samedi 18 décembre 2021

X-Men - L'intégrale 1982 (Panini Comics - Février 2020)


Alors qu'ils pansent à peine leurs blessures après le récent affrontement contre le Club des Damnés, qui aura eu raison de l'Institut Xavier, les X-Men sont soudainement pris pour cible par des créatures chasseresses venues de l'espace, des sortes de drones tueurs ayant la ferme intention de les éliminer tous. Ce n'est qu'au prix de prouesses inimaginables qu'ils en viennent finalement à bout, avec l'aide également d'un nouveau venu, Corsaire, le propre père de Scott et Alex ! Celui-ci ne leur laisse toutefois pas le temps d'avoir de chaleureuses retrouvailles : il faut impérativement se porter au secours de Lilandra, l'impératrix des Shi'ars.


En effet, l'épouse cosmique de Charles Xavier est à nouveau victime d'un coup d'état au sein de son empire, fomenté par nulle autre que sa sœur-aînée, la terrible Deathbird, qui cette fois-ci s'est alliée à de redoutables créatures, les Broods ! Les X-Men doivent donc lutter sur deux fronts face à des ennemis terrifiants et implacables, tandis que Xavier et Lilandra sont enlevés par les aliens dans un but encore mystérieux. Après d'âpres combats et une belle ruse de la part de Kitty, les héros remportent une victoire éphémère qu'ils comptent bien savourer autant que faire se peut.


Mais sur Terre, les choses ne sont pas plus roses : après l'attaque sur New York, les autorités sont devenues de plus en plus paranoïaques en ce qui concerne les mutants, et le sénateur Kelly est loin de calmer le jeu avec sa campagne ouvertement anti-mutants. La seule solution pour avoir la paix semble donc de priver le gouvernement de toutes les informations dont il dispose sur les X-Men, ceux des origines tout du moins. Infiltrant le Pentagone avec l'aide de Carol Danvers, les mutants tombent sur une vieille connaissance, Malicia, travaillant sous couverture pour Mystique ! Le combat qui s'en suit dévaste une partie de l'édifice et ne se termine que par miracle, laissant le soin aux héros de quitter les lieux après avoir rempli leur mission première.


Alors qu'ils devraient se concentrer sur l'état préoccupant du Professeur Xavier, les membres de l'équipe sont assaillis sur leur base insulaire par un nouvel ennemi, le démon Belasco, qui enlève la petite sœur de Colossus pour qu'elle le rejoigne dans les limbes où il est encore prisonnier. Après une traque à travers le temps et l'espace dans une dimension hostile, Illyana est arrachée à l'emprise du démon mais elle a tout de même passé près de sept ans à ses côtés, l'équivalent de quelques secondes à peine dans le monde réel, mais la moitié de sa jeune vie. N'ayant aucun élément permettant d'affirmer que la menace de Belasco est toujours présente, les X-Men reprennent leurs affaires courantes, ignorant que dans leur dos se prépare une véritable tragédie.


Charles Xavier, toujours piégé dans son propre corps et au plus mal, navigue dans ses souvenirs de jeunesse et retrouve l'époque où il était jeune médecin en Israël, aux côtés d'un certain Magnus avec qui il fraternise rapidement. Lancés tous les deux à la poursuite d'une amie capturée par les soldats de l'Hydra, ils affronteront le danger sans faillir et révéleront leurs pouvoirs au monde, chacun choisissant une voie bien distincte qui les amènera bien des années plus tard à se confronter pour le sort de l'espèce mutante.


Célébrant le retour de leur mentor et de ses facultés, ainsi que celui de Lilandra aux commandes de son empire galactique, les membres de la super-équipe sont tout à coup attaqués durant les réjouissances par Deathbird et ses alliés monstrueux, auxquels elle livre les mutants sans sourciller. Les Broods voient en effet dans le patrimoine génétique particulier de ces êtres étranges un atout de poids pour leur espèce, qui peut s'emparer de ces capacités spéciales pour se renforcer génération après génération. Wolverine est le seul capable de se réveiller à temps pour échapper à un sort funeste, traqué par tout un commando de ces atroces créatures sur une planète hostile dont il ne connaît rien.


Son facteur auto-guérisseur le préserve toutefois du pire, car Logan découvre non sans mal que ses compagnons et lui ont été parasités par des œufs de la reine Brood, qui prendront lentement mais sûrement le contrôle de leur corps puis de leur esprit avant de les transformer totalement en ces horribles aliens massacreurs. A terme, et avec les pouvoirs des mutants de leur côté, ce pourrait même être la fin de toutes les civilisations de l'univers connu si les Broods passent à l'offensive ! Déjà lourdement éprouvé, Logan prend la décision de ramener ses camarades avec lui dans une navette Shi'ar, mais se garde bien de leur révéler la vérité à leur sujet. Prêt à les tuer pour les soulager de leurs souffrances et les empêcher de devenir des Broods, Wolverine est plus que jamais mis face à un choix déchirant auquel il ne pourra pas longtemps échapper. Et c'est alors qu'ils échappent à toute une armada de leurs prédateurs que le mutant griffu est contraint de lâcher la révélation de trop, sonnant probablement le glas des X-Men...


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L'année 1982 commence en fanfare avec cette aventure cosmique qui s'étalera sur une bien longue période, presque deux ans de vie éditoriale de notre équipe de super-héros mutants, et risque bien de laisser des traces indélébiles sur leurs existences.


C'est aussi grâce au scénario béton et bourré de rebondissements de Chris Claremont que l'on découvre, en parallèle d'une guerre interstellaire, le passé commun de Xavier et Magneto, l'auteur étant désireux d'offrir à l'emblématique adversaire de toujours des X-Men un vrai background tragique qui le définit encore de nos jours, dans les comics comme au cinéma. L'autre vraie trouvaille de 1982 est la création de cette espèce extraterrestre effrayante à souhait, les Broods, véritables tueurs nés pour assimiler toute forme de vie et détruire toute résistance. Largement inspirés des Xénomorphes encore récents dans la culture populaire de l'époque, les Broods sont amenés à devenir des ennemis acharnés des X-Men et de pratiquement tous les peuples de l'univers, et on voit mal comment nos héros pourraient bien se sortir de leurs griffes et surtout échapper, comme Wolverine, au sort peu enviable qui les attend tous. Réponse en 1983 peut-être !


Ai-je oublié de mentionner dans mon résumé qu'entre deux échauffourées les X-Men affrontent aussi Dracula en personne ? D'abord le seigneur des vampires tente de transformer Tornade à son image, puis d'utiliser ses dons de voleuse pour s'emparer d'un grimoire qui pourrait bien le détruire entre de bonnes mains. On bascule alors totalement dans le surnaturel, un autre genre qui faisait encore relativement fureur dans les années '70 mais qui commence doucement à s'essouffler à l'aube de la décennie suivante au profit des super-héros. Marvel se spécialise dans les héros costumés et délaisse sa branche paranormale, sauf en ce qui concerne le bon vieux Dracula qui fera des apparitions renommées dans plusieurs séries au fil du temps, comme dans Docteur Strange par exemple. De nos jours, c'est la série Avengers de Jason Aaron qui reprend le personnage du prince vampire, preuve s'il en est que son existence est liée à l'univers Marvel tel qu'on le connaît pour encore un bon moment !


Blague à part, cette nouvelle année s'achève sur une note vraiment pessimiste pour nos héros et les lecteurs de l'époque comme de maintenant tels que moi sont sûrement impatients de connaître la suite de cette grande aventure spatiale, immortalisée par les dessins de Dave Cockrum. Nous en reparlerons bien assez tôt cela va de soi, mais vous vous doutez déjà certainement que la conclusion sera heureuse. N'empêche, on aura eu chaud et peur comme jamais pour les X-Men !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

 

vendredi 17 décembre 2021

La V.O. du vendredi n°193 : Swing tome 4 (Image/Top Cow - Septembre 2021)


Cathy et Dan ont traversé une phase assez difficile qui aurait pu devenir une véritable crise de confiance sans l'amour qu'ils se portent l'un à l'autre malgré les épreuves. Quand Cathy découvre qu'elle est enceinte, elle se met à avoir très peur car l'enfant pourrait être celui d'un de ses partenaires avec qui l'acte s'est mal passé, et non celui de Dan. Faisant réaliser un test de paternité pour être tout à fait sûre, Cathy décide malgré ses appréhensions d'en parler à son mari, qui suit sa démarche et ne lui tient rigueur d'aucune erreur que ce soit.


Nul doute que si leur couple avait été moins solide, ils n'auraient pas pu se relever d'un tel trauma. D'autant plus que Dan a désormais réussi à vendre un manuscrit à une maison d'édition et se lance dans sa nouvelle vie d'auteur cherchant le succès. Cathy apprend alors avec un énorme soulagement que l'enfant qu'elle porte est bien celui de Dan, et les deux conjoints décident de fêter ça à leur manière bien particulière mais qui fonctionne si bien. Tout en douceur, et en respectant les désirs et les limites du et de la partenaire.


Finalement, après avoir testé pendant un bon moment les joies du swinging entre couples, Cathy et Dan se rendent compte qu'ils ne sont véritablement à l'aise qu'entre eux, et décident donc de resserrer les liens qui les unissent dans l'intimité. Ils ne perdront toutefois pas goût aux jeux sexuels et continueront de fréquenter quelques clubs spécialisés, mais de façon moins assidue. Du reste, à New York pour la tournée de dédicaces de Dan, le jeune couple se laisse embarquer par une amie et essaie pour la première fois le S&M, une branche de leur sexualité qu'ils ne connaissaient pas du tout et qui, si elle les émoustille pas mal au début, leur laissera une impression mitigée à l'issue de l'expérience.


Plus d'un an est passé depuis l'annonce de la grossesse de Cathy et donc le couple a accueilli un troisième enfant, prénommé Luke, qui leur demande beaucoup d'attention évidemment. Heureusement ils peuvent toujours compter sur la mère de Cathy pour garder les enfants et ainsi se réserver quelques soirées en amoureux sans aucune pression et en toute confiance. Dan commence même sincèrement à apprécier sa belle-mère, malgré son fichu caractère et la piètre opinion qu'elle semble avoir de lui. Peut-être serait-il temps de faire quelque chose pour la remercier de sa présence...


Mais soudain, la nouvelle tombe : le père de Cathy est décédé, et sa jeune épouse et son très jeune fils sont en route pour la Californie afin de procéder à son inhumation en présence des proches et de la famille. L'occasion pour Dan de soutenir sa femme dans cette dure épreuve, malgré les tensions qui existaient entre Cathy et son père. C'est aussi et surtout l'occasion de faire la connaissance de Lei, le demi-frère de Cathy, un enfant difficile qu'il faudra doucement apprivoiser avec du temps et de la patience. La mère de Cathy se laisse alors aller au chagrin et fait un aveu poignant à sa fille, que Dan saura interpréter de son mieux tout en se montrant discret mais présent encore une fois.


Malgré les pertes, malgré les éloignements, la famille ne cesse de s'agrandir et notre couple de tourtereaux reste soudé quoi qu'il arrive, faisant fi des difficultés et des épreuves du quotidien. On est en droit de penser que quoi qu'il arrive à l'avenir, Cathy et Dan seront toujours là l'un pour l'autre et sauront se soutenir mutuellement, maintenant qu'ils sont davantage sûrs d'eux et de leurs choix.


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Matt Hawkins et Yishan Li nous offrent un quatrième tome rempli de bonnes pensées, de soulagement aussi et surtout après l'annonce dans le précédent de la grossesse accidentelle de Cathy. Tout va bien, tout va mieux même, et malgré les quelques accrocs de la vie ce beau petit couple nous donne toujours autant de plaisir et de bonne humeur. Les voir évoluer, tester de nouvelles choses puis tisser des liens de plus en plus étroits à la fois entre eux mais aussi avec le reste de leur entourage, tout cela contribue à nous faire aimer cette belle petite série qui arrive d'ailleurs bientôt à son terme !


En effet, le cinquième tome sera le dernier, de la plume même de ses auteurs. Dernier pour toujours ? Pas tout à fait, Matt Hawkins ne fermant pas la porte dans son édito à la possibilité de poursuivre le titre mais avec d'autres personnages, plus tard si le public reste présent et intéressé. En tout cas ce sera la fin du parcours évolutif de Cathy et Dan dans le prochain tome, ça c'est une certitude. Tout ce que l'on souhaite c'est que tout se termine bien pour eux, qu'un nouveau rebondissement cruel ne vienne pas gâcher cette belle harmonie familiale retrouvée après un si long éloignement. Qui vivra verra !


Un des points que j'aime beaucoup dans cette série c'est l'application toute particulière du scénariste et de la dessinatrice pour caractériser au mieux et au plus près de la réalité leurs personnages principaux. Qu'il s'agisse de leurs pensées, toujours présentées en parallèles type miroirs suivant les situations, comme de leur simple représentation physique même dans les moments les plus intimes. Rien n'est en trop, rien n'est jamais vulgaire ou purement gratuit, ne compte que le plaisir visuel et sentimental que prend le lectorat à chaque nouveau chapitre. Une série feel good qui fait vraiment du bien pour une fois, sans réelle prise de tête, une façon charmante de parler des vies quotidiennes de nombreuses personnes sur notre petite planète.


Dans son traditionnel édito de fin de tome, l'auteur nous offre toujours de partager ses expériences et son vécu qui lui ont beaucoup servi pour écrire cette série et ses personnages, sans se montrer moralisateur ou donneur de leçon, mais au contraire en admettant ses propres erreurs et en donnant quelques conseils et indications pour mieux se renseigner en aval de la lecture et ainsi, qui sait, tenter de pimenter sa vie de couple à son tour ou tout simplement de mieux comprendre l'autre. Je trouve ça assez sympa, et ça ne coûte pas plus cher !


Rendez-vous dans quelques mois donc pour le cinquième et ultime tome des aventures de Cathy et Dan, croisons les doigts pour que ce soit un happy end de qualité et que cela donne envie aux artistes d'explorer d'autres formes de relations par la suite !

jeudi 16 décembre 2021

Saotome - Love & Boxing tome 4 (Doki Doki - Octobre 2021)


C'est enfin le moment du grand tournoi de boxe inter-lycées ! Saotome s'est entraînée pendant près d'un an pour surpasser le niveau de sa dernière participation, où elle avait été éliminée en finale après un seul round. Grâce à Satoru toutefois, cette année pourrait bien être décisive ! Non seulement le jeune homme lui a conçu un entraînement bien adapté mais leur relation continue d'évoluer et de se renforcer avec le temps.


Cependant, pour certains vivre une histoire romantique est une faiblesse impardonnable quand on vise les plus hauts sommets de la discipline sportive. C'est le cas pour la championne en titre, surnommée Milky, ancienne karatéka et boxeuse de génie qui avait justement défait Saotome l'an-dernier. Milky ne cache d'ailleurs pas sa déception en surprenant son adversaire tenant la main de son petit-ami Satoru dans le train en cachette des autres. Si elle ne dit rien sur leur relation de façon publique, elle désapprouve totalement qu'une personne possédant le talent de Saotome s'abaisse à fricoter avec un garçon.


Comme on le découvrira au fur et à mesure de la compétition, Milky a elle-même vécu une histoire difficile avec une aînée du club de karaté, quand elle était plus jeune. Elle a vu sa senpai devenir, selon elle, plus faible en nouant une relation amoureuse avec un garçon. Pour Milky, c'est une voie à éviter à tout prix si elle veut devenir et rester la meilleure de toutes les compétitrices. Inutile de dire que de son côté, Saotome n'envisage pas du tout les choses de la même façon, prenant la présence de Satoru à ses côtés comme un encouragement et une force dont elle ne peut se passer.


Et évidemment, le tournoi s'achève par une finale au sommet entre Milky la tenante du titre et Saotome venant la défier. Deux philosophies différentes, deux styles de combat différents également. Mais, contre toute attente et alors que l'on pensait les jeux faits encore une fois, Saotome parvient à placer des coups décisifs en utilisant à fond les connaissances martiales de Satoru, puisant aussi dans ses encouragements et sa présence. Au bout du compte, c'est bien Saotome qui remporte le tournoi et devient la nouvelle championne inter-lycées en titre ! C'est une vraie réussite et une vraie revanche sur la vie, et l'occasion pour certaines de remettre en question ce qu'elles pensaient inchangeable.


Alors qu'ils prennent du temps pour eux afin de visiter Kyoto, Saotome et Satoru sont rejoints par Milky qui décide de reprendre sa vie à zéro et de profiter des expériences que l'on mettra sur son chemin, quitte à briser quelques règles. Les trois amis savourent ainsi une belle journée dans un décor pittoresque et nouent ensemble des liens qui dureront certainement un bon moment. C'est la preuve qu'une saine rivalité et un respect mutuel peuvent faire des merveilles, même hors compétition !


Enfin, de retour chez eux, c'est déjà le cœur de l'Été et Saotome doit préparer sa prochaine participation au niveau olympique de sa discipline, car en tant que championne elle peut prétendre à une place au sein de l'événement si elle parvient à se surpasser comme jamais. Beaucoup de pression donc, mais pour elle pas question pour autant d'oublier Satoru et de le laisser en plan. Saotome prévoit de passer à la vitesse supérieure avec son petit-ami, ne serait-ce que pour lui rendre ses encouragements au niveau sentimental cette fois. De son côté, Mito comme d'habitude fourre son nez dans les affaires des autres et décide de mener sa petite enquête sur les sentiments de Saotome envers Satoru, notamment après avoir découvert une photo dans la chambre de l'athlète qui tendrait à prouver que cette relation tant désirée serait bien plus ancienne qu'on ne le pense...


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Déjà le quatrième tome de cette petite série vraiment toujours aussi adorable qui mêle esprit sportif et intrigue amoureuse bonne enfant sans se prendre la tête avec les détails techniques ou en faire trop sur le côté athlétique. On veut avant tout suivre la romance entre les deux personnages principaux et savoir un jour si, enfin, ces deux maladroits sauront pleinement assumer leur histoire.


Une chose en entraînant une autre, je me suis trop concentré sur Saotome durant ce résumé mais sachez que Satoru aussi connaît une belle évolution et une petite ascension à son niveau de pratique de la boxe lors du tournoi inter-lycées. Même si évidemment c'est Saotome qui fascine le lecteur que je suis, Satoru est loin d'être poussé sur le côté et mérite lui aussi pleinement sa place de personnage central que l'on a plaisir à voir progresser en tout !


Un mot sur la couverture de ce tome, qui nous présente une Saotome comme toujours beaucoup mise en valeur au niveau de sa musculature (je rappelle encore une fois qu'il s'agit d'une athlète de haut niveau dans son domaine, donc rien d'anormal). Le teint légèrement bronzé, la belle boxeuse impassible paraît on ne peut plus radieuse et ça fait vraiment plaisir à voir, c'est un dessin de qualité et une excellente couverture donc !


L'histoire d'amour est centrale, mais comme je le disais plus haut on ne perd pas pour autant la dimension sportive de la série, dont le déroulé des matchs même s'ils paraissent un peu rapides à cause du nombre fermé de pages disponibles ne délaisse pourtant aucun aspect de cet art noble qu'est la boxe. Il y a quelques commentaires sur les combinaisons de coups, le fameux jeu de jambes et aussi la possibilité d'utiliser des techniques et réflexes acquis auprès d'autres formations martiales, comme on le voit grâce au personnage de Milky. On n'est pas non plus dans un manga à la Rocky c'est clair et net, mais ça fait quand même son effet et on plonge dans l'action comme on profite des temps de pause. Le cinquième tome vient de sortir, on a donc déjà la moitié de la série à disposition ! Un peu de patience et la suite viendra très vite.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 15 décembre 2021

Amazing Spider-Man tome 3 - L'oeuvre d'une vie (Panini Comics - Décembre 2020)


Ça n'a pas toujours été la grande histoire d'amitié virile et étincelante entre Spider-Man et J. Jonah Jameson Jr., loin de là même, mais depuis quelques temps les choses se sont considérablement arrangées. Jameson est devenu un soutien indéfectible de l'Homme-Araignée, et il le hurle chaque matin dans son émission radiophonique. Il faut dire que connaître la double-identité du héros costumé pèse pas mal dans le nouveau capital sympathie de l'ancien rédacteur en chef du Daily Bugle.


Quand Wilson Fisk, le nouveau maire de New York, adresse à Jameson une invitation pour une soirée de remise de récompenses et autres distinctions honorifiques, c'est la consécration pour l'homme de presse. Mais le Caïd exige que Spider-Man soit également présent pour que le public puisse faire l'association entre eux trois. Jameson ne comprend tout d'abord pas pourquoi Spider-Man refuserait, mais Peter décide de lui expliquer plus en détail la situation pour clarifier toutes la manigances du Caïd. Cependant ils n'iront pas plus loin car ils sont soudain attaqués et capturés par les Exécuteurs, qui les livrent à un homme mystérieux restant dans l'ombre.


Ce nouvel ennemi a décidé de faire revivre à Jameson les plus grands moments de sa vie, depuis son enfance jusqu'à son poste de maire de la ville, en passant évidemment par toutes les campagnes plus ou moins fructueuses contre Spider-Man. Des super-vilains tels que les Anti-Araignées et le Scorpion sont là eux aussi pour se rappeler au bon souvenir de leur créateur, tandis que Spider-Man de son côté tente tout ce qu'il peut pour protéger son ancien patron de leurs assauts. Finalement, l'identité du mystérieux commanditaire est révélée et c'est un gros choc pour Jameson... mais il refuse néanmoins de presser la détente quand on lui propose de tuer Spider-Man, affaibli. Cette épreuve aura donc rapproché encore davantage les deux hommes autrefois opposés, et Jameson ira même jusqu'à se rendre seul au gala de Fisk pour lui dire tout haut ce qu'il pense de lui et ce qu'il peut faire avec son trophée rutilant ! Pari risqué, mais gagnant.


Plus tard, Peter et M-J dînent en compagnie de la famille Connors dans leur domicile secret quelque part dans les égouts. Ils assistent ainsi à une scène de ménage entre le père et le fils, ce-dernier voulant à tout prix remonter à la surface et rencontrer des jeunes de son âge, son père le lui défendant formellement à cause de son apparence reptilienne. Un différent qui risque bien de rejaillir dans pas longtemps et de causer quelques problèmes...


Pour l'heure, Spider-Man doit intervenir dans un restaurant de luxe où Tante May dîne avec un pauvre homme qu'elle a sorti de la rue par pure générosité, un établissement malheureusement attaqué par le Maître de Corvée et la Fourmi Noire à la poursuite du Rhino ! Les deux mercenaires œuvrent toujours dans un but mystérieux pour rassembler certains ennemis de Spider-Man, de force s'il le faut, et l'affrontement va faire s'écrouler le restaurant et piéger ses clients à l'intérieur d'un édifice en feu. Peter cesse le combat aussitôt pour aller secourir Tante May, tandis que les deux vilains emportent le Rhino avec eux jusque chez leur patron, qui se révèle être Kraven le Chasseur en personne. Kraven s'est associé à Arcade, le tueur fantasque et richissime, pour créer une toute nouvelle partie de chasse dont New York sera le terrain idéal. Suite au prochain épisode...


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J'ai eu beaucoup de mal avec les deux premiers tomes de cette nouvelle série signée Nick Spencer, je vous disais trouver que l'auteur n'était pas forcément le mieux choisi ou adapté pour les histoires sur Spider-Man et son environnement plus urbain et isolé que les autres grands noms sur lesquels le scénariste a pu travailler chez Marvel. Aujourd'hui, avec la lecture de ce troisième tome, je reviens sur certains de mes propos et je dois bien avouer que j'ai pris du plaisir à parcourir ces deux histoires principales, notamment celle dessinée par un Chris Bachalo en feu.


Il faut dire que Spencer commence certainement à avoir l'habitude du Tisseur et de son microcosme si particulier, au bout d'une dizaine d'épisodes, et on sent nettement l'amélioration de son style et de son écriture des personnages. Peut-être aussi parce que le côté Peter Parker est ici moins mis en avant et que c'était jusque là ce qui péchait le plus dans cette série à mon sens. Pas de Boomerang insupportable dans ce tome 3, juste les bons vieux fondamentaux auxquels on aurait bien aimé revenir effectivement dès le tout premier chapitre. Mieux vaut tard que jamais !


Spencer a aussi pour lui la bonne idée, sans doute assez fortement suggérée par le lectorat et les éditeurs, de reprendre quelques intrigues de Dan Slott pour les poursuivre et nous permettre de voir ce que les personnages concernés sont devenus, comme avec la famille du Dr. Connors par exemple. Le Lézard est un personnage ancien et très complexe dans l'univers de Spider-Man, et je suis ravi de le retrouver en bonne position dans ces quelques pages, presque sous son meilleur jour pourrait-on dire. Bien sûr ça ne durera pas, et le quatrième tome promet déjà beaucoup de bouleversements dans la vie du Tisseur !


Comment parler de cette série sans parler du talentueux monsieur Ottley, Ryan de son prénom, dessinateur hors-pair pour tout ce qui touche aux jeunes héros mal dans leur peau ou harcelés par les catastrophes en tous genres dans leur vie. Après Invincible de Robert Kirkman, c'est avec plaisir que l'on retrouve Ryan Ottley aux crayons de la version 2018 de Amazing Spider-Man, du moins la plupart du temps puisque comme on vient de le dire il est rapidement aidé par Chris Bachalo pour décharger la masse de travail à abattre.


Aujourd'hui je pense que la série a su trouver un certain équilibre vraiment pas dégueu à suivre, et j'espère vraiment, vraiment beaucoup que la suite sera du même tonneau, parce qu'autrement je ne comprendrais plus du tout ce que Nick Spencer tente de nous faire lire et avaler. Je ne suis pas encore au point d'être d'accord à 100% avec tous les supers qualificatifs que trouve l'équipe de Panini pour vanter cette série, encore dans ce tome, mais on progresse sur la bonne voie à mon sens et je suis prêt à continuer l'expérience. Si vous aussi, rendez-vous d'ici quelques temps pour la suite !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 14 décembre 2021

Batman Eternal tome 4 (Urban Comics - Janvier 2016)


L'avalanche aurait pu lui coûter la vie, surtout dans son état de fatigue, mais Batman s'en sort à nouveau et parvient également à sauver le Sphinx pour le remettre en prison, non sans avoir au préalable tenté de lui extirper toutes les informations qu'il possède sur la machination qui se joue à Gotham. Pendant ce temps, les super-vilains les plus emblématiques de la ville obtiennent de nouveaux jouets dérobés à la Bat-family, et comptent bien s'en servir pour semer le chaos et la désolation !


On découvre à cet instant que le mystérieux nano-virus qui a infecté de nombreuses personnes à Gotham, principalement des enfants, est en réalité une nouvelle conception du Chapelier Fou pour maintenir ses victimes sous son contrôle mental. Tetch a construit un émetteur surpuissant pour diffuser ses ondes cérébrales dans toute la ville, mais sera arrêté juste à temps par les alliés de Batman. Une fois cette menace écartée, il en reste malheureusement des dizaines d'autres à gérer.


Mais Batman pourrait bien avoir enfin une piste sur l'identité de son bourreau, une piste qui le conduit tout droit au repaire de Ra's al Ghul ! L'immortel pourrait en effet bien être le véritable cerveau derrière toute cette sombre affaire, en tout cas Batman en est persuadé et entend bien mettre fin au jeu tout de suite. Sauf que... Ra's est innocent. Lui aussi victime désignée par le manipulateur en chef de cette histoire, la Tête du Démon admet avoir refusé de participer au saccage de Gotham malgré l'invitation qu'il a reçu, et il encourage le détective à redoubler d'efforts pour démasquer le responsable avant qu'il ne soit trop tard. Leur propre confrontation aura bien lieu, mais ailleurs, plus tard.


Pratiquement anéanti moralement par cette nouvelle révélation, Batman ne sait plus où donner de la tête et laisse la situation lui échapper, tandis que ses alliés luttent sans relâche dans une ville de plus en plus dangereuse. Ses vieux ennemis ont tous un plan en branle, les autorités sont dépassées, et pour couronner le tout une émeute éclate à la prison de Blackgate, où Jim Gordon est toujours incarcéré. La police envoie aussitôt des unités d'élite sur place pour calmer le jeu et sortir l'ex-commissaire de là, juste à temps car le Pingouin profite de l'esclandre pour se faire la belle et rejoindre le nouveau camp formé par Catwoman et ses alliés issus de toute la pègre survivante.


Presque dépassé lui-même, Batman parvient enfin à mettre bout à bout les différentes pièces du puzzle gigantesque qu'il a sous les yeux depuis le début ! Il tombe cependant dans un piège tendu exprès pour lui par l'instigateur du complot, qui révèle enfin son vrai visage. Mais alors qu'il est sur le point d'y rester, le Chevalier Noir est sauvé par un autre comploteur, Lincoln March, de retour et bien vivant, également bien décidé à faire s'éteindre le legs de Batman et de la famille Wayne à Gotham. L'affrontement sanglant qui s'en suit est l'occasion pour les habitants de la ville toute entière de se soulever enfin contre leurs oppresseurs et de rallier la cause des forces de l'ordre ainsi que des justiciers qui se battent pour eux sans répit. Tout Gotham rejette en bloc la doctrine de March, qui ne parvient donc pas à triompher une fois encore de son ennemi et s'enfuit avant d'être capturé par la police. Les recherches pour le retrouver ne donneront rien, puisque c'est la Cour des Hiboux qui exercera sa propre vengeance sur le traître dans leurs rangs, de quoi faire regretter à Lincoln son immortalité...


Tout se termine donc ainsi, et Gotham renaît une fois encore de ses cendres, littéralement. Jim Gordon n'est plus commissaire et de nombreuses ressources ont été dissipées pour la Bat-family dans cette guerre apparemment sans fin, mais le pire a une nouvelle fois été évité de justesse et ça vaut bien tous les sacrifices du monde. De nouveaux joueurs sont entrés dans la partie, comme Spoiler ou encore Selina Kyle et sa nouvelle organisation mafieuse qui règne jalousement sur les bas-fonds de la ville. Un nouvel ordre s'impose, et Batman devra apprendre à faire avec. Pour l'heure, de nouvelles affaires l'attendent, et la ville compte toujours sur lui une fois la nuit venue.


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Scott Snyder et James Tynion IV mettent donc enfin fin à leur grande saga Batman Eternal qui aura fait couler beaucoup d'encre décidément, du début jusqu'au point final qui n'en est pas vraiment un. L'histoire se termine bien certes, mais il reste quelques inconnues dans l'équation, qui ne seront pas résolues avant plusieurs années encore.


Dans l'article sur le troisième tome j'émettais mes craintes concernant le grand final et la nature de la menace qui pesait sur nos héros, à savoir s'il s'agissait de quelque chose de redondant avec ce que l'on peut lire dans les pages plus récentes de Joker War du même James Tynion IV, mais au bout du compte ce n'est pas le cas donc soulagement ! Certes il y a des ressemblances assez frappantes, marquantes, mais les deux sagas sont bien distinctes l'une de l'autre. Je ne révélerai pas l'identité du vilain qui avait tout orchestré avant de se faire évincer par Lincoln March, car c'est une surprise de taille qui pourtant pouvait être devinée depuis un bon moment ! Chapeau aux différents scénaristes pour avoir su maintenir le mystère si longtemps.


Les dessins, comme toujours, sont tous très bons et sous la supervision d'une équipe de choc rassemblant pas mal de stars de chez DC à l'époque. On sent que l'éditeur a confié à Snyder une bonne partie de son capital confiance, qui fut bien utilisé pour une fois. Je me souviens avoir dit et entendu aussi que Scott Snyder avait un gros problème avec l'écriture de ses fins, ses histoires se révélant souvent décevantes lors de la conclusion (relire les premiers temps des New52 pour se faire une meilleure idée). Mais dans Batman Eternal, ce défaut est corrigé grâce à la présence de son élève James Tynion IV et des nombreux autres scénaristes et artistes, on voit que tout le monde s'est vraiment dépassé pour l'occasion et ça fait du bien.


Est-ce que cette saga restera longtemps dans les annales des aventures de Batman ? Seul le temps nous le dira, pour ma part j'ai apprécié cette lecture sans pour autant la mettre au même plan que des classiques du genre comme les œuvres de Jeph Loeb ou Chuck Dixon. A vous de lire à votre tour Batman Eternal et de dire ce que vous en avez pensé, car c'est aussi et surtout par son public que l'on peut juger du succès d'une œuvre littéraire et graphique.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 13 décembre 2021

Batman Eternal tome 3 (Urban Comics - Septembre 2015)


La situation, qui était déjà catastrophique, s'aggrave à nouveau d'un cran supplémentaire. Silence a fait main basse sur les différentes cachettes de Batman disséminées dans toute la ville, et il s'empare de l'arsenal qui s'y trouve avant de les faire exploser, causant d'importants ravages qui sont aussitôt imputés à Batman par les forces de l'ordre.


Sous la direction du nouveau commissaire Jason Bard, Gotham passe sous le coup de la loi martiale et les citoyens sont confinés chez eux, bloqués au cœur d'une cité à l'agonie. L'asile d'Arkham s'effondre soudain sur sa colline, avec à l'intérieur de nombreux membres du personnel et des patients, parmi lesquels Alfred ! Sauvé de justesse d'une mort affreuse par Bane, Alfred parvient à utiliser son nouvel allié pour regagner une cache secrète dans les tunnels, et avertir Batman de ce qui se trame.


Mais le Chevalier Noir a déjà fort à faire avec Silence, qui le provoque pour un ultime affrontement avec comme enjeu principal la vie de Bruce Wayne. Si Batman terrasse sans grande difficulté son adversaire avant de le retenir enfermé dans une cellule spéciale de la Batcave, ce n'est que pour se rendre compte trop tard que Silence n'était pas le cerveau de toute l'opération. Quelqu'un se dissimule encore en arrière-plan, planifiant toutes les catastrophes qui assaillent Gotham depuis des semaines et l'arrestation de Jim Gordon. Silence n'était qu'un invité de plus aux festivités des ruines de la ville.


C'est le moment que choisit la municipalité, avec l'appui du gouvernement fédéral, pour saisir Wayne Entreprises et tous ses biens à travers toute le pays. Désormais privé du soutien de son entreprise et de sa fortune, et plus grave encore de celui de Lucius Fox, Batman fait face presque seul aux forces de l'ordre qui ont autorisation d'ouvrir le feu pour en finir avec le justicier masqué. Le commissaire Bard déclenche les hostilités en piégeant Batman dans sa voiture avant de le faire tomber à pic du haut d'un immeuble. Heureusement, Batman s'en sort une nouvelle fois et confronte son détracteur, avec l'aide de toute la bat-family. Si Bard reste toujours en position de force, il sait maintenant qu'il est étroitement surveillé et n'a plus le droit à l'erreur.


Tandis que Catwoman fait main basse sur les grandes familles traditionnelles du crime à Gotham, dans l'espoir de contrôler le chaos ambiant à sa façon, Batman remonte la piste d'un de ses vieux adversaire curieusement absent des réjouissances récentes alors que ses semblables s'en donnent à cœur-joie. Le Sphinx en effet manque à l'appel, mais a laissé derrière lui une série d'indices et d'énigmes à résoudre pour que Batman puisse le retrouver. Edward détient le secret de l'identité réelle de la personne vraiment responsable de tout ce qui se trame depuis le départ, et s'il a fait le choix de ne pas répondre à l'appel général il n'en demeure pas moins préoccupé par le sort de Gotham et de son éternel rival intellectuel. A sa façon tordue, Nygma essaie d'aider Batman à voir aussi clair que lui dans toute cette histoire, mais ne peut cependant se résoudre à laisser le Chevalier Noir l'emporter sans combattre. Piégé avec le Sphinx dans une avalanche en haute montagne, Batman est pour le moment porté disparu.


De son côté, Vicky Vale tente de réunir des preuves à charge contre Jason Bard en enquêtant avec son rédacteur en chef, mais celui-ci est soudain assassiné sous ses yeux alors qu'ils s'apprêtaient à faire une découverte majeure ! Le tireur vise alors Vicky, totalement isolée à présent. Est-ce Bard à l'autre bout de l'arme ? Qui détient vraiment le pouvoir à Gotham ? Autant de questions sans réponses, comme celles que se posent les anciens pensionnaires d'Arkham quand un mystérieux bienfaiteur leur fait don des arsenaux secrets de Batman avec comme seule consigne de faire un maximum de ravages ! Privé de son protecteur, Gotham City est-elle irrémédiablement condamnée ?


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Encore une question à laquelle la réponse sera apportée, je l'espère, dans le quatrième et dernier tome de la saga Batman Eternal de Scott Snyder et James Tynion IV. Les deux auteurs supervisent un véritable merdier pour la Chauve-souris et ses alliés, même si la situation semble légèrement s'améliorer à certains niveaux, notamment pour Catwoman qui grimpe de plusieurs rangs dans la pègre locale.


On ne peut qu'admirer les efforts de tous les auteurs et artistes mobilisés autour de ce titre, véritable réunion de cerveaux présidant à la destinée de Batman et de ses alliés au milieu du chaos le plus total. Les dessins sont tous à peu près au même niveau sur le design et le style, un ton assez uniforme d'un chapitre à l'autre et qui a le bon goût de ne pas tenter de perdre le lecteur au milieu de toutes ces histoires qui s'imbriquent déjà les unes dans les autres.


Pour l'instant, les conséquences majeures sont que Bruce Wayne est ruiné, son manoir réquisitionné pour devenir le nouvel asile d'Arkham, et Batman se retrouve privé de la plupart de ses gadgets, mais pas de ses compagnons d'arme auxquels on peut maintenant rajouter Julia, la fille d'Alfred. A le lire de nos jours, ce scénario m'évoque furieusement ce que l'on découvre dans les pages de Joker War quelques années plus tard (série déjà parue et terminée chez nous aussi). Et qui se retrouve aux commandes dans les deux cas ? James Tynion IV, le digne héritier de Scott Snyder. De là à crier à la redite, il n'y a qu'un pas que je ne franchirai pas cependant car le quatrième et dernier tome peut être décisif et nous offrir une vraie originalité. J'espère juste que je ne serai pas déçu du voyage.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 10 décembre 2021

La V.O. du vendredi n°192 : Elektra - Always bet on Red (Marvel - Septembre 2017)


Alors qu'elle prend une pause bien méritée dans sa vie bien agitée, Elektra Natchios est de nouveau projetée sur une route de sang et de larmes, quand dans un casino de Las Vegas elle décide de prendre la défense d'une barmaid violentée par l'un des vigiles, avec lequel elle a une liaison malheureuse. Ce qu'Elektra ignore à ce moment, c'est qu'en se manifestant elle vient d'attirer l'attention d'un bien plus gros poisson, nul autre que l'assassin dément et fantasque Arcade, qui possède ledit casino et compte bien qu'Elektra rejoigne sa clique de gré ou de force !


Entraînée malgré elle dans une véritable tuerie organisée pour le seul plaisir de quelques riches parieurs, l'assassin-ninja va devoir survivre à toute une série d'épreuves désignées comme des niveaux d'un jeu-vidéo très immersif et surtout très dangereux, où chaque faux pas déclenche une mort douloureuse et expéditive. Traquée ainsi que d'autres participants malchanceux par Screwball et sa nouvelle équipe sur-médiatisée de tueurs du monde virtuel, Elektra ne réussit à sauver personne d'autre qu'elle-même, mais c'était bien là le principe !


Et tandis qu'Arcade et Screwball pulvérisent les records d'audience et engrangent de véritables fortunes grâce à ce Battle Royal virtuel, Elektra prépare tout de même sa revanche et ça risque de faire très mal ! Quand la belle mais mortelle ninja décide de frapper, rien ni personne ne peut plus l'arrêter, et elle va se frayer un chemin de sang et d'os bien réels jusqu'au maître du jeu en personne, qui n'aura plus pour se sauver que la vérité et une part de chance, encore une fois. Désormais en possession d'une information cruciale sur la pègre de New York, Elektra reprend son voyage pour rentrer dans la ville qui ne dort jamais, bien décidée à mettre un terme définitif aux agissements de ceux qui ont permis à Arcade de faire recette.


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Si cette lecture vous intrigue, c'est pour plusieurs raisons sans doute, à commencer par sa brièveté. Seulement cinq chapitres, un tome unique qui n'en appelle aucun autre par la suite, et de l'action à revendre pour des pages qui s'enchaînent et un rythme fou qui ne vous laissera pas de temps mort. Du reste, pas le temps pour un temps mort de toute façon puisque tout va à cent à l'heure et que les quelques lignes de dialogues ne ralentissent même pas le déroulé de l'action principale.


On doit cette courte série datée de 2017 à l'auteur débutant Matt Owens et aux dessinateurs Juann Cabal et Martin Morazzo (dans un style assez proche de celui de Juan José Ryp d'ailleurs). A eux trois ils offrent donc à Elektra un énième retour sur scène, qui n'a plus rien à voir avec l'aventure précédente dont nous avons déjà parlé ici il y a peu. On n'y reprend aucun des éléments laissés en suspens à l'époque, et c'est au lecteur d'essayer de raccrocher les wagons du mieux possible pour tenter de deviner ce qu'il a bien pu se passer entre deux séries et histoires.


La suite n'est apparemment pas encore de mise en version album relié/broché, donc nous arrêterons ici notre exploration de la vie d'Elektra Natchios. De ses tous débuts dans les pages du Daredevil de Frank Miller dans les années '80, jusqu'à ses aventures en solo de nos jours qui ne nous le cachons pas sont un rien moins intéressantes il faut bien le dire, nous avons vu ce personnage évoluer et prendre des directions parfois contradictoires d'un auteur à un autre. J'espère que les prochaines fois seront recentrées sur l'essentiel du succès de la belle ninja, avec peut-être Matthew en co-vedette !

samedi 4 décembre 2021

Doomsday Clock (Urban Comics - Octobre 2020)


Plusieurs années après avoir sauvé le monde d'un holocauste nucléaire grâce à un plan tordu de sa conception, Adrian Veidt est de nouveau sous le feu des projecteurs. Recherché par toutes les puissances de la planète, il est acculé et publiquement accusé d'avoir provoqué des millions de morts lors de la fausse incursion de New York en 1985. Mais alors qu'il est sur le point d'être arrêté, celui qui s'est nommé Ozymandias opère un nouveau plan désespéré : retrouver la trace du Docteur Manhattan dans l'univers où celui-ci s'est réfugié, laissant derrière lui un monde à l'agonie.


2017, au sein de l'univers que nous connaissons le mieux. Ozymandias et ses émissaires sont arrivés dans une réalité qu'ils ne connaissent pas, mais où tout semble indiquer que le Docteur Manhattan s'y trouve également. C'est une réalité remplie de héros et de vilains bariolés, de super-pouvoirs et de créatures étranges aux capacités hors du commun, un univers de merveilles et de mystères. Là, Ozymandias en est persuadé, Manhattan a trouvé refuge et se dissimule quelque part, présidant à la destinée de toute une dimension. Maintenant, le plus dur reste à faire : le trouver, et le convaincre de revenir avec lui dans leur propre univers afin de sauver la situation une fois de plus avant qu'il ne soit définitivement trop tard.


Après avoir contacté Batman et Lex Luthor, les aiguillant chacun sur une voie bien précise, Ozymandias met son plan à l’œuvre. Ce qu'il ignore encore, c'est que ce nouvel univers va le changer lui aussi en profondeur et lui apprendre des secrets qu'il n'aurait jamais pu envisager seul. Alors que ce monde s'embrase suite à une profonde crise de confiance envers ses héros, peut-être manipulés par les gouvernements, un dangereux compte à rebours est lancé, et l'horloge repart de plus belle. Cette fois, c'est rien moins que l'anéantissement du multivers tout entier qui représente le point fatidique de non-retour, selon la position que choisira d'adopter le Docteur Manhattan quand le moment viendra. Mais même lui, malgré ses pouvoirs incommensurables, ignore tout de cet avenir.


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Deux mondes, deux crises bien distinctes mais qui se rejoignent autour d'un point culminant, et des milliards de vies en jeu. Tout heureux que je sois d'avoir enfin réussi à lire jusqu'au bout cet imposant récit, je ne souhaite pas cependant vous en divulguer tous les tenants et aboutissants comme je le fais d'ordinaire, parce que comme pour Watchmen en son temps, ça gâcherait tout le plaisir de la découverte et de la compréhension quand le rideau tombe enfin. Je vous invite donc à faire votre propre lecture et à forger votre propre opinion.


La mienne est qu'il s'agit ici de l'un des travaux les plus singuliers et impressionnants de Geoff Johns, dont l'écriture ciselée parvient sans grand mal à se hisser presque au niveau de l'original. Comme pour Watchmen, dont c'est la suite inavouée mais clairement assumée, Doomsday Clock bénéficie de plusieurs niveaux de lectures et d'une portée juste phénoménale dans l'ensemble de l'univers DC. Car c'est bien de celui-ci qu'il s'agira la plupart du temps : les personnages d'Alan Moore sont transportés dans l'univers DC de l'époque Rebirth, subissant les contrecoups de plusieurs réécritures et avançant tout droit vers un avenir des plus chaotiques.


Au centre de la tempête, il y a deux hommes : le Docteur Manhattan, et bien évidemment Superman. Les deux sont amenés à se rencontrer à un moment crucial, décisif, et peut-être même à se confronter jusqu'à destruction complète du multivers. Les travaux de nombreux auteurs clés de DC sont exploités ici, comme Grant Morrison ou encore Scott Snyder, sans oublier Johns lui-même bien entendu. Aidé au dessin par Gary Frank, le scénario nous propose de suivre une enquête plutôt intimiste dans un premier temps, reprenant même les temps forts de l’œuvre originale en les rejouant la sauce DC, puis qui s'emballe jusqu'à un déferlement de puissances et de périls mortels à l'échelle de tout un univers, voire de plusieurs, avant de trouver sa résolution de nouveau dans les actes d'un être bien précis.


Si vous pensez être largués avec ce résumé et cette courte analyse, ce n'est pas grave. Sachez qu'il n'y a absolument pas besoin d'avoir lu tous les travaux des auteurs que j'ai cité ici. Ayez simplement connaissance de Watchmen, des New52 et de DC Rebirth, et ça ira je pense. De toute manière l'éditorialiste d'Urban vous offre un rapide topo au début de cet album, remettant tout dans le bon contexte et rappelant les quelques éléments vraiment essentiels. Il n'y a plus qu'à vous lancer.


Alors au final, est-ce que Doomsday Clock aura une incidence majeure sur l'évolution des titres DC dans un avenir proche ? Ce qui est sûr, déjà, c'est que l'accouchement de cette histoire a été des plus difficiles voir incertains, le projet ayant rencontré plusieurs obstacles et retards avant d'être enfin complet. Le présent du récit se place en 2017, en pleine présidence de Donald Trump (même s'il n'est jamais nommé ni montré), et nous offre un portrait assez bluffant de notre monde à travers le prisme de l'univers DC Comics et de ses héros. On reconnaîtra sans aucun problème certaines grandes problématiques de notre temps, ainsi que certains politiques clairement identifiés eux, mais ce qui marque le plus c'est la résonance de toutes ces crises avec celles du passé, qu'elles soient fictives ou bien réelles. Il y a beaucoup de messages à faire passer à travers Doomsday Clock, pas seulement le traditionnel espoir inébranlable incarné par Superman.


Au travers de cette relecture quasi complète de l'histoire de DC et de ses plus grands héros, y compris dans la gamme Vertigo, Geoff Johns nous livre surtout un témoignage de son amour inconditionnel de cet univers, de ces univers devrais-je dire, et il pousse le vice jusqu'à proposer des ponts vers d'autres éditeurs et donc d'autres multivers ! Si la ligne éditoriale de DC a depuis préféré donner suite aux projets de grande envergure de Scott Snyder, au travers des séries New Justice et Batman Metal notamment, je pense vraiment que l'autre ligne que représente Doomsday Clock vaut la peine d'être conservée quelque part. Qui sait, si même le Docteur Manhattan est incapable de voir l'avenir, peut-être qu'il nous sera encore réservé de belles surprises dans les années futures...


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

 

vendredi 3 décembre 2021

La V.O. du vendredi n°191 : Elektra tome 2 - Révérence (Marvel - Avril 2015)


Faisant désormais équipe avec Cape Crow et son fils Kento, Elektra est pourchassée littéralement à travers toute la planète par tout ce que la Guilde des Assassins peut envoyer à ses trousses. Tout ce que le monde compte de psychotiques costumés prêts à se faire de l'argent en se salissant les mains, tout ce beau monde traque et combat le trio sans répit ni repos. La bataille décisive se jouera face à quatre des membres de la Société du Serpent, dans les ruines d'une ancienne cité des Inhumains. Elektra parviendra sans grande peine à les mettre à terre, mais ses protégés seront menacés par une vieille connaissance pratiquement revenue d'entre les morts : Lady Bullseye, dont le désir de vengeance est décuplé par la rage et les nouveaux pouvoirs dont elle dispose grâce aux bons soins de la Guilde.


L'affrontement sera cependant de courte durée car même avec ses pouvoirs Lady Bullseye n'est psychologiquement pas de taille face à quelqu'un comme Elektra Natchios. Mais il est cependant clair pour tout le monde maintenant que les choses ne peuvent plus durer ainsi. Elektra doit porter le combat jusqu'au cœur de la Guilde si elle veut y mettre fin à sa façon. A la Nouvelle Orléans, siège historique des Assassins, Elektra transmettra dans un bain de sang son message, qui sera entendu. Le défi est lancé, et à présent notre assassin rebelle doit retrouver un autre vieil ennemi pour lui arracher le secret de la localisation du chef suprême de la Guilde. Il est grand temps d'aller retrouver le seul et unique Bullseye dans sa prison de chair et d'os.


Détenu par le S.H.I.E.L.D. qui espère pouvoir le retaper suffisamment pour lui permettre d'être jugé pour ses crimes et condamné en conséquence, Bullseye est dans un état catatonique dont il ne parvient pas à sortir, piégé dans son propre corps immobile, l'esprit en vrac. Elektra affrontera plusieurs agents avant d'atteindre sa cible, mais elle fera ensuite face à des envoyés de la Main, qui maîtrisent à présent une forme de magie très ancienne et terriblement puissante. La Main veut s'emparer de Bullseye pour qu'il devienne son nouveau maître, et les guerriers sont prêts à mourir pour lui, lui vouant un culte sans limite. Laissant s'échapper les meneurs du groupe d'assaut avec sa proie, Elektra décide d'employer elle aussi les grands moyens avant d'être distancée.


Ayant recours à un antique rituel de magie noire consistant à dévorer le cœur d'un dragon, Elektra retrouve les agents de la Main alors qu'ils sont sur le point de restaurer le corps de Bullseye. Tournant les pouvoirs de la Main à son avantage, Elektra parvient à vaincre toute l'escouade et même à leur laisser un petit message sanglant en échange de Bullseye. L'esprit du criminel livre alors tous ses secrets à notre anti-héroïne, qui réussit à l'atteindre au plus profond de sa démence grâce aux pouvoirs télépathiques de Kento. Lui arrachant enfin la localisation du chef de la Guilde des Assassins, Elektra reprend sa quête sans se douter qu'elle va tomber tout droit dans la gueule du loup.


En effet, la tête pensante de la Guilde est parfaitement au courant de l'arrivée d'Elektra sur son territoire, ainsi que de ses moindres faits et gestes, et pour cause c'est elle qui les a provoqué en grande partie ! Se révélant avoir l'apparence d'une enfant et dotée de très grands pouvoirs psychiques, la cheffe de la Guilde des Assassins voulait qu'Elektra arrache Bullseye au S.H.I.E.L.D., et que la Main s'empare de lui ensuite pour le ramener parmi les vivants. Mais ce qu'elle n'avait pas prévu, en revanche, c'est que Bullseye tenterait de la doubler ensuite pour prendre le contrôle à la fois de la Main et de la Guilde ! Le combat dans une ruelle sordide de Jakarta prend une mauvaise tournure, jusqu'au tout dernier moment quand Elektra, pour ainsi dire sur le seuil de la mort, parvient une fois encore à déjouer le Destin et à prendre l'ascendant sur son ennemi en lui infligeant un sort peu enviable. Mais elle doit maintenant faire un choix : tuer Bullseye ou sauver la vie de l'enfant qui dirigeait la Guilde, en échange d'une ultime faveur.


Désormais grabataire mais toujours aussi dangereux, Bullseye se retire en vitesse avec l'aide des soldats de la Main, et nul doute qu'on le reverra un jour prochain tenter de se venger encore une fois. Pour l'heure, Elektra est soignée en urgence de ses blessures et obtient la faveur qu'elle demandait en échange de son aide inespérée : elle possède maintenant à elle seule la direction de la Guilde des Assassins, et elle compte bien s'en servir pour traquer ses ennemis et asseoir sa réputation une bonne fois pour toutes. Qu'on se le dise, il vaut mieux faire partie des très rares protégés d'Elektra Natchios que de ses adversaires, encore plus aujourd'hui !


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Voilà qui met fin à cette courte série en seulement deux tomes, signée toujours par W. Haden Blackman et magnifiquement mise en images par Michael del Mundo pour l'essentiel, aidé cette fois-ci d'Alex Marquez pour les premiers chapitres de ce dernier tome.


On garde les points forts du début de la série, à savoir le graphisme rappelant beaucoup les œuvres de Bill Sienkiewicz et l'histoire vraiment centrée sur quelques personnages seulement, et on y rajoute ici un rythme complètement fou et de l'action en pagaille. Le résultat est vraiment scotchant, on prend plaisir à tourner et admirer chaque page quel que soit l'artiste, et ce voyage tout autour du monde prend une toute autre dimension quand on découvre enfin quel était le plan tortueux mené depuis le départ.


J'ignore totalement si cette série de 2014 a eu un impact dans le reste de l'univers Marvel à l'époque, mais j'imagine qu'avec Bullseye à la tête de la Main il y aura des répercussions intéressantes, au moins pour Daredevil ou Elektra encore. De même, je ne sais pas du tout ce qu'il faut lire juste après le onzième et dernier chapitre, simplement que la prochaine apparition en solo du personnage d'Elektra Natchios ne se fera pas avant 2017 et une nouvelle et très courte série contenue en un seul et même volume, que nous découvrirons la semaine prochaine !


Ainsi, si vous êtes tentés par le fait d'en apprendre davantage, je vous invite à vous renseigner de votre côté et à toujours vous faire votre propre avis, sur la V.O. comme pour la V.F. évidemment. Encore une petite semaine et nous en aurons terminé avec l'exploration de la carrière prolifique de ce personnage féminin fort et toujours aussi intéressant quelle que soit la plume présidant à ses aventures.

samedi 27 novembre 2021

La V.O. du vendredi n°190 : Elektra tome 1 - Bloodlines (Marvel - Novembre 2014)


Elektra Natchios fait son grand retour dans le monde des affaires, en se présentant à l'autorité responsable de la Guilde des Assassins, à New York. Remettre les pieds dans cette ville, même sans la présence de Matt Murdock, lui fait toujours du mal, mais rien qui ne puisse se contrôler. De plus, le prochain contrat qu'elle va accepter risque de lui prendre tout son temps et toute son énergie, donc pas le moment de penser au passé.


La Guilde engage Elektra pour traquer et ramener VIVANT un ancien assassin professionnel, simplement connu sous le nom de Cape Crow. Il aurait disparu des années auparavant, après avoir laissé quatre des meilleurs assassins au monde pour morts sur la banquise. Évidemment, il n'avait jamais rencontré Elektra avant cela, et l'affrontement risque bien d'être titanesque. Toutefois, l'étrangeté de la consigne, ramener Cape Crow en vie et non froidement exécuté comme le veut la tradition, pousse notre tueuse à se poser quelques questions.


Cependant, elle ne sera pas la seule sur les traces de Cape Crow. Sur l'Île aux Monstres, Elektra croise le chemin du mutant Scalphunter et de sa partenaire Lady Bullseye, eux aussi courant après la prime mirobolante promise pour la capture de la cible. Mais même eux ne seront pas de taille quand surgira la nouvelle menace, une créature de forme humaine issue des plus profonds cauchemars, dévorant la chair de ses victimes pour s'emparer de leurs talents et souvenirs.


Alors que la chasse se poursuit autour du monde, Elektra apprend que la prime est totalement bidon et que le commanditaire n'est autre que le propre fils de Cape Crow, Kento, qui veut seulement retrouver son père et garantir leur survie à tous les deux en échange de tous ce qu'ils possèdent, technologie argent et savoirs. Même si elle devrait se sentir trahie, Elektra accepte le nouveau marché au su de la Guilde, car n'aurait-elle pas fait de même pour son propre père en son temps ?


Après une confrontation sous-marine face à leur poursuivant Bloody Lips, Elektra et Kento retrouvent enfin la trace de Cape Crow en Arctique. Malheureusement le monstre les a aussi suivi jusque là, surmontant une épreuve de mort subite, et s'acharnant à combattre Elektra pour la dévorer ensuite et s'approprier tout ce qu'elle fut. Seulement, en goûtant son sang, c'est la surcharge mentale qui l'assaille et Bloody Lips ne parvient plus à sortir de la tourmente. Il sera laissé pour mort au fond d'un ravin, tandis que Kento dévoile des pouvoirs mentaux assez intéressants. Cape Crow accepte le marché proposé par son fils, et Elektra décide de les protéger tous les deux jusqu'à ce que la Guilde soit satisfaite et accepte de son côté de cesser sa vendetta. Mais il y en a encore une qui n'est pas prête à renoncer... Lady Bullseye a une dette de sang envers Elektra, et elle compte bien l'effacer au plus vite !


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Voilà ce que l'on peut dire de ce premier tome de la série Elektra de 2014, sous l'ère ''Marvel Now!'' et la supervision du scénariste W. Haden Blackman, avec des dessins de Michael Del Mundo dans un style faisant la part belle au graphisme assez spécial et éthéré que l'on peut comparer à ce que Bill Sienkiewicz avait livré sur le personnage du temps de Frank Miller. En clair tout est un jeu de couleurs pastelles, les cases interagissent entre elles tout au long des pages et la frontière entre la narration et l'action elle-même demeure assez floue, finalement tout comme l'esprit de notre anti-héroïne.


Ici c'est une fois encore une histoire centrée sur une mission à accomplir pour un commanditaire, une cible à abattre que l'on doit au final protéger des autres menaces après elle. Un scénario somme toute assez classique dans le milieu des récits d'assassins et de contrats à remplir, et même si je ne me suis pas ennuyé durant ces cinq chapitres je suis quand même resté sur ma faim, j'espère que le graphisme ne sera pas le seul vrai intérêt de la série. Elle ne compte que deux tomes en tout, j'ignore si c'est par manque de succès ou par volonté éditoriale supérieure à l'époque chez Marvel. En tout cas, le second tome promet d'être épique puisque maintenant Elektra est pour ainsi dire seule contre tous et devra survivre avec ses protégés jusqu'au bout !


Détail intéressant aussi, les chemins empruntés par Elektra et par son grand adversaire du moment Bloody Lips se croisent souvent tout en demeurant parallèles au sein de la narration, les deux voies se répondent et se reflètent, encore une fois principalement grâce au graphisme et à son découpage si particulier. Espérons donc que le même soin sera apporté pour la suite et fin de cette intrigue !

jeudi 25 novembre 2021

Family Compo tome 11 (Panini Manga - Janvier 2020)


Shion et Masahiko viennent de surprendre Kaoru en train de chanter dans la rue avec un groupe de musiciens aveugles, qui se débrouillent par ailleurs très bien. Mais Kaoru refuse d'en parler et disparaît après la représentation, forçant ainsi les deux cousins à discuter avec les musiciens pour en apprendre davantage.


Et ce qu'ils vont découvrir ira bien au-delà de ce qu'ils pensaient : Kaoru faisait autrefois partie d'un vrai groupe de musique, prêt à connaître une belle ascension, mais a tout plaqué quand son père, M. Tatsumi, s'en est mêlé et a proposé de faire tout son possible pour accélérer les choses. Refusant de devoir son succès au piston et aux méthodes peut-être douteuses de son père, Kaoru n'a plus fait parler de lui depuis dans le monde musical, enfin jusqu'à ce que Shion et Masahiko ne le surprennent donc en pleine rue avec ses nouveaux musiciens...


Ni une ni deux, c'est toute la famille Wakanae qui se retrouve sur le front pour tenter de convaincre Kaoru d'accepter son talent et de faire ce qu'il veut réellement ! De son côté, persuadé que son père est encore derrière tout ce bazar, Kaoru rédige une lettre à l'intention de son établissement scolaire afin de cesser tout bonnement ses études, histoire de contrarier davantage M. Tatsumi et de lui envoyer un message clair : ne pas se mêler des choix de sa fille !


Mais grâce à maître Sora, Tatsumi découvre lui aussi finalement le talent réel de Kaoru et, après une discussion mouvementée, accepte de la laisser faire ses propres choix et ses propres essais dans le monde de la musique, sans chercher à intervenir, du moins tant que Kaoru accepte de son côté de poursuivre ses études au moins jusqu'à la fin du Lycée. A part pour Sora qui se retrouve avec un joli bleu et des planches en retard à l'approche de la deadline, tout s'est mieux passé que prévu !


Ce ne sera pas aussi simple avec Yoko. La petite-amie de Masahiko décide en effet de regagner l'auberge de campagne située non loin de Tokyo où elle a grandi et où son père est décédé, tandis que sa mère en poursuit seule la gestion depuis. Une histoire assez triste et qui érige un mur entre la mère et la fille, la première voulant absolument que la seconde reprenne l'auberge au plus vite pour maintenir la tradition familiale.


Shioya, l'alter-ego de Shion quand elle décide d'être un jeune homme, refait alors surface pendant le séjour à l'auberge, car oui les deux cousins se sont bien évidemment embarqués dans cette nouvelle histoire de famille ! N'hésitant pas à exprimer ce qu'il pense, Shioya fait forte impression auprès de la mère de Yoko, qui paraît pensive et semble accepter l'idée de réfléchir davantage aux volontés de sa fille concernant son avenir.


Cependant, rien n'est jamais facile et la mère de Yoko fera un malaise alors qu'elle s'explique avec sa fille, forçant cette dernière a prendre les commandes de l'auberge durant toute une journée pour la remplacer le temps qu'elle se remette d'aplomb, ordre du médecin. Shioya et Masahiko feront également leur part des corvées dans la gestion de l'auberge, jusqu'à épuisement s'il le faut ! Au final, la tension entre Yoko et sa mère baisse d'un cran, mais la fille refuse toujours de succéder à la mère, du moins en apparences. Peut-être que des séjours répétés au sein de l'auberge de famille lui changeront les idées, à la longue...


Enfin, les études reprennent sur le campus alors que le mois de Mai avance. Shioya provoque Ejima en duel de boisson durant une soirée dans le bar d'hôtesses travesties où travaille à mi-temps la nouvelle recrue du club, le sympathique mais très insistant Nishina. Celui-ci a le béguin pour Masahiko, de façon très claire et ouverte, ce qui n'est pas forcément pour plaire à l'intéressé. Nishina tente tout ce qu'il peut pour se rapprocher de l'homme de ses rêves, mais rien n'y fait Masahiko reste inaccessible. Pendant ce temps, Shioya échappe de justesse aux soins attentionnés des hôtesses, tandis qu'Ejima lui risque bien de passer à la casserole une fois encore.


Au sein de la fac, les clubs de cinéma et de théâtre vont tenter d'opérer un rapprochement le temps d'un projet commun, un accord gagnant-gagnant pour tout le monde d'après Ejima, qui n'a en réalité qu'une idée en tête : retrouver la mystérieuse beauté insaisissable sur laquelle tout le monde fantasme depuis la cérémonie d'ouverture en début d'année. Ce qu'il ignore, c'est que cette beauté n'est autre que Shion, qui sur le campus reste sous son apparence de Shioya. La jeune femme qu'a repéré Ejima ne peut donc pas être la même qu'au début de l'année... un mystère sur lequel Shion va enquêter, entraînant bien sûr Masahiko à sa suite.


Mais quand Shion se retrouve devant la belle inconnue, c'est une révélation : il s'agit en effet ni plus ni moins que du premier amour de Shion en tant que garçon, à l'époque du CE2. Devenue une jeune femme de toute beauté mais toujours aussi simple et adorable, Ai Asagi garde elle aussi une place toute particulière pour le souvenir du jeune Shioya dans sa mémoire. Séparés durant leur enfance suite au déménagement d'Ai, les deux trublions se retrouvent enfin sur le campus de l'université. Seulement, Shion refuse de se comporter gentiment avec Ai, même en présence de Masahiko à qui elle a pourtant tout expliqué en se confiant le soir venu. Se pourrait-il que les sentiments de Shioya soient toujours présents quelque part, ravivés par ces retrouvailles ainsi que la douleur de la séparation ?


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Avant-dernier tome de la série de Tsukasa Hojo, dans lequel on notera donc la présence de trois histoires principales si l'on excepte la soirée au bar des hôtesses. Les personnages les plus mis en valeur ici seront Kaoru, Yoko et enfin Shion à nouveau. Normal me direz-vous, puisque la belle cousine de Masahiko fait partie intégrante de l'intrigue principale de la série, mais pour Kaoru et Yoko ça fait vraiment plaisir de les revoir et surtout de savoir que leurs arcs respectifs vont bientôt se conclure, si ce n'est pas déjà fait ici.


Que vous dire de plus à part que si vous n'aviez toujours pas sauté le pas depuis Janvier que je vous parle de cette série, il serait plus que temps de le faire maintenant qu'il ne reste plus qu'un seul tome à vous présenter ici !! Toutes les questions trouveront-elles des réponses adéquates ? Est-ce que le mystère de Shion sera enfin éclairci aux yeux de son cousin ? Et Masahiko va-t-il conclure un beau jour avec Yoko sans ambiguïté ? Vous le saurez peut-être en nous retrouvant d'ici Décembre pour le dernier tome de Family Compo !


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 24 novembre 2021

DC Poster Portfolio - James Jean (DC Comics - Juillet 2020)


Bonjour à toutes et à tous, vous connaissez la chanson désormais, nouvelle dizaine d'articles passée et donc nouvel artbook à vous présenter ! On retourne du côté de DC avec un nouveau Poster Portfolio, vous savez comme je les aime. Ce sera cependant le dernier avant un bon moment je le crains, du moins présenté ici et venant de moi.


Aujourd'hui nous nous attaquons à un artiste très particulier, James Jean, qui dans ce portfolio nous présente surtout des illustrations de couverture datées des années 2000, donc de la dernière décennie de l'ère Classique de DC.


Vous y trouverez notamment pas mal d'illustrations de la troisième Batgirl, Cassandra Cain il me semble ; et autour du personnage de Green Arrow et sa présence auprès des Teen Titans de l'époque. La couverture du portfolio vous présente Batgirl aux prises avec Poison Ivy dans un motif floral qui revient assez souvent.

 


 

On peut déceler les influences du monde de la mode et de l'Art Nouveau dans plusieurs de ces grandes illustrations, mais on notera surtout un trait assez doux et une nette préférence pour les héroïnes possédant des formes pertinentes et harmonieuses, loin des canons du genre super-héroïque que l'on trouve bien souvent chez les autres artistes. Ici James Jean nous offre certes des filles minces, mais toutes en proportions bien humaines, plutôt adolescentes même, ce qui correspond tout à fait aux caractéristiques des personnages que l'artiste a eu à représenter au cours de sa carrière.



 

Pour les curieux, James Jean semble aussi avoir bossé sur des couvertures pour la série Fables que l'on ne présente plus aujourd'hui tant elle est devenue une référence dans son domaine. Malheureusement, aucune n'est présente ici.


 


Ayant œuvré notamment sur les sagas No Man's Land ou encore War Games et War Crimes, James Jean a accompagné les différents alliés de Batman durant presque dix ans de vie éditoriale, à la fin de l'ère Classique juste avant les New52. Son style est certes daté par rapport à ce que l'on trouve depuis lors, mais il reste marquant par le choix d'une harmonie des formes et des couleurs et une douceur omniprésente dans les traits même sur des couvertures plus centrées sur l'action. De nos jours, James Jean travaille aussi pour des marques comme Prada, parmi bien d'autres tant dans les domaines de la mode que de l'animation.


Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !