Piégé par Priam qui a osé mettre en jeu la vie de Constance en échange de son allégeance, Cellendhyll enrage dans ce qu'il considère comme sa nouvelle prison, le palais impérial de Tygarde. Pourtant, tout semble aller de mieux en mieux : Constance est sauve, très reconnaissante envers son Empereur comme envers son amant, et Cellendhyll a même obtenu le poste pour lequel il s'était durement formé toute sa jeunesse durant, Lige de la Lumière ! Mais la simple idée de devoir rendre des comptes à quelqu'un l'ulcère au plus haut point, le souvenir de la façon dont il a été traité par la Maison d'Eodh encore bien vivace dans son esprit.
Priam cependant parvient à adoucir l'humeur de son nouveau Lige en ayant une conversation à cœur ouvert avec lui, la situation semble donc réglée et Cellendhyll obtient de l'Empereur la promesse que son service ne durera qu'une année et qu'ensuite il retrouvera la liberté qui lui est si chère.
Mais une nouvelle affaire va venir noircir le tableau : un ancien colonel des forces spéciales de la Lumière s'est évadé d'une prison lointaine où il était enfermé pour de sombres raisons, et il va très vite s'avérer un redoutable adversaire pour le nouveau Lige de l'Empereur. Vargh Loken, alias Vargh le Noir, reforme aussitôt son unité des Chiens de Guerre avec ses meilleurs éléments, et les guerriers commencent la mise à sac de la cité des Nuages, capitale de la Lumière sur le Plan Primaire.
La guerre couve entre les mercenaires et l'empire, d'autant plus que chaque attaque des Chiens de Guerre vise surtout les intérêts financiers et matériels de l'Alliance des Cités Libres au sein de la capitale, ce qui n'arrange aucunement les relations entre les deux forces politiques. Personne ne semble en mesure d'arrêter Vargh Loken, ni d'anticiper ses actions destructrices. Une seule chose semble certaine, il en veut tout particulièrement à Priam et cherche à lui faire payer très chèrement une mauvaise action passée, dont l'Empereur ne semble absolument pas se rappeler.
Cellendhyll toutefois n'est pas dupe, un lien existe bel et bien entre le colonel déchu et l'empereur, et il va s'acharner à découvrir de quoi il retourne, quitte à froisser Constance en prenant les devants lors de l'enquête qu'elle mène sur Vargh Loken. La relation entre la Phoenix et le Lige prend l'eau de toute part, et bientôt viendra le moment fatidique où il faudra jouer cartes sur table et enfin prononcer les paroles tant redoutées.
Mais pour l'heure, la traque continue et les actions terroristes de Loken se multiplient dans la capitale de la Lumière, jusqu'au véritable point de non-retour quand le colonel et son unité enlèvent la fille de l'ambassadeur de l'Alliance. Les Chiens de Guerre accepteront de la libérer, en vie, à une seule condition : que Priam en personne se présente à eux et leur verse la récompense désirée. Évidemment il s'agit d'un piège, mais rien ni personne ne peut l'empêcher de se refermer sur l'empereur, désormais vulnérable et contraint de respecter les conditions des Chiens de Guerre sous peine de déclencher par son inaction une véritable guerre ouverte avec l'Alliance.
Le temps presse donc pour Cellendhyll, déjà blessé dans son orgueil et vulnérable lui aussi depuis le départ de Constance. Il doit absolument retrouver la trace de Vargh Loken avant que celui-ci ne mette sa dernière menace à exécution, sans quoi la guerre sera inévitable et la Lumière perdra son empereur au passage. Quel est donc le sombre secret qui unit dans le silence l'empereur et Loken ? Et en quoi ce secret concerne-t-il Cellendhyll ?
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Une fois encore j'embarque dans les aventures de Cellendhyll de Cortavar avec grand plaisir, et je me fais le jouet de Maître Destin à nouveau en suivant les péripéties du nouveau Lige de la Lumière. Mais ce septième tome, tout plaisant et simple à suivre qu'il soit, n'en est pas pour autant exempt de gros défauts qui étaient, à mon sens, parfaitement évitables.
Par exemple, à de nombreuses reprises des répétitions de type pléonasmes dans une même phrase se sont présentées à mes yeux ébahis, signe flagrant que ce coup-ci l'écriture n'a pas été aussi travaillée qu'à l'accoutumée, ou bien qu'il n'y a pas eu de phase de relecture après le travail du manuscrit. C'est assez surprenant d'ailleurs car Michel Robert m'avait habitué à une certaine maîtrise de sa plume, mais on dirait vraiment que pour ce tome-ci il a lâché la bride de l'exigence littéraire et s'est contenté de coucher le texte tel qu'il l'imaginait.
Ensuite... je suis désolé, mais Cellendhyll apparaît surtout comme un immense trou du c*l dans cette histoire, surtout vis à vis de Constance et de leur relation. Je ne parviens ni à excuser son comportement odieux ni même à lui trouver du sens dans l'évolution du personnage, c'est même plutôt une sacrée régression à mon humble avis, quand pourtant tout le reste autour de lui semble s'améliorer considérablement. Son attitude est des plus problématiques, ses réparties tombent à côté et surtout il ne fait strictement aucun effort pour tenter de calmer le jeu, entraînant l'inévitable rupture au bout d'une énième dispute.
Ceci dit, ça le change tout de même un peu, lui qui était habitué jusque-là à perdre ses compagnes dans des circonstances tragiques ou après une trahison amèrement vécue. Ici c'est entièrement sa faute si la rupture est consommée, et j'ai même l'impression qu'il en est conscient et ne s'en cache pas vraiment d'ailleurs. Pas de quoi me le rendre attachant donc, le récit en fait même plutôt une sorte d'auto-antagoniste, et j'ai le plus grand mal à m'intéresser à son sort même après le grand final qui est censé me remettre sur les rails de la plus belle des manières.
Bref, en conclusion un récit un peu moins maîtrisé que d'habitude par son auteur, beaucoup de mauvaise foi dans le développement du personnage principal, et toujours davantage de mystères autour du sort connu autrefois par sa famille, ce qui mènera immanquablement à une nouvelle quête dans les prochains tomes à n'en pas douter. Au moins la suite est assurée, espérons simplement que Michel Robert se sera repris en mains et aura corrigé les quelques gros défauts de son écriture présents ici.
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !