Bonjour à toutes et à tous, aujourd'hui nouvel unboxing rapide pour un nouvel arrivant qui vient tout juste de déposer ses bagages à la maison, il s'agit du célèbre Martian Manhunter (le Limier Martien en V.F.) de DC Comics que l'on peut notamment retrouver dans les pages de la série Justice League ou encore le New Justice de Scott Snyder. On attend toujours une présentation de ce personnage culte au sein des films de la Warner, mais d'ici-là le perso fait parler de lui en figurine et c'est vraiment réussi je trouve ! Petite précision qui n'est pas dans la vidéo : le visuel de base est signé Ivan Reis !
mardi 16 mars 2021
dimanche 14 mars 2021
X-Men - L'Ère d'Apocalypse (Panini Comics - Novembre 2018)
Les derniers actes de Légion auront permis à un univers de cauchemar de voir le jour... Dans cette réalité alternative, Charles Xavier est mort et n'a jamais pu mettre en œuvre son grand rêve de coexistence pacifique entre les humains et les mutants. A la place, c'est le tyran génétique Apocalypse qui règne en maître absolu sur l'Amérique du Nord, un territoire à son image, un véritable enfer où les faibles sont massacrés sans merci et où seuls les forts survivent à peine.
Dans ce monde, il y a tout de même une lueur d'espoir. Les X-Men existent bel et bien, fondés par Magneto qui a repris à son compte l'idéal de feu son meilleur ami, un idéal qui a ouvert la voie à un tout nouveau champ des possibles. Ces X-Men d'un autre genre incarnent la rébellion face au régime d'Apocalypse, contre lequel ils sont en guerre depuis bien longtemps.
En chemin, chaque camp a connu de lourdes pertes, et les morts se comptent par millions. Mais soudain, alors que tout semblait joué, Magnus fait la rencontre d'un exilé d'une autre réalité, un certain Bishop, réfugié temporel, qui se souvient encore du monde tel qu'il aurait toujours du être. Le seul autre choix étant de céder au désespoir le plus sombre, Magneto décide d'accorder foi aux souvenirs de Bishop et mise toutes ses forces sur un plan très risqué qui, s'il réussit, verra le monde changer à tout jamais.
Envoyant ses X-Men et leurs rares alliés aux quatre coins du monde et même de l'univers connu pour récupérer les différents éléments qui permettront la victoire finale et la résurrection d'une réalité disparue, Magnus sait que le pari est inégal et que les chances de réussite sont infimes. Mais comme le lui a appris un vieil ami trop tôt disparu, s'il y a ne serait-ce qu'une petite lueur d'espoir, alors elle vaut la peine que l'on se batte de toutes ses forces pour elle.
Le conflit sera sanglant, les affrontements seront dantesques et épiques à plus d'un titre, et beaucoup ne reviendront pas, sacrifices nécessaires à la bonne marche d'un univers moribond. Tandis qu'en Eurasie les dernières nations humaines arment leur flotte pour une frappe nucléaire finale sur l'empire d'Apocalypse, le tyran fou voit les pièces d'un grand puzzle lentement se rassembler autour de lui. Le triomphe ou rien, la défaite et la mort. Tout se jouera au final lors d'une seule et même journée, qui catalysera à elle-seule les espoirs de tout un peuple et de tout un monde. A l'issue de cette ultime bataille, il ne servira à rien de savoir qui sont les faibles et qui sont les forts. Seuls compteront les survivants et, bien plus encore, les exilés de la réalité.
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Ça y est, après avoir reporté pendant trois ans l'événement j'ai enfin trouvé le temps de lire en entier l'omnibus de L’Ère d'Apocalypse, juste à temps pratiquement pour sa seconde sortie dans le nouveau format de cette prestigieuse collection. Il ne vous aura pas échappé que je possède quant à moi l'ancienne version datée de 2018, mais à part les dimensions et la couverture il n'y a aucun changement dans le contenu par rapport à l'édition de 2021 toute récente et déjà introuvable.
Que penser de cet event ? En 1995 Marvel décide de frapper un grand coup en arrêtant tout net les différentes séries mutantes et en les remplaçant par cet univers alternatif qui semble, dès lors, être la seule option pour les milliers de lecteurs de l'époque. Le coup de com' fonctionne à plein régime et pendant près de quatre à cinq mois les récits s'enchaînent autour du règne terrible d'Apocalypse sur le monde, avec toujours une petite note d'espérance bien placée dans le cœur de cette horrible tragédie. Les auteurs rivalisent d'ingéniosité pour nous plonger dans une réalité que personne ne connaît et qui pourtant a le devoir de sembler on ne peut plus familière pour tous les lecteurs passionnés qui suivent avec entrain ces nouvelles aventures. Et le moins que l'on puisse dire c'est que le résultat en vaut largement la chandelle !
Mais quelques critiques peuvent toutefois être placées : tout d'abord, le récit global est finalement assez décousu et inégal d'une série à l'autre. Je pense que Panini a fait le meilleur choix en plaçant les chapitres et les séries dans l'ordre dans lequel on les trouve dans cet omnibus, mais il y aura toujours des avis contraires et tant mieux d'ailleurs. Les dessins... c'est ce qui m'a donné le plus de mal je dois dire, au point d'avoir étalé cette lecture sur toute une semaine plutôt que quelques heures. J'ai du arrêter, faire une pause et reprendre plus tard à plusieurs reprises car je ne me sentais pas vraiment embarqué de tout cœur dans cette grande histoire, à la fois parce que le graphisme me rebutait vraiment selon certains artistes et aussi parce que le rythme décousu me faisait un peu perdre la tête.
Mais arrivé à la seconde moitié de l’œuvre... je n'ai pas pu décrocher jusqu'à la toute dernière page. L'engouement était là, enfin, et j'étais totalement absorbé par l'histoire. C'est peut-être en raison de l'alternance des chapitres et des séries qui change en cours de route pour une meilleure compréhension du fil rouge à ne jamais perdre de vue, mais j'ai trouvé cette seconde moitié bien plus intéressante et surtout digeste que la première. Comme quoi, ne jamais juger avant d'avoir tout lu, même si ça peut paraître pénible !
Alors au final, qu'est-ce que j'en ai pensé ? L’Ère d'Apocalypse est une excellente réalité alternative et un très, très bon cross-over entre toutes les séries mutantes de Marvel pour l'époque. Évidemment il y a des défauts, mais je crois sincèrement que le regain d'intérêt et d'intensité de l'histoire principale les gomme presque tous au bout du compte. Le seul point qui me dérange reste d'ordre esthétique, certains dessinateurs ayant un style bien particulier aux années '90 et qui me rebute un peu c'est vrai. Chacun jugera selon ses goûts !
Même si d'après moi il a existé par la suite de meilleures histoires de ce genre sur les X-Men, je reconnais très humblement que L’Ère d'Apocalypse fut une pionnière et qu'elle est presque indispensable dans toute bonne collection qui se respecte. C'est une véritable chance de pouvoir la savourer de nos jours avec une telle qualité, un grand merci à Panini donc malgré le traditionnel jeu des ruptures de stock des omnibus à leur sortie ! J'espère que cette présentation aura pu vous convaincre de vous procurer cette belle histoire ou de sauter le pas si vous la gardiez au chaud pour plus tard, elle en vaut vraiment la peine !
Dernier point toutefois à souligner et qui a son importance : ne commencer SURTOUT PAS par ce récit si vous désirez vous plonger pour la première fois dans l'univers des X-Men. Ce serait totalement malvenu car pour bien comprendre et apprécier cette lecture vous avez tout de même besoin d'un solide bagage. Mais si vous êtes un lecteur confirmé et un fan enthousiaste, sautez le pas sans réfléchir, vous ne devriez pas être déçu du voyage !
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !
vendredi 12 mars 2021
La V.O. du vendredi n°171 : Venom tome 1 - Rex (Marvel - Décembre 2018)
Alors que dans le reste du monde les Célestes tombent du ciel et que tous les super-héros sont sur le front, Eddie Brock est toujours en convalescence, tâchant de gagner sa vie du mieux qu'il puisse pour ne pas se faire remarquer. La connexion qu'il partage avec son symbiote n'est toujours pas au beau fixe, quelque chose cloche et la situation devient de plus en plus ingérable, surtout quand des pensées parasites viennent soudain se greffer dans son esprit.
Contacté par un homme mystérieux, probablement ancien soldat ayant participé à une opération top-secrète du S.H.I.E.L.D. Utilisant également des symbiotes, Venom fait face à une nouvelle menace, une menace d'ampleur encore inégalée dans son existence. Le dieu des symbiotes s'apprête à faire son grand retour au sein du vaste univers, lui qui était scellé en plusieurs endroits du cosmos depuis des millénaires et bien plus encore.
Pour cela, il a besoin de s'emparer du symbiote d'Eddie et aussi de tous ceux qu'il croisera en remontant cette fameuse opération secrète, afin de regagner son pouvoir et de s'élancer à nouveau dans les cieux. A travers le néant, Eddie assiste à l'Histoire de l'univers, la vérité derrière la Création et la Lumière, quand les Abysses régnaient encore partout. Knull, le dieu tout-puissant de cet ancien univers, a été chassé par les Célestes lors de leur arrivée, dans les tréfonds de l'espace infini. Désireux de se venger et de retrouver le contrôle total de tout ce qui l'entoure, il a forgé les premiers symbiotes pour augmenter ses pouvoirs et devenir un véritable tueur de dieux, parcourant les galaxies et les mondes pour y détruire toute trace de vie.
Mais après une défaite cinglante face à Thor il y a des siècles de cela, Knull fut trahi par ses créatures et emprisonné en leur sein, au cœur d'une planète fantôme n'ayant aucune autre fonction que de le retenir à jamais. Aujourd'hui, sa conscience s'est enfin réveillée et il réclame le pouvoir qu'on lui a arraché. Face à lui se dresse uniquement Venom, l'union d'un simple mortel et d'un symbiote rejeté, mais surtout un lien puissant et unique qui ne se brisera pas si facilement.
Alors que la bataille fait rage, Eddie sera rejoint par un allié providentiel qui n'hésitera pas à se sacrifier pour affaiblir Knull et permettre sa destruction par le feu. Venom s'en sort de justesse, mais rien ne sera jamais plus comme avant désormais. Doté de nouveaux pouvoirs, mais aussi en grand danger de mort imminente, le symbiote noir et blanc a peut-être gagné une bataille... mais la guerre est encore à venir.
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Nouvelle série sur le personnage de Venom, par Donny Cates cette fois-ci, et le moins que l'on puisse dire c'est que l'auteur a décidé de frapper un très gros coup sur la mythologie Marvel avec cette introduction d'une histoire encore bien plus vaste ! Le dessin brillant de Ryan Stegman rend à merveille la profondeur du scénario et toute l'horreur de la situation, et la menace est bien trop tangible pour être ignorée longtemps par les gros calibres.
Tandis que les Avengers sont occupés de leur côté avec les Célestes de la Dernière Armée, c'est donc à ce pauvre Venom qu'il revient une fois encore de protéger rien moins que l'univers tout entier du danger représenté par ce nouvel ancien dieu des ténèbres et des abysses, un être de pure cruauté qui reviendra très vite nous hanter...
Cette histoire est donc une introduction, comme je le disais, et la suite sera encore plus énorme et épique à plus d'un titre, du moins je l'espère de tout cœur ! J'avoue que j'avais assez peu d'un énième reboot d'une série sur Venom, mais quand je vois la qualité de ce premier tome je me dis que cette fournée-ci risque bien de faire longtemps parler d'elle. D'ailleurs c'est bien simple, si j'ai bien compris ce récit sera à l'origine des events majeurs que l'on a vu dernièrement (Absolute Carnage) et que l'on verra prochainement (King in Black si je ne m'abuse). J'ai hâte ! C'est un pari très osé de la part de Marvel que de placer les symbiotes au centre de toutes les intrigues présentes et à venir, mais ça donne une touche beaucoup plus sombre et adulte à un univers qui le méritait bien ! A suivre donc !
jeudi 11 mars 2021
Ice Pig tome 5 (Delcourt/Tonkam - Juillet 2020)
Les jeux sont faits, bientôt la terrible finalité de l'existence de FARM sera mise au jour et les membres de l'organisation criminelle se verront offrir une place dans une nouvelle ère, celle d'une révolution sanglante...
Alors que Yamada découvre le secret de ses origines et de sa véritable famille, elle apprend aussi que son petit frère n'est autre que le leader incontesté de FARM, celui qui prendra la tête du Japon une fois la révolution achevée, et qu'elle est la première sur sa liste de personnes à exécuter pour asseoir son pouvoir.
A présent que Channel 3 a offert à Yamada son allégeance ainsi et surtout que la liste des différents membres de FARM au sein des grandes institutions du pays, il est grand temps d'exploiter cet avantage et ces informations, et cela seule une hackeuse de génie comme Ice Pig en est capable ! Avec l'aide d'un allié providentiel, notre fine équipe va réussir à retourner la situation et à survivre malgré les émeutes qui se déclenchent un peu partout dans la capitale, tandis que Kiyoharu fait enfin son apparition triomphante au-dessus de la foule en colère.
Le face à face final se jouera à peu de choses, quelques images volées ici, quelques informations par-là, du vrai travail de pro pour une experte en informatique déterminée et disposant encore d'un réseau bien fourni. Avec ses propres armes, Ice Pig renverse une fois encore la situation et empêche une véritable catastrophe pour tout le pays, mais à quel prix ? Voir disparaître à jamais le seul membre de sa famille encore en vie est une déchirure, mais c'est un mal nécessaire...
Si vous êtes victimes d'une injustice, des coups-bas que la vie peut engendrer, d'ennuis sérieux et de sombres machinations, vous pouvez faire appel à Ice Pig pour vous défendre et, mieux encore, vous venger !
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Eh bien voilà on y est enfin arrivé, la conclusion de cette petite série signée Yukai Asada en cinq tomes seulement. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce dernier tome revient aux sources de la série avec un brin de nostalgie tandis que les événements s'enchaînent et que le grand final s'ouvre enfin. Ultimes révélations, confrontations, résolutions... certes, tout va un peu trop vite, on sent l'urgence de mener le récit à sa conclusion mais c'est quand même assez bien fait pour que l'on ne regrette pas d'avoir suivi la série depuis le début.
Encore une fois merci aux éditions Delcourt/Tonkam de nous avoir fait parvenir un petit manga qui ne payait pas de mine et qui a su, durant ces quelques semaines écoulées à vous le chroniquer, me tenir en haleine et me présenter une autre facette de cet éditeur double dont j'ai l'impression de redécouvrir le travail à chaque nouveau titre. Je vous conseille donc cette courte série, seulement cinq tomes, si comme moi vous n'avez pas trop de temps à consacrer à une nouvelle œuvre sur la durée et si vous cherchez quelque chose de fun et satisfaisant. En plus vous aurez droit à un petit cours sur l'Histoire du Japon féodal et ses légendes, et ça ça ne se refuse pas !
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !
mercredi 10 mars 2021
Michael Turner Art Edition - The best of Michael Turner (Aspen Comics - Janvier 2020)
Ce n'est pas seulement une dizaine d'articles qui vient de s'écouler avec celui-ci, mais une nouvelle centaine ! Et comme de juste, à chaque centaine j'en profite pour vous parler de mon dessinateur préféré de comics, feu Michael Turner.
Aujourd'hui je triche un peu car ce n'est pas vraiment un artbook que je vais vous présenter, mais plutôt un recueil de quelques chapitres dessinés par le maître alors qu'il formait à peine ses différents mondes. Ici il sera question des trois séries les plus travaillées : Fathom, Soulfire et Ekos.
Le recueil, très fin, un peu comme un single, se compose donc d'extraits de certains chapitres et certains travaux autour de ces trois séries majeures de l'artiste. Pour Fathom, nous avons ainsi droit à un récit très mélancolique mettant en scène les ancêtres du personnage de Cannon Hawke, que l'on voit apparaître à la fin pour rendre hommage une dernière fois aux siens.
Puis c'est au tour de Grace et Malikai, de Soulfire, de faire la connaissance de leurs premiers lecteurs au travers d'une belle histoire courte sur les dragons et la magie disparaissant dans leur monde, juste avant que l'aventure ne commence véritablement. Du pur génie, autant narrativement que graphiquement, le tout en crayonné du plus bel effet, comme des illustrations d'un conte intemporel.
Enfin, les seules pages jamais produites pour la série à jamais inachevée Ekos sont retranscrites ici en version simplement encrée, laissant à voir tous les détails incroyables de cet univers qui promettait tant et aurait pu être une véritable richesse pour l'artiste et ses collaborateurs. On retrouve bien quelques éléments dans le film Avatar de James Cameron (sorti en 2009, soit deux ans après le décès de Michael Turner), mais dans l'ensemble rien ne saura sans doute jamais rendre véritablement hommage à cet univers avorté qui restera pour toujours à l'état de rêve à peine esquissé.
Pour finir, un chapitre très important de l'évolution du personnage de Malikai et de sa relation avec la magie, ainsi qu'avec son entourage. Là encore, des pages sublimes et juste encrées si elles ne sont pas tout simplement en crayonné, preuve s'il en était encore besoin du pur génie de Michael Turner et de son style si unique.
Ce n'est donc pas vraiment un artbook, mais pas vraiment un comic-book non plus en soi. C'est une folle combinaison des deux mondes, un recueil en mémoire d'un grand talent trop tôt disparu, qui nous permet de savourer pleinement son incroyable finesse de trait et son soucis du détail poussé toujours plus loin. Rien qu'à admirer les glaciers de Norvège dessinés dans le premier chapitre, j'en frisonne. Ce mince recueil n'est malheureusement plus disponible à l'heure actuelle sur le site de l'éditeur (AspenStore.com), mais sans doute trouvable sur les marketplaces habituelles. Faites attention au prix, s'il ne dépasse pas les 6$ vous resterez dans vos frais, autrement attendez un réassort chez l'éditeur officiel.
Promis, un de ces jours les V.O. du vendredi vous entraîneront dans le vaste univers d'Aspen Comics et je tâcherai de vous le rendre le plus accessible possible, patientez juste encore quelques temps et mettez-vous le plus d'illustrations possible sous la dent !
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !
mardi 9 mars 2021
Batman : Detective tome 3 - De sang-froid (Urban Comics - Juin 2020)
Ces différents événements se déroulent avant la fin de la série Batman Rebirth dans le douzième tome paru chez Urban pour la V.F..
Batman a fort à faire à Gotham City ces derniers temps. Sauvant toute une foule prise en otage par le Joker dans un parc d'attractions, puis réalisant l'exploit de survivre sur une île isolée à l'Extrême Orient tandis que Deadshot menace le personnel naufragé de Bruce Wayne... il n'y va pas de main morte. Mais quelque chose va soudain se déclencher et lui demander de ralentir la cadence.
En effet, Mister Freeze est de retour et il a un tout nouveau plan bien préparé pour ramener sa femme Nora à la vie, grâce notamment à un mystérieux sérum offert gracieusement par Lex Luthor juste avant qu'il ne déclare son Année du Crime. Freeze s'empresse de tester le sérum sur divers malchanceux et cobayes de passage, jusqu'à parvenir à trouver le juste dosage et la bonne formule. Commence alors le véritable plan : après avoir envoyé plusieurs équipes de mercenaires à travers la ville pour y enlever des femmes ayant une forte ressemblance avec Nora, Freeze les plonge toutes dans un coma artificiel cryogénique, dans le but de les en sortir ensuite en testant la formule fatidique.
Mais Batman arrive juste à temps pour contrecarrer ses plans, aussi le vilain doit-il fuir avec sa promise et sans avoir pu tester l'expérimentation. Alors que le Chevalier Noir se charge de trouver un moyen de ramener les disparues à la vie sans séquelles, Freeze parvient de son côté à réveiller Nora en la rendant comme lui, capable de supporter des températures inférieures à zéro degrés et même désormais d'évoluer à l'extérieur qu'importe le climat grâce à une nanotechnologie révolutionnaire.
Cependant, Freeze est aveuglé par l'amour sans borne qu'il ressent pour Nora, sans se rendre compte un seul instant que ses sentiments ne sont pas partagés par la belle... celle-ci prend bien vite l'ascendant sur son époux et s'empare de sa technologie dans le but de mener sa propre vie loin de lui, de vivre une seconde fois selon ses propres vœux à elle et surtout sans devoir rendre de compte à qui que ce soit. Dévasté par cet abandon, Freeze en vient à demander l'aide de Batman pour retrouver Nora et l'empêcher de nuire, en échange du remède tant recherché pour sauver toutes les femmes qu'il a enlevé.
Batman accepte, et ensemble le duo parvient à retrouver la piste de Nora Fries, malheureusement bien trop tard pour la ramener à la raison. Il semble alors que le sérum utilisé pour la faire revivre soit altéré volontairement, ou du moins que cette information n'ait pas été communiquée par Luthor en offrant ce cadeau empoisonné. Nora ne serait donc pas tout à fait elle-même, mais qu'importe elle préfère une vie de criminelle sans remords plutôt que de subir à nouveau l'amour de Victor. Laissant celui-ci pour mort, elle parvient à s'échapper, tandis que Batman sauve in-extremis son ancien ennemi en le congelant à son tour dans une solution cryogénique. La vie possède une ironie mordante, comme notre héros ne manquera pas de le souligner en ramenant l'ex-vilain à Arkham.
Enfin, une petite enquête sur la disparition d'un orphelin d'un centre Wayne demande l'intervention de Bruce Wayne lui-même plutôt que de Batman. Avec l'aide de Damian, Bruce va réussir à retrouver le jeune fugueur alors que l'Hiver fait rage, mais pas assez tôt pour le sauver malheureusement. Cependant, les précieuses informations recueillies juste avant le décès de l'adolescent permettront de mettre un coup d'arrêt aux activités d'un trafiquant et de ramener la sécurité des enfants au centre des priorités des orphelinats Martha Wayne, comme une sorte d'avertissement pour toutes les personnes malintentionnées qui chercheraient à s'en prendre à eux.
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Peter Tomasi parvient à réutiliser des intrigues laissées en plan à l'époque des New52 pour nous offrir une histoire principale très touchante dans ce troisième tome de Batman : Detective. Il faut mettre de côté les événements se déroulant dans la série principale Batman Rebirth pour savourer pleinement ceux qui se passent entre ces pages, mais une fois chose faite les chapitres s'enchaînent sans problème et on attend avec une fébrile impatience de parvenir au terme de cette intrigue glaciale où l'amour souffre énormément.
On peut noter la présence au scénario de Tom Taylor venu en renforts, et les dessins signés principalement par Doug Mahnke comptent aussi la participation de Christian Duce, José Luis et Fernando Blanco. Vous retrouverez en fin d'album les meilleures couvertures de ces quelques numéros de Detective Comics passés le 1000ème, ainsi que des versions crayonnées du plus bel effet pour certaines.
C'était une bonne histoire, qu'il faut prendre le temps de savourer entièrement et à classer parmi les meilleures apparitions de Mister Freeze depuis un bon moment, comme à la grande époque de la série d'animation de 1992 où le personnage était l'un des plus tragiques et émouvants qui soient. Si vous ne l'avez jamais vu, je vous conseille vivement le film d'animation tirée de cette série légendaire, Sub-zero, qui a fait date sur le personnage.
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !
lundi 8 mars 2021
Si ça saigne (Albin Michel - Février 2021)
Le maître de l'horreur est de retour en ce mois de Février, avec une nouvelle sortie chez Albin Michel à se mettre sous la dent. Non pas une, mais quatre histoires, quatre nouvelles dans un recueil au visuel intriguant.
Dans Le téléphone de M. Harrigan, nous suivons l'évolution du jeune Craig, un préadolescent serviable dans une petite ville du Maine, au milieu des années 2000, alors que le monde s'apprête à faire un bond technologique de géant. Craig se rend régulièrement chez l'un de ses voisins, un vieillard richissime dont le grand âge n'a pas entamé l'esprit critique, et il lui lit des romans que l'homme ne peut plus parcourir lui-même. Au fil du temps, ils en viennent à avoir des conversations et des réflexions sur l'état du monde, sur l'avancée du progrès, et même s'il ne l'avouera jamais le vieil Harrigan se prend d'affection pour ce garçon intelligent et sincère. Lorsqu'il décède, c'est un déchirement pour Craig, qui commence seulement à comprendre le sens de la Mort. Dans un geste naïf et touchant, Craig dépose le téléphone portable de M. Harrigan dans la veste du défunt juste avant la mise en terre, une façon bien à lui de garder le contact malgré tout. De temps en temps, quand il va mal, Craig appelle ce numéro et tombe sur le répondeur, il laisse un court message, le fait d'entendre la voix enregistrée de M. Harrigan le rassure. Cependant, après une suite de fâcheux événements, Craig en vient à se poser une question qui ne le lâchera plus jamais : et si M. Harrigan était encore capable de communiquer avec lui, via ce téléphone ? Une question d'autant plus préoccupante qu'autour de Craig, les petits bourreaux que l'on rencontre tous dans la vie à divers stades de notre développement ont la manie de disparaître de sale façon. Comme si quelque chose, quelque part dans le vaste univers, se chargeait de rendre justice pour Craig quand celui-ci est mis en difficulté. Dès lors, Craig se sent responsable au moins en partie de ce qui se passe, car au fond de lui il reste persuadé que M. Harrigan n'y est pas étranger et qu'une partie de son être est restée en ce bas monde, via ce téléphone toujours actif malgré les années qui passent...
Dans La vie de Chuck, le monde est en train de disparaître morceau par morceau, avec une série de cataclysmes et de catastrophes environnementales et humaines. Alors que tout le monde attend la Fin des Temps, qui approche à grands pas chaque jour qui passe, une étrange publicité fait son apparition sur le toit d'une banque. Un texte simple accompagné de la photo d'un comptable tout ce qu'il y a de commun : ''Charles Krantz. 39 années formidables ! Merci, Chuck !''. Sans doute un départ en retraite fêté par des collègues enthousiastes... mais ce qu'il y a d'étrange, c'est que cette publicité va se retrouver absolument partout : les médias publics, les avions traçants des messages dans le ciel, sur Internet les rares fois où il fonctionne encore... qui est ce mystérieux Charles Krantz, dit Chuck, pour susciter autant d'attention à la veille de la fin du monde ??
Dans Si ça saigne, la plus longue nouvelle de ce recueil auquel elle donne son titre, nous retrouvons Holly Gibney dirigeant toujours son agence Finders Keepers, se remettant avec courage de l'épreuve affrontée dans le roman L'Outsider. Alors qu'elle s'apprête à faire une pause dans sa journée bien remplie, une nouvelle affolante supplante tous les programmes à la télé : un attentat à la bombe vient de se produire dans une école, on compte de nombreuses victimes, et tout le pays est d'ores et déjà scandalisé. Un journaliste héroïque incarne l'exemple à suivre en annonçant la nouvelle en direct et en aidant à extraire les corps du bâtiment en ruines. Chance, une caméra de surveillance a réussi à filmer le poseur de bombe, et son portrait approximatif circule déjà partout où il faut pour lancer un appel à témoins et offrir une récompense pour sa capture. Sur le moment, quelque chose d'autre que le chagrin étreint Holly, mais elle n'y prête pas attention. Cela lui reviendra plus tard, alors que l'affaire de l'Outsider résonne encore une fois dans son esprit. Quelque chose cloche dans les tragiques événements qui viennent d'avoir lieu, quelque chose d'étrange et de profondément malsain, malfaisant même. Lorsqu'elle reçoit un appel d'une mystérieuse source détenant de précieuses informations, Holly ne doute même plus, elle est sûre d'elle à présent : il existe au moins une autre créature semblable à l'Outsider, et elle est affamée... Holly prend donc son courage à deux mains et rassemble toutes les données qu'elle peut grâce à son informateur, se rendant même sur place pour le rencontrer et mettre en commun leurs histoires respectives. Déterminée à empêcher un nouveau massacre à tout prix, Holly se met en chasse de la créature, résolue à ne pas la laisser s'échapper et à la détruire avant qu'elle ne trouve un autre moyen de s'en sortir. Holly va peut-être y laisser la vie, et consciente de cette fatalité elle adresse un rapport exemplaire à son ancien partenaire qui l'a tant aidé là-bas au Texas, dans cette grotte sombre où se tapissait un monstre. Dans quelques instants, elle va replonger dans l'horreur, et cette fois elle n'en reviendra peut-être pas...
Enfin, dans Rat, un auteur de nouvelles éternellement frustré de n'avoir jamais pu achever un roman se retrouve finalement en position d'en écrire un bon, et s'embarque alors pour une virée en solitaire dans le Nord afin de s'isoler et de commencer à créer. Si les premiers jours voient cette œuvre faire ses premiers pas avec entrain, très vite un certain malaise s'installe et l'écrivain se retrouve aux prises avec ses vieux démons, alors qu'une tempête éclate tout autour de son sanctuaire. Un geste de miséricorde pourrait, cependant, lui offrir la possibilité d'achever son roman et de le voir vivre sa vie une fois édité... mais il y aura un prix à payer. Peut-on accepter de sacrifier une vie pour une obsession ? Drew ne va pas tarder à le découvrir, et du même coup à découvrir quel genre d'homme il est réellement.
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Bon, passons maintenant à la review elle-même ! Une seule chose à dire dans l'ensemble : un recueil de nouvelles comme il le fallait, quatre récits différents mais unis sous la plume du Maître de l'Horreur, quatre histoires qui portent chacune le poids du deuil, on y reviendra.
La nouvelle qui m'a le plus marqué est, sans surprise pour ma part, Rat. Je ne devrais pas dire que ce fut sans surprise, en réalité j'ai même été très surpris par le ton et la direction que prenait ce récit après les premiers chapitres. Je m'attendais à un huis-clos effrayant entre un auteur et son esprit délirant, un peu à la Shining en somme, mais Stephen King est parvenu à me prendre de court et à me balancer dans un tout autre genre horrifique, celui du conte moderne, et c'était vraiment bon ! Cette nouvelle résonne d'un écho tout particulier pour quelqu'un qui écrit également, ou tente de le faire, et on y retrouve beaucoup de situations qui ''sentent le vécu'' si je puis dire. Je ne vous gâcherai pas la surprise, c'est vraiment bon et je vous conseille cette lecture si comme moi vous avez quelques prétentions littéraires.
Pour le reste du recueil, on a affaire ici à des œuvres similaires explorant une thématique malheureusement bien ancrée dans l'esprit de Stephen King depuis quelques années : le deuil, la douleur de la perte d'un être proche. Je vous ai parlé précédemment de la dédicace de L'institut adressée à Russ Dorr, l'homme derrière la vraisemblance de nombreux chefs-d’œuvre de notre auteur favori, et à nouveau c'est le cas ici à travers ces quatre histoires qui lui sont, au moins en esprit, dédiées. La vie de Chuck et Le téléphone de M. Harrigan sont empreintes d'une certaine mélancolie propre à une personne qui tâche de surmonter une perte douloureuse et tragique. Un message d'espoir aussi, d'une certaine façon, est adressé aux lecteurs de tous genres qui partagent indirectement ce deuil. C'est toute la force de l'écriture de Stephen King, parvenir à exprimer des émotions contradictoires et à éveiller petit à petit les consciences au fil des pages qui s'enchaînent. C'est très réussi une fois de plus ici, deux très bonnes nouvelles à se mettre sous la dent et qui donnent en plus une belle leçon de vie.
Pour finir, le gros morceau : Si ça saigne...
Suite directe de L'Outsider et de la trilogie entamée avec Mr Mercedes, c'est l'occasion de retrouver le personnage de Holly Gibney au cœur d'une nouvelle enquête dans le monde du surnaturel et de l'impossible. Elle brille ici en solo, quasiment tout au long de l'histoire, ce qui permet à la fois à l'auteur et au lecteur de se faire une meilleure idée de son caractère, de son fonctionnement et de ses capacités. Un personnage féminin fort qui prend enfin tout son sens et qui redevient un élément-clé de ce petit univers horrifique, ça fait du bien aussi de lire ça de nos jours ! Bien sûr, cette histoire est la caution un peu plus commerciale du recueil, la meilleure façon de le vendre aussi, mais je pense sincèrement que c'est aussi un prétexte pour pouvoir nous faire lire et découvrir les trois autres dans le même temps, chacune éclairant les autres d'un nouveau regard, d'un nouveau sens. J'ai hâte que Stephen King nous ponde le prochain recueil de nouvelles d'ici quelques années, ne serait-ce que pour constater l'évolution de ce sentiment de recueillement.
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !
samedi 6 mars 2021
Punchline tome 1 - Soeurs de sang (Alayone Comics - Février 2021)
Une nuit enneigée, à la veille de Noël. Dans un cimetière pratiquement abandonné, une femme déambule entre les tombes, perdant du sang par une large blessure. S'installant sur un banc face à la baie, elle ne s'attendait pas à avoir de la compagnie pour sa dernière nuit, et pourtant...
Sur ce banc, il y a Jessie, jeune femme en devenir qui cherche surtout à fuir un problème familial et à se réfugier dans son art en solitaire. La femme mortellement blessée fait alors une proposition à Jessie : un peu de sang, en échange d'un grand pouvoir... et Jessie accepte avec entrain.
Désormais, Jessie est une future super-héroïne dans un monde où l'action ne manque pas ! Se faisant appeler Versema, elle suit avec assiduité les différents entraînements que lui prodigue sa bienfaitrice, que l'on nomme simplement Mel. Le temps passe, et après les séances de voltige et les tests de rapidité vient alors l'heure du premier vrai combat face à un vilain. Versema s'en tire plutôt bien si l'on prend en compte le fait qu'elle débute tout juste... mais elle ignore complètement que dans l'ombre, Mel semble suivre son propre plan et se servir d'elle.
Quand, après une énième altercation, Jessie découvre le véritable tempérament de Mel, une certaine tension se noue entre les deux femmes. Mais il est trop tard pour faire machine arrière, n'est-ce pas ? Que dit-on déjà, un grand pouvoir implique... parfois trop de responsabilités pour une seule personne. Quel est le prix à payer pour que Versema puisse exister ?
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Toute nouvelle série du label indépendant Alayone Comics, prévue en trois tomes selon les infos de la V.O., Punchline possède un don particulier : celui de très bien porter son nom. En effet, cette lecture entre directement dans le vif du sujet, l'histoire vous prend au passage comme un train fonçant à pleine allure, et vous avez plutôt intérêt à y monter rapidement ! Les dialogues sont bien pensés dans l'ensemble, même si tout s'enchaîne très vite, peut-être trop vite par moment.
C'est la force de cette jeune série justement, cette rapidité, pas le temps de se poser et de faire et refaire les mêmes clichés et les mêmes erreurs que l'on voit dans les comics de super-héros depuis presque un siècle. Punchline entraîne le lecteur dans son univers à travers un niveau soutenu d'écriture et un dessin qui n'est pas en reste, servis par Bill Williams et Matthew Weldon, deux noms à retenir pour un avenir proche je l'espère.
Petite production d'un éditeur indépendant à la fois en V.O. et maintenant en V.F., cette série de super-héros est fraîche, revigorante dirai-je, même s'il faut vraiment s'en tenir à ce qui nous est présenté et ne pas chercher à trop en savoir ou en deviner à l'avance. Tout sera dévoilé et exploité en temps voulus je l'imagine, et le récit est déjà suffisamment rapide comme ça. C'est un équilibre à trouver, prendre son temps pour savourer tout en se dépêchant pour raccrocher tous les wagons. Au final, on y arrive assez bien.
Pour les petits défauts, parce qu'il y en a toujours... l'absence de chapitrage est ce qui m'a le plus embêté. La galerie des couvertures présente à la fin de l'album comme bonus aurait pu être utilisée pour marquer cette traditionnelle séparation entre les différents chapitres de ce premier tome, chose pour laquelle les tenants d'Alayone se sont souvent battus auprès des éditeurs plus importants d'ailleurs... sinon, on notera aussi une légère tendance à passer outre l'étape de la relecture, qui aurait pourtant pu éviter la présence de quelques fautes ici et là.
Voilà pour moi, je ne vois rien de plus à dire sur ce titre si ce n'est que c'est une bonne surprise, une excellente trouvaille pour Alayone Comics, et comme toujours j'espère que le public sera au rendez-vous jusqu'au bout pour en faire un succès comme il le mérite. On a tous besoin de super-héros qui sortent de la norme ces temps-ci, un grand merci aux auteurs pour cela !
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !
vendredi 5 mars 2021
Unboxing - Black Cat Bishoujo v2 by Kotobukiya (Marvel)
Bonjour à toutes et à tous, second unboxing de la semaine on repart dans le monde merveilleux des comics avec un personnage que j'adore vraiment chez la Maison des Idées, La Chatte Noire ! Chacune de ses apparitions est un événement en soi que j'attends avec impatience, je n'ai donc pas pu résister à la sortie de cette figurine de la gamme Bishoujo de Kotobukiya et j'espère qu'elle vous plaira également !
Unboxing - Nefertari Vivi POP DX by Megahouse Excellent Model (One Piece)
Bonjour à toutes et à tous, aujourd'hui je profite de cette belle matinée pour vous proposer un nouvel unboxing en ce début du mois de Mars 2021, avec la réédition très attendue (par moi en tout cas) de la Portrait of Pirates Deluxe du personnage de Vivi, tirée bien sûr du manga One Piece que l'on ne présente plus depuis longtemps.
La V.O. du vendredi n°170 : 10th Muse - Justice (Tidalwave Comics - Février 2021)
Emma Sonnet poursuit sa carrière de procureur de la ville de San Francisco entourée de ses deux amis et partenaires, Brett et Dawn. Mais la vie est loin d'être de tout repos lorsque l'on se trouve être la fille de Zeus, le dieu des dieux, et que l'on possède les pouvoirs de la Dixième Muse, celle de la Justice ! Emma doit ainsi faire face à un double problème : elle affronte littéralement les deux monstres marins de la mythologie grecque, Charybde et Scylla, qui réclament toutes deux justice pour la malédiction dont elles furent les premières victimes il y a si longtemps maintenant.
En effet, toutes deux aimées par des dieux ou des divinités mineures en tant que nymphes, et chacune n'ayant pas daigné répondre aux avances des dieux en question, elles se retrouvèrent maudites et affligées d'une apparence horrifiante, condamnées dès lors à devenir des monstruosités infernales et à inspirer la peur dans le cœur de chaque marin et de chaque homme. Aujourd'hui, Charybde et Scylla débarquent dans la baie de San Francisco et réclament justice auprès de la Muse qui y est consacrée, même si cela se traduit par un combat sans merci trois jours durant !
Alors qu'Emma tente de chercher un moyen de vaincre ses ennemies, et s'en remet comme toujours à la sagesse des dieux, Hermès délivre un message très clair : Zeus a donné ordre à toute divinité de ne pas intervenir dans ce combat, et de laisser la Dixième Muse se débrouiller par elle-même, quitte à ce qu'elle en périsse. Le dieu des dieux se montre inflexible et aucune aide ne sera apportée à Emma dans son combat, du moins pas directement...
Et tandis que notre Muse de la Justice risque une fois de plus sa vie en affrontant les deux monstres sur le pont du Golden Gate, sa vie humaine se retrouve aussi dans la tourmente. Le maire est porté disparu suite à la première attaque de Scylla, et c'est le maire-adjoint qui prend les commandes, avec la ferme intention de ne plus tolérer les absences répétées d'Emma à son poste. Chose étrange, Emma ne parvient pas à obtenir la moindre vision au contact de cet homme, aucune bribe de son passé ne fait surface alors qu'elle en détient pourtant le pouvoir. Se pourrait-il que le nouveau maire de la ville ait quelque chose à cacher à la Dixième Muse ?
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Dans cet album de dimensions assez réduites mais à la confection pleine de qualités malgré cela, nous retrouvons donc Emma Sonnet alors qu'elle mène deux terribles combats de front dans sa double-vie, face à de vrais monstres de la mythologie d'une part et face à l'administration de l'autre. En outre, elle est incapable de répondre présente lorsque ses plus proches amis lui font part d'un problème bien particulier qui les oppose. La mission de la Dixième Muse ne lui laisse que peu de répit, surtout maintenant que son divin père la laisse parfaitement seule pour la mener à bien.
D'autres menaces apparaissent en arrière-plan, mais pour le moment vous l'aurez compris c'est bien le terrible combat face à Charybde et Scylla qui prend le plus de place dans l'agenda très personnel d'Emma. Elle risque d'en mourir, mais cela ne semble pas chagriner Zeus outre mesure, à moins qu'il ne soit divinement doué pour masquer ses véritables sentiments. Nous n'en saurons toutefois pas davantage même après qu'Emma ait rendu son verdict et fait une nouvelle fois régner la Justice dans une sombre histoire remontant quasiment à l'aube des temps.
Pour vous parler un peu plus de l'album en lui-même, je ne connaissais pas du tout ce label, Tidalwave Productions, encore moins sa branche comics, mais on en découvre tous les jours après tout dans ce milieu ! Même si j'ai été désagréablement surpris par la petite taille de l'album, je dois reconnaître que la lecture reste très confortable et que les dessins de Carlos Silva sont magnifiques et rendent parfaitement justice à l'héroïne et son monde si actif, sur un scénario de son créateur Darren G. Davis avec l'aide de Ryan Burton.
Là où la Version Française m'avait déçu par son manque de soin et d'application dans le traitement de cette histoire et dans sa traduction, ici j'ai vraiment été aux anges car tout est fait pour faciliter la lecture et que les dimensions réduites du tome ne soit en réalité pas le moins du monde un problème, bien au contraire. Bref vous l'aurez compris j'ai vraiment bien aimé cette lecture, je la recommande volontiers si vous désirez entrer dans l'univers de la série et d'Emma Sonnet par une porte plus pratique que celle proposée chez nous par Wanga Comics. J'espère cependant toujours qu'une belle adaptation en V.F. pourra éclore, qui sait, et que l'éditeur saura se montrer à la hauteur et faire un travail sérieux.
Séduit aussi bien par le dessin que par l'écriture, même en prenant en compte la présence de nombreux jeux-de-mots qui restent à mon avis assez hermétiques si l'on ne parle pas correctement la langue de Shakespeare, je vous recommande donc 10th Muse – Justice qui vient de paraître il y a à peine un mois et trouvable pour vraiment pas trop cher ! La qualité est au rendez-vous, alors vous aussi soyez-y !
jeudi 4 mars 2021
Family Compo tome 3 (Panini Manga - Janvier 2020)
Masahiko est dans de beaux draps ! Toujours déguisé en fille, il doit tourner une scène très importante du long-métrage que prépare le club de cinéma de la fac, mais pour cela l'équipe doit se rendre dans un quartier chaud de Tokyo où l'on dit que les Yakusa font la loi... et justement, une bande s'approche dangereusement de notre équipe de tournage ! Les truands embarquent Masahiko avec eux comme trophée, prêts à toutes les bassesses pour déflorer la belle...
Quand soudain surgit leur chef, M. Tatsumi, qui recadre aussitôt ses hommes et les envoi prêter main forte à la petite bande d'étudiants toujours choqués par ce qui s'est passé. En attendant, il reste seul avec Masahiko, toujours déguisé, et qui commence doucement à éveiller chez lui un sentiment fort que le yakusa n'avait pas ressenti depuis longtemps... l'amour ! Faisant la cour à sa Masami, Tatsumi finit toutefois par apprendre la vérité sur sa belle actrice : et il s'en fiche éperdument ! Pour lui, son amour est pur et ne souffre aucune frontière ! Difficile dès lors pour Masahiko de se tenir éloigné de ce bandit au cœur romantique, prêt à attendre des heures sous une pluie battante pour la promesse d'un rendez-vous.
Ensuite, la petite famille Wakanae s'embarque pour une virée à la campagne afin de rendre visite au père de Sora, qui n'a jamais accepté ni digéré que sa fille aînée aime s'habiller et vivre en garçon, et soit partie jusqu'à Tokyo pour mener une vie qu'il juge débauchée. Cette visite se fait surtout à l'occasion de l'annonce des fiançailles de la petite sœur de Sora, mais rien ne va se passer comme prévu dès que Sora et son père se retrouveront dans la même pièce !
Le séjour tourne presque au drame, au point que le grand-père demande à sa belle-fille Yukari de remplacer Sora au cours de la cérémonie de rencontre des deux familles, afin que personne ne découvre la vérité sur sa fille aînée. Pendant ce temps, on découvre le triste passé mouvementé de Sora dans ce village très traditionaliste, et un nouveau prétendant se déclare pour la petite sœur ! Les intrigues de famille réussissent terriblement bien à Shion, qui s'amuse comme une folle de cette situation et s'occupe de faire réfléchir son cher grand-père à sa façon lors d'une sortie à la pêche.
Finalement, une fois tout le monde de retour à Tokyo, c'est au tour d'Ejima le camarade d'étude de Masahiko de l'inviter lui, sa tante et sa cousine, à venir passer quelques jours dans une petite auberge au bord de la mer. Si l'intention officielle était de faire venir des clients dans cet établissement délaissé, officieusement Ejima compte bien conclure avec la tante de Masahiko, Yukari, dont la maturité adulte le séduit pleinement. Masahiko de son côté se reporte à nouveau sur sa cousine, et encore une fois celle-ci se fera un plaisir de le troubler au plus haut point et de le mettre mal à l'aise en public. Après quelques déconvenues et histoires de fantôme, Ejima découvre la vérité au sujet de Yukari et l'accepte plutôt bien malgré son cœur brisé. Mais le doute persiste quant à Shion : Masahiko saura-t-il un jour à quoi s'en tenir avec cette terrible cousine ?
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Troisième tome déjà, eh oui, le temps passe vite et honnêtement je vous avouerai même que je n'ai pas trop envie de passer à un autre manga tellement celui-ci me divertit et m'intéresse au plus haut point ! Les mésaventures de Masahiko sont de plus en plus tordantes et tordues, l'humour de Tsukasa Hojo fait mouche à chaque page si ce n'est à chaque case, et on retrouve également beaucoup de mélancolie et de romantisme typiquement Japonais dans ces quelques chapitres consacrés à la famille de l'oncle Sora. Vraiment un très bon tome une fois encore, je n'ai que du bien à en dire !
A noter l'apparition de nouveaux personnages qui reviendront peut-être un jour prochain, comme le yakusa fleur bleue Tatsumi. Si Masahiko est un peu plus en retrait que d'habitude dans ce tome, la dernière histoire le remet au centre de l'intrigue ainsi que son obsession pour Shion qui décidément ne le quitte jamais quoi qu'il arrive. Quoi, que dîtes-vous ? Qui est cette jeune femme un peu garçonne sur la couverture ? Eh bien ce n'est autre que Masahiko lui-même, sous son apparence de Masami la belle actrice qui fait chavirer les cœurs ! Souriez !
Pour ma part, le petit plus de ce troisième tome vient de la présence de plusieurs pages en couleurs, notamment lors du dernier chapitre à la plage justement où l'on peut se délecter à l'envie du corps de Shion en maillot de bain, sans savoir nous non plus à quoi s'en tenir. Je vous mets au défi de faire mieux que Masahiko !
Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !











