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dimanche 12 mai 2019

Ultimate Daredevil & Elektra - La part du Diable (Panini Comics - Février 2016)


Simples étudiants dans la même université à New York, Elektra Natchios et Matt Murdock n'ont à-priori aucune raison particulière de finir ensemble. L'une est une artiste martiale accomplie et très solitaire malgré quelques amitiés proches, l'autre apprenti avocat assidu malgré sa condition d'aveugle. Par la force des choses, leurs chemins vont se croiser lorsqu'ils se retrouvent impliqués chacun à son propre niveau dans la traque d'un agresseur sur le campus, qui va les mener tout droit dans les hautes sphères de la corruption et du délit d'influence. Mais leur route ne va pas s'arrêter à la sortie de la fac, Elektra et Matt auront à nouveau l'occasion de se croiser pour remonter la piste du crime organisé jusqu'aux plus hauts niveaux et tenter de faire innocenter le père d'Elektra d'un crime dont il est accusé mais qu'il n'a pas commis, cherchant à protéger sa fille et son maigre commerce. Tombé là où il ne fallait pas en compagnie des mauvaises personnes à fréquenter, Dimitris Natchios risque la prison à vie si rien n'est fait pour le disculper. Elektra va alors emprunter la voie très risquée de la vengeance personnelle, tandis que Matt cherchera grâce à tous ses talents à la fois de juriste et de combattant et enquêteur à l'en détourner en lui montrant le meilleur chemin pour elle comme pour lui. Car Matt ne cache pas ses sentiments pour sa camarade, qui n'est pas insensible non plus au charme du bel infirme qui réserve décidément beaucoup de surprises. Leur liaison est hélas vouée à disparaître aussi rapidement qu'elle est arrivée, car ils choisiront de leur plein gré des voies diamétralement opposées pour atteindre leurs objectifs. Tandis qu'Elektra se tourne vers les ombres et la justice expéditive quel qu'en soit le prix, Matt se prépare à devenir le héros de tout un quartier, le futur Daredevil, qui ne transige pas avec la loi. Malgré leurs différents, leurs destins sont liés de façon inextricable et peut-être, un jour, auront-ils l'occasion de partager leurs vues et leur vie, comme ils le souhaitaient autrefois...

Cet album de la collection ''Marvel Deluxe'' contient les deux séries principales du début de l'univers Ultimate de Marvel, lorsque au détour du nouveau millénaire l'éditeur décide de rajeunir un peu les origines de ses personnages principaux et d'offrir une nouvelle interprétation davantage dans l'air du temps à une nouvelle génération de lecteurs avides de découvrir ces héros sous un autre jour, généralement un rien plus sombre. Vous aurez donc la chance, en achetant un seul album, de pouvoir lire les séries Ultimate Daredevil and Elektra et Ultimate Elektra, qui racontent toutes deux une même histoire qui se suit au fil du temps. Si la conclusion en elle-même n'est pas vraiment une surprise pour les connaisseurs, le scénario signé Greg Rucka et Mike Carey emportera le lecteur du début à la fin sans aucun problème pour suivre l'intrigue principale et l'évolution parallèle de ses principaux protagonistes. Le dessin, quant à lui oeuvre de l'illustre Salvador Larroca, est vraiment excellent et donne un vrai coup de jeune et de peps au récit, très dynamique tout en sachant prendre le temps nécessaire pour exposer les enjeux et développer les relations entre nos deux héros. Une lecture que je vous recommande grandement même si j'ai moi-même mis un certain temps à m'y mettre et à me laisser convaincre, l'univers Ultimate n'étant pas au départ ma tasse de thé. Comme quoi, on trouve de petites pépites un peu partout si on cherche bien !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 18 mai 2018

La V.O. du vendredi n°103 : Witchblade - Borne Again tome 3 (Top Cow/Image - Février 2016)


Que dire... lorsque l'on arrive à la fin d'une série, que l'on sait que le point final va être apposé, que les crayons et autres palettes graphiques vont être reposées pour de bon... il y a toujours de l'émotion.

C'est avec cette grande et belle émotion que je dis au-revoir à la série Witchblade avec ce troisième et dernier tome de l'ère Borne Again. Sara Pezzini a fait beaucoup de chemin depuis l'année 1995 et le premier numéro de cette série singulière qui a rapidement su trouver son public et la voie du succès, grâce aux talents mêlés de Marc Silvestri, David Wohl, Brian Haberlin et bien entendu Michael Turner, sans qui toute cette grande aventure n'aurait jamais été possible au départ.

Dans ce troisième et dernier tome, vous découvrirez le sort de Jackie Estacado, le porteur du Darkness, alors que Sara se remémore son ultime affrontement avec celui qui fut, l'espace d'un instant dans un monde disparu, son amant et père de son enfant. L'heure est venue d'incarner la Balance Cosmique entre la Lumière et les Ténèbres, et Sara choisit un monde de Lumière plutôt que d'ombres froides et maléfiques, même si pour cela il lui faut détruire tout ce qui fut jamais Jackie Estacado une bonne fois pour toutes. Ainsi le Witchblade remplit son rôle et sa fonction ultime. Après cela, Sara retourne dans sa petite bourgade au Nord de New York mais est très vite rappelée par son destin quand deux agents privés se présentent à elle après l'avoir confrontée à un monstre malfaisant comme test d'aptitude. Les deux agents travaillent pour une certaine Amaryllis, qui possède de prodigieux pouvoirs magiques et qui souhaite plus que tout faire une offre à Sara : devenir son bras droit, son chevalier en armure luttant contre les forces du Mal. Sara accepte dans un premier temps afin d'enquêter sur sa nouvelle patronne, et découvre bien vite qu'elle n'est pas ce qu'elle paraît. La confrontant et la forçant à révéler sa vraie nature, Sara parvient tant bien que mal à vaincre cette redoutable adversaire, mais les forces lui manquent pour poursuivre cette vie. Il est temps à présent que le Witchblade passe à quelqu'un d'autre, qu'une nouvelle porteuse lui soit destinée. Sara propose l'artefact à trois femmes de sa connaissance, qui acceptent chacune leur tour mais que le Witchblade délaisse à chaque fois pour retourner près d'elle. Alors, après une dernière nuit de souvenirs, le temps des adieux est enfin venu et le Witchblade en paix disparaît alors, laissant Sara retrouver une vie normale et pour la première fois depuis vingt ans enfin apaisée dans son esprit.

Ainsi avec ce 185ème chapitre se referme l'histoire de Sara Pezzini, policière intègre, porteuse du Witchblade et justicière selon les circonstances, défendant les faibles et les simples mortels contre les dangers de l'au-delà et des forces qui dépassent l'imagination. Pendant 20 ans cette femme aura lutté de toute ses forces contre le Mal sous tous ses visages, de Kenneth Irons à Amaryllis, sans faillir ni reculer face au danger et à la mort de ses partenaires et amis. Une héroïne humaine que l'on aura pu suivre pendant vingt ans donc, de 1995 jusqu'au tout début de 2016. C'est une sacrée page de l'histoire de Top Cow qui se referme avec la fin de Witchblade. Ce fut pour moi un immense plaisir que de vous chroniquer les albums V.O. de la série depuis le run de Ron Marz jusqu'à la toute fin du chapitre 185, et un grand bonheur de vivre ce tournant émouvant de l'histoire des comics. Rarement l'on aura connu une héroïne aussi humaine et aussi forte, et Sara Pezzini me manque déjà fortement. Pour ce dernier album, les auteurs rivalisent de compliments et d'échanges cordiaux pour rendre hommage à celui sans qui rien n'aurait été possible, Michael Turner, décédé il y a plus de dix ans maintenant. Je tiens moi aussi à mon maigre niveau à lui dédier cette dernière chronique de Witchblade, en mémoire d'un très grand artiste trop tôt disparu, et en remerciements à tous les autres pour avoir maintenu la série en vie autant d'années et avec autant de brio.

Celles et ceux qui suivent l'actualité le savent déjà, il y a depuis quelques mois une nouvelle série Witchblade sur laquelle travaillent de nouveaux auteurs chez Top Cow/Image, je n'ai pour l'instant aucune information dessus à part qu'elle est à l'étude et qu'elle devrait paraître, si tout va bien, dans peu de temps. Ce ne sera certainement pas la même chose qu'avec Sara, et même sans Ron Marz ni aucun des grands noms de la première série, mais ce revival apportera peut-être lui aussi quelque chose de frais et de neuf dans l'industrie des comics indépendants. Wait and see, attendre et voir. Si des albums sortent sur cette nouvelle incarnation de la série je serais le premier preneur et vous serez très vite informés de ce qu'elle vaut.

Merci Top Cow, merci Marc Silvestri, David Wohl, Ron Marz, Brian Haberlin, Stjepan Sejic, Betsy Gonia, Gabriel Rearte, Francesco Manna, Mann House, Matt Hawkins, David Hine... et bien entendu, merci Michael Turner, merci pour tout.

samedi 7 janvier 2017

L'Epouvanteur tome 12 - Alice et l'Epouvanteur (Joseph Delaney - Bayard jeunesse - Février 2016)


Alors que Tom et Grimalkin poursuivent leurs quêtes chacun de son côté, c'est désormais au tour d'Alice d'entamer la sienne, de loin la plus difficile. Elle doit pénétrer dans l'Obscur, la dimension des forces du Mal et des êtres maléfiques, qu'ils soient morts ou vivants, sorcières ou monstres, démons et divinités. Dans le royaume du Malin en personne, elle trouvera la dernière des armes du Héros, la dague appelée Douloureuse, celle qui est destinée à lui arracher le cœur pour vaincre le souverain de l'Obscur à jamais. Consciente de ce que toute cette histoire représente pour elle, Alice se jette néanmoins à corps perdu dans sa quête de la dague, aidée par une vieille amie qui la guidera à travers les nombreux royaumes des ombres. Trahisons, surprises et tromperies l'attendent sur son chemin, des ennemis d'autrefois revenus la hanter et d'autres nouveaux désireux de la tourmenter pour l'éternité. Et cependant jamais sa volonté ne fléchira, et toujours elle avancera au péril de sa vie pour sauver l'âme de Tom et l'ensemble des habitants de son monde si plein de vie. Mais, après les récentes révélations des tomes précédents... tout cela a-t-il encore un sens ?

Une excellente histoire racontée du point de vue d'Alice elle-même, la jeune sorcière dont Tom est tombé amoureux et qui est elle-même loin d'être indifférente au jeune apprenti Epouvanteur. Au point de risquer sa vie pour lui rapporter la dernière de ses armes magiques, celle avec laquelle il devra lui arracher le cœur... et elle est également prête à faire ce sacrifice, pourvu que les forces du Malin soient enfin vaincues et que la paix revienne dans le Comté. Tous les ingrédients à succès de la saga sont réunis une fois de plus dans ce douzième tome mené tambours battants, et l'on arrive à la fin en ayant une seule idée en tête : vivement le prochain !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 9 mars 2016

Graveyard Shift (Glénat Comics – Février 2016)


Une intervention comme il y en a tant dans la police. Une escouade, un prévenu à interpeller, opération menée la nuit... tout aurait du se dérouler sans le moindre accroc, mais voilà, la police ignorait une donnée bien précise sur leur cible : c'est un vampire ! Après un échec sanglant, la nuit suivante tous les membres de l'escouade policière sont retrouvés assassinés dans des circonstances mystérieuses. Tous sauf un, Liam, qui échappera de peu à la mort grâce à l'incendie de sa demeure. Mais il perdra sa compagne, Hope, mordue par l'un des vampires venu les tuer. Quoique... peut-être que Hope n'est pas morte, mais peut-être qu'elle n'est plus réellement vivante non plus. Peut-être qu'elle est devenue plus qu'humaine, autre chose, une créature de la nuit affamée et puissante, que rien n'arrête. Gardera-t-elle la tête sur les épaules ou bien cédera-t-elle aux pulsions sanguinaires qui l'habitent désormais ? Liam et elle vont dorénavant enquêter pour remonter la piste du gang de vampires et sauver leurs victimes avant qu'il ne soit trop tard, et surtout tenter de découvrir un remède pour Hope, s'il en existe bien un. Une quête sans fin qui commence tout juste !

Un bon petit comics indépendant de chez Image que nous sert royalement Glénat dans sa nouvelle collection, un tome à-priori unique qui se conclut par une fin ouverte et un clin d’œil agréable pour les fans du genre vampirique. Une lecture rapide et efficace, des dessins très corrects et un découpage prenant qui entraîne au cœur de l'action dans chaque scène, bref une bonne petite trouvaille encore une fois, à conseiller !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 5 mars 2016

Superman Unchained (Urban Comics – Février 2016)


Ça, c'était l'autre grosse sortie de Février chez Urban concernant le personnage de Superman. Superman Unchained, c'est la réunion des talents de Scott Snyder au scénario et de Jim Lee aux dessins, assisté de Dustin Nguyen pour quelques renforts et temps forts. C'est aussi la promesse d'un Superman au bout de ses immenses limites et capacités, un Superman plus impressionnant que jamais et totalement déchaîné, donnant enfin la pleine mesure de ses incroyables pouvoirs.

Une organisation terroriste s'attaque aux fleurons technologiques de l'ensemble de la planète, à l'aide d'une nouvelle technologie de pointe quasi-extraterrestre. Superman est sur tous les fronts pour endiguer les catastrophes provoquées par le réseau Ascension, et c'est lors de l'un de ces sauvetages qu'il découvre pour la première fois la trace d'une créature aussi puissante que lui, si ce n'est davantage, et œuvrant également sur Terre mais depuis bien plus longtemps que lui et pour bien d'autres motifs... ami ou ennemi ? C'est que l'Homme d'Acier va tâcher de découvrir en enquêtant sur les agissements d'une faction de l'armée Américaine, quitte à mettre sa vie en danger à chaque instant.

Les dessins sont magnifiques, du grand Jim Lee à la mesure de ses heures de gloires les plus admirées des années 2000. Les pages fourmillent de détails, le regard est attiré par le moindre coin de feuille, le moindre trait de crayon, et tout s'harmonise dans le style récent des New52 avec une justesse incroyable. Le scénario, gros point faible selon certains, signé Scott Snyder, n'est en réalité certes pas d'une complexité assommante mais au contraire d'une simplicité presque enfantine qui le rend très facile à suivre et à comprendre, et surtout à appréhender dans sa portée et ce qu'elle a de gigantesque pour un personnage comme Superman. Pour moi aucun réel défaut, ni venant des dessins (surtout pas !) ni venant du scénario, tout s'accorde plutôt bien et les erreurs de l'un sont rattrapées voir corrigées et oubliées par les qualités de l'autre. C'est vrai, ça n'est pas la meilleure histoire de Superman de tous les temps, mais ce n'est quand même pas mauvais du tout et on en redemanderait bien si on pouvait avoir l'assurance d'un second round un beau jour. En attendant ça reste une mini-série passionnante et où l'on retrouve tout ce que l'on aime chez Superman, l'actuel comme le classique : Batman, Wonder Woman, Lex Luthor, Jimmy Olsen, des extraterrestres surpuissants, des menaces d'ampleur cosmique, etc. Presque un All-Star !

A noter aussi l'existence et la sortie fin Février de la version encrée noir et blanc de ce même album, qui au vu des splendides bonus offert dans la première version risque d'être un must have pour tout collectionneur qui se respecte et pour tout admirateur du travail de Jim Lee en grande forme. Consolons-nous pour celles et ceux qui n'auront ''que'' la version colorisée, on trouvera des pages entières consacrées au story-board et aux crayonnés de la série et de ses plus grands moments, ainsi que l'ensemble des couvertures alternatives retraçant avec style et application les différentes époques traversées par les aventures du Dernier Fils de Krypton. C'est d'ailleurs l'occasion de voir à l’œuvre d'autres grands dessinateurs du moment mis à contribution !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 2 mars 2016

Superman – Doomed (Urban Comics – Février 2016)


Sortie massive du mois dernier, cet album à 35€ de chez Urban ne laisse pas indifférent. Faisant écho à l'arc encore plus massif de La mort de Superman dans les années '90, Doomed nous présente l'intégralité du combat entre Superman et Doomsday dans leur version New52, sur l'intégralité des séries concernées (Superman, Action Comics, Superman / Wonder Woman, Supergirl...), bref un événement historique à plus d'un titre et dont le prélude se trouve d'ailleurs dans les albums Superman Action Comics tome 1 et Superman / Wonder Woman tome 1 également.

Superman va devoir faire face à son plus grand défi, vaincre la créature nommée Doomsday qui a été relâchée sur le monde par l'organisation qui cherche à tuer le héros depuis quelques temps. Un combat difficile dont il risque bien de ne pas sortir vivant... ou alors totalement différent. Car en effet ici ce n'est pas une lutte à armes égales et jusqu'à la mort des deux combattants, mais un affrontement bien plus profond et sournois qui se joue. Infecté par son adversaire, Superman devient une créature hybride que l'on surnommera bien vite Superdoom, version maléfique et corrosive du héros, un véritable danger pour toute chose vivante alentours. Contraint de s'éloigner de la Terre pour garder le contrôle sur le monstre qui vit désormais en lui, Superman est écarté d'un plan de plus grande envergure où plusieurs de ses ennemis se retrouvent mêlés d'une façon ou d'une autre à l'intrigue, un plan visant à faire de la Terre une cible désarmée pour le retour d'un ancien adversaire décidé à prendre sa revanche. Le combat se joue donc à la surface mais également dans les profondeurs de l'esprit de Superman, dédoublé par l'infection, s'affrontant lui-même à chaque instant pour tâcher de conserver le contrôle et éviter de blesser ceux qu'il aime... Il lui faudra faire des choix déchirants afin d'être en mesure d'affronter le redoutable Brainiac et de vaincre, pour la survie de l'ensemble de la planète !

Gros album, grosse histoire, grosses implications et grosses conséquences ! Énorme panel de dessinateurs pour servir le récit concocté par Greg Pak, Charles Soule et Scott Lobdell entre autres artistes de renom. Est-ce mieux d'avoir toute l'histoire condensée ici en un seul gros volume plutôt qu'étalée dans les prochains volumes des séries concernées ? Et comment oui ! Surtout que certaines (comme Supergirl) n'ont toujours pas dépassé le premier tome de début des New52, il y a maintenant quelques années... c'est donc la meilleure solution qui se présente à nous dans cet album massif à 35€, certes une grosse dépense sur le coup mais qui en vaut la peine. Une lecture qui demande du temps et du calme, deux choses dont on ne dispose pas forcément, pour pleinement en profiter. N'hésitez pas à la faire durer sur plusieurs jours !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 17 février 2016

New Avengers tome 3 – D'autres mondes (Panini Comics – Février 2016)


Au pied du mur devant les incursions qui se multiplient, les Illuminati décident de concevoir, sur les conseils de leur captive d'un autre monde, Swan, un portail qui leur permettra de voir à travers les dimensions et d'observer les différentes Terres parallèles afin de découvrir d'autres moyens de lutter contre les incursions. Mais ce qu'ils observeront risque de leur laisser un goût amer... Pendant ce temps le Docteur Strange s'exile dans un autre plan d'existence où il cherche à obtenir davantage de puissance afin de sauver son monde de l'anéantissement, quitte à y laisser... son âme !

Un excellent tome, qui permet de voir plusieurs histoires et mondes sympathiques et différents, des variations autour du même thème cher à Jonathan Hickman. Les dessins de Simone Bianchi et Rags Morales sont à la hauteur du récit et de ses ambitions, rien à redire là-dessus comme depuis le départ ça reste une excellente série à suivre. Seul petit hic pour ce tome-ci, sa fin qui nous laisse sur notre faim justement, vivement le prochain tome pour corriger le tir, car trop de suspens tue le suspens !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 13 février 2016

Paul Dini présente Batman tome 3 – Les rues de Gotham (Urban Comics – Février 2016)


Dans ce troisième et dernier tome de Paul Dini présente Batman, nous assistons aux enquêtes menées par Dick Grayson sous la cape du Chevalier Noir, ainsi que Damian Wayne en tant que Robin. Bruce Wayne ayant été porté disparu suite à son affrontement face à Darkseid, c'est donc aux anciens Robin que revient la charge de protéger la ville en l'absence du héros et de maintenir l'ordre. Chose très difficile à faire lorsque l'on enquête sur un étrange trafic d'enfants, sur un incendie criminel dévastant la ville entière, ou encore sur l'évasion de Tommy Elliot, alias Silence, bien décidé à reprendre son plan là où il l'avait arrêté précédemment : se faire passer pour Bruce Wayne et détruire peu à peu sa fortune et ses alliés.

De longs épisodes qui nous dévoilent la face sombre de Gotham, comme on a rarement eu l'occasion de la contempler auparavant. Des enquêtes noires, pénétrantes et dérangeantes, et au-delà des chapitres Les rues de Gotham nous avons surtout ici la vraie conclusion de l'ensemble des arcs concernant le personnage de Silence, avec La maison de Silence qui vient apporter un point final à la traque du vilain. Ou peut-être n'est-ce qu'une simple pause...
D'excellents chapitres encore une fois grâce à Paul Dini, scénariste-roi de sa profession. Les dessins sont tout aussi bons et portent merveilleusement bien l'intrigue. Rien à redire, un très bon dernier tome pour cette petite série des ''DC Signatures'' d'Urban, que chaque collectionneur voudra posséder.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 10 février 2016

Deadpool – Deadpool massacre Deadpool (Panini Comics – Février 2016)


La massacrologie se termine ici avec le dernier arc de la trilogie, Deadpool contre lui-même ! Ou plutôt, celui que l'on appelle désormais Dreadpool contre toutes les autres itérations du personnage à travers le multivers. Le Deadpool de la Terre-616 (notre Terre) est bien vite contacté par les membres survivants du Deadpool Corps, qui ont besoin de son aide pour renverser la vapeur et empêcher Dreadpool et ses nombreux Deadpool partisans de tuer tous les autres. Une question se pose en effet : si Deadpool est à l'origine de ses propres récits et péripéties, le supprimer mettra-t-il fin définitivement au cycle de la continuité ? Ou bien n'est-ce que le début d'une nouvelle histoire à rajouter à la pile ?

Un album hilarant, comme souvent avec ce personnage bien particulier, qui commence fort avec une exécution brillante. Cullen Bunn conclue (normalement) sa trilogie du massacre avec ce dernier arc et nous offre une saisissante vision de Deadpool comme on a peu l'occasion de le lire. Au moment de la sortie de son propre film, en ce jour, cela fait du bien d'avoir ces petites histoires bien dessinées et bien racontées à se mettre sous la dent.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !