mardi 4 mars 2025

Wonder Woman Infinite tome 2 - A travers le miroir (Urban Comics - Mai 2022)


Elle avait sacrifié sa propre vie pour emporter le mal incarné dans le néant éternel, sauvant ainsi par son geste héroïque l'ensemble des univers. Elle a ensuite parcouru les mondes au-delà, découvrant d'autres cultures de l'après-vie et faisant des rencontres véritablement magiques, et elle a même pu s'entretenir avec ses propres dieux qui lui ont offert une place de choix parmi leur panthéon immortel.


Mais Diana, princesse des Amazones, n'est pas du genre à se reposer pour si peu. Sa propre mort ne l'a pas empêché de continuer à œuvrer pour le Bien et la Vérité, même dans l'au-delà, et ainsi elle fait le choix de revenir parmi les simples mortels pour poursuivre la défense des plus faibles, des opprimés et de toutes les personnes et créatures qui se sentent menacées par les dérives des plus forts qu'elles.


Oui, à la surprise générale mais au grand bonheur de toutes et tous, Wonder Woman est de retour, en chair et en os, et elle reprend son rôle de protectrice pour le monde tout entier sans même profiter véritablement d'un seul jour de repos pourtant bien mérité. Et à peine l'humanité se remet-elle à espérer en sa présence que les esprits les plus vils se remettent à comploter contre elle...


Le Dr. Cizko par exemple semble ourdir dans l'ombre un complot visant à dénaturer l'héritage de Wonder Woman, et propage par ses écrits une idéologie masculiniste toxique au possible qui malheureusement séduit un large public. Une toute nouvelle société s'organise autour de lui, de son influence néfaste, et leur ordre du jour est on ne peut plus clair : abattre Wonder Woman, pour de bon cette fois !


En parallèle, le maître du monde-miroir débarque sur le plan mortel pour asséner à Diana de douloureuses vérités, comme par exemple le fait qu'elle ne se sente pas totalement elle-même ni parfaitement entière depuis sa résurrection, comme si une part de sa personne lui échappait encore sans qu'elle puisse l'identifier. Des doubles-miroirs de Diana se mettent à attaquer tous les endroits qu'elle fréquente, partout où elle se rend, dans le seul but de la provoquer et de l'attirer jusqu'au traquenard fomenté par le souverain des reflets. Mais de cette épreuve, à nouveau, elle sortira victorieuse, bien qu'en proie à un certain doute.


Si seulement c'étaient là les seuls tourments que devait endurer Diana depuis son retour à la vie, ce serait presque idyllique. Mais hélas, les Amazones ne paraissent plus aussi soudées qu'avant et un conflit se prépare sur l'Île du Paradis, conflit alimenté par un peuple encore plus ancien que les Amazones et qui prospérait sur Themyscira avant que les dieux de l'Olympe ne les en chassent pour les remplacer par leurs fidèles. Une vérité encore une fois difficile à encaisser et à admettre pour celle qui s'en fait la championne, et des révélations sur lesquelles elle devra mener sa propre enquête pour tâcher de découvrir ce que préparent les mystérieux Enki...


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Enfin, nous y sommes ! Il suffisait d'un petit effort de concentration pour franchir le premier tome qui était plutôt assez complexe à digérer, et nous revoilà enfin face à la Wonder Woman que l'on aime tant et dont on attendait toutes et tous le grand retour sans vraiment oser espérer que ce soit si tôt !


Au scénario Becky Cloonan et Michael W. Conrad nous régalent avec cette résurrection enfin vécue pleine et entière, le retour de la dernière membre de la Trinité DC qui n'avait pas encore connu la mort. Force est toutefois de constater que ce retour est plutôt rapide et que l'on ne s'y attarde par vraiment outre-mesure, en tout cas pas en longueur, alors que Superman avait pour sa part bénéficié de toute une saga relatant sa propre expérience en la matière.


Mais c'est à l'image de cette nouvelle vision de Diana, elle ne s'attarde pas sur ses propres émotions et ses doutes et se concentre davantage sur la meilleure façon de se rendre utile sitôt revenue d'entre les morts, ce qui lui vaut une fois encore l'admiration de la plupart des gens... et la jalousie maladive des autres.


Il risque aussi d'y avoir prochainement une autre sorte de confrontation autour de la princesse des Amazones : celle pour obtenir son cœur ! Car si Steve Trevor semblait avoir réussi à presque tourner la page après la perte de cette relation, Diana dans l'au-delà a fait la rencontre du terriblement attirant Siegfried et grâce aux manigances du Dr. Cizko le voilà lui aussi ramené parmi les vivants. Il faudra choisir...


Wonder Woman n'a jamais vraiment été, à mon sens et à l'aune de ma pauvre expérience personnelle, une série réputée pour sa grande originalité, mais plutôt pour les valeurs sûres et universelles qu'elle défend et met en lumière de façon admirable. Cette version DC Infinite doit relever le défi après le sacrifice plus qu'honorable de son héroïne précédemment, et pour le moment... je suis assez confiant et plutôt soulagé aussi que l'arc de l'au-delà soit bel et bien derrière nous. Retour à du concret et à un terrain connu, avec toujours bien sûr quelques petites surprises ici et là pour que la nouvelle génération puisse s'y retrouver également, et c'est tant mieux !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 3 mars 2025

Fantastic Four tome 7 - Le portail omniversel (Panini Comics - Novembre 2021)


Un être à la puissance terrifiante débarque soudain sur Terre pour s'emparer d'un mystérieux objet dissimulé dans un coffre à dispositif de furtivité. Plusieurs endroits de la planète ont déjà été explorés par cette créature, guidée par un non moins mystérieux Timonier. Ne restent apparemment que deux coffres sur sa route, et le premier est à l'ambassade de Latvérie à New York, où Sue va devoir s'infiltrer pour tenter d'identifier l'objet détenu par Fatalis. Mais le souverain de Latvérie est sur place lui aussi et fait exploser son coffre avant que le contenu n'en soit révélé. La créature repart donc pour son prochain arrêt : le Baxter Building !


En effet, Reed possède lui aussi un coffre de ce genre dans lequel il a enfermé et scellé une expérience avortée bien des années auparavant. Une expérience qui ne demande qu'à être relâchée... et c'est ce qui va se produire quand la créature s'en emparera. Mais ce n'est apparemment toujours pas ce qu'elle et son Timonier recherchent, donc le terrifiant combattant quitte à nouveau les lieux pour une destination inconnue.


En lieu et place du Baxter Building, c'est une toute nouvelle source d'énergie qui explose littéralement dans toutes les directions et s'étend de plus en plus, consumant tout sur son passage. Il s'agit de l'énergie zéro, à la base-même de toute la création de l'univers. Fatalis et Reed tentent de l'endiguer et de la comprendre en un temps record, mais c'est finalement Valeria qui permettra de résoudre la situation en y ajoutant une invention de son cru. La source d'énergie devient ainsi jugulée par un cadran qui la transforme en un portail ouvert sur toutes les réalités, toutes les temporalités : le premier Portail Omniversel.


En théorie, grâce à lui on peut désormais accéder à n'importe quel point de n'importe quelle ligne temporelle ou réalité alternative, si et seulement si on sait s'en servir pour piloter l'ouverture du portail dans les deux directions. Ce que Valeria va s'empresser de faire, non sans une petite déception de cœur à la clé pour la jeune exploratrice de l'impossible. Quant à Franklin, il veut utiliser le portail pour se rendre sur Krakoa, dont l'accès ne lui est plus possible depuis qu'il a usé tout le reste de ses immenses pouvoirs face à la créature du Timonier plus tôt.


Désespéré à l'idée de ne plus être un mutant, de ne l'avoir jamais été vraiment selon le Professeur Xavier en personne, Franklin ne sait plus à qui se confier ni à qui être utile, et se sent comme le poids mort de la famille et de l'équipe. Mais soudain, le portail s'active et crache un flot ininterrompu de réfugiés de différents univers, venant chercher protection et secours sur Terre auprès de leur dieu créateur à tous : Franklin lui-même !


C'est alors qu'arrive la véritable menace. L'Élégie au terme de toutes choses, la fin incarnée de tous les univers, un concept abstrait personnifié et qui suit à la trace les Quatre Fantastiques depuis leur voyage dans le multivers pour tenter de le recréer entièrement. Son but à elle est simple, tout détruire sur son passage, et Franklin en créateur omnipotent était jusque-là son pire ennemi, mais à présent qu'il a perdu tous ses pouvoirs, il n'est plus qu'un humain perdu et impuissant. Mais fils des plus grands héros de ce monde, qui feront tout pour lui offrir une chance face à l'Élégie !


Reed prépare tout de même un plan B et demande au Surfeur d'Argent de venir en urgence sur Terre avec l'Annihilateur Ultime, cette arme antique gardée par nul autre que Galactus en personne. Une fois tout le monde réuni pour faire face à l'Élégie, il s'avère que seul Franklin peut avoir une chance d'utiliser l'artefact contre elle en raison de son imagination illimitée qui lui permet de comprendre la trame de l'univers de façon instinctive. L'Élégie recule et accepte même un marché de la dernière chance quand Reed lui propose de lui ouvrir un passage vers la fin programmée de l'univers, en aller-simple, via le portail omniversel. Le combat est fini, et l'heure des réparations s'impose tandis que le Surfeur va conduire les milliers de réfugiés sur un nouveau monde à même de les accueillir.


Mais quand une catastrophe est réglée, une autre se profile presque aussitôt à l'horizon ! C'est le moment de la grande invasion des dragons-symbiotes du dieu Knull sur Terre, et les Quatre Fantastiques seront mis à contribution au cœur de la résistance pour tenter de vaincre ce redoutable ennemi de tout ce qui vit. Mais la possession par des symbiotes de certains des membres de la famille va révéler des failles complexes dans la confiance qu'ils s'accordent les uns aux autres, et les petits secrets bien enfouis dans les inconscients vont remonter à la surface, exacerbant les conflits.


Toutefois, rien n'est véritablement impossible pour les Richards, et après cette guerre-éclair le pardon est vite accordé à chacun des membres de cette belle et grande famille. Le pardon, oui... mais pas l'oubli.


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Ce septième tome de la série Fantastic Four version Dan Slott était tout de même un gros morceau à digérer malgré son nombre de pages totalement normal, ce qui est là aussi assez normal en fait quand on parle d'une série centrée sur des personnages repoussant sans cesse les limites de l'impensable et de l'impossible.


La science-fiction super-héroïque est un thème que les Fantastiques maîtrisent sur le bout des doigts, et quand quelque chose de nouveau se présente ils ne mettent jamais bien longtemps à en comprendre les rouages essentiels pour ensuite tirer tout le monde du mauvais pas et vers le haut. Mais s'il y a bien une chose qui fait cruellement défaut en temps de crise dans une famille aussi exceptionnelle, c'est la confiance mutuelle. Certains de leurs plus grands adversaires le savent et l'ont déjà expérimenté, et on ignore toujours ce que le Docteur Fatalis va préparer pour son prochain grand coup d'éclat.


Dan Slott nous prouve en tout cas qu'il sait toujours aussi bien ciseler les dialogues entre tous les personnages qu'il doit gérer, et que ses intrigues même les plus abracadabrantes tiennent malgré tout debout d'elles-mêmes sans vrai problème au final, juste que c'est parfois un peu trop dense pour un lectorat lambda qui préférera dès lors des séries plus orientées action et moins réflexion. Il en faut pour tout le monde !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

dimanche 2 mars 2025

X-Men - L'intégrale 1987 tome 1 (Panini Comics - Décembre 2021)


Les Maraudeurs ont porté un coup terrible aux mutants héroïques du Professeur Xavier, en assassinant froidement et massivement les Morlocks dans les tunnels de New York. Quelques uns seulement ont survécu et sont trop grièvement blessés pour retourner dans les souterrains, les X-Men doivent donc leur trouver un endroit sûr où ils pourront être soignés correctement. L'île de Muir, en Écosse, leur semble la meilleure solution et un transport est donc aussitôt affrété pour le laboratoire de Moira McTaggert.


Mais les infâmes assassins n'en ont pas terminé pour autant avec les X-Men, et ils se plaisent d'ailleurs à le leur rappeler à maintes occasions en les attaquant par surprise jusque dans les lieux où les héros se sentaient jusque-là le plus en sécurité. L'institut Xavier fera ainsi les frais d'une attaque sournoise de Dents-de-Sabre, tandis qu'une autre partie de l'équipe sera aux prises avec la redoutable Malice capable de prendre possession des corps de ses victimes, retournant ainsi les pouvoirs des coéquipiers contre eux-mêmes et brisant les liens de confiance.


Si Tornade n'a toujours pas récupéré l'usage de ses pouvoirs, elle demeure néanmoins la cheffe d'équipe des X-Men et saura les tirer de ces mauvais pas en raisonnant non pas en proie mais en prédateur, un plan qui trouvera un écho chez Wolverine notamment pour qui la chasse est bel et bien lancée !


Une nouvelle équipe voit aussi le jour après ces quelques échauffourées, une équipe entièrement féminine composée par Malicia, Psylocke et Dazzler, épaulées par le jeune Longshot lui aussi tout récent. Dazzler a en effet décidé de rejoindre les rangs des X-Men pour tenter de maîtriser son pouvoir mais surtout sa destinée, sa carrière musicale partant à vau-l'eau depuis quelques temps. Quant à Psylocke, il s'agit de la sœur jumelle du Captain Britain en titre, Betsy Braddock, et elle dispose d'importants pouvoirs télépathiques qui la rendent capable de remplacer sur le terrain des gros calibres comme Jean Grey par exemple. Du moins pendant un temps, car elle non plus ne se maîtrise pas encore totalement et recherche donc la cohésion et l'enseignement des anciens élèves de Charles Xavier pour mieux se connaître elle-même.


Toutefois, les Maraudeurs ne vont pas s'en prendre qu'aux seuls X-Men pour les avoir empêché de tuer tous les Morlocks : leurs proches seront également des cibles de choix, comme Havok et Polaris par exemple qui ne verront même pas le coup venir. Tandis qu'Alex se rend à Westchester pour retrouver le reste de l'équipe, Lorna se retrouvera possédée par Malice, ses pouvoirs servant désormais la cause néfaste de celui que ses sbires appellent avec crainte Monsieur Sinistre...


La cohésion et l'esprit d'équipe, deux valeurs cardinales chez les X-Men et qui seront une fois de plus mises à l'épreuve par un nouvel arrivant, un certain Horde, apparemment doté du pouvoir de plier la réalité à ses moindres désirs. Pourtant, il charge les X-Men de pénétrer pour lui dans un palais onirique et d'y dérober un cristal unique en son genre que lui-même ne peut se résoudre à approcher tant les pièges sont nombreux et pervers. Chacun verra ainsi ses désirs les plus profonds exaucés de bien des façons, mais rien ne sera jamais vraiment comparable à la vie du groupe dans son ensemble et ils finiront par triompher à la fois du cristal et de Horde, en grande partie grâce à l'esprit chevaleresque de Wolverine d'ailleurs.


Enfin, c'est un tout autre défi qui attend les mutants. Kitty Pryde, alias Shadowcat, fait elle aussi partie des victimes collatérales de la tuerie de masse des Maraudeurs, et son corps commence à se dissoudre dans l'air ambiant à une vitesse alarmante. Si rien n'est fait, ce pourrait bien être la fin de cette toute jeune recrue déjà si expérimentée et attachante pour toutes et tous. Magneto se résout donc à demander de l'aide à la seule personne assez intelligente pour soigner ce mal incroyable, Reed Richards, le leader des célèbres Quatre Fantastiques !


Mais les Fantastiques traversent justement une crise interne toute personnelle et l'équipe part en vrille de tous côtés, par la faute des anciens écrits intimes de Reed justement et de sa possible totale culpabilité dans l'accident qui leur a conféré leurs pouvoirs mais les a aussi condamné à une vie différente de tout ce que l'on pourrait imaginer. Reed lui-même en vient à douter profondément de ses qualités de meneur et d'ami, ainsi et surtout que de son propre intellect devenu si froid et distant. Rongé par ses doutes, Richards refuse donc d'œuvrer sur le cas de Shadowcat, pensant faire plus de mal que de bien.


C'est alors qu'un nouvel arrivant dans cette affaire se manifeste, nul autre que le terrible Docteur Fatalis, qui propose son aide aux X-Men gratuitement, sans autre contrepartie que de reconnaître sa supériorité intellectuelle sur son ennemi et rival de toujours. L'équipe est divisée comme peu souvent autour de cette question : faut-il accepter l'aide de Fatalis, pratiquement le Diable incarné pour certains, au prix de l'âme du groupe si jamais un jour le tyran venait à leur réclamer cette dette ? Ou bien, pour préserver apparences et orgueils, vaut-il mieux laisser Kitty disparaître à tout jamais ?


Après quelques combats entre les X-Men et les Quatre Fantastiques, la décision est finalement prise de confier le sort de Kitty à Fatalis, qu'importent ses réelles motivations. En l'absence de toute volonté chez Richards, seul le souverain de Latvérie peut la sauver en reprenant les calculs et appareils de Reed et en les améliorant à sa façon. Mais même ainsi, l'opération demeure très risquée et les chances de réussites sont faibles.


C'est Susan qui finira par découvrir toute la vérité : le journal qui faisait tant douter son mari n'est qu'un faux, rédigé par Fatalis lui-même à l'époque où lui et Reed se fréquentaient à l'université et échangeaient sur tous les sujets scientifiques à leur portée en vrais partenaires, jusqu'à l'accident tant décrié qui coûta son visage à Victor et blessa aussi cruellement sa fierté. Ce faux journal intime était donc un piège laissé là par l'ennemi le plus intime des Fantastiques, le plus à-même de les briser ainsi que leur confiance en eux, piège qui hasard du calendrier s'est déclenché au moment où les X-Men auraient eu le plus besoin de l'aide de Richards.


Acceptant de garder ce secret pour elle mais révélant la vérité à Fatalis lui-même pour le menacer directement si jamais il s'en prenait à nouveau à sa famille, Sue va devoir laisser son mari reprendre confiance en lui tout seul pour surmonter cette difficile épreuve morale. Et contre toute attente, c'est l'innocence d'un petit garçon, Franklin Richards, qui fera plier la volonté de fer de Fatalis et le poussera à coopérer avec Reed comme au bon vieux temps, dans le but de sauver une vie, même mutante.


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Le fin mot de tout ceci, c'est qu'en cette première moitié de l'année 1987 deux équipes majeures de chez Marvel connaîtront plus que leur lot de doutes internes et de remises en question parfois assez drastiques, sous la plume de Chris Claremont et les dessins de Jon Bogdanove et d'un tout jeune Marc Silvestri aussi. Épaulés par les vétérans que son déjà Alan Davis et Barry Windsor-Smith, les artistes livrent une prestation sans failles que j'aurais apprécié un poil plus sans les habituelles erreurs typographiques de Panini dans la transcription en Français des textes de ces quelques chapitres. Encore une fois, une relecture aurait pu résoudre ce problème rapidement, mais bon ça coûte peut-être trop cher, je ne suis pas éditeur moi-même donc je veux bien leur accorder, une fois de plus, le bénéfice du doute.


Pour le reste, et en arrêtant de chipoter, on se trouve ici devant une année 1987 servant ouvertement d'intervalle entre deux grands événements, l'un passé (le massacre des Morlocks par les Maraudeurs) et l'autre encore à venir (la chute des mutants). Les récits de cette première moitié d'année sont donc principalement concentrés sur les conséquences directes et sur du plus ou moins long terme des actions des Maraudeurs et de leur campagne de harcèlement vis à vis des X-Men et de leurs alliés. Nul doute n'est cependant permis, les héros reprendront le dessus à un moment qui reste encore à définir mais qui risque d'arriver tout prochainement, le temps pour eux de relever la tête hors de toutes ces épreuves.


Et pour cela, quoi de mieux que le miracle de la ''résurrection'' de Kitty Pryde, aimée de toutes et tous et enfin ramenée parmi les siens après un processus assez lent de guérison ? Claremont nous présente les tourments intimes de Reed Richards d'une façon que nous commençons à bien identifier et à bien connaître maintenant, très psychologique, et la délivrance viendra à la fois d'une reprise de confiance et de l'intervention salvatrice d'une femme d'honneur et mère dévouée que rien ne fera reculer pour protéger les siens. On retrouve ainsi cette dynamique de femme forte et pratiquement indépendante si chère déjà à l'époque pour l'auteur et qui sera ré-exploitée bien plus tard dans la série X-Trême X-Men.


Et Fatalis dans tout ça me direz-vous ? Égal à lui-même, comme toujours, et il est fortement à redouter qu'il exigera paiement de la dette mutante envers lui un beau jour... mais pour le moment, je préfère garder dans mon esprit ce moment parfait où Franklin le fait plier par ses larmes et sa touchante innocence infantile. Comme quoi, même le cœur le plus endurci et le plus desséché peut encore entendre la voix de la raison quand c'est nécessaire... ou bien n'était-ce qu'un calcul de plus dans l'esprit perfide de celui qui ne rêve que d'anéantir corps et âme son plus grand rival en ce monde ? J'y trouve personnellement un peu des enseignements dispensés par Dickens en son temps. Et s'il y a bien une chose qui est et restera, c'est que les X-Men sont intemporels !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

 

vendredi 28 février 2025

La V.O. du vendredi n°286 : Psylocke #3 - Lady-killer (Marvel - Janvier 2025)

Variant cover by Kasia Nie


Kwannon est encore sous le choc d'avoir retrouvé le bras de son amant cloué sur la porte de sa chambre, au cœur de l'Usine, quand une meute d'animaux robotisés l'attaque aussitôt. Elle parvient à s'en sortir sans le moindre mal et se lance directement à la recherche de John Greycrow, qui ne se trouve pas non plus dans la cabane qu'il a pourtant l'habitude de fréquenter.


Sur place par ailleurs, Kwannon va découvrir un véritable bain de sang qui, après analyse de la scène de crime, lui apprendra comment se sont enchaînés les événements. John semble toujours en vie et se cache au plus profond d'une grotte qu'elle seule peut connaître en dehors de lui, et elle l'y retrouve un peu plus tard, en vie effectivement mais grièvement blessé.


C'est à cet instant que les animaux robots refont leur apparition et attaquent le couple qui vient tout juste de se retrouver. Armée des nouvelles lames fournies par Devon Di Angelo, son jeune contact dans le monde du piratage informatique, Psylocke s'en sort indemne, même chose pour John qui a su tirer parti de son environnement plein de pièces métalliques de rechange pour ses propres armes. Mais à présent il doit rejoindre l'infirmerie de l'Usine de toute urgence pour que McCoy lui greffe un nouveau bras et soigne ses blessures.


Sur chacune des scènes de bataille récentes, Kwannon a pu relever la présence de papillons très particuliers qu'elle n'a vu qu'une seule autre fois auparavant... chez Shinobi Shaw, à New York. Se rendant sur place avec John pour obtenir une bonne explication, l'ancienne ninja de la Main n'obtient en réalité que davantage de questions sans réponses. Shinobi leur explique que ces papillons lui ont été offerts autrefois par un ancien contact de sa famille relativement du même âge, vivant reclus chez lui à cause d'une grave maladie.


Ce contact, Ty Hanniver, se spécialise particulièrement dans la taxidermie extrême et s'amusait régulièrement à créer des croisements improbables de créatures plus ou moins animales et plus ou moins vivantes à l'arrivée. Ces étranges papillons sont maintenant une façon comme une autre d'attirer l'attention de Psylocke et, peut-être, de l'inviter cordialement à venir le retrouver chez lui dans son manoir en périphérie de la ville.


Souhaitant s'y rendre seule, bien que bien consciente qu'il s'agit probablement d'un nouveau piège, Kwannon laisse John en arrière et pénètre dans la propriété presque à l'abandon... mais pas sans surveillance. Le propriétaire des lieux sait que sa cible est arrivée, et il a grande hâte de s'entretenir avec elle... mais dans quel but ?


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Troisième chapitre de la nouvelle série sur le personnage de Psylocke version Kwannon, que j'avais appris à beaucoup apprécier depuis sa révélation pour moi dans les pages de la série Hellions sous l'ère Krakoa, désormais bel et bien terminée.


Dans ce chapitre, relativement peu de combats mais beaucoup de mystère autour du nouvel antagoniste, si c'est bien comme cela que l'on doit le qualifier, cherchant à atteindre Kwannon d'une façon ou d'une autre. Comment a-t-il réussi à franchir le système de sécurité de l'Usine en Alaska pour délivrer son sanglant message à l'intéressée, et est-il une nouvelle menace pour les jeunes mutants que Kwannon vient tout juste d'arracher à une vie d'esclavage pour les emmener justement en sécurité croyait-elle au sein de l'Usine ?


Autant de questions que l'on est en droit de se poser, tout comme Psylocke, et une chose est sûre c'est que Ty Hanniver est plus que près à la recevoir si on en croit les monstruosités hybrides qui l'entourent dans sa solitude. Réponses, peut-être, au chapitre suivant !

La V.O. du vendredi n°285 : Hercules #2 (Dynamite - Mai 2024)

Variant cover by Alessandro Ranaldi


Megara étant blessée suite à la capture de Galatée, c'est donc cette dernière qui accompagnera Hercules et Phil jusqu'au Mont Olympe pour rencontrer Héphaïstos, dieu des forgerons, qui a une nouvelle tâche à confier au héros fils de Zeus.


Le dieu leur apprend qu'avant sa disparition, Aphrodite et lui s'étaient lancés un défi : victoire à qui créerait la meilleure forme de vie. Aphrodite aura donné vie à Galatée, tandis que Héphaïstos a conçu un androïde mécanique du nom de Talos... devenu rapidement hors de contrôle. Le forgeron divin craint également que ce ne soit Talos qui soit véritablement responsable de la disparition d'Aphrodite tout récemment, peut-être par jalousie ou pour garantir la victoire de son créateur.


Mission est donc donnée de retrouver Talos et sa captive, loin dans les tunnels souterrains de la forge de Héphaïstos. Tunnels abondamment piégés pour empêcher toute tentative de s'approprier les merveilles ingénierie qu'ils renferment, surtout de la part du maître du plan souterrain qu'est Hadès.


Franchissant tout de même les pièges un par un, avec très peu de craintes pour Hercules comme pour Galatée mais énormément pour Phil, le trio finit par arriver au contact de Talos, aussi gigantesque que redoutable. Pensant être le digne héritier des dieux, Talos amorce le combat et dévore Phil tout rond sous les yeux affolés de ses deux compagnons. Hercules ne prendra donc pas de gants avec ce monstre-ci et le démontera en beauté... révélant que Phil n'est pas mort mais simplement prisonnier de la carcasse métallique. Aucune trace d'Aphrodite en revanche.


En remontant dans la forge pour annoncer le résultat de leur courte enquête à Héphaïstos, les héros découvrent avec étonnement que celui-ci est à présent également porté disparu, aussi subitement qu'inexplicablement ! Et tandis qu'ils commencent sérieusement à s'interroger, quelque part dans un endroit très sombre Héphaïstos s'éveille pour se découvrir prisonnier de son propre filet de métal, à la merci d'un dieu ténébreux à l'irrépressible envie de revanche et qui détient déjà sa divine femme dans un sarcophage...


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Exit Meg, dommage alors qu'elle fait la couverture choisie pour ce second chapitre, par ailleurs sans titre lui contrairement au premier, en tout cas je n'ai rien trouvé dans le fascicule en cherchant bien.


C'est donc Galatée et son amour infini et inconditionnel qui prend la place de la chérie de Hercules dans l'équipe, au grand désarroi de Phil qui ne peut plus vraiment supporter la maladresse de la statue vivante.


Ce coup-ci le combat aura été assez court, quelques pages à peine face au grand penseur qu'était Talos le robot, pour finalement découvrir qu'un nouveau dieu a disparu et qu'un autre semble sur le point de faire son grand retour sur l'Olympe sous peu. Mais qui est-il ? Pour le moment nous ne distinguons qu'une forme vague dans d'épais nuages de ténèbres, ce qui est justement fait pour nous donner une petite idée de l'identité de ce godnappeur, mais ça semble aussi un rien trop facile ne trouvez-vous pas ? Qui sera la prochaine victime ? Réponse dans le chapitre suivant je l'espère, car l'enquête ne fait encore que commencer !

La V.O. du vendredi n°284 : Batgirl #3 - Mother, part 3 of 6 (DC Comics - Janvier 2025)

Variant cover by Marcio Takara


Cassandra se retrouve bloquée avec Lady Shiva, sa propre assassine de mère, à bord d'un train quittant Gotham City juste après la destruction du temple de Shiva local et le meurtre sauvage de tous les prêtres qui les y ont aidé. Le moment rêvé pour une petite confrontation de points de vue entre mère et fille, un moment que Lady Shiva va tenter d'utiliser pour communiquer une partie de sa charge à Cassandra et lui faire réaliser que son destin l'attend bien au-delà de Gotham et du rôle de Batgirl.


Ainsi, Cass va découvrir que l'ordre de Shiva ne comporte par seulement de mortels combattants mais aussi de précieux soigneurs dans ses rangs. Ceux qui ont dédié leur vie à la destruction comme ceux qui ont dédié la leur à la restauration, deux faces d'une même pièce au service d'un idéal qui dépasse toutes les différences. Cassandra est sur le point d'en accepter l'idée, quand surgit soudain un assassin de la Ligue des Ombres dans le wagon.


Ni une ni deux, Batgirl opère un revirement brutal et s'empresse de se lancer au combat, affrontant des hordes d'assassins remplissant deux wagons entiers, tandis que Shiva la poursuit en lui intimant l'ordre de cesser l'affrontement et de la laisser lui justifier cette alliance contre-nature entre les deux sectes mystiques. Arrivée au bout de la chaîne, Batgirl fait maintenant face à l'impensable : la fille aînée de Ra's Al Ghul, Nyssa, et d'autres conjurés l'entourant, l'attendant même.


Nyssa invite alors Cassandra à prendre place autour de la table aux côtés de sa mère, qui a aussitôt rejoint cette alliance et semble maintenant disposée à tout expliquer en détail à sa fille avant qu'un nouveau ballet d'os brisés ne se déclenche furieusement, pas forcément à son avantage cette fois-ci...


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Tout le chapitre se passe à bord du train privé qui quitte Gotham avec à son bord Cass et Shiva, et bien plus de monde encore. Le convoi tout entier semble rempli d'assassins et de prêtres, des guerriers redoutables mais aussi assez touchants comme notre héroïne va vite s'en rendre compte. Certains ont des histoires personnelles douloureuses les ayant mené jusque dans les bras du Temple de Shiva, comme le haut-prêtre soigneur Jayesh, quand d'autres recherchent simplement un sens à donner à leur vie.


Des êtres perdus en définitive, recueillis par une société secrète qui les aime et les forme, les protégeant de cette autre société humaine dite ''normale'' qui les a rejeté pour diverses raisons. Mais que penser de la présence à bord de plusieurs escouades d'assassins de la Ligue des Ombres ? Nyssa Al Ghul va sans nul doute se charger de fournir une explication à cette étrange et inattendue alliance entre les différents ordres guerriers. Quel danger peut donc bien représenter la secte des Déterrés face à autant de savoir-faire mortel rassemblé ?


Il n'est pas difficile de penser que la suite restera dans ce ton plus explicatif qu'actif, mais ce n'est pas plus mal puisque une bonne partie des capacités de Cassandra en tant que Batgirl provient de son sens de l'observation et de l'écoute attentive de son environnement. Espérons juste pour elle qu'elle ne se retrouve pas embarquée dans une véritable guerre ouverte entre ordres secrets, loin de Gotham et de ses mentors !

jeudi 27 février 2025

Chobits tome 2 (Pika Édition - Mars 2020)


Maintenant que Chii commence à maîtriser le langage et la communication avec son propriétaire, les interactions se font plus faciles entre eux... même s'il reste encore quelques situations problématiques qui peuvent être très mal interprétées.


Par exemple, quand la prof de Hideki passe la nuit chez lui, qu'ils dorment ensemble après avoir bien trop bu... que s'est-il passé au juste ? Et pourquoi Hideki a-t-il l'impression que sa prof cherchait à se rendre chez quelqu'un d'autre avant de changer d'avis ?


Pas le temps de s'occuper de ce premier mystère, il faut continuer les cours la journée et le petit boulot le soir pour tenter de sauver son année et de gagner un peu d'argent pour acheter de nouvelles affaires, notamment pour Chii, toujours aussi craquante dans les belles tenues que lui offre Mlle Hibiya, qui semble étrangement en savoir beaucoup sur le passif de la petite PC avant qu'elle ne finisse dans la ruelle où Hideki l'a retrouvée...


Mais Chii commence à se sentir très concernée par cette histoire d'argent, et elle décide de prendre un travail elle aussi pour aider son propriétaire de son mieux, surtout après avoir reçu une ''visite'' étrange de la part d'une autre PC semblable à elle en tous points, la mémoire de son passé en plus. Ni une ni deux, voilà notre petite Chii embarquée dans une affaire de divertissement sexuel sur Internet, qui aurait pu très mal se terminer quand le gérant de ce peep-show insiste pour toucher Chii lui-même.


Alors qu'il était à la recherche de sa PC, de plus en plus inquiet pour elle, Hideki apprend de son camarade de classe et de l'élève de 5ème qui faisait lui aussi une recherche en ligne la situation exacte de Chii, et cela le panique au plus haut point ! Pendant ce temps, partout en ville, les PC des gens semblent se mettre en veille et refuser d'en sortir, à peu près au même moment durant lequel Chii connaît une sorte de transe qui la possède après que le type louche du peep-show n'ait tenté de la forcer.


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Dans ce second tome de cette magnifique réédition par Pika de ce véritable chef-d’œuvre des CLAMP, nous commençons à mieux connaître cette petite créature informatique qu'est Chii, parfaite incarnation de tout ce qui est à la fois mignon et tendrement sexy. Son mystérieux double ne semble lui apparaître qu'en vision, même si apparemment elle serait capable de prendre le contrôle en cas de danger. Affaire à suivre avec attention, surtout j'espère que Hideki finira par interroger sa propriétaire au sujet de Chii et de son passif nébuleux ! Qu'est-elle donc vraiment pour elle ?


C'est seulement maintenant que j'y fais attention mais il y a aussi ce petit récit très poétique au sujet d'une âme perdue qui cherche son pendant quelque part, au beau milieu d'un monde où les gens sont trop absorbés par des relations irréelles pour se rendre compte de la solitude dans laquelle ils se plongent les uns les autres. Chii semble adorer cette lecture, dont j'imagine que nous découvrirons un nouveau chapitre environ à chaque nouveau tome du manga lui-même. On peut déjà établir quelques parallèles très intéressants sur la vie de cette petite androïde, matière à réfléchir là aussi.


Quant à Hideki lui-même, il va avoir fort à faire avec les avances à peine voilées de l'adorable Yumi, sa petite collègue de travail qui se rapproche beaucoup de lui mais souffre beaucoup intérieurement dès que l'on évoque les liens spéciaux qui unissent les gens à leurs PC devant elle. Aurait-elle souffert d'une relation de ce genre par le passé ? En tout cas c'est ce que pense Hideki, qui n'a pas la moindre intention de lui faire du mal, bien au contraire même ! Mais il ne pourra pas toujours contrôler ses réactions vis à vis de Chii et de cette attirance spirituelle entre eux.


La petite carte qui était fournie avec ce second tome représente Chii dans un ensemble noir plus travaillé que ce que l'on voit dans les chapitres compilés ici, avec un soin tout particulier comme toujours de la part des CLAMP pour rendre cette illustration la plus attachante, attirante et adorable possible ! Mission réussie, et je sens que je ne vais pas me lasser de cette collection bonus !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 26 février 2025

Reign of X tome 18 (Panini Comics - Août 2022)


X-Men #4 : Le seigneur Cauchemar profite de la disparition du Docteur Strange pour pénétrer sur le plan mortel de la réalité, et visiter les mauvais rêves des consciences tourmentées. Il est particulièrement attiré par celles des X-Men nouvellement formés, au sein de leur Cabane flambant neuve. Si l'esprit de Cyclope le laisse relativement indifférent, ceux de Jean ou de Laura en revanche s'avèrent riches en informations. Mais pas le temps pour Cauchemar de s'en emparer, car il a été repéré par l'une des plus puissantes télépathes du monde et il vient de signer sa perte. Mais il ne disparaîtra pas sans laisser un petit quelque chose de lui dans la tête de tous les habitants de New York ! De son côté, Ben Urich enquête toujours sur les mystérieuses résurrections de mutants à travers le cas de Scott Summers, et Feilong se prépare à passer à l'offensive pour atteindre Mars et réaliser son propre rêve cosmique.


X-Men – The Trial of Magneto #3 : Les Avengers et les mutants de Krakoa font face à l'impensable, Wanda Maximoff, la Sorcière Rouge, revenue d'entre les morts alors que son propre père Magneto venait tout juste d'en avouer le meurtre par désespoir ! Si tout le monde cherche à élucider ce mystère, des choses plus urgentes vont soudain accaparer les équipes et les pousser à se battre côtes à côtes : des Kaiju envahissent Krakoa et dévastent tout sur leur passage ! Aucune contre-mesure ne semble fonctionner, ces choses refusent de mourir ou de ralentir... et pendant ce temps, Wanda fait face à une version bien plus âgée d'elle-même au cœur d'une dimension faite de la magie du Chaos, c'est à dire la source-même de ses propres pouvoirs.


Hellions #17 : Orphan-Maker a très mal pris que l'on touche à sa Nanny adorée, même si elle l'avait rabroué précédemment. A lui tout seul, il se lance dans un véritable carnage dans la base des Justes, en Arizona, sur territoire Américain donc. Krakoa enclenche un protocole diplomatique d'urgence pour que les Hellions reformés pour l'occasion puissent se rendre sur place et tenter d'arrêter leur membre renégat avant qu'il ne soit trop tard, mais évidemment... il sera trop tard. D'un cheveu, en fait. Nanny décède brutalement sous le feu d'un ennemi insoupçonné, et Orphan-Maker devient fou de rage et s'en prend même à des policiers venus constater les faits après avoir entendu le massacre. Psylocke et son équipe arrivent donc trop tard pour les sauver, et cela risque d'avoir de très très graves conséquences...


New Mutants #21 : Les plus jeunes mutants se sont regroupés afin de parvenir à arracher la promesse d'une résurrection aux Cinq pour l'une des leurs, ce qu'ils finissent par obtenir après le témoignage de Rahne. Mais les souvenirs de Scout la condamnent en tant que meurtrière... il semble clair à tout le monde que quelqu'un manipule certaines consciences impressionnables dans l'ombre, et il serait grand temps d'y faire toute la lumière. Illyana décide que les choses sont allées bien trop loin et lance la traque au Roi d'Ombre, qui de son côté semble disposé à attendre gentiment qu'on vienne le chercher, préparant sans doute un très mauvais coup. Pendant ce temps, les jeunes sous la garde de Warpath effectuent une mission de cohésion de groupe sur la Lune, mais des guerriers Broods rebelles les attaquent soudain et la journée nettoyage devient un véritable champ de bataille !


Excalibur #24 : L'Outremonde est en pleine agitation, alors que doit se tenir tout prochainement le procès des faux Captains Britain issus d'une réalité détruite. Saturnyne y officiera en tant que juge, tandis qu'il reviendra à Betsy, Captain Britain Prime de la Terre-616, de défendre les accusés. Mais à peine le temps de préparer quelques arguments qu'il faut faire face à l'incursion indésirable de Merlin dans la salle d'audience, amenant avec lui le Roi Arthur en personne... ainsi qu'une véritable armée rassemblée sur toutes les terres lui prêtant allégeance. Arthur est persuadé que les mutants sont une espèce invasive qui provoquera la ruine de sa lignée par son fils, Mordred. Pour éviter cela, il décide, sur les conseils avisés et intéressés de Merlin, de déclarer la guerre à Saturnyne pour avoir protégé et aidé des mutants à s'infiltrer dans l'Outremonde !


S.W.O.R.D. #10 : Tandis que Tornade repousse les assauts de la Légion Fatale, un obscur groupuscule terroriste archi-cloné et venant s'en prendre à la Majestrix de l'empire Shi'ar, Petit Génie vient de trahir toute l'organisation à laquelle il appartient pour mieux se rapprocher de Gyrich et d'ORCHIS pour qui il travaille véritablement. Après avoir réussi l'exploit de mettre Cable K.O., Taki savoure avec Gyrich la chute de la station spatiale mutante sur Terre... mais il semblerait que même ORCHIS ne soit pas totalement au courant des véritables agissements et allégeances du Petit Génie ! Y'aurait-il un agent-triple au sein du complot savamment orchestré ?


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Je poursuis sur ma lancée même si les articles sur ces revues bimensuelles s'espacent plus que je ne le voudrais, en tout cas j'espère que ça vous plaît toujours et que vous en profitez pour suivre les aventures de nos mutants préférés chapitre par chapitre dans l'ordre de lecture idéal ! Chose que les Américains vont obtenir seulement dans quelques mois avec la parution du premier omnibus Dawn of X qui, selon Marvel, référencera les différentes séries dans ce même ordre que nous avons la chance de savourer régulièrement et pour pas cher. Merci Panini !


Les choses sont sur le point de changer pour tous les citoyens de Krakoa, on sent aisément que l'on entre tout bientôt dans une fin de cycle et que quelque chose d'énorme va se produire... Avec le départ de Jonathan Hickman très prochainement, sa vision saura-t-elle perdurer suffisamment longtemps pour que les séries mutantes se relèvent de cet impact massif ?


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 25 février 2025

Superman Infinite tome 2 - Superman & The Authority (Urban Comics - Avril 2022)


Superman décline. Ses pouvoirs diminuent et l'abandonnent même pour certains, et le monde a pourtant continué d'évoluer sans lui, sans son omniprésence et sa surpuissance protectrice. De nouvelles menaces sont apparues, des menaces que de nouveaux héros doivent affronter et vaincre avec une meilleure compréhension de ce monde que ne l'a été celle de Kal-El.


Confiant la Terre à cette nouvelle génération prometteuse, Superman se tourne vers son prochain grand défi, et peut-être le dernier de sa longue existence : apporter la paix au sein du Warworld ! Ce monde artificiel, créé pour la guerre et alimenté par l'esclavage le plus infamant, doit impérativement retrouver la paix et la liberté avant qu'un futur atroce ne s'en déverse pour l'ensemble de l'univers connu.


C'est donc la mission de la dernière chance. Les chroniques du futur parlent d'ailleurs de cet instant comme le tout dernier passé par Kal-El sur Terre, avant sa complète disparition des archives. Pour relever cet ultime défi, Superman assemble une équipe inédite autour de lui, avec des membres pas toujours issus du même camp ni dotés du même sens moral, mais qui seront tous aussi efficaces en apprenant à fonctionner à plusieurs que ne l'aurait été la Ligue de Justice si elle avait accepté de faire partie du projet.


Après quelques échauffourées, notamment face à Brainiac et à l'Ultra-Humanite, le groupe semble fin prêt à entamer le long voyage vers le Warworld, un voyage qui pourrait bien être sans retour pour au moins l'un d'entre eux, et pas des moindres. Superman sera épaulé par Manchester Black, Steel, Lightray, l'Enchanteresse, Midnighter et Apollo, qui formeront à eux toutes et tous la nouvelle incarnation de The Authority !


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Je m'arrête volontairement là dans mon résumé pour ne pas trop vous gâcher le plaisir de cette lecture, car plaisante elle l'est vraiment ! Scénario signé en totale coopération par Phillip Kennedy Johnson et Monsieur Grand Morrison, excusez du peu, sur des dessins de Mikel Janin entre autres artistes conviés pour cette grande occasion. Autant dire que le beau monde est de sortie et que vous ne verrez pas ça tous les jours, surtout chez l'un des deux éditeurs majeurs de l'industrie des comics !


Le langage est approprié à la situation, c'est-à-dire non censuré ni consensuel, et c'est vraiment un pur plaisir de voir cette équipe apparemment impossible se former, apprendre à fonctionner puis opérer enfin sur le terrain pour les premiers tests plus que concluants. Même Batman approuve, après une mission des plus risquées au cœur du Multivers Noir !


Est-ce que le ton résolument irrévérencieux et tellement british-punk de ces quelques chapitres sera maintenu jusqu'au bout et est-ce que le prochain tome poursuivra sur cette lancée ? Je ne pense pas, mais ce n'est pas plus mal c'est un peu comme une transition-bonus au sein d'un récit que l'on pourrait sans cela qualifier de pré-mâché ou de déjà-vu, ce qui serait le pire du pire.


Grâce à l'alliance de ces deux grands scénaristes, l'un déjà vertement récompensé et l'autre véritable étoile montante dans mon estime, Superman recouvre ses lettres de noblesse et tout ce qui fait de lui le premier et le plus important de tous les super-héros, et ce sans même que la vraie histoire n'ait débutée ! Une introduction surprenante et assez réjouissante dans son côté décomplexé et jusqu'au-boutiste, un vrai régal pour les connaisseurs -ou alors une insulte aux premiers temps de The Authority originale, c'est selon- qui ne devrait en tout cas laisser personne totalement indifférent.


Ce que l'avenir réserve à Superman à présent, je n'en sais rien pour le moment mais j'ai hâte de le découvrir dans les prochains tomes, surtout en sachant que c'est peut-être le chant du cygne de l'icône suprême entre toutes. En tout cas, il aura su assurer son remplacement et son héritage haut la main !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 24 février 2025

Avengers tome 7 - L'ère de Khonsou (Panini Comics - Août 2022)


Toujours coincé un million d'années dans le passé, Tony Stark a perdu de sa superbe et son armure n'est plus qu'une ruine. Il résiste pourtant encore et toujours aux assauts de Méphisto, qui revient le tenter d'une façon ou d'une autre chaque soir durant un temps paraissant infini à l'ex-Avenger. Quand vient enfin le moment du salut, Tony saisit l'occasion inespérée de retourner à son époque mais avec une terrible prémonition. Un danger imminent menace l'ensemble de l'existence, un danger si grand que même la plus grande équipe d'Avengers au monde ne saurait y faire face seule.


Et malheureusement, Tony n'est pas le seul à avoir eu cette prémonition. Dans son antre, reclus et terrifié au-delà de toute conception humaine, le dieu lunaire Khonsou appelle son héraut de toutes ses forces pour qu'il l'aide à se relever... ou à en finir. Telle est la menace qui gronde depuis des éons, telle est l'ampleur du danger qui va bientôt s'abattre sur Terre et au-delà. Le Diable est plus que patient, mais cette fois il est prêt à agir, et rien ni personne ne saurait l'arrêter, à moins de manier un pouvoir considérable.


Et ce pouvoir, Khonsou est bien déterminé à s'en emparer à tout prix ! Pour cela, il envoie Moon Knight attaquer et blesser les détenteurs des pouvoirs des premiers âges, ceux des tous premiers Avengers de la Terre il y a de cela bien longtemps, les héritiers de ces fondateurs inconnus. Le Docteur Strange, Iron Fist, Ghost Rider... même Thor en personne. Aucun ne fait le poids face au Poing de Khonsou incarné, déchaîné comme jamais auparavant et déterminé à tout faire, y compris et surtout le pire, pour tenter d'arrêter Méphisto avant que la terrible vision de son maître ne s'accomplisse enfin.


Alors que le monde sombre dans la nuit éternelle de l'ère de Khonsou, dieu de la Lune désormais presque tout-puissant, le Grand Adversaire trépasse des mains de Moon Knight dans sa prison de Las Vegas. Mais c'est loin d'être suffisant, car pour un Méphisto tué, il en arrive des centaines d'autres depuis les confins du Multivers pour le venger. Khonsou ne cesse d'en massacrer, les uns après les autres, et sa sensation de peur primitive n'est jamais rassasiée, jamais apaisée. Il lui faut encore plus de pouvoir. Il lui faut TOUS les pouvoirs.


Ainsi le bébé-Starbrand est-elle aussi sur la liste, de même que la force Phénix qui répond à l'appel de destruction lancé depuis l'autre bout de l'univers. Les pouvoirs des origines, ceux rassemblés pour défendre initialement ce petit bout de roche perdu aux abords d'une galaxie errante, ceux détenus par les premiers Vengeurs et les premiers dieux de l'humanité... ces pouvoirs doivent revenir à Khonsou dans leur totalité, impérativement, pour s'assurer de vaincre le Diable à tout jamais.


Mais évidemment, cela n'arrivera pas. Moon Knight, grâce notamment à Black Panther qui refuse de céder son propre don au dieu antique, reprend conscience de lui-même, de ses différentes personnalités qui le constituent, pour s'interposer et remettre finalement Khonsou à sa place au terme d'un combat épique entre les astres. Mais les dégâts causés par le dieu lunaire sont nombreux, et les Avengers considérablement affaiblis, ainsi que les défenses de la Terre face au démon. La confiance se fait rare, les Méphisto du Multivers poursuivront sans doute leurs frappes vengeresses, et le Phénix s'est installé sur une île non loin de la Montagne des Avengers, attendant que ses hôtes potentiels répondent à son appel. Khonsou, lui, est enfermé au plus profond d'Asgard, toujours en proie à la peur, et à présent aussi à la honte de sa défaite.


Quant à Moon Knight, il décide de poursuivre sa carrière de justicier solitaire et se lave les mains des conséquences de la guerre déclarée contre Méphisto. Aux Avengers de s'en occuper, puisqu'ils tiennent tant à conserver leurs précieux pouvoirs ! Mais l'appel de la Justice peut toujours se frayer un chemin dans ce cœur de roche, dans ces esprits tourmentés condamnés à vivre ensemble, et peut-être est-il permis d'espérer que le Chevalier de la Lune ne rejoigne finalement la lutte sous peu...


Et Méphisto, dans tout ça ? Celui d'origine, celui de cette Terre-616 que nous avons vu mourir des mains de Marc Spector? Eh bien, avec l'aide d'un précieux allié de circonstances, il se remet gentiment en dévorant l'énergie vitale des différents contrats qui le lient à certaines lignées mortelles fortunées et jusque-là assez chanceuses. Une fois pleinement régénéré, en revanche, il risque bien de porter toute son attention sur ceux à qui il doit sa déchéance toute récente. Le Diable ne perd jamais son temps, quand bien même il sait le prendre.


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Bon, j'ai fait au mieux pour vous vendre quelque chose d'assez prenant et de relativement passionnant je dois l'avouer, dans ce résumé que je vous fais à chaud juste après ma lecture. Mais je suis forcé d'avouer et de reconnaître que, comme depuis le premier tome déjà, je ne suis pas vraiment fan de l'écriture de Jason Aaron concernant certains personnages emblématiques de la Maison des Idées, encore moins dans une équipe aussi primordiale aujourd'hui que les Avengers.


Pour tout dire, ce septième tome je l'attendais avec un intérêt curieux, la promesse de mettre en scène un Moon Knight déchaîné étant assez intrigante en elle-même pour me pousser à entamer cette lecture dès que possible. Force est de constater, en refermant l'album, que c'était laborieux pour au final pas grand chose. Le récit traîne en longueur à certains moments-clés qui devraient selon moi au contraire être plus fluides, et le statu-quo de départ est plus ou moins identique à celui de l'arrivée, à peu de choses près.


Certes, des jalons importants sont posés pour l'avenir de la série et sans doute de l'univers Marvel, mais j'ai un peu de peine à trouver cela vraiment intéressant et à me sentir investi dans cette série. Jason Aaron ne me passionne vraiment pas sur ce coup, quand bien même je sais qu'il s'agit d'un auteur de qualité et largement reconnu pour ses autres prestations sur les séries Thor dans les années 2010 par exemple.


Pour le dire franchement comme je le pense, cette version des Avengers vendait du rêve au tout début... pour très rapidement décliner en un show mineur, à mon sens, en comparaison du grandiose qu'apportent un Jonathan Hickman et sa clique sur les séries mutantes par exemple. Et les dessins d'Ed McGuinness ne sont pas franchement ma tasse de thé, comme vous commencez à le savoir maintenant si vous suivez mes articles V.O. du vendredi consacrés en ce moment à Amazing Spider-Man.


Non, vraiment, je dois avouer maintenant au bout du septième tome que je ne suis pas fan de cette série, mais alors vraiment pas. Et j'en suis le premier embêté, tout simplement parce que les enjeux présentés dans de rares instants visionnaires de qualité sont épiques à souhait mais malheureusement pas suffisamment bien travaillés par la suite, se perdant dans un marasme où tout doit rester plus ou moins la même recette déjà connue et reconnue depuis de très nombreuses années. Est-ce que le final sera de la même mouture ? J'avoue que c'est la seule chose qui me rend curieux à présent, juste histoire de pouvoir dire « - Vous voyez, je le savais que c'était pas terrible ! ». Et c'est bien dommage.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 22 février 2025

Punisher par Garth Ennis omnibus tome 1 (Panini Comics - Février 2025)


Si vous vous promenez la nuit dans les ruelles sordides de cette grande cité qu'est New York, vous risquez de vous retrouver face à certains problèmes récurrents. Des simples voyous qui pullulent et trafiquent on ne sait trop quoi, jusqu'aux vrais durs de durs travaillant pour des chefs mafieux à des lieues de là... pas certain qu'un super-héros soit de passage en plus pour vous sauver la mise pile au bon moment. Dans ces cas-là, vous vous retrouvez surtout seul à vous pisser dessus de peur, en priant le Ciel et tous les bons esprits au-delà de vous en sortir à moindre frais. Parfois, ça fonctionne. D'autres fois, le plus souvent, vous finissez dans la colonne ''Faits Divers'' du premier journal à paraître le lendemain.


Mais rassurez-vous, bonnes et petites gens du commun terrorisés par les criminels de tous poils : Frank Castle vous entend, lui, et il est bien déterminé à faire en sorte que votre vie change du tout au tout en purifiant par le feu la Grosse Pomme. Une famille mafieuse après l'autre, un clan à la fois, un dealer par-ci par-là... et petit à petit, la ville respire un peu mieux, les citoyens sortent à l'air libre et font la fête, les anges-gardiens héroïques prennent la pose et se satisfont d'un travail bien fait pour lequel ils ne sont pas responsables. Certes, la bonne conscience de certains est égratignée par tant de violence et de sang versé, mais au bout du compte ils ont les mains propres. Et aux yeux de la morale, c'est tout ce qui compte.


Frank Castle est devenu le redoutable et redouté Punisher après le meurtre sordide de sa famille lors d'un banal pique-nique dans Central Park, au milieu d'un règlement de compte entre mafieux. Depuis lors, ce soldat d'élite vétéran de la guerre du Vietnam a juré de faire payer tous les criminels, du plus petit au plus grand, du plus insignifiant au plus puissant et protégé, au nom de tous les innocents qui périssent jour après jour dans cette guerre incessante contre le Crime.


Après bien des déboires personnels, Castle est de retour à New York, là où tout a commencé, et il compte bien repartir sur de bonnes bases en éliminant la famille de Ma Gnucci, une mafieuse sadique typiquement son genre. Alors que la guerre ouverte est déclarée, la police de New York reçoit de plus en plus de pression venant des grosses huiles pour arrêter le Punisher avant qu'il n'aille trop loin et surtout ne fouille d'un peu trop près dans le lit des corrompus. Ordre est donc donné de constituer une Brigade Anti-Punisher, et elle sera confiée... à l'inspecteur Martin Soap, éternel loser de son état, bien en peine de tenter quoi que ce soit sans budget ni équipiers.


Mais Soap possède un petit atout mine de rien : il connaît le Punisher. Ou plus exactement, il lui fournit des renseignements précieux sur le milieu criminel pour que Castle se charge ensuite de faire le ménage de fond en comble. Cette fragile coopération portera de nombreux fruits, menant à l'élimination pure et simple de très nombreux gangsters et tueurs patentés par le Punisher dans sa croisade vengeresse. Soap n'a qu'à tenir sa langue juste ce qu'il faut, et tout ira pour le mieux.


N'allez pas croire cependant que Frank Castle soit parfaitement insensible. Au contraire, il peut à certaines occasions s'émouvoir stoïquement du sort des laissés pour compte, des parias, des gens de peu qui ne compte pas tant aux yeux de la bonne société à qui il permet de dormir les yeux fermés. Son voisinage immédiat profite de sa protection et le lui rend bien, les flics le laissent faire leur boulot pour se faciliter la vie, et tout le monde y gagne ou presque dans l'histoire. Tout le monde, sauf le Punisher lui-même, en quête perpétuelle de cette paix qu'il sait totalement hors de sa portée.


Mais rapidement les criminels ne se contentent plus de crever de trouille en attendant sa visite fatale, et certains tentent de contre-attaquer en employant les grands moyens. Des tueurs à gages sans scrupules, des militaires et commandos sur-entraînés assoiffés de sang, de monstrueuses erreurs de la nature lâchées sur une population plus qu'à cran... Difficile de croire qu'un homme seul et sans pouvoirs spéciaux puisse s'en sortir indéfiniment.


Et pourtant, c'est ce que fait le Punisher, encore et encore, inlassablement, se relevant de chaque combat, de chaque dérouillée, de chaque blessure fatale, pour avancer ne serait-ce qu'un peu plus loin et progresser sur une route sanglante qu'il sait infinie. Un homme profondément et irrémédiablement sans espoir de se sortir de sa propre spirale de violence, et déterminé à y entraîner un maximum de vicieux avec lui. Une volonté de fer, un véritable arsenal ambulant, et rien ni personne pour l'entraver ce coup-ci.


Que New York se tienne prête. Qu'ils se tiennent prêts jusque dans l'Ouest du Texas s'il le faut, car Frank Castle ira les chercher où qu'ils se terrent, où qu'ils soient, quoi qu'ils fassent pour maquiller leurs activités, quoi qu'ils tentent pour s'en sortir à peu de frais. Le Punisher est de retour, et il n'est pas condamné à terrasser des criminels sans en voir la fin : ce sont les criminels qui sont condamnés à le subir lui jusqu'à la fin.


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Dans ce massif premier tome d'une série de quatre omnibus consacrés aux aventures du Punisher au tournant des années 2000, vous trouverez des récits tantôt sordides et tantôt teintés d'un humour noir absolument atroce et plein d'esprit, le tout servi admirablement par les dessins très inspirés du regretté Steve Dillon alors en grande forme. Garth Ennis nous dévoile sans chichis ni blablas inutiles sa propre vision du justicier au crâne, solitaire et bourru comme jamais mais ne rechignant pas à donner un coup de main de temps en temps pour renvoyer l'ascenseur.


A travers ces quelques mille pages et plus, vous irez du rire aux larmes, de l'extase d'un plan bien rodé et bien mené jusqu'au désespoir d'une immense solitude, et le plus drôle dans tout ça c'est que vous vous surprendrez à tourner chaque page en espérant avoir une nouvelle dose d'adrénaline et de cynisme fatal.


Une fois encore j'ai opté pour la version collector proposée sur le site de Panini exclusivement, surtout pour le plaisir de cette couverture métallisée signée Steve Dillon donc et représentant le Punisher en plein exercice. Non pas que je boude le style plus réaliste de Tim Bradstreet, qui a réalisé pratiquement toutes les couvertures des épisodes présents dans ce premier omnibus, mais je préfère un certain degré d'irréalisme quand je savoure une violence décomplexée, peut-être pour mieux m'en détacher après.


Contrairement à ce qu'affirment les crédits sur la jaquette, vous n'aurez pas affaire qu'au seul Steve Dillon dans ce volume, il y a plusieurs autres dessinateurs et artistes crédités à l'intérieur au fur et à mesure que la série avance et évolue, prenant un ton de moins en moins humoristique d'ailleurs et de plus en plus cynique et froid. Ma petite préférence va au chapitre 27 de la série de 2001, où le Punisher croisera la route de la belle mais mortelle Elektra, superbement mise en valeur par Tom Mandrake dont je ne connaissais pas du tout le graphisme mais que j'adore déjà !


En tout, des premières passes d'armes face à la famille de Ma Gnucci jusqu'à la bataille sauvage avec Daredevil, Spider-Man et Wolverine ligués contre lui, en passant par l'inexplicable Russe ou encore Soap et sa poisse sidérante, ce sont pas moins de quatre années éditoriales ET de vie du personnage que nous suivrons, chapitre après chapitre, sans pouvoir le lâcher d'une semelle. Et comme annoncé dès le départ et l'introduction, ce n'est que le début puisqu'il faut attendre encore trois autres omnibus de ce genre ! La vision de Garth Ennis semble parfaitement inépuisable en la matière, la violence est omniprésente et le pire c'est que l'on s'y fait assez vite en fin de compte, et que la plupart du temps on en redemande !


J'allais me permettre de conclure cette petite review avec un commentaire élogieux à l'égard de Panini et de la qualité de l'édition de cet omnibus-ci, ayant cru jusqu'au bout qu'ils avaient fini par retenir leurs erreurs passées déjà signalées à de nombreuses reprises ici... mais c'était trop beau, ils n'ont pas pu tenir sur la longueur et les deux ou trois derniers chapitres comportent quelques fautes de frappe ici et là, quoique rien de très embêtant ce coup-ci. Petit à petit ils s'améliorent, c'est à signaler !


Ah si, on peut en revanche saluer franchement la présence en fin d'album d'un bonus non négligeable : rien moins que le très convoité Punisher Kills the Marvel Universe de 1995, un petit bijou de nihilisme et savant mélange des codes éculés des années '90 en termes graphiques avec une bonne dose d'auto-dérision et surtout pas mal de violence, normal quand un homme seul s'en prend à tous les êtres à pouvoirs de la création. Le final m'a scotché, c'était d'une noirceur insondable et je ne pensais vraiment pas que les scénaristes et éditeurs de chez Marvel iraient jusque-là. Bien joué.


Ne reste donc plus qu'à attendre sagement la parution du prochain tome de cette rétrospective du travail ahurissant de Garth Ennis & Cie sur le personnage du Punisher, qui revient de loin il faut bien le reconnaître mais qui nous avait cruellement manqué. Salut Frank, et bon retour au bercail !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !