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lundi 24 juillet 2017

La question du lundi n°45 : Quelle est la recette pour créer une oeuvre à succès ?


Harry Potter, Indiana Jones, Star Wars, One Piece, et bien d'autres...
Voici le nom de quelques œuvres dont la renommée et le succès ne sont plus à démontrer.
Si ces œuvres ont maintenant un certain nombre d'années au compteur, elles sont arrivées à se créer
un statut d’œuvre culte qui a su perdurer et séduire un grand nombre de lecteurs, de spectateurs.

Ayant chacun des univers et tons différents, ceux-ci ont réussi à conquérir un vaste public.
Malgré ces différences, il est possible de se poser la question suivante : qu'est-ce qui permet de créer une œuvre à succès ?
Une question que tout écrivain ou réalisateur peut se poser afin de chercher à produire un best-seller.

Nous allons nous pencher sur certains critères afin d'étudier cela de manière théorique.

L'univers : Probablement la base de l'histoire même si selon le type de film ou de récit, son importance peut s'avérer moindre.
Science fiction, monde de piraterie, de ninja, de sorciers, etc., l'univers permet déjà d'avoir un premier aperçu et d'accrocher, ou d'éloigner, une partie du public grâce à cela.
La découverte d'un univers riche et varié permet de conserver l'intérêt du public pour les œuvres de longue durée notamment.

Le scénario : L'histoire en elle-même qui est un élément essentiel puisque c'est elle qui va attirer l'attention par le biais d'un résumé, trailer et autres. L'importance du scénario dépend aussi du type d’œuvre produite, exemple : un film d'horreur ne brillera pas, en règle générale, par son histoire qui se résume essentiellement à un tueur, des victimes potentielles, du sang...

Le casting : La personnalité et le comportement des personnages jouent également beaucoup. Il est important de créer un lien empathique entre les personnages principaux et le public. Un personnage dont on suit les péripéties et pour lequel on éprouve 0 affinité s'avère ainsi un frein pour l'immersion. Par ailleurs, dans le cas des films, la présence de tel/le acteur/actrice peut attirer des personnes étant fans de ceux ci.

Le budget : Cela vaut surtout pour les films mais il a un impact non négligeable car il touche un nombre conséquent d'éléments : le salaire des acteurs, les décors, les costumes, les effets spéciaux, le matériel, publicité, etc. Un petit budget impose nécessairement des limites mais sera plus facilement rentable et inversement.

Le temps/la mode : Les phénomènes de mode qui vont conditionner l'apparition d'un grand nombre d’œuvres autour d'un sujet récurrent comme par exemple les zombies.
Cela peut permettre d'avoir un meilleur impact que d'accoutumée mais cela présente également le risque de se retrouver saturé et d'entrainer une certaine lassitude chez le public.

La critique : De nombreuses personnes avant d'aller voir un film ou d'acheter un jeu-vidéo se réfèrent à des avis trouvés sur Internet ou dans des magazines spécialisés. La critique permet de jauger de l'attrait d'une œuvre. Cela peut influer de manière non négligeable sur la rentabilité d'une œuvre, exemple : on aura plus de réticence à aller voir un film ayant de mauvaises critiques.
C'est un critère que l'on ne peut pas réellement contrôler (à moins de verser des pots de vin) mais qui joue également un rôle.

Voila dans la théorie quelques uns des grands axes de réflexion sur lesquels s'appuyer.

Dans la réalité, c'est une autre histoire...
Car en fait, des films à petit budget ont pu avoir de très bons résultats (exemple : Blair Witch) et de gros budgets subir des échecs cuisants (exemple : Howard the Duck).
Des films ayant gagné un statut culte au cours du temps et d'autres qui malgré des scores honorables à leur sortie tombent dans l'oubli.
Des jeux-vidéos/films encensés par la critique et qui feront un bide auprès du public et inversement. Comme le dit la citation : "aucun plan de bataille ne survit au contact de l'ennemi" ; il en va de même pour une œuvre face au public.
Même des œuvres que l'on pouvait prendre comme bas de gamme (faible budget, effets spéciaux médiocres) peuvent atteindre un statut culte malgré un scénario improbable : c'est le cas de Sharknado dont le scénario, une tornade avec des requins dedans (ou quand Twister rencontre Les dents de la mer) a su se construire une réputation et comptera un 5ème opus à partir du mois d'Août !

En résumé, il y a un monde entre théorie et pratique, des échecs et des succès peuvent apparaître de manière surprenante sans avoir d'éléments annonciateurs. Les réalisateurs, créateurs et écrivains doivent ainsi faire de leur mieux afin de produire quelque chose de qualité avec les moyens à disposition afin de n'avoir aucun regret.
Il n'y a pas de véritable règle régissant le succès d'une œuvre, c'est le fruit d'une certaine alchimie entre différents éléments, parfois surprenants ; et également parfois d'un peu de chance.

En vous souhaitant bonne continuation, et à bientôt !

lundi 16 janvier 2017

La question du lundi n°28 : Quelles sagas littéraires pour la jeunesse ?

C'est le début d'une nouvelle année, et si l'on a de la chance on arrive à se retrouver avec un peu d'argent des fêtes de Décembre dernier. Comment le dépenser ? En achetant des livres, pour ma part, berceaux de l'imagination et du développement intellectuel. Mais lesquels choisir, parmi l'ensemble de ceux existants et sortants chaque mois chez les différents éditeurs ? J'ai choisi cette fois de faire une petite sélection pour nos plus jeunes lecteurs, afin de leur présenter des sagas littéraires classées ''Jeunesse'' sans pour autant être débilitantes.


Pour commencer, cela n'aura échappé à personne depuis samedi, la saga de fantasy futuriste de Maxime Chattam vient de s'achever avec la sortie de son septième tome. Autre-Monde ravira autant les plus jeunes que les adultes, sachant parler à tout le monde et vibrer sur les bonnes cordes sensibles, avec des thématiques fortes et terriblement actuelles. Vivement conseillée !


Les Chroniques de l'Epouvanteur de Joseph Delaney arrivent en bonne position dès qu'il s'agit de choisir une saga littéraire d'épouvante mais également de qualité. Les lecteurs les plus anciens comme les plus jeunes sauront s'y retrouver aisément, car il y en a pour tout le monde à l'intérieur de ces pages sentant bon la fantasy et les légendes d'autrefois.


Un peu dépassée maintenant en terme d'actualité mais toujours trouvable, la trilogie d'Azilis de Valérie Guinot, aux éditions Rageot, fait la part belle aux légendes Arthuriennes à la lisière de l'antique et du médiéval, dans un monde de raison qui affronte chaque jour le fantastique issu du passé encore proche. Magie et intrigues politiques ainsi qu'amoureuses se mêlent, pour notre plus grand plaisir.

 
Pas trop actuelle non plus mais toujours aisément trouvable un peu partout désormais, la saga des Chevaliers d'Emeraude s'adresse en premier lieu aux adolescents, aux jeunes qui désirent lire de la fantasy et suivre l'évolution de personnages charismatiques et nuancés ; mais également aux jeunes adultes qui peuvent y retrouver tous les ingrédients d'un récit de qualité, peut-être un peu trop tiré sur le sentimentalisme cependant.

 
Enfin, car il est parfaitement inconcevable de ne pas mettre ces livres entre toutes les mains, la saga littéraire championne du genre : Harry Potter, de J. K. Rowling. Trop vieux ? Dépassée ? C'est pour les enfants ? Non non et non ! C'est intemporel, ça s'adresse à un public extrêmement large et ça brasse des générations entières sur l'ensemble de ses sept tomes, des plus jeunes d'une dizaine d'années aux plus grands dans la vingtaine qui ont grandi avec les personnages et leur univers. Les films sont bien aussi, la totalité de l’œuvre est à fortement conseiller à tous ceux qui ne la connaîtraient pas encore !

Voilà, en espérant que ce rapide tour d'horizon vous ouvrira les portes de mondes enchantés où votre imaginaire pourra se développer et grandir toujours plus, à la fois protégé des soucis de ce monde et en même temps poussé à y réfléchir avec intelligence et recul. A la prochaine, et comme toujours nous vous accompagnons dans les lectures du moment sur Radiophogeek !

lundi 24 octobre 2016

La question du lundi n°16 : Peut-il y avoir une fin à tout ?


Terrible question que celle-ci, qui hante chaque écrivain en herbe et chaque scénariste, chaque auteur, chaque personne ayant développé un jour ou un autre un petit bout d’œuvre littéraire ou artistique dans son coin. Doit-on mettre une fin ? Peut-il y avoir une fin à tout ?

Le concept dit de ''fin ouverte'' permet d'échapper au code d'une fin conclusive habituelle en donnant aux personnages et à l'histoire une nouvelle direction au moment de terminer le récit que l'on suivait. Le lecteur peut ainsi s'imaginer la suite des aventures, la suite de l'histoire, et ce la plupart du temps dans plusieurs directions et schémas de pensée différents. Appelée aussi la fin des flemmards, de ceux qui n'osent pas conclure définitivement ou poser un panneau STOP dans leur récit. Sauf que ce n'est jamais aussi simple que cela, heureusement d'ailleurs.

La fin est une sorte d'achèvement en soit, un but à atteindre pour tout auteur, il FAUT y arriver à un moment donné pour que la naissance de l’œuvre soit achevée. Mais ce n'est pas facile de poser le mot FIN, ça demande énormément de choses, y être prêt, déjà. C'est un passage obligé vers l'imaginaire, c'est souvent aussi ce passage en question qui donne tout son sens à un récit, qui permet de marquer le lecteur et de graver dans sa mémoire ce qu'il vient de lire. Une bonne fin est discrète, efficace et fait appel à l'imagination du lecteur, qu'il s'agisse d'une fin ouverte ou définitive. Une mauvaise fin en revanche peut totalement ruiner la vision que le lecteur va avoir de l’œuvre, son souvenir et son impression globale en ressortant de la séance ou de la lecture. L'auteur reçoit une énorme pression pour sa fin, comme par exemple J. K. Rowling pour celle de Harry Potter ou Eiichiro Oda pour celle de One Piece. D'ailleurs on remarque que pour ces deux exemples, la fin est écrite bien à l'avance, voir même dès le début de la rédaction. La fin peut en effet être le but à atteindre, déjà fixé depuis longtemps, et le reste de l'écriture ne servira alors qu'à arriver à cette fin de la façon la plus intéressante possible. Il existe aussi des auteurs chez qui la fin n'a aucune espèce d'importance, dans le sens où elle interviendra quand elle interviendra, et voilà. Le fameux proverbe selon lequel le voyage compte davantage que la destination (ce qu'on peut imaginer pour One Piece d'ailleurs, pour celles et ceux qui s'amusent à tenter de deviner cette fameuse fin).

Parfois la fin n'est pas forcément ouverte mais pas totalement définitive non plus, l'auteur peut se permettre de revenir dessus et d'en faire une simple transition vers un futur récit. Terry Goodkind est familier de cela pour la fantasy, lui qui avait terminé sa saga littéraire de L’Épée de Vérité en un nombre précis de volumes et qui a apparemment décidé d'y revenir pour un nouveau cycle. D'autres comme Raymond Elias Feist se spécialisent dans les fins à retardement, des fins qui n'en sont pas vraiment et qui permettent surtout de différencier plusieurs cycles au sein d'une même saga littéraire, sur plusieurs générations de personnages. Pratique pour ne pas avoir à mettre le fameux point final et surtout pour continuer à développer son imaginaire ! J. K. Rowling fait de même en faisant équipe avec d'autres auteurs pour ramener à la vie son univers autour de Harry Potter et écrire de nouvelles aventures, sous différentes formes. On remarque la même mécanique chez nous pour le succès que fut et qu'est toujours la série Le Visiteur du Futur, qui se termine à la saison 4 en format web-série mais qui se poursuit malgré ça en chapitres en ligne sur Internet et aussi en livres imprimés. Dans tous ces cas, la fin est seulement une autre forme de transition.

Dans les comics, le principe d'une série est de durer le plus longtemps possible. Bien sûr comme partout il y a des séries qui s'étalent sur un nombre bien précis et défini à l'avance de chapitres et de mois de parution, certaines s'éteignent avant d'arriver à leur chute, et d'autres chez DC et Marvel qui durent depuis 60 à 80 ans maintenant. Un auteur à retenir, J. M. Straczynski, très prolifique et dans plein de domaines différents. Ici on parle du monde des comics, mais on remarque partout dans la carrière de ce monsieur une certaine difficulté à finir, à poser le point final. Il a souvent tenté de mettre un terme à la série d'un héros chez l'un ou l'autre des deux grands, qu'il s'agisse de Superman, Wonder Woman ou Spider-Man, Straczynski a soit écrit leurs dernières aventures avant un renouveau éditorial, soit voulu mettre fin à ces aventures durant un certain temps, dans le cas de Spider-Man, ce qui a valu un sacré désaccord avec l'éditeur de l'époque. Straczynski est donc devenu aux yeux des fans et des lecteurs un auteur incapable de donner une fin correcte à ses runs, ou du moins malchanceux en ce qui concerne le fait d'écrire et de valider ces fins, et dont a laissé plus d'une fois une impression d'inachevé dans ses écrits et séries.

Qu'on rédige un livre, une nouvelle, un roman, une lettre, un scénario, une pièce de théâtre, ou même un simple édito dans la presse ou sur un blog, comme pour répondre à une question par exemple, on est toujours confronté à un moment ou à un autre à cette étape fondamentale de la fin. Certains alors usent d'artifices pour retarder ce moment le plus possible et même parfois ne terminent pas du tout ce qu'ils étaient en train de faire, car la fin les bloque, les angoisse même. Devoir mettre un point final, devoir faire une conclusion, c'est assez difficile finalement, assez stressant quand la deadline approche et qu

samedi 22 octobre 2016

Harry Potter et l'enfant maudit (Gallimard - Octobre 2016)


Après une longue attente pour les fans francophones la voici enfin, la version française du texte de la pièce de théâtre tirée de l'univers de Harry Potter, à partir d'une histoire originale de J. K. Rowling elle-même adaptée par John Tiffany et Jack Thorne.

Déjà, un premier point à aborder avant toute chose, il s'agit du texte de la pièce de théâtre tel quel, et non de la pièce en version romancée comme on aurait pu s'y attendre (du moins comme je m'y attendais personnellement sans savoir jeté un œil à la version anglaise, disponible plus tôt). C'est donc vraiment une pièce de théâtre que l'on aborde ici, et d'emblée cela représente une première barrière pour la lecture : fan de la saga littéraire, forte de sept romans, c'est assez difficile de se représenter un retour dans le giron de Harry Potter sous forme de pièce de théâtre. C'est davantage une histoire de préférences personnelles que de réelle mise en forme problématique, mais je sais que je ne suis pas le seul à avoir eu cette étrange impression de décalage en lisant le début du livre. Mais passons au résumé maintenant, il est fort simple :

L'histoire reprend où l'on en était resté à la fin du septième tome, le fameux épilogue écrit depuis de nombreuses années à l'avance. Harry accompagne son second fils, Albus Severus Potter, pour sa première année à Poudlard et son premier voyage à bord du train magique, le Poudlard Express. Il s'avère bien vite cependant que le jeune Albus connaît quelques difficultés à se hisser au niveau de son illustre paternel : en effet, il se retrouve à Serpentard et a comme meilleur et seul ami le fils de Drago Malefoy, Scorpius, dont la rumeur prétend qu'il pourrait être le fils de Voldemort ne personne. Mais alors que tout est sensé les opposer, les deux amis vont poursuivre ensemble leur scolarité jusqu'à un certain point de rupture avec leurs parents, surtout concernant Albus. Devenu distant à l'égard de Harry, ne parvenant pas à supporter un héritage aussi lourd, le jeune homme alors entré dans sa quatrième année envisage, par une suite d'événements bien déterminés, de voler un Retourneur de Temps au Ministère de la Magie et de l'utiliser pour revenir dans le passé, à l'époque du Tournoi des Trois Sorciers, afin de ramener Cédric Diggory à la vie dans leur présent en l'empêchant d'être tué par Voldemort. Albus et Scorpius vont dès lors se retrouver embarqués dans une suite d'aventures à travers le temps, tâchant tantôt de corriger le passé et tantôt de réparer leurs erreurs, tandis que dans le présent les adultes se lancent à leur poursuite pour les empêcher de commettre l'irréparable. Car, comme on le sait bien, modifier un seul petit détail dans le passé peut avoir d'énormes conséquences dans le présent et l'avenir. Une leçon que les deux jeunes garçons devront apprendre à la dure, avant qu'il ne soit trop tard.

Si le plaisir de retrouver l'univers de Harry Potter est toujours bien vif et présent, il n'est pas tout à fait intact. Certes ce huitième volume est officiel et il sert de suite à la saga elle-même (qui n'en avait pas forcément besoin mais passons), mais l'histoire fait davantage l'effet d'une fan-fiction assez aboutie plutôt que d'une vraie histoire officielle. La faute en premier lieu à une assez mauvaise présentation du temps écoulé, des pans entiers de l'histoire sont zappés pour nous amener le plus rapidement possible à la quatrième année d'Albus et de Scorpius et aux événements liés au Retourneur de Temps. Qu'on se comprenne bien, je ne juge pas la qualité du travail accompli autour de cette pièce de théâtre et de tous les efforts des metteurs en scène ainsi que de l'auteur originelle, mais à la lire comme ça on a surtout l'impression de passer à côté de quelque chose d'important par moments. En fait, l'expérience doit être bien plus vibrante, passionnante et surtout vivante quand elle est faite au théâtre, devant la scène, avec les acteurs et toute la mise en scène, les décors, les ''effets spéciaux'', que l'on ne retrouve ici qu'en didascalies assez appauvries qui ne parviennent pas à nous faire saisir toute l'ampleur du projet et toute son énergie.
Un autre mauvais point concernant les personnages, qu'il s'agisse des anciens comme des nouveaux. Tous ont plutôt l'air creux et assez différents du souvenir ému que l'on en a gardé à la sortie du dernier tome, dont on retrouve l'épilogue en ouverture de cette pièce. Harry, Ron, Hermione, Ginny et Drago tombent un peu à côté de la plaque par moments, certes ils sont devenus adultes et ont désormais de nouvelles préoccupations et responsabilités, mais certains passages nous font dire qu'ils n'ont pas été développés autant qu'il l'aurait fallu ou du moins qu'on l'aurait voulu. Passons tout de suite sur le personnage d'Albus Severus Potter, qui ne suscite malheureusement pas un grand engouement de sympathie (la faute à pas de chance) pour nous pencher sur le cas de Scorpius Malefoy, LA vraie réussite de cette œuvre. Ce personnage-ci est travaillé, profond, on ressent de la sympathie voir une forte empathie pour lui, c'est véritablement lui qui transporte le lecteur au cœur des aventures vécues dans cette histoire par les deux amis, et d'ailleurs les auteurs ne s'y sont pas trompés puisqu'ils ont pris le soin de le mettre toujours en avant. Qu'il s'agisse ou non du véritable ''enfant maudit'' du titre, c'est en tout cas celui auquel on s'attache le plus et qui nous pousse à continuer la lecture pour en savoir davantage.

Qu'on se comprenne bien, mon avis général sur cette pièce de théâtre est bon, voir plutôt bon. Le plaisir de retrouver Harry et ses amis et compagnons, de voir les familles évoluer et se développer, de retrouver tout l'univers des sorciers de J. K. Rowling, bref tout cela c'est du bon, c'est même pour le mieux quand on songe à certains personnages comme Scorpius qui nous accrochent immédiatement et nous entraînent derrière eux comme leurs parents l'ont fait en leur temps. Mais les thématiques ont changé, les intrigues sont plus complexes, sombres et adultes, c'est le mot juste. Il ne s'agit pas tant du retour potentiel de Cedric à la vie que de la relation compliquée et conflictuelle qui unit Harry et son fils, pareillement pour Drago et Scorpius. Le thème principal est bien la difficulté à être l'enfant d'un sorcier aussi connu et reconnu historiquement, le poids des rumeurs et de l'héritage, bref la rupture entre deux générations si on veut. Générations qui vont apprendre petit à petit à se rapprocher et à faire des concessions, à communiquer et à échanger, à établir une certaine complicité. Ce n'est pas tant Harry Potter et l'enfant maudit que Harry Potter et l'apprentissage d'être père, de nouer des liens forts avec son fils malgré le lourd héritage familial et surmonter les épreuves de la vie ensemble, l'un pour l'autre.

Beaucoup d'idées à traiter, à assimiler, beaucoup d'éléments à suivre et à découvrir. Beaucoup de nouveaux personnages, une histoire originale et une intrigue à plusieurs branches et dimensions, bref tout ce qu'il faut pour faire une bonne histoire sur le papier. Mais ça ne suffit pas forcément pour faire un bon Harry Potter, il y a également une certaine magie à mettre en œuvre qui se retrouve ici au travers des descriptions de ce qui se passe dans le théâtre durant le déroulement de la pièce, mais que nous lecteurs ne pouvons pas vivre pleinement et ça en devient assez frustrant.

Je ne déconseille pas cette lecture, elle ravira certainement de très nombreux fans de la saga et nouveaux lecteurs bienvenus, mais il faut s'attendre à une petite pointe de déception malgré tout, à cette légère imperfection qui en fait une histoire à part, à la fois plus adulte et construite et pourtant terriblement simpliste par endroits, voir naïve. A lire de toute façon, c'est rapide et efficace et ça ne demande pas beaucoup d'efforts !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 25 juillet 2016

La question du lundi n°4 : Le 3ème épisode est-il toujours le pire ?


Récemment dans X-Men – Apocalypse, nous avons pu voir Jean Grey, Scott Summers et Kurt Wagner aller au cinéma pour voir le troisième volet de la première trilogie Star Wars dans les années '80. A cette occasion, en sortant de la salle et après un petit débat animé sur les trois films cultes, Jean Grey s'exprime alors de la façon suivante : ''En tout cas on est bien d'accord, c'est toujours le troisième film qui est le pire''. Et bien justement, posons-nous la question et faisons un petit détour par certaines trilogies ou séries de films les plus connues pour savoir si oui ou non, on peut observer que le 3ème opus est généralement le pire. Fausse idée admise communément ou réalité fondée ? Petit détour par ma collection personnelle pour y voir plus clair.


Les mauvaises idées

Commençons avec Shrek. Le troisième volet des aventures de l'ogre vert de Dreamworks a énormément déçu à la fois son public et ses concepteurs. Pas assez de profondeur, une tentative assez navrante de bouleverser les codes de la narration habituelle pour s'adresser à une jeune génération qui s'est sentie gênée plus qu'autre chose, une histoire qui n'avait vraiment rien de bien exceptionnel, exploitation plus que douteuse de la franchise et tirage de corde bien senti... Shrek le Troisième est une grosse déception générale et aurait très bien pu signer la fin de l'exploitation de cet univers de contes de fées revisités à la sauce adulte et parodique, mais heureusement le studio a pu et su produire une dernière suite avec Shrek 4 – Il était une fin, qui a globalement tout fait rentrer dans l'ordre.

Passons à Rush Hour 3. L'épisode de trop, signé Brett Ratner comme les deux précédents, qui a sûrement tué sa saga dans la mémoire de tous les fans qui jusque là l'aimaient plutôt bien. Des gags lourdingues, des dialogues pas franchement éclairés, une mise en scène plutôt bâclée et des acteurs qui en font des tonnes inutilement en tirant sur la corde d'un humour déjà bien fatigué. Brett Ratner peut-il faire pire ?


Les échecs critiques

Et bien oui, il le fait. En parvenant presque à tuer la licence X-Men au cinéma avec la réalisation du troisième épisode, qui marque une période assez sombre que l'on a tous très vite eu envie d'oublier. Coupant radicalement avec l'ambiance et la portée des deux premiers opus réalisés par Bryan Singer, X-Men 3 nous offre une intrigue très moyenne et des personnages qui parviennent à se rendre tous plus inintéressants les uns que les autres, un message vraiment très basique et une portée minimaliste et elle aussi basique. Peut-on cependant trouver encore pire, peut-on creuser plus profond ?

Et bien oui malheureusement on le peut, car Sam Raimi nous offre en 2007 le troisième et dernier épisode de sa trilogie Spider-Man, adaptant l'arc de l'apparition du costume symbiotique et de Venom ainsi que de l'Homme-Sable, massacrant ces derniers et le personnage de Gwen Stacy au passage. Des acteurs très mal dirigés et privant leur rôles de tout ce qu'il y avait de bon dans les précédents volets, des effets spéciaux très décevants et une intrigue banale à souhait que ne parviennent pas à sauver de nombreux gags et tentatives ratées d'humour. Une trahison totale pour bon nombre d'entre nous à l'époque et qui reste encore un souvenir douloureux.


Les mitigés

Le troisième et dernier volet des aventures de Batman au cinéma suivant la vision plus noire et réaliste de Christopher Nolan a beaucoup fait parler de lui en son temps, principalement pour sa noirceur encore plus poussée et son casting un brin défaillant par certains moments. Est-il pour autant le pire de sa trilogie ? Ce n'est pas certain, ce fut une grosse déception pour beaucoup de fans mais il n'y a pas d'avis général négatif sur ce film, qui reste l'un des plus rentables de tous les temps il faut le signaler. Le fait est que Nolan avait vraiment sa propre vision des choses et qu'il était également coincé par le décès de Heath Ledger qui le privait de la suite de son intrigue concernant le Joker. The Dark Knight Rises donne donc peut-être l'impression d'avoir été écrit et réalisé à la va-vite, mais il se base sur un pan de la vie du Chevalier Noir de Gotham qu'il tente d'adapter le plus sincèrement possible, et toujours en sachant rester fidèle au crédo de son réalisateur.

Je ne vais pas me risquer à m'attaquer à la trilogie du Seigneur des Anneaux, par respect et surtout principalement parce que je ne dispose pas encore des versions longues pour juger correctement ces films. Alors à la place je vais vous parler de la seconde trilogie de Peter Jackson, celle basée sur le livre Bilbo le Hobbit de Tolkien. Son troisième opus fut et est encore très décrié, ce malgré la sortie d'une version longue qui a le mérite de rééquilibrer un peu les choses et le montage, qui reste malgré tout principalement basé sur cette fameuse Bataille aux proportions titanesques. Ce nouveau montage change la donne concernant l'évolution des personnages et la balance entre l'action et l'intrigue, mais n'a pas réellement su convaincre les spectateurs qui boudent encore aujourd'hui cet épisode pour de nombreuses raisons, certaines assez bonnes il faut le reconnaître (Legolas qui saute sur des pierres qui tombent, c'est tout simplement non). La faute à pas de chance sûrement, personnellement j'ai aimé ce nouveau montage plus long mais je sais aussi reconnaître les défauts du film qui persistent. Ce qui est clair, c'est que le troisième Hobbit est le moins apprécié et loin d'être le meilleur.

Encore un troisième volet qui a su autant séduire que déplaire : Pirates des Caraïbes 3 – Jusqu'au bout du monde. Nombreux sont ceux qui n'ont pas apprécié l'histoire d'amour toujours plus désespérée entre Elisabeth Swan et William Turner, de même que nombreux sont ceux qui n'ont pas aimé le grand discours d'Elisabeth avant la bataille navale finale. Mais d'un autre côté, beaucoup de fans ont adoré cette conclusion forte et dramatique du premier grand arc de Pirates des Caraïbes (pour rappel nous sommes actuellement dans le second, seconde trilogie oblige). Comment départager clairement ce film et dire qu'il est totalement mauvais, alors qu'il comporte une bonne volonté admirable et des prouesses techniques époustouflantes ?


Que des bonnes choses

Simple, efficace, net et sans bavures : le troisième film de la saga Harry Potter, tout comme le troisième livre sur lequel il est basé, est l'un des préférés des fans du monde entier pour sa noirceur assumée et son côté plus mâture, ainsi que l'ajout de plusieurs personnages devenus immédiatement les chouchous du public (Sirius, Lupin) pour leur histoire et leur personnalité. Réalisation correcte, effets spéciaux à la hauteur des attentes, Le prisonnier d'Askaban rattrape la légère déception que fut le second film (La Chambre des Secrets) et relève nettement le niveau de la saga, qui se prépare à entrer dans son ère la plus sombre avec le quatrième (La Coupe de Feu).

Adaptation en deux parties du troisième et dernier livre de la saga littéraire jeunesse Hunger Games à succès, le film transcende largement les deux premiers volets et offre à la saga toute entière ses lettres de noblesses à la fois littéraires et cinématographiques, une reconnaissance méritée pour une œuvre bien plus profonde et symbolique qu'il n'y paraît, qui aura su se révéler sur la distance et devenir un véritable phénomène de génération. Une histoire sombre, réfléchie, mâture, noire et à la fois oppressante et libératrice, des personnages profonds et une véritable portée historique et philosophique pour qui sait regarder.

Iron Man 3 où le film qui a réussi à prendre son public par surprise et à quasiment égaler le chiffre d'affaire de Avengers premier du nom. L'histoire mélange plusieurs récits cultes autour du personnage de Tony Stark / Iron Man, en offrant au public un mémorable retournement de cerveau et un humour décapant et très efficace grâce à la réalisation de Shane Black et au jeu de Robert Downey Jr. et Guy Pearce. Pas besoin d'en dire davantage, le film parle de lui-même et son succès aussi.

Tout le monde ou presque est d'accord pour dire que le second épisode de la trilogie Retour vers le Futur est le meilleur des trois. Il est vrai que la suite, se passant majoritairement en 1885 à l'époque Western, n'a pas su plaire autant que celui-ci. Mais pour autant, ça reste un des meilleurs films de notre enfance et sûrement de l'histoire du cinéma fantastique, avec ce qui reste sans doute dans nos mémoire comme l'une des plus belles morales de tous les temps, servie par le meilleur personnage de nos jeunes années (Doc forever <3). La magie fonctionne toujours autant dans ce troisième et dernier épisode, qui transporte son public comme peu de films savent le faire de nos jours.
Avec l'arrivée de Sean Connery au casting dans le rôle du père du célèbre aventurier et archéologue, la saga Indiana Jones trouve une fin digne d'elle et de sa portée mondiale avec La Dernière Croisade. Car nous sommes bien d'accord chers amis, il n'y a strictement rien après ce film. Tout est dit et ce point final fonctionne parfaitement bien, sans qu'il soit besoin d'en rajouter. Ce n'est peut-être pas le meilleur des trois, mais assurément celui dont on se souvient le plus !

Heureusement il reste quelques sagas cinématographiques dont les troisièmes épisodes ont largement su relever le niveau voir parfois revenir aux sources des premiers qui ont su faire leur succès. C'est le cas avec Rocky III où le personnage culte du boxer que rien n'arrête revient sur ses pas et reprend tout depuis le début, après une chute dramatique qui précédera sa nouvelle ascension vers la lumière et la gloire. Sans doute l'épisode le plus aimé des fans, il reste aussi dans les mémoires comme l'un des meilleurs films de son temps et un bel exemple d'écriture à l'ancienne, sans chercher à trop en faire, en sachant conserver juste ce qu'il faut et doser correctement chacun de ses éléments pour atteindre un équilibre presque parfait.


La conclusion

On pourrait continuer encore longtemps comme ça, en citant notamment les sagas Star Wars, Jurassic Park ou encore Terminator qui ont toutes connu des troisièmes épisodes allant de la mauvaise surprise à la grosse déception, voir l'échec critique. Mais si les mauvais ''3'' sont marquants à plus d'un titre, il faut néanmoins faire l'effort de se souvenir qu'il a existé et existe encore et existera sûrement à venir des ''3'' de bonne qualité, voir encore meilleurs que les précédents, quand les productions et les auteurs parviennent à s'accorder sur la bonne voie et à trouver le bon équilibre dans l'écriture et la réalisation. Harry Potter, Hunger Games, Indiana Jones, Retour vers le Futur, ont su nous livrer des troisièmes épisodes convaincants et marquants à plus d'un titre, là où d'autres sagas se suicident en allant trop loin. S'il est vrai que dans une trilogie en général on observe que le troisième et dernier épisode n'est pas le meilleur, il est faux d'affirmer qu'il est toujours le plus mauvais.
Donc non, Jean Grey, nous ne sommes pas d'accord : le ''3'' n'est pas toujours le moins bon, loin s'en faut, et il faudrait peut-être apprendre à dépasser les traumatismes que nous ont infligé certains mauvais films pour voir au-delà et savourer ce qui s'est fait de mieux dans le genre. En revanche nous sommes totalement d'accord sur le fait que le troisième de ta saga est le pire, ça oui !

Si cet article vous a plu ou déplu, merci de le faire savoir dans les commentaires et de le partager ! Le débat reste toujours ouvert, et les nouvelles idées sont toujours les bienvenues ! Merci en tout cas de nous avoir suivi jusqu'à la fin, et rendez-vous une prochaine fois pour un autre sujet !

lundi 18 juillet 2016

La question du lundi n°3 : A quoi servent les suites et leurs différentes déclinaisons ?


Que ce soit en littérature, au cinéma, dans les jeux-vidéo, etc… vous avez forcément vu un titre du nom de ''xxx'' suivi d’un nombre plus ou moins élevé selon la longévité de la série (Star Wars VII, Hellraiser IX, Camping 3, etc.).
Les suites faisant parti d’une licence sont monnaie courante et peuvent s’inscrire dans une logique de continuité menant à la conclusion de l’aventure (Le Seigneur des Anneaux, Harry Potter…) et d’autres motivées par un succès commercial conséquent et qui cherchent à tirer profit à fond d’un univers, une ambiance, un système (Assassin’s Creed) ou encore tout simplement à s’appuyer sur un nom mondialement connu pour s’accaparer une forte publicité (la série des Final Fantasy dont le XV doit sortir au mois de Septembre).
Les suites peuvent ainsi diviser : continuer à explorer un univers intéressant mais également prendre le risque de décevoir les fans et de ternir l’image de la saga.
Tel est le dilemme qui peut se poser face au succès de certaines œuvres.


I - Quand y'en a pour un, y'en a pour deux !!

Bon nombre de films ayant connu un succès plus ou moins attendu ont eu le droit à une suite. En réfléchissant bien il est facile de trouver dans les films que l’on a déjà vus de tels exemples. Une suite qui peut parfois radicalement trancher avec le 1er opus, c’est le cas notamment de Battle Royale qui, centré sur ce concept à la base, prend un chemin relativement différent dans sa suite, médiocre et très vite oubliée. Faire une suite qui est à la hauteur du 1er volet est un exercice périlleux et ne donne pas forcément de bons résultats comme je viens de l’illustrer !
La suite peut permettre de conclure la trame en achevant de manière définitive le méchant de l’histoire. Ce schéma est notamment employé dans les films d’action ou d’horreur. Par exemple, dans Halloween, Michael Myers était supposé mourir complètement carbonisé à la fin du 2… avant de revenir d’outre-tombe après l’échec commercial et critique du 3 qui était parti dans un cadre différent avec une histoire de masques maléfiques.
Certaines œuvres ont ainsi juste eu une suite et d’autres ont enchainé les suites avec des résultats variables (Vendredi 13, Leatherface, Rocky…) donnant parfois lieu à des relaunch ou des reboots.
Enfin, il reste un schéma connu et qui a fait ses preuves et est encore employé à l’heure actuelle : la Trilogie. 


II - La trilogie, une recette qui a fait ses preuves
 
Le modèle triptyque est l’un des plus usités et que l’on retrouve dans de nombreux domaines. La trilogie permet de se calquer sur la structure classique d’un récit en 3 temps :
1) Introduction : le décor, l’univers est planté et permet de découvrir différents protagonistes.
2) Développement : l’histoire prend son envol et l’aventure prend de l’ampleur.
3) Conclusion : le conflit est résolu et le récit s’achève.
La trilogie permet ainsi une exploitation efficace d’une œuvre longue en n’étant ni trop court, ni trop long afin de garder l’attention du public et de ne pas le lasser.
A noter que l’on peut distinguer 2 types de trilogie : la trilogie classique dite ''1,2,3'' et la trilogie préquelle, plus récente, de type ''0,1,2''.

*La trilogie préquelle

La trilogie préquelle, pour reprendre les termes employés par les Guignols : « Quand un film a bien marché, on fait la suite et après il y a Les Origines ! »
Ainsi après avoir réalisé les épisodes 1 et 2, on raconte les origines par le biais d’une préquelle qui est l’épisode 0. On peut ainsi citer les Cubes (Cube, Cube 2 : Hypercube et Cube Zero). J’avais également une trilogie de films d’horreur venant des pays nordiques avec d’excellents épisodes 1 et 2 et une préquelle moyenne mais malheureusement impossible de retrouver le nom du film !
On peut citer pour les mangas (à la base provenant de romans), la série des King’s Game avec King’s Game premier du nom suivi de King’s Game Extrem et de la préquelle King’s Game Origins.
Dans les jeux vidéo, on peut citer Bioshock, l’épisode Infinite se situant chronologiquement avant le 1 et le 2.
La préquelle permet ainsi de continuer à exploiter un univers en expliquant les motivations de certains des protagonistes, en faisant la lumière sur leur passé, ou tout simplement parce que comme le méchant est définitivement mort, impossible de faire une suite directe !

*La trilogie classique

Un grand nombre de trilogies sont devenues cultes au fil du temps : ainsi la trilogie du Parrain de Coppola reste une référence du genre. Dans le registre de l’héroïc-fantasy comment ne pas penser au Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau, Les Deux Tours et Le Retour du Roi. N’oublions pas les aventures temporelles de Marty et du Doc dans Retour vers le Futur ou encore la triple trilogie de Star Wars (bon, les épisodes 8 et 9 sont pas encore sortis mais on les compte comme même !).
Les trilogies se retrouvent également dans les jeux-video comme les Mass Effect ou plus récemment la trilogie des ZERO ESCAPE ->999 : Nine Hours, Nine Persons, Nine Doors suivis de Virtue’s Last Reward et se concluant avec Zero Time Dilemma (je ferai d'ailleurs un article concernant la série des Zero Escape, une fois que j’aurai terminé ZTD).
Bon nombre d’œuvres encore à l’heure actuelle suivent ce schéma mais celui-ci semble être mis à mal ces dernières années avec l'apparition de la tétralogie.


III - Tétralogie / Quadrilogie

Si la tétralogie (ou quadrilogie) devient plus présente, c’est principalement pour des raisons mercantiles. Ainsi des films récents ou à venir se retrouvent dotés d’une fin en 2 parties (Harry Potter et les Reliques de la Mort, Hunger Games : La révolte partie 1 et 2) ou encore dans un futur assez proche, la conclusion des Avengers qui se verra couper en 2 parties.
Certaines trilogies se sont également vus attribuer un 4ème opus par le biais d’un reboot ou d’un relaunch (Indiana Jones et le royaume du Crâne de Cristal, Jurassic Park/World…) qui cherche à réveiller la fibre nostalgique chez le spectateur et à continuer d'exploiter le filon d’un univers ayant fait ses preuves avec aux alentours une vaste communauté de fans.
Une tétralogie a également conclu les aventures de Nathan Drake avec Uncharted 4 pour ce qui est des jeux-vidéo.


IV - Les longues -voir très longues- séries

En règle générale, les licences dépassant les 4 épisodes donnent des films n’ayant pas véritablement de connexion entre eux. Il est possible ainsi de retrouver des éléments emblématiques d’une saga (ex : les slimes dans Dragon Quest, les invocations, les chocobos dans Final Fantasy…) ou encore la présence d’un personnage-clé qui revient de manière systématique, c’est le cas notamment dans les sagas de films d’horreur avec  MichaelMyers dans Halloween, Leatherface dans les Texas Chainsaw, Jason, Freddy etc… à noter quelques exceptions où il y a une véritable continuité dans les suites, c’est le cas de l’heptalogie SAW, où les films se suivent de manière continue avec plus ou moins de cohérence, des retournements de situation finaux devenant de plus en plus capillotractés.

Conclusion

Pour conclure cet article : les suites peuvent permettre d’enrichir un univers et procurer un plaisir conséquent pour les passionnés. Cependant, une utilisation abusive des suites peut provoquer critique, lassitude, déception voir même des incohérences scénaristiques en cherchant à trop tirer sur la corde. Il est regrettable à l’heure actuelle que de plus en plus de suites ne soient motivées que par un but purement commercial pouvant ainsi traduire un manque d’originalité et de créativité. Si certains peuvent chercher un second souffle par le biais d’un reboot ou d’un relaunch, d’autres possèdent parfois la lucidité de stopper une série qui devient trop longue. Pour l’anecdote, la saga des SAW devait à la base prendre fin avec son 8ème opus mais les résultats décevants du 6 ont eu pour conséquence de faire fusionner les épisodes 7 et 8 en un seul film (SAW 3D).

Au final, le meilleur juge de la longévité des suites reste le public qui par son approbation ou son désaveu de la suite peut déterminer le destin d’une licence.
Selon mon humble avis, les suites sont une bonne chose à partir du moment où elles permettent de développer un univers et surtout de divertir et de conserver l’intérêt du public. Une exploitation soutenue ne peut malheureusement que nuire à une licence : répétitions, effet de découverte moindre, incohérences, comparaisons avec les épisodes précédents, manque d’originalité, etc.
Le modèle de la trilogie offre la meilleure garantie avec un cadre défini et abouti mais n’est pas synonyme de succès pour autant.
Pour finir, le client est son seul maître. A lui de décider s’il souhaite continuer l’aventure en regardant ce qui suit ou bien y mettre un terme.

Si cet article vous a plu ou déplu, merci de le faire savoir dans les commentaires et de le partager ! Le débat reste toujours ouvert, et les nouvelles idées sont toujours les bienvenues ! Merci en tout cas de nous avoir suivi jusqu'à la fin, et rendez-vous une prochaine fois pour un autre sujet !

jeudi 14 janvier 2016

Alan Rickman n'est plus.


En cette période de nombreux deuils successifs, en voici un qui risque de toucher tout particulièrement les jeunes générations comme les plus anciennes. En effet, c'est à 69 ans que l'acteur Alan Rickman nous a quitté en ce jeudi 14 Janvier 2016, des suites d'un cancer. Il laisse derrière lui une filmographie impressionnante et d'une exceptionnelle qualité, dont nous citerons notamment Robin des Bois, prince des voleurs, Dogma, Love Actually, Sweeney Todd et bien entendu la saga des Harry Potter ou encore le cultissime Piège de cristal. Il nous manquera à tous énormément, et nous souhaitons tout le courage possible à ses proches et à sa famille ainsi qu'à ses nombreux fans de part le monde. Merci Mr. Rickman pour cette carrière éclectique et tous ces films cultes.