samedi 16 mai 2020

X-Men - L'intégrale 1977-1978 (Panini Comics - Septembre 2019)


Nous retrouvons les X-Men en bien mauvaise posture face au Fléau et à Black Tom Cassidy, quelque part dans le château familial dont ce-dernier a pris possession. Mais fort heureusement Diablo n’a pas été capturé et s’empresse de se porter au secours de ses camarades avec l’aide de petits lutins qui habitent les lieux également et désirent voir partir l’influence néfaste des deux vilains. A l’aide de la ruse plutôt que de la force brute, les X-Men enfin libérés réussiront à vaincre leurs adversaires, mais ce ne sera que pour un court répit car le pire reste encore à venir !

En effet, Magneto est de nouveau libre lui aussi, et revenu dans son corps adulte en pleine possession de ses moyens et de ses pouvoirs ! Autant dire que l’affrontement sera titanesque, et malheureusement pour nos héros ils en réchapperont de justesse pour ensuite affronter le véritable commanditaire de toutes ces récentes épreuves : Éric le Rouge ! Nous découvrons à ce moment que celui-ci est en réalité un agent infiltré de l’empire Shi’ar et que sa mission est d’empêcher à tout prix tout contact entre la princesse rebelle Lilandra et le professeur Xavier, une mission qu’il parviendra à accomplir non sans mal jusqu’au bout. Les X-Men sont toujours sur ses traces et aboutissent au cœur mystique du lointain empire cosmique pour une bataille dantesque contre des forces inconnues. Finalement, ils réussissent à sauver Lilandra mais celle-ci doit regagner la Terre dans l’attente d’être jugée apte à reprendre les commandes de son empire. Une sanction qu’elle prend plutôt bien étant donné qu’elle sera aux côtés de Xavier, qui apparaît comme son âme-sœur.

C’est cependant loin d’être terminé ! Les récentes épreuves ont suffisamment affecté nos héros pour qu’ils soient tour à tour infiltrés par un agent du Gouvernement Canadien à la recherche de Wolverine puis par un nouvel ennemi qui détraque à dessein la Salle des Dangers pour en faire un piège mortel ! Heureusement, dans les deux cas plus de peur que de mal et tout se finira bien, même si l’identité de l’agent étranger reste un mystère pour tous sauf pour Wolverine, qui sait que la partie n’est pas finie.

Et tandis que le Fauve, après la disparition des Avengers, décide de rendre visite à ses anciens coéquipiers et successeurs chez les X-Men, ce qu’il découvre lui fera froid dans le dos ! Tous ses amis réduits à l’état peu glorieux de vulgaires bêtes de foire dans un cirque, par nul autre que Mesmero qui vient prendre sa revanche trop longtemps suspendue. Mais grâce au Fauve et à Wolverine l’équipe recouvrira bientôt ses esprits et ils feront face à Mesmero pour une juste confrontation… mais c’est à Magneto qu’ils auront affaire !

Le Maître du Magnétisme entraîne les héros dans l’une de ses nombreuses bases, quelque part sous un volcan en Antarctique, et les réduit à l’impuissance totale pour leur faire payer les sombres moments qu’il a passé dans un corps de nourrisson avant qu’Éric le Rouge ne le fasse évader. Et pendant que ses adversaires de toujours sont prisonniers de sa terrible machination, Magneto entreprend de ravager les installations militaires du Pacifique Sud depuis sa station orbitale invisible des radars terrestres. Sans les Avengers, et maintenant sans les X-Men, personne ne semble en mesure de l’arrêter !

Mais, contre toute attente et avec l’aide des talents d’Ororo, l’équipe se libère de ses entraves et attend Magneto de pied ferme pour un match retour qu’il ne sera pas prêt d’oublier ! La base explose sous le choc et le vilain s’en tire in-extremis, laissant les héros pour morts mais trop affaibli lui-même pour vérifier. Alors qu’en réalité, les X-Men sont séparés et le groupe de Cyclope est parvenu à atteindre la Terre Sauvage, où nos héros se retrouvent bien vite embarqués dans une histoire de complot sur fond de résurrection d’une antique divinité ayant pour but de dominer l’ensemble du continent ! Juste le temps de souffler un peu dans un village indigène en compagnie de Ka-Zar et les revoilà partis pour une lutte acharnée contre le Mal !

Et pendant ce temps, le Fauve et Jean Grey ont réussi à regagner la civilisation mais sont porteurs de tristes nouvelles. En effet, sans aucun contact avec leurs amis, ils en ont déduit que ceux-ci sont probablement tous morts dans l’explosion de la base de Magneto, et c’est un Charles Xavier abattu qu’ils retrouvent pour le lui annoncer. Quel avenir attend les mutants les plus célèbres du monde, séparés et si loin de tout ?

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Une excellente double-année dans cette intégrale nouvelle édition dont, n’en déplaise à celui qui a choisi la couverture, le récit le plus important sera bien celui du retour de Magneto et l’accomplissement de sa vengeance, le disputant même à la mini-saga cosmique au cœur de l’empire Shi’ar. Au scénario nous retrouvons l’excellent Chris Claremont bien entendu qui pose les bases de ce qui deviendra un run de légende, tandis que les dessins sont assurés par Dave Cockrum puis un certain John Byrne qui viendra prendre la relève avec brio !

L’histoire est rapide, il n’y a pratiquement aucun temps mort, on sent que le but était d’en faire une série de pure action pour doper les ventes après l’échec de la première mouture plus de dix ans auparavant. Ici, les maladresses d’autrefois sont oubliées et les erreurs bien comprises, même si évidemment pour nos yeux de lecteurs avertis du futur quelques facilités demeurent néanmoins assez flagrantes, mais aussi assez touchantes par moment.

Quant au dessin il est toujours vif, plein d’énergie et se différencie suffisamment du style de Jack Kirby pour offrir un nouveau souffle aux mutants préférés du lectorat. Les poses sont dynamiques, les dialogues cinglants et les échanges plutôt violents mais pas déraisonnés pour autant. Avec l’aventure en Terre Sauvage de la nouvelle équipe menée par Cyclope, c’est également une nouvelle ère qui s’ouvre où les X-Men d’hier et d’aujourd’hui vont devoir apprendre à vraiment coopérer et ne plus agir chacun dans son coin, comprendre qu’ils font désormais partie d’une véritable équipe. Rendez-vous dans l’intégrale suivante pour savoir si leurs efforts vont payer, tandis que se profile de plus en plus à l’horizon une inquiétante révélation autour de Jean…

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !


vendredi 15 mai 2020

La V.O. du vendredi n°152 : Venom - Tooth and claw (Marvel - Septembre 2018)


Nous débutons ce volume par une histoire mettant en scène notre symbiote préféré, Venom, associé à Wolverine dans la traque d’un dangereux mutant capable de changer d’apparence ! Le mutant en question ayant grandement énervé nos deux affreux, il a peu de chances de s’en tirer, encore faut-il que Venom comme Wolverine soient capables de modérer leur mauvais caractère pour faire équipe suffisamment longtemps et survivre à une chasse à travers le tissu extra-dimensionnel.

Juste après, Eddie Brock et son autre auront affaire à toute une unité d’élite du SWAT qui le traque jusque dans les égouts pour le mettre en état d’arrestation. Venom n’étant à ce moment pas au mieux de sa forme, il finit par être capturé et trainé en justice pour le meurtre supposé d’un policier durant ses premiers temps, ainsi que tout un tas d’autres charges. N’ayant pas les moyens de s’offrir un avocat, Eddie risque la peine capitale… mais Matt Murdock, alias Daredevil, compte bien s’interposer ! Le procès est intense, avec l’intervention pour la partie civile de Carnage lui-même comme témoin. Le psychotique a bien vite fait d’inventer une histoire sordide à propos de son ancien colocataire de cellule, mais Murdock flaire aussitôt le mensonge et le prouve dans la foulée. Carnage s’énerve alors suffisamment pour que le bêtabloquant dans son organisme ne puisse plus faire effet et son symbiote s’invite lui aussi à la partie ! Venom intervient à son tour, et c’est une massive et musclée interruption du procès qui a lieu, avec l’arrivée du SWAT à nouveau et deux super-héros en plus, puisque Spider-Man est lui-même venu témoigner en faveur de la défense ! Sitôt le combat achevé et Carnage replacé en détention d’où il n’aurait jamais dû sortir, la Cour se voit notifier par le Gouvernement la suspension définitive des poursuites contre Venom, s’il accepte de redevenir Eddie Brock devant tout le monde et s’il accepte surtout de suivre un mystérieux agent de l’État qui semble avoir une belle proposition à lui faire…

C’est désormais chose faite et actée : Venom devient un agent secret au service des États-Unis ! Ses premières missions sont, évidemment, des bains de sang monstrueux et cela donne matière à réfléchir au commandement, qui décide de lui implanter une bombe dans la poitrine pour le tenir en respect. La prochaine mission est en effet des plus délicates… il faut qu’Eddie Brock aille livrer personnellement une rançon faramineuse à un savant-fou de l’ex-Union Soviétique qui menace de répandre une toxine mortelle dans l’atmosphère. Eddie parvient à s’introduire dans la base ennemie sans grande difficulté mais sa couverture doit sauter très rapidement car le Dr. Yes confirme les pires craintes des généraux. Le seul moyen de le vaincre est d’envoyer une tête nucléaire droit sur sa base ! Venom a donc le droit de se lâcher comme jamais et de se frayer un chemin vers la liberté juste avant l’explosion, mais il vient de se créer un redoutable ennemi qui ne manquera pas le prochain rendez-vous…

Dans un petit interlude nous suivons un Eddie Brock d’un autre temps, un jeune journaliste idéaliste qui désire plus que tout montrer la Vérité à ses lecteurs, dans un monde où celle-ci n’a que peu de valeur. Lorsqu’il tombe sur une entité extraterrestre semant la désolation sur son passage, Eddie n’attend pas un seul instant et fonce au-devant du scoop, mais ce sera une douche bien froide qui le réveillera. L’humanité n’aime pas ce qui la dérange, ce qui la choque, encore moins sur sa propre planète. Le scoop d’Eddie est enterré, ainsi que son sens moral.

Nous retrouvons ensuite notre cher Venom pour une nouvelle mission des plus délicates, confiée par les huiles du Gouvernement. Il doit rester incognito et protéger de son mieux un dictateur Sud-Américain venu à New York pour dévoiler au monde entier sa profession de foi et sa vertu. En effet, l’homme clame avoir changé et être conscient des crimes qu’il a pu commettre, et surtout qu’il a la volonté de changer tout cela. Bien vite cependant son passé le rattrape et une bande de terroristes s’en prend à la foule rassemblée dans l’église où se déroule son discours. Venom doit intervenir pour le sauver avant que ça ne tourne mal… mais quand le Ghost Rider en personne s’en mêle, il va forcément y avoir de la casse ! On découvre alors que les apparences sont très souvent trompeuses et qu’il faut bien faire attention à la personne en qui on place sa confiance…

Puis, une nouvelle mission est fixée à celui que l’on peut appeler l’agent top-secret Venom : faire en sorte que Jonah Jameson ne sorte pas un article très défavorable dans son journal, le Daily Bugle. Mais il est possible que Venom ait mal interprété le jargon du monde de l’espionnage, car sa solution est radicale : il va tuer Jameson ! Heureusement, Spider-Man se trouvait au bon endroit et au bon moment… mais pas en grande forme. Peter se remet tout juste d’une maladie, affaibli, et il doit non seulement sauver la peau de Jameson mais aussi combattre Venom de toutes les forces qu’il lui reste s’il veut empêcher un assassinat pur et simple. Devenant lui-même la cible de Venom, Spidey pourrait bien ne jamais s’en sortir… jusqu’à l’intervention de Mary-Jane qui détourne l’attention de Venom juste le temps qu’il fallait pour que son mari reprenne des forces et ne se lance à fond dans la bataille ! Pendant ce temps l’agent Smith, le superviseur de Venom, prend Jameson en main et le met en sécurité. Venom sort de l’affrontement avec difficulté, ayant bien failli y rester pour de bon face à un Spider-Man déchaîné. Apparemment, le Gouvernement aurait tout intérêt à revoir le contrat passé avec Eddie...

Enfin, dans les trois derniers chapitres de cette compilation, nous assistons à l’affrontement final entre Venom et Spider-Man ! Alors que Venom allait être exécuté par ses anciens commanditaires, après le fiasco de l’affaire Jameson, il parvient à s’échapper et remonte à la surface, juste à temps pour tomber sur une parade dont il prend la tête pour dévoiler au monde entier les secrets du Gouvernement en direct-live. Spider-Man arrive quant à lui juste après l’armée et les forces spéciales, mais personne ne semble en mesure d’arrêter Venom, ivre de rage comme jamais. Spidey se jette alors dans la bataille, mano a mano, un face à face terrifiant avec l’un de ses pires ennemis, qui ne pourra se solder que par la disparition totale de l’un d’eux. Peter sait que c’est peut-être un aller simple, mais il n’a pas le choix et il met toutes ses forces en jeu… pour réussir enfin à mettre Venom K.O. pour le compte. Grâce à lui, le symbiote est totalement détruit et Eddie Brock emmené en détention pour être jugé, cette fois, jusqu’au bout. Ainsi en a-t-on fini avec le terrible Venom…

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Ou pas. En effet, même si le petit mot à la fin de l’album nous laisse penser que c’était bien le chapitre final de l’épopée de Venom chez Marvel, il y a toujours une petite note d’espoir pour les fans du personnage. Le symbiote a déjà été déclaré mort par le passé et est pourtant toujours revenu vers Eddie. Tant que celui-ci est en vie, quelque part, il existe un risque que Venom ressurgisse. Et si ce n’est pas forcément aux commandes de sa propre série comme auparavant, ce sera en tant qu’ennemi redoutable pour le Tisseur !

Cette dernière compilation des aventures de Venom dans les années ’90 (1997 pour être précis) nous entraîne donc dans différentes directions. Au début je dois l’avouer j’ai encore eu beaucoup de mal avec le style bien trop caricatural de Joe St. Pierre, que je trouve très laid et inharmonieux. Mais ensuite, les dessinateurs font des progrès pour rendre le scrip de Larry Hama plus agréable à l’œil, ce qui n’est pas peu dire. Ma partie préférée commence avec l’affaire Jameson, mais évidemment le plus beau morceau revient sans aucun doute à l’affrontement final avec Spider-Man dans les rues de New York scandalisées et effrayées. C’est vraiment l’un des meilleurs styles de dessin que l’on peut trouver à cette période chez Marvel comme chez les indépendants, ça frise le niveau de l’époque de Michael Turner. Grand merci à Mark Pajarillo pour ces efforts qui rehaussent considérablement le niveau.

J’ai vraiment apprécié cette dernière partie, et même si évidemment on connaît tous la suite des événements (évidemment que Venom n’allait pas disparaître comme ça voyons…) c’est un bon point final à ses aventures en solo. La période choisie est aussi très importante : en 1997, la plupart des super-héros sont portés disparus, pour ne pas dire considérés comme morts, après le désastre mondial de Onslaught. Les mutants ne sont pas vraiment portés dans le cœur des gens normaux à ce moment-là, donc il reste peu de vrais héros encore en fonction. C’est justement le bon moment pour un vilain comme Venom pour passer du bon côté de la loi, ou du moins essayer avec un peu de casse au passage. Heureusement, on finit par voir clair dans cette histoire et le vrai héros apparaît pour mettre fin à cette mascarade.

Mascarade qui, pourtant, était purement visionnaire déjà à l’époque. Rendez-vous compte, en 1997 nous avons déjà eu un Agent Venom, bien avant que Flash Thompson ne récupère le symbiote et ne serve les États-Unis à son tour comme élément paramilitaire. Au final, rien de ce que nous avons pu lire ces dernières années n’aurait été rendu possible sans cette petite aventure de quelques chapitres l’espace d’une seule et même année fatidique. Comme quoi, les auteurs même de nos jours trouvent toujours de l’inspiration dans le passé !

Rassurez-vous, nous retrouverons donc Venom très bientôt pour son entrée en fanfare dans les années 2000, mais avant cela petite récréation chez DC ! A la prochaine !

jeudi 14 mai 2020

Heroines Game tome 3 (Kana - Février 2020)


Le combat s’achève dans la grande tour abandonnée, et la Petite Sirène fait face à une redoutable adversaire. En effet, l’éternelle amoureuse vient de tomber sur la personne qui garde cette tour, ou plutôt qui y est enfermée depuis tant d’années : Raiponce, maîtresse de la haine. Un sentiment beaucoup trop puissant et néfaste pour la Petite Sirène, qui disparaît dans les limbes…

Pendant ce temps, Alice est toujours captive et son cœur est manquant, emporté par le chat qui l’accompagnait partout depuis le début de la partie. Pour le remplacer et pouvoir se transformer à nouveau, Alice n’a d’autre choix que de passer un pacte avec le Loup, celui qui protégeait et aidait le Petit Chaperon Rouge avant que celle-ci ne se fasse tuer horriblement. Ce nouveau pacte fait d’Alice la nouvelle Reine de Cœur, une fois de plus, et elle n’attend pas un instant pour juger les autres participantes ! Mais, contre toute attente, cela devra reprendre une autre fois car une nouvelle partie va bientôt débuter, et cette fois c’est Alice elle-même qui en sera l’héroïne, cible de toutes les autres !

C’est l’occasion d’en apprendre enfin davantage sur Alice et son terrible secret, enfoui très loin dans sa mémoire et son passé d’idol. Qui est-elle vraiment ? Qu’a-t-elle bien pu faire de si horrible pour se retrouver dans un tel Enfer ? Les autres princesses progressent toutes vers le grand final, où toute la vérité sera faite sur les agissements d’Alice et sa véritable nature. Usurpatrice cruelle, menteuse éhontée, manipulatrice retorse… tout cela n’est même pas proche de la réalité. Un procès va bien avoir lieu, mais ce sera celui d’Alice ! Comment l’idol déchue pourra se sortir d’un tel guêpier ? Mais aussi… quelle était la nature de ce vœu qu’elle tenait absolument à réaliser en remportant le grand jeu ?

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Voilà, c’est la fin de cette petite série en trois tomes, qui nous aura tenu en haleine jusqu’au bout et qui aura également tenu ses promesses ! Encore une lecture assez rapide tout en restant dense avec beaucoup de nouvelles informations à digérer, mais rassurez-vous tout est assez bien écrit et dessiné pour que la compréhension se fasse toute seule ou presque.

Le dessin est vraiment l’un des points forts de cette histoire, car même si le lecteur ne peut s’attacher à tous les personnages de la même manière, chaque visuel reste cependant en mémoire et est facilement identifiable. Au final, tout le mystère autour des princesses n’aura pas été levé ni révélé mais l’essentiel est que nous en apprenions enfin davantage sur Alice et son péché qui l’a conduite dans cette galère surnaturelle.

Merci à Kana pour cette petite trouvaille très intéressante, et pour finir j’aimerai conclure en disant que la fin reste assez ouverte pour imaginer, un jour, une suite éventuelle avec d’autres participantes… sait-on jamais ! En tout cas, cette nouvelle adaptation du monde d’Alice au Pays des Merveilles mixé avec les autres contes de fées Européens, ça fait mouche !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 13 mai 2020

Superbelle - Sketchbook One (Artgerm - 2014)


Je vous ai déjà parlé de cet artiste qui ne fait que monter depuis des mois de cela, un certain Stanley Lau, dit Artgerm. Voilà ça vous revient ? Eh bien cette fois-ci pas d’artbook mais un sketchbook, le premier auto-édité par l’artiste, grâce à toutes ses illustrations à succès sur les réseaux dédiés tels que DeviantArt.

Superbelle, c’est son nom, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il le porte bien ! A l’intérieur vous découvrirez sur chaque page une illustration représentant une super-héroïne ou créature de fiction, principalement tirées des comics pour cette première compilation.

C’est bien simple, je suis tombé raide dingue de sa Supergirl, il n’y a ‘’que’’ deux images d’elle dans ce petit album (cartonné de très très bonne qualité), mais quel plaisir pour les yeux ! C’est un régal à chaque page, on sent l’influence de plusieurs cultures dans le dessin et la façon de représenter les courbes féminines héroïques ou plus sensuelles.

Jamais de vulgaire, c’est le maître-mot d’Artgerm, qui parvient à chaque fois à donner une expression que je qualifierai presque de pure à chacune de ses égéries. Pour un simple sketchbook c’est vraiment une petite merveille, certes assez coûteuse au rapport de pages (35€ environ), mais ça en vaut largement la peine au final croyez-moi.

Je ne vais malheureusement pas vous mettre certaines de ces illustrations ici dans l’article car je crois vraiment que vous devriez découvrir cela par vous-mêmes en allant explorer les pages du blog personnel d’Artgerm, facilement trouvable à ce nom, et surtout sa page DeviantArt qui regorge de merveilles de cette sorte. Qu’il s’agisse de Supergirl, Malicia des X-Men, voir même Emma Frost alors que je déteste ce personnage, il arrive TOUJOURS à rendre le meilleur aspect possible. Pour un fan du trait de Michael Turner comme moi, je vois ça et là où est allé chercher Artgerm pour son inspiration et le travail de sa technique. Son trait a quelque chose de très pur comme je le disais, de généreux et surtout de doux, je crois que c’est le mot essentiel à retenir.

Attention mesdemoiselles il ne fait pas que de jolies filles, il dessine aussi de très beaux garçons, en témoigne la page sur Gambit par exemple. Tout est réussi jusque dans les moindres détails, sur une image nette et précise avec une douceur très réconfortante. Quelques travaux indépendants viendront compléter le tout, ainsi que des blank-covers tirées d’un peu partout.

Ma petite préférence : sa Mary-Jane Watson, juste magnifique et pleine de vie rien que dans le regard, la pose, l’attitude. J’adorerai pouvoir m’offrir ces dessins en grand format pour les encadrer ! Malheureusement Stanley Lau ne vend pas de prints de ses œuvres, ou alors pas que je sache. Le meilleur moyen reste donc encore d’obtenir ces précieux petits sketchbooks qui contiennent toute l’essence de son art si parfait.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !