il a volé sans le savoir une de ses plus précieuses
possessions. Je me rappelais du combat incroyable qui s'en suivait
entre Spider-Man et Fatalis, et c'est avec un immense bonheur que
j'ai pu retrouver tout cela en qualité supérieure et surtout que
j'ai pu enfin associer un nom à cette histoire de folie, celui de
David Michelinie, illustre inconnu pour moi quand je parcourais mon
Strange fiévreusement
étant plus jeune et moins expérimenté.
Comme
quoi, on tombe parfois sur des petites pépites du passé comme ça
en lisant au hasard et en ne se rendant pas forcément compte tout de
suite de la valeur des histoires que l'on possède et accumule avec
patience et application. Certains détails seront à jamais
inexpliqués, quand d'autres trouveront enfin une signification toute
particulière et entière bien des années après, au fil des
rééditions. Je suis très content et reconnaissant à Panini/Marvel
de m'avoir fait revivre ce moment d'émotion, qui me permet de
rentabiliser cet omnibus sans problème, du moins sentimentalement
parlant !
La
suite du programme, si Panini reste conforme aux parutions V.O. de
Marvel, ça devrait être le passage de Mark Bagley sur Amazing
Spider-Man toujours aux côtés
de David Michelinie aux manettes, et ça aussi j'ai très très hâte
de le découvrir même si certains récits sont d'ores et déjà
devenus légendaires dans d'autres collections (Maximum Carnage, par exemple). Je vous
invite à patienter quelques mois le temps que tout cela se fasse,
vous me retrouverez sans faillir fidèle au poste et toujours avec
grand plaisir !
Au
fait, que pensez-vous de la couverture collector de cet omnibus ?
Je la trouve personnellement bien plus réussie et impactante que
celle choisie pour l'édition régulière, peut-être parce qu'il y a
ce charme désuet qui y est attaché, ou bien parce que Panini nous
offre à cette occasion un effet vernis sélectif et relief qui en
jette pas mal au sein d'une bibliothèque bien garnie !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Pendant
de trop nombreuses années, Kwannon était piégée à l'intérieur
de son propre corps, piloté et maîtrisé par une autre qu'elle,
sous l'identité de Psylocke, mutante et assassin experte en la
matière. Depuis quelques temps, elle a enfin retrouvé toute la
maîtrise de son être, et son esprit comme son corps sont maintenant
en parfaite adéquation. Mais qui est-elle réellement ? Ses
propres partenaires au sein des différentes équipes X-Men
peuvent-ils seulement se targuer de la connaître comme il se doit ?
La
vérité est que Kwannon sera toujours la plus isolée du groupe, ne
pouvant se fier qu'à elle-même et ne rendant de compte qu'à
l'intérêt supérieur qu'elle sert de son mieux. Quand, au retour
d'une mission de sauvetage en solo, Cyclope décide de la mettre sur
la touche plutôt que de l'emmener avec le reste de son groupe
direction leur prochaine aventure, c'est la goutte de trop pour
l'ex-ninja qui cherche désormais une façon de s'occuper, et surtout
d'échapper à ses propres pensées. Pas si facile quand on est
télépathe de haut niveau, avec un inconscient regorgeant
d'horreurs...
Mais
finalement une nouvelle opportunité s'offre à elle quand elle en a
le plus besoin : selon ses sources, l'A.I.M. préparerait une
grande soirée mondaine pour révéler leur tout nouveau produit de
contrebande, dernière évolution en date de la tristement célèbre
hormone de croissance mutante. S'infiltrant sans problème dans la
soirée, Psylocke découvre que le clou du spectacle n'est pas tant
la révélation du produit en lui-même que la mise aux enchères de
cinq jeunes mutants enlevés à leurs familles !
Voyant
rouge immédiatement, Kwannon fonce dans le tas et extermine ses
opposants du moment, ne retenant plus ses coups et cherchant à
détruire tout autant qu'à sauver. Enlever des enfants innocents
pour la seule raison qu'ils sont mutants la révulse et ne lui
rappelle que trop bien son propre passé, qui a tendance à ressurgir
dans sa mémoire depuis un moment. Quand elle se réveille de sa
transe de combat, Kwannon se tient au-dessus d'un cadavre tout
frais... et c'est elle qui tient le sabre ensanglanté !
---
C'était
probablement l'un des personnages que j'aimais le plus dans les
débuts de l'ère Krakoa des X-Men sous Jonathan Hickman, dont vous
pouvez d'ailleurs toujours suivre mes chroniques chaque mercredi ou
quand j'ai le temps de m'y consacrer. Je suis donc très très
content de m'être procuré le premier numéro de la nouvelle série
consacrée à Psylocke
version
Kwannon, qui mérite depuis bien longtemps d'avoir son propre moment
de gloire ou du moins sa propre exploration psychologique, une chose
que son passage dans les Hellions de Monsieur Sinistre ne pouvait pas
forcément permettre au milieu des autres personnages de l'équipe.
Il
y a par ailleurs déjà eu une première série sur Psylocke à la
toute fin des années 2000 mais nous en parlerons une prochaine fois,
et puis il s'agissait toujours de Betsy Braddock il me semble et non
Kwannon aux commandes.
Encore une fois j'ai craqué pour une couverture
variante signée Artgerm, comme vous le savez à présent je
considère cela comme une sorte de gage de qualité ou tout du moins
d'intérêt certain.
Je
ne suis pas du tout à jour dans mes lectures mutantes chez Marvel,
mais je me permets de faire un grand bond en avant et de prendre le
train en marche pour quelques séries seulement, comme celle-ci, des
séries qui me promettent de grands moments d'action et d'émotion en
suivant les aventures en solo de mes personnages favoris. Je tâcherai
de rattraper mon retard au fur et à mesure, et ces mêmes chapitres
que je vous présente maintenant seront bien disponibles je pense
dans les futures revues mutantes de Panini
dès 2025, on aura donc l'occasion d'en reparler !
Ce premier chapitre contient également quelques
publicités et indices concernant les autres séries de l'univers
mutant de Marvel, après la chute et la fin de l'ère Krakoa. Mais ce
qui m'intéresse le plus c'est la dédicace en souvenir de John
Cassaday, dessinateur brillant lui aussi parti bien trop tôt. Je
trouve le fait que ses anciens amis et collègues lui rendent ainsi
un dernier hommage public est de bon goût, en tout cas ça permet de
rappeler quelles furent ses contributions majeures dans les années
2000 aux séries mettant en scène les X-Men. A l'heure où les
équipes mutantes sont plus divisées que jamais, c'est toujours bon
de regarder un peu en arrière pour se rendre compte de tout le
chemin parcouru.
« -
Tu sais, je n'ai jamais voulu avoir de fille... » « - Tu
parles comme si j'avais voulu avoir une mère. »
C'est
par ce premier échange assez tendu que s'effectuent les
retrouvailles entre Cassandra Cain, la Batgirl en titre, et sa
génitrice Lady Shiva, sans doute l'assassin la plus douée au monde.
Par le passé, Shiva a tout tenté pour convertir sa fille à son
mode de vie, en faire une arme suprême aiguisée et mortelle à
souhait, mais Cassandra a préféré choisir d'être une héroïne
aux côtés de Batman, le Chevalier Noir de Gotham City, et de ses
autres apprentis. Évidemment, cette décision a créé quelques
tensions dans la famille...
Mais
ce soir, Shiva n'est pas là pour se battre. Pas avec sa fille en
tout cas. Elle lui demande de l'aide, chose très inhabituelle pour
qui la connaît, car d'après ses dires une dangereuse secte
d'assassins a fait de sa lignée une cible prioritaire dans le cadre
d'un grand contrat qui dépasse tous les enjeux précédents.
Cassandra est elle aussi visée bien entendu, et seule l'union de la
mère et de la fille pourrait avoir des chances contre ceux qui se
nomment les Déterrés, apparemment d'anciens guerriers de jadis
revenus à la vie dans le but de tuer toujours davantage.
Même
si elle ne lui fait pas confiance le moins du monde, Batgirl est bien
obligée de croire le récit de Shiva quand les fameux Déterrés
leur tombent droit dessus au terme de leur rencontre glaciale. Alors
qu'elles parviennent à s'échapper, après un combat acharné où
elles réapprennent à se fier à l'autre en situation réelle, le
temple de Lady Shiva est détruit dans une explosion et tous ses
adeptes semblent massacrés jusqu'au dernier.
C'est
dans les ruines du temple, en plein cœur de Gotham, que Batgirl et
Lady Shiva vont devoir livrer leur plus grand combat à ce jour en
tant que mère et fille, ou plutôt en tant que combattantes
chevronnées ayant la rage en elles et brûlant de s'en servir pour
rendre justice et coup pour coup à leurs assaillants. Une justice
toute personnelle en ce qui concerne Shiva, mais l'heure n'est pas
encore à la réflexion pour l'apprentie détective, il lui faut déjà
survivre à cette longue nuit qui s'annonce !
---
Je
ne connaissais pas vraiment Cassandra Cain comme personnage dans la
vaste galerie de la bat-famille, mais j'ai appris petit à petit à
la reconnaître lors de ses apparitions ou quand les scénaristes
trouvent le moyen de l'utiliser dans leurs récits, ce qui jusque-là
n'arrivait pas si souvent admettons-le. C'est donc avec plaisir que
je me lance dans cette nouvelle série qui lui est entièrement
consacrée, dans le cadre du DC ALL IN
qui vient de s'engager chez cet éditeur historique à plus d'un
titre.
Le
renouveau souhaité fera-t-il mouche ? Pour l'instant, et à
l'aune de ce seul premier chapitre d'une seule des séries annoncées
dans le catalogue, je suis plutôt satisfait et curieux de connaître
la suite. La couverture variante signée Artgerm est pour beaucoup
dans mon choix de m'engager sur cette nouvelle série, car
personnellement je dois avouer que je trouve toujours la présence de
cet artiste sur un projet assez vivifiante et de bon augure quant à
la qualité du titre. Nous verrons bien ce qu'il en sera dans les
prochains chapitres !
Cette
série Batgirl
version
Cassandra Cain promet en tout cas son lot d'action à chaque page
tournée, et également pas mal d'introspection pour la jeune
détective combattante qui va devoir miser sur une confiance toute
relative à l'égard de sa mère pour qui elle n'a que mépris et
même colère pas tout à fait enfouie. Et cette dernière le lui
rend bien ! Dans le petit monde de Batman, les tensions
familiales sont nombreuses et souvent le sel de scénarios bien
ficelés dont on peut profiter sur la longueur. Ici on nous annonce
pour le moment un premier arc en six chapitres, et comme ça démarre
très fort je me demande ce que les artistes sur ce titre nous
réservent pour que le souffle épique ne retombe pas de sitôt !
Juste
une petite observation personnelle sur le design des nouveaux ennemis
du jour : les Déterrés ressemblent quand même furieusement à
mes yeux aux ninjas de la Main chez Marvel...
le seul vrai changement c'est la couleur de leur tenue, passant du
rouge au bleu. Est-ce que les artistes de Batgirl
sont
allés piocher dans la même source que ceux de Daredevil
par exemple ? Je ne suis pas un spécialiste du Japon médiéval
mais la similitude de ces deux sectes me perturbe un peu, peut-être
aurait-il mieux valu les différencier davantage pour éviter ce
genre de réflexion.
Les
loups du zoo se sont échappés en pleine nuit, attirés par un
étrange individu vêtu de noir et disparaissant dans les ténèbres
au moment de son forfait. Toute la ville de Whitby est hantée du
sinistre hurlement des bêtes dont la bride est lâchée,
transportant leur nouveau maître jusqu'à sa proie !
Dans
la chapelle de l'académie, le professeur Van Helsing et les quatre
élèves qu'il a rassemblé autour de lui tentent le tout pour le
tout afin de sauver Luke/Lucy, qui semble comme possédé(e). Alors
que Mina parvient finalement à arracher le droit d'être la première
personne à donner son sang pour la pauvre victime, malgré l'ego
blessé des garçons, le Comte fait soudain son apparition à la tête
de sa meute, foulant du pied les précieuses protections mises en
place par Van Helsing pour tenter de le contenir, sans le moindre
effet apparent.
Psychologiquement
brisé par cet échec avéré de ses méthodes ancestrales, Van
Helsing n'est plus d'aucune aide et les adolescents se démènent
alors de leur mieux pour faire reculer les loups ainsi que le Comte,
en entonnant spontanément un cantique qui les protégera du Mal.
Cela semble contre toute attente fonctionner, le Prince Immortel
disparaissant peu à peu avec ses bêtes. Lorsque le jour se lève,
le calme est revenu...
Mais
la hantise n'est pas terminée pour autant. Van Helsing, portant Luke
dans ses bras, tente de sortir de la chapelle mais est soudain frappé
par le regard de l'ennemi qui simulait la lumière du soleil au beau
milieu des ténèbres nocturnes. Tout simplement désintégrés dans
un épais brouillard de sang, les deux corps ne seront jamais
retrouvés. Tout juste subsiste-t-il le bras droit du professeur
Hollandais, dans la main duquel repose un crucifix d'argent, sa seule
défense véritable.
Le
cercueil de Luke est enterré vide et tous les élèves de l'académie
sont invités à se recueillir au-dessus de sa tombe. Fait étrange,
les loups échappés du zoo ont d'eux-mêmes regagné leur cage et se
tiennent tranquilles. Tout semble rentré dans l'ordre, alors que
tout le monde reprend ses occupations du quotidien en oubliant
presque totalement l'incident. Mais pas les quatre survivants, qui se
jurent sur la tombe de leur ami défunt de ne plus jamais faire
confiance aux adultes et de rester unis quoi qu'il puisse arriver.
Quelques
temps plus tard, la panique gagne à nouveau la petite ville de
Whitby. Des enfants disparaissent de leur chambres en pleine nuit,
emmenés d'après de rares témoins par une femme vêtue de noir,
sans laisser la moindre trace de son passage. Rassemblés dans la
chambre de Mina à l'académie, les quatre membres du Camelia Club
pratiquent une séance de spiritisme pour tenter d'entrer en contact
avec l'esprit de Luke, via une planque de Ouija, mais c'est l'âme
tourmentée de Van Helsing qui leur répond ! Luke ne serait pas
mort... ni tout à fait vivant non plus. Coincé pour l'éternité
dans un entre-deux fait de damnation et d'horreurs indicibles, il
peut toutefois encore être sauvé et conduit dans l'au-delà à
condition de parvenir à le rejoindre dans sa tanière.
Aussitôt,
les trois garçons laissent Mina en plan dans sa chambre pour partir
à la recherche de la tombe de Luke en pleine nuit, afin d'en exhumer
le cercueil et de vérifier si leur ami s'y trouve ou non. Désemparée
par ce manque de confiance et ce nouvel abandon, Mina ne se rend pas
compte qu'elle invite près d'elle un nouvel esprit, qui ne demande
qu'à s'entretenir un peu avec elle...
De
leur côté, Arthur, Jo et Quincey semblent parvenir à la conclusion
que le cercueil de Luke est bel et bien toujours vide, jusqu'à ce
que la lumière de leur lanterne n'éclaire de petits crânes
dépouillés logés dans cette dernière demeure... des crânes
d'enfants. Soudain, Lucy leur apparaît alors que la Lune se voile de
lourds nuages, et les capture tous les trois afin de les dévorer !
---
Les
événements relatés et illustrés dans ce troisième tome de la
série horrifique de Shin'ichi Sakamoto sont ceux de la mort de Lucy
dans l’œuvre originale, qui était déjà assez terrifiante sur le
papier et à travers les correspondances des principaux personnages
de l'histoire, et qui a été magnifiée à mon sens par le film de Francis Ford Coppola. Mais cette mort tragique est aussitôt suivie
d'une sorte de résurrection impie, et le combat qui s'annonce risque
bien d'être déchirant à plus d'un titre !
Une
fois de plus le thème du féminisme est abordé et plutôt bien
traité quoique avec un brin de fatalisme par le mangaka, à travers
son incarnation de Mina qui cherche toujours à obtenir la
reconnaissance de ses pairs pour son courage et son implication mais
ne récolte que douces paroles de protections et vaines promesses.
J'espère qu'elle sera la clé du sauvetage des trois garçons face à
Lucy car cela les remettrait pour de bon à leur place, et elle
gagnerait ainsi la confiance du groupe alors que jusqu'ici toutes ses
tentatives n'ont fait que la mettre à l'écart de ceux qui pensaient
avoir la connaissance et la bravoure de leur côté.
Point
fort aussi et gros changement par rapport au roman et à ses
multiples adaptations, Van Helsing meurt très directement au contact
du Comte, son ennemi fatal, après avoir vu toutes ses croyances
brisées les unes après les autres devant lui. Il n'aura pu que s'en
remettre à Dieu dans un ultime geste de défense, mais n'a
apparemment toujours pas l'esprit tranquille après son trépas
sanglant. Le reste de l'histoire est donc bien entre les mains des
adolescents du Camelia Club, et je gage qu'il leur faudra surmonter
encore quelques épreuves inédites avant de pleinement prendre
conscience de ce à quoi ils ont affaire. Ce qui promet plusieurs
autres tomes à cette série qui aurait pu être très courte sans
cela ! Et apparemment, dans cette nouvelle version du mythe,
tout le monde peut mourir à n'importe quel moment !
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !