lundi 17 juillet 2017

La question du lundi n°44 : L'âme de Nintendo est-elle partie avec Satoru Iwata ?


Voilà un peu plus de deux ans, le 11 juillet 2015, nous quittait Satoru Iwata, PDG de Nintendo. Avec sa disparition la firme du plombier moustachu se retrouvait orpheline d’un patron humain, ayant la connaissance du terrain (il fût développeur chez Hal Laboratory), de nombreux succès commerciaux (Nintendo DS, Wii) mais aussi un bide retentissant avec les pires ventes d’une console de salon avec la Wii U.
En début d’année est sortie la Nintendo Switch, fruit d’une longue traversée du désert de la fin de l’ère Iwata. Aujourd’hui la société de Kyoto n’a toujours pas trouvé son successeur, Tatsumi Kimishima assurant l’intérim en tant que directeur. D’où notre question du lundi un peu provocatrice : L'âme de Nintendo est-elle partie avec Satoru Iwata ?

Il n’est pas peu dire que la mort de Satoru Iwata fût aussi soudaine qu’inattendue dans le petit monde du jeu-vidéo. On savait le monsieur malade et amoindri, mais le pire semblait derrière lui. Et puis non, dans une attitude toute japonaise l’homme préféra s’en aller en occupant son poste jusqu’à la fin.
Les autres pontes de Nintendo se préparaient-ils au pire ou furent-ils aussi surpris que nous ? Nous ne le saurons probablement jamais. A priori Iwata envisageait bien sa succession, mais à plusieurs années d’échéance. De fait la nomination de Kimishima va dans ce sens : lui le financier, n’est présent qu’en qualité de régent, en attendant la promotion d’un nouveau roi à la tête de Nintendo.

Mais depuis quelque temps déjà, la direction de Nintendo chamboule les traditions pourtant bien ancrées du vénérable consolier : arrivée de plusieurs applications et jeux sur smartphone (alors qu’Iwata y était farouchement opposé), proposition de dlc (contenu additionnel téléchargeable payant) sur les jeux de la firme, arrivée du online payant sur la Switch, partenariat avec Universal pour un parc d’attraction utilisant les personnages de la société… le petit artisan de Kyoto semble avoir cédé au consumérisme digital et à la diversification de ses activités.
Difficile de dire s’il s’agit d’une direction voulu par Kimishima et/ou l’ensemble du conseil administratif de Nintendo, mais avec le décès prématuré de Iwata et la prise de recul en vue d’une retraite bien méritée pour Shigeru Miyamoto et Genyo Takeda, on sent clairement que le phénomène s’accélère avec la prise de pouvoir de la jeune garde de la firme, plus en phase avec l’évolution technologique du média.
Alors certes oui, l’arrivée des dlc s'est faite sous l’ère Iwata, les applications smartphone étaient prévues, le mercantilisme dans la place avec les amiibo, mais clairement ce n’est pas quelque chose que Satoru Iwata devait cautionner en tant que développeur et encore plus en tant que personne. Le four de la Wii U en terme de ventes n’a hélas pas dû laisser les coudées franches au PDG, gageons que l’histoire aurait été toute autre avec un succès plus honorable pour cette machine.
Mais la perte prématurée de monsieur Iwata pour Nintendo a indéniablement précipité ce changement drastique que la société entame en ce moment.

L'âme de Nintendo est-elle partie avec Satoru Iwata ? Clairement oui, du moins d’un certain Nintendo. Celui des années 2000, voire des années '80-'90 dans le prolongement.
Il ne faut cependant pas oublier que la firme du plombier est une société séculaire (elle a été fondée au XIXe siècle) et qu’elle n’en est donc pas à sa première métamorphose ou évolution. Le fait que ses récents dirigeants se soient enfermés dans un certains conservatisme a sans doute freiné la compagnie à bien des égards, mais sa capacité à toujours rebondir alors que tout le monde s’accorde à dire qu’elle est moribonde force le respect.
La volonté affichée de Nintendo de sortir de l’ornière du seul jeu-vidéo peut faire peur tout comme elle peut réjouir, seul l’avenir pourra nous dire si les pontes de la société ont intelligemment géré les propriétés de la firme ou vendu son âme sur l’autel du profit. Nintendo a le potentiel de devenir un géant du divertissement à l’échelle de Disney, avec tout ce que cela peut comporter de bon et de mauvais côtés.

samedi 15 juillet 2017

Justice League Rebirth tome 1 - Les machines du chaos (Urban Comics - Juin 2017)


Le Superman des New52 est mort, accomplissant son ultime devoir pour sauver son monde. Désormais, il ne reste que le Superman de l'ère Classique, qui avait réussi jusque là à vivre secrètement dans ce nouveau monde et à le défendre discrètement. Or, c'est à présent le moment de se révéler à ce monde et d'endosser à nouveau la responsabilité d'être Superman, car la Terre et ses défenseurs ont encore cruellement besoin de lui. Lorsqu'une immense créature venue de l'espace menace d'absorber les vies de tous les habitants de New York, et s'annonce comme l'avant-garde d'une invasion plus massive à venir, c'est l'ensemble des membres de la Ligue de Justice qui s'en va combattre, et les héros parviennent à sauver le monde une fois de plus grâce à l'intervention de ce Superman plus expérimenté auquel ils ne font pas encore entièrement confiance. Mais sitôt cette crise passée, une autre survient : des séismes se mettent à secouer la planète sur toutes les lignes de failles en même temps, menaçant de disloquer la Terre et détruisant même l'Atlantide, entraînée à jamais dans les abysses. Cyborg et Batman tentent de coordonner les efforts des héros luttant contre le cataclysme alors que d'immenses entités humanoïdes se rassemblent sur le toit du monde pour émettre un appel et annoncer ce qui semble être la fin du monde... tandis que Superman se charge de détruire les moteurs responsables des séismes sous la croûte terrestre, Aquaman et Wonder Woman sont sur la brèche chacun de son côté et entrent en contact avec ces mystérieuses entités, qui semblent capables d'absorber leurs pouvoirs pour renforcer leur énergie. Grâce aux deux nouveaux Green Lanterns de la Terre, la planète sera finalement sauvée de la destruction, mais quelque chose de pire encore s'annonce à l'horizon et il faudra que tous les plus grands héros de la Terre s'unissent et travaillent main dans la main pour contrer ce nouveau danger. La Ligue de Justice est reformée et l'on a, plus que jamais, besoin d'elle. Mais pour combien de temps encore ?

Un récit un rien décousu et un peu fouillis par moments mais qui se montre néanmoins efficace et qui remplit sa mission, à savoir proposer une nouvelle grande menace sur le long terme qui puisse réunir les différents héros endeuillés par la perte de leur Superman. L'équipe créative est sur la brèche pour nous livrer une histoire qui tient la route malgré son énormité, et les dessins sont plutôt de l'ordre du très bon, comme on était en droit de s'y attendre. Davantage d'explications, on l'espère, dans le tome suivant déjà annoncé par Urban sur la quatrième de couverture. Vivement la suite !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 14 juillet 2017

La V.O. du vendredi n°80 : Grimm Fairy Tales - Arcane Acre tome 1 (Zenescope - Février 2015)


Après les tristes événements de Age of Darkness et la résolution du gigantesque conflit dans Realm War, voici la toute nouvelle série de Zenescope sur l'univers de Grimm Fairy Tales : bienvenus à Arcane Acre !
Il s'agit d'une sorte d'école magique, à l'écart du reste du monde, où les futurs Realm Knights seront formés et apprendront à utiliser leurs grands pouvoirs en latence. Shang comme toujours assumera le rôle de protecteur et de leader, tandis que Sela va enfin pouvoir renouer avec sa fille trop longtemps disparue, Skye, avec l'aide de son ancienne ennemie Belinda. Mais les choses tournent vite à l'imprévu quand l'école est arpentée par un génie facétieux ramené par l'un des élèves, Ali, puis quand vient l'attaque soudaine d'une escouade de nymphes des eaux venues de Neverland pour récupérer la fille de leur reine, Hailey, alors qu'une guerre couve avec les sirènes malfaisantes... et pour couronner le tout, Belinda reçoit la visite inopinée du Ténébreux en personne, prêt à l'accueillir de nouveau dans sa Horde... à moins qu'il ne s'agisse d'un mauvais tour ? Quoi qu'il en soit, ces premiers jours seront des plus mouvementés, et Sela devra plus d'une fois intervenir pour que le calme soit rétabli. Il semble que la déesse Druanna dissimule une vérité cruciale pour l'avenir d'Arcane Acre... un secret qui menace d'être révélé, et dont Sela devra à son tour prendre garde, car l'ensemble des royaumes risque de tomber à nouveau entre les mains de la Horde Noire.

Cette nouvelle série reprend après le 100ème numéro de Grimm Fairy Tales, juste après les événements de Age of Darkness et Realm War. Il s'agit ni plus ni moins que de la suite directe de ces events de l'éditeur, qui renouvelle ici son casting de héros avec de jeunes gens un peu perdus et aux prises avec leurs pouvoirs encore insoupçonnés. Comme le dit si bien l'un de ces personnages, Skye, c'est un étrange mélange entre Harry Potter et les X-Men, mais ça fonctionne plutôt bien et le teaser de fin d'album donne envie de connaître la suite rapidement. Toujours sous l'égide de Pat Shand, l'univers de Zenescope ne cesse de se déployer et de nous entraîner dans de nouvelles aventures, et c'est un vrai plaisir que de retrouver les personnages que l'on a appris à aimer et les voir former une nouvelle génération, pour préserver un avenir encore incertain. Rendez-vous dans une semaine pour le tome suivant !

jeudi 13 juillet 2017

Reine d'Egypte tome 2 (Ki-Oon - Juin 2017)


En l'absence de Séthi, parti guerroyer contre une révolte à la frontière du royaume de Koush, c'est l'occasion pour Chepsout d'explorer son territoire, et la reine commence par les chantiers de Karnak alors en construction depuis des générations. Elle contemple ainsi l'étendue de la puissance et du savoir-faire de l'Ancienne Égypte, sur laquelle règne sa lignée. Désireuse de connaître chaque aspect de la vie des travailleurs, de son peuple, Chepsout n'hésite pas à se mêler aux conversations et récolte toutes les informations qu'elle désire... même si parfois, le choc est rude pour elle, comme lorsque des morts sont à déplorer sur le chantier. Grâce à l'aide et au soutien de son scribe Senmout, elle parvient à surmonter ces douloureuses épreuves mais c'est pour connaître un nouveau bouleversement : des femmes du harem de Pharaon sont retrouvées assassinées, et le criminel n'est autre que la nouvelle grande favorite, l'impitoyable Sothis, qui élimine méthodiquement toute concurrence pour prétendre à porter l'enfant de Pharaon. Chepsout devra faire face à cette femme que rien ne semble en mesure s'arrêter ou de maîtriser, et elle devra alors prendre une très lourde décision qui risque bien de sceller une partie de son avenir... car, en épargnant son adversaire, la reine vient de se créer une nouvelle ennemie qui compte bien lui faire chèrement payer l'humiliation de son procès. Sitôt Séthi de retour de guerre, victorieux, Sothis s'empresse de semer le doute dans son esprit quant à la relation étroite qu'entretient Chepsout avec Senmout. La reine se retrouve obligée de prouver à tous qu'elle n'est pas infidèle, et cet affront monté de toutes pièces par le clergé d'Amon et Séthi sera dur à effacer de sa mémoire. Et pendant ce temps, pour faire taire les rumeurs, Senmout décide de quitter le service de la reine et de partir au loin, aux prises avec ses propres sentiments qu'il n'a nul droit de dévoiler. Alors que tout semble se retourner contre elle, Chepsout pourra compter malgré tout sur la loyauté d'une partie du clergé, soucieuse de respecter les pouvoirs royaux et de ramener un peu d'ordre et de moralité dans le pays. Sans qu'il n'y paraisse, une course au pouvoir vient de se lancer, et les pions se trouvent tous sur la table de jeu, attendant que le destin fasse son choix, pour l'avenir de l’Égypte !

Second tome très dense avec beaucoup d'événements à raconter et à traiter autour de Chepsout, qui ne cesse de découvrir de nouveaux aspects de son royaume et de son entourage. De nouveaux obstacles, la haine de Sothis ainsi que la jalousie maladive de Séthi, les ambitions du clergé d'Amon, les sentiments dangereux à son égard de son plus fidèle serviteur... tout cela aura de lourdes répercussions sur la suite des choses, et on attend donc le troisième tome avec énormément d'impatience ! C'est toujours aussi bon, très bien dessiné et raconté, très bien documenté et étudié quant au fonctionnement de l’Égypte Antique, rien n'est laissé de côté et la rubrique de fin de volume permet d'approfondir ses connaissances en découvrant des coutumes et autres moments importants de la vie de tous les jours à cette époque. Bravo à l'auteur pour cette série de grande qualité !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 12 juillet 2017

Wonder Woman Rebirth tome 1 - Année un (Urban Comics - Juin 2017)


Diana, princesse des fières et nobles Amazones, rêve d'un autre monde que celui de son île natale. Un monde dont elle ne connaît rien, mais dont toutes ses sœurs se souviennent avec mépris et douleur. Pourtant, rien ne saurait l'empêcher d'y croire... et voilà qu'un jour, un étrange appareil volant s'écrase sur la plage de Themyscira. Tout son équipage est mort lors de l'impact, à ce qu'il semble, mais il reste un survivant, gravement blessé, qui implore la princesse avant de s'évanouir. Soigné et étudié de près par les Amazones, Steve Trevor tente tout son possible pour leur faire comprendre qu'il doit retourner dans son monde, menacé par un réseau terroriste sur lequel lui et son escouade enquêtaient avant de s'écraser. Après un concile déchirant, c'est finalement Diana qui est choisie comme championne de Themyscira et chargée d'accompagner Steve dans son monde, et de l'aider à vaincre le mal qui s'y répand. C'est avec un pincement au cœur qu'elle accepte cette mission, qui fera d'elle une exilée incapable de regagner sa terre natale. Une fois arrivée aux États-Unis, c'est elle qui se retrouve objet d'études et de controverses, jusqu'à ce que la communication parvienne à s'établir entre elle et ses nouveaux amis. Dotée par ses dieux protecteurs de qualités et pouvoirs hors du commun, Diana va tout faire pour remonter la trace du réseau terroriste qui prône la voie d'Arès, dieu de la Guerre à la soif de sang insatiable, et tenter de vaincre cette idéologie par ses actes et sa volonté. Le combat sera rude et la mettra souvent à l'épreuve, mais elle ne renoncera pas, car elle est l'envoyée des dieux pour maintenir la paix et éviter que le monde ne sombre dans le chaos. Elle est Diana, princesse des Amazones, porteuse des bienfaits de leur culture et de leur savoir ancestral. Elle est Wonder Woman. Et le monde s'apprête à la rencontrer pour la première fois, un monde qui peut-être ne la mérite pas, mais un monde qui ne demande qu'à être secouru.

La série sur Wonder Woman démarre sur les chapeaux de roue avec ce premier tome, qui rassemble les numéros pairs de la série consacrés au passé. Les numéros impairs quant à eux seront disponibles dans les tomes à venir et raconteront la quête de vérité de Diana dans le présent, après le chamboulement de DC Rebirth. Ici nous sont donc racontées les origines de Wonder Woman, sa vie sur Themyscira ainsi que sa venue dans le monde des hommes, en somme tout ce qui manquait au personnage lors des New52 puisqu'elle arrivait dans la bataille déjà en connaissance de notre monde et de sa culture. Nous avons donc droit au récit des origines qui faisait défaut à l'héroïne lors de la précédente incarnation de l'univers DC, ses aventures des New52 ne sont pas remises en cause mais bel et bien renforcées par un tel apport, de la part d'un maître du personnage et de son envergure car il s'agit de Greg Rucka lui-même qui reprend les affaires. Le dessin est efficace, clair et précis, et tous les personnages gravitant autour de Diana sont attachants et immédiatement essentiels à son parcours. Comme de juste, concluons par un ''vivement la suite !'' amplement mérité.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 11 juillet 2017

Kasane - La voleuse de visage tome 3 (Ki-Oon - Mai 2016)


Kasane connaît désormais le succès sur les planches grâce au visage de Nina, qu'elle ne cesse de lui emprunter. Nina de son côté alterne les phases d'éveil et de sommeil de sa maladie dans une attitude amorphe, de plus en plus éloignée de la réalité à mesure qu'elle perd toutes ses chances de connaître un jour ce même succès elle-même. Alors, dans un geste désespéré d'appel au secours, Nina tente de se suicider en se jetant du haut d'un immeuble. Kasane a tout juste le temps de lui emprunter son visage à nouveau avant que les secours n'arrivent et ne l'embarquent à l'hôpital, où le diagnostic est sans appel : Nina risque bien de ne jamais plus se réveiller, et de rester dans un état végétatif dont rien ne saurait la tirer. Enregistrée sous le nom de Kasane à cause de ses traits, elle est à deux doigts d'être déclarée morte par la tante cupide de la véritable Kasane... avant que celle-ci ne face volte-face et ne décide de défendre Nina contre sa tante. Un marché est donc passé, la fausse Nina gardera la fausse Kasane chez elle le temps de ses soins, quel qu'il puisse être. Mais une fois cette épreuve passée, c'est une autre calamité qui s'abat sur Kasane : les parents de Nina veulent rencontrer leur fille au succès grandissant, et sa mère se met petit à petit à avoir des soupçons sur la jeune femme qui se trouve devant eux. Un plan est donc monté en urgence par Kasane et son agent, Habuta, qui vise à faire en sorte que le père de Nina n'ait d'autre choix que de déclarer sa femme folle et ne la fasse interner ou suivre par un médecin spécialisé dans la paranoïa dans laquelle elle semble s'être enfermée. Tout cela juste à temps pour que Kasane puisse jouer son tout nouveau rôle au théâtre, celui de Salomé, la princesse maudite de l’œuvre d'Oscar Wilde, qui pourrait enfin lui apporter la richesse et la reconnaissance qu'elle attend, et qui pourrait lui permettre de se libérer du poids de l'héritage de sa mère pour enfin voler de ses propres ailes... mais les fantômes du passé sont bien plus difficiles à effacer que les épreuves du présent, et Kasane risque à tout instant de perdre ce fragile avantage qu'elle a su se conserver...

Un troisième tome très riche, qui voit Kasane aux prises avec plusieurs problèmes graves dans son entourage proche et qui menacent de briser sa carrière à tout instant. Non seulement la maladie et la dépression de Nina, mais aussi les soupçons de la mère de Nina ainsi que les remontrances de l'acteur vedette de la nouvelle pièce dans laquelle elle va jouer, tout en supportant le retour d'une ancienne camarade de classe qui la brutalisait au Lycée et dont le sort se retrouve entre ses mains... que va faire Kasane ? Tome très riche comme je le disais, une lecture à la fois complexe de part sa construction mais simple dans sa narration, pour une série toujours aussi excellente et prenante depuis son premier chapitre. Un seinen remarquable à conseiller à tout le monde autour de soi !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 10 juillet 2017

La question du lundi n°43 : Le "Dark Universe" d'Universal est-il encore viable ?


Le mois dernier sortait sur nos écrans le dernier film tant attendu de Tom Cruise, La Momie, des studios Universal. Ce film devait être ce que Dracula Untold avait échoué à être en son temps, c'est à dire le fer de lance d'un univers partagé au cinéma, le Dark Universe, rassemblant au sein d'une même continuité de films les différents monstres sacrés du cinéma comme Dracula, la Momie, le monstre de Frankenstein, la créature du lagon, le Dr. Jekyll et Mr. Hyde, etc. Tous les grands monstres de la littérature anglaise du XIXème siècle, dont Universal a récupéré tous les droits ou peu s'en faut.
Revenons-en au film La Momie. Il nous présente à la fois une nouvelle version de cette histoire qui date déjà des années '30 et dont selon moi la meilleure adaptation reste celle de Stephen Sommers en deux volets (clin d’œil : les amateurs auront reconnu le Livre d'Or d'Amon-Râ dans la bibliothèque du film récent, ainsi qu'un crâne de vampire et une main de créature aquatique), et également certains des personnages de ce fameux univers partagé comme le bon Dr. Jekyll, directeur de l'institut qui effectue des fouilles et des recherches dans le monde entier sur les avatars du Mal quels qu'ils soient, et son pendant malfaisant le redoutable Mr. Hyde. Mais entre un Tom Cruise en roue libre et un Russel Crowe qui en fait des tonnes, la sauce n'a malheureusement pas prise. Rappelons que le film souffre de près de 83% de critiques négatives, d'un désaveu quasi-total des fans du genre, et d'une promotion un rien lourdingue de la part des studios. La venue en grande pompe de Tom Cruise dans son premier talk-show français, Quotidien, n'y aura au final rien changé et le film se traîne lamentablement sur les écrans. Pour tout vous dire, quand je suis moi-même allé le voir avec la meilleure bonne volonté du monde, je me suis retrouvé totalement seul dans une salle entièrement vide, pour une séance privée qui m'a laissé plutôt froid. C'est vous dire à quel point le film que je m'apprêtais à voir avait su séduire son public...
Que veut faire Universal exactement avec son univers partagé de monstres ? Une concurrence assez tardive aux univers de Marvel et DC, Warner et Disney et leurs super-héros ? Une façon de dire ''Eh, nous aussi on peut faire une longue histoire sur plusieurs films avec des personnages connus de la culture populaire !'' et de tenter maladroitement de s'approprier une partie du public ? J'ai malheureusement plutôt l'impression que malgré tous leurs efforts, ils n'ont pour l'instant réussi qu'à saborder le navire et que la chute dramatiquement lente de leurs aspirations risque de faire mal. Pourtant sur le papier tout partait d'une bonne idée, mais peut-être est-il temps de se demander si les monstres du cinéma et de la littérature intéressent encore réellement quelqu'un de nos jours, à part les fidèles lecteurs du genre. Bonne idée mais peut-être mauvaise cible... et surtout gestion catastrophique des acteurs. Tout ne peut pas reposer uniquement sur un grand nom au casting, le public n'est pas si idiot et a généralement tendance à voir qu'il n'y a rien de bien concret derrière le voile. Ça me coûte de tenir ce discours, car quelque part au fond de moi j'y croyais, à ce Dark Universe et à sa belle fanfare. Je suis un grand fan du film Van Helsing de Stephen Sommers (encore lui) après tout, on peut dire que je suis peut-être un peu trop idéaliste et bon public, mais même moi j'ai été déçu par cette momie qui n'avait pas grand chose pour elle. Cela dit, il faut reconnaître que l'actrice choisie pour incarner la princesse maudite et revancharde était une des rares bonnes idées du film, c'est pratiquement le seul personnage qui ne sonne pas faux. Mais mise en face des ténors qui ne jouent pas leur rôle, elle perd de sa substance et cette nouvelle incarnation sera malheureusement vite oubliée.

Pas de réponse réelle à apporter à cette question pour l'instant, étant donné que cela commence tout juste, mais des réserves à noter et surtout un mauvais départ à corriger d'urgence dans les films suivants, si les studios en ont encore le courage et la volonté. Je l'espère de tout cœur.

samedi 8 juillet 2017

Batman Rebirth tome 1 - Mon nom est Gotham (Urban Comics - Juin 2017)


C'est enfin le grand moment que l'on attendait toutes et tous, le retour du véritable Batman sous la nouvelle ère de DC Rebirth. Dans cette nouvelle histoire qui commence, Bruce Wayne et ses fidèles alliés devront composer avec des menaces chaque jour plus insistantes de la part de super-criminels et autres organisations maléfiques. Quelque chose rôde dans la ville, quelque chose se trame à Gotham, les monstres arrivent... et pour y faire face, Batman sera aidé par deux nouveaux justiciers masqués baptisés Gotham et Gotham Girl ! Quelle est leur histoire ? Comment ont-ils obtenu leurs pouvoirs ? Qu'arrivera-t-il à la ville de Gotham maintenant qu'elle est défendue par de super-protecteurs ? Toutes ces réponses et bien plus encore dans ce premier tome, une histoire qui se révèle tour à tour comique ou tragique, de bons et grands moments sont partagés avec le lecteur et les émotions fortes seront riches et bien présentes tout au long de la lecture !

Avec ce premier tome c'est donc une nouvelle ère qui s'inaugure pour Batman, mais aussi pour l'univers de DC. Pour l'instant aucun lien n'est établi entre cette première histoire contenue dans son ensemble dans ce premier tome et la fameuse affaire du badge du Comédien, axe central de DC Rebirth, mais nous y viendront tôt ou tard. Les auteurs sont en grande forme, ce n'est pas vraiment comme au temps de Scott Snyder, peut-être que c'est un peu moins pointu, plus grand public, en tout cas c'est effectivement un point d'entrée idéal pour tout nouveau lecteur désireux de rejoindre les aventures du Chevalier Noir. Snyder est toujours là mais il est épaulé par Tom King et accompagné aux dessins par des rock-stars comme David Finch ou Ivan Reis, une bien belle équipe donc. Le tome 2 est d'ores et déjà programmé et s'intitulera Mon nom est Suicide, tout un programme quand on sait quel essor prend la désormais célèbre Suicid Squad d'Amanda Waller. Absolument à suivre !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 7 juillet 2017

La V.O. du vendredi n°79 : Lady Death rules ! tome 1 (Coffin Comics - Juin 2017)


La légende est de retour... Lady Death revient enfin à la vie, ou ce que l'on peut appeler une vie au cœur des Enfers. Après 20 ans de longue absence, la voici finalement de retour dans la dimension infernale, dotée d'une nouvelle arme capable d'apporter la mort à toute créature malfaisante qui rencontre son chemin. Pendant 20 ans, elle a dormi d'un profond sommeil... pendant 20 ans, elle a vécu des aventures qui n'étaient qu'illusions, des rêves maudits... et aujourd'hui, elle réclame vengeance pour toutes ces années de sa vie dont on l'a privé ! Vengeance contre ceux qui ont jadis orchestré sa chute, vengeance contre ceux qui de nos jours se complaisent dans un bain de sang d'innocents qui n'en finit pas, vengeance contre les démons qui ont voulu la faire disparaître et la plonger dans une vie illusoire. Lady Death est bel et bien de retour, et elle compte faire chèrement payer à ses ennemis l'erreur de l'avoir laissé en vie ! Pour commencer elle va monter deux camps opposés l'un contre l'autre pour provoquer une guerre fratricide entre démons et natifs de l'Enfer, ce afin de faire sortir de son repaire le véritable coupable, le maléfique sorcier Séance, dont on dit que les pouvoirs rivalisent avec ceux de la sorcière blanche elle-même. Une occasion en or pour elle de tester cette réputation et sa nouvelle arme ! Puis, allant au secours d'une âme innocente avant qu'elle ne soit dévorée par l'Enfer, Lady Death va tenter de s'échapper par le Portail d'Hadès, afin de regagner la Terre. Mais il s'agit en réalité d'un nouveau piège et elle y perdra un allié précieux, tout en se faisant une nouvelle ennemie acharnée qui ne risque pas de l'oublier de sitôt. Et pendant ce temps sur Terre justement, les esprits et loa s'inquiètent du retour d'une ancienne trinité de puissances magiques aux pouvoirs démesurés, qui risque de plonger le monde dans le chaos absolu. Lady Death pourrait peut-être y mettre un terme... ou bien les forces supérieures devront-elles faire appel à une nouvelle combattante ?

Qu'on se le dise, Lady Death est bien enfin de retour telle que la voulait son créateur, Brian Pulido, sous son tout nouveau label Coffin Comics. Ce premier album relié rassemble les premiers chapitres de la nouvelle série Lady Death ainsi qu'un mot de l'auteur pour faire le point sur la carrière de son personnage fétiche et sur le financement participatif sans lequel tout cela n'aurait pu voir le jour. Disponible soit en reliure souple soit en cartonnée dure, ce premier tome rappelle le bon vieux temps des jours de Chaos! Comics, et la seule chose que l'on peut regretter c'est de ne pas pouvoir retrouver l'ensemble des personnages de l'époque, puisqu'ils sont dispersés entre plusieurs éditeurs de nos jours. Mais au moins nous avons la chance de pouvoir lire à nouveau les aventures de Lady Death, comme si ces 20 dernières années d'errances éditoriales n'avaient été qu'un mauvais rêve, dont le personnage se relève enfin et s'apprête à faire table rase, pour notre plus grand plaisir. Une série à suivre donc et à surveiller attentivement, car il faudra peut-être de nouveau l'aide du lectorat fidèle de la sorcière blanche pour la maintenir à ce niveau de qualité d'édition, très respectable d'ailleurs.

jeudi 6 juillet 2017

Im - Great Priest Imhotep tome 2 (Ki-Oon - Mai 2017)


Alors qu'ils enquêtaient sur la présence possible d'un Magai au sein d'un temple shinto, Imhotep et Hinome croisent le chemin d'un autre prêtre d'Amon, le jeune Harugo Misora, qui a autrefois perdu toute sa famille par la faute d'un Magai. On découvre alors à cette occasion que la personne qui a créé les Magai n'est autre qu'Imhotep lui-même. La révélation est dure à encaisser et le combat tourne court, Im parvenant à soliciter le pardon de son adversaire pour un temps seulement. Mais les dieux seuls savent ce qui se passera à leur prochaine rencontre...
Et justement, nous aurons en majorité droit dans ce volume à un flashback revenant 3000 ans plus tôt, dans l'Ancienne Égypte, à l'époque où Im était encore le prêtre le plus aimé et redouté à la fois de son ordre. Nous découvrirons avec horreur les circonstances qui ont permis qu'Im soit scellé jusqu'à notre siècle, et l'horrible trahison dont il fut victime, lui ainsi que le meilleur et seul ami qu'il ait jamais eu en ce monde. Un sort tragique qui commencera à expliquer les véritables raisons du retour d'Im dans le monde mortel et sa vraie mission, en plus d'exorciser les Magai dont il est responsable.

Une plongée saisissante dans le passé d'Im, qui lève d'un coup le voile sur le mystère de son retour et de sa mission divine, ou plutôt punition devrait-on dire. Ce second tome repose presque entièrement sur son flashback qui nous ramène à l'époque de l’Égypte Antique, et l'auteure parvient à nous transporter sans peine dans ce monde qui a bercé la civilisation. On sent une certaine connaissance des us et coutumes de ce temps, ainsi que des positions respectives du clergé et de la maison royale. Tout est fait pour que le lecteur puisse lire une histoire aussi simplifiée que possible sans être pour autant débilitante et surtout rester de qualité. Et effectivement, l'histoire gagne une nouvelle profondeur suite à ce voyage dans le passé, et le retour au présent s'annonce des plus mouvementés pour la suite de la série. Rendez-vous bientôt pour le tome 3 !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 5 juillet 2017

Spider-Man - L'enfant intérieur (Panini Comics - Juin 2017)


L'heure est enfin venue approfondir les personnalités de Vermine et du nouveau Bouffon Vert, Harry Osborn lui-même. Pour Vermine il s'agit d'une traque sans relâche dans les méandres de son passé et de sa mémoire, des traumatismes bouleversants qu'il a subi dans sa jeunesse et des expériences malveillantes qui ont fait de lui cet homme-rat cannibale qui terrorise la ville entière. Spider-Man va devoir mettre de côté ses propres peurs et doutes afin de retrouver Vermine, Edward, avant qu'il ne soit trop tard et qu'il ne commette l'irréparable. Mais Peter Parker va également devoir faire avec ses propres démons et fantôme du passé qui ressurgissent quand le Bouffon Vert s'en prend directement à lui et lui fait inhaler un gaz le plongeant dans une transe hypnotique et réveillant les plus sombres aspects de sa personnalité. Si pour Vermine les chances de rédemptions sont minces, il en est d'autant plus le cas avec Harry, qui sombre totalement dans la folie destructrice qui habitait son père, au point de s'en prendre à sa propre famille sous couvert de vouloir les protéger du monde extérieur. Quel que soit le plan tordu du Bouffon, Spider-Man devra lutter comme jamais pour pénétrer au cœur de la démence de son ancien meilleur ami, et l'aider à surmonter ses propres traumatismes, avant qu'il ne soit trop tard et que Harry ne disparaisse totalement, dévoré par la personnalité du Bouffon.

C'est un gros album que celui-ci, dans la belle collection ''Marvel Vintage'' qui a jusque là su séduire son public avec des récits de qualité. Ici il est donc question d'un trio bien singulier, celui que forment Spider-Man, Vermine et le Bouffon Vert. Trois êtres détruits par leur passé et leurs traumas, trois personnalités au bord du gouffre qui luttent chaque jour pour tenir le coup et échapper aux ombres de leur enfance. Il est surtout question de rédemption, en effet c'est le thème principal que l'on retrouve pour ces trois personnages : Edward (Vermine) peut-il s'amender de ses crimes épouvantables et redevenir un être humain en acceptant l'aide d'autrui ? Peter peut-il surmonter sa culpabilité vis à vis de son oncle Ben ou bien encore, plus profondément enfouie, celle qu'il ressent vis à vis de ses parents ? Et Harry pourra-t-il échapper au cruel souvenir déformé de son père et de la folie qui coule dans ses veines et menace ses proches ? La réponse se trouve en chacun d'eux, quelque part, enterrée sous des années de dures expériences et séquelles dramatiques. Mais une chose est sûre cependant, c'est qu'aucun des trois n'arrivera à s'en relever sans l'aide des autres. Magnifique histoire donc que ce grand arc présenté dans cet album, une histoire touchante à plus d'un titre et terriblement personnelle, à lire pour tous les amateurs du ton plus sérieux et adulte que les séries sur Spider-Man ont pu prendre vers la fin des années '80.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 3 juillet 2017

La question du lundi n°42 : Est-il nécessaire de tuer pour vaincre ?


Si vous suivez assidûment les émissions du blog, vous savez que c'est lors de l'émission numéro 9 sur Wonder Woman que la question est apparue sans prévenir. En parcourant la filmographie des super-héros au cinéma, on est forcé de constater que le genre répond souvent aux mêmes critères. C'est une règle pour ce genre de récit ; le héros a une volonté propre, un objectif à atteindre et pour réussir il doit lutter corps et âme contre une force antagoniste, souvent une idéologie différente de la sienne. Si on fait abstraction du mal ou bien fondé de cette idéologie, on peut alors distinguer deux types de forces antagonistes : Physique ou spirituelle.
Dans le premier cas l’idéologie d’opposition est portée par un personnage physique, un super vilain ! C'est un cas très répandu dans cet univers. Batman a son Joker là où Spider-Man a son Bouffon Vert. Les exemples sont nombreux. On peut même retrouver cette règle dans quasiment tous les films d’action/aventure. Ici le protagoniste principal devra vaincre son adversaire pour arriver à ses fins. Vaincre ne veut pas dire tuer.
Dans le deuxième cas, notre héros lutte contre une idée générale portée par un groupe de personnes, voir l’ensemble de l’humanité. Dans ce cas il ne s'agit plus de vaincre un super vilain mais bien une entité qu’on ne peut atteindre qu’avec des mots et arguments valables. Le combat prend forme de débats (bon souvent au cinéma on veut de la bagarre, d'où les débordements physiques intercalés par des phases d’explication).
C'est ce dernier type de situation que nous traiterons d'abord. Puis nous nous attacherons aux super-vilains, antagonistes physiques de nos héros.

Le Super héros seul face au monde :

Notre vaillant super-héros, se retrouve confronté à un super-vilain intouchable puisque spirituel. Il est nécessaire pourtant de vaincre cette force. Alors il faudra user de ruse et de stratégie, on sort des clous. Vaincre une idée, comment faire ?
On peut évidement penser à éliminer tout les porteurs de cette idée (quand il sont peu nombreux). Une solution simple, qui fait l’objet de beaucoup de films. Mais le mode de pensée existera toujours quelque part, ou pourra tout simplement renaître ailleurs dans une autre époque. Non ! Notre héros ne peut procéder ainsi. De plus c'est un super-héros, il ne peut éliminer bêtement et consciemment autant de monde.
Ce qu’il faut c’est vaincre en faisant évoluer le mode de pensée. Peu de films traitent cet aspect, on peut noter The Dark Knigth qui met en scène un Joker convaincu que les Gothamiens ont un fond cruel et égoïste. Il les met donc à l'épreuve ; deux péniches, l’une avec les pires criminels de Gotham et l’autre avec ses citoyens. Chacun a le pouvoir de détruire le navire de l’autre, ou se verra couler par le fond au bout du temps impartit (cruel ce Joker quand il s’y met). Convaincu que les habitants de Gothan sont tous corrompus, violent et sans scrupules ; le Joker est surprit quand rien ne se passe. Le Batman lui, croit au bon fond des humains et n’intervient que pour capturer son ennemi. Et c’est ce qu’il fait. L'idée antagoniste au héro est tout simplement détruite par les habitants et criminels de Gotham eux mêmes, pas besoin d'éliminer le Joker !
C’est vrai il peut recommencer, ou avoir des idées pires, et le tuer prendrait du sens. Mais là encore les différents récits entre ces deux ennemis de toujours montrent au final que l’un n’a d'intérêt que pour l’autre, Ce qui limite la casse. Le justicier doit rester maître de son choix et en assumer les conséquences.
Wonder Woman reprend un peu ce principe de combat par la pensée, mais c’est bien moins visible. Tout est dans une réplique de Steve Trevor : « peut être qu’ils sont naturellement mauvais » (réplique plus ou moins exacte) ! Il laisse entendre ici l’existence d’une maladie récurrente qui pousse les humains à s’entretuer en masse ! Arès vient par la suite confirmer cette version ! Avant cette réplique, tout semble aller dans le sens de Diana qui pense que Arès corrompt les humains.
Wonder Woman est devant un choix : comment changer ce mode de pensée ? Tuer tous les humains ou leur montrer l’exemple. Ici aussi il n’est pas nécessaire de tuer pour vaincre, Diana a fait son choix. Certes Arès n’est plus (ou pas, qui sait), mais il y a quelques situations extrêmes.
« Tuer pour vaincre », non ce n’est pas nécessaire. Cela dit, le débat reste ouvert !