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mercredi 29 juillet 2020

Lady Death - More Naughty ! (Coffin Comics - Mai 2020)


Nouvel article et comme à chaque dizaine franchie nouvel artbook à vous présenter ! Ici il sera donc question du troisième artbook consacré exclusivement au personnage de Lady Death si cher à Brian Pulido et à son propre éditeur, Coffin Comics ! C’est parti !

Comme vous le montre la couverture, il s’agira avant tout d’en prendre plein les yeux dans une série d’illustrations pleine page mettant en scène Lady Death dans des tenues toujours plus sexy, et surtout avec des poses suggestives et très sensuelles pour ne pas dire carrément des invitations à l’érotisme. La belle sorcière blanche des Enfers est ainsi représentée très souvent en dominatrice, semblant attendre de façon magnanime la venue d’un ou d’une partenaire pour des jeux très adultes.

Alors c’est vrai qu’au bout de trois tomes on commence à avoir l’habitude et l’effet commence à passer, du moins au début. Mais les nombreux artistes qui travaillent sur ces belles images regorgent d’imagination et de détails pour nous plonger en pleins tourments fiévreux. Ici et là des tons plutôt chauds, des couleurs vives ou au contraire glaciales qui n’enlèvent pourtant aucunement le sex-appeal de la belle, loin de là même.

A plusieurs reprises vous retrouverez des images opposées, comme des reflets contraires dans quelque miroir magique : par exemple, Lady Death dans une même posture mais tantôt vêtue et entourée de flammes tantôt de glace, tantôt infernale créature ou bien angélique tentatrice, et le tout simplement en lui changeant un élément de décors et de la tenue qu’elle porte.

On aime ou pas, chacun juge, personnellement je trouve qu’il y a à boire et à manger pour tout le monde et pour tous les goûts ou presque dans cet album, qui serait même un peu plus sage que les précédents par moments si je puis me permettre. Le style cartoonie de Dan Mendoza ne me correspond pas du tout, par exemple, tandis que je suis en admiration devant les œuvres réalisées par Sun Khamunaki, Sabine Rich ou encore Richard Ortiz et Ceci de la Cruz. Bien souvent ce sont les femmes artistes qui trouvent le meilleur moyen d’accrocher le regard des hommes, comme si elles savaient lire nos pensées les plus intimes pour nous livrer les fantasmes les mieux représentés. Par opposition, certains dessinateurs en font trop pour satisfaire une lubie ou un fantasme justement et on sort tout de suite de l’érotisme libertin pour tomber dans le vulgaire digne d’un pseudo-hentai.

Comme de juste, vous retrouverez sur le site de l’éditeur plusieurs de ces illustrations en print de format 11x17 pouces, la norme, parfaits pour des encadrements impeccables. Et je vous invite même à y aller franchement, sur ce site (Coffin Comics Shop ou Lady Death Universe pour les infos utiles), car vous y trouverez également des illustrations d’autres personnages du nouvel univers de Lady Death mais aussi et surtout des versions parfois plus soft de certaines images, ce qui fait tout de suite meilleur genre en société.

Enfin, ne perdons pas de vue que le travail de tous ces artistes et l’existence de ces artbooks, celui-ci n’étant que le dernier en date, ont pour vocation de ramener des sous dans la poche de l’éditeur afin de continuer à produire les aventures de Lady Death en comics puis en albums reliés, en plus des financements participatifs qui cartonnent vraiment autour du personnage et de son créateur. Il est très simple d’y contribuer et de se procurer ce que l’on veut pour un prix modique comparé à d’autres éditeurs qui y mettent pourtant parfois moins de moyens.

Lady Death en surfeuse des Enfers, par Elias Chatzoudis

Alors, Lady Death, plutôt sage ou plus friponne que jamais dans ce troisième effeuillage ? A vous de voir !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 8 juillet 2020

Grimm Fairy Tales - Art Book tome 2 (Zenescope - Novembre 2014)


Si vous vous souvenez des premiers temps de la V.O. du vendredi sur ce blog, il y a de cela quelques années maintenant, vous n’avez pas pu oublier les titres que je vous présentais chez l’éditeur indépendant Zenescope Entertainment. Eh bien ce sera, un jour prochain, le moment de revenir dans cet univers de contes revisités à la sauce sexy et fantaisie moderne car il y a eu de très intéressants changements depuis la dernière fois, mais pour le moment en guise de mise en bouche voici le second Art Book de la première série Grimm Fairy Tales, qui reprend certaines illustrations et couvertures allant des chapitres 51 à 100. C’est parti !

Tout d’abord, les artistes dont les œuvres sont présentées ici dans ce second recueil sont tous assez similaires en fin de compte, on retrouve globalement le même style si cher à Zenescope : des filles sexy et badass, des références à de célèbres contes et d’autres à des histoires moins connues du grand public Disney. Tout semblait réuni et prêt pour nous faire passer un bon moment. Et pourtant…

Pourtant, en effet. C’est globalement un petit ratage, déjà parce que l’album lui-même est assez fin par rapport à ce à quoi je m’attendais d’après le prix (39,99$), mais aussi et surtout parce que le niveau général est plutôt… moyen. A l’image de l’illustration choisie pour servir de couverture à ce recueil, que je trouve vraiment pas très harmonieuse pour tout vous dire. Quelque chose dans le visage et la disposition des yeux surtout me dérange, je ne suis pas habitué au style de Paolo Pantalena mais j’ai vu des couvertures qu’il a dessiné et qui auraient été de bien meilleur effet, comme celle du chapitre 89 avec Raiponce en vedette. Choix peu judicieux donc que cette Cendrillon bien trop liftée.

Attention, il n’y a pas que du moyen ou du passable, on trouve même de très belles couvertures et illustrations signées par non moins que Stjepan Sejic, Artgerm, Ale Garza, J. Scott Campbell ou encore Talent Caldwell entre autres. Mais ça ne suffit malheureusement pas à rattraper le niveau général qui est décidément trop inégal et tiré vers le bas. On sent bien que ce n’étaient pas les meilleures années de l’éditeur, qui a fait bien mieux depuis comme vous le verrez plus tard. Et ce ne sont clairement pas les petites citations stylisées de chaque chapitre qui viendront égayer le tout malgré les meilleures dispositions du monde.

Je ne vous encourage pas spécialement à vous procurer cet Art Book si vous en avez l’occasion, et j’ignore totalement s’il est meilleur que le premier volet, introuvable à un prix correct de nos jours, mais dans le doute cherchez sur Internet les travaux des artistes que je vous ai cité afin de vous faire une idée plus précise de ce qu’ils peuvent offrir à un univers comme celui de Zenescope, ou plutôt tel qu’il était il y a quelques années de cela. Tapez simplement Grimm Fairy Tales des chapitres 51 à 100 et un nom d’artiste et vous verrez bien si ça vous plaît au point de rechercher les omnibus de la série, au nombre de deux.

Bref, pour moi cet album est une petite déception, atténuée par la présence bienvenue de dessinateurs qui aujourd’hui ont largement su faire leur trou dans le milieu des comics indépendants ou major. Mais comme j’aime bien souffrir et que Zenescope m’a tout de même offert de belles lectures par le passé et à l’avenir, je pense que je vais essayer de me procurer l’un des vrais gros artbooks de l’éditeur concernant les meilleurs travaux des artistes chouchoutés, du moins à ce que l’on en vante, rien que pour voir si leur réputation n’est pas usurpée ou enjolivée. En attendant, préférez donc les comptes et sites/blogs des dessinateurs eux-mêmes pour y trouver votre bonheur, ça sera moins cher et plus profitable je pense et vous permettra de faire votre propre sélection de leurs meilleures œuvres.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 22 avril 2020

Jamie Tyndall - Artbook 001 (Jamie Tyndall - Décembre 2011)


Aujourd’hui nous allons parler d’un nouvel artiste, mais toujours dans le monde des comics. Cette fois notre sujet portera sur le premier artbook auto-publié par Jamie Tyndall !

Que dire sur Jamie Tyndall ? Ce qu’il y a de plus intéressant à savoir c’est qu’il travaille surtout pour des éditeurs indépendants. Dans ce premier artbook vous trouverez ainsi des travaux pour Zenescope, Aspen ou encore IDW, mais ça ne l’empêche pas de réaliser de superbes illustrations pour Marvel ou DC à l’occasion. Avant tout Jamie Tyndall est un fan, un lecteur qui se fait plaisir en couchant sur papier numérique ses personnages favoris du moment.

Bien sûr comme cette couverture vous l’indique déjà, il est surtout connu pour réaliser des illustrations d’héroïnes fortes. Notez l’application sur les détails, le moindre petit ornement est toujours très soigné et la musculature du personnage toujours assez fine mais robuste, parfois un peu trop détaillée à mon goût cependant. C’est bien visible grâce aux pages présentes sous forme de sketchs juste encrés, on peut voir grâce au noir et blanc tous les détails du dessin et il y en a à profusion !

L’étape de la couleur empêche bien souvent de discerner ces multiples détails, et pourtant l’artiste y a passé un temps considérable pour que le rendu soit le plus parfait ou du moins minutieux possible. Ce serait donc dommage de s’en priver !

Par certains aspects de son travail, on peut rapprocher Jamie Tyndall de J. Scott Campbell. Tous les deux font des personnages d’héroïnes fortes et assez cartoon au final, les proportions sont irréelles (pour notre plus grande frustration) et on reconnaît des traits similaires chez l’un comme l’autre : bras longs et fins, jambes longues et musculeuses qui tendent aussi vers la finesse, un buste en V ou en sablier, bref on tente d’approcher un idéal imaginaire. Tyndall détaille davantage que Campbell, ce qui ne rend pas toujours au mieux la volonté du dessinateur car ces multiples détails ont tendance à surcharger le dessin, là où Campbell recherche une simplicité toute en suggestions.

L’autre spécialité de l’artiste Jamie Tyndall, les belles femmes mises à part, c’est le recyclage. Entendez par-là qu’il réutilise très souvent les postures ou les attitudes qu’il donne à tel ou tel personnage pour en réaliser un autre sur le même modèle. Vous noterez ainsi la similarité frappante de sa Wonder Woman avec sa Miss Hulk, et il fait ça pour beaucoup de personnages au final. C’est une façon de gagner du temps j’imagine ou de masquer peut-être un manque d’inspiration sur le moment, ou tout bonnement la vision de l’artiste lui-même qui reste égale d’un personnage à l’autre. En tout cas, une fois que vous avez repéré ce fonctionnement, il reste bien présent !

Jamie Tyndall ne recycle pas seulement les postures et décors mais également les expressions du visage ou encore les textures (vêtements, accessoires), parfois sans que cela n’apporte grand-chose de neuf au final. Avec un emploi du temps comme le sien et un carnet de commandes certainement bien rempli entre les différents éditeurs et les fans qui passent des commissions, l’artiste a sûrement besoin d’éléments stables qu’il peut réutiliser à loisir. C’est un peu embêtant par moment car l’on a l’impression de voir et revoir encore et encore des choses connues, mais il parvient de justesse à nous surprendre à chaque fois avec un petit détail glissé ci et là.

Pour terminer, sachez que ces artbooks sont, pour les premiers en tout cas, au format hardcover, c’est-à-dire une couverture en dur cartonné, mais ils sont assez fins au fond, seulement 60 pages pour 33$, ça fait plutôt mince. A vous de voir si cela vaut la peine, en ce qui me concerne j’ai sauté le pas car j’adore découvrir de nouveaux auteurs et dessinateurs et que certaines de ses illustrations ne m’étaient pas inconnues. Sachez également que sur son site personnel Jamie Tyndall vend toujours ses différents artbooks mais aussi pas mal d’illustrations au format print de 11x17 pouces en moyenne, parfait pour l’encadrement et l’exposition. Nous reviendrons très prochainement dans son univers pour une autre plongée !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 8 avril 2020

Marvel Portfolio - Joe Quesada (Marvel - Février 2020)


Bonjour à toutes et à tous, aujourd'hui nous allons couper court à la domination de DC dans le domaine (qu'ils ont créé) des Poster Portfolios ! En effet, je vous présente cette fois-ci le premier-né de la gamme de chez Marvel, le Marvel Portfolio - Joe Quesada !

Pour un premier choix d'artiste en guise d'ouverture de gamme, c'est vraiment pas mal du tout. Prendre le dessinateur et éditeur en chef de la Maison des Idées durant toutes les années 2000 quasiment, ce n'est pas simple il a produit beaucoup de matériel donc la sélection d'images à présenter dans ce portfolio a du être rude.

Pour commencer, parlons des différences principales avec les portfolios de DC. Déjà, ce qui choque au premier regard : celui de Marvel est plus petit, et plus fin. Il ne contient en effet que 12 illustrations, au lieu de 20 chez la Distinguée Concurrence ; le papier choisi est également moins épais et la taille du print est plus petite aussi. Quant au prix, c'est là que ça fâche pas mal... pratiquement le double de ce que propose DC...

Mais mais mais, il y a tout de même des bons points qui font de cette nouvelle collection un gage de qualité. Déjà, il n'y a que 12 images certes mais elles sont traitées comme de vraies petites peintures, de façon pro, individuellement découpées et installée dans une petite pochette de protection à l'intérieur du portfolio. L'album en lui-même s'ouvre comme une pochette d'artiste, un vrai portfolio en somme pour le coup, et est cartonné en dur. Il s'agit vraiment d'un recueil de quelques illustrations présentant le style de l'artiste et son évolution suivant les différentes séries sur lesquelles il a pu travailler.

Daredevil - Sous l'aile du Diable

Vous y trouverez du Wolverine, du Daredevil, du Spider-Man, Captain Marvel, Docteur Strange, Iron Man ou encore Venom. Le style de Quesada est assez reconnaissable, même si personnellement je l'ai toujours trouvé dans la bonne moyenne de ce qui se faisait alors à l'époque de son mandat chez Marvel. Pas exceptionnel, mais assez racé pour être identifiable avec le bon œil.

Wolverine Origins

Les personnages sont correctement proportionnés (sauf ceux pour qui c'est justement la disproportion qui fait le cachet, comme Venom), musclés et athlétiques, et ce qu'il s'agisse des femmes comme des hommes. Quesada se pose ainsi en digne héritier des grands des années '90 et prolonge leur œuvre et leur style si particulier avec sa patte personnelle. Si les hommes chez Joe Quesada sont massifs, les femmes ont des formes plus fines mais elles peuvent aussi avoir une musculature très soulignée. Pas d'exagération plus que de raison.

Venom ayant des proportions inhumaines

Pour conclure, cette nouvelle collection Marvel Portfolio fait une entrée plutôt honorable sur le marché, s'inspirant bien sûr de ce qui a déjà été posé chez la concurrence mais s'en détachant suffisamment pour conserver une marque toute personnelle. La couverture est assez stylisée comme vous avez pu le voir en tête de cet article, et le tout fait donc vraiment penser à une pochette de dessins qu'un artiste traînerait avec lui d'éditeur en éditeur pour montrer ses capacités et son travail. Une situation qui sied plutôt bien à la représentation que l'on s'en fait habituellement.

Le prix reste le plus gros défaut au final : 50$, pas moins, soit 46€ environ. Contre 25€ pour DC, Dynamite ou même bientôt Zenescope. Pour un album plus petit et plus mince, ça fait un peu mal c'est sûr. Mais la qualité matérielle est au rendez-vous. A réserver pour les collectionneurs avertis car ce ne sera clairement pas à la portée de toutes les bourses !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 25 mars 2020

DC Poster Portfolio - Joshua Middleton (DC Comics - Février 2020)


Et comme souvent ces derniers temps nous repartons du côté de chez DC pour voir un peu les nouveautés dans la superbe collection des artbooks Poster Portfolio. Cette fois-ci nous allons nous intéresser à celui consacré à l'art de Joshua Middleton !

C'est un artiste que je pensais ne pas connaître, à vrai dire. Et puis en feuilletant l'ouvrage, il apparaît en vérité que cet homme se trouve derrière certaines des plus belles couvertures chez DC depuis les années 2000 ! Il aurait commencé en dessinant pour Superman/Shazam, puis lentement il a dérivé vers les couvertures à proprement parler. Surtout des représentations modernes de Batgirl qui l'ont fait connaître de nos jours avec son nouveau look très inspiré, et évidemment un peu de Harley Quinn qui permet toujours une bonne visibilité.

Mais là où je ne l'attendais pas, c'est sur Aquaman. Les couvertures présentes dans ce portfolio issues de son travail sur la série sous l'ère DC Rebirth sont propres, magnifiques, claires, bref vraiment idéales ! Je n'en reviens pas d'avoir passé tout ce temps sans chercher à en apprendre davantage sur cet artiste dont pourtant j'avais le travail sous les yeux pendant un bon moment !

Leur amour se ressent totalement, noblement !

Son style est très juste, c'est le moins que l'on puisse en dire. Qu'il s'agisse d'esquisses ou de véritables dessins finalisés, son trait est parfait, net et régulier, et les personnages qu'il illustre ont toujours des proportions très justes, viables, humaines en somme. Là où d'autres se lâchent totalement avec Harley Quinn ou Wonder Woman, Joshua Middleton préfère une simplicité efficace et de bon goût. Je pense notamment à sa Catwoman en robe de mariée, vraiment d'une beauté à couper le souffle sans pourtant aller chercher dans l'exagération généralisée du marché. Une autre de ses plus belles œuvres est selon moi son portrait de Mera et d'Arthur, Aquaman immortalisé avec son grand amour, leurs visages apparaissant dans le ciel doré au-dessus des flèches Atlantes. C'est juste magnifique de pureté, et on ressent véritablement l'émotion derrière les couleurs chaudes !

Catwoman en robe de mariée <3

L'artiste est également capable d'un certain photoréalisme très travaillé ma foi, comme avec cette autre illustration de couverture mettant en scène une Harley et une Poison Ivy très complices et toujours aussi redoutablement séduisantes. En les rendant encore plus humaines que ce que l'on connaît déjà ailleurs, Middleton nous permet de nous régaler avec ce portrait lui aussi assez touchant et pur à sa façon, avec un travail formidable sur les textures (cheveux d'Ivy par exemple !).

Harley Quinn et Poison Ivy, un duo d'enfer !

C'est cela que je retiens vraiment, une pureté d'intention qui se ressent à travers la représentation, une justesse des traits, proportions et couleurs, qui permet de rendre le tout extrêmement fidèle et cohérent avec les normes humaines, pour des personnages qui sont bien trop souvent au-dessus de tout cela. Je vous conseille vivement ces quelques couvertures, 20 illustrations qui vous permettront de mieux comprendre le sens de l'équilibre dans un dessin si l'on veut qu'il soit vraiment marquant. Un très bel ajout à cette gamme d'artbooks donc, merci encore une fois à DC de mettre en avant avec tellement de charme et de qualité ses meilleurs artistes !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 4 mars 2020

Marvels - Poster Book (Marvel - Septembre 2019)


Alors là mes amis attention nous sommes face à un monument du genre des comics : Marvels, le récit légendaire mis en image et peint par non moins qu'Alex Ross en personne !

Bon, calmons-nous deux secondes, il ne s'agit pas de l'histoire en elle-même (dont je vous parlerai un de ces jours soyez-en sûrs) mais ''juste'' du Poster Portfolio sur ces incroyables illustrations et qui est paru courant de l'année passée.

Pour les petits curieux, les Posters Portfolio se multiplient depuis que DC a pris l'avantage et a sorti les siens autour de ses meilleurs artistes du moment (et ça continue !). Dynamite a emboîté le pas à l'occasion des 50 ans de Vampirella, et même Zenescope s'y met apparemment pour son propre quinzième anniversaire (il me tarde de l'avoir celui-là !).

Voici donc à présent le tout premier-né de la collection de Portfolio de chez Marvel, l'autre grand nom de l'industrie des comics. Consacré entièrement à l’œuvre d'Alex Ross, peinte avec un génie totalement hallucinant pour l'époque (pas si loin en arrière mais quand même), ce recueil reprend, comme de juste, 20 illustrations grand format détachables sur du papier de bonne qualité et avec un rendu assez soigné.

Seul petit hic selon moi : la taille de l'album justement, qui reste tristement plus petit que ceux de chez la concurrence, c'est un peu dommage mais bon soyons gentils et disons-nous qu'il s'agit là d'un prototype, car par la suite en effet d'autres formats sont prévus et même déjà sortis à l'heure actuelle, vous en saurez plus prochainement bien entendu !

Qu'est-ce que ça fait de voir apparaître tant de créatures surhumaines quand l'on est soi-même un simple mortel faisant juste son petit boulot de journaliste ? Et bien c'est à cette question que Marvels tâche de répondre, en nous présentant les plus grands événements de l'univers Marvel mais du point de vue des petites gens du commun. Forcément, c'est assez impressionnant ! A vous de juger de toute manière grâce à ces 20 posters semi-rigides détachables (plutôt des prints dirai-je), qui raviront le cœur de tous les collectionneurs et amateurs du genre. Quand on voit le niveau de détail et d'application d'Alex Ross pour chacune de ces merveilles, il convient de saluer bien bas l'artiste.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 18 décembre 2019

The art of Vampirella - 50th Anniversary Poster Book (Dynamite - Novembre 2019)


Depuis que DC a lancé sa collection de Poster Portfolios il y a quelques mois de cela, c'est la folie dans le milieu des collectionneurs et les éditeurs l'ont bien compris !

Voici donc le tour de Dynamite, éditeur indépendant, de se prêter au jeu et le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils tapent un grand coup dans la fourmilière toute neuve ! A l'occasion des 50 ans de parution de Vampirella, l'un de leurs personnages les plus emblématiques et rentables, les éditions Dynamite nous offrent un splendide portfolio sur le modèle de ce qu'à déjà pu nous proposer DC, mais en encore plus poussé niveau qualité !

En effet, ici le papier cartonné utilisé est assez épais, pas vraiment glacé mais de très bonne facture et permettant un rendu vraiment optimal pour les illustrations en grand format très agréables à regarder et à exposer si vous en faites le choix, car là encore comme chez DC ces posters rigides sont détachables de l'album et facilement encadrables, pour peu que vous trouviez un cadre à la bonne mesure (12 pouces sur 16 pouces, soit environ 30,5cm sur 40,7cm). Un conseil, tentez de trouver les cadres avec les mesures en pouces directement sur Internet (eBay regorge de boutiques spécialisées dans ce domaine), ça ira bien plus vite et sera bien plus facile qu'avec nos mesures européennes.

Comme de juste bien entendu vous trouverez des illustrations de très haute qualité graphique, des meilleurs artistes ayant jamais œuvré sur les séries et aventures de Vampirella depuis qu'elle est chez Dynamite. Celle qui sert de couverture à ce magnifique portfolio est, surprise surprise, signée Artgerm ! Comme quoi, tout le monde se l'arrache celui-là, et c'est bien mérité !

Voici donc les 20 artistes que vous retrouverez à l'intérieur :
  • Stanley ''Artgerm'' Lau
  • J. Scott Campbell
  • Derrick Chew
  • Frank Cho
  • Fay Dalton
  • Gabriele Dell'Otto
  • Terry & Rachel Dodson
  • Jenny Frison
  • Adam Hughes
  • Joe Jusko
  • Tyler Kirkham
  • Jee-Hyung Lee
  • Joseph Michael Linsner
  • Warren Louw
  • Guillem March
  • Mike Mayhew
  • Joshua Middleton
  • Lucio Parrillo
  • Alex Ross
  • Billy Tucci

Mes illustrations préférées sont très difficiles à choisir tant la qualité est au rendez-vous chez tout le monde... allez, j'ai un gros faible évidemment pour celle d'Artgerm, et aussi Tyler Kirkham et Mike Mayhew qui ont vraiment chacun fait un travail absolument remarquable ! Mais les autres aussi bien entendu, si bien que ce n'est vraiment pas simple de choisir laquelle encadrer, elles le méritent vraiment toutes ! Comme d'habitude je vais donc conserver très précieusement ces posters rigides dans leur portfolio, qui reste à mon sens le meilleur écrin qu'on puisse leur trouver. Cependant le choix est laissé totalement libre pour chacun, faites selon votre envie !

Vampirella par Mike Mayhew, toute en dorures et en sensualité. Notez la texture des tissus, c'est magnifique !


Pour 24,99€ (soit 1,25€ environ le poster seul), avouez que ce n'est vraiment pas le moment de bouder son plaisir. C'est un cadeau idéal à faire pour Noël par exemple, à tout collectionneur de beaux livres d'art sur les comics ou encore tout amoureux de la belle et mortelle Vampirella. En plus, si vous l'achetez sur des boutiques en ligne ou physiques comme Original Comics (par exemple), le prix est exactement le même en dollar ou en euro, ça reste 24,99, donc vous n'avez vraiment rien à perdre ! Cinquante ans de parution, tous éditeurs confondus, ça se fête et Dynamite le fait dignement, pour notre plus grande satisfaction !

Vampi par Tyler Kirkham, sexy et troublante comme il se doit !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !