lundi 15 avril 2019

X-Men - L'intégrale 1963-1964 (Panini Comics - Juillet 2013)


Le monde entier les craint... pour les simples humains, ils sont une menace qui viendra un jour réclamer la Terre pour eux-mêmes. Les Homo-superior, les mutants comme on les appelle bien vite, sont une réalité ! Ils existent parmi nous, incognito pour la plupart... mais pas tous armés de mauvaises intentions. Justement, dans une grande demeure à Westchester, le Professeur Charles Xavier a fait vœu de former la prochaine génération de mutants afin qu'ils puissent mettre leurs pouvoirs formidables au service d'une noble cause : la coexistence pacifique entre humains et mutants. Car il n'existe aucune véritable raison à cette haine entre les deux espèces, et Xavier l'a bien compris ! Tout est affaire de préjugés, et pour lutter contre rien de tel que des héros sur-entraînés. Voici ainsi venir l'équipe la plus formidable du moment : Cyclope à la rafale optique mortelle, Jean Grey et ses pouvoirs de télékinésie, le Fauve avec sa force et son agilité aussi aiguisées que son intellect, Iceberg et ses créations de glace les plus impressionnantes, et Angel aux larges ailes immaculées. Ensemble, ces cinq adolescents responsables et complices forment les X-Men, une équipe de super-héros œuvrant pour que les mutants soient un jour acceptés par tout le monde sans crainte. Pour cela ils doivent bien sûr combattre certains des leurs, qui envisagent plutôt de prendre le pouvoir de façon violente, comme Magneto, leur premier et plus puissant adversaire ! Le mégalomaniaque rassemble lui aussi à ses côtés une équipe de choc pour lutter contre les X-Men, mais leurs défaites s'enchaînent à toute vitesse ! Et aussi bien sûr : le puissant Colosse inamovible et belliqueux, ainsi qu'Unus l'intouchable et même... Namor, le prince des mers en personne, qui se révèle lui aussi être un mutant après toutes ces années !
Face à tant de menaces, les X-Men restent soudés et c'est bien ce qui fait leur plus grande force. A eux cinq, ils combattront les injustices et les despotes mutants pour que l'humanité n'ait plus peur de l'homo-superior, même si cela doit prendre des années ! Voici donc les incroyables X-Men, pour le plus grand plaisir de vos yeux mesdames et messieurs ! Qui donc pourra leur résister ?

Cette réédition de la toute première intégrale annuelle des aventures des X-Men datant de 2013, à l'occasion des 50 ans de la création de la série originelle, est assortie d'un fourreau cartonné avec un dessin remanié dans un style plus réaliste et plus sensationnel encore ! Dans ce tome vous trouverez donc les huit premiers chapitres de la série créée et imaginée par Stan Lee et Jack Kirby, le duo à l'origine de l'univers Marvel tel que nous le connaissons à présent. Après le succès des Fantastic Four, c'est donc vers une nouvelle super-équipe que se tourne en 1963 le tandem de choc, mais celle-ci malgré ses qualités et son indéniable effet de séduction de la jeunesse (vocabulaire, situations, humour) ne connaîtra malheureusement pas le même succès que sa grande sœur. On pourrait presque être tenté de dire que les X-Men sont victimes de leur propre principe de base : les lecteurs boudent les mutants, préférant les autres types de super-pouvoirs plus accidentels que génétiques. La série s'arrêtera après quelques années, laissant un vide que Stan Lee désespère de remplir un jour... et puis en 1975 une seconde mouture de nos mutants favoris est lancée, avec cette fois-ci tous les moyens à disposition et bien sûr le talent de nouveaux auteurs. Sera-ce suffisant pour que les mutants connaissent enfin la gloire méritée ? Vous le saurez une prochaine fois !
En attendant, je suis mitigé moi aussi après cette lecture. Les X-Men font partie de mes super-héros favoris, mais force est de constater que leur style très rétro même pour l'époque ne les a pas vraiment servi au mieux. Malgré une débauche d'adversaires charismatiques et hauts en couleurs, ces premières aventures ont un goût un rien désuet, charmant certes mais aussi hélas un peu ennuyant à la longue.
Cela étant dit, ça reste une belle expérience que de pouvoir se replonger dans la série d'origine grâce aux intégrales de Panini, surtout dans une belle édition anniversaire ! Si comme moi vous désirez connaître davantage le fond des choses, je vous invite à suivre ces chroniques à rebours et à vous plonger dans le charme des années '60, terreau fertile de l'imaginaire. Longue vie aux X-Men !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


vendredi 12 avril 2019

La V.O. du vendredi n°124 : Lady Death - Apocalyptic Abyss (Coffin Comics - Février/Avril 2019)


Lady Death est finalement parvenue à récupérer et à sauver sa mère, Marion, des griffes de l'infernale Hellwitch et des Anciens de l'Enfer. Mais ces dernières n'entendent pas en rester là et permettre à leur ennemie de toujours de fuir jusque sur Terre. Réfugiés derrière les murs de la cité de Dis, Lady Death et ses alliés résistent autant qu'ils le peuvent à chaque vague de démons lancés par Hellwitch contre eux, inlassablement, comme s'ils étaient d'infinies légions. Tôt ou tard, malgré le bouclier protecteur de la cité, les démons parviendront à franchir le seuil de Dis et à pénétrer au cœur de la ville. Il faut donc trouver au plus vite une solution de repli, d'autant que Marion a été blessée par une lame maudite durant les affrontements. Sauvée par War Angel, Marion révèle à Lady Death qu'elle n'est pas sa véritable mère ! La quête de la sorcière blanche n'est donc toujours pas terminée, mais pour l'heure elle doit tourner toute sa rage et tout son pouvoir destructeur contre les Anciens, qui possèdent le seul artefact permettant de bloquer les voyages entre les mondes. Il faut alors pénétrer dans la forteresse des Anciens et briser le pilier magique qui leur confère ce pouvoir immense, alors même que Hellwitch s'apprête à renverser les dernières défenses qu'on lui oppose ! L'affrontement final entre la sorcière blanche et Hellwitch est déclaré, et une seule pourra en sortir victorieuse et surtout en vie, si on peut appeler cela une vie au cœur des Enfers. Grâce à ses alliés, Lady Death parvient finalement à l'emporter malgré une ruse vicieuse de son ennemie, et les Anciens sont eux aussi défaits tandis que le pilier s'effondre et que nos Chevaliers Infernaux se rendent tous sur Terre à travers le passage désormais ouvert. Marion est quant à elle emportée par War Angel jusqu'aux Cieux, le seul endroit où on pourra la sauver de sa blessure. Mais en chemin, quelque chose d'horrible se déclenche et il semblerait qu'un nouvel et formidable ennemi se dresse sur la route de nos héros, de retour des plus profondes et infernales abysses...

C'est le premier récit que je vous chronique sous format de single issues, comprenez chapitres individuels et non un album complet et relié/broché. J'ai choisi de vous en parler car c'est d'actualité, puisque cette histoire très récente vient à peine de se terminer avec son second et dernier chapitre, chez l'éditeur désormais officiel des aventures de Lady Death, Coffin Comics de Brian Pulido son créateur et auteur de toujours. Le dessin à l'intérieur de ces chapitres est signé Dheeraj Verma, dans un style assez précis et très coloré, mettant surtout en valeur nos personnages principaux, dont évidemment les femmes fatales que nous sommes venus admirer durant leurs combats. Lady Death s'est forgée une nouvelle ennemie mortelle en la personne de Hellwitch, que je ne connaissais pas du tout je dois l'avouer avant cette lecture mais qui semble être la recréation par Pulido du personnage de Purgatori, autrefois chez Chaos! et maintenant chez Dynamite. Cette sorcière cornue à la peau tirant sur le rouge pâle fait donc figure de nouvelle B.F.F. (Best Foe Forever – Meilleure Ennemie pour Toujours) à la place de ma chère déesse-vampire écarlate Purgatori, mais bon c'est normal il est à mon avis délicat de réadapter les personnages d'autrefois sans en avoir les droits officiels, or Brian Pulido n'a pu sauver que sa création principale en fondant sa nouvelle maison d'édition indépendante. Peut-être qu'un jour l'univers de Chaos! sera appelé à revivre, pour l'heure il va falloir nous contenter de ce que l'on nous sert avec brio et maîtrise, même si le scénario en lui-même tend parfois à tirer dans des directions pas très claires. Heureusement l'essentiel dans ce cas de figure c'est bien sûr le dessin, et là on en prend plein les yeux c'est clair ! Merci à Original Comics de faire venir jusqu'à nous ces chapitres, nous serons au rendez-vous pour la prochaine mini-série qui devrait s'annoncer elle aussi assez épique dans son genre !

jeudi 11 avril 2019

Alice in Murderland tome 10 (Pika - Janvier 2019)


Le combat contre Miser tourne court quand elle et Alice mettent leur plan à exécution. Miser parvient à fuir par les souterrains inondés afin de retrouver son petit-ami et de mener une vie à deux loin des Kuonji, mais pourront-ils aller assez loin pour échapper à la colère d'Olga ? Alice/Stella tente alors de tuer la chef des Kuonji mais sa programmation mentale se retourne contre elle, comme annoncé, et elle sombre dans l'inconscience avant de finir son geste. Emprisonnée dans les geôles de la propriété pour avoir tenté de désobéir à sa mère, Stella sait que bientôt l'heure du dernier combat va sonner et qu'elle sera obligée d'affronter son petit frère, Melm, l'innocence incarnée. S'il y a bien une personne dans toute cette famille maudite que Stella ne veut pas blesser, c'est bien Melm ! Malheureusement le petit cache un terrifiant pouvoir et une envie de sang au moins aussi intense que ses aînés, dissimulée sous le fard de jeux enfantins. Olga compte énormément sur ce nouveau duel car il décidera enfin de qui pourra siéger sur le trône de la famille Kuonji jusqu'à la prochaine génération. Elle met donc tout en place pour que tout se déroule sans le moindre imprévu et qu'il n'y ait cette fois aucune mauvaise surprise, malgré les manigances de certains de ses serviteurs et du faux Zéno, de retour sous les traits de son père pour mieux infiltrer la propriété et tâcher de sauver Stella. L'ultime affrontement est enfin déclaré, et personne ne semble en mesure de pouvoir stopper Melm et son pouvoir quasi-divin qui fait sans doute de lui l'adversaire le plus délicat et difficile à combattre pour Alice, qui tente de survivre comme elle peut face à la démence générale. Pourra-t-elle se résoudre à aller jusqu'au bout pour sauver sa vie en prenant celle de Melm ?

Et voilà on y arrive enfin, bientôt le dernier tome ! Celui-ci est assez pauvre en action mais riche en révélations de toutes sortes sur les agissements d'Olga Kuonji et de Zéno, ainsi et surtout que sur la véritable nature de Melm et de son pouvoir, qui va donner du fil à retordre à Alice jusqu'à un certain point. C'est toujours mené tambours battant par Kaori Yuki avec un dessin toujours aussi précieux et précis, que l'on a plaisir à parcourir du regard pour profiter des belles tenues et des beaux décors de la série. On voit que la mangaka se plaît beaucoup à imaginer les détails et les cadres des affrontements entre ses personnages, et il reste à se demander si Alice/Stella survivra jusqu'au bout ou si la série finira en véritable tragédie... réponse en Mai à la sortie du tome 11 !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 10 avril 2019

The Art of Red Sonja (Dynamite - Février 2011)


Et voici comme promis précédemment le premier tome de l'artbook The Art of Red Sonja, disponible chez Dynamite depuis 2011. Bien moins épais que le second que je vous ai déjà présenté il y a quelques semaines, il contient néanmoins largement de quoi contenter vos petits yeux !

En guise d'introduction vous aurez ainsi un long texte sur 6 ou 7 pages sur les origines créatives du personnage, tirée de l'univers des romans et nouvelles de Robert E. Howard, le génial narrateur des aventures de Conan le Barbare entre autres. Red Sonja est en réalité un personnage dérivé de l’œuvre de Howard, à partir d'une nouvelle se passant bien plus tard que la vie de Conan, mais elle avait le potentiel pour rejoindre l'époque du Cimmérien sans problème ! Ainsi donc vous connaîtrez les secrets et les ficelles de la création de Red Sonja, depuis les tous premiers comics jusqu'au début des années 2000 et sa réapparition chez l'éditeur Dynamite, qu'elle n'a plus quitté depuis. Ce long texte, en anglais bien sûr, peut paraître un peu rébarbatif et vous pouvez si vous le souhaitez totalement le zapper pour passer directement à la partie qui nous intéresse tous, les couvertures ! Mais ce serait dommage de passer à côté d'un beau morceau de l'histoire des comics, donc je vous conseille de lire cette préface car elle rend admirablement bien hommage au travail des différents auteurs du personnage.

Ensuite vous entrez donc dans l'artbook à proprement parler, une succession de couvertures depuis les années '50 jusqu'à pratiquement nos jours. Elles sont très bien présentées, pas forcément dans un ordre chronologique mais elles se succèdent très bien les unes aux autres. Toutes ne sont pas de la même qualité je vous l'accorde, c'est souvent le cas avec des décennies d'histoires à raconter et à illustrer. Mes préférées viennent des artistes Art Adams, Michael Turner évidemment, Joe Prado que j'ai pratiquement découvert via cet album et bien sûr Jim Lee qui a réalisé quelques trop tares merveilles. Mais il y a encore de très nombreux autres illustrateurs, comme Mel Rubi qui a suivi pendant un bon bout de temps les aventures de Red Sonja et qui vaut toujours le détour. La couverture de l'artbook quant à elle est signée de l'illustre Marc Silvestri, trop rare ces jours-ci mais qu'on adore toujours autant ! Désolé pour la qualité médiocre de l'image d'illustration que je vous présente ici, c'est difficile de trouver une version potable et grand format pour un artbook vieux de 8 ans. Mais j'espère néanmoins que vous pourrez profiter à votre convenance du contenu si jamais vous l'avez un jour entre les mains !

En conclusion, ce premier tome de The Art of Red Sonja est un vrai bon morceau d'Histoire qu'il est toujours très agréable de posséder et de feuilleter au gré de vos envies. J'espère que vous parviendrez à le trouver, il est encore disponible sur certaines plateformes marchandes comme Amazon bien sûr mais dans l'idéal essayez de faire vivre une petite structure, ce sera ainsi un achat vertueux qui fera honneur à notre belle rousse (même si je dois avouer l'avoir pris sur Amazon moi-même, quelle honte...). A vous désormais de vous plonger à corps perdu dans ces pages colorées et grand format du plus bel effet et 'en profiter un maximum, en découvrant peut-être des talents dont vous ignoriez l'existence.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 9 avril 2019

Wonder Woman Rebirth tome 5 - Enfants des dieux (Urban Comics - Novembre 2018)


Diana a enfin découvert la terrible vérité que les dieux lui ont caché depuis si longtemps. Désormais loin de son île à tout jamais, elle reprend le cours de sa vie aux côtés de Steve Trevor, à combattre les différentes menaces qui apparaissent. Mais dans l'ombre un nouveau complot se trame : Graal, l'Amazone renégate, est de retour et elle entreprend de débusquer un à un les différents enfants de Zeus pour les tuer et leur dérober leur énergie vitale afin de l'offrir à son père... Darkseid en personne, réincarné dans le corps d'un enfant et regagnant peu à peu ses forces à mesure que sa fille lui apporte ses offrandes divines. Ce n'est qu'une question de temps avant que le néo-dieu ne porte son regard sur Wonder Woman, qui vient d'apprendre une triste nouvelle : son demi-frère Hercule est mort des mains de Graal, nouvelle victime d'une lutte sans merci. Dans son testament, Hercule lègue tout à Diana, ainsi qu'une précieuse information : en effet, il lui révèle qu'elle a un frère jumeau, Jason, qui pourrait lui aussi être la cible de Darkseid. Wonder Woman fait donc tout son possible pour retrouver son jumeau à temps et le prévenir, mais elle va se retrouver confrontée à une épreuve de taille, Jason ayant été berné par Graal qui le manipule afin de vaincre Diana et de la retenir prisonnière le temps que son père puisse retrouver ses forces d'antan. Tandis que notre héroïne tente de faire revenir à la raison son frère, Darkseid est provoqué par un nouveau venu : Zeus en personne revient sur le devant de la scène afin de relever le défi du néo-dieu sombre et le vaincre une fois pour toutes ! Malheureusement, après un combat titanesque, c'est bien le seigneur d'Apokolips qui fait son grand retour dans un corps restauré et plus puissant que jamais. Pour l'heure, le tyran décide de regagner sa dimension en laissant nos héros pleurer la perte d'une des plus grandes légendes de la Terre. Diana a retrouvé son frère et l'a ramené sur le droit chemin, mais à quel prix ? Bientôt, Darkseid reviendra exercer son implacable vengeance, et il faudra à la belle Amazone toute la force et le courage dont elle dispose afin de lui faire face !

Cinquième tome et on entre ici dans un nouveau run, celui de James Robinson qui entend bien exploiter l'intrigue laissée en suspend par les auteurs de la série Justice League version New52, et surtout la période de La Guerre de Darkseid qui a vu la chute du tyran cosmique. Comme nous le découvrons ici il est bel et bien de retour et ce qu'il réserve à nos héros, plus particulièrement à Wonder Woman, risque fort de chambouler l'équilibre précaire de leur vie. Si l'histoire en elle-même est assez intéressante et bien rythmée, ce sont les dessins qui attirent presque toute l'attention du lecteur. On ne va pas y aller par quatre chemins, c'est assez proche du magnifique et la belle princesse Amazone est très bien servie par les artistes de sa série nouvelle version, qui donnent le meilleur de leur talent. Si la série parvient à se maintenir à ce niveau de qualité pour les tomes suivants je signe directement, en tout cas j'ai bien hâte de connaître la suite des nouvelles aventures de Wonder Woman avec cette équipe. Action et révélations sont au programme, soyez au rendez-vous et ne manquez pas le prochain tome de la série !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 8 avril 2019

Le meilleur des super-héros Marvel n°74 - Spider-Man 2099 (Hachette BD - Novembre 2018)


Dans les différents futurs de l'univers Marvel, il y en a un en particulier qui a su tirer son épingle du jeu et se trouver une vraie fan-base avant de disparaître à l'aube du nouveau millénaire. En 1992, l'éditeur lance la gamme Marvel 2099, qui permet aux lecteurs de découvrir le monde un siècle plus tard, alors que les méga-corporations dirigent la vie de tout le monde et que nos super-héros bien connus ne sont plus que des légendes depuis longtemps.

Dans ce contexte, Peter David et le dessinateur Rick Leonardi créent le personnage de Miguel O'Hara, cadre scientifique de haut niveau au sein de l'entreprise gargantuesque Alchemax. Le jeune homme vient d'un milieu difficile mais a été pratiquement élevé par son entreprise, qui lui a offert un poste mirobolant et des études supérieures pour parfaire son intelligence. Mais quand sa conscience commence à s'éveiller et qu'il remet en question certaines décisions du PDG d'Alchemax, les choses vont commencer à se gâter pour Miguel : drogué par son patron pour l'empêcher de quitter la boîte, il tente de corriger son génome avec la machine issue de ses travaux sur la génétique, mais un accident provoqué par un collègue jaloux le transforme en homme-araignée doté de sens aiguisés et de plusieurs autres caractéristiques spéciales (crochets sur les doigts et les orteils, vision accrue, force et endurance augmentées, etc.). Après avoir fait le tour de ses nouvelles capacités et avoir affronté avec succès le cyborg Riskor envoyé par Alchemax pour le terrasser, Miguel décide de mettre ses pouvoirs au service de la bonne cause, persuadé qu'il va pouvoir faire changer les choses à présent qu'il ressemble à son héros d'enfance, le Spider-Man bien connu du XXème siècle. Mais hélas, les événements vont se précipiter et Miguel sera loin d'avoir une vie tranquille comme il l'espérait, à combattre le crime et les machinations d'Alchemax. De sombres révélations sur ses origines sont à encaisser, et le cadre familial qu'il connaît si bien risque d'exploser à tout instant.

Au cours d'une bataille épique contre Ultron, les Avengers provoquent sans le vouloir des déraillements dans le cours du temps et certains éléments sont effacés de l'Histoire et, par le fait, de l'avenir. C'est le cas pour Miguel, qui se retrouve contraint de remonter le temps jusqu'au début du XXIème siècle pour tenter de protéger son grand-père, Tiberius Stone, futur patron d'Alchemax. Coincé à notre époque après un combat contre le Spider-Man Supérieur, Miguel décide de devenir l'assistant de Tiberius afin de mieux le surveiller et de le protéger tout en contrecarrant sa folie des grandeurs, qui ne semble connaître aucune limite. C'est ainsi qu'il accompagne son patron jusqu'au Trans-Sabal, dictature militaire à qui Alchemax vend des robots Anti-Araignée améliorés pour réprimer le soulèvement du peuple aux abois. Miguel tente bien de faire changer d'avis son grand-père mais rien n'y fait, et c'est seulement après avoir risqué sa vie entre les mains de preneurs d'otages désespérés que Tiberius accepte de revenir sur son marché avec le dictateur, tandis que le Spider-Man venu de l'an 2099 affronte un Scorpion renforcé et de fort méchante humeur. Peut-être y'a-t-il finalement un peu d'espoir pour Miguel, qui continue de croire qu'il peut faire changer son ancêtre avec la bonne méthode. Parviendra-t-il à ses fins ?

Voilà pour les deux histoires contenues dans cet album, le premier de cette collection que je vous présente aujourd'hui. Le Spider-Man de 2099 me fascine depuis des années, sans rien pouvoir me mettre sous la dent au niveau de son historique car les récits sont trop anciens et presque introuvables à des prix corrects. Mais grâce à Hachette BD on peut au moins découvrir les origines du personnages, et mieux le comprendre grâce à un dossier très bien rédigé et documenté en fin d'album qui nous présente la totalité de l'histoire du personnage, du début à la fin. En VO la nouvelle série datée de 2013 puis de 2015 est facilement trouvable sur les sites marchands, alors que Panini semble encore un peu frileux pour une parution VF autre qu'en kiosque aux côtés de notre Spider-Man préféré.
Les histoires de Miguel O'Hara sont d'assez bonne qualité et nous font revivre un moment important de la création des comics, quand un nouvel univers sort de l'imaginaire de ses auteurs et reste entièrement à découvrir et à développer. Un processus que certains ont pu connaître dans les années '60 quand Stan Lee et Jack Kirby entament leur épopée fantastique au sein de la toute jeune maison Marvel. Merci à Hachette d'avoir sortir ces épisodes dans une collection découverte de bonne facture et à un prix décent ! Pour celles et ceux que ça intéresserait... sachez qu'à la toute fin du générique du récent film d'animation de Sony Spider-Man New Generation, on y découvre nul autre que Miguel prêt à entrer en scène à son tour. Le personnage du Spider-Man de 2099 aura-t-il le droit d'apparaître dans un prochain film ? C'est ce que j'espère de tout cœur !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

dimanche 7 avril 2019

Simetierre (Paramount Pictures - 2019)


Lorsque Louis Creed décide de faire déménager sa petite famille de Boston jusqu'à Ludlow, petite bourgade du Maine, il pensait avoir choisi l'endroit idéal où vivre paisiblement et voir grandir ses enfants. Mais bien vite, d'étranges phénomènes se produisent autour de la maison et Church, le chat d'Ellie, la petite fille, se fait écraser par un camion roulant à toute allure sur une route très dangereuse. Le vieux voisin, Jud Crandall, propose alors son aide au père de famille désemparé qui ignore comment annoncer à sa fille de presque neuf ans que son chat vient de mourir. A eux deux, ils vont pénétrer dans la forêt qui entoure la propriété et remonter vers un très ancien chemin indigène, menant à une terre maudite où ce que l'on y enterre revient à la vie... un secret presque aussi vieux que la petite ville et ses habitants, un secret qu'il aurait mieux valu garder sous clé, car Church va effectivement revenir, mais changé. Quelque chose ne va plus, son comportement est violent, mauvais... ce n'est plus l'adorable chat d'Ellie, mais autre chose de bien plus terrifiant. Refusant de croire aux vieilles légendes Amérindiennes, Louis n'hésite pratiquement pas un instant quand Ellie se fait à son tour renverser par un camion en suivant Church sur la route, et après avoir envoyé sa famille à Boston pour quelques jours il décide de déterrer le corps d'Ellie et d'aller l'ensevelir dans le cimetière maudit de la forêt, là où sa chère fille pourra revenir d'entre les morts et reprendre sa vie... du moins c'est ce qu'il espérait, dans un coup de folie ne venant pas entièrement de lui. Ellie revient bel et bien, mais elle aussi a changé, son caractère est plus froid, plus inquiétant... et elle ne tarde pas à répandre autour d'elle la terrible malédiction qui entoure la petite ville de Ludlow depuis des siècles, préservée par les anciens mais à présent lâchée sur la famille Creed dans son ensemble. Louis aura-t-il le courage de faire ce qu'il faut pour enrayer cette horreur avant qu'il ne soit trop tard, ou bien y succombera-t-il lui aussi ? Si vous passez par Ludlow, visitez le petit cimetière des animaux, au bout d'un chemin de forêt, si vous l'osez. Mais n'allez surtout pas au-delà, près des marécages et des collines lointaines, là où résonnent les cris des engoulevents... car les morts y marchent, et ils sont affamés...

Voici donc le tant attendu remake du premier film Simetierre, toujours une adaptation du roman de Stephen King. Remake ? Au final pas vraiment, c'est plutôt une nouvelle interprétation dans un contexte plus moderne mais aussi encore plus glaçant par moment, une plongée froide dans la folie d'un père ayant perdu son enfant et prêt à tout pour la retrouver, même à braver les pires interdits et à précipiter la chute de toute sa famille dans un geste de pur désespoir. Ce film réalisé à quatre mains ne m'intéressait pas au départ, je voulais rester fidèle à la première version que je trouvais personnellement bien suffisante, mais j'ai craqué et j'ai moi aussi cédé à l'appel du vieux cimetière indigène... et j'ai adoré. L'essence du film se retrouve dans le duo du père et de sa fille, Louis et Ellie, jouée d'ailleurs par une jeune mais talentueuse petite actrice du nom de Jeté Laurence et à qui on promet un bel avenir ! Le drame intime est bien présent, horrible du début à la fin, et cette nouvelle version elle aussi assez fidèle dans les grandes lignes au livre du Maître de l'Horreur saura à mon avis séduire son public, qu'il soit jeune ou plus expérimenté. La musique, efficace et discrète, est signée Christopher Young et nous transporte au cœur de la tragédie humaine et de l’œuvre surnaturelle qui se joue devant nos yeux captivés. Il y a certes quelques longueurs à certains moments, mais rien de vraiment dérangeant et le film se laisse suivre de bout en bout sans problème. Un bel hommage donc, que je vous conseille et qu'il me tarde de revoir !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 5 avril 2019

La V.O. du vendredi n°123 : Tomb Raider tome 1 - Season of the Witch (Dark Horse - Novembre 2014)


Après avoir échappé de peu aux manigances des Solarii, les adeptes de la reine-déesse solaire Himiko et de sa malédiction, Lara Croft tente d'oublier cette mésaventure en compagnie de ses plus proches contacts, presque des amis pour certains. Quand l'un d'eux lui demande de venir à son secours, elle n'hésite pas un instant mais se retrouve alors embarquée dans une folle traque à travers plusieurs pays, durant laquelle elle découvrira que les Solarii n'en ont pas encore fini avec elle, et qu'il lui faudra bientôt retourner là où elle se refuse toujours à aller : sur l'île maudite de Yamatai... cette fois, il s'agit d'en finir une fois pour toutes avec le culte et d'empêcher la résurrection de Mathias, leur soi-disant prophète, le seul à connaître le moyen de ramener Himiko à la vie également. Lara est face à un choix difficile, mais une fois de plus sans qu'elle le réalise dans un premier temps le sort du monde repose entre ses mains et dépendra de ses décisions dans un avenir très proche.

Action, aventure... Lara Croft. Tomb Raider. J'étais séduit rien que par le titre de la série, la nouvelle fournée de chez Dark Horse en VO, qui se voulait être la digne suite du jeu-vidéo de 2013 revenant sur les origines déjà controversées de la belle aventurière. Malheureusement, l'idée était meilleure en théorie que dans son application, et ce début de série ne vaut clairement pas le détour selon moi. Le seul vrai intérêt que j'y ai trouvé ce sont les couvertures des différents chapitres, qui sont toutes très belles il est vrai et pourraient totalement être issues d'artworks du jeu. Mais niveau dessin intérieur, rien à signaler à part un style très simpliste et ma foi pas très dynamique, ce qui est bien un comble pour une série sur Tomb Raider. Le scénario de Gail Simone est à peine mieux, se contentant du minimum syndical et de reposer trop souvent sur des rappels des événements du jeu-vidéo pour mettre en scène certaines péripéties pas si importantes au final. Je suis bien déçu, je voulais pourtant de toute ma bonne volonté aimer cette série qui m'avait intéressé de prime abord, mais force est de constater qu'il n'y a pas ce qu'il faut où il faut. Je me contenterai de vous orienter vers les gros volumes Tomb Raider Archives qui regroupent l'intégralité de la série des années '90 et 2000, et que je vous chroniquerai un de ces jours soyez-en sûrs. Si vous cherchez de la vraie action, du dynamisme et des intrigues qui font mouche et qui vous rappelleront sans doute tout ce que vous aimez dans les franchises Lara Croft, c'est par-là qu'il faut chercher. Je vais quand même tenter de continuer la nouvelle série en priant pour que les tomes suivants, libérés du poids du jeu, soient un peu meilleurs même ne serait-ce que graphiquement.

jeudi 4 avril 2019

A Fantasy lazy life tome 1 (Delcourt/Tonkam - Janvier 2019)


Simple employé dans une entreprise lambda du Japon actuel, avec un rythme de vie effréné, Zenshirô Yamai est un jeune adulte relativement semblable à tous les autres. Il aime glandouiller, profiter de son temps libre pour regarder des DVDs ou des séries, lire des mangas, etc. Mais sa vie va changer subitement quand il se fait téléporter par surprise dans un royaume lointain et inconnu, sur un autre monde ! La responsable : la reine elle-même, Aura, qui a une surprenante proposition à faire à Zenshirô : elle lui demande de devenir son époux pour les trente ans à venir... sans aucune autre contrepartie ! Zenshirô, qui n'est pas totalement idiot non plus, se doute bien qu'il y a quelque chose derrière ce marché qui semble décidément bien trop beau pour être vrai. Une très belle jeune femme aux formes généreuses le veut pour mari, il n'aurait rien à faire d'autre en tant que consort que d'apprendre la vie au royaume de Capua et l'étiquette, glander, vivre sa vie de couple royal... non, il y a forcément autre chose. Mais pour l'heure, Zenshirô est renvoyé dans notre monde pour une durée d'un mois afin de réfléchir à cette offre et de préparer tout ce qu'il voudrait emporter avec lui lors de sa prochaine téléportation magique. Autant dire que notre bonhomme ne va pas se priver et prendre avec lui tout ce qui lui permettra de retrouver le confort électronique moderne sans aucun risque ! La date fatidique approche, et Zenshirô en apprend un peu plus sur sa propre famille, qu'il connaît assez peu finalement en dehors de son oncle et de sa tante qui se sont occupés de lui quand il était plus jeune, et découvre également l'une des raisons qui poussent Aura à lui demander sa main : il fait parti de la noblesse très éloignée du royaume de Capua, ses ancêtres s'étant installés dans notre monde en toute discrétion il y a longtemps. Il possède donc en lui une part de la magie qu'il faut pour régner là-bas, ainsi et surtout qu'assurer une descendance à la reine, seule héritière du trône dans un contexte encore très masculin. Mais malgré ces raisons qui touchent davantage à la politique, rien n'empêche l'amour de naître au cours de leur relation, n'est-ce pas ? Les premiers temps seront assez lourds car il y a tout un apprentissage à faire, mais eh, après c'est la belle vie pour les trente prochaines années ! A moins que ce ne soit pas si simple dans la réalité...

Petite série que je démarre après l'avoir découverte totalement par hasard sans même en avoir entendu parler auparavant, et je dois dire que ce petit craquage en mode coup de cœur et découverte m'a bien réussi puisque j'ai beaucoup aimé ce que j'ai lu dans ce premier tome ! Il y a quelques scènes de sexe mais rien de bien méchant ni de trop évident, et l'essentiel de l'histoire est basé sur les intrigues politiques de Capua et le fonctionnement du royaume et de ses différentes familles nobles, ainsi bien sûr que le temps d'adaptation de Zenshirô dans ce nouveau monde avec ses propres us et coutumes. Très agréable à l’œil, un style graphique clair et précis tout en se montrant assez généreux et inventif par moment, un scénario tiré d'un petit roman sans prétention qui connaît ainsi une nouvelle vie, et une édition soignée de la part de Delcourt/Tonkam avec même quelques pages en couleurs sur papier glacé en guise d'introduction ! Rien à redire, une série qui n'est pas parfaite malgré son étonnant 20/20 sur les sites spécialisés, mais qui a le mérite d'apporter quelque chose d'assez important pour moi dans mes lectures : la fantaisie justement. Et ce premier tome étant avant tout une introduction à l'univers de la série, nul doute que les suivants contiendront davantage de détails et peut-être d'action au programme. En tout cas, je serai au rendez-vous courant Avril pour la sortie du tome 2 avec grand plaisir !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 3 avril 2019

Saga tome 9 (Urban Comics - Novembre 2018)


Les heures sombres approchent...
Tandis qu'Alana et Marko font le récit de leur rencontre et de leur histoire d'amour impossible aux deux journalistes amphibiens qui les accompagnent depuis peu, le Prince Robot IV et Pétrichor se rapprochent de plus en plus à mesure qu'ils apprennent à se connaître et que leurs ébats se multiplient. Écuyer, le jeune fils du Prince, a des relations un peu plus houleuses avec la seule membre de la famille du même âge que lui, c'est à dire Hazel, qui lui mène la vie dure et réciproquement. Soudain c'est l'effervescence : il y aurait un moyen pour que l'article pondu par les reporters devienne la clé d'un nouvel avenir pour nos couples maudits et recherchés, en leur permettant de bénéficier d'une protection en tant que sources et d'un changement d'identité corporelle. Mais alors qu'Alana et Marko décident de refuser cette opportunité, le Prince Robot la saisit sans hésiter, conscient que c'est peut-être sa seule chance de retrouver une vie à peu près normale après tout ce qu'il vient de traverser. Il compte bien emmener son fils et son amante avec lui, mais Écuyer choisit cet instant pour faire une fugue sur la petite île où ils avaient atterri, et tout le monde se met à sa recherche tandis qu'Hazel est confinée au vaisseau par sécurité. Car sur cette île nos héros infortunés ne sont pas seuls : Ianthe et son nouvel esclave qui n'est autre que Le Testament sont à leurs trousses, chacun avec une raison bien particulière de vouloir se venger... et vengeance il y aura ! Comme dit plus haut, les heures sombres arrivent et il faudra que chacun apprenne la dure leçon de la survie : tout le monde peut disparaître n'importe quand...

Excellente lecture comme toujours, c'est toujours un vrai plaisir de retrouver nos héros et vilains de l'univers déjanté de space-opéra Saga, déjà de nombreuses fois primé depuis 2013 ! Rien à redire, le plaisir est toujours présent comme au temps du premier tome, l'histoire avance et gagne de plus en plus en intensité et il va falloir au lecteur beaucoup de courage pour tourner les dernières pages de ce tome 9 et dire, peut-être, adieu à certains personnages favoris... à moins que ce ne soit qu'une séparation temporaire comme la série en a le secret depuis ses débuts. Je ne dirai rien de plus, à vous de voir ! Le dessin de Fiona Staples est toujours excellent, elle fait des merveilles avec ses décors et ses personnages plus vrais que nature dans ce contexte de science-fiction et space-fantasy qui n'en finit pas de nous étonner. Merci à ce duo d'auteurs (avec Brian K. Vaughan bien sûr) de nous offrir toujours plus de sensations et d'émotions sur un plateau de cette qualité, qui ne perd rien avec les années bien au contraire ! Vivement la suite encore une fois, mais pas avant un bon moment malheureusement donc armez-vous de patience. Merci aussi à Urban de continuer à publier cette série au succès bien mérité dans une belle édition que l'on a plaisir à collectionner et à exposer.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 2 avril 2019

Wonderland tome 2 - Au-delà du Pays des Merveilles (Graph Zeppelin - Octobre 2018)


Calie pensait enfin en avoir fini avec les démons de son passé, les monstres qui peuplent Wonderland, de l'autre côté du miroir... mais hélas, même dans sa nouvelle vie à New York ses cauchemars refusent de la laisser en paix et reviennent chaque nuit assaillir sa raison. Malgré tout, elle tient bon car elle a désormais une bonne raison de rester saine d'esprit : elle attend un bébé ! Alors pour éviter le plus possible de faire face aux angoisses, elle travaille très dur dans un dinner et fait de son mieux pour garder près d'elle son compagnon, qui ne comprend malheureusement pas la folie qui règne dans l'esprit de la pauvre Calie. D'étranges événements vont finir par se produire : Calie va perdre coup sur coup son compagnon et sa meilleure amie, des mains d'agresseurs inconnus ou bien justement trop connus... car Johnny, le frère de Calie, est de retour de Wonderland, là où sa sœur l'avait envoyé en guise de sacrifice afin de faire cesser la folie. Johnny est devenu le nouveau Chapelier Fou, et il compte bien faire payer un maximum sa très chère sœur pour l'avoir emprisonné dans ce monde atroce où il fut obligé de faire l'impossible et surtout le pire pour survivre. Harcelée, menacée de toutes parts, Calie tente de trouver refuge dans le récit que lui fait son véritable grand-père sur la découverte de Wonderland, et sur la véritable nature du lien qui unit sa famille à cet autre monde si terrifiant. Mais même ces nouvelles révélations ne viendront pas à bout de la folie pure qui pousse Johnny a tenter d'enfermer Calie à son tour au Pays des Merveilles, après lui avoir pris tout ce qu'elle avait de plus précieux... enfin presque tout. Car il reste encore à Calie son bébé, sa fille chérie à naître, et sa mère fera tout son possible pour se débattre et lui assurer un avenir contre toutes les forces obscures qui se dresseront sur sa route ! Cela sera-t-il suffisant ? A vous de juger, chers spectateurs, mais prenez garde car lorsque l'on pénètre dans Wonderland... on en revient toujours changé.

Cette fois-ci la bataille se passe dans notre monde, à New York précisément, un cadre on ne peut plus adapté à la tragédie qui continue de frapper sans relâche notre pauvre héroïne. Calie parviendra-t-elle enfin à se sortir de cette folie ? Vous devez le savoir maintenant, les auteurs adorent les histoires qui finissent mal, ou du moins qui possèdent de nombreux rebondissements inattendus tel un bon film d'horreur qui n'aurait jamais de fin, du moins en apparence... les dessins merveilleux du grand Al Rio remplissent parfaitement leur office et nous plongent dans toute la beauté mais aussi la détresse de la vie de Calie, tandis que le scénario se déroule impitoyablement entre les mains des auteurs et sous nos yeux horrifiés et impuissants. Une fois encore Graph Zeppelin, le petit éditeur qui monte, nous offre décidément la meilleure expérience de lecture avec un album très bien fait, où les défauts des premiers temps sont très bien corrigés et avec un papier excellent qui apporte une dimension toute particulière à cette édition, aux couleurs vives et très attirantes. Ce second tome est sorti pile-poil pour Halloween 2018 (la fête, pas le film... quoi que !), et le suivant devrait paraître courant Avril 2019 donc un peu de patience on y est presque ! Faites comme moi et prenez-le si possible dans une bonne vieille librairie ou sur un site de libraire indépendant, ça n'en rendra l'expérience que meilleure. Bientôt : la vengeance de Calie !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 1 avril 2019

Secret Empire (Panini Comics - Novembre 2018)


L'impensable s'est finalement produit. Captain America, Steve Rogers, la sentinelle de la liberté, le super-soldat invincible... est devenu l'Hydre Suprême, commandant en chef des sections de l'Hydra à travers le monde et principalement sur le territoire des États-Unis, conquis en un rien de temps. Après avoir obtenu des pouvoirs presque illimités des mains du Gouvernement Américain avant la grande catastrophe, Rogers s'en est servi pour piéger ses anciens alliés. Les plus puissants d'entre eux sont aujourd'hui enfermés dans une ville de New York cauchemardesque dont personne ne peut sortir, pas même les plus grands sorciers... et les héros de la tranche cosmique comme Captain Marvel ou Quasar sont bloqués avec l'ensemble de leurs forces de l'autre côté d'un bouclier d'énergie infranchissable qui entoure la planète et la protège d'invasions de vagues Chitauris répétées et apparemment sans fin. Les combats font rage dans ces prisons irréelles, mais aucun espoir ne peut briller bien longtemps sous le règne de l'Hydra. Et tandis qu'une faible résistance s'organise malgré tout avec les derniers héros encore libres, quelque part non loin de Las Vegas, Steve Rogers plante le dernier clou sur le cercueil de notre monde : il s'engage dans une quête des fragments du Cube Cosmique, objet céleste capable de réaliser n'importe quel désir. Et le plus cher désir de ce Captain America dévoyé, c'est un monde libéré de la Liberté et de la faiblesse que représente cet idéal. Les pertes sont lourdes dans cette quête, car tout le monde lance toutes ses forces dans la bataille afin d'obtenir le plus de fragments possible pour prendre l'avantage. Mais même ainsi, c'est pratiquement peine perdue. L'empire de l'Hydra est trop puissant, trop grand, son emprise trop solide sur le peuple effrayé et docile. Il faudrait un véritable miracle pour que les choses redeviennent équilibrées, alors ce n'est même pas la peine d'espérer un retour à la normale... et pourtant, quelque part loin de tout, quelqu'un se bat encore. Un homme seul, isolé de tout, enfermé dans un cauchemar sans fin, mais qui ne baissera jamais les bras et qui se relève toujours. Steve Rogers, le vrai Steve Rogers, celui que l'on a toujours connu... existe-t-il encore ? Reste-t-il malgré tout un ultime espoir, ou n'est-ce à nouveau qu'une farce cruelle ?

Je ne vais pas vous mentir j'ai eu du mal à adhérer à ce récit, très long et très fourni. Le travail du scénariste Nick Spencer n'est pas mal du tout attention, il parvient à synthétiser en onze chapitres l'essence même de l'univers Marvel, ce qui est une vraie réussite de ce point de vue. Les dessins aussi sont tous très bons, les nombreux artistes ayant œuvré sur cette saga se sont tous donnés à fond et ça se voit. Mais malgré ça... bon sang que c'est lourd ! Là pour une fois ok nous sommes face à un Marvel Deluxe digne de ce nom, un bien beau et gros volume qui vaut largement son prix augmenté, bravo à Panini encore une fois. Mais l'histoire est trop volumineuse justement, elle part dans trop de directions différentes, il y a trop de fronts à suivre... c'est pour cette raison et pratiquement que pour cette raison que j'ai mis plus de trois jours à lire l'album en entier, et encore je n'ai que la version Deluxe, imaginez un peu avec l'Absolute sorti en même temps et encore plus complet ! Même en ayant lu auparavant les épisodes de la série Captain America : Steve Rogers qui introduisent ce nouveau statu-quo du personnage et du reste de l'univers Marvel, il y a simplement bien trop de détails qui se perdent, faute d'avoir pu tout lire à la fois à moins de dépenser une somme folle pour suivre toutes les séries en parallèle. Faute de cela donc, on doit comme moi se contenter d'un tome assez épais mais pas vraiment amical, qui nous montre à chaque page de chaque nouveau chapitre que l'on a sans doute raté quelque chose auparavant. Pas la meilleure histoire de Marvel ces dernières années, certains personnages faute de place sont assez peu exploités par ailleurs, et personnellement je ne comprends pas trop pourquoi cette saga a droit au format Deluxe alors que Secret Wars n'a eu ''que'' les honneurs de Marvel Now!. Bref, peut-être trop d'enjeux à la fois, peut-être trop de lignes rouges à suivre, en tout cas je n'ai pas follement accroché même si je reste sensible au message d'espoir porté par le scénario et les principaux personnages. J'attends maintenant de voir ce dont Nick Spencer sera capable sur la série de Spider-Man, vu qu'il en est maintenant en charge après ses récents exploits. Quoi qu'il en soit, merci à Panini, à Marvel et à toute l'équipe des auteurs et dessinateurs de continuer à nous faire rêver et espérer !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !