Dans
les anciens locaux des Fugitifs, Karolina fait sa réapparition mais
ne retrouve aucun de ses compagnons d'aventure pour l'accueillir,
seulement le traître Alex Wilder vêtu de l'uniforme de Doc Justice.
Alors qu'elle est sur ses gardes et s'apprête à le combattre, Alex
lui signifie qu'il est venu lui aussi pour s'inquiéter du sort de
leurs amis, et ils décident finalement de partir tous les deux à
leur recherche en suivant les quelques indices sur leur route.
Pendant
ce temps, dans la nouvelle résidence de fortune des Fugitifs, à
savoir la demeure des Yorkes à Malibu, le petit groupe resserre les
liens après la catastrophe qu'ils viennent tout juste d'éviter en
détruisant le Time Portico de Gert, qui le prend pour sa part très
mal étant donné qu'elle considérait l'invention de ses parents
comme étant sa seule chance de briller au sein du groupe.
Mais,
conseillée et réconfortée par Nico Minoru, Gert finit par prendre
goût aux recherches littéraires que lui propose son amie et
ensemble elles parviennent même à isoler certains passages des
journaux personnels de leurs parents qui permettraient notamment à
Nico d'utiliser la magie, à condition de s'y prendre correctement ou
d'avoir suffisamment confiance en soi bien entendu.
Dans
le salon, les discussions autour de l'avenir de Fatalibot sont
animées, surtout depuis que Chase est de retour dans la vie des
Fugitifs et qu'il souhaite activement reprendre la main sur le
groupe. Fatalibot refuse d'être séparé de ses compagnons, qu'il
dit considérer comme étant sa responsabilité principale, mais il
ne peut cependant pas ignorer l'appel général lancé à tous les
Fatalibots de la planète pour se regrouper sous la bannière de
l'Empereur Fatalis, même si ainsi il risque tout bonnement la
reprogrammation, et donc de disparaître tel qu'il est actuellement,
avec toute sa singularité propre.
Pas
le temps d'y réfléchir davantage malheureusement, puisque les
Fatalibots reviennent à la charge et assaillent la maison des Yorkes
avec les jeunes Fugitifs à l'intérieur. Mais par un étrange
caprice du Destin, au moment le plus fatidique et où personne n'y
croyait plus, Nico fait soudain preuve de magie protectrice et
parvient à sauver tout le monde d'une attaque massive. Reste à
savoir combien de temps elle pourra donner le change, les Fatalibots
de l'Empereur Fatalis n'ayant pas la moindre intention cette fois de
repartir sans leur objectif et étant venus en nombre pour cela...
---
Cette
petite série qui s'arrêtera au cinquième chapitre (nous en sommes
donc en plein milieu) est toujours aussi intéressante mais continue
pourtant de m'échapper partiellement, n'ayant pas du tout en tête
les évolutions et situations traversées ces dernières années par
les Fugitifs dans leurs aventures. Je passe donc à côté de pas mal
de références ou de rappels de ce qui s'est passé juste avant dans
le groupe et autour du groupe.
Mais
je tâche de rester concentré pour ne pas perdre de vue l'intrigue
principale qui reste le devenir de Fatalibot, prisonnier à la fois
de son allégeance envers son créateur mais également de son propre
programme singulier qui le rend unique au monde et qui risquerait de
disparaître s'il n'avait tous ses amis et compagnons de route pour
le défendre au péril de leurs vies face à ses congénères.
Le
dessin est simpliste, pas vraiment ce que je préfère d'ailleurs à
l'heure actuelle, mais bon au fond je n'ai pas vraiment de quoi râler
sur cette mini-série de Rainbow Rowell qui fait de son mieux pour
tenir le public en haleine avec une intrigue reposant autant sur le
passé que sur le présent immédiat, avant de devoir peut-être
s'intéresser davantage à l'avenir proche notamment avec le
personnage de Chase...
Première
fois que je la rencontre, mais j'aime déjà bien Karolina Dean. Pour
autant, est-ce que je vais me mettre à suivre les autres aventures
des Fugitifs ou à me renseigner sur le passif du groupe ? Pas
franchement ni l'envie ni le temps pour ça, je prends comme ça
vient et seulement à vrai dire parce qu'il s'agit d'une histoire
parallèle de l'event principal One World Under Doom
de Ryan North. Vous me direz, il y a beaucoup d'autres séries en
parallèle justement qu'il aurait été intéressant de suivre, mais
je préférais ne pas me prendre la tête plus que de raison. Je
table toujours sur l'édition d'un gros omnibus regroupant l'ensemble
des récits autour de l'event majeur, pour tout rattraper d'un coup.
En attendant, on continue ce petit bout de chemin avec les Fugitifs,
qu'importe où ça nous mènera pourvu que ça nous occupe un peu.
Cette
histoire en one-shot se situe entrel'épisode 5 et l'épisode 6 de
One World Under Doom.
Fatalis est donc le nouveau Sorcier Suprême de la
Terre, et prend son nouveau rôle de protecteur très à cœur. Au
point surtout de se placer en Empereur Suprême de la planète, la
Latvérie prenant de fait le contrôle de toutes les autres nations
pour les modeler sur son propre schéma, tout en prenant en compte
leurs nombreuses différences bien entendu.
Évidemment il y a beaucoup de personnes que cette
situation dérange, et Fatalis en a déjà affronté plusieurs
d'ailleurs... mais certainement pas venues d'aussi loin que son
prochain adversaire : lui-même ! Ou plutôt, sa version
issue de l'an 2099, où les méga-corporations règnent sans partage
sur un monde futuriste dystopique, et où Fatalis règne au-dessus à
nouveau.
Le Fatalis de 2099 utilise les dernières réserves
d'énergie en sa possession pour alimenter sa machine à voyager dans
le Temps, et programme une apparition en 2025 pour affronter son
incarnation du passé et surtout l'avertir d'un grand danger qui
menacerait son existence sur l'ensemble de l'espace-temps.
Mais bien sûr, l'Empereur Fatalis n'a que faire d'un
tel avertissement, n'étant pas franchement convaincu dès le départ
qu'il lui émane de sa propre personne dans le futur. Fatalis 2099
avait prévu cela, se connaissant bien, et déchaîne alors une
équipe de justiciers prélevés dans différents avenirs, que
l'Empereur Fatalis vaincra finalement sans grand mal avant de les
renvoyer dans leurs époques respectives.
Ses pouvoirs magiques et sa science étant à leur
paroxysme, l'Empereur Fatalis n'a aucun devoir d'attention envers une
hypothétique version du futur de lui-même venue lui intimer l'ordre
de déposer toute cette puissance avant qu'il ne soit trop tard.
Triomphant des protections du Fatalis 2099, l'Empereur Fatalis se
montre toutefois magnanime et le réexpédie fissa en l'an 2099, se
coupant ainsi de tout conseil judicieux qu'il aurait peut-être mieux
fait d'écouter plutôt que de laisser son orgueil parler pour lui...
---
La
situation qui nous est présentée dans les scènes représentant
l'ère 2099 m'est inconnue, n'ayant pour l'heure pas eu l'occasion de
lire la série Doom
2099
déjà disponible en omnibus chez Panini par chez nous. Mais on
comprend sans le moindre effort où veut nous emmener ce one-shot
sorti avec un léger retard mais s'intercalant bien après les deux
chapitres consacrés au combat face à Dormammu.
Les scénaristes et dessinateurs se permettent donc un
petit écart sur le côté de l'intrigue principale de Ryan North
pour nous raconter la rencontre entre deux versions ''ultimes'' du
même personnage à deux moments-clés de son existence, les deux ne
s'appréciant pas vraiment l'une l'autre et n'ayant qu'un laps de
temps très court à consacrer à chacun. J'ai eu l'impression que le
Fatalis 2099 est plus posé et moins enclin aux crises d'ego qui
frappent souvent notre Fatalis dans les moments où il pourrait sans
cela triompher, et c'était là sans doute l'avertissement qu'il
devait lui délivrer...
Nous verrons bien si la situation présentée en 2099
adviendra ou non à l'issue de l'event en neuf parties que nous
suivons actuellement, mais tout est mis en place de telle façon que
les travaux des auteurs précédents ne soient pas anéantis pour
autant, et se situent en parallèle les uns des autres époque par
époque.
Comme l'ère Krakoa pour les mutants, l'Empereur Fatalis
est une apogée pour le personnage de Victor Von Fatalis, et malgré
toutes ses précautions (et il y en a énormément) il est très
possible désormais que le goût de sa plus grande victoire soit des
plus amers...
Les
nuits sont longues et torrides à Las Vegas, ville de tous les vices
et de tous les plaisirs, mais surtout de tous les excès. En plein
enterrement de vie de jeune fille, six amies et collègues vont se
retrouver au cœur de la tourmente, alors que la folie se déchaîne
et que les coups pleuvent de toutes parts !
Chasseurs
de prime ou militaires, commandos spéciaux ou cow-boys de spectacle,
tout le monde veut sa chance de prendre les filles au filet pour
toucher les récompenses faramineuses placées sur leurs têtes !
Et elles le leur rendent bien, puisque chaque tentative de les
capturer ou de les éliminer tourne immanquablement au pugilat, voire
à la sévère correction, tout cela tandis que la future mariée
poursuit les festivités comme si de rien n'était.
Sur
leur passage, les six jeunes femmes vont laisser un véritable
carnage et un sillon de souffrances que les nombreuses attractions de
la ville perpétuellement illuminée ne tarderont cependant pas à
panser. C'en est presque anecdotique, mais on se demande tout de même
si la fiancée va dire oui ou non lors de la noce, une fois la
chapelle atteinte en bout de parcours. En aura-t-elle seulement
l'occasion, avec tout ce monde qui les traque armé jusqu'aux dents ?
---
Second
chapitre de cette trilogie signée Gerry Duggan, Kelvin Mao et Robert
Window, sur des dessins toujours aussi efficaces et emportés du duo
Jae Lee et June Chung. On y découvre cette fois-ci l'envers du décor
concernant les événements du premier chapitre, là où certaines
routes se croisent et où les échauffourées éclatent et explosent
de plus belle à mesure que les récits convergent.
On
comprend bien vite que les six héroïnes que l'on nous présente en
train de surveiller l'une des leurs faisant la fête comme s'il n'y
avait plus de lendemain sont une sorte de milice armée très
spéciale, une agence de combattantes aguerries prêtes à se salir
les mains dès que le besoin s'en fait sentir et qui vendent
certainement leurs services à des nations ou des barons du crime,
peu importe au fond puisqu'au final elles sont traquées et
pourchassées par tout le monde ou presque en ville !
Un
peu comme dans un film de Quentin Tarantino, tout part en vrille et
tout se recoupe pourtant toujours, des histoires séparées qui
finissent par n'en plus faire qu'une et nous émerveiller. Seul petit
regret de ce format si court : c'est trop court, on se croirait
devant une pub ou une bande-annonce pour une série plus longue à
venir mais qui malheureusement n'existera jamais... ou alors je n'en
suis pas informé.
J'ai
préféré ce second chapitre par rapport au premier, preuve que
l'écriture s'améliore et que le rythme du récit se fait plus
stable et mieux vivre avec davantage de personnages à traiter et à
mettre en scène. Le final est au bout du chemin, mais est-ce que la
ville du jeu éternel sera encore debout en fin de partie ?
Cela
fait maintenant près de deux ans que Kara Zor-El est arrivée sur
Terre, rejoignant ainsi son illustre cousin Superman et devenant au
terme d'une aventure cosmique la nouvelle, seule et unique Supergirl.
Cependant, elle demeure une presque inconnue pour la plupart des gens
sur cette planète arriérée, on lui préfère toujours Superman,
qui incarne bien mieux qu'elle et depuis bien plus longtemps les
valeurs justes de cette population qui en demande tant à ses héros.
Et si Kal-El accepte de bon cœur de servir et d'incarner, Kara quant
à elle cherche désespérément un véritable sens à donner à sa
mission sur Terre, pour sortir de l'ombre étouffante de son cousin.
Même
dans le lointain futur de la Légion des Super-Héros, il n'est
question que de Superman, encore et encore, éternelle inspiration de
tout à chacun en cette époque glorieuse entre toutes. Kara doit
donc trouver sa place et définir clairement son utilité, ce qu'elle
peut et veut faire de ses faramineux pouvoirs, tout en respectant
l'idéal de sa famille mais surtout leur mémoire.
Il
s'avère d'ailleurs, contre toute attente, qu'il n'y avait pas de
message de ses parents dans sa capsule, aucun témoignage vibrant de
la vie sur Krypton avant la destruction, aucune dernière pensée
adressée à la dernière fille de la planète condamnée. Juste une
mission répétée encore et encore : « Veille sur ton
cousin ». Mais à quoi bon puisqu'il est bien plus âgé
qu'elle désormais et qu'il est très loin d'avoir besoin de son
soutien et encore moins de son aide !
Au
détour d'une intervention aux côtés des Green Lanterns, Superman
et Supergirl vont découvrir presque par hasard que le secteur de
l'univers où ils se retrouvent alors se situe à un point idéal
pour observer Krypton, ou plutôt son existence passée à bien des
années-lumière de là. Rien de plus simple en concentrant leur
super-vision... et Kara assiste donc à rebours à quelques instants
volés de la vie de son foyer, de sa famille et surtout de ses
parents, qui avaient bel et bien pour elle de tendres pensées,
seulement bouleversées par la fin imminente de leur monde.
Si
Kal-El incarne l'Espoir, cette valeur cardinale pour la Maison El,
Kara quant à elle est la survivance de Krypton en personne. Le
message la concernant, il était bien là, dans la Forteresse de
Solitude, parmi les archives holographiques de son oncle Jor-El pour
son fils. En Kara, en son esprit et en sa mémoire, survivent tous
les habitants de Krypton. Et sa mission est de ne jamais les oublier,
ni surtout s'oublier elle-même en chemin vers ce nouveau monde qui
l'attend et a tant à lui apporter, autant qu'elle a à lui apporter
en retour.
Mais
soudain, alors que Kara venait peut-être de trouver la clé de cette
paix intérieure qui lui échappe continuellement, une nouvelle
contrariété surgit quand au milieu d'un combat face à un certain
Reactron aux pouvoirs cosmiques elle fait la promesse à un petit
garçon qu'elle ne le laissera pas mourir. Une promesse normale pour
elle... une vie entière pour lui. Car ce petit garçon est atteint
d'un cancer du cerveau, inopérable, et n'a que quelques semaines
devant lui en tout et pour tout. Ses parents, furieux après
Supergirl, doivent maintenant tenter de lui expliquer que non, son
héroïne ne peut pas vraiment l'empêcher de disparaître des suites
de sa maladie, et qu'il doit continuer de s'y préparer, entouré des
siens.
Le
cœur brisé, Kara décide de prendre le problème dans un autre sens
et jure qu'elle parviendra à trouver un remède au cancer,
qu'importent les moyens ! Elle est Kryptonienne, sa mère Alura
était une grande scientifique sur son monde, elle-même se destinait
à de grandes études, la technologie et le savoir de Krypton sont
toujours disponibles dans les archives de son oncle... pourquoi ne
pas simplement y rechercher la solution ?
Évidemment
ça paraît si simple, présenté comme ça, mais Kara va bien sûr
se heurter à plusieurs obstacles de taille sur sa route, à
commencer par la visite impromptue d'assassins venus du futur
quelques siècles plus tard pour l'empêcher à tout prix de réaliser
sa vision, qui condamnerait l'humanité à disparaître plutôt que
d'être sauvée. Mais Kara est pleine de ressources et sa volonté
est infaillible, elle est déterminée coûte que coûte à trouver
un moyen de tenir sa promesse. Elle explorera seulement d'autres
voies, voilà tout.
Par
exemple... Resurrection-man, un homme des cavernes basiquement
immortel qui dispose dans son ADN de la capacité de toujours revenir
d'entre les morts, à chaque nouveau trépas, qu'importent les
circonstances, et à chaque fois doté d'un nouveau pouvoir
aléatoire. Si seulement on pouvait isoler cette capacité unique
dans tout l'univers et la répliquer, ou du moins la transférer dans
l'organisme d'un être mourant pour justement contrer les effets de
sa maladie et empêcher le trépas d'intervenir, alors tout serait
réglé pour tout le monde et pour toujours !
Mais
une fois encore, c'est un échec. Non seulement parce que le pouvoir
de Resurrection-man ne fonctionne pas vraiment de cette façon, non
sans parler du fait que son concepteur n'a aucune réelle intention
de servir une juste cause avec cette invention même si Kara le fait
sortir de prison exprès, mais surtout... parce que tandis que Kara
parcourait le monde et accumulait les tentatives et les expériences,
le petit garçon est décédé. Superman le lui apprend, après avoir
lui-même constaté le fait accompli cinq minutes plus tôt.
Dévastée,
Kara s'entête pourtant encore une dernière fois et repousse son
chagrin à plus tard. Il est forcément possible de revenir d'entre
les morts, les super-héros et super-vilains le font pratiquement
sans arrêt, pourquoi serait-ce totalement inaccessible pour un
mortel qui avait toute la vie devant lui sans cette horrible
maladie ? Mais après un ultime combat contre la mort, Supergirl
doit s'avouer vaincue. Détruite moralement par cet échec et tout ce
que cela implique pour elle et les parents du petit garçon qu'elle
voulait tant protéger de tout, Kara s'isole de plus en plus et même
si dans le futur elle parvient peut-être à inspirer les gens pour
le meilleur, là tout de suite elle se sent vraiment au plus mal et
ne trouve aucune solution pour sortir de ce marasme.
---
Vous
connaissez la citation : « L'Enfer est pavé de bonnes
intentions... », et c'est à mon sens exactement ce qu'il y a à
retenir dans ce troisième tome des aventures de Supergirl dans les
années 2000. Joe Kelly laisse la place de scénariste à Kelley
Puckett, qui décide de briser le personnage adoré des fans mais
mal-aimé de ses contemporains comme rarement on a osé briser une
figure super-héroïque jusque-là.
Toute
la première partie, sur la quête de sens de Kara pour son existence
sur Terre et sortir à tout prix de l'ombre de son cousin, tout cela
c'était déjà bien dense, mais c'est complètement balayé par
l'atroce douleur ressentie au fond de soi quand on découvre la
seconde partie de l'album, ce petit garçon condamné, que rien ni
personne ne pourra jamais sauver, ce malgré toute la volonté et
tous les efforts de l'univers...
Ce
petit garçon, si on déroule la métaphore, c'est aussi un peu
Krypton finalement, pour Kara du moins. Supergirl refuse de laisser
son monde, réduit alors à un seul être lui faisant une totale
confiance, disparaître à nouveau sous ses yeux sans rien pouvoir
faire pour le sauver. Sa quête va l'amener à souffrir comme jamais,
à devoir affronter l'échec final droit dans les yeux et admettre
qu'elle ne peut rien faire, ce malgré tous ses pouvoirs incroyables
et son brillant esprit en ébullition. Car il y a tout simplement des
choses qui sont ainsi, font aussi partie de la Vie, et ne peuvent en
aucun cas être remises en question.
Je
ne vous cacherai pas qu'au départ je me suis demandé si cette
intrigue allait vraiment durer aussi longtemps dans l'album, car
après tout ce n'était qu'un genre de qui-pro-quo malheureux qui
pouvait très bien se résoudre en deux cases à peine. Mais les
artistes ont préféré exploiter cette histoire jusqu'au bout, afin
que l'on ressente bien à chaque nouvelle expérience, à chaque
nouvelle page, le Temps qui poursuit sa marche et la Mort qui attend
au bout du chemin, inflexible. Il est des choses que l'on ne peut
tout simplement pas changer, même si on le voudrait de toutes ses
forces.
Kara
apprend de cette façon une dure leçon sur la Vie, sur ce
qu'elle-même représente ou peut représenter à terme pour les
habitants de la Terre, et sur ce qu'elle souhaite désormais incarner
de son côté pour se démarquer de Superman et de sa titanesque
aura. C'est bien triste, et même la Fille d'Acier ne peut que se
résoudre à rester à sa place face à ce genre de concepts
intraitables, mais elle souhaite ardemment représenter quelque chose
de positif pour contrebalancer, et c'est ce vers quoi elle va tendre
à présent, du moins je l'espère. Entourée des derniers mots de
ses parents et de l'affection de son monde disparu, Kara Zor-El est
moins seule qu'elle ne le pense...
Concernant
les dessins malheureusement c'est très loin d'être aussi travaillé
et glorieux que le scénario, bien au contraire même, c'est parfois
franchement moche à regarder d'une case à l'autre suivant les
perspectives adoptées et les postures des personnages. Je ne peux
vraiment pas féliciter les artistes de ce troisième tome sur ce
point, même si j'ai trouvé la partie confiée à Ron Randall de
meilleure facture que celle abattue par Drew Johnson. J'espère de
tout cœur que les prochains chapitres et prochains tomes seront bien
mieux travaillés à ce niveau et confiés à de véritables experts
de ce genre de personnages et de leurs aventures, histoire que ce
soit enfin à la hauteur de nos attentes et de nos espérances.
Pour
conclure, je me permettrai simplement de vous conseiller de relire le début du run de David Michelinie sur la série Amazing
Spider-Man, ou bien encore la
série animée Spider-Man de 1994, dans les deux cas vous y
retrouverez une histoire relativement similaire qui a très
certainement servi d'inspiration à Kelley Puckett pour son brillant
travail avec Supergirl dans ce tome. Je croise les doigts pour que la
suite de la série ne soit tout de même pas aussi intense et
brutale, sinon je ne suis pas certain de tenir le choc jusqu'au
bout !
Les
Maraudeurs n'ont qu'à bien se tenir ! Le groupe de terroristes
et assassins mutants, à qui l'on doit notamment l'extermination des
Morlocks dans les tunnels de Manhattan, a enfin été repéré en
activité par les nouveaux ordinateurs des X-Men, désormais basés
en Australie et disposant de tout un appareillage des plus
sophistiqués pour surveiller et traquer leurs ennemis.
Mais
intervenir contre les Maraudeurs, cela veut aussi et surtout dire
révéler au monde entier que les héros ne sont pas morts en sauvant
notre réalité comme ils l'avaient fait croire après l'affrontement
face à l'Adversaire. Si certains sont prêts à courir le risque,
d'autres commençaient justement à prendre goût à cette petite
retraite dans le désert.
Mais
qu'importe, c'est le devoir qui prime avant tout, encore et toujours,
et les X-Men se lancent à l'assaut de leurs ennemis mortels pour
leur faire payer tous leurs crimes ! Face à une équipe
remontée à bloc et ne leur laissant aucun répit, les Maraudeurs ne
font clairement plus le poids, assurés qu'ils étaient de leur
supériorité sauvage jusque-là face à des cibles faciles. Il n'y a
guère que Malice qui s'en sort positivement, les autres se faisant
tous mettre K.O. ou passer au crible. Cela ne ramènera peut-être
pas les nombreux Morlocks massacrés, mais les héros se défoulent
quand même et l'action leur manquait sérieusement.
Cependant,
dans l'ombre se trame une nouvelle et sinistre affaire... Madelyne
Pryor, qui a toujours été un soutien indéfectible de l'équipe,
opère en réalité pour son propre intérêt après avoir pactisé
avec un démon des Limbes, N'astirh, qui lui a promis la vengeance et
le pouvoir contre Scott Summers et ses alliés en échange d'un
sacrifice qui permettrait de générer une passerelle permanente
entre la dimension infernale et la Terre.
Au
comble du désespoir et de la fureur, Madelyne a accepté ce prix, la
vie de son propre enfant, comme condamnation définitive de sa
relation avec Scott, celui-ci ayant préféré retourner dans le
giron de Jean Grey dès sa résurrection. N'ayant jamais digéré cet
affront, Madelyne a nourrit dès lors une rancœur farouche contre
son mari et attendait patiemment son heure, quand les démons
seraient prêts eux aussi à frapper, et que les X-Men seraient au
plus mal moralement parlant. Les ayant même conduit à
l'affrontement direct avec les élèves originaux de Xavier sous leur
mouture de Facteur-X, en filtrant les informations transmises à ses
équipiers via les ordinateurs trafiqués préalablement.
Et
voilà que le glas sonne enfin. Tout Manhattan est transformée en
véritable incarnation des Enfers, les Limbes se déversent dans la
cité en proie au cauchemar le plus atroce, tandis que les deux
équipes de héros s'affrontent l'une l'autre et se découvrent, pour
certains, une soif de sang des plus féroces. Mais même dans ce plan
démoniaque, Madelyne tire malgré tout son épingle du jeu en menant
ses propres objectifs et en trompant la vigilance de N'astirh, dont
les plans vont se retourner contre lui. Damnée désormais, Madelyne
n'a plus rien à perdre mais confronte tout de même Jean sur le plan
astral et mental qui les relient, afin de prouver sa supériorité
sur celle qui lui a tout volé.
Et
c'est là que la vérité éclate enfin. Madelyne n'était rien de
plus qu'un clone de Jean, développée par Monsieur Sinistre dans le
plus grand secret afin de simplement remplacer la X-Woman alors
présumée morte auprès de Scott, ce pour obtenir de leur union
charnelle leur descendance que Sinistre suppose posséder d'immenses
et redoutables pouvoirs, dont il a grand besoin dans sa propre quête.
Abattue de n'avoir été jusqu'au bout qu'une pâle copie, Madelyne
s'efface tandis que les forces infernales viennent réclamer leur dû.
En rage et amère, l'ancienne femme de Scott Summers jure la perte
des X-Men dans leur totalité, mais la tâche reviendra à Sinistre
désormais dont les plans ont été exposés et qui va devoir se
préparer à une confrontation inévitable dans les ruines désertes
de l'Institut Xavier, au cœur-même de l'intimité de chacun, où il
a su puiser toutes ses informations pour ses nombreuses
expériences...
---
Nous
y sommes enfin arrivés, finalement et après tout ce temps et tous
ces détours, toutes ces intrigues secondaires et ces petits indices
disséminés ci et là par Claremont... ça y est, Inferno
est bien là et chamboule tout pour les mutants.
En excellent chef d'orchestre, Chris Claremont parvient
sans peine à nous faire vibrer d'une série à l'autre, entre les
X-Men et X-Factor, entre New York et le bush australien. La jungle
urbaine devient véritablement cauchemardesque, et jusqu'à présent
je n'avais eu que des petits aperçus de cette période si spéciale
via d'autres séries comme chez Spider-Man par exemple. Tout
découvrir en pleine face dans cette première intégrale de l'année
1989 fait donc un sacré choc, surtout avec la révélation de la
vraie nature de ce conflit sans égal.
Je suis peut-être juste un peu déçu que les poids
lourds comme Magnéto ne participent pas encore, mais apparemment ce
sera pour la prochaine intégrale donc patience !
Pour sa première grosse confrontation face aux héros,
Monsieur Sinistre se place comme un antagoniste sérieux à ne
surtout pas prendre à la légère, d'autant plus quand on découvre
en même temps que Cyclope à quel point il a su manipuler sa vie
presque depuis toujours, dans l'ombre, trompant même les
investigations mentales de Charles Xavier. Difficile de penser que
Sinistre ait pu disparaître définitivement, et nous savons bien
vous et moi que c'est très loin d'être le cas... mais découvrir
comment il fera son grand retour, là sera le vrai plaisir !
Enfin, un petit mot triste pour Madelyne Pryor... elle
aussi est revenue depuis le temps, mais cette petite saga familiale
des mutants de chez Marvel nous plonge en plein dans sa tragédie, sa
vie inutile et même superflue selon son propre créateur... les
angoisses et la colère se mêlent au cœur de ce récit catastrophe
dont personne ne sortira indemne, même si les deux derniers
chapitres présents dans ce volume nous font croire le contraire. En
effet, ces deux dernières aventures laissent plutôt la part belle à
la détente et à la bouffonnerie même, deux histoires assez
loufoques mettant en scène tour à tour les filles et les garçons
de l'équipe principale, comme si l'on pouvait le temps d'une petite
virée shopping ou soirée au bar du coin s'oublier un peu et surtout
laisser de côté les récentes souffrances. On y croisera même une
toute nouvelle recrue potentielle, une certaine Jubilé...
Marc Silvestri est en plein boum à l'époque, son style
clair et précis détonne parmi la production de cette toute fin des
années '80 et rien ne lui semble impossible, se perfectionnant mois
après mois, gagnant plus d'assurance et d'expérience à toute
vitesse à mesure qu'il abat les planches demandées à un rythme
fou. Évidemment là encore nous connaissons la suite de l'Histoire,
comment sa carrière prît un tour décisif à peine quelques années
plus tard et la façon dont il a su se rendre indispensable à tout
le public tout en s'absentant et en menant ses nouvelles affaires
chez Image... Oui, tout ceci appartient bel et bien à l'Histoire des
comics, et Marc Silvestri en est un vibrant et vivant hommage, tout
en style et en finesse, en précision, en images impactantes même à
cette époque déjà lointaine pour nous, et il commence alors tout
juste à s'échauffer... Quel plaisir immense de redécouvrir tout
cela grâce aux intégrales de Panini !
Dans
le second et dernier volume consacré aux années '80, nous
découvrirons normalement ce qu'il est advenu des équipes des
Nouveaux Mutants et des X-Terminators, de bons compléments au tronc
principal du scénario d'Inferno
que nous avons pu savourer jusque-là. J'ai vraiment hâte, parce que
cette seconde intégrale de 1989 est l'une des toutes premières à
avoir rejoint ma collection, et il s'est déjà passé tellement de
temps avant d'en arriver à ce stade, où je puisse vous la
chroniquer et la découvrir moi-même à loisir... tout ce que
j'espère désormais c'est ne pas être déçu du voyage !
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et
je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver
bientôt pour un nouvel article !
Le
temps poursuit sa course folle, tandis que les divinités de tout le
monde antique tentent leur chance avec le souverain impitoyable et
imperturbable des Enfers, le toujours aussi sinistre Hadès. Dont le
cœur pourrait pourtant bien finir par chavirer, si l'on en croit
certaines rumeurs et observations méticuleuses...
Pour
que la partie soit complète, il fallait évidemment que la
chasseresse vierge Artémis vienne se mêler aux prétendantes, avec
l'aide pas si désintéressée de son jumeau Apollon ! Si Hadès
n'en a cure, la belle déesse d'albâtre n'entend pas se retirer si
facilement de la compétition, surtout depuis qu'une autre divinité
l'a publiquement défiée de se marier et d'avoir une fructueuse
descendance ! Mais hélas, c'est surtout dans la tête d'Apollon
qu'il se passe bien des choses, et une fois ce léger malentendu
dispersé la vie reprend son cours normal dans l'après-vie...
Jusqu'à
ce que l'intrépide Hermès ne vienne lui aussi en rajouter une
couche avec une idée toute nouvelle pour alimenter son florissant
commerce de rencontres amoureuses : une boîte à profils, qui
permettrait à quiconque l'utilise de sélectionner la bonne personne
avec qui débuter une heureuse relation. Heureusement, rien qui
n'intéresse Hadès une fois encore, mais Hermès trouvera tout de
même le moyen de faire des affaires avec la horde de déesses
désespérées de trouver un jour l'âme-sœur...
Mais
enfin, quand la déesse de la magie Hécate et le fleuve Styx en
personnes vous disent que quelque chose ne va vraiment pas dans toute
cette histoire, il est plus que temps de faire amende honorable et de
réfléchir une bonne fois pour toutes à ce concept de mariage
infernal. Hadès en sera quitte pour quelques nouvelles migraines,
rien d'inhabituel pour lui, mais il se surprendra aussi à penser de
plus en plus souvent à la présence de Coré, la timide déesse du
Printemps, qui passe ses journées ligotée mais également à faire
pousser çà et là de très jolies fleurs qui réjouissent tout à
chacun.
N'eurent
été les manigances de Zeus et d'Héra pour le forcer à se marier,
Hadès aurait somme toute assez de temps pour lui et se détendre...
mais voilà que le dieu de la Guerre, Arès, décide de lui donner
encore plus de travail en provoquant des conflits sanglants de par le
vaste monde, dans le seul et unique but de se rapprocher de son pote
de boulot ! Les morts affluent par milliers et les juges des
Enfers sont débordés, de même que les tortionnaires qui redoublent
pourtant d'efforts à la vue de leur seigneur et maître qui ne
ménage pas les siens, au contraire.
Une
fois encore, c'est la douce Coré qui incarnera la voix de la raison
en ramenant Hadès à des préoccupations plus nobles et surtout en
l'aidant à faire revenir le calme aux Enfers, après le passage
d'Arès. Se pourrait-il en fin de compte que le roi sombre puisse
éprouver quelque chose, lui qui délite toute forme d'énergie
vitale de par son simple toucher ? La réponse se trouve sans
doute quelque part dans l'esprit tortueux de Menthé, la nymphe
autrefois si proche du seigneur Hadès quand celui-ci venait tout
juste de prendre ses hautes fonctions. Cependant, à trop chercher on
finit par ne plus voir ce qui se trouve juste sous ses yeux... et que
pas mal d'autres personnes commencent à observer avec malice !
Qui
l'emportera : l'aveuglement ou l'épiphanie ? Hadès est
bien obstiné à ne jamais prendre épouse, malgré son propre
serment sur les eaux du Styx qui l'engage plus que tout autre décret
divin à tenir sa parole !
---
Bon,
comme je l'écrivais précédemment on se doute très fortement de la
façon dont toute cette histoire va se terminer, mais c'est quand
même toujours aussi plaisant d'explorer cette revisite des mythes de
l'Antiquité façon manga de romance !
Le
dessin est selon moi le vrai point fort de cette petite série qui ne
va pas chercher bien loin, tout en soignant son graphisme et aussi
ses références bien entendu. Avec un soupçon de modernité dans le
langage et dans les comportements de certains, ce qui réactualise
pas mal les légendes d'antan mine de rien, on parvient à un
résultat assez surprenant qui nous réserve ci et là quelques
trouvailles amusantes pour détendre l'atmosphère.
Entre
les conceptions très datées du monde antique et de ses divinités
pas toutes bien intentionnées, et la réinvention du mythe de
Perséphone aux Enfers pour correspondre à un courant de pensée
bien plus féministe qu'il n'y paraît, on a de quoi lire durant un
bon moment car n'allez pas croire que les tomes de ce manga
s'épuisent rapidement, au contraire même ! Ils ont beau n'être
que trois, leur lecture vous tiendra en haleine assez longtemps pour
que vous commenciez à sincèrement apprécier cette vision des
choses, ou du moins à en rire tout aussi sincèrement.
Vous
l'aurez peut-être noté comme moi, il manque encore UNE grande
divinité associée à l'Amour, point central de cette histoire
pourtant... Peut-être entrera-t-elle en scène avec fracas dans le
troisième et dernier tome, elle qui se fait tant attendre et
désirer ? Je l'espère de tout cœur, en tout cas je vous donne
rendez-vous pour la fin du mois si tout va bien afin de découvrir
ensemble le fin mot de tout ceci. Si vous ne connaissez vraiment rien
à la mythologie grecque, n'allez pas vous spoiler avant le dernier
chapitre surtout ! Mais si quelques recherches ne vous font pas
peur, donnez-vous-en à cœur-joie !
A
mon sens, c'est encore la plus belle réussite de ce genre d'œuvres
de réinterprétation/relecture, à savoir donner envie à un nouveau
public de découvrir la racine de l'histoire via des versions
détournées ou en tout cas remaniées pour raviver l'intérêt des
générations présentes et futures. Il va sans dire qu'une telle
démarche doit selon moi être encouragée sinon saluée, et que je
considère ce manga comme pouvant être mis entre toutes les mains !
Mais nous aurons certainement l'occasion d'en reparler lors du
dernier article le concernant.
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
X-Men
Red #7 :
Uranos a finalement été vaincu sur Arakko, par l'union des pouvoirs
de Tornade et de Magnéto. Mais celui-ci a sacrifié pour cela tout
ce qui restait d'énergie vitale en lui, et doit désormais faire
face à sa propre mort, inéluctable puisqu'il a décidé de ne plus
avoir de sauvegarde Cérébro pour une éventuelle résurrection.
Confiant le sort d'Arakko à Ororo ainsi que ses craintes quant à
l'avenir de Charles Xavier, Erik s'éteint avec la conviction du
devoir accompli, enfin en paix. Par la suite, Ororo décide de
prendre sa place au Siège de la Défaite, au sein du Grand Cercle,
afin de bien signifier à tout le monde que la régente d'Arakko ne
renoncera jamais à se battre pour eux, même dans des circonstances
dramatiques. Isca l'Imbattable fait quant à elle face à son propre
jugement pour avoir trahi le Grand Cercle lors de l'assaut d'Uranos,
et son propre pouvoir se retourne à nouveau contre elle pour lui
faire admettre une demie-victoire bien terne. En orbite, Petit Génie
et Cable découvrent la vérité au sujet des agissements récents
d'Abigail Brand... et se préparent à réagir en conséquence !
Immortal
X-Men #7 :
Les habitants de la Terre ont tous été jugés par le Céleste
Géniteur... et sa décision est prise : ce monde doit
disparaître. Tandis que les plus grands héros de la planète
tentent tout leur possible pour retarder l'inévitable, de son côté
Diablo assemble les pièces d'un grand plan d'urgence qui devrait
permettre à la fois de vaincre cette menace titanesque et de redorer
l'image des mutants aux yeux du reste du monde. Sur la foi de ce plan
désespéré, des centaines de mutants acceptent de sacrifier leur
vie pour permettre à celui qui a théorisé l'Étincelle de sauver
ceux qui peuvent encore l'être. Grâce à l'aide de Captain America,
et contre toute attente, les mutants partagent enfin leur don de
résurrection avec le reste de l'humanité, en un exemple flamboyant.
Et tandis que tous se préparent à la fin de la guerre contre le
Géniteur, quelle qu'elle puisse être, Diablo a encore un petit tour
dans sa manche et se rend à plusieurs reprises sur la station
orbitale solaire d'ORCHIS pour convaincre Moira et Nemrod de leur
prêter main forte afin d'éviter l'extinction totale de toute vie
dans le système...
Sabretooth
#1 :
Châtié pour avoir commis l'impensable, puni pour avoir fait ce que
tous les autres refusaient de faire... Dents-de-Sabre a été
condamné à la Fosse, la seule prison de tout Krakoa, dont
l'existence tient plus du mythe dissuasif que de la réalité
commune. Un sort peu enviable, puisqu'il consiste à être piégé
physiquement et mentalement dans une zone de l'île qui n'existe même
pas véritablement. Ayant eu tout loisir de s'imaginer s'évader et
se venger de tous ses bourreaux, Victor Creed a également eu du
temps, beaucoup de temps, pour réfléchir à une issue possible à
cette situation. Quand toutes ses illusions tombent et que le moment
est venu de passer un accord pour un petit peu plus de liberté
mentale, il ne fait pas le difficile bien longtemps et signe, se
voyant désormais Maître de la Fosse et de tout ce qui y entre...
pour ne plus jamais en sortir.
X-Men
Unlimited – X-Men Green #1 :
Nature Girl, ancienne élève de Wolverine dont les pouvoirs la
connectent à l'essence-même de la nature planétaire, ne supporte
plus de vivre dans le paradis qu'est Krakoa tout en sachant que le
reste du monde doit subir pollution et désastres écologiques de
masse les uns après les autres dans un cycle sans fin. S'échappant
de l'île-nation mutante, l'adolescente prend les commandes de son
destin et devient rapidement une épine dans le pied des grosses
compagnies pétrolières, qui cherchent un moyen de se débarrasser
d'elle au plus vite, quitte à faire appel à des mercenaires à
pouvoirs pour cela. De son côté, Logan a été chargé par Xavier
en personne de ramener fissa Nature Girl au bercail afin qu'elle soit
jugée entre mutants pour ses actes récents, et d'éviter une
fâcheuse situation d'escalade qui ne l'entraînerait que vers la
Fosse et un sort des plus cruels pour celle qui n'est, au fond,
qu'une nouvelle idéaliste. Mais quand les choses se corsent vraiment
sur le terrain et que l'intéressée fait de la résistance, plus
rien n'est garanti !
New
Mutants #29 :
Enfin, Daken et Warpath vont faire équipe malgré eux pour retrouver
la petite dernière du clan Wolverine, Gabby, qui a mystérieusement
disparu après avoir franchi un portail vers une destination on ne
peut plus dangereuse puisqu'il s'agit d'une base arrière d'ORCHIS.
Les deux mutants n'ont pas vraiment le même point de vue sur la
situation ni sur la façon de considérer Gabby au juste, comme une
enfant ou comme une guerrière... mais ils vont pourtant bien devoir
faire face à leurs différents pour arriver à leurs fins et sortir
de ce guêpier avant qu'il ne soit trop tard. Au final tout se
résoudra de la meilleure façon possible, et Gabby sera retrouvée
saine et sauve et même prête à dialoguer davantage avec son grand
frère. Une leçon admirable que Warpath s'engage à apprendre et à
appliquer lui aussi avec son propre aîné, le plus tôt possible !
---
Mis
à part le chapitre de New
Mutants
sur la disparition éphémère de Gabby, qui serait plutôt un genre
de one-shot sans vraie conséquence, le reste des aventures mutantes
de ce onzième numéro de la revue de Panini Comics nous entraîne
dans les tréfonds de Krakoa et de ses lois les plus sacrées... et
de ce qui arrive quand elles sont enfreintes même dans l'intérêt
du plus grand nombre.
On
assiste cette fois-ci bel et bien à la mort de Magnéto, martyr de
sa propre cause sur un monde qui n'était pas le sien mais qui a su
l'adopter malgré tout et pour lequel il a tout sacrifié. Le fait
que sa toute dernière vision dans cette vie soit sa défunte
première enfant venue l'accueillir dans ce passage vers une autre,
je trouve cela assez beau et émouvant. Tornade n'était peut-être
pas la plus farouche partisane des méthodes du Maître du
Magnétisme, mais elle est sans doute la mieux placée aujourd'hui
pour comprendre ses craintes quant à l'avenir des mutants et de
l'humanité, et surtout pour agir en conséquence.
Enfin,
le grand architecte moral qu'est Kurt Wagner nous démontre une fois
encore quel sauveur il peut devenir et incarner quand il s'en donne
vraiment les moyens ! Véritable héros de Krakoa durant cette
guerre divine contre les Éternels et le Géniteur, Diablo a
visiblement réussi à fédérer autour de son plan et de sa vision,
quitte à y laisser plusieurs fois la vie, et se montre infatigable
défenseur de la logique de la main tendue vers l'ennemi dans les
situations les plus catastrophiques. Espérons que cela ne se
retournera pas contre lui par la suite, si suite il doit y avoir...
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Bruce
Wayne, après avoir largement contribué à sauver Gotham City des
manigances totalitaristes de Derek Powers tout récemment, peut
commuer sa peine de prison en aidant le FBI avec une nouvelle affaire
qui l'éloignera de la ville quelques temps, une affaire de première
importance qui va accaparer toute son attention, et pour cause !
Mais
en son absence, les choses continuent de bouger à Gotham. Harleen ne
s'en sort pas vraiment au mieux avec ses enfants, les jumeaux Jackie
et Bryce, qui veulent en savoir davantage sur leur véritable père
Jack Napier, ou plutôt son alter-ego le Joker ! Leur maman fait
tout son possible pour leur dévoiler les informations au
compte-goutte et sans les blesser, mais leur curiosité devient plus
forte de jour en jour, au point que l'hologramme de Jack finit par
prendre les choses en mains et pousse les jumeaux à emprunter la
batmobile de leur mère et à le mettre aux commandes du bolide pour
une petite virée en famille !
Durant
cette excursion, Jack espère faire connaître à ses enfants les
recoins de la ville qui ont fait de lui ce qu'il était avant de
devenir le Joker, comme sa maison d'enfance par exemple ou bien les
endroits qu'il a pu fréquenter et qui ont forgé sa personnalité,
ainsi que son amour pour Harleen. Bien mal lui en prend toutefois,
car chaque nouvelle étape sur le parcours n'est qu'une nouvelle
occasion de constater que la personnalité du Joker semble bel et
bien la plus fortement représentée et que le Prince du Crime se
retrouve partout sur leur chemin !
D'ailleurs,
le Joker n'est pas vraiment le seul danger que les enfants devront
affronter durant cette sortie avec leur père holographique.
D'anciens détenus d'Arkham veulent eux aussi présenter leurs
respects aux descendants du Joker, tout comme la bande de voyous
dévoyés qui se disent tenir de lui, les Jokerz, terrorisant les
petites rues de la ville. La seconde Harley Quinn sera également de
la partie, tout comme son amante Poison Ivy, qui quant à elle
dépérit à vue d'œil. Quelque chose semble la ronger de
l'intérieur, mais pas le temps de s'y attarder car désormais
Harleen et Marian vont devoir faire équipe à leur façon pour
retrouver les jumeaux avant qu'ils n'aillent trop loin dans leur
exploration du passif de leur géniteur, d'autant que maintenant les
autorités sont aussi à leurs trousses !
En
effet, l'agent spéciale Diana Prince est à leur recherche avec son
partenaire John Stewart, et leur patience est déjà à rude
épreuve... autant dire que ça ne s'arrangera pas quand Bruce
entendra lui aussi parler de la petite virée improvisée des
jumeaux, et qu'il décidera lui aussi d'intégrer l'aventure de gré
ou de force !
Au
final, comme bien souvent, les choses se régleront entre les murs de
l'ancien asile d'Arkham, pour le meilleur comme pour le pire... car
il demeure encore un petit secret que le Joker avait dissimulé à
tout le monde, sauf à sa meilleure partie. Jack fait tout son
possible pour éviter que ses enfants n'y soient confrontés, mais
lui-même commence à défaillir à mesure que le disque-dur qui
l'abrite tombe en morceaux au fil des confrontations et des chocs qui
lui sont imposés. Avant de disparaître totalement, son esprit
résiduel aimerait pourtant tellement se montrer totalement sincère
avec ses enfants, d'autant qu'ils lui ressemblent tant par certains
côtés...
Mais
côtoyer Jack Napier, c'est aussi prendre le risque de se retrouver
face au Joker à n'importe quel moment, aussi la situation qui se
dégrade de plus en plus ne risque-t-elle pas d'arranger de beaucoup
le sort de Jackie et de Bryce. Face à l'héritage de leur père et à
toutes ses facettes, que pourraient-ils bien penser de lui ?
Quel souvenir garderont-ils de Jack Napier, quand tout ce qu'il leur
montre ne leur évoque que le Joker ?
---
Retour
aux manettes de l'autrice Katana Collins, déjà à l'œuvre sur le
chapitre Batman White Knight – Harley Quinn
précédemment. Ici elle utilise tout ce qu'il reste de la période
Beyond de Sean Murphy
pour approfondir la relation entre Harleen et ses enfants, relation
assez conflictuelle puisque se dresse sans cesse entre eux le spectre
de Jack Napier et de son sinistre alter-ego.
Les
dessins sont signés par Mirka Andolfo dans son style si unique et
pourtant assez fidèle à celui de Murphy si on regarde bien, quoique
avec un petit côté cartoon vraiment sympa et bienvenu par moments
il faut le reconnaître.
Dans
ce chapitre intermédiaire mais qui fait suite directement à l'arc
Beyond de cette saga devenue immédiatement culte, ce sont surtout
les jumeaux Jackie et Bryce qui seront au cœur des événements et
des révélations, même si une petite partie concernera aussi Marian
et Ivy et la façon dont elles ont construit leur propre relation sur
les ruines laissée par le Joker.
L'héritage
de Jack Napier, héritage immatériel mais hautement symbolique,
constitue aussi le maître-mot de cet épisode. A plusieurs moments
les larmes pourraient monter en vous en assistant à ses propres
déconvenues et à la façon dont le spectre du Joker possède encore
douloureusement ses souvenirs et derniers instants sur Terre. Mais
que ne ferait-on pas pour ses enfants ?
Bien
sûr, il y aura à de nombreuses reprises des allusions assez fortes
à ce qui a été révélé à la fin du chapitre précédent de la
saga, et à cette fameuse menace inédite qui plane dans l'air et
nécessite les connaissances de Bruce Wayne comme de Jack Napier.
Mais le mystère reste maintenu tout du long, à part si comme moi
vous avez l'œil pour discerner les petits détails dans le coin de
certaines cases... Du reste, le final ne sera pas si avare en
révélations lui non plus, et tout nous annonce une confrontation au
sommet entre deux immenses figures de l'univers DC dans cette réalité
si particulière et terriblement intimiste pour autant !
Vivement la suite, j'ai déjà honte d'avoir attendu si longtemps
depuis sa parution pour lire cet album...
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !
Pour tout le monde au sein de la cité fortifiée qui
abrite ce qui reste de l'humanité, la journaliste Skye Searle n'est
plus. Après avoir été jetée hors du grand mur qui protège la
gigantesque métropole, et confrontée aux monstres mutants qui
vivent au-dehors, elle est supposée morte et tout le monde semble
bien s'en porter au final. Ses anciens collègues vendent son décès
à la population abreuvée de fake news, tandis que les responsables
de sa disparition se frottent les mains.
Mais apparemment, Skye n'est pas aussi morte qu'on veut
bien nous le faire croire... en réalité, elle est même revenue
dans la cité, mais dotée désormais d'étranges pouvoirs et d'une
certaine connexion avec les mutants de l'extérieur, une connexion
qui va lui permettre de remonter lentement mais sûrement la piste
des véritables responsables de sa situation actuelle et de tout ce
qui va mal dans la ville-refuge.
Alors que Skye apprend petit à petit à maîtriser et à
utiliser correctement ses nouvelles capacités surhumaines, le monde
criminel commence à bouillir tandis que le sinistre Tony le Fantôme
fait le grand ménage dans ses contacts de la pègre pour rappeler à
tous qui est le patron. Lors d'une réunion de crise, Skye fait sa
réapparition et confronte son ancien boss sur ses mensonges à son
sujet, utilisant ses pouvoirs pour annihiler toute résistance des
services de sécurité. Mais la vérité sera-t-elle si facile à
obtenir ?
---
Pour ne rien vous cacher, ce premier chapitre officiel
de la nouvelle série encouragée par Thomas Rivière chez nous m'a
laissé un peu de marbre. Pas parce que ce n'était pas agréable,
surtout grâce aux dessins d'Alex Owens, mais plutôt à cause du
scénario et des dialogues de Richard Emms et Homero Rios, les têtes
pensantes de la série.
En fait il serait plus juste de dire que je me retrouve
assez confus après cette lecture, sans doute un peu comme son
héroïne principale après son retour de derrière les murs
protecteurs de la cité humaine. Les choses et les événements qui
s'enchaînent à un rythme assez saccadé ne me paraissent pas encore
avoir véritablement de sens, il manque sans doute encore quelques
informations capitales qui ne seront obtenues qu'après quelques
chapitres encore, mais j'espère honnêtement que la sauce d'origine
telle que prévue ne sera pas trop diluée par les auteurs au profit
de la continuité de la série sur le long terme, ce serait à mon
humble avis assez dommageable.
Enfin, toujours est-il que cette aventure éditoriale
est tout de même assez satisfaisante et que vous me retrouverez bien
entendu pour le second chapitre quand sa campagne de financement sera
lancée sur Ulule par Thomas Rivière en France au sein de son
nouveau label, et avec un peu de chance peut-être qu'entre-temps
nous découvrirons une seconde série de chez Impressia Comics dont
le teasing ne cesse d'alimenter notre imagination.
La question que je me pose le plus : est-ce que
j'ai tant envie que ça de lire et de suivre les aventures de Skye
Searle en l'état ? Pas vraiment, mais comme je l'écrivais plus
haut c'est très certainement à cause d'un manque d'information ou
peut-être même d'implication personnelle dans l'histoire, peut-être
que ça s'arrangera vraiment quand le second chapitre paraîtra et
que la série aura vraiment commencé à raconter son histoire de la
bonne façon. Plus complète en tout cas.
Au sujet de la couverture, je me permets une petite
remarque personnelle : j'aurais nettement préféré que soit
choisie celle de Felix Morales, présente dans la galerie bonus de
fin de fascicule, elle me paraît bien plus envoûtante et
entraînante que celle que vous pouvez admirer ici et qui était déjà
fort sympathique au demeurant. Là encore, peut-être un léger
manque de confiance en le produit final qui fait que les ayants
droits se retiennent un peu de tout nous présenter en grande pompe,
mais pas de mal au fond. Juste un peu d'impatience pour que les
choses se mettent enfin en place correctement !
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et
je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver
bientôt pour un nouvel article !
Le
monde Antique est divisé en trois grands domaines, appartenant
chacun aux plus grands de tous les dieux du panthéon olympien. Sur
la terre ferme et dans les cieux, règne le tout puissant et volage
Zeus, seigneur de la foudre et roi des dieux. Les rivières, lacs,
mers et océans sont la propriété de son frère cadet, Poséidon,
au caractère bien trempé. Quant au domaine souterrain, ce que l'on
nomme avec crainte le royaume des morts... il appartient au
terrifiant et redoutable Hadès, souverain incontesté de ce vaste
territoire hostile où l'éternité se passe entre tourments et
félicité.
Hadès,
révéré par tous ses sujets dont les dieux jumeaux Hypnos et
Thanatos, a fait jadis le serment de ne jamais se laisser détourner
de sa charge et de ses responsabilités dans l'au-delà par qui que
ce soit ou quoi que ce soit. Imperturbable et toujours le sérieux
chevillé au corps, il orchestre la vie dans l'après-vie, juge les
âmes, répartit les suppliciés comme les bénis, et chacun peut
légitimement dire qu'on a rarement vu divinité plus investie dans
son rôle.
Mais
ses frères, c'est autre chose... Zeus ne pense qu'à ses prochaines
conquêtes dans le dos de sa femme, et Poséidon n'a de cesse de
harceler les belles créatures passant à sa portée. Ces deux-là
ont fait de l'amusement et de la légèreté leur train de vie, et
ils tentent régulièrement d'en faire de même avec leur aîné au
caractère si sombre. Bien mal leur en prend, Hadès ne connaît ni
réjouissances ni détente, mais ses emportements sont légendaires
en cas de contrariété. Aussi, quand il est invité une énième
fois sur l'Olympe pour partager les plaisirs de l'endroit, le dieu
des Enfers ne peut décliner mais ne compte pas pour autant
s'investir dans les festivités.
Sauf
que lesdites festivités cette fois-ci consistent à tirer des
flèches d'Eros, le dieu de l'Amour, dans sa direction et de voir qui
parviendra à le toucher pour le faire éperdument tomber amoureux de
la première personne qui croiserait alors son regard envoûté.
Comble de malchance, c'est en voulant corriger ses frères que Hadès
se plante lui-même une de ces flèches dans le front... et le voilà
désormais condamné à garder les yeux fermés derrière un bandeau
jusqu'à ce que quelqu'un parvienne à le libérer du maudit
artefact !
De
retour aux Enfers, rien n'y fait. Personne ne peut retirer la flèche
d'Eros, même pas les autres divinités. Ni aucun magicien ni aucune
créature n'obtient davantage de résultat, et le seigneur de
l'au-delà commence à se dire qu'il vaut de toute façon mieux être
aveugle que béatement épris de la première venue. Et voici
justement qu'en se retirant seul dans son sanctuaire privé, il tombe
-littéralement- sur la jeune Coré, déesse du Printemps, dont le
contact seul parvient à faire disparaître la maudite flèche
enchantée ! Mais en portant son regard sur elle, Hadès ne
semble rien éprouver de plus que d'ordinaire... étrange.
Cependant,
ayant eu vent de sa récente rencontre et de sa mésaventure, les
autres dieux se pressent désormais au portillon pour assister au
rituel de fiançailles avec l'heureuse élue, quelle qu'elle puisse
être. Hadès décide de retenir en cachette Coré aux Enfers en
punition, et devant les badauds il clame qu'il n'a aucune intention
d'épouser qui que ce soit. Mais c'était sans compter la volonté de
la puissante Héra, qui lui accorde malgré tout sa bénédiction
officielle pour son futur mariage !
Voilà
donc le roi des Enfers contraint et forcé de subir toute une
procession de prétendantes potentielles parmi les nombreuses
divinités convoitant cette place de choix à ses côtés pour
l'éternité. Se bornant à toutes les renvoyer chez elles, ou même
allant carrément jusqu'à détruire intentionnellement leurs belles
illusions sur sa personne pour décourager les autres, Hadès enrage
de plus en plus de ne pouvoir échapper à ce destin qui le guette.
Pourtant, peut-être a-t-il déjà non loin de là une personne chère
à son cœur autrefois si glacial, sans qu'il s'en doute le moins du
monde...
---
Ce
manga en trois tomes édité chez Pika par chez nous est une énième
réinterprétation/réappropriation du mythe de Perséphone, la seule
femme à avoir jamais réussi l'exploit de séduire le cruel Hadès
dans les temps antiques. Si la légende de départ nous parle plutôt
d'un genre d'enlèvement puis de contrat établi bon gré mal gré
entre les futurs époux, cette histoire a depuis quelques années été
de très nombreuses fois reprise et réécrite par les auteurs et
surtout autrices désirant présenter Coré/Perséphone comme une
figure féministe avant l'heure et largement émancipée de caractère
comme de mœurs.
Dans
l'idée je n'ai absolument rien contre, je vous ai déjà par
ailleurs chroniqué un roman entier basé sur ce même concept il y a
quelques temps de cela et qui m'avait bien plu. Cependant, j'ai un
peu peur que la surmultiplication des œuvres similaires ayant la
même légende pour base commune n'aille malheureusement jusqu'à
dénaturer le mythe d'origine ou du moins les principales
caractéristiques de ce récit, cédant peut-être parfois à trop de
modernisme.
Mais
au final, que sont les mythes et les légendes sinon des récits dont
toutes les générations peuvent s'emparer pour illustrer leurs
propres dilemmes moraux ou sentimentaux ? En ce sens, ce manga
remplit lui aussi son office et nous présente une version une fois
encore réactualisée avec une très large place accordée à
l'humour de situation et à l'absurde par moments, ce qui peut
s'avérer rapidement lourdingue au début mais finira par devenir
rafraîchissant à la longue quand on prendra l'habitude de relever
tous les petits clins d'œils disséminés çà et là.
Si
certains personnages frôlent aisément la caricature de bas niveau,
d'autres sont étonnamment approfondis et méritent une attention
soutenue en arrière-plan tandis que l'intrigue principale suit son
cours et que défilent les prétendantes malheureuses du roi des
Enfers. Hadès,
ou l'enfer des noces
est pour le moment une vraie bonne surprise qui n'engage vraiment à
pas grand chose de la part du lecteur, l'histoire plutôt singulière
d'un célibataire endurci contraint de se marier avec une femme pas
trop calamiteuse à ses yeux, sans savoir que l'élue de son cœur se
trouve déjà à proximité.
On retrouve ce genre de thématique dans beaucoup de
récits romantiques et sentimentaux, dans les domaines littéraire ou
cinématographique voire télévisuel, des drames aux comédies, et
ce manga fait évidemment partie des secondes et le revendique haut
et fort. Personnellement je préfère quand même la version du roman
découvert il y a quelques années de cela, mais je n'ai rien contre
une bonne séance de rigolade autour de ces sujets par trop sérieux
habituellement. J'espère que la suite vaudra toujours le coût, en
tout cas ce sera certainement mon fil rouge ''manga'' de ce mois de
Février 2026 dédié à tous les amoureux de par le vaste monde !
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et
je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver
bientôt pour un nouvel article !
X-Men
#14 :
Gameworld a fermé ses portes, mais certains joueurs n'ont pas l'air
vraiment au courant... C'est ainsi que Magie et Cyclope sont forcés,
en pleine guerre contre les Éternels de Druig pour la survie ou non
des mutants sur Terre, de faire un crochet par la couronne solaire de
notre système afin d'appréhender un équipage de Nova déchus qui
tentent de provoquer une extinction de masse en déchaînant un orage
plasmique. Les mutants n'ont que huit minutes pour préserver la
Terre de la catastrophe, et c'est Iceberg qui se charge de générer
dans la haute atmosphère un véritable bouclier de glace pour sauver
la situation, repoussant ainsi toujours plus loin les limites de ses
pouvoirs et de sa condition d'oméga.
Marauders
#6 :
Toujours en pleine tourmente face aux armées de drones tueurs des
Éternels, les membres des Maraudeurs doivent tout de même faire le
point sur les récentes intrusions du Géniteur dans leurs vies, afin
de les juger dans leurs esprits comme s'ils l'étaient par eux-mêmes
pour des fautes que bien souvent ils sont déjà seuls à se
reprocher. Avec l'aide de la mutante Birdy, spécialiste des
thérapies mentales, et en combinant cela avec les pouvoirs de
Somnus, l'équipe va devoir faire face à ses propres démons
intérieurs et accepter le jugement du Céleste quel qu'il soit, pour
aller de l'avant le plus rapidement possible et reprendre les combats
en plein cœur de la guerre qui se joue au-dehors.
Wolverine
#25 :
De leur côté, Logan et Solem se retrouvent en Arctique pour aller
combattre le Géniteur directement sur ses terres ! Poursuivis
cependant par la Fiancée des Enfers désireuse de prendre sa
revanche sur les deux mutants immortels, les guerriers vont devoir se
plier aux jeux et aux règles fixées par le Céleste pour pouvoir
progresser dans cet environnement hautement hostile et meurtrier.
C'est finalement en acceptant le poids de ses erreurs que Wolverine
parvient plus ou moins à faire la paix avec la Fiancée, du moins
d'une certaine façon en lui sauvant la vie alors qu'il aurait très
bien pu l'achever sur place comme Solem l'aurait fait lui-même.
Solem ne perd d'ailleurs pas une occasion pour se faire bien voir et
accepter par la Fiancée et repart même avec elle directement aux
Enfers afin d'y vivre la grande vie au beau milieu des péchés. Ne
reste alors que Logan seul dans le froid, avec une quête impossible
qu'il lui faut terminer ou bien y renoncer et accepter de se battre
ailleurs.
Une
seconde histoire bonus nous présente pour ce numéro anniversaire
des aventures de Wolverine un Logan prenant du bon temps dans ses
endroits favoris au monde : les bars. Du fin fond des États-Unis
jusqu'à Madripoor, parmi les humains ou entre mutants, il n'y a
jamais de meilleur moment pour lui que celui où il peut prendre le
temps d'écouter de la musique rock en savourant une bonne bière au
comptoir. Avant une bonne bagarre traditionnelle évidemment !
X-Force
#32 et #33 :
Tandis que les mutants de Krakoa se raccrochent désespérément à
la vie par tous les moyens et que la guerre contre les Éternels fait
toujours rage dans les cieux, au sol c'est une autre menace qui finit
par attirer l'attention du Fauve et de X-Force : Kraven le
Chasseur s'est introduit sur l'île-nation mutante et a démarré un
véritable carnage parmi les homo-superior, cherchant à rencontrer
sur son chemin le plus redoutable d'entre eux pour en faire son
ultime trophée. C'est évidemment sur Wolverine que se porte son
choix final, et Kraven va donc fort logiquement préparer le terrain
pour cet affrontement au sommet entre lui et le mutant griffu.
Enlevant le Fauve et l'obligeant à déprogrammer les sécurités de
la Salle des Ombres, Kraven génère un terrain virtuellement
illimité largement inspiré de la Terre Sauvage, mais avec encore
plus de dangers mortels à chaque pas ! Le duel tant attendu
verra la victoire sans difficulté de Logan sur le Chasseur, mais
Wolverine se refuse alors à achever son adversaire, entraînant
ainsi une nouvelle rivalité qui devra bien s'achever d'une façon ou
d'une autre dans un futur proche. De leur côté, Deadpool et Oméga
Red règlent leurs comptes après que ce-dernier ait abandonné le
premier démembré sur la banquise à la merci des prédateurs
locaux !
Legion
of X #6 :
Au tour de David Haller d'être jugé par le Céleste connu désormais
sous le nom du Géniteur. Mais quand la divinité se rend compte de
l'immense pouvoir détenu par Légion, il préfère plutôt lui
demander de quelle façon il voudrait être jugé. David décide
alors de lui raconter en détail son altercation récente avec
Uranos, le Titan exterminateur envoyé par les Éternels sur Arakko
pour répandre la mort et la désolation en une heure seulement. De
puissances parfaitement égales, Légion et Uranos se sont affrontés
durant ce qui paru dans leurs esprits une véritable éternité,
avant d'être départagés par les combats au sol et la volonté de
l'un de protéger les innocents face à l'autre. C'est finalement
Tornade et Magnéto qui parvinrent à détruire Uranos et ses
machines de mort, tandis que David utilisait les vastes capacités de
son esprit pour accueillir tous les réfugiés en sécurité au sein
de l'Autel. David se sent toutefois assez mal suite à cette
histoire, car il aurait voulu avoir le rôle du martyre à la place
de Magnéto pour donner enfin un sens à son existence si
solitaire... ce que comprend le Céleste, lui décernant un jugement
favorable pour sa bravoure et la beauté de son acte malgré ses
ressentis personnels. Désormais, il faut réparer tout ce qui peut
l'être, et mener le long décompte des victimes d'Uranos, à
commencer par Magnéto...
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Je
ne sais pas vraiment si toute cette histoire de guerre entre les
X-Men et les Éternels me passionne vraiment, mais une chose est sûre
on a droit à des histoires parfois ridicules et parfois assez
poignantes avec ce scénario global !
J'en
veux pour exemple toutes les séries qui font clairement du
remplissage à leur façon en attendant que les choses se tassent,
mais aussi celles qui comme X-Men
Red ou
ici plutôt Legion
of X
nous servent des récits clairement pas destinés aux premiers venus
et d'un niveau de violence rehaussé de beaucoup !
La
mort de Magnéto semble cette fois inéluctable, puisqu'il avait
clairement exprimé le vœu de se laisser mourir sur Arakko en s'y
rendant en exil et qu'il a lui-même détruit la seule sauvegarde de
son esprit contenue dans une unité Cérébro. Impossible donc de le
ramener par le protocole de résurrection des Cinq sur Krakoa, et
même si c'était chose faisable ce n'est pas certain qu'il aurait
apprécié le geste. Magnéto s'est littéralement sacrifié pour
tout un peuple qui ignorait tout de lui ou presque, et ce sera
maintenant à Tornade, Diablo et Légion de porter le deuil mais
surtout l'héritage du Maître du Magnétisme sur toute la planète,
en espérant que la dure société arakkii le permette.
Sur
ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite
une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un
nouvel article !