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mardi 23 octobre 2018

Red Sonja - L'Autre monde (Graph Zeppelin - 2018)


Alors qu'elle confronte le sorcier Kulan Gath une nouvelle fois quand celui-ci tente d'anéantir le royaume de Meru, Red Sonja est soudain prise dans une tourmente magique qui l'emporte loin de la zone des combats. Kulan Gath est introuvable, de même que sa bête monstrueuse ou même la cité dans laquelle ils se battaient. Sonja explore le tunnel souterrain jusqu'à trouver une issue, non sans avoir terrifié certains individus étranges au passage. Une fois à la surface, Sonja est arrêtée par... les forces de police de la ville de New York ! En effet la diablesse à l'épée a été transportée par un sort de son pire ennemi jusqu'à notre époque, au cœur de Manhattan, et elle a très rapidement des ennuis elle qui ne parle pas la langue et qui ne connaît rien à ce monde de technologie et de nouvelles lois qui la laissent de marbre. Une chose cependant est certaine pour elle : si elle a pu faire le voyage jusqu'ici, il doit en être de même pour Gath. Sonja se lance donc à la recherche de son ennemi juré après avoir réussi à échapper à ses sbires de notre temps, ce qui lui prouve qu'il est bien là quelque part et qu'il s'attendait à la retrouver. Après avoir faussé compagnie à la police et à la N.S.A., ou du moins à des agents se faisant passer pour des fédéraux mais travaillant en réalité pour Kulan Gath, Sonja trouve refuge chez un jeune flic appelé Max, qui l'a aidé à se tirer des griffes de ses assaillants, et qui semble comprendre sa langue aussi étrange et ancienne soit-elle. Max décide d'enquêter auprès de ses contacts et amis pour en apprendre davantage sur l'âge Hyborien et sur Sonja et son adversaire, qui de son côté met toutes ses forces dans la bataille afin de rechercher et de retrouver au plus vite la diablesse et ses alliés pour leur porter un coup fatal ! Sonja quant à elle découvre sur Max des vérités que lui-même semble ignorer, et elle compte bien tirer parti de certains avantages pour vaincre Gath une fois pour toutes, ou à défaut le renvoyer avec elle dans leur époque pour y terminer le combat. La partie est lancée, et c'est à qui trouvera l'autre en premier dans ce jeu d'ombres à travers tout New York !

Bien bien bien. J'avais quelques réticences à lire cette histoire en V.O. lors de sa parution, me disant que Red Sonja à la sauce des Visiteurs ça risquait d'être un rien trop délirant et non maîtrisé. Mal m'en a pris puisque j'ai adoré la lecture de ce premier tome en V.F., la traduction est de très bonne qualité et le récit se lit presque d'une traite sans s'arrêter du début à la fin, emporté par les dessins très bons et dynamiques de Carlos Gomez qui illustre à merveille le scénario certes déjà vu mais ô combien attrayant d'Amy Chu. Un peu de fan-service par-ci, quelques combats épiques ou anachroniques par-là, et évidemment de la bière et du mystère. On retrouve bien tous les éléments qui font une bonne histoire de Red Sonja, magnifiquement éditée par Graph Zeppelin chez nous dans un bel album disponible également en version collector chez Original Comics comme d'habitude. En bonus à la fin de l'album vous trouverez la galerie des couvertures alternatives et régulières, avec de vraies petites merveilles au fil des pages vous verrez ! Donnez sa chance à Red Sonja en V.F. chez Graph Zeppelin, pour le moment en deux albums et deux histoires différentes je ne suis pas déçu et j'attends maintenant la suite de cette série-ci dès que possible !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

jeudi 7 juin 2018

Jurassic World - Fallen Kingdom (Universal Pictures - 2018)


Trois années sont passées depuis la catastrophe qui ferma le parc de luxe Jurassic World pour de bon. Durant ces trois ans, les dinosaures de l'île d'Isla Nublar ont colonisé la plupart du territoire, survivant en autarcie jusque là sans que le monde extérieur ne vienne les perturber. Mais lorsque le volcan sur l'île se remet soudain en activité et entre en éruption, c'est tout un débat scientifique et philosophique qui anime les discussions et manifestations de part le monde. Doit-on sauver les dinosaures de l'extinction qui s'annonce à la destruction de leur île, ou bien doit-on les laisser disparaître à jamais ? L'Homme a-t-il une part de responsabilité dans leur existence qui l'obligerait à les préserver ? Le Dr. Ian Malcolm, ancien rescapé du tout premier parc, est entendu comme expert de la question par une commission spéciale aux États-Unis afin d'aider le monde à comprendre le phénomène nouveau qui s'annonce, mais c'est peine perdue comme on le sait bien dans les films de cette saga. Le gouvernement des États-Unis décrète qu'il ne lèvera pas le petit doigt pour sauver les dinosaures, au grand désarroi des militants pour le droit à la vie et à la sauvegarde des espèces en danger, dont une association particulièrement active présidée par Claire, ancienne directrice du parc dans le film précédent. Contactée d'urgence par un richissime investisseur après cette tragique annonce, Claire se rend dans la propriété de Sir Benjamin Lockwood, ancien associé de John Hammond s'étant détourné du projet de résurrection des dinosaures dès l'origine. Lockwood désire transférer les dinosaures d'Isla Nublar sur une nouvelle île, déserte et totalement autosuffisante, où ils pourraient enfin vivre loin des Hommes et en paix. Pour cela il finance une expédition de la dernière chance à bord du navire Arcadia pour se rendre sur Isla Nublar afin de capturer des spécimens précis des dinosaures survivants avant que le volcan ne détruise toute l'île. S'il a besoin des connaissances de Claire pour que ses hommes puissent explorer le parc en ruines, il lui faut aussi les compétences uniques d'Owen Grady pour parvenir à capturer le plus dangereux et fuyant des spécimens, Blue, la seule Vélociraptor encore en vie. Claire doit donc convaincre Owen de venir avec elle sur Isla Nublar, ce qu'elle parvient à faire non sans mal. Mais malgré toutes leurs bonnes intentions, Claire et Owen ainsi que leurs partenaires seront trahis par un homme de Lockwook désirant vendre les dinosaures comme armes de guerre et pièces de collection à de riches enchérisseurs que la morale n'arrête pas. Avec l'aide du Dr. Henry Wu, le traître a même réussi à recréer l'horreur de Jurassic World : un nouvel In Dominus, plus petit, plus terrifiant encore que la première version, et mortel à un point inimaginable. Claire et Owen auront très peu de temps pour empêcher la prochaine vente aux enchères et sauver les dinosaures et l'humanité toute entière du désastre qui s'annonce...

Nous y voilà donc, le second volet de la nouvelle saga Jurassic World imaginée par Colin Trevorrow et réalisé cette fois par Juan Antonio Bayona, à qui l'on doit notamment L'Orphelinat et The Impossible. Le film va passer son temps à jouer sur la corde sensible de la génération ayant grandit avec les films Jurassic Park, à savoir l'existence et la préservation des dinosaures dans un sanctuaire inviolable mais immanquablement mises en danger par des hommes d'affaires peu vertueux. On retrouve les ficelles principales du second Jurassic Park – Le Monde Perdu qui tentait maladroitement la même chose à un degré bien moindre. Ici c'est pour moi, je le dis clairement, une vraie réussite car le traumatisme est bien présent. Voir des dinosaures disparaître dans l'oubli et l'éruption du volcan, l'île de notre enfance détruite, et constater les réelles intentions des Hommes à l'égard des géants du passé, tout cela fait vibrer le défenseur nostalgique des animaux et adorateur des dinosaures que je suis et que nous sommes à peu près tous. Le premier Jurassic World rendait la licence plus adulte, plus ancrée que jamais dans notre monde et ses problématiques, ce second volet enfonce davantage le clou et réussit brillamment ce que Le Monde Perdu avait en partie échoué à faire, à savoir faire peur, faire réfléchir et faire ressentir au public de très fortes et variées émotions. Si on joue le jeu bien entendu, car vous pouvez toujours tomber sur de sombres individus qui passeront tout le temps dans la salle de cinéma à se moquer du film et de ses ficelles qui, il est vrai, sont assez grosses et prévisibles dans le genre. Mais ça ne veut pas forcément dire que c'est mauvais, ce qui est attendu se produit et cela permet de surprendre le spectateur par instants choisis quand le film commence à partir dans une direction assez radicale qui pourrait choquer et tout changer. Plus que jamais les thématiques fortes de Jurassic Park sont présentes et anoblies dirai-je même par Fallen Kingdom, à savoir le droit à la vie des espèces en voie de disparition, l'inconscience de l'Homme jouant à Dieu, l'attrait du pouvoir et de l'argent, et les conséquences souvent tragiques qui résultent de cette rencontre entre deux mondes.

Vraiment, je reconnais les défauts du film et je suis le premier à me montrer le plus objectif possible en rationalisant ma pensée... mais je ne peux m'empêcher d'être profondément séduit par cette nouvelle vision de l’œuvre de notre enfance, plus adulte désormais et plus cruelle encore. Que donnera la suite ? Car suite il y aura, c'est forcé vous verrez vous-mêmes en allant soutenir le film dans votre cinéma. Donnez-lui sa chance, logiquement vous devriez être au moins un peu satisfaits à la sortie. Attention toutefois au jeune public, comme d'habitude et comme depuis Jurassic World surtout, les scènes sanglantes et choquantes sont nombreuses et il est possible que certaines donnent des cauchemars aux plus fragiles, donc soyez prudents et prévenants. Autrement, foncez et dîtes-nous ce que vous en pensez !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


mercredi 14 février 2018

Black Panther (Ryan Coogler - Marvel Studios - 2018)


Après le décès du roi T'Chaka lors des événements de Civil War, le prince T'Challa revient dans son pays le Wakanda afin d'y prendre le rôle de nouveau souverain, après avoir reçu le soutien des différentes tribus composant le pays depuis des temps immémoriaux. Cependant, avant de pouvoir mener toute action T'Challa doit encore remplir ses obligations en tant que gardien et protecteur du Wakanda, Black Panther, et ramener le trafiquant d'armes Ulysses Klaue au royaume afin qu'il puisse être jugé et châtié pour ses crimes envers la nation et le reste du monde. Mais quelqu'un s'interpose alors dans cette quête de justice et ce qui devait n'être qu'une mission de routine devient vite une véritable guerre de vengeance quand un nouveau prétendant au trône du Wakanda fait son apparition, avec des idées très différentes de celles de T'Challa, et entendant bien les faire valoir par la force. Quelle sera la place du Wakanda dans ce monde nouveau qui évolue à toute vitesse et où les menaces se font chaque jour plus présentes et oppressantes ? Quel rôle peut encore jouer le légendaire Black Panther au milieu d'un conflit familial déchirant qui menace d'embraser le monde ?

La haine contre la compassion plutôt que l'amour, voilà le thème fort qui ressort du film. Il y a bien d'autres sujets et thèmes très forts abordés et traités avec brio dans ce long-métrage : immobilisme, évolution, politiques et aides internationales, traditions, vengeance, perte de ses racines, reconquête du pouvoir, doutes, secrets et mensonges, tout ce qui ronge un peuple ayant déjà bien trop souffert de par sa longue histoire. Il n'est pas dans les habitudes de Radiophogeek de rentrer dans les débats sociaux-économiques et politiques autour des œuvres de fiction, mais quand un tel humanisme se mêle à l'héroïsme on ne peut qu'applaudir. Franchement, de par sa profondeur, son écriture, ses personnages et même sa musique, ses décors et ses ambitions, ce film, premier depuis Blade à mettre en avant un super-héros Noir (et il était temps !) réussi parfaitement à atteindre ses ambitions. A l'image de ce pays fictif utopique qu'est le Wakanda, les différents messages portés par le film peuvent toucher tout à chacun, DOIVENT nous toucher, et surtout nous faire réfléchir sur bien des points. Une volonté d'enseignement humaniste que peu sans doute comprendront vraiment mais qui fera, je l'espère de tout cœur, évoluer grandement les débats autour de l'utilité des figures super-héroïques dans un monde comme le nôtre, gangréné par tant de maux.

Si l'on devait rapprocher ce film d'un autre de la concurrence, ce serait immanquablement de Wonder Woman qui tentait une approche similaire tout en restant bien différente en elle-même et sur les messages portés, véhiculés, par l'histoire et ses personnages. Mais Black Panther à sa manière va encore plus loin et passe un vrai cap qu'il sera très intéressant de jauger après quelques films encore, afin de mesurer pleinement l'impact qu'il aura sur le futur de Marvel Studios et de ses nombreux spectateurs. Tout comme la belle Amazone, Black Panther amène à réfléchir sur notre monde, sur ses contradictions et ses erreurs passées et présentes, afin de former un nouvel avenir plus juste ou en tout cas plus mesuré. Marvel Studios botte en touche avec ce film dernier-né de son écurie et impose la nouvelle marche à suivre qui, je l'espère là encore de tout cœur, sera reprise par de nombreux émules dans le monde du cinéma et au-delà. Prochain sur la liste des grands changements mondiaux à attendre, Aquaman doit dès à présent être pensé et mûri à l'aune de ce que des films comme Wonder Woman et surtout Black Panther ont réussi à développer et à apporter au public. L'avenir nous dira si le gant est relevé et si le si sombre univers DC cinématographique saura se mettre à la page, car il en a tout le potentiel.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance et une très Joyeuse Saint-Valentin, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 4 décembre 2017

La question du lundi n°61 : La Warner a-t-elle tout foiré avec DC au cinéma ?


C’est le retour de votre feuilleton sur la Warner et DC, Justice League étant récemment sorti au cinéma, il est temps de faire un bilan de la première vague de films et comme vous pouvez vous en douter celui-ci n’est pas très bon… alors, la Warner a-t-elle tout foiré après une belle trilogie The Dark Knight et un bon reboot de Superman dans Man of Steel ?

Ceux qui nous lisent depuis de nombreux mois le savent : la production des films DC n’a pas été un long fleuve tranquille. Justice League à bien des égards, était en cela attendu au tournant pour voir de quel côté la balance penchait… et le constat est plutôt amer.
En soi le film ne souffre pas de réels défauts lorsqu’on le regarde mais si l’on gratte un peu le vernis, le tout n’est pas bien folichon : une intrigue banale, sans saveur, ni rebondissements, un méchant en CGI lambda, le retour d’un personnage iconique assez mal géré, des changements de caractère drastique dans les personnages sans réelle explication, aucune scène/plan mémorable pour nos héros, une musique aux abonnés absents, une fin archi-convenue... bref la liste est hélas longue.

Alors oui on peut se rassurer en se disant que le film n’est pas la catastrophe annoncée au vu de ses problèmes de production (la volte-face suite à Batman v Superman, le départ de Snyder au profit de Whedon, le remplacement de Junkie XL par Dany Elfman, le troncage du film) mais il est bien triste de se satisfaire d’aussi peu : nous sommes quand même en face du film qui réunissait pour la première fois la Justice League au cinéma ! L’équivalent pour DC du Avengers de Marvel. Un film qui par conséquent aurait dû être mémorable alors qu’il est juste divertissant.
Nous sommes ici en face de l’anti Batman v Superman qui était un film cherchant à nous faire réfléchir avec des personnages ancrés dans notre monde, des questionnements sociétaux et de vrais enjeux dramatiques et narratifs. Ici nous sommes devant un film n’osant prendre aucun risque et ne froisser personne, qui fait fi des bases posées depuis plusieurs films au profit du seul divertissement.

Au vu de ce bilan il est bien difficile de ne pas conclure que la Warner, de par ses ingérences, à tout fait capoter. A trop vouloir se trouver une nouvelle poule aux œufs d’or maintenant que Harry Potter est fini (et que les animaux fantastiques peinent à prolonger la magie) elle en a oublié de faire de bons films et de respecter à la fois son matériau d’origine et son lectorat et public.
Il reste à se convaincre que cette mauvaise passe est définitivement derrière nous et que le futur s’annonce plus serein, réponse dans un an dorénavant avec le film Aquaman de James Wan !

lundi 6 mars 2017

La question du lundi n°32 : Quel avenir pour DC au cinéma ?


Décidément rien ne va plus chez Warner Bros ! Depuis que celle-ci s’est lancée dans l’aventure d’un univers partagé pour les héros DC sur le modèle désormais bien huilé de Marvel Studios et son cinematic universe, elle enchaîne faux pas sur faux pas.

Entre le trop ambitieux Batman v Superman et le semi-ratage Suicide Squad de l’année dernière, l’incertitude pour Wonder Woman et les changements drastiques effectués sur Justice League pour cette année, c’est tout le calendrier du futur DC Extended Universe qui s’assombrit avec les informations peu encourageantes nous parvenant au fil de ces dernières semaines...

Ainsi, le film The Flash s’est retrouvé en un court laps de temps dépourvu de son second réalisateur et la Warner a demandé la réécriture de son script ! Preuve s’il en est que le projet n’est pas sur les bons rails, alors qu’il est attendu pour l’année prochaine. Souhaitons bonne chance aux scénaristes et réalisateur qui écoperont du chantier, car en l’état si le studio ne bouscule pas son planning, il leur faudra réaliser une véritable prouesse et achever le film in a flash* ! (*en un éclair)

Mais l’autre projet qui prends l’eau, nous donne de grosses sueurs froides et qui est au centre de la tempête médiatique en ce moment est un film bien plus prépondérant et emblématique à notre sens pour l’avenir du DCEU au cinéma. Il s’agit ni plus ni moins de The Batman, projet initialement prévu comme étant sous le contrôle créatif de Ben Affleck et de Geoff Johns.
Le sujet est ici plus épineux car source de nombreuses rumeurs, nous nous en tiendrons donc aux déclarations officielles et aux rumeurs qui nous semblent les plus fondées en guise d’extrapolation.

Les deux principales informations dans un premier temps, sont le désengagement de Ben Affleck au poste de réalisateur et l’annonce d’un remplaçant en la personne de Matt Reeves (Cloverfield, La Planète des Singes : l’Affrontement) après moult atermoiements !
Il est extrêmement préoccupant de voir que quelqu’un d’aussi attaché au projet que Ben Affleck, à la fois acteur, co-scénariste, réalisateur et producteur du film se retrouve à être remplacé. L’on pourrait éventuellement penser que la tache était trop ardue et qu’il souhaitait se concentrer sur son jeu d’acteur (raison officiellement annoncée) afin de piloter le projet en sous main, comprenez par là que rien ne l’empêche de donner des directives au nouveau réalisateur, qui serait alors un homme de paille, un « yes man » comme on dit dans le milieu.
Et c’est là que la deuxième annonce laisse songeur... car Matt Reeves, en plus d'enfiler la casquette de réalisateur a obtenu celle de producteur. L’orgueil d’un réalisateur qui commence à se faire un nom à Hollywood et souhaiterait imprimer son empreinte sur le projet a t-il pesé dans la balance des négociations ? Écartons cette hypothèse un peu utopiste au profit de deux possibilités plus envisageables : comme évoqué précédemment, Affleck aurait en fin de compte la main mise totale sur le film et Reeves ne serait qu'un homme de paille. L’autre, bien plus alarmante, serait l’ingérence des pontes de la Warner, qui en arriverait à dégoûter Ben Affleck, ceci au profit d'un Matt Reeves à qui l'on a promis monts et merveilles avant de se retrouver dépossédé du projet en cour de tournage (cf : article sur les director's cut).
A ce moment il nous paraît intéressant d’évoquer deux rumeurs persistantes et crédibles car relayées par des sources multiples et souvent fiables dans le milieu. La première, c’est que Ben Affleck souhaiterait purement et simplement abandonner le rôle de Batman, la deuxième est que la Warner aurait demandé la réécriture au moins partielle du scénario à l’instar de The Flash !

Si ces rumeurs s’avèrent fondées, nous serions donc dans le deuxième cas de figure, il s’agirait bel et bien d’une ingérence du studio, et au vu du passif sur des films comme Batman v Superman et Suicide Squad ainsi que ceux qui sortiront cette année, il y a quand même de bonnes raisons de penser que l’avenir est loin d’être rose pour le DCEU…