vendredi 19 avril 2019

La V.O. du vendredi n°125 : Lady Death - Oblivion kiss (Coffin Comics - Avril 2017)


L'impensable s'est produit : Lady Death a été vaincue et ses alliés dispersés à travers les Enfers et le monde des mortels. La sorcière blanche est maintenue dans une transe hypnotique dont elle ne parvient pas à s'affranchir, au cœur de la cité infernale de Siduri où la luxure n'est pas qu'un péché, mais surtout un style de vie. Mais alors que ses nombreux ennemis se disputent déjà le droit de la mettre à mort pour de bon, elle finit par échapper au mirage qu'on lui fait suffire et se réveille pour en découdre avec quiconque aura le malheur de croiser son chemin ! Elle découvre ainsi que son fidèle destrier, Vassago, est décédé après d'ignobles jours de torture et que le garçon qu'elle devait protéger a été envoyé en cadeau à un seigneur Nazi voulant exploiter son pouvoir alchimique à des fins guerrières. Laissant libre court à sa rage et à sa magie, Lady Death décime les hordes de démons envoyés contre elle par ses deux geôliers et parvient jusqu'à eux pour leur faire cracher la vérité et les condamner à l'oubli éternel, non sans les avoir secoué un peu au passage. Désormais rejointe par deux de ses éternels compagnons d'aventure, elle reprend la route au cœur des Enfers jusqu'au domaine de Herr Reich afin de lui soutirer le jeune Jake avant qu'il ne soit trop tard...

… Mais ça c'est une autre histoire, car Oblivion kiss s'arrête ici pour l'instant ! Une histoire plus épaisse que les chapitres ordinaires, plus chère aussi du coup mais c'est bien normal si on en veut toujours davantage. Le format souple est assez classique mais bien exécuté, la reliure ne souffre aucun défaut majeur et les dessins de Dheeraj Verma alliés aux belles couleurs de Sabine Rich font vraiment merveille sur ce scénario original de Brian Pulido bien sûr associé à Mike Maclean. Je suis assez content d'avoir pu trouver ce récit même en version régulière, sachez qu'il existe là encore des tas de couvertures variantes et donc de prix différents et de possibilités pour un collectionneur averti, en tout cas vous en avez clairement pour votre argent ici aussi !
Enfin, sachez que l'histoire se poursuit logiquement dans l'arc intitulé Merciless Onslaught dont je ne dispose pas à l'heure actuelle mais qui doit lui aussi être aisément trouvable sur les sites spécialisés comme celui de Coffin Comics directement ou bien Original Comics qui nous abreuve toujours de belles éditions de qualité. Rendez-vous prochainement pour encore plus de revival Chaos! et de belle bad-girls !

Im - Great Priest Imhotep tome 11 (Ki-Oon - Février 2019)


Dernier tome de la série.

L'heure de la confrontation finale a enfin sonné, et nos héros font face à Apophis au cœur de la colline primordiale, lieu cœur de toute la Création. Le terrible serpent s'est emparé du corps de Djéser et le possède désormais totalement, ce qui lui permet de déchaîner ses terrifiants pouvoirs. Mais face à lui se dressent les derniers membres du culte d'Amon, qui n'entendent pas renoncer aussi rapidement à cause de la peur qu'il peut leur inspirer. Im et Hinome sont en première ligne, avec le soutien inespéré du dieu Thot, qui décide enfin de laisser son principe d'observateur en arrière plan et de prendre part aux combats. Avec lui les chances augmentent légèrement de parvenir à contenir Apophis, mais malheureusement ce-dernier a prévu un plan de secours en cas d'intervention du dieu lunaire, et sa magie noire transforme bien vite les amis et compagnons d'Im en Magai à leur tour, qui sont aussitôt absorbés. Seule Hinome en réchappe, car détenant en elle le pouvoir des flammes solaires de Sekhmet, et elle s'avère capable de non seulement toucher Apophis mais également de le blesser ! L'espoir revient pour Imhotep, qui lance alors toutes ses forces dans la bataille afin d'arracher l'âme de son éternel ami Djéser de l'influence d'Apophis. Un combat sans merci pour illustrer et prouver le lien d'amitié indéfectible qui unit les deux jeunes gens, et pas seulement eux mais aussi tous les compagnons d'Im rencontrés au fur et à mesure de son aventure à notre époque. Alors, tandis que le reste du monde sombre peu à peu dans le néant, Im use de toute sa volonté et de toute sa magie pour prouver à Apophis qu'il est dans l'erreur et que son amitié avec Djéser sera plus forte que tout le reste. Cela permet au Pharaon maudit de reprendre conscience juste à temps et d'aider à vaincre Apophis, qui sombre alors dans un profond sommeil dont Thot se charge d'assurer la garde pour l'éternité.
Nos héros peuvent donc désormais souffler, leur mission est accomplie, mais que faire pour le monde de la surface, ravagé par les ténèbres ? Des millions de morts sont à pleurer, des civilisations entières quasiment rayées de la carte... et les dieux de l’Ennéade ne semblent pas vouloir intervenir davantage. Thot et Im parviennent alors à un ultime accord, pour restaurer le monde mortel dans toute sa gloire et lui permettre d'évoluer enfin sans le poids du lourd regard divin. Confiant les clés de sa destinée à l'humanité elle-même, Im accepte de disparaître pour qu'un nouveau jour se lève et que l'ancien soit oublié. Mais avant cela, il tient tout de même à passer une toute dernière journée parfaitement normale en compagnie de ses amis et camarades, avant que ceux-ci ne l'oublient à leur tour...

L'amitié plus forte que tout, envers et contre toute menace même cosmique et divine. C'est un concept que l'on a déjà vu et revu dans la plupart des shonen c'est vrai, mais ici l'auteure parvient à nous le faire vivre avec une intensité et une clarté que je n'avais pratiquement jamais observé en dehors de grands manga comme One Piece à juste titre. Le dessin est très beau, vraiment beaucoup d'améliorations depuis les tous débuts, et la victoire de la lumière sur les ténèbres n'en est que meilleure encore. Vous pouvez également lire le chapitre bonus qui sert d'épilogue à l'époque de Djéser et d'Im, et bien entendu la postface de la mangaka qui remercie tous ses lecteurs et son éditeur, en expliquant et racontant au passage l'histoire derrière la création de cette série. Un bon moyen d'avoir la larme à l’œil et d'être ému positivement, j'espère donc que vous en profiterez aussi.
Pour ma part, avoir suivi cette série pendant pratiquement plus de trois ans m'a beaucoup plu et j'espère revoir bien vite cette mangaka aux commandes d'une autre œuvre peut-être plus importante encore, en tout cas pour un premier succès c'est très réussi ! Sachant qu'elle est supportée et épaulée par nulle autre que Arakawa, l'auteure de Fullmetal Alchemist, on peut je pense lui promettre un bel avenir ! Merci encore pour ces 11 tomes de bonheur et de recherches intensives dans les recoins de la mythologie Égyptienne, et à bientôt j'espère !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 17 avril 2019

Superman Rebirth tome 4 - Aube noire (Urban Comics - Septembre 2018)


Les temps calmes ne durent jamais... Superman et Jon son fils vont l'apprendre à leurs dépends, quand un ennemi revenu d'où l'on ne revient normalement pas fait son grand retour et met la vie de nos héros en péril ! Batman et Robin, venus enquêter sur les pouvoirs de Jon et les difficultés qu'il éprouve à les contrôler, se retrouvent pris dans la tourmente et sont capturés par les ennemis, qui ne reculent devant rien pour imposer leur façon de concevoir la justice, une façon qui tient de l'absolu plus que de la raison et de la compassion qui motivent d'ordinaire Superman. Tentant de briser le lien si fort qui unit Jon à sa famille, afin de le modeler ensuite à loisir suivant ses idéaux dévoyés, le méchant commet pourtant une erreur de taille qui précipitera sa chute. Mais, alors que tout semble revenu à la normale, nos héros se demandent si tout ceci n'était pas plutôt le prélude d'une catastrophe de plus grande envergure, encore à venir...
Dans un dernier récit très touchant en fin d'album, Clark et Jon vont apprendre à mieux se connaître et à mieux travailler à deux, en véritable équipe, au cœur de l'action. L'occasion pour le père et le fils de se comprendre, de s'écouter et surtout de partager. Jon semble entre de bonnes mains !

Voilà, je ne révèle pas l'identité du méchant du récit principal à dessein car il mérite d'être découvert ou re-découvert à loisir par les lecteurs expérimentés ou novices. Sachez qu'il vient d'une petite histoire assez méconnue mais très importante dans la carrière de l'Homme d'Acier, et qu'il est sûrement une menace à prendre au sérieux en tous temps !
Le dessin est bon, les artistes collaborent bien ensemble et les auteurs aussi, le scénario est touchant et sans longueurs inutiles, même si l'on se demande toujours comment Batman trouve le temps de se rendre à la campagne avec son emploi du temps si chargé à Gotham. Mais voir Jon progresser et apprendre de ses premières erreurs, ça n'a pas prix !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 16 avril 2019

Batman Rebirth tome 5 - En amour comme à la guerre (Urban Comics - Septembre 2018)


Batman a déclaré sa flamme à Catwoman après des années passées à jouer au jeu du chat et de la souris. Celle-ci a finalement accepté, après que le Chevalier Noir se soit confié à elle sur son plus grand échec selon lui. A présent que les choses sont claires et bien entamées, nos deux fiancés doivent avant tout se faire accepter des autres justiciers, à commencer par Superman, qui ne porte pas forcément la belle voleuse dans son cœur. Mais ils apprendront à se connaître, sous l'impulsion de Loïs qui veut absolument rencontrer la femme qui a su ravir le cœur du Batman. Ce sera chose faite durant une petite fête foraine où chacun viendra costumé en l'autre, occasion de mettre les masques de côté ainsi que les à-priori et de se lâcher pour une fois sans conséquences.
Avant cela toutefois, Batman doit retrouver la femme qui a fait accuser sa fiancée des crimes commis précédemment et qui lui collent toujours à la peau, ce dans le but de l'innocenter une bonne fois pour toutes. Mais ce témoin essentiel est protégé par nulle autre que Talia al Ghul, qui n'a pas gardé un très bon souvenir de sa relation tendue avec le Chevalier Noir de Gotham. Heureusement, Catwoman insiste pour accompagner notre taciturne héros et relever le défi de Talia et l'affronter à l'épée dans un duel passionné qui sera aussi et surtout l'occasion de faire table rase du passé et de s'affirmer.
Enfin, Batman enquête sur une sombre affaire de meurtres dans une riche famille de la ville, dont il ne reste plus que l'enfant, seul héritier, et son majordome. Une situation difficile qui lui rappelle grandement ses propres traumatismes, mais malgré tout le détective garde les idées claires et poursuit ses investigations jusqu'à remonter au vrai coupable, qui n'est pas celui que l'on croit et qui, contre toute attente, semble avoir compris mieux que personne l'essence même de Batman et de son lien avec Bruce Wayne...

Un cinquième tome assez inégal, qui ne me laisse qu'une impression assez mitigée au final. Tout d'abord je n'aime pas vraiment la couverture, pourtant l’œuvre du très bon Olivier Coipel mais qui là à mon avis ne s'est pas beaucoup impliqué, même si ça reste très correct. Ensuite, les trois histoires contenues à l'intérieur sont loin de faire jeu égal entre elles. La première est très bien dessinée, Talia est magnifique d'ailleurs comme peu de fois auparavant, mais le scénario est très simpliste et sent bon le remplissage à plein nez. Même problème d'ailleurs pour la seconde, à la fête foraine, qui elle aussi sert surtout à remplir des pages pour boucler le nombre de chapitres prévus avant la noce tant attendue, qui n'arrivera que dans quelques tomes encore. Ces deux histoires sont sympathiques c'est vrai, assez fraîches même, mais c'est pour la plupart du temps du déjà-vu ou au mieux de la redite de ce qui était déjà le statu-quo de Batman et Catwoman au milieu des années 2000 après la saga Silence. Les scènes d'échanges de la vie quotidienne entre couples sont... mièvres, au mieux, et finissent par devenir lassantes tant elle paraissent ordinaires et plates. Je sais que l'intention est de montrer que même un couple de supers comme Batman et Catwoman peut avoir une vie normale et tranquille de temps en temps, mais est-ce vraiment utile d'insister autant là-dessus ? Je ne suis pas certain que cela intéresse tant que ça les lecteurs au bout du compte, moi le premier.
En revanche, arrivé à la troisième et dernière histoire, là je suis sous le charme c'est bien le Batman que j'ai envie de lire et de suivre, dans une enquête douloureuse dont il ne résoudra l'énigme qu'en allant au plus profond de ses propres traumas d'enfance. Catwoman passe complètement au second plan c'est vrai mais tant pis car le récit vaut vraiment le coup cette fois. Pas forcément la mieux dessinée de l'album, je pense que ce titre revient à la première avec Talia, mais ça reste intéressant et prenant. Finalement j'aurais préféré que le tome soit titré d'après ce dernier récit, mais bon il faut faire monter la sauce d'ici le mariage...

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 15 avril 2019

Spider-Men II (Panini Comics - Décembre 2016)


Après avoir rencontré une première fois le jeune Spider-Man de la Terre Ultimate, notre Peter Parker est rentré dans son monde est s'est demandé qui pouvait bien être l'équivalent de la Terre-616 de son nouvel ami.
Depuis, beaucoup de choses ont changé. Les univers parallèles ont fusionné en un seul, il y a eu la fin de celui des Ultimates, puis Secret Wars puis le retour des terres alternatives... bref, un sacré paquet de détails. Maintenant, Miles vit et opère dans le même univers que Peter, à New York, et il y a fort à parier que cette cohabitation fasse des étincelles ! Pour commencer, un nouveau portail s'ouvre dans le ciel de la métropole et le Maître de Corvée en sort, visiblement de retour d'un voyage à travers les dimensions dans un but encore inconnu, mais qui semble lié d'une façon ou d'une autre à Miles... ou plutôt à l'autre Miles, celui qui vivait sur la Terre-616 bien avant toute cette histoire. Nous allons donc découvrir, à mesure que l'histoire progresse et que l'enquête de nos héros suit son cours, la vie cachée de ce Miles plus ancien, adulte, avec un lourd passé qu'il tente de laisser derrière lui. Comme bien souvent, un drame personnel est à l'origine de beaucoup de chamboulements et certaines personnes seraient prêtes à tout pour revenir en arrière ou du moins s'octroyer une seconde chance, qu'importent les risques... que fera le jeune Miles en découvrant tout cela ? Saura-t-il seulement la vérité un jour ?

Justement, non. Cette histoire mixe en fait deux récits parallèles qui se croisent avec l'intervention de nos héros, mais qui n'ont rien de lié à part ça. On suit les progressions du jeune Miles et de notre cher Peter, tout comme de l'autre côté on suit le déroulement du triste passé du Miles adulte, qui n'a pratiquement rien à voir avec le premier hormis le nom et la couleur de peau. Au final, en sortant de cette lecture, on peut se dire que les Spider-Men n'y ont pas apporté grand chose, car tout aurait très bien pu se jouer sans eux, c'est tout comme. Mais il y a quand même quelques points intéressants, comme un recoupement avec le personnage du Caïd qui devient ici assez touchant, et qui sert à mon humble avis de joli point de départ de la réflexion qui a donné le scénario du film d'animation de Sony Spider-Man – Next Generation. Si vous ne l'avez pas encore vu, attendez la sortie toute prochaine du DVD car c'est ça la véritable trame de Spider-Men II à mon sens. Le dessin est irréprochable de la part de Sara Pichelli, et seul le découpage des cases entre elles peut de temps en temps vous amener à vous interroger sur le sens de lecture correct, la faute à une disposition un peu éparse. Le scénario de Brian M. Bendis quant à lui ne souffre que de très légers défauts, qui ne seront vraiment dérangeants que pour un connaisseur. Pour les amateurs ou pour ceux qui découvrent l'univers Marvel et ses terres parallèles avec cette histoire et sa précédente mouture, c'est plutôt intéressant il faut l'avouer mais je reste tout de même sur ma faim car il manque quelque chose pour que la sauce prenne bien, ce n'est pas vraiment à la hauteur du premier volet daté de 2012 qui lui proposait quelque chose d'assez entraînant et d'original. Enfin bon, un mini-Deluxe à prix réduit, on ne va pas chipoter !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

X-Men - L'intégrale 1963-1964 (Panini Comics - Juillet 2013)


Le monde entier les craint... pour les simples humains, ils sont une menace qui viendra un jour réclamer la Terre pour eux-mêmes. Les Homo-superior, les mutants comme on les appelle bien vite, sont une réalité ! Ils existent parmi nous, incognito pour la plupart... mais pas tous armés de mauvaises intentions. Justement, dans une grande demeure à Westchester, le Professeur Charles Xavier a fait vœu de former la prochaine génération de mutants afin qu'ils puissent mettre leurs pouvoirs formidables au service d'une noble cause : la coexistence pacifique entre humains et mutants. Car il n'existe aucune véritable raison à cette haine entre les deux espèces, et Xavier l'a bien compris ! Tout est affaire de préjugés, et pour lutter contre rien de tel que des héros sur-entraînés. Voici ainsi venir l'équipe la plus formidable du moment : Cyclope à la rafale optique mortelle, Jean Grey et ses pouvoirs de télékinésie, le Fauve avec sa force et son agilité aussi aiguisées que son intellect, Iceberg et ses créations de glace les plus impressionnantes, et Angel aux larges ailes immaculées. Ensemble, ces cinq adolescents responsables et complices forment les X-Men, une équipe de super-héros œuvrant pour que les mutants soient un jour acceptés par tout le monde sans crainte. Pour cela ils doivent bien sûr combattre certains des leurs, qui envisagent plutôt de prendre le pouvoir de façon violente, comme Magneto, leur premier et plus puissant adversaire ! Le mégalomaniaque rassemble lui aussi à ses côtés une équipe de choc pour lutter contre les X-Men, mais leurs défaites s'enchaînent à toute vitesse ! Et aussi bien sûr : le puissant Colosse inamovible et belliqueux, ainsi qu'Unus l'intouchable et même... Namor, le prince des mers en personne, qui se révèle lui aussi être un mutant après toutes ces années !
Face à tant de menaces, les X-Men restent soudés et c'est bien ce qui fait leur plus grande force. A eux cinq, ils combattront les injustices et les despotes mutants pour que l'humanité n'ait plus peur de l'homo-superior, même si cela doit prendre des années ! Voici donc les incroyables X-Men, pour le plus grand plaisir de vos yeux mesdames et messieurs ! Qui donc pourra leur résister ?

Cette réédition de la toute première intégrale annuelle des aventures des X-Men datant de 2013, à l'occasion des 50 ans de la création de la série originelle, est assortie d'un fourreau cartonné avec un dessin remanié dans un style plus réaliste et plus sensationnel encore ! Dans ce tome vous trouverez donc les huit premiers chapitres de la série créée et imaginée par Stan Lee et Jack Kirby, le duo à l'origine de l'univers Marvel tel que nous le connaissons à présent. Après le succès des Fantastic Four, c'est donc vers une nouvelle super-équipe que se tourne en 1963 le tandem de choc, mais celle-ci malgré ses qualités et son indéniable effet de séduction de la jeunesse (vocabulaire, situations, humour) ne connaîtra malheureusement pas le même succès que sa grande sœur. On pourrait presque être tenté de dire que les X-Men sont victimes de leur propre principe de base : les lecteurs boudent les mutants, préférant les autres types de super-pouvoirs plus accidentels que génétiques. La série s'arrêtera après quelques années, laissant un vide que Stan Lee désespère de remplir un jour... et puis en 1975 une seconde mouture de nos mutants favoris est lancée, avec cette fois-ci tous les moyens à disposition et bien sûr le talent de nouveaux auteurs. Sera-ce suffisant pour que les mutants connaissent enfin la gloire méritée ? Vous le saurez une prochaine fois !
En attendant, je suis mitigé moi aussi après cette lecture. Les X-Men font partie de mes super-héros favoris, mais force est de constater que leur style très rétro même pour l'époque ne les a pas vraiment servi au mieux. Malgré une débauche d'adversaires charismatiques et hauts en couleurs, ces premières aventures ont un goût un rien désuet, charmant certes mais aussi hélas un peu ennuyant à la longue.
Cela étant dit, ça reste une belle expérience que de pouvoir se replonger dans la série d'origine grâce aux intégrales de Panini, surtout dans une belle édition anniversaire ! Si comme moi vous désirez connaître davantage le fond des choses, je vous invite à suivre ces chroniques à rebours et à vous plonger dans le charme des années '60, terreau fertile de l'imaginaire. Longue vie aux X-Men !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 12 avril 2019

La V.O. du vendredi n°124 : Lady Death - Apocalyptic Abyss (Coffin Comics - Février/Avril 2019)


Lady Death est finalement parvenue à récupérer et à sauver sa mère, Marion, des griffes de l'infernale Hellwitch et des Anciens de l'Enfer. Mais ces dernières n'entendent pas en rester là et permettre à leur ennemie de toujours de fuir jusque sur Terre. Réfugiés derrière les murs de la cité de Dis, Lady Death et ses alliés résistent autant qu'ils le peuvent à chaque vague de démons lancés par Hellwitch contre eux, inlassablement, comme s'ils étaient d'infinies légions. Tôt ou tard, malgré le bouclier protecteur de la cité, les démons parviendront à franchir le seuil de Dis et à pénétrer au cœur de la ville. Il faut donc trouver au plus vite une solution de repli, d'autant que Marion a été blessée par une lame maudite durant les affrontements. Sauvée par War Angel, Marion révèle à Lady Death qu'elle n'est pas sa véritable mère ! La quête de la sorcière blanche n'est donc toujours pas terminée, mais pour l'heure elle doit tourner toute sa rage et tout son pouvoir destructeur contre les Anciens, qui possèdent le seul artefact permettant de bloquer les voyages entre les mondes. Il faut alors pénétrer dans la forteresse des Anciens et briser le pilier magique qui leur confère ce pouvoir immense, alors même que Hellwitch s'apprête à renverser les dernières défenses qu'on lui oppose ! L'affrontement final entre la sorcière blanche et Hellwitch est déclaré, et une seule pourra en sortir victorieuse et surtout en vie, si on peut appeler cela une vie au cœur des Enfers. Grâce à ses alliés, Lady Death parvient finalement à l'emporter malgré une ruse vicieuse de son ennemie, et les Anciens sont eux aussi défaits tandis que le pilier s'effondre et que nos Chevaliers Infernaux se rendent tous sur Terre à travers le passage désormais ouvert. Marion est quant à elle emportée par War Angel jusqu'aux Cieux, le seul endroit où on pourra la sauver de sa blessure. Mais en chemin, quelque chose d'horrible se déclenche et il semblerait qu'un nouvel et formidable ennemi se dresse sur la route de nos héros, de retour des plus profondes et infernales abysses...

C'est le premier récit que je vous chronique sous format de single issues, comprenez chapitres individuels et non un album complet et relié/broché. J'ai choisi de vous en parler car c'est d'actualité, puisque cette histoire très récente vient à peine de se terminer avec son second et dernier chapitre, chez l'éditeur désormais officiel des aventures de Lady Death, Coffin Comics de Brian Pulido son créateur et auteur de toujours. Le dessin à l'intérieur de ces chapitres est signé Dheeraj Verma, dans un style assez précis et très coloré, mettant surtout en valeur nos personnages principaux, dont évidemment les femmes fatales que nous sommes venus admirer durant leurs combats. Lady Death s'est forgée une nouvelle ennemie mortelle en la personne de Hellwitch, que je ne connaissais pas du tout je dois l'avouer avant cette lecture mais qui semble être la recréation par Pulido du personnage de Purgatori, autrefois chez Chaos! et maintenant chez Dynamite. Cette sorcière cornue à la peau tirant sur le rouge pâle fait donc figure de nouvelle B.F.F. (Best Foe Forever – Meilleure Ennemie pour Toujours) à la place de ma chère déesse-vampire écarlate Purgatori, mais bon c'est normal il est à mon avis délicat de réadapter les personnages d'autrefois sans en avoir les droits officiels, or Brian Pulido n'a pu sauver que sa création principale en fondant sa nouvelle maison d'édition indépendante. Peut-être qu'un jour l'univers de Chaos! sera appelé à revivre, pour l'heure il va falloir nous contenter de ce que l'on nous sert avec brio et maîtrise, même si le scénario en lui-même tend parfois à tirer dans des directions pas très claires. Heureusement l'essentiel dans ce cas de figure c'est bien sûr le dessin, et là on en prend plein les yeux c'est clair ! Merci à Original Comics de faire venir jusqu'à nous ces chapitres, nous serons au rendez-vous pour la prochaine mini-série qui devrait s'annoncer elle aussi assez épique dans son genre !

jeudi 11 avril 2019

Alice in Murderland tome 10 (Pika - Janvier 2019)


Le combat contre Miser tourne court quand elle et Alice mettent leur plan à exécution. Miser parvient à fuir par les souterrains inondés afin de retrouver son petit-ami et de mener une vie à deux loin des Kuonji, mais pourront-ils aller assez loin pour échapper à la colère d'Olga ? Alice/Stella tente alors de tuer la chef des Kuonji mais sa programmation mentale se retourne contre elle, comme annoncé, et elle sombre dans l'inconscience avant de finir son geste. Emprisonnée dans les geôles de la propriété pour avoir tenté de désobéir à sa mère, Stella sait que bientôt l'heure du dernier combat va sonner et qu'elle sera obligée d'affronter son petit frère, Melm, l'innocence incarnée. S'il y a bien une personne dans toute cette famille maudite que Stella ne veut pas blesser, c'est bien Melm ! Malheureusement le petit cache un terrifiant pouvoir et une envie de sang au moins aussi intense que ses aînés, dissimulée sous le fard de jeux enfantins. Olga compte énormément sur ce nouveau duel car il décidera enfin de qui pourra siéger sur le trône de la famille Kuonji jusqu'à la prochaine génération. Elle met donc tout en place pour que tout se déroule sans le moindre imprévu et qu'il n'y ait cette fois aucune mauvaise surprise, malgré les manigances de certains de ses serviteurs et du faux Zéno, de retour sous les traits de son père pour mieux infiltrer la propriété et tâcher de sauver Stella. L'ultime affrontement est enfin déclaré, et personne ne semble en mesure de pouvoir stopper Melm et son pouvoir quasi-divin qui fait sans doute de lui l'adversaire le plus délicat et difficile à combattre pour Alice, qui tente de survivre comme elle peut face à la démence générale. Pourra-t-elle se résoudre à aller jusqu'au bout pour sauver sa vie en prenant celle de Melm ?

Et voilà on y arrive enfin, bientôt le dernier tome ! Celui-ci est assez pauvre en action mais riche en révélations de toutes sortes sur les agissements d'Olga Kuonji et de Zéno, ainsi et surtout que sur la véritable nature de Melm et de son pouvoir, qui va donner du fil à retordre à Alice jusqu'à un certain point. C'est toujours mené tambours battant par Kaori Yuki avec un dessin toujours aussi précieux et précis, que l'on a plaisir à parcourir du regard pour profiter des belles tenues et des beaux décors de la série. On voit que la mangaka se plaît beaucoup à imaginer les détails et les cadres des affrontements entre ses personnages, et il reste à se demander si Alice/Stella survivra jusqu'au bout ou si la série finira en véritable tragédie... réponse en Mai à la sortie du tome 11 !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 10 avril 2019

The Art of Red Sonja (Dynamite - Février 2011)


Et voici comme promis précédemment le premier tome de l'artbook The Art of Red Sonja, disponible chez Dynamite depuis 2011. Bien moins épais que le second que je vous ai déjà présenté il y a quelques semaines, il contient néanmoins largement de quoi contenter vos petits yeux !

En guise d'introduction vous aurez ainsi un long texte sur 6 ou 7 pages sur les origines créatives du personnage, tirée de l'univers des romans et nouvelles de Robert E. Howard, le génial narrateur des aventures de Conan le Barbare entre autres. Red Sonja est en réalité un personnage dérivé de l’œuvre de Howard, à partir d'une nouvelle se passant bien plus tard que la vie de Conan, mais elle avait le potentiel pour rejoindre l'époque du Cimmérien sans problème ! Ainsi donc vous connaîtrez les secrets et les ficelles de la création de Red Sonja, depuis les tous premiers comics jusqu'au début des années 2000 et sa réapparition chez l'éditeur Dynamite, qu'elle n'a plus quitté depuis. Ce long texte, en anglais bien sûr, peut paraître un peu rébarbatif et vous pouvez si vous le souhaitez totalement le zapper pour passer directement à la partie qui nous intéresse tous, les couvertures ! Mais ce serait dommage de passer à côté d'un beau morceau de l'histoire des comics, donc je vous conseille de lire cette préface car elle rend admirablement bien hommage au travail des différents auteurs du personnage.

Ensuite vous entrez donc dans l'artbook à proprement parler, une succession de couvertures depuis les années '50 jusqu'à pratiquement nos jours. Elles sont très bien présentées, pas forcément dans un ordre chronologique mais elles se succèdent très bien les unes aux autres. Toutes ne sont pas de la même qualité je vous l'accorde, c'est souvent le cas avec des décennies d'histoires à raconter et à illustrer. Mes préférées viennent des artistes Art Adams, Michael Turner évidemment, Joe Prado que j'ai pratiquement découvert via cet album et bien sûr Jim Lee qui a réalisé quelques trop tares merveilles. Mais il y a encore de très nombreux autres illustrateurs, comme Mel Rubi qui a suivi pendant un bon bout de temps les aventures de Red Sonja et qui vaut toujours le détour. La couverture de l'artbook quant à elle est signée de l'illustre Marc Silvestri, trop rare ces jours-ci mais qu'on adore toujours autant ! Désolé pour la qualité médiocre de l'image d'illustration que je vous présente ici, c'est difficile de trouver une version potable et grand format pour un artbook vieux de 8 ans. Mais j'espère néanmoins que vous pourrez profiter à votre convenance du contenu si jamais vous l'avez un jour entre les mains !

En conclusion, ce premier tome de The Art of Red Sonja est un vrai bon morceau d'Histoire qu'il est toujours très agréable de posséder et de feuilleter au gré de vos envies. J'espère que vous parviendrez à le trouver, il est encore disponible sur certaines plateformes marchandes comme Amazon bien sûr mais dans l'idéal essayez de faire vivre une petite structure, ce sera ainsi un achat vertueux qui fera honneur à notre belle rousse (même si je dois avouer l'avoir pris sur Amazon moi-même, quelle honte...). A vous désormais de vous plonger à corps perdu dans ces pages colorées et grand format du plus bel effet et 'en profiter un maximum, en découvrant peut-être des talents dont vous ignoriez l'existence.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 9 avril 2019

Wonder Woman Rebirth tome 5 - Enfants des dieux (Urban Comics - Novembre 2018)


Diana a enfin découvert la terrible vérité que les dieux lui ont caché depuis si longtemps. Désormais loin de son île à tout jamais, elle reprend le cours de sa vie aux côtés de Steve Trevor, à combattre les différentes menaces qui apparaissent. Mais dans l'ombre un nouveau complot se trame : Graal, l'Amazone renégate, est de retour et elle entreprend de débusquer un à un les différents enfants de Zeus pour les tuer et leur dérober leur énergie vitale afin de l'offrir à son père... Darkseid en personne, réincarné dans le corps d'un enfant et regagnant peu à peu ses forces à mesure que sa fille lui apporte ses offrandes divines. Ce n'est qu'une question de temps avant que le néo-dieu ne porte son regard sur Wonder Woman, qui vient d'apprendre une triste nouvelle : son demi-frère Hercule est mort des mains de Graal, nouvelle victime d'une lutte sans merci. Dans son testament, Hercule lègue tout à Diana, ainsi qu'une précieuse information : en effet, il lui révèle qu'elle a un frère jumeau, Jason, qui pourrait lui aussi être la cible de Darkseid. Wonder Woman fait donc tout son possible pour retrouver son jumeau à temps et le prévenir, mais elle va se retrouver confrontée à une épreuve de taille, Jason ayant été berné par Graal qui le manipule afin de vaincre Diana et de la retenir prisonnière le temps que son père puisse retrouver ses forces d'antan. Tandis que notre héroïne tente de faire revenir à la raison son frère, Darkseid est provoqué par un nouveau venu : Zeus en personne revient sur le devant de la scène afin de relever le défi du néo-dieu sombre et le vaincre une fois pour toutes ! Malheureusement, après un combat titanesque, c'est bien le seigneur d'Apokolips qui fait son grand retour dans un corps restauré et plus puissant que jamais. Pour l'heure, le tyran décide de regagner sa dimension en laissant nos héros pleurer la perte d'une des plus grandes légendes de la Terre. Diana a retrouvé son frère et l'a ramené sur le droit chemin, mais à quel prix ? Bientôt, Darkseid reviendra exercer son implacable vengeance, et il faudra à la belle Amazone toute la force et le courage dont elle dispose afin de lui faire face !

Cinquième tome et on entre ici dans un nouveau run, celui de James Robinson qui entend bien exploiter l'intrigue laissée en suspend par les auteurs de la série Justice League version New52, et surtout la période de La Guerre de Darkseid qui a vu la chute du tyran cosmique. Comme nous le découvrons ici il est bel et bien de retour et ce qu'il réserve à nos héros, plus particulièrement à Wonder Woman, risque fort de chambouler l'équilibre précaire de leur vie. Si l'histoire en elle-même est assez intéressante et bien rythmée, ce sont les dessins qui attirent presque toute l'attention du lecteur. On ne va pas y aller par quatre chemins, c'est assez proche du magnifique et la belle princesse Amazone est très bien servie par les artistes de sa série nouvelle version, qui donnent le meilleur de leur talent. Si la série parvient à se maintenir à ce niveau de qualité pour les tomes suivants je signe directement, en tout cas j'ai bien hâte de connaître la suite des nouvelles aventures de Wonder Woman avec cette équipe. Action et révélations sont au programme, soyez au rendez-vous et ne manquez pas le prochain tome de la série !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 8 avril 2019

Le meilleur des super-héros Marvel n°74 - Spider-Man 2099 (Hachette BD - Novembre 2018)


Dans les différents futurs de l'univers Marvel, il y en a un en particulier qui a su tirer son épingle du jeu et se trouver une vraie fan-base avant de disparaître à l'aube du nouveau millénaire. En 1992, l'éditeur lance la gamme Marvel 2099, qui permet aux lecteurs de découvrir le monde un siècle plus tard, alors que les méga-corporations dirigent la vie de tout le monde et que nos super-héros bien connus ne sont plus que des légendes depuis longtemps.

Dans ce contexte, Peter David et le dessinateur Rick Leonardi créent le personnage de Miguel O'Hara, cadre scientifique de haut niveau au sein de l'entreprise gargantuesque Alchemax. Le jeune homme vient d'un milieu difficile mais a été pratiquement élevé par son entreprise, qui lui a offert un poste mirobolant et des études supérieures pour parfaire son intelligence. Mais quand sa conscience commence à s'éveiller et qu'il remet en question certaines décisions du PDG d'Alchemax, les choses vont commencer à se gâter pour Miguel : drogué par son patron pour l'empêcher de quitter la boîte, il tente de corriger son génome avec la machine issue de ses travaux sur la génétique, mais un accident provoqué par un collègue jaloux le transforme en homme-araignée doté de sens aiguisés et de plusieurs autres caractéristiques spéciales (crochets sur les doigts et les orteils, vision accrue, force et endurance augmentées, etc.). Après avoir fait le tour de ses nouvelles capacités et avoir affronté avec succès le cyborg Riskor envoyé par Alchemax pour le terrasser, Miguel décide de mettre ses pouvoirs au service de la bonne cause, persuadé qu'il va pouvoir faire changer les choses à présent qu'il ressemble à son héros d'enfance, le Spider-Man bien connu du XXème siècle. Mais hélas, les événements vont se précipiter et Miguel sera loin d'avoir une vie tranquille comme il l'espérait, à combattre le crime et les machinations d'Alchemax. De sombres révélations sur ses origines sont à encaisser, et le cadre familial qu'il connaît si bien risque d'exploser à tout instant.

Au cours d'une bataille épique contre Ultron, les Avengers provoquent sans le vouloir des déraillements dans le cours du temps et certains éléments sont effacés de l'Histoire et, par le fait, de l'avenir. C'est le cas pour Miguel, qui se retrouve contraint de remonter le temps jusqu'au début du XXIème siècle pour tenter de protéger son grand-père, Tiberius Stone, futur patron d'Alchemax. Coincé à notre époque après un combat contre le Spider-Man Supérieur, Miguel décide de devenir l'assistant de Tiberius afin de mieux le surveiller et de le protéger tout en contrecarrant sa folie des grandeurs, qui ne semble connaître aucune limite. C'est ainsi qu'il accompagne son patron jusqu'au Trans-Sabal, dictature militaire à qui Alchemax vend des robots Anti-Araignée améliorés pour réprimer le soulèvement du peuple aux abois. Miguel tente bien de faire changer d'avis son grand-père mais rien n'y fait, et c'est seulement après avoir risqué sa vie entre les mains de preneurs d'otages désespérés que Tiberius accepte de revenir sur son marché avec le dictateur, tandis que le Spider-Man venu de l'an 2099 affronte un Scorpion renforcé et de fort méchante humeur. Peut-être y'a-t-il finalement un peu d'espoir pour Miguel, qui continue de croire qu'il peut faire changer son ancêtre avec la bonne méthode. Parviendra-t-il à ses fins ?

Voilà pour les deux histoires contenues dans cet album, le premier de cette collection que je vous présente aujourd'hui. Le Spider-Man de 2099 me fascine depuis des années, sans rien pouvoir me mettre sous la dent au niveau de son historique car les récits sont trop anciens et presque introuvables à des prix corrects. Mais grâce à Hachette BD on peut au moins découvrir les origines du personnages, et mieux le comprendre grâce à un dossier très bien rédigé et documenté en fin d'album qui nous présente la totalité de l'histoire du personnage, du début à la fin. En VO la nouvelle série datée de 2013 puis de 2015 est facilement trouvable sur les sites marchands, alors que Panini semble encore un peu frileux pour une parution VF autre qu'en kiosque aux côtés de notre Spider-Man préféré.
Les histoires de Miguel O'Hara sont d'assez bonne qualité et nous font revivre un moment important de la création des comics, quand un nouvel univers sort de l'imaginaire de ses auteurs et reste entièrement à découvrir et à développer. Un processus que certains ont pu connaître dans les années '60 quand Stan Lee et Jack Kirby entament leur épopée fantastique au sein de la toute jeune maison Marvel. Merci à Hachette d'avoir sortir ces épisodes dans une collection découverte de bonne facture et à un prix décent ! Pour celles et ceux que ça intéresserait... sachez qu'à la toute fin du générique du récent film d'animation de Sony Spider-Man New Generation, on y découvre nul autre que Miguel prêt à entrer en scène à son tour. Le personnage du Spider-Man de 2099 aura-t-il le droit d'apparaître dans un prochain film ? C'est ce que j'espère de tout cœur !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

dimanche 7 avril 2019

Simetierre (Paramount Pictures - 2019)


Lorsque Louis Creed décide de faire déménager sa petite famille de Boston jusqu'à Ludlow, petite bourgade du Maine, il pensait avoir choisi l'endroit idéal où vivre paisiblement et voir grandir ses enfants. Mais bien vite, d'étranges phénomènes se produisent autour de la maison et Church, le chat d'Ellie, la petite fille, se fait écraser par un camion roulant à toute allure sur une route très dangereuse. Le vieux voisin, Jud Crandall, propose alors son aide au père de famille désemparé qui ignore comment annoncer à sa fille de presque neuf ans que son chat vient de mourir. A eux deux, ils vont pénétrer dans la forêt qui entoure la propriété et remonter vers un très ancien chemin indigène, menant à une terre maudite où ce que l'on y enterre revient à la vie... un secret presque aussi vieux que la petite ville et ses habitants, un secret qu'il aurait mieux valu garder sous clé, car Church va effectivement revenir, mais changé. Quelque chose ne va plus, son comportement est violent, mauvais... ce n'est plus l'adorable chat d'Ellie, mais autre chose de bien plus terrifiant. Refusant de croire aux vieilles légendes Amérindiennes, Louis n'hésite pratiquement pas un instant quand Ellie se fait à son tour renverser par un camion en suivant Church sur la route, et après avoir envoyé sa famille à Boston pour quelques jours il décide de déterrer le corps d'Ellie et d'aller l'ensevelir dans le cimetière maudit de la forêt, là où sa chère fille pourra revenir d'entre les morts et reprendre sa vie... du moins c'est ce qu'il espérait, dans un coup de folie ne venant pas entièrement de lui. Ellie revient bel et bien, mais elle aussi a changé, son caractère est plus froid, plus inquiétant... et elle ne tarde pas à répandre autour d'elle la terrible malédiction qui entoure la petite ville de Ludlow depuis des siècles, préservée par les anciens mais à présent lâchée sur la famille Creed dans son ensemble. Louis aura-t-il le courage de faire ce qu'il faut pour enrayer cette horreur avant qu'il ne soit trop tard, ou bien y succombera-t-il lui aussi ? Si vous passez par Ludlow, visitez le petit cimetière des animaux, au bout d'un chemin de forêt, si vous l'osez. Mais n'allez surtout pas au-delà, près des marécages et des collines lointaines, là où résonnent les cris des engoulevents... car les morts y marchent, et ils sont affamés...

Voici donc le tant attendu remake du premier film Simetierre, toujours une adaptation du roman de Stephen King. Remake ? Au final pas vraiment, c'est plutôt une nouvelle interprétation dans un contexte plus moderne mais aussi encore plus glaçant par moment, une plongée froide dans la folie d'un père ayant perdu son enfant et prêt à tout pour la retrouver, même à braver les pires interdits et à précipiter la chute de toute sa famille dans un geste de pur désespoir. Ce film réalisé à quatre mains ne m'intéressait pas au départ, je voulais rester fidèle à la première version que je trouvais personnellement bien suffisante, mais j'ai craqué et j'ai moi aussi cédé à l'appel du vieux cimetière indigène... et j'ai adoré. L'essence du film se retrouve dans le duo du père et de sa fille, Louis et Ellie, jouée d'ailleurs par une jeune mais talentueuse petite actrice du nom de Jeté Laurence et à qui on promet un bel avenir ! Le drame intime est bien présent, horrible du début à la fin, et cette nouvelle version elle aussi assez fidèle dans les grandes lignes au livre du Maître de l'Horreur saura à mon avis séduire son public, qu'il soit jeune ou plus expérimenté. La musique, efficace et discrète, est signée Christopher Young et nous transporte au cœur de la tragédie humaine et de l’œuvre surnaturelle qui se joue devant nos yeux captivés. Il y a certes quelques longueurs à certains moments, mais rien de vraiment dérangeant et le film se laisse suivre de bout en bout sans problème. Un bel hommage donc, que je vous conseille et qu'il me tarde de revoir !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 5 avril 2019

La V.O. du vendredi n°123 : Tomb Raider tome 1 - Season of the Witch (Dark Horse - Novembre 2014)


Après avoir échappé de peu aux manigances des Solarii, les adeptes de la reine-déesse solaire Himiko et de sa malédiction, Lara Croft tente d'oublier cette mésaventure en compagnie de ses plus proches contacts, presque des amis pour certains. Quand l'un d'eux lui demande de venir à son secours, elle n'hésite pas un instant mais se retrouve alors embarquée dans une folle traque à travers plusieurs pays, durant laquelle elle découvrira que les Solarii n'en ont pas encore fini avec elle, et qu'il lui faudra bientôt retourner là où elle se refuse toujours à aller : sur l'île maudite de Yamatai... cette fois, il s'agit d'en finir une fois pour toutes avec le culte et d'empêcher la résurrection de Mathias, leur soi-disant prophète, le seul à connaître le moyen de ramener Himiko à la vie également. Lara est face à un choix difficile, mais une fois de plus sans qu'elle le réalise dans un premier temps le sort du monde repose entre ses mains et dépendra de ses décisions dans un avenir très proche.

Action, aventure... Lara Croft. Tomb Raider. J'étais séduit rien que par le titre de la série, la nouvelle fournée de chez Dark Horse en VO, qui se voulait être la digne suite du jeu-vidéo de 2013 revenant sur les origines déjà controversées de la belle aventurière. Malheureusement, l'idée était meilleure en théorie que dans son application, et ce début de série ne vaut clairement pas le détour selon moi. Le seul vrai intérêt que j'y ai trouvé ce sont les couvertures des différents chapitres, qui sont toutes très belles il est vrai et pourraient totalement être issues d'artworks du jeu. Mais niveau dessin intérieur, rien à signaler à part un style très simpliste et ma foi pas très dynamique, ce qui est bien un comble pour une série sur Tomb Raider. Le scénario de Gail Simone est à peine mieux, se contentant du minimum syndical et de reposer trop souvent sur des rappels des événements du jeu-vidéo pour mettre en scène certaines péripéties pas si importantes au final. Je suis bien déçu, je voulais pourtant de toute ma bonne volonté aimer cette série qui m'avait intéressé de prime abord, mais force est de constater qu'il n'y a pas ce qu'il faut où il faut. Je me contenterai de vous orienter vers les gros volumes Tomb Raider Archives qui regroupent l'intégralité de la série des années '90 et 2000, et que je vous chroniquerai un de ces jours soyez-en sûrs. Si vous cherchez de la vraie action, du dynamisme et des intrigues qui font mouche et qui vous rappelleront sans doute tout ce que vous aimez dans les franchises Lara Croft, c'est par-là qu'il faut chercher. Je vais quand même tenter de continuer la nouvelle série en priant pour que les tomes suivants, libérés du poids du jeu, soient un peu meilleurs même ne serait-ce que graphiquement.

jeudi 4 avril 2019

A Fantasy lazy life tome 1 (Delcourt/Tonkam - Janvier 2019)


Simple employé dans une entreprise lambda du Japon actuel, avec un rythme de vie effréné, Zenshirô Yamai est un jeune adulte relativement semblable à tous les autres. Il aime glandouiller, profiter de son temps libre pour regarder des DVDs ou des séries, lire des mangas, etc. Mais sa vie va changer subitement quand il se fait téléporter par surprise dans un royaume lointain et inconnu, sur un autre monde ! La responsable : la reine elle-même, Aura, qui a une surprenante proposition à faire à Zenshirô : elle lui demande de devenir son époux pour les trente ans à venir... sans aucune autre contrepartie ! Zenshirô, qui n'est pas totalement idiot non plus, se doute bien qu'il y a quelque chose derrière ce marché qui semble décidément bien trop beau pour être vrai. Une très belle jeune femme aux formes généreuses le veut pour mari, il n'aurait rien à faire d'autre en tant que consort que d'apprendre la vie au royaume de Capua et l'étiquette, glander, vivre sa vie de couple royal... non, il y a forcément autre chose. Mais pour l'heure, Zenshirô est renvoyé dans notre monde pour une durée d'un mois afin de réfléchir à cette offre et de préparer tout ce qu'il voudrait emporter avec lui lors de sa prochaine téléportation magique. Autant dire que notre bonhomme ne va pas se priver et prendre avec lui tout ce qui lui permettra de retrouver le confort électronique moderne sans aucun risque ! La date fatidique approche, et Zenshirô en apprend un peu plus sur sa propre famille, qu'il connaît assez peu finalement en dehors de son oncle et de sa tante qui se sont occupés de lui quand il était plus jeune, et découvre également l'une des raisons qui poussent Aura à lui demander sa main : il fait parti de la noblesse très éloignée du royaume de Capua, ses ancêtres s'étant installés dans notre monde en toute discrétion il y a longtemps. Il possède donc en lui une part de la magie qu'il faut pour régner là-bas, ainsi et surtout qu'assurer une descendance à la reine, seule héritière du trône dans un contexte encore très masculin. Mais malgré ces raisons qui touchent davantage à la politique, rien n'empêche l'amour de naître au cours de leur relation, n'est-ce pas ? Les premiers temps seront assez lourds car il y a tout un apprentissage à faire, mais eh, après c'est la belle vie pour les trente prochaines années ! A moins que ce ne soit pas si simple dans la réalité...

Petite série que je démarre après l'avoir découverte totalement par hasard sans même en avoir entendu parler auparavant, et je dois dire que ce petit craquage en mode coup de cœur et découverte m'a bien réussi puisque j'ai beaucoup aimé ce que j'ai lu dans ce premier tome ! Il y a quelques scènes de sexe mais rien de bien méchant ni de trop évident, et l'essentiel de l'histoire est basé sur les intrigues politiques de Capua et le fonctionnement du royaume et de ses différentes familles nobles, ainsi bien sûr que le temps d'adaptation de Zenshirô dans ce nouveau monde avec ses propres us et coutumes. Très agréable à l’œil, un style graphique clair et précis tout en se montrant assez généreux et inventif par moment, un scénario tiré d'un petit roman sans prétention qui connaît ainsi une nouvelle vie, et une édition soignée de la part de Delcourt/Tonkam avec même quelques pages en couleurs sur papier glacé en guise d'introduction ! Rien à redire, une série qui n'est pas parfaite malgré son étonnant 20/20 sur les sites spécialisés, mais qui a le mérite d'apporter quelque chose d'assez important pour moi dans mes lectures : la fantaisie justement. Et ce premier tome étant avant tout une introduction à l'univers de la série, nul doute que les suivants contiendront davantage de détails et peut-être d'action au programme. En tout cas, je serai au rendez-vous courant Avril pour la sortie du tome 2 avec grand plaisir !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 3 avril 2019

Saga tome 9 (Urban Comics - Novembre 2018)


Les heures sombres approchent...
Tandis qu'Alana et Marko font le récit de leur rencontre et de leur histoire d'amour impossible aux deux journalistes amphibiens qui les accompagnent depuis peu, le Prince Robot IV et Pétrichor se rapprochent de plus en plus à mesure qu'ils apprennent à se connaître et que leurs ébats se multiplient. Écuyer, le jeune fils du Prince, a des relations un peu plus houleuses avec la seule membre de la famille du même âge que lui, c'est à dire Hazel, qui lui mène la vie dure et réciproquement. Soudain c'est l'effervescence : il y aurait un moyen pour que l'article pondu par les reporters devienne la clé d'un nouvel avenir pour nos couples maudits et recherchés, en leur permettant de bénéficier d'une protection en tant que sources et d'un changement d'identité corporelle. Mais alors qu'Alana et Marko décident de refuser cette opportunité, le Prince Robot la saisit sans hésiter, conscient que c'est peut-être sa seule chance de retrouver une vie à peu près normale après tout ce qu'il vient de traverser. Il compte bien emmener son fils et son amante avec lui, mais Écuyer choisit cet instant pour faire une fugue sur la petite île où ils avaient atterri, et tout le monde se met à sa recherche tandis qu'Hazel est confinée au vaisseau par sécurité. Car sur cette île nos héros infortunés ne sont pas seuls : Ianthe et son nouvel esclave qui n'est autre que Le Testament sont à leurs trousses, chacun avec une raison bien particulière de vouloir se venger... et vengeance il y aura ! Comme dit plus haut, les heures sombres arrivent et il faudra que chacun apprenne la dure leçon de la survie : tout le monde peut disparaître n'importe quand...

Excellente lecture comme toujours, c'est toujours un vrai plaisir de retrouver nos héros et vilains de l'univers déjanté de space-opéra Saga, déjà de nombreuses fois primé depuis 2013 ! Rien à redire, le plaisir est toujours présent comme au temps du premier tome, l'histoire avance et gagne de plus en plus en intensité et il va falloir au lecteur beaucoup de courage pour tourner les dernières pages de ce tome 9 et dire, peut-être, adieu à certains personnages favoris... à moins que ce ne soit qu'une séparation temporaire comme la série en a le secret depuis ses débuts. Je ne dirai rien de plus, à vous de voir ! Le dessin de Fiona Staples est toujours excellent, elle fait des merveilles avec ses décors et ses personnages plus vrais que nature dans ce contexte de science-fiction et space-fantasy qui n'en finit pas de nous étonner. Merci à ce duo d'auteurs (avec Brian K. Vaughan bien sûr) de nous offrir toujours plus de sensations et d'émotions sur un plateau de cette qualité, qui ne perd rien avec les années bien au contraire ! Vivement la suite encore une fois, mais pas avant un bon moment malheureusement donc armez-vous de patience. Merci aussi à Urban de continuer à publier cette série au succès bien mérité dans une belle édition que l'on a plaisir à collectionner et à exposer.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 2 avril 2019

Wonderland tome 2 - Au-delà du Pays des Merveilles (Graph Zeppelin - Octobre 2018)


Calie pensait enfin en avoir fini avec les démons de son passé, les monstres qui peuplent Wonderland, de l'autre côté du miroir... mais hélas, même dans sa nouvelle vie à New York ses cauchemars refusent de la laisser en paix et reviennent chaque nuit assaillir sa raison. Malgré tout, elle tient bon car elle a désormais une bonne raison de rester saine d'esprit : elle attend un bébé ! Alors pour éviter le plus possible de faire face aux angoisses, elle travaille très dur dans un dinner et fait de son mieux pour garder près d'elle son compagnon, qui ne comprend malheureusement pas la folie qui règne dans l'esprit de la pauvre Calie. D'étranges événements vont finir par se produire : Calie va perdre coup sur coup son compagnon et sa meilleure amie, des mains d'agresseurs inconnus ou bien justement trop connus... car Johnny, le frère de Calie, est de retour de Wonderland, là où sa sœur l'avait envoyé en guise de sacrifice afin de faire cesser la folie. Johnny est devenu le nouveau Chapelier Fou, et il compte bien faire payer un maximum sa très chère sœur pour l'avoir emprisonné dans ce monde atroce où il fut obligé de faire l'impossible et surtout le pire pour survivre. Harcelée, menacée de toutes parts, Calie tente de trouver refuge dans le récit que lui fait son véritable grand-père sur la découverte de Wonderland, et sur la véritable nature du lien qui unit sa famille à cet autre monde si terrifiant. Mais même ces nouvelles révélations ne viendront pas à bout de la folie pure qui pousse Johnny a tenter d'enfermer Calie à son tour au Pays des Merveilles, après lui avoir pris tout ce qu'elle avait de plus précieux... enfin presque tout. Car il reste encore à Calie son bébé, sa fille chérie à naître, et sa mère fera tout son possible pour se débattre et lui assurer un avenir contre toutes les forces obscures qui se dresseront sur sa route ! Cela sera-t-il suffisant ? A vous de juger, chers spectateurs, mais prenez garde car lorsque l'on pénètre dans Wonderland... on en revient toujours changé.

Cette fois-ci la bataille se passe dans notre monde, à New York précisément, un cadre on ne peut plus adapté à la tragédie qui continue de frapper sans relâche notre pauvre héroïne. Calie parviendra-t-elle enfin à se sortir de cette folie ? Vous devez le savoir maintenant, les auteurs adorent les histoires qui finissent mal, ou du moins qui possèdent de nombreux rebondissements inattendus tel un bon film d'horreur qui n'aurait jamais de fin, du moins en apparence... les dessins merveilleux du grand Al Rio remplissent parfaitement leur office et nous plongent dans toute la beauté mais aussi la détresse de la vie de Calie, tandis que le scénario se déroule impitoyablement entre les mains des auteurs et sous nos yeux horrifiés et impuissants. Une fois encore Graph Zeppelin, le petit éditeur qui monte, nous offre décidément la meilleure expérience de lecture avec un album très bien fait, où les défauts des premiers temps sont très bien corrigés et avec un papier excellent qui apporte une dimension toute particulière à cette édition, aux couleurs vives et très attirantes. Ce second tome est sorti pile-poil pour Halloween 2018 (la fête, pas le film... quoi que !), et le suivant devrait paraître courant Avril 2019 donc un peu de patience on y est presque ! Faites comme moi et prenez-le si possible dans une bonne vieille librairie ou sur un site de libraire indépendant, ça n'en rendra l'expérience que meilleure. Bientôt : la vengeance de Calie !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 1 avril 2019

Secret Empire (Panini Comics - Novembre 2018)


L'impensable s'est finalement produit. Captain America, Steve Rogers, la sentinelle de la liberté, le super-soldat invincible... est devenu l'Hydre Suprême, commandant en chef des sections de l'Hydra à travers le monde et principalement sur le territoire des États-Unis, conquis en un rien de temps. Après avoir obtenu des pouvoirs presque illimités des mains du Gouvernement Américain avant la grande catastrophe, Rogers s'en est servi pour piéger ses anciens alliés. Les plus puissants d'entre eux sont aujourd'hui enfermés dans une ville de New York cauchemardesque dont personne ne peut sortir, pas même les plus grands sorciers... et les héros de la tranche cosmique comme Captain Marvel ou Quasar sont bloqués avec l'ensemble de leurs forces de l'autre côté d'un bouclier d'énergie infranchissable qui entoure la planète et la protège d'invasions de vagues Chitauris répétées et apparemment sans fin. Les combats font rage dans ces prisons irréelles, mais aucun espoir ne peut briller bien longtemps sous le règne de l'Hydra. Et tandis qu'une faible résistance s'organise malgré tout avec les derniers héros encore libres, quelque part non loin de Las Vegas, Steve Rogers plante le dernier clou sur le cercueil de notre monde : il s'engage dans une quête des fragments du Cube Cosmique, objet céleste capable de réaliser n'importe quel désir. Et le plus cher désir de ce Captain America dévoyé, c'est un monde libéré de la Liberté et de la faiblesse que représente cet idéal. Les pertes sont lourdes dans cette quête, car tout le monde lance toutes ses forces dans la bataille afin d'obtenir le plus de fragments possible pour prendre l'avantage. Mais même ainsi, c'est pratiquement peine perdue. L'empire de l'Hydra est trop puissant, trop grand, son emprise trop solide sur le peuple effrayé et docile. Il faudrait un véritable miracle pour que les choses redeviennent équilibrées, alors ce n'est même pas la peine d'espérer un retour à la normale... et pourtant, quelque part loin de tout, quelqu'un se bat encore. Un homme seul, isolé de tout, enfermé dans un cauchemar sans fin, mais qui ne baissera jamais les bras et qui se relève toujours. Steve Rogers, le vrai Steve Rogers, celui que l'on a toujours connu... existe-t-il encore ? Reste-t-il malgré tout un ultime espoir, ou n'est-ce à nouveau qu'une farce cruelle ?

Je ne vais pas vous mentir j'ai eu du mal à adhérer à ce récit, très long et très fourni. Le travail du scénariste Nick Spencer n'est pas mal du tout attention, il parvient à synthétiser en onze chapitres l'essence même de l'univers Marvel, ce qui est une vraie réussite de ce point de vue. Les dessins aussi sont tous très bons, les nombreux artistes ayant œuvré sur cette saga se sont tous donnés à fond et ça se voit. Mais malgré ça... bon sang que c'est lourd ! Là pour une fois ok nous sommes face à un Marvel Deluxe digne de ce nom, un bien beau et gros volume qui vaut largement son prix augmenté, bravo à Panini encore une fois. Mais l'histoire est trop volumineuse justement, elle part dans trop de directions différentes, il y a trop de fronts à suivre... c'est pour cette raison et pratiquement que pour cette raison que j'ai mis plus de trois jours à lire l'album en entier, et encore je n'ai que la version Deluxe, imaginez un peu avec l'Absolute sorti en même temps et encore plus complet ! Même en ayant lu auparavant les épisodes de la série Captain America : Steve Rogers qui introduisent ce nouveau statu-quo du personnage et du reste de l'univers Marvel, il y a simplement bien trop de détails qui se perdent, faute d'avoir pu tout lire à la fois à moins de dépenser une somme folle pour suivre toutes les séries en parallèle. Faute de cela donc, on doit comme moi se contenter d'un tome assez épais mais pas vraiment amical, qui nous montre à chaque page de chaque nouveau chapitre que l'on a sans doute raté quelque chose auparavant. Pas la meilleure histoire de Marvel ces dernières années, certains personnages faute de place sont assez peu exploités par ailleurs, et personnellement je ne comprends pas trop pourquoi cette saga a droit au format Deluxe alors que Secret Wars n'a eu ''que'' les honneurs de Marvel Now!. Bref, peut-être trop d'enjeux à la fois, peut-être trop de lignes rouges à suivre, en tout cas je n'ai pas follement accroché même si je reste sensible au message d'espoir porté par le scénario et les principaux personnages. J'attends maintenant de voir ce dont Nick Spencer sera capable sur la série de Spider-Man, vu qu'il en est maintenant en charge après ses récents exploits. Quoi qu'il en soit, merci à Panini, à Marvel et à toute l'équipe des auteurs et dessinateurs de continuer à nous faire rêver et espérer !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 30 mars 2019

Fantastic Four - L'intégrale 1961-1962 (Panini Comics - Mai 2018)


Les Quatre Fantastiques.

Franchement, qui ne connaît pas ? Même de nos jours alors qu'ils sont bien moins présents que les autres super-héros de Marvel, cette famille fondatrice de l'éditeur est une véritable légende vivante que l'on doit à la collaboration fructueuse et très imaginative du duo Stan Lee / Jack Kirby au tout début des années '60, alors que le monde est en pleine Guerre Froide et que la course à l'espace est lancée entre les superpuissances de la planète.

C'est ainsi qu'en 1961, Reed Richards un scientifique de génie détourne avec trois comparses une fusée expérimentale de son invention afin de franchir les premiers la barrière atmosphérique de notre chère planète bleue et se lancer dans l'exploration spatiale. Malheureusement leur voyage sera de très courte durée puisque la fusée, loin d'être aboutie, ne les protègera pas d'une rafale de rayons cosmiques dévastateurs. Miraculeusement indemnes après leur crash, nos quatre compagnons découvrent soudain qu'ils possèdent des pouvoirs étonnant ! Reed peut s'étirer à volonté, Sue peut devenir invisible, Johnny s'enflamme littéralement et peut ainsi voler... quant à Ben Grimm, il devient un monstre de roche au physique ingrat que l'on appellera par la suite simplement La Chose.
Pas le temps de tergiverser sur la nature de leurs nouveaux pouvoirs, nos héros décident d'emblée de les mettre au service de la communauté en devenant dès lors les Quatre Fantastiques ! Ne reculant devant aucun danger et combattant le crime sous toutes ses formes, ces êtres hors du commun ouvre la voie à une toute nouvelle ère et le monde apprendra petit à petit à leur être reconnaissant et même à les honorer pour leurs braves actions. Mais c'est aussi et avant tout une petite famille, et c'est là l'idée révolutionnaire de Stan Lee à l'époque : des héros avec des pouvoirs, ça existait déjà chez la concurrence depuis des années. Il fallait des héros dont le jeune public puisse se sentir proche, des gens à l'air relativement normal avec des problèmes du quotidien, comme le manque d'argent, l'ingratitude, les vexations... parfois aussi la colère voir la tromperie. Avant de faire leur trou, les Fantastiques ont du apprendre à s'accepter eux-mêmes tels qu'ils étaient, et faire avec leurs défauts et leurs forces en globalité. Pour certains ce fut même très difficile, comme pour La Chose qui à plusieurs reprises s'emporte et menace de quitter le groupe car les autres ne font pas assez attention à lui ou le traitent avec trop de pitié. Pourtant, ils finiront toujours par s'unir face aux plus grands dangers que la Terre ait connu : l'Homme-Taupe et son royaume souterrain peuplé de monstres gigantesques... les terribles extraterrestres de l'empire Skrull venus conquérir la Terre... Namor, le célèbre Prince des Mers et souverain Atlante, qui ne recule devant rien pour s'emparer du cœur de Sue... et bien entendu, quand on parle des Quatre Fantastiques il n'est jamais bien loin, celui par qui de nombreuses péripéties voient le jour : le Docteur Fatalis en personne. Si j'insiste sur ce dernier plutôt que sur les autres adversaires du quatuor comme Miracle Man ou encore le Maître des Maléfices, c'est parce que son histoire, son destin et son existence toute entière sont extrêmement liés à ceux des Fantastiques. Sans le Docteur Fatalis et ses plans toujours plus déments et complexes pour s'emparer du monde ou détruire tout bonnement tout ce qui lui résiste, il n'y aurait peut-être jamais eu un tel succès autour des aventures de nos héros et ce dès les premiers numéros de leur toute jeune série. Un bon ennemi, c'est essentiel, et les Quatre Fantastiques en obtiennent ainsi un parfait qui ne les lâchera pas de sitôt, devenant même plus tard une menace pour l'ensemble de l'univers Marvel.

Le génie de Stan Lee et de Jack Kirby réside en grande partie dans les dialogues, spécialité de Stan the Man comme on l'appelle alors, et dans ce design si énergique et carré que Kirby, le King, maîtrise à merveille. C'est à l'époque totalement révolutionnaire, à tel point que les créateurs de la série eux-mêmes ne croyaient pas vraiment en leur succès premier avant de constater que leurs numéros s'arrachaient et se vendaient comme des petits pains au sein de la communauté de lecteurs assidus ou novices. Faire du super-héros un genre à part entière, ou du moins le faire renaître de ses cendres après presque une décennie d'errance, telle fut la tâche pas si simple de notre duo d'auteurs à la vision prolifique et à l'imagination fertile. Le vrai secret comme je l'ai dis plus haut, c'est de faire des super-héros dont le public pourra se sentir proche en tous points ou presque. Les problèmes du quotidien n'épargnent pas nos fantastiques explorateurs de l'inconnu, au point que l'on verra même Reed se demander comment diable s'en sortent les autres héros ayant de l'argent à ne plus savoir qu'en faire, petit clin d’œil à la concurrence qui ne s'était jamais souciée de tels détails.

Les Quatre Fantastiques sont une famille, mais aussi des explorateurs avant d'être des héros. Ils repoussent toujours plus loin les limites de la connaissance et du possible, la science, l'inconnu, rien ne les effraie. C'est donc tout naturel qu'ils soient les précurseurs de l'arrivée des autres super-héros de la firme Marvel encore toute jeune, qui inonde alors le marché de ses créations si humaines. Héros comme vilains sont développés avec une véritable histoire, une vraie personnalité parfois attachante, parfois détestable, mais toujours si proche du réel que c'en devient troublant. Le soap-opéra réussi très bien à Stan Lee qui en tire presque toute sa gloire : situations amoureuses compliquées, problèmes d'argent, secrets à garder, etc. Bref il y a alors, comme on le dirait aujourd'hui, du drama à revendre dans les aventures de nos héros. Il peut bien sûr arriver que des situations totalement fantasmées ou farfelues apparaissent, mais les Quatre Fantastiques ne reculent devant rien pour rétablir l'ordre et la justice pour tous et alors même ces gigantesques problèmes et intrigues deviennent presque ridicules face à leur bon sens et à leur volonté à toute épreuve. Pourtant le groupe lui-même connaît des problèmes internes, des relations tendues, mais tout cela est toujours oublié le temps de passer à l'action car, au final, ils ont foncièrement bon fond. C'est cela je crois qui est à retenir, davantage encore que le reste : les Quatre Fantastiques sont profondément humanistes et, comme un certain Homme d'Acier bien plus tôt, ils incarnent et font croître une sorte d'espoir universel que tout peut toujours être amélioré, repensé, ajusté. Quelle ironie donc que leur principal ennemi soit nommé d'après le concept même de fatalité, du destin inéluctable auquel on ne peut échapper, mais que nos héros toisent et dont ils triomphent bien des fois.

En conclusion j'aimerai souligner la qualité de l'édition de Panini pour ces neuf premiers chapitres des aventures des Quatre Fantastiques, dans cette belle collection Marvel Classic des intégrales annuelles qui réussissent si bien pour les X-Men ou Spider-Man. Cette présente édition est un vrai bijou, hommage à nos plus belles heures de lecture, sur du papier impeccable et avec une jaquette au dessin tout en relief doré du plus bel effet. Merci donc Panini, de nous prouver que vous pouvez être capable du meilleur même si on vous accuse souvent du pire. J'espère maintenant que d'autres volumes de cette intégrale sont à venir et à attendre, je serai au rendez-vous et vous aussi je l'espère chers lecteurs ! L'aventure ne fait que commencer, et comme on dit : Vivent les Fantastiques !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 29 mars 2019

La V.O. du vendredi n°122 : Death Vigil tome 1 (Image - Octobre 2015)


La Mort vous va si bien...

Quand Clara, une jeune femme somme toute assez ordinaire, est sur le point d'être sacrifiée par son petit-ami au cours d'un rituel sanglant dans un cimetière en pleine nuit, elle ne réalise pas tout de suite que sa vie toute entière va prendre une nouvelle tournure. Quand la grande Faucheuse en personne se penche sur elle et lui propose une nouvelle vie avec en prime des pouvoirs paranormaux et l'immortalité, que répondre à part un grand ''Oui !'' ? Clara rejoint dès lors les rangs des Veilleurs de la Mort, une caste secrète d'immortels qui surveillent le délicat voile entre les vivants et l'au-delà, avec tout ce qui peut peupler un monde de ténèbres absolues et de chaos primordial. Clara deviendra très vite amie avec ses nouveaux camarades, et elle aura l'occasion d'en apprendre davantage sur sa nouvelle situation ainsi que sur ses compagnons d'arme et bien sûr sur la Faucheuse elle-même, appelée Bernadette. Grâce à elle, Clara se sent revivre pour de bon, et possède désormais un pouvoir très pratique bien qu'assez énigmatique... qu'elle aura tout le temps d'apprendre à maîtriser. Mais pour l'heure, Clara se retrouve embarquée dans une situation périlleuse : une guerre couve entre les forces du Mal et les Veilleurs, qui protègent le monde depuis des temps immémoriaux contre les Grands Anciens, des créatures quasi-divines désirant se repaître de tout ce qui peuple notre plan d'existence. Les Nécromanciens, leurs serviteurs zélés, ne reculent devant rien pour accomplir les volontés de leurs terribles maîtres, et c'est la charge de chaque Veilleur de la Mort que de combattre ces magiciens en herbe et renvoyer leurs invocations dans l'autre-monde avant qu'ils ne puissent causer trop de dégâts. Mais récemment les choses ont changé, les Nécromanciens ne visent plus seulement des innocents mais également les Veilleurs eux-mêmes, afin de s'emparer de leurs artefacts mystiques et d'accomplir un sombre rituel qui permettrait, s'il réussit, de totalement renverser l'équilibre des forces et même de détruire la Mort en personne... pour le meilleur et pour le pire, Clara est désormais une Veilleuse de la Mort, et elle fera tout son possible pour la protéger elle ainsi que le reste du monde ! Mais au fond de son inconscient, quelque chose s'éveille peu à peu, quelque chose d'ancien... et d'affamé.

C'est une vraie découverte pour moi que ce comic-book, œuvre de Stjepan Sejic que l'on ne présente plus aujourd'hui tellement il fait figure de rock-star de l'industrie des comics. Paru chez Image en Octobre 2015, ce premier tome de la série Death Vigil m'a tout de suite attiré et donné envie d'en savoir davantage sur ce monde et cette histoire. Histoire que, par ailleurs, je trouve très inspirée d'autres titres comme Soul Eater voir Bleach pour les mangas, mais aussi et surtout une bonne petite série-télé appelée Dead like me que je vous conseille fortement si vous ne connaissez pas encore. Les personnages sont tous attachants, les décors sont somptueux, c'est bourré d'humour, les dessins sont sublimes et chaque nouvelle page est l'occasion de découvrir et d'apprécier toute la maîtrise de Stjepan Sejic sur son style si personnel et sur l'ambiance à la fois ancienne et terriblement moderne de la narration comme du visuel.
Ce premier tome contient donc un arc complet, huit chapitres au total pour une lecture assez confortable et facile, amicale, et l'on peut grandement remercier Image d'avoir sorti un album de cette qualité et de cette taille aussi bien finalisé. Je pense être en mesure de dire que Death Vigil m'a beaucoup plu, et que c'est peut-être ma lecture coup-de-coeur de ce mois-ci vraiment ! J'attends une suite avec impatience désormais, mais l'artiste préfère pour le moment se consacrer à ses autres séries comme Sunstone qui rencontrent un vif succès. Wait and see donc, et à la prochaine je l'espère pour un second tome riche en émotions comme celui-ci et également en révélations, car la grande guerre n'est pas terminée !