vendredi 7 avril 2017

La V.O. du vendredi n°66 : Chaos - Highway to Hel (Dynamite - Février 2015)


Quelque part dans les recoins les plus sombres de l'Enfer, la déesse nordique de la Mort s'éveille et lance un appel... un appel au meurtre, un appel de sang versé en son honneur. Hel est de retour, et elle entend bien détrôner tous les seigneurs de l'Enfer pour en devenir la seule maîtresse. Pour cela, il lui faut une armée. Et pour cela, il lui faut un recruteur... nul autre qu'Ernest Fairchild, Evil Ernie, qu'elle parvient à séduire et à détourner de sa croisade contre les pécheurs pour servir ses propres objectifs. Le plan est simple : utiliser l'énergie malfaisante qui anime Ernie pour la répandre sur toute la surface de la planète, provoquant une vague de morts et de suicides sans précédent qui iront gonfler les rangs des hordes de Hel. Mais en chemin, Ernie va se retrouvé pris à partie dans une guerre qui couve entre Purgatori, la terrible déesse-vampire, et une petite bande de monstres adeptes de la rédemption qui cherchent à lui nuire, voir à l'éliminer si cela est possible. Les deux intrigues se croisent lorsque Chastity, l'assassin envoyée par Purgatori pour détruire le groupe de nuisibles menés par Morgan Gallows, rencontre Ernie et décide de faire bande à part pour le conduire jusqu'à la machine qu'il doit alimenter pour Hel, cela afin de se venger de Purgatori qui l'a trop longtemps manipulée. Désormais la cible de tout le monde devient Ernie, qu'il faut arrêter à tout prix avant qu'il ne provoque un véritable génocide. Smiley est également de la partie, écarté par Ernie dont il veut à tout prix se rapprocher pour lui faire entendre raison et le ramener sur le ''droit chemin'' du meurtre. Purgatori elle-même se lance dans la traque, avec une alliance improbable qui voit alors le jour. Mais la déesse-vampire poursuit toujours ses propres objectifs, et il faudra s'en méfier...

Enfin la voilà, la grande entrée de l'univers de Chaos! Comics dans celui de l'éditeur Dynamite. Si le premier tome de Evil Ernie servait à poser les bases, les fondations, l'expansion de cet univers est vraiment abordée à partir de ce petit cross-over qui réunit tous les personnages emblématiques de la firme ressuscitée. Si le dessin n'est pas forcément idéal, parfois même assez simpliste, l'histoire en elle-même est prenante et reprend bien les caractères et motivations de chaque personnage, fidèles à leurs versions passées. Ernie se retrouve à nouveau au centre de l'affaire, et tout le monde gravite plus ou moins autour de lui jusqu'au point final, épique comme il se doit. En bonus de fin d'album vous retrouverez le script du premier épisode ainsi que la galerie des couvertures alternatives, comme de juste. À très bientôt pour le plaisir de vous chroniquer les histoires des différents personnages de Chaos!, qui viendront tous prochainement grossir les rangs de l'éditeur par leurs propres aventures.

jeudi 6 avril 2017

Alice in Murderland tome 4 (Pika - Mars 2017)


Après un affrontement déchirant sur le toit du laboratoire, Stella parvient à vaincre et à tuer Maré, le grand-frère qui semblait tant lui en vouloir. Mais les jeux sont encore loin d'être faits, et il reste encore plusieurs membres de la famille Kuonji à écarter de la course au pouvoir, du moins si Alice se prête au jeu. Stella va également en apprendre davantage sur la tragédie qui lui a permis de rencontrer Zeno et de devenir une des héritières potentielles des Kuonji au terme de cette macabre comédie. Tant de choses restent encore à découvrir et à éclaircir, et déjà le temps est venu de la nouvelle Mad Tea Party où tous doivent se rassembler pour survivre un mois de plus. L'occasion d'en savoir plus sur le lien si particulier qui unit chacun des enfants avec leur mère adoptive, ainsi que de se poser de nouvelles questions sur Zeno et ses véritables intentions. Et puis, qui est vraiment Tsukito, qui suit Stella comme son ombre et semble détenir la clé d'un immense secret ?

Ce quatrième volume est l'occasion d'approfondir un peu la relation entre Stella et Tsukito ainsi que Zeno, et de découvrir une nouvelle particularité de la hiérarchie des Kuonji qui en dit long sur cette famille et ses manigances depuis des générations. Il reste encore beaucoup à voir et à découvrir, mais une chose est sûre c'est que Stella aura bien besoin de l'énergie d'Alice pour surmonter toutes les épreuves qui l'attendent encore.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 5 avril 2017

La mort de Wolverine (Panini Comics - Mars 2017)


Wolverine, le mutant griffu immortel, est arrivé au bout de sa route. Ayant perdu sa faculté de régénération, il est devenu la proie de choix de tous les mercenaires et super-vilains désireux de se faire un nom en ramenant sa tête, mise à prix par Vipère. Se sachant condamné, Logan se lance dans un ultime baroud d'honneur durant lequel il défendra chèrement sa vie et remontera rapidement jusqu'à la personne ayant commandé ce contrat de mort le concernant, une personne qu'il connaît bien et qui incarne toutes les années de souffrances qu'il a pu connaître à l'issue du projet Arme-X. Tout se recoupe pour amener Logan à affronter une dernière fois les fantômes de son passé, et ses divers alliés et adversaires d'autrefois lui rendent chacun à sa façon un dernier hommage vibrant. La mort d'un grand héros, d'une figure exceptionnelle et d'un défenseur du bien, la mort d'un être unique en son genre et en son temps. Une disparition qui laissera un grand vide, que rien ni personne ne saura combler. À moins que...

Et nous y voici enfin, le chapitre final des aventures de Wolverine. On croyait que ce jour ne viendrait jamais, en raison de l'immortalité relative du personnage, mais une fois son facteur auto-guérisseur retiré il devient un mortel comme les autres, un rien plus féroce et endurant. Charles Soule et Steve McNiven orchestrent l’adieu aux armes de Logan, qui aura enfin l'occasion de connaître la paix pour ce qui sera sans doute la première et dernière fois de son existence. Un récit triste, poignant, rapide et mouvementé, qui mènera le mutant griffu au bout de ses limites et sera également l'occasion d'un rapide retour sur ses aventures passées, sur ses ennemis et ses amours d'antan, pour un bel hommage tout en finesse. L'album de la collection Marvel Deluxe (il n'en fallait pas moins) contient le récit principal de La mort de Wolverine ainsi que différents chapitres de ce que l'on peut appeler Une vie sans Logan, là où les amis et proches de Wolverine lui disent adieu à leur manière. Un coup fort porté par Marvel à la communauté mutante, juste avant les bouleversements de Secret Wars et la montée des Inhumains. Mais à l'heure où j'écris ces lignes, les rumeurs vont bon train dans le nouvel univers Marvel qui connaîtra à priori la possible résurrection du personnage. Wait and see, adieu Logan, le guerrier éternel qui connaît enfin la paix.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 3 avril 2017

La question du lundi n°34 : Peut-on vraiment tuer un héros ?


Vaste question que celle-ci, les vilains du monde entier se la posent sans doute depuis des temps immémoriaux. Peut-on vraiment tuer un héros ? Un super-héros, qui plus est ?

Depuis les temps mythologiques, les héros de tous poils affrontent des dangers titanesques et sauvent la veuve et l'orphelin, rendant la justice et écrasant le Mal où qu'il se trouve. Les héros sont par définition les exemples que chacun s'emploie à suivre dans le cours de sa vie, les modèles auxquels on veut absolument ressembler et s'identifier car ils incarnent les meilleures valeurs humaines. Mais pour autant, chacun doit un jour mourir, et cela vaut même pour les héros. Mettre en scène la mort d'un héros est une tâche ardue, à laquelle s'emploient les metteurs en scène depuis l'Antiquité, notamment avec l'essort du genre de la tragédie grecque dont le principe est, je le rappelle, que le Bien finisse par triompher du Mal au prix de l'ultime sacrifice, n'échappant aucunement à la fatalité de son destin. Kurumada, si tu me lis, c'est pour toi.

À l'heure actuelle, ce sont les super-héros qui dominent le marché et l'imaginaire collectif, ce depuis bien avant les années '30 et la création du meilleur et plus iconique d'entre eux, Superman. De nos jours avec les films au cinéma, le genre est devenu grand public et séduit même les néophytes, les comics ont le vent en poupe depuis plusieurs décennies et générations. Aussi il devient plus compliqué de tuer un personnage iconique, hautement symbolique et adulé de tous. Pour autant les éditeurs ont essayé, dans les années '90 par exemple avec le très célèbre arc de La Mort de Superman, à lire absolument dans son entièreté. Batman, brisé par Bane durant le même temps, n'échappa pas bien longtemps à son triste sort puisqu'à la fin des années 2000 le voilà tué par Darkseid durant Final Crisis. Et même bien plus récemment, Marvel a réussi le pari fou de tuer l'intuable, Wolverine lui-même, dans La mort de Wolverine (à lire prochainement sur Radiophogeek). On comprend qu'après des années et des années de bons et loyaux services, il soit temps de tourner la page et de faire passer l'arme à gauche aux personnages ayant la plus longue carrière. Captain America n'y a pas coupé à la fin de Civil War (le comics, pas le film), lui qui officiait depuis la Seconde Guerre Mondiale. Au bout d'un moment, la continuité devient trop lourde à assumer, il y a trop de récits et d'aventures à prendre en compte pour comprendre l'évolution d'un personnage, aussi vaut-il mieux le faire partir sur une dernière note des plus héroïques et le remplacer durant un temps par un de ses acolytes (Nigthwing, X-23, Winter Soldier... choisissez, il y en a plein). Tuer un personnage familier et aimé des lecteurs, ça fait vendre également. Les récits les plus lus et achetés sont en général les premiers et les derniers d'un héros, quel qu'il soit. Mais la Mort est-elle vraiment le point final ultime des aventures d'un super-héros ? Là où nos héros de l'Antiquité mourraient avec dignité au combat, les super-héros de notre époque moderne eux se fichent de la Mort comme d'une vieille chaussette et en reviennent sans arrêt. Batman est en réalité transporté dans le passé, Superman n'est entré que dans un état ''proche de la mort'', Wolverine va bientôt revenir si l'on en croit les rumeurs et Thor a même vécu des aventures épiques dans l'au-delà en attendant sagement sa résurrection. Tous les super-héros qui ont un jour affronté la Mort, la vraie, en sont revenus pour vivre de nouvelles et passionnantes aventures. Parce que c'est ça que le public aime désormais, des héros qui se montrent plus forts que la Mort, plus forts que la fatalité, et capables de revenir d'entre les défunts pour reprendre leur éternel combat contre le Mal. Dans ces conditions, peut-on réellement tuer définitivement un personnage central tel que Batman, Superman, Wolverine, Thor, Captain America, Green Lantern, Flash, Charles Xavier, etc. ?

En vérité ce sont les éditeurs qui décident, du moins fonction du chiffre réalisé par la série de tel ou tel personnage. Lorsque le moment est venu, on tire le rideau sur l'un et l'on en met un autre en lumière, avant de mieux faire reparaître le précédent. Le système fonctionne et fait vendre, ce qui est le principal argument commercial de tout éditeur. Comment vendre le 958ème épisode des aventures de Untel ? En le tuant et en arrêtant la série... pour quelques temps, années ou mois, avant de le ramener à la vie et de recommencer presque à zéro, ramenant le public d'antan et permettant de faire découvrir le personnage tout neuf à une nouvelle génération.

Peut-on vraiment tuer un héros ? De nos jours bien moins aisément qu'autrefois, car son public le réclamera toujours et sa voix fait loi. La Mort devra se contenter de locataires temporaires de l'au-delà, car envers et contre tout nous aurons toujours besoin de nos héros pour nous éclairer et nous servir d'exemples. C'est ce qui fait qu'un héros, un vrai, reviendra toujours.

La question pourrait se poser pour les personnages secondaires, les acolytes... le cas de Jason Todd, le second Robin, fait école depuis les années '80 et 2000 qui virent sa mort et son retour. On oublie bien plus facilement un héros de second plan, et son décès peut même servir à renforcer le héros principal, qui ressortira plus fort de cette tragique expérience. Bucky Barnes revient ainsi des dizaines d'années après sa mort en tant que Winter Soldier, et Jason Todd en tant que Red Hood, soit pour seconder à nouveau leur mentor soit pour le tourmenter, mais dans tous les cas pour lui fournir une nouvelle épreuve dont il saura triompher.


Un jour qui sait, nous aurons peut-être l'occasion de voir mourir un héros pour de bon, qu'il soit secondaire ou principal, et ce jour sera à marquer d'une pierre blanche car réellement historique. À l'heure où la Fox décide de tuer Wolverine sur grand écran, mais où Marvel annonce son grand retour dans les comics pour bientôt, il serait plus que jamais temps de se décider et de prendre un vrai risque éditorial. Car à trop jouer avec la Mort, on finit par en dénaturer le concept, et la tragédie perd de son intérêt. À méditer.

samedi 1 avril 2017

La Belle et la Bête (Bill Condon - Walt Disney Pictures - 2017)


Je ne vous raconterai pas l'histoire du film, chacun la connaît et elle diffère assez peu dans l'ensemble de celle du dessin-animé Disney de 1991. Alors à la place, je vais vous donner directement mon avis : ce film est juste MAGNIFIQUE du début à la fin. Les décors sont somptueux, les tenues de même, le cadre général est très soigné et les personnages convaincants. La musique est signée Alan Menken, c'est à dire le compositeur de nombreux Disney de notre enfance, qui fait ici son grand retour pour notre plus grand plaisir. Mais la véritable performance vient bien des acteurs, Emma Watson en tête, qui interprète une Belle criante de vérité et d'humanité, une jeune femme éprise de liberté qu'on ne peut qu'aimer au premier regard. Dan Stevens joue le rôle de la Bête, les effets spéciaux l'y aidant beaucoup. L'autre grand rôle est celui de Gaston, tenu par Luke Evans (Bard dans la trilogie du Hobbit ou encore Vlad dans Dracula Untold), un personnage antagoniste et haut en couleurs, qui gagne ici ses lettres de noblesse aux yeux du public qui adorera le détester. Que dire de plus sur ce film à part qu'il est sublime, que c'est un énorme coup de cœur pour moi en ce début d'année 2017 et qu'il faut absolument aller le voir, que vous connaissiez ou pas la version animée de 1991. Il y a de subtiles différences, certaines chansons ont été remaniées et réécrites, et d'ailleurs vous trouverez chez votre disquaire deux version de la bande originale du film : une version simple, qui contient les chansons en français, et une version collector de deux CDs qui vous offre les chansons en version originale et les différents thèmes signés Menken. Pour ma part j'ai craqué et acheté les deux versions afin de pouvoir savourer pleinement les textes et accords magiques de ce film enchanteur.

En conclusion, allez voir ce film tant qu'il est encore à l'affiche, allez-y plusieurs fois même, faites-le découvrir à vos enfants qui sont trop jeunes pour avoir connu le dessin-animé et redécouvrez-le vous-mêmes dans une ambiance féerique, celle de tout bon cinéma qui se respecte. Alors qu'avec Cendrillon en film-live nous n'avions qu'un bête copié-collé du film d'animation, ici nous pouvons savourer deux versions différentes d'une même histoire, d'une très bonne histoire, d'une histoire éternelle. Merci de tout cœur à Disney de nous offrir cette magie sur grand écran et ces émotions intenses inégalées.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne séance, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 31 mars 2017

La V.O. du vendredi n°65 : Evil Ernie tome 2 - Rise of evil (Dynamite - Juillet 2015)


Les choses vont mal en Enfer. Une rébellion couve, une lutte de pouvoirs pour s'emparer du trône de Lucifer, qui n'est pas en position de force et dont les troupes commencent à douter. Mistress Hel en particulier convoite la souveraineté des royaumes infernaux, et pour cela elle a orchestré un plan parfait : s'associer avec différents tueurs en série sur Terre, leur donner de fantastiques pouvoirs et les laisser lui fournir une armée de défunts destinés à renverser Lucifer et ses légions. Pour le roi de l'Enfer, une seule solution s'impose : envoyer son meilleur élément sur Terre pour assassiner ces tueurs et priver Hel de ses soutiens. C'est ainsi qu'Ernest Fairchild, Evil Ernie, revient à nouveau d'entre les morts et entame une chasse infernale où tous les coups sont permis et où seul le plus impitoyable pourra sortir vainqueur. Ernie, qui autrefois était l'amant de Mistress Hel, a une raison toute personnelle de vouloir la défier et mettre un terme à ses plans. Mais il s'entiche de la jeune Mary, qui enquêtait sur la précédente mort d'Ernie et à qui il rappelle son frère, tueur en série également. Pour la protéger, Ernie va devoir se mettre en danger et combattre chacun des envoyés de Hel à sa poursuite, quand bien même sa propre intégrité en prendrait un coup !

Cette histoire prend place bien après celle du premier tome, qui revenait sur les nouvelles origines d'Ernie. Ici nous sommes bien des années plus tard, alors que celui-ci a eu une vie assez remplie en Enfer et qu'il a connu une sorte d'amour avec Mistress Hel, avant de la rejeter et de s'en faire une ennemie acharnée. Toujours accompagné de son fidèle et politiquement incorrect Smiley, cette fois Evil Ernie va devoir faire route avec une simple mortelle à la recherche de la vérité sur les actes de son frère, qui pourrait être lié à toute cette histoire. Ernie retrouve ainsi une dimension un peu plus humaine, voir sentimentale, alors qu'il recherche avant tout la vengeance et aussi la rédemption. Deux scénaristes et deux dessinateurs pour cette seconde mini-série contenue dans ce seul volume, qui espérons-le donnera une suite dans les mois ou années à venir ! En tout cas une chose est sûre, avec Evil Ernie le grand retour de l'univers de Chaos! Comics se fait en fanfare !

mercredi 29 mars 2017

Injustice tome 7 - Année 4, 1ère partie (Urban Comics - Février 2017)


Le monde goûte à quelques mois de paix, tandis que chacun des camps panse ses blessures. Superman fait rechercher Batman et les siens à travers toute la planète, sans parvenir à les débusquer. Pendant ce temps, l'alliance autour de Batman traverse une période critique car privée de bon nombres de soutiens, à cause notamment des manigances de John Constantine. L'heure est grave, et pour Batman il est peut-être temps de mettre de côté ses appréhensions et son humanité et de faire appel à des forces supérieures... car les dieux de l'Olympe sont prêts à partir en guerre contre Superman et son régime ! Avec l'armée des Amazones et les plus puissants dieux de la mythologie grecque à ses côtés, la résistance ne peut que l'emporter... du moins c'est ce qu'il semble. Arès, le dieu de la Guerre, manipule les forces en présence, jusqu'à Zeus lui-même, pour provoquer un conflit d'une ampleur inégalée qui risque bien de mettre à mal le fragile équilibre obtenu après bien des combats. Tout le monde sera touché, en particulier Wonder Woman qui sera sommée par les siens de choisir son camp, entre les dieux et les mortels, entre sa famille et son amour. La véritable guerre commence maintenant !

Un tome très riche en action et en rebondissements, qui voit à nouveau le conflit entre le régime de Superman et la résistance menée par Batman prendre une dimension supérieure et proposer de nouveaux enjeux colossaux. De lourdes et significatives pertes sont à prévoir, ainsi que des combats dantesques et épiques à souhait, dont on ne voit ici que le commencement. Plus que jamais les forces en présence vont se retrouver déchirées et manipulées, et tout ce que nous pouvons faire en tant que lecteur c'est d'attendre la seconde partie de cette quatrième année avec impatience. Mais rien que pour assister à un combat sans retenue entre Wonder Woman et Superman, ça vaut le coup !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 27 mars 2017

Emission #5 - Marc Silvestri


Salut à tous, voici une petite émission spéciale sur un grand artiste de la scène des comics, Marc Silvestri, à qui l'on doit énormément ! Des X-Men à Cyberforce, en passant par les années Image et Top Cow, et même au cinéma, le grand homme est présent partout. Petit hommage, en espérant que ça vous plaira.

samedi 25 mars 2017

Uncanny X-Men tome 5 - Le mutant oméga (Panini Comics - Février 2017)


En accord avec les dernières volontés de Charles Xavier, qui révèle dans son testament l'existence d'un mutant extrêmement puissant qu'il a dissimulé au reste du monde, Cyclope part à la rencontre de Matthew Malloy pour le recruter au sein de son école et en faire un atout décisif pour sa révolution mutante. Mais malheureusement les choses ne vont pas se passer comme prévu, et une véritable catastrophe attend les héros missionnés pour stopper Matthew avant qu'il ne soit trop tard. Même Magneto ne semble pas capable de faire le poids, aussi une solution désespérée est-elle envisagée et mise en œuvre par les élèves de Cyclope, quand bien même cela pourrait chambouler à jamais le continuum espace-temps, déjà bien endommagé...

Des révélations surprenantes au programme avec un dessin magnifique de Chris Bachalo aidé par Kris Anka et toujours sur un scénario de Brian M. Bendis, qui nous conduisent tous les trois gentiment vers la conclusion de la série dans le prochain tome, déjà paru à l'heure actuelle. L'histoire en elle-même n'est pas vraiment originale, on a déjà vu la formule du retour dans le passé exploitée à de maintes reprises ces dernières années pour résoudre une histoire compliquée, les grosses ficelles sont visibles mais qu'importe la lecture demeure agréable et c'est tout ce qui compte.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 24 mars 2017

La V.O. du vendredi n°64 : Evil Ernie tome 1 - Origin of evil (Dynamite - Décembre 2013)


Ernest Fairchild a tout sauf une vie facile. Né après un dramatique accident de voiture qui causa la mort de sa mère et de son frère, il vit avec son père, un criminel endurci qui n'a que faire de lui. Son seul refuge, la prière, lui permet de demander à Dieu de punir les méchants et de rendre la justice, mais il semble bien que personne ne l'écoute. Alors, après s'être tourné vers d'autres voix, Ernest décide de prendre les choses en mains et de faire lui-même le travail de Dieu et de ses anges. Après avoir tué 665 personnes lui étant apparues comme mauvaises, Ernie se rend à la prison où son père est détenu pour le tuer lui aussi, en en faisant sa 666ème et dernière victime pour sceller son pacte démoniaque. Seulement cette fois rien ne se passe comme prévu et Ernie est emprisonné à son tour, en attente d'être exécuté pour ses effroyables meurtres de masse. Sur le point de mourir, il est soudain habité par les âmes damnées de toutes ses victimes et obtient le véritable pouvoir, celui de revenir d'entre les morts et de punir les criminels à jamais. Aidé par son fidèle acolyte Smiley, badge vivant qui semble possédé par un esprit infernal, Ernie va poursuivre son père à travers toute la prison jusqu'à le confronter enfin et accomplir la fin du rituel qui lui donnera la vie éternelle et le pouvoir de châtier tous les méchants. Une chasse à l'homme que les autorités angéliques voient d'un mauvais œil et décident de stopper avant qu'il ne soit trop tard... mais pourront-elles arrêter un être tel que Evil Ernie ?

La renaissance de l'univers de Chaos! Comics chez Dynamite passe par ce premier tome des aventures de Evil Ernie, personnage culte du créateur de Lady Death entre autres, dans les années '90. Véritable incarnation de tout un mouvement métal hardcore, Ernie prend ici une toute nouvelle dimension et devient une sorte de champion du Bien, manipulé par les forces du Mal et déterminé à répandre le sang des criminels qui croiseront son chemin. Une sorte de Punisher vraiment hardcore pour le coup. Le scénariste Jesse Snider et le dessinateur Jason Craig s'associent pour livrer un vrai carnage sur papier coloré, largement de quoi vous satisfaire niveau violence et horreur, tout en maintenant une touche de justice aussi cruelle soit-elle. Dans cet album vous trouverez donc les 6 premiers numéros de la série, revenant sur ces nouvelles origines d'Ernie, puis quelques pages du scénario ainsi que des crayonnés du dessinateur et pour finir les commentaires de Jesse Snider sur le premier chapitre et l'ensemble des couvertures alternatives réunies en fin de tome. La suite prochainement !

mercredi 22 mars 2017

The Wicked + The Divine tome 2 - Fandemonium (Glénat Comics - Février 2017)


Laura ne cesse d'enquêter sur la mort de Lucifer, ainsi que les divinités et les autorités. Le coupable reste encore un mystère, mais il semblerait que l'affaire soit liée à une étrange rumeur selon laquelle si l'on tue un dieu l'on obtient ses pouvoirs et années de vie. Une rumeur infondée et dangereuse qui gagne de plus en plus d'adeptes à mesure que la situation se fait plus nébuleuse. Laura est également persuadée que Lucifer lui a laissé une partie de son pouvoir avant de disparaître, mais elle ne parvient plus à le faire se manifester. Était-ce une simple hallucination ? Pendant ce temps, les autres divinités accueillent de nouveaux membres du Panthéon, révélés par Ananké, dont certains vont totalement chambouler notre perception de ces êtres exceptionnels et éphémères. Plus que jamais, l'adoration des fans est au cœur du processus et certains sont prêts à tout pour l'obtenir. Qui a assassiné Lucifer ? Qui semble comploter dans l'ombre contre les autres divinités ? Et qu'adviendra-t-il de Laura une fois ces mystères levés ?

Un second tome un rien cryptique qui nous entraîne plus en profondeur dans l'univers absolument génial et rock de cette série à nulle autre pareille. Les auteurs sont en grande forme et nous offrent un vrai spectacle qu'il convient d'apprécier en prenant son temps, comme toute lecture de qualité. The Wicked + The Divine est une série d'exception, et personne ne s'y est trompé en pariant dessus, surtout pas Glénat pour son label de comics. On ne peut qu'attendre avec impatience la suite en rongeant notre frein, car au final on se retrouve avec encore plus de questions en suspend à l'issue de ce second tome et encore bien peu de réponses. À suivre d'urgence !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 20 mars 2017

La question du lundi n°33 : Des animés inspirés d'oeuvres littéraires classiques ?


Il n’est pas rare de voir qu’une nouvelle série puisse s’inspirer, de manière plus ou moins libre, d’une autre œuvre plus ou moins connue.
Dans le cas présent, nous allons nous poser la question : quelles œuvres, issues de la culture occidentale, ont servi de point de départ ou d’inspiration dans les animés japonais ?
Ce petit tour d’horizon ne citera que quelques exemples.

Le comte de Monte-Cristo/Gankutsuou
La célèbre œuvre d’Alexandre Dumas a servi de base pour l’animé Gankutsuou par le studio japonais Gonzo diffusé de 2004 à 2005. Il reprend les différents personnages du roman mais se distingue en se déroulant dans le futur et par conséquent l’intégration d’éléments de science-fiction dans son histoire. L’animé se compose de 24 épisodes de 25 minutes chacun. L’intrigue se suit sans déplaisir et permet de découvrir sous un jour nouveau ce classique de la littérature française.

20000 lieues sous les mers/ Nadia, le secret de l’eau bleue
Voilà un anime qui ne va pas nous rajeunir ! Fushigi no umi no Nadia en vo, a été réalisé en 1990 par le studio Gainax. La série possède sa propre histoire, une jeune fille du nom de Nadia est pourchassée par des brigands qui convoitent la mystérieuse pierre bleue dont elle est en possession. Elle sera aidée par un jeune garçon, Jean, ce qui marque le début de leurs aventures. Cependant, on y trouvera de nombreuses inspirations et références à l’œuvre de Jules Verne, l’exemple le plus frappant étant la présence d’un personnage appelé le capitaine Nemo et du sous-marin le Nautilus.
A noter, que le film Atlantide, l’empire perdu, sorti en 2001 et réalisé par Disney s’inspirera de cette série et en reprendra de nombreux éléments.

La légende de Blanche Neige
Série de 1994 de 52 épisodes, elle est issue d’une association italienne et japonaise. L’histoire reprend l’univers du conte mais en y apportant de nombreuses aventures ainsi que de nouveaux personnages.


Parce que ça marche dans les 2 sens et qu’il n’aurait pas été équitable de ne parler que de l’influence occidentale sur les œuvres nippones, l’inverse est vrai et se retrouve facilement, un des exemples les plus frappants étant le Roi Lion de Disney qui s’est librement inspiré de l’œuvre d’Osamu Tezuka nommé le Roi Léo.
À noter que de nombreux films d’horreur japonais ont donné lieu à des remakes américains (Juon->The Grudge, The Ring-> Le cercle, etc.).

Il est intéressant de voir que deux cultures puissent s’influencer mutuellement et ainsi permettent de faire découvrir à de nouvelles générations, ou pour les plus vieux de redécouvrir, certains classiques de la littérature en les adaptant avec leurs propres codes ou idées.
Voici quelques exemples parmi tant d’autres, n’hésitez pas à chercher par vous-mêmes dans un sens comme dans l’autre, vous pourriez trouver quelques idées en matière de visionnage !